lundi, janvier 31, 2011

Fashion : Les top models de la la semaine de la mode en lipdub !

Les jeunes top modèles de la fashion week de Paris ont réalisé un lipdub drôle et sexy sur une chanson des Dandy Warhols, ( regardez dans le billet ci-dessous ). Du 20 au 23 janvier dernier, l'univers de la mode s’est enthousiasmé, a soupiré, s’est embrassé, s’est battu pour une invitation, a multiplié les bons mots et s’est claqué la bise. Normal, c’était la semaine des défilés prêt-à-porter masculin automne-hiver 2011-2012.

L’occasion de se plonger en pleine ambiance lynchienne avec Adam Kimmel, le styliste chouchou des modasses new-yorkaises, de ressortir ses fourrures avec Dries Van Noten, ses Doc Marten chez Kriss Van Assche, ses doudounes chez Vuitton, d’apprendre comment Baptiste Giacobini faisait tenir sa banane, surtout de découvrir Rick Genest chez Mugler, un futur top canadien repéré sur Facebook et au corps entièrement recouvert de tatouages squelettes, et de dire merci à ces jeunes tops modèles qui se sont fendus d’un lipdub sur Bohemian Like You, des Dandy Warhols, histoire de nous prouver à quel point ils sont heureux d’être jeunes, beaux, sexy et payés, en plus, pour tout ça. Life’s a bitch !

Voir la vidéo dans le billet ci-dessous !

Sur mon 31, mais pas contre un 5 à 7...

Sport : La France sacrée pour la 4ème fois championne du monde de handball !

L'équipe de France a remporté un quatrième titre planétaire dimanche soir en Suède. Les Bleus ont vaincu en finale le Danemark 37-35 à l'issue de prolongations au suspense intenable. Vainqueurs de leur quatrième grande compétition de rang, ils écrivent une nouvelle page du handball mondial et du sport français. Ils ont fait chavirer le monde du handball et nous ont fait vibrer, une fois de plus. Après un titre olympique en 2008, un sacre planétaire en 2009 et un triomphe européen en 2010, les handballeurs français ont remis le couvert à la table des championnats du monde 2011. En finale du rendez-vous mondial, dimanche soir, la France a maîtrisé une sélection danoise au terme d'un match serré comme jamais, conclu aux prolongations, 37-35.

Qualifiés vendredi pour une nouvelle finale aux dépens du pays hôte, les Français affrontaient dimanche le Danemark avec l'ambition de broder une quatrième étoile sur leur maillot bleu. Mais comme en demi-finale, les couleurs adverses dominaient l'Arena de Malmö ( extrême sud de la Suède ) : le rouge et le blanc du Danemark, seulement distant d'une quinzaine de kilomètres de son voisin. Le bleu de quelques centaines de supporteurs parsemait toutefois cette enceinte transformée en chaudron durant les soixante-dix minutes de cette finale.

Une première mi-temps maîtrisée : Comme depuis le début de la compétition, la France a fait de la Suède son nouveau cocon. Une maison dans laquelle la France commence sa finale sur les chapeaux de roues, prenant d'emblée les commandes.

Côté danois, seule la jeune vedette de l'équipe Mikkel Hansen, meilleur réalisateur du Mondial, parvient à transpercer la muraille française. Buteur à cinq reprises en première période, le joueur tient à lui seul la maison danoise. Parce qu'en défense, les Vikings ne peuvent contenir l'entrain français dynamité en première période par un groupe homogène où tout le monde se met au diapason. Nikola Karabatic, Jérôme Fernandez, Xavier Barachet et Mickaël Guigou, tous triples buteurs, permettent à la France de prendre l'avantage à la pause. Menant de trois unités ( 15-12 ), les Tricolores peuvent être sereins.

Karabatic, véritable bourreau pour le gardien suédois : Depuis le début de ce Mondial, les Bleus avaient pris l'habitude d'asséner un violent coup à leurs adversaires au retour des vestiaires. Mais face aux Danois, l'écart ne dépasse jamais les quatre unités. Poussés par leur fervents supporteurs, les Vikings ne lâchent jamais cette finale, gardant la tête hors de l'eau. Moins imperméables en défense lors de la seconde période, les Bleus s'en remettent à Nikola Karabatic, véritable bourreau pour le gardien suédois. Lors de cette finale, le meilleur joueur du tournoi ( désigné " MVP " dimanche ), a confirmé son statut de meilleur joueur de la planète avec ses neuf buts revigorants.

Une fin de match insoutenable nerveusement : Jamais distancés, les courageux Suédois reviennent à hauteur des Bleus à onze minutes de la fin du temps règlementaire. La fin de match va se jouer sur des détails. A dix secondes du terme, alors que l'atmosphère de l'Arena de Malmö est devenue irrespirable, la France mène d'un but et croit alors au paradis. C'est sans compter sur une égalisation de Spellerberg, sur le coup de sifflet final.





Il faut alors se remobiliser pour dix minutes supplémentaires, composer avec des organismes épuisés. A la 64e minute, le Danemark passe même pour la première fois en tête au tableau d'affichage. Mais Thierry Omeyer, auteur de deux parades décisives, retrouve de sa superbe dans les cages. La libération vient de Jérôme Fernandez, par deux fois, et de Mickaël Guigou, pour le dernier des 37 buts français. Le clan français peut alors exploser de joie : le score final est de 37-35 en faveur des " Experts ", maîtres du suspens.

Les Bleus hors pair : L'Islande en 1995, la France en 2001, la Croatie en 2009 et désormais la Suède en 2011. Grâce à cette victoire, les Bleus conservent leur couronne conquise en terre croate il y a deux ans et décrochent leur quatrième titre planétaire, rejoignant la Suède et la Roumanie dans les livres de record. Il n'est pourtant pas insensé de dire que ces " Experts ", successeurs des " Barjots " et des " Costauds ", constituent la meilleure équipe de l'histoire du handball. Monopolisant les titres de meilleur joueur du tournoi ( Nikola Karabatic ), de meilleur gardien ( Thierry Omeyer ) et de meilleur pivot ( Bertrand Gille ), les Bleus ont tout écrasé sur leur passage.

Invités à défiler sur les Champs-Elysées aujourd'hui, les Tricolores vont désormais savourer leur nouveau triomphe et, après une fête méritée, penser à l'avenir avec confiance. A un an du rendez-vous olympique de Londres, pour lequel la France a validé son billet avec ce succès, on voit mal ce qui pourrait entraver l'appétit décidément insatiable de ces Bleus.

Slurps !

Gay : Ludovic Canot, " Pourquoi j'arrête le porno " !

La nouvelle va choquer ses nombreux fans, mais c'est la triste réalité : la star française du X quitte les plateaux de tournage. L'occasion pour " L'homme est un concept " de revenir avec lui sur une carrière bien remplie et de distiller au passage quelques confidences sur l'envers du porno. Avec son physique de " boy next door " et sa barbe de trois jours, ce jeune Français de 28ans a réussi l’une des plus belles carrières du porno gay. De Falcon à Titan en passant par Citebeur, il a travaillé pour les plus grands studios et s’est offert aux plus beaux acteurs. En exclusivité, il revient sur une carrière bien remplie et distille au passage quelques confidences sur l'envers du porno.

Question : Pourquoi as-tu décidé de mettre un terme à ta carrière porno ?

Ludovic Canot : J'étais arrivé à la fin de mes années pornos. J’ai fait le tour. J’ai bossé pour les plus grands studios, j’ai tourné avec quasiment tous les acteurs que je voulais. Il est temps pour moi de passer à autre chose.

C’est un arrêt définitif alors ?

Je ne veux surtout pas faire comme la plupart des acteurs pornos qui disent " J’arrête " et qui remettent ça trois mois après parce qu’ils ont besoin d’argent. Cette détermination fait partie de ma personnalité, je crois. J’ai fait du porno et je l’ai fait à fond. Au moment où j’ai pris la décision d’arrêter, j’ai eu plusieurs propositions de tournages très alléchantes. Je les ai toutes déclinées. Ma décision était prise.

Dans tes films, tu as quasiment toujours été passif, non ?

Sur 60 scènes, je crois que j’ai été 57 fois passif. ( Rires ) Mais c’est comme ça que je baise aussi ! En tant que consommateur de porno, j’aime que les mecs soient tout l’un ou tout l’autre. J’aime les frontières. Bon, être passif m’a aussi valu quelques sueurs froides ! Avec Barrett Long ( 29 cm, ndlr ), j’ai failli arrêter le tournage tellement j’avais mal! Pourtant c’est moi qui avais insisté pour tourner avec lui ! Pendant la scène, il me disait : " Alors comme ça, c’est toi qui voulais tourner avec moi, hein ? ". Je le voulais, je l’ai eu ! Après, il m’a offert son gode avec un petit mot : " Keep practicing ! " ( " Continue de t'entraîner " ).

Le porno a-t-il eu une influence sur ta libido ?

Ce qui a changé, c’est le regard que je pose sur moi, mon corps et mon rapport à la sexualité. D’un point de vue strictement sexuel, le porno ne m’a rien appris. A part peut-être l’endurance ! Je n’imaginais pas que le tournage d’une scène puisse être aussi long! Pour Desperate househusbands 2, j’ai tourné une scène de 5 heures dans un sauna à Budapest ! Il faut dire qu’on était cinq. On a commencé à 5 heures du matin et il fallait avoir fini à 10 heures parce que le sauna ouvrait… Intense ! Sinon je dirais que le porno a apporté un certain équilibre dans ma vie privée. Concrètement, je n’avais pas envie d’un plan à quatre le week-end ! J’avais envie de choses plus calmes. Mais depuis que j’ai arrêté de tourner, je t’avoue que tout ça revient ! ( Rires )...

Tu n’as jamais appartenu à un studio. On ne t’a jamais proposé de contrat d’exclusivité ?

Non. Peut-être qu’au début j’étais un peu déçu de ne pas avoir un contrat d’exclusivité. Mais au final, cela m’a permis de jouir d’une totale liberté. Surtout, je ne pense pas que j’aurais autant voyagé si j’étais sous contrat. Les tournages m’ont amené à Tel Aviv, Athènes, Gran Canaria, Los Angeles… Si on m’avait proposé une exclusivité, j’aurais été flatté, mais je pense que j’aurais décliné l’offre.

Ton meilleur souvenir de tournage ?

Cazzo à Berlin. On s’est battu avec des gâteaux. C’était très jouissif. J’avais 4 mecs pour moi tout seul dont un avec un masque de cochon dont je n’ai découvert le visage qu’une fois la scène terminée. Très excitant ! Sinon les voyages, bien sûr. Je ne pensais pas que le porno m’emmènerait jusqu’en Israël par exemple ! A ce moment-là je me suis dit " Ce que je fais est génial ! ". Et puis il y a eu la cérémonie des Hustlaball Awards en octobre dernier où j’ai reçu le prix du Meilleur performer de l’année. J’étais à Berlin avec mon meilleur ami, je savais que j’arrêtais le X. C’était un moment fort.

Moins bon souvenir ?

Je ne vois pas. Peut-être quelques altercations avec un studio français sur le montant de ma rémunération.

Certains labels sont tentés par l’idée de produire des films " unsafe ", mais ta carrière est exemplaire d’un point de vue prévention, quelle était ta politique en la matière ?

J’ai toujours tourné avec capote. Je suis aussi comme ça dans la vie privée. Lorsque j’ai tourné pour Belami en juillet dernier, beaucoup de gens se sont émus notamment sur mon blog sur Têtu.com. " Belami fait du bareback, attention ! ". Lors du tournage, j’ai tourné avec préservatif bien sûr, et la prod m’a demandé si j’étais d’accord pour que le mec éjacule dans ma bouche, j’ai dit que non, ce n’était pas mon truc. Ils ont un peu insisté " Tu sais, c’est notre marque de fabrique ! ". Au final, le mec m’a éjaculé sur le torse. Mais pour tout dire, je ne savais pas que Belami était passé au bareback.

Des regrets ?

Un seul : Ne pas avoir tourné pour Chichi LaRue! C’est mon grand regret. On était en contact, mais à chaque fois, elle demandait un papier que je ne pouvais pas avoir. Mais d’un autre coté, je suis très fier d’être au générique du dernier film de Jean-Daniel Cadinot ! On ne peut pas tout avoir !

On sait que les stimulants sont monnaie courante dans le X, tu as essayé quoi ?

Apparemment, j’étais plus Cialis que Viagra, ça fait moins mal à la tête. A Budapest, j’ai essayé l’injection dans le pénis. C’est sûr, c’est efficace ! Elle est comme ça pendant 5 heures! ( Il cogne du poing sur la table en guise de métaphore ). J’ai d’abord regardé les autres acteurs le faire. La prod avait tout prévu, des seringues stériles pour chaque mec. Ils ont tous reçu une injection. Après il faut masser la bite trois fois pour repartir le produit. Comme je suis plutôt curieux, j’ai essayé. Disons que ça la " cimente ", en fait! Elle est très dure mais elle fait un peu morte! ( Rires ) Evidemment, on a beaucoup moins de sensations, mais l’avantage, c’est que l’on peut se focaliser sur d’autres choses que son érection pendant la scène.

Ton plus gros cachet ?

2.200 dollars, pour un grand studio américain. Aux États-Unis, les cachets sont à quatre chiffres. J’ai l’impression que les autres acteurs étaient peut-être mieux payés que moi mais, bon… Les studios refusent que les mecs discutent entre eux du montant de leurs cachets et c’est normal, ça pourrait créer des tensions. Financièrement, c’était quatre années correctes. Je gagnais assez ma vie pour être libre de faire ce que je voulais et d’être disponible si un studio me contactait. Mais contrairement à 99% des acteurs porno, je n’ai jamais été escort.

Tes projets ?

J’ai commencé l’écriture d’un livre inspiré de mon parcours. J’y raconte quelques anecdotes de tournages et livre quelques secrets de cette industrie… Sinon, j’avoue que l’univers de la télévision m’attire beaucoup ! J’aimerais bien travailler pour l’émission de Morandini sur Direct8 ! Être chroniqueur people ou musique. Vu mon CV, je sais que ça peut être difficile. Mais je suis quelqu’un de foncièrement positif. Je crois en mon avenir et je crois en moi !

dimanche, janvier 30, 2011

Neon !

Société : Pourquoi Ikea rend fou ?

Ikea égare ses clients pour augmenter leurs achats... " vous vous êtes déjà senti perdu dans un magasin Ikea ? Bienvenue au club ! ". Selon une étude menée par Alan Penn, professeur au University College London spécialisé dans l’approche informatique de l’architecture, pas étonnant que vous vous sentiez perdu dans les magasins de la chaîne suédoise. Au contraire : le dépaysement serait même une stratégie pour y garder le client et lui faire acheter plus d'objets, lit-on dans Time. En suivant un chemin en zigzag qui le conduit dans les méandres du magasin, le client se perd et est donc plus susceptible de succomber aux achats compulsifs stratégiquement disséminés dans les salles d'exposition.

Alan Penn a analysé les parcours effectués par les clients des grands magasins Ikea, et en a conclu que ceux-ci utilisent la même stratégie que les centres commerciaux situés en périphérie des grandes villes : faire passer aux clients le plus de temps possible au sein du magasin. Ikea placerait donc autant de distractions que possible entre le client et l'objet pour lequel il s'est rendu chez lui.

Comme des robots : Le parcours représente " le catalogue sous forme physique ", affirme Alan Penn. " Vous êtes dirigés à travers le magasin où un époustouflant nombre de marchandises sont des achats compulsifs, comme des ampoules ou des casseroles à bas prix, que vous ne comptiez pas acheter... Le parcours est si dépaysant que vous êtes conscients ne pas pouvoir retourner sur vos pas pour acheter l'objet plus tard, donc vous le fourrez dans votre panier et continuez votre chemin ".

Même l'absence de fenêtres contribuerait à cette désorientation et à l’immersion dans un monde distinct de la réalité. Le professeur Penn a ainsi analysé les tracés en faisant suivre des clients par une de ses étudiantes. Le résultat est surprenant : " J’ai comparé ces tracés à ceux effectués par des robots plus simples d’esprit que des humains, avec une vision différente, et j’ai été stupéfait par la similitude des parcours ", confie-t-il au quotidien.




Mais le géant suédois dément cette stratégie de la confusion : " Notre salle d'exposition est conçue afin de permettre à nos clients d'envisager un maximum de possibilités d'aménagement, y compris pour la cuisine, la chambre à coucher ou le salon ", a déclaré Carole Reddish, responsable de la chaîne de magasins pour le Royaume-Uni et l'Irlande.

Together !

TV : Les séries américaines sont-elles les plus trash ?

Cette semaine, on célèbre le grand retour de Joey mercredi, et on vous parle de cette notion omniprésente mais finalement bien difficile à définir : le " trash ". Quelles sont les séries les plus trash de ces dernières années ? Qu'est-ce qui les définit comme telles ? C'est donc avec la fébrilité des gosses qui préparent un mauvais coup que l'on s'est mis au boulot... La difficulté de ce genre de note, c'est de parvenir à s'entendre sur une définition commune de la notion en question. Le terme " trash ", qui en anglais signifie ordure, déchet, mais aussi ineptie ou idiotie, désigne selon Wikipedia une posture qui permet " d'aborder des sujets durs ou des termes considérés comme intraitables sur un ton acerbe, ironique, sarcastique, voire cynique ".

On peut dès lors considérer comme " trash " une série qui se veut particulièrement choquante ou politiquement incorrecte, par les thèmes abordés et le choix du traitement. Lorsque Jim Profit ( Profit, 1996 ) couche avec une femme qu'il appelle «maman» dans le tout premier épisode de la série, et que le standard de la Fox se retrouve pris d'assaut par les téléspectateurs outrés, on peut assez facilement s'accorder sur l'aspect trash de la scène.

Mais le trash étant une notion qui évolue avec le temps, ce qui révulsa les téléspectateurs de l'époque passera beaucoup mieux une dizaine d'années plus tard: dans la série Nip/Tuck ( FX, 2003-2010 ), qui a fait du trash son fonds de commerce, les relations sexuelles entre Ava et son fils Adrian ( saison 2 ) n'empêcheront pas le succès du show. Mais de la même manière que l'inceste était " atténué " dans Profit par l'absence de liens de sang entre Jim et celle qu'il appelait " maman " ( en réalité sa belle-mère ), les scénaristes de Nip/Tuck dévoileront quelques épisodes plus tard qu'Ava n'est pas la mère biologique d'Adrian. Nip/Tuck fera néanmoins preuve d'une audace et d'une crudité assez inédites, en abordant un grand nombre de sujets considérés comme tabous ou franchement délicats: pédophilie, viol, détournement de mineurs, prostitution, nécrophilie, inceste, sado-masochisme, pornographie, zoophilie...

Je ne me considère pas comme particulièrement chochotte, mais certaines scènes m'ont réellement dérangée. J'ai notamment en tête l'épisode Abby Mays ( 3.11 ), dans lequel Christian couche avec une patiente venue le voir pour une liposuccion. Mais pas n'importe quel rapport sexuel, puisque Christian exige que la femme porte un sac en papier sur la tête pendant l'acte, brutal et humiliant. Et contre toute attente, elle est aux anges... Au fil des saisons, Nip/Tuck finira pourtant par s'enfermer dans ce défi permanent du «toujours plus»: toujours plus trash, toujours plus choquant, au point de perdre tout l'intérêt des débuts et de virer au grotesque.

Lorsqu'on parle de trash, on pense également à la série Spartacus : Blood and Sand ( Starz, 2010 ), qui surfe sur le retour du péplum à la télévision ( ainsi qu'au cinéma ), et le succès de l'excellente série HBO, Rome ( 2005-2007 ). Mais tous les chemins ne mènent pas à Rome, et il faut bien avouer que si Spartacus a tant fait parler d'elle, c'est davantage pour ses scènes de fesses que pour ses qualités d'écriture ou d'interprétation. La définition du trash à la sauce Spartacus ? Des orgies, de la nudité, du sexe à gogo et des litrons d'hémoglobine.

Les créateurs de la série, Steven S. Deknight, Robert Tapert et Sam Raimi, se défendent en objectant que c'est l'époque choisie qui impose ce traitement, et pourtant il serait peut-être plus juste de constater que c'est notre époque à nous qui exige cette tonalité trash. D'une part, la trash-attitude semble de plus en plus réduite à deux composantes, à savoir le sexe et le sang; d'autre part, même en ne tombant pas dans la facilité du sexe et de la violence gadgets et gratuits, il semble bien que le politiquement incorrect soit devenu la norme. Pour avoir une chance de séduire aujourd'hui, pas moyen d'y échapper : les séries se doivent de choquer et de se positionner à la limite de ce qui est moralement acceptable.

On pense à Hung ( HBO, 2009 ) et au personnage de Ray Drecker qui se contrefout de la crise depuis qu'il s'est reconverti en gigolo, mais aussi à Dirt ( FX, 2007-2008 ), qui mettait en scène Courteney Cox dans le rôle d'une grande prêtresse de la presse à scandales, prête à tous les coups bas avec la complicité de son meilleur ami, photographe et schizophrène. Children's Hospital, qui était à la base une web série bricolée pendant la grève des scénaristes fin 2007, surfe sur la même vague, en proposant une satire comico-trash des séries médicales à la Urgences, Grey's Anatomy ou Scrubs.

Si les séries américaines limitent souvent le trash à tout ce qui a trait au sexe et à ses tabous, les séries anglaises en ont une conception assez différente. Certes, eux aussi ont bien pigé que le sexe faisait vendre, et que l'étiquette " trash " était furieusement à la mode, mais rares sont les séries anglaises à s'enfermer dans cette définition et à n'être que des coquilles vides. La série Skins, diffusée depuis 2007 sur la chaîne E4, doit une grande partie de son succès à son approche frontale et assez crue de l'adolescence. Mais si les teenagers de Skins boivent, se droguent et couchent ensemble, la série n'en reste pas moins un portrait très juste et délicat de cette difficile période de transition. On peut également mentionner la série Shameless, diffusée depuis 2004 sur Channel 4, qui raconte les déboires d'un père alcoolique et irresponsable et de ses six enfants dans la banlieue de Manchester.

Shameless n'est d'ailleurs pas sans faire penser à la trop peu connue Sordid Lives, une série américaine adaptée du long métrage du même nom, tous deux réalisés par Del Shores, et mettant en scène le quotidien d'une famille de Texans totalement déjantés.

Dans un tout autre genre, The Office ( BBC 2, 2001-2003 ) a également su imposer son regard féroce et cynique sur la vie de bureau, et les personnages de David Brent ( Ricky Gervais ) et Gareth Keenan ( Mackenzie Crook ) sont des monuments de trash à eux seuls : hypocrites, mesquins, racistes, misogynes, aucun des deux ne fait dans le politiquement correct et certaines scènes sont particulièrement cruelles ( je pense notamment à la scène du faux licenciement de la réceptionniste Dawn dans le pilote ).

Le remake américain a su se détacher de la version anglaise d'origine ( ce qui est loin d'être toujours le cas, bon nombre de remakes américains se contentant de copier quasi- religieusement l'original ), et les différences de ton sont d'autant plus frappantes: la version américaine, qui reposait jusqu'ici en grande partie sur les épaules de Michael Scott, fonctionne très bien mais évacue le cynisme et la noirceur de la version anglaise, et préfère mettre l'accent sur le burlesque et le comique de situation. Or c'est justement cette petite note de désespoir, que l'on retrouve toujours en filigrane derrière les aspects les plus trash et les plus politiquement incorrects, qui fait le charme si spécifique des séries anglaises.

Boris Vian disait bien de l'humour qu'il était la politesse du désespoir...

C'est quoi l'amour ?

I am gay !

En savoir plus : Vingt préservatifs au banc d'essai... Ça passe ou ça casse ?

Dans son dernier numéro ( déjà en kiosques ), le magazine " 60 millions de consommateurs " a passé au crible une large sélection de préservatifs. Découvrez ici qui sont les bons et les mauvais élèves. Bien choisir ses capotes, c'est important. Et si certains utilisent les préservatifs disponibles dans les commerces gays, d'autres préfèrent acheter leur propre matériel. Face à une diversité importante de l'offre, le magazine 60 millions de consommateurs propose dans son numéro de février un comparatif détaillé de vingt préservatifs masculins, testés sur la résistance, la porosité et l'étiquetage.

Manix, Reflex et Hansaplast sortent du lot : Le magazine de l'Institut national de la consommation ( INC ) relève d'emblée que les préservatifs masculins vendus sur le marché français sont globalement de bonne qualité. Sur les vingt modèles testés par le magazine, une seule est en effet à éviter: L'Avantage, qui obtient une note globale de 6,5/20 seulement. A l'inverse, les préservatifs Manix Ultra Protect sont, avec une note de 17,5/20, ceux qui arrivent en tête du classement, suivis par les Reflex Condoms Standard ( 17/20 ) et les Hansaplast Natural ( 16,5/20 ).

Dans le détail, les préservatifs Viaxyl Extra Strong et Hansaplast Natural sont les champions de la résistance, tandis que Lubrix est la marque qui est la moins performante de cette phase de test. Toutes les références se sont cependant montrées efficaces aux épreuves de détection de trous et zones poreuses, à l'exception de L'Avantage. L'étude n'omet pas les informations, notamment sur les dimensions, contenues sur l'emballage.

Au niveau des prix, ça capote : Si les préservatifs testés se sont globalement avérés performants en terme de fiabilité, un problème subsiste: leur prix est souvent trop élevé. En effet, parmi les vingt modèles analysés par 60 millions, seuls trois coûtent moins de 0,20 € à l'unité.Le prix peut même parfois même avoisiner un euro, comme c'est le cas pour les Manix Infini. A 0,11 €, les préservatifs de la marque Aspélia sont les moins coûteux, tandis qu'avec un prix unitaire de 0,17 € pour une note globale de 17/20, les Reflex Standard sont ceux qui bénéficient d'un meilleur rapport qualité/prix.

Et le magazine de conclure que dans un contexte d'augmentation des rapports sexuels à risque, particulièrement chez les gays, il serait bon de proposer des préservatifs moins onéreux. Messieurs les fabricants, la balle est dans votre camp.

samedi, janvier 29, 2011

A gay vietnam veteran !

People : Le nouveau parfum de Lady Gaga sentira le sexe et le sang...

Miss Gaga a du flair, elle veut sa signature olfactive aussi shocking que son propre personnage. Alors qu'elle se prépare à sortir sa fragrance comme la plupart des stars hollywoodiennes, la blondissime tient à sa singularité, son parfum sentira le sang et le sperme. Mi-Dorcel, mi-Dexter, Lady Gaga tient à signer un manifeste olfactif anti-parfum à la Céline Dion. Le liquide séminal, une note qui ne semble pas étonner les nez...

Rad Hourani, qui a récemment créé une fragrance pour la maison Six Scents, considère cette sécrétion tabou comme une réelle source d'inspiration pour la parfumerie. Sa dernière création, présentée au Art Basel de Miami, englobait des notes de sperme alliées à des soupçons de talc pour bébé.

" Le sexe reste une odeur enivrante, j'ai volontairement utilisé des notes se rapprochant de l'odeur du sperme afin de symboliser olfactivement la fécondité, accentué par un sentiment de nostalgie, apporté par les notes de talc pour bébé ".

Pour obtenir une effluve qui se rapproche de la senteur du liquide séminal, les parfumeurs qui collaborent avec Lady Gaga, songent à y intégrer des notes de pollen de poirier de Chine, un arbre originaire de Corée et du Japon, longtemps boudé à cause de ses fleurs malodorantes.

Le " smell dirty " fait, désormais, son entrée dans les orgues des parfumeurs..

" Stupid cat ! "

Kellan Lutz ( Twilight )

Sondage : 58% des Français favorables au mariage homosexuel !

Alors que le Conseil constitutionnel s'est prononcé ce vendredi contre le mariage homosexuel, un sondage révèle que plus de la moitié des Français ( 58% ) y sont favorables. Cette proportion est en hausse ces dernières années puisqu'elle n'était que de 45% en 2006 et de 46% en 2007. Selon cette étude TNS Sofres* réalisée pour Canal+ et publiée ce vendredi, 35% des Français sont en revanche opposés aux unions entre personnes de même sexe. Selon l'institut de sondage, les opposants les plus farouches se trouvent parmi les plus de 65 ans ( 62% sont opposés ) et les sympathisants du Front national ( 56% ).

A l'inverse, les soutiens les plus forts du mariage entre homosexuels sont les femmes ( 63% d'opinions favorables ), les moins de 35 ans ( 74% ) et les sympathisants de gauche ( 72% ).

49% des Français favorables à l'homoparentalité : Concernant l'adoption d'enfants par des couples homosexuels, le soutien de l'opinion est moins important mais il progresse également : près de la moitié des Français ( 49% ) s'y disent favorables, alors qu'ils n'étaient que 30% en 2001.

Mais 47% des sondés y sont opposés, contre 68% en 2001. TNS Sofres relève par ailleurs " qu'il reste sur cette question un noyau dur de fermes opposants à l'adoption ", avec 23% des sondés qui se déclarent " tout à fait opposés ".

* Enquête réalisée par TNS Sofres par téléphone le 26 janvier 2011 auprès d'un échantillon représentatif de 950 personnes, selon la méthode des quotas.

Source

James Dean lives !

Coup de coeur : Sur mes lèvres... d’Erwan Chuberre.

Coup de cœur de " L'homme est un concept "... " Sur mes lèvres... " d’Erwan Chuberre. Et non, ce n’est pas une énième biographie sur Mylène Farmer que nous propose Erwan, mais un roman qui ne manque pas d’originalité ! Pour avoir un petit aperçu, retrouvez ci dessous le communiqué de presse. Sur mes lèvres... est dés à présent en vente sur le site des Editions Grimal ( Prix: 16.90€ ), à noter que les exemplaires commandés seront dédicacés par son auteur. Pour la sortie en librairie, il vous faudra patienter jusqu’au 1er mars.

Présentation : Erwan est écrivain. Il habite dans le 3ème arrondissement de Paris et vient de fêter péniblement ses 33 ans. Partagé entre ses amants d’un soir et son embarrassante fiancée, sa vie sentimentale est un fiasco. Et son nouveau roman qui n’avance pas ! Mais à l’occasion d’un dîner chez des amis, il rencontre son idole de toujours, LA Star : Mylène Farmer. Le jeune écrivain retrouve l’inspiration, et surtout l’espoir d’un amour tendre et vrai.

Mais pour combien de temps : Erwan Chuberre, dans ce roman choc, nous plonge dans les méandres d’un Paris sombre et envoûtant, sur les traces d’un écrivain raté à l’identité sexuelle ambigüe. Si le lecteur partage sa morne existence durant les premières pages, il est loin de s’imaginer qu’il va plonger dans les dédales de la nuit parisienne, avec son lot de drogues et de sexe, et se noyer jusqu’à la folie dans une troublante passion amoureuse. L’intrigue se densifie au fil de la narration, et la tension monte dans un suspens angoissant, pour finir dans un " climax " explosif et inattendu. Un roman décadant, dérangeant et hypnotique.



Sur mes lèvres... : Erwan Chuberre est le spécialiste des Divas en France. Romancier, animateur et attaché de presse, il a publié plusieurs biographies de stars féminines, de Mylène Farmer à Lady Gaga, en passant par Britney Spears, Vanessa Paradis, Madonna, Lorie, Arielle Dombasle et plus récemment Isabelle Adjani.

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Il n'en reste qu'un bleu noir...

What's up !

Dans mon dos qui n'a plus d'aile...

Gay : En Inde, la révolution de velours des magazines gays !

Succès immédiat pour " Fun ", le magazine gay indien. Quand les premiers numéros du magazine gay Fun sont arrivés dans les kiosques de New Delhi, Ram Naresh les a discrètement exposés pour ne pas choquer les clients mais, à sa grande surprise, il est à court de stock à chaque fin de mois. Le magazine lancé en juillet dernier compile des photos de jeunes mannequins posant en sous-vêtements et des articles sur des sujets aussi variés que la façon de s'habiller pour un rendez-vous branché, les problèmes sexuels ou encore les derniers modèles de voitures.

" Nous sommes constamment à court d'exemplaires. Je vais devoir en commander d'autres parce qu'il y a assez de lectorat pour des magazines comme ça ", constate le vendeur de journaux.

Même si les relations homosexuelles ont été légalisées en 2009, le sujet reste tabou pour la plupart des Indiens. Aucune personnalité du monde sportif, politique ou du spectacle ne s'est ouvertement déclarée gay ou lesbienne.

Le succès immédiat de Fun contraste avec celui du premier magazine gay Bombay Dost ( Bombay Friend ), sorti en 1990, qui a vivoté pendant 12 ans avant de mettre la clé sous la porte. Il vient d'être de nouveau publié.

D'autres signes infimes montrent un frémissement dans la société, comme l'édition de cartes de Saint-Valentin destinées au même sexe ou la sortie d'un film Bollywood Dostana qui met en scène une mère de famille accueillant à bras ouverts le petit ami de son fils.

Simran et Sabina, les propriétaires du premier magasin destiné aux accessoires de gay pride, situé dans le quartier branché de Bandra, à Bombay, soulignent leur volonté de ne pas agresser les gens. " Les gens ne veulent pas recevoir en plein visage le côté sexuel du magasin lorsqu'ils viennent ici ", explique Simran, qui ne souhaite pas donner son identité complète. " Ceci n'est pas un sex-shop, c'est un magasin pour la gay pride ", nuance-t-il.

vendredi, janvier 28, 2011

Je serai ton somnifère, ton bonheur sur l'hémisphère...

Happy !

Buzz : Un jour dans la vie, le film de la communauté YouTube !

C’est ce soir que le film Un jour dans la vie sera diffusé sur YouTube. Si vous n’en avez pas entendu parler, " L'homme est un concept " vous propose une session de rattrapage en vous expliquant de quoi il s’agit : Le 24 juillet 2010, des milliers de personnes à travers le monde ont envoyé via YouTube des vidéos décrivant des tranches de vies. Le but de ces envois était de créer un film retraçant une journée sur la terre au travers de toutes les cultures, les religions...

Et le résultat s’annonce saisissant car les réalisateurs Ridley Scott et Kevin McDonald ont reçu plus de 80.000 séquences représentant plus de 4.500 heures de rush. Un travail de titan a été accompli pour faire ressortir 90 minutes de film, Un jour dans la vie. Un film qui sera diffusé ce soir, à 19 heures – heure française, sur YouTube après avoir été sélectionné au festival du film de Sundance. Et l’une des nombreuses bandes-annonces de ce film signe le Buzz vidéo du jour de la rédaction.


Voir la bande annonce : Here/Ici

Source

My bitch !

Exclusif : Buzz l'Eclair devient un sextoy !

Une vidéo postée cette semaine sur YouTube montre une figurine de Buzz l'Éclair visiblement destinée aux amateur de sensations nouvelles, et plus particulièrement à leur plaisir intime. Les produits dérivés de films font partie du marketing usuel après une production audiovisuelle réussie et ce sextoy Buzz l'Éclair ne déroge pas à la règle. Aucun marché n'est épargné et celui de la jouissance sexuelle fait parti du business dans lequel s'est lancé le concepteur de cette figurine, qui n'est visiblement pas destiné aux enfants.

En lieu et place des jambes de Buzz l'Éclair , on peut voir une forme phallique avec un embout vert dont la forme ressemble étrangement à l'extrémité d'un sexe masculin. Le buste reste lui parfaitement identique à la figurine du film d'animation. En appuyant sur un bouton, le haut de la figurine tourne sur lui-même, tandis que l'autre fait des petits cercles. Ce sextoy reprend à son compte la célèbre tirade de Buzz l'Éclair : " Vers l'infini et au-delà ".

Voir la vidéo : Here/Ici

Chat alors !

Si tout est possible, alors on a le temps...

Gay : L'interdiction de se marier entre homosexuels est conforme à la constitution !

Le Conseil constitutionnel vient de se prononcer sur le mariage homosexuel. L'interdiction de cette union reste conforme à la Constititution ont décidé les Sages. La France reste ainsi en retrait de plusieurs pays européens qui ont légalisé le mariage entre deux personnes du même sexe. Le Conseil Consitutionnel renvoie ainsi aux politiques la responsabilité de décider d'un éventuel changement dans la législation. Une prise de position qui risque fort de déplaire aux militants d''Act Up qui gardent pour mot d'ordre : " Mariage homosexuel, tout de suite, maintenant, ça ne se discute pas ".

Corinne Cestino et Sophie Hasslauer, qui vivent ensemble dans la Marne depuis près de 14 ans, sont à l'initiative de cet avis. Toutes deux ont d'emblée pris leurs distances avec les associations. " Notre démarche est absolument personnelle ", assuraient il y a dix jours les deux quadragénaires en marge de l'audience du Conseil constitutionnel au cours de laquelle devait être examinée la légalité d'un mariage entre elles.

" Le mariage, la seule solution " : Pour ces deux pacsées, le mariage représente "la seule solution pour protéger les enfants, pouvoir partager l'autorité parentale, régler les problèmes de succession et de garde éventuelle au décès de l'une ou de l'autre". Elles ont quatre enfants : une fille de 16 ans, issue d'une précédente union, et trois enfants de 6 à 10 ans conçus par insémination artificielle, "portés par l'une et par l'autre".

Leur avocat, Me Emmanuel Ludot, avait déposé en mai, auprès du tribunal de grande instance de Reims, une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC), portant sur les articles 75 et 144 du code civil, qui excluent du mariage civil les personnes de même sexe. En novembre, la Cour de cassation avait saisi le Conseil constitutionnel.

" Un coup de poker " : Me Ludot avait alors demandé aux Sages de dire si un juge judiciaire, " garant des libertés individuelles ", pouvait ou non " autoriser deux personnes à s'engager dans un contrat : le mariage ", et si la France respecte ou non les conventions internationales. C'est " un coup de poker ", admettait-il. Un an avant la présidentielle, " je mets le sujet dans le débat et les politiques ne pourront plus se défausser. Il faudra bien qu'on en parle". Il a demandé au Conseil constitutionnel de "donner le signal nécessaire pour la mise en chantier du travail législatif " sur cette question, comme il l'a fait l'été dernier sur la garde à vue.

Thierry-Xavier Girardot, qui défendait les articles contestés au nom du gouvernement, a, lui, souligné que la loi n'envisageait "en l'état le mariage qu'entre un homme et une femme" et mis en avant l'existence du Pacte civil de solidarité ( Pacs ), qui " permet la reconnaissance sociale des couples de même sexe ".

Inception !





TV : Pink movies, cycle cinéma gay et lesbien sur Arte en février !

A l'occasion des 25 ans des Teddy awards, cérémonie qui prime à Berlin les meilleurs films gays, lesbiens et trans, Arte propose une programmation cinéma spéciale. Les Teddy ! Tous les ans, cette section de la Berlinale distingue les meilleurs films gays, lesbiens et trans. Parmi ses lauréats : Pedro AlmodÓvar, Gus van Sant, François Ozon, Olivier Ducastel et Jacques Martineau ou encore Derek Jarman... Depuis 2006, Arte retransmet chaque année les moments forts des Teddy Awards. Le 20 février prochain vers minuit, elle suivra le palmarès de cette édition spéciale 25 ans. La programmation cinéma prévue en février pour ce cycle :

La rumeur de William Wyler ( Dimanche 13 février à 20.40 : Dans une région huppée des États-Unis, Karen et Martha, amies de longue date, réussissent, après des débuts difficiles, à rentabiliser leur pensionnat privé pour filles. Un jour, les deux directrices punissent l’une de leurs pensionnaires, Mary Tilford. Irritée contre ses professeurs, celle-ci raconte à sa richissime grand-mère Amelia Tilford qu’elle a vu les deux directrices entretenir des relations sexuelles " contre nature ". Comme une traînée de poudre, tous les parents retirent leurs enfants du pensionnat...

États-Unis, 1961 ~ Scénario : John Michael Hayes ~ Avec : Audrey Hepburn ( Karen Wright ), Shirley MacLaine ( Martha Dobie ), James Garner ( Joe Cardin ), Miriam Hopkins ( Lily Mortar ).

Aimée & Jaguar de Max Färberböck ( Lundi 14 février à 20.40 ) : Berlin, 1943. Femme au foyer, Lilly trompe sa soif d’amour dans les bras d’amants de passage. Son mari Günther, nazi convaincu, est au front. Felice est juive et vit sous une fausse identité. Contre toute attente, les deux femmes deviennent amantes. Sous le nom de Jaguar, Felice écrit à son Aimée (Lilly) des poèmes brûlants...

Ours d’argent de la meilleure actrice, Berlin 1999 ; Grand Prix du film allemand 1999.

Allemagne, 1998 ~ Scénario : Max Färberböck, Rona Munro, d’après le livre d’Erica Fischer ~ Avec : Maria Schrader ( Felice Schragenheim/Jaguar ), Juliane Köhler ( Lilly Wust/Aimée ), Johanna Wokalek ( Ilse ), Heike Makatsch ( Klärchen )...

Reinas de Manuel Gómez Pereira ( Jeudi 17 février à 20.40 ) : À la veille du mariage entre hommes de leurs six garçons, cinq mères (mais aussi un père et un chien) oscillent entre joie et larmes, humour et consternation. Ou l’histoire du premier mariage gay en Espagne vue par le réalisateur d’Entre les jambes et de L’amour nuit gravement à la santé.

Espagne, 2005 ~ Scénario : Yolanda Garcia Serrano, Joaquin Oristrell, Manuel Gómez Pereira ~ Avec : Veronica Forqué ( Nuria ), Carmen Maura ( Magda ), Marisa Paredes ( Reyes ), Mercedes Sampietro ( Helena ), Betiana Blum ( Ofelia )...

Le masseur de Brillante Mendoza ( Jeudi 17 février à 1.15 ) : Iliac, jeune Philippin de 20 ans, travaille comme masseur dans un bordel à Manille. Ici, les relations sexuelles avec les clients sont la suite logique d’une séance de massages torrides. Une nuit, une rencontre avec un client va bouleverser sa vie.

Léopard d’or de la vidéo, Locarno 2005.

Cabaret de Bob Fosse ( Dimanche 20 février à 20.40 ).

XXY de Lucía Puenzo ( Mercredi 23 février à 23.40 ).

Et aussi le documentaire Djihad, au nom de l’amour, le mercredi 16 février à 0.50.

jeudi, janvier 27, 2011

Fashion : Le top androgyne qui bouleverse les codes !

Andrej Pejic a 19 ans, une beauté diaphane, de longs cheveux blonds. Il est sublime, mais très androgyne. Lors de la semaine de la mode Homme, il a presque créé une émeute chez Jean-Paul Gaultier. Aujourd'hui, il défile également chez les femmes. Enquête sur un phénomène qui tend à se développer. Difficile de s'y retrouver. Dans la planète mode, les codes des genres masculins et féminins sont en train de s'estomper, voire de disparaître carrément. Terminée, l'ère de la femme aux courbes ultra-féminines à la Claudia Schiffer, la silhouette est gommée chez le mannequin 2012. Les couturiers ne jurent que par les bouts de femme filiformes, et Karl Lagerfeld ne dira pas le contraire, lui qui porte aux nues le top Freja Beha Erichsen.

Du côté du vestiaire masculin, le viril a laissé placé aux hommes de la génération Tom Ford. Les silhouettes dandys s'assument, les vestes se portent plus cintrées, le pantalon pincé, serré. L'homme se permet plus d'extravagance et le couple nouvelle génération fait dressing commun. De nombreuses marques ont développé le concept de penser la mode dans une globalité non gendrée, de la penser comme une entité qui conviendrait aussi bien aux hommes qu'à leurs copines.

Et Andrej Pejic dans tout ça? Ce jeune homme qui se joue des tendances - petit chouchou de Jean-Paul Gaultier qui incarne sa dernière campagne - brouille les frontières avec sa silhouette d'éphèbe efféminé, ou de jeune femme effacée. Il n'aura eu qu'à suivre les marques laissées par Léa T., cette transexuelle muse de Riccardo Tisci, D.A. de Givenchy, qui ouvrait le défilé Automne-Hiver 2010-2011. Véritable phénomène actuel, la mode devient la passerelle vers une beauté asexuée : les femimen. Le rédacteur en chef de Vogue Turquie qui a fait poser Andrej s'exprime ainsi à ce sujet: " La mode, c'est offrir des choix aux gens. Etre un homme ou une femme n'a plus d'importance ".

Andrej Pejic est né d'une mère serbe et d'un père croate, et quitte la Serbie à l'âge de huit ans pour s'installer en Australie. Le jeune homme qui assume sa part de féminité, tente sa chance auprès d'une agence de mannequin, mais crise oblige personne ne veut miser sur un physique aussi atypique. Deux ans après, il est de la Fashion Week Homme, et son succès n'est pas près de s'arrêter. Vous voulez savoir si ce beau blond est un coeur à prendre ? Difficile à dire. Quand on l'interroge sur ses préférences sexuelles, il rétorque : " J'ai deux amours. Paris et le vin ".

LOL !

Born in USA !

Science : Différences hommes-femmes, le cerveau a-t-il un sexe ?

Le sujet ne semble pas épuisé: les cerveaux d’une femme et d’un homme sont-ils différents? Plus précisément: y a-t-il ou non dans la configuration de nos cerveaux respectifs des éléments qui fonderaient des différences de comportements, de sensibilités, de manière de penser ou de réagir ? Différences hommes-femmes et spécialisations ! Les différences entre les hommes et les femmes sont-elles " naturelles " ou " sociales ? " Y a-t-il quelque chose de l’ordre du biologique ou serait-ce uniquement des éléments transmis qui font nos différences ? Ces différences, si elles sont «naturelles» ou biologiques, engendreraient-elles des prévalences, des spécialisations de rôles dans la société selon que l’on est de sexe masculin ou féminin ?

Personnellement je ne suis pas convaincu par l’indifférenciation des genres. Je ne vois pas pourquoi il n’y aurait pas de différences ainsi que certaines spécialisations. On pourrait bien sûr renverser l’idée: pourquoi y aurait-il des différences et des spécialisations ?

Parce que nous somme anatomiquement pourvus de différences importantes, et qu’il y a au moins une spécialisation propre à chaque sexe: c’est la reproduction. La spécialisation est au minimum anatomique et hormonale. Pourquoi dès lors ne pourrait-il pas y en avoir d’autres ? Cela n'a rien de scientifique mais pour moi c'est une vraie question.

Une des branches du féminisme réfute l’idée de différences et de spécialisations naturelles. Les différences seraient une transmission, une élaboration culturelle et sociale. Il y a beaucoup de vrai dans cette vision des choses. Mais tout n’y est peut-être pas. Et je me méfie d’instinct de toute théorie qui veut apporter une réponse globale et unique aux questionnements humains, c’est entre autres pour cette même raison que je me méfie des religions qui veulent apporter une réponse totale et définitive au sens de la vie. La comparaison entre la religion et la doctrine féministe est ici intentionnelle. Le totalitarisme intellectuel n’est jamais loin de ces tentatives de réponse globale. Le réel me semble être plus complexe et plus nuancé que nos besoins de lui apporter une réponse unique.

Développement du cerveau à l'adolescence : Certaines études sur le cerveau tendent à dire qu’il n’y a pas de différence ni de spécialisation selon le sexe biologique. D’autres disent le contraire. L’une d’elles a mis en évidence des modifications autour de l’adolescence :

À l'adolescence, les comportements changent. On dit souvent les filles plus mûres que les garçons, et ces derniers plus turbulents. Ces " dictons " ont-ils le moindre fondement ? Et si des modifications du cerveau en étaient responsables ? Effectivement, sous l'effet des hormones, le cerveau évolue différemment chez les filles et les garçons, conférant des capacités cognitives contrastées.

Jay Giedd, du Centre américain de la santé de Bethesda, a établi le " film " de la maturation cérébrale de 284 adolescents, filles et garçons, âgés de 9 à 22 ans, en rassemblant des clichés irm de leur cerveau. Chaque cerveau a été analysé en plus de 40 000 points permettant de mesurer l'évolution de l'épaisseur du cortex à une échelle inférieure au dixième de millimètre.

Ces données montrent que le cortex des filles s'épaissit comparativement à celui des garçons dans certaines zones clés intervenant dans le langage et le contrôle des émotions. Le cortex des garçons devient plus épais que celui des filles dans des zones dédiées à la visualisation tridimensionnelle et aux opérations mentales, telles les rotations virtuelles d'objets complexes.

Si les garçons adoptent plus de comportements à risque que les filles à l'adolescence, c'est que les parties du cerveau contrôlant la maîtrise des émotions et des impulsions se développent moins. Les différences de comportement observées dans les groupes d'adolescents, où les garçons se défient dans des simulacres de combat ou font des acrobaties à scooter pendant que les filles font mine de les ignorer et sont davantage préoccupées par l'échange verbal, ne sont donc pas des clichés. Elles reflètent l'évolution du cerveau sur des voies développé mentales différant selon le sexe.

La poule ou l'oeuf : L’article dont je cite un extrait est paru au mois de novembre et annonce la publication de l’étude. Je n’ai trouvé de documentation qu’en anglais et je n’ai pas la capacité d’en traduire la technicité. On peut attendre que des analyses critiques de cette étude soient également publiées. Et l’on ne doit pas en conclure trop vite des certitudes : sans une sollicitation extérieure les zones du cerveau ne fonctionnent pas forcément à plein; les connexions entre neurones ont besoin d’une stimulation pour s’établir, stimulation que je suppose être d’ordre culturel. A moins que les comportement d'adolescents et de séduction ne soient plus instinctifs, " naturels " que socialisés, et que la socialisation n'en soit que le polissage extérieur et pas le mécanisme fondamental. Mais, sans préjuger de ces analyses critiques, l'étude citée pose à nouveau la question de différences anatomo-physiologiques et de spécialisation.

Comment d'ailleurs savoir si c'est le culturel qui a modelé le cerveau, ou si le cerveau, par les étapes programmées de son développement, a engendré ou modelé le culturel à son image et à son besoin ?

Enjeux sociaux : Cette question de l’indifférenciation des genres a son importance : l’enjeu est d’en finir avec la distribution traditionnelle des rôles hommes-femmes dans la société, du sexisme qui les aurait tenues prisonnières du ménages et des tâches domestiques, et de leur permettre d’accéder ( entre autres ) à des postes de direction et de décision. L'enjeu est que les différences, s'il y en a, ne portent pas atteinte à la notion de droit qu'est l'égalité et ne soient pas des raisons de discrimination.

Comme je les comprends. Si elles savaient combien les hommes en ont eux aussi assez d’être perçus comme des pourvoyeurs, de simples agents de sécurité affective, des brutes épaisses, etc. Si elles savaient combien d'hommes aimeraient aussi avoir un poste de décision et de direction! La quête d’un poste de pouvoir et d’argent n’est certes qu’un combat petit-bourgeois, mais il vous pose en société : cela fait bien quand on dit " Madame Untel, PDG d’Areva " plutôt que " caissière de supermarché ", ou " M. Chose, président du Conseil d’Etat " plutôt que " manœuvre sur un chantier ". De ce point de vue le féminisme reconduit et amplifie la structure verticale inégalitaire de la société et de ses privilèges.

Alors je veux bien que les femmes tiennent des rôles identiques à ceux des hommes. Pas de souci. Les agricultrices que je connais en Haute-Savoie le font : comme leur mari elles se lèvent à 5h30, bossent toute la journée, mettent les pieds dans le purin, élèvent les enfants, discutent les revenus et le budget ainsi que les investissements à faire. Elles ne sont pas brimées à la cuisine à subir les décisions et les humeurs de leur patron de mari.

Mais s’il y avait quand-même des spécialisations et des différences biologiques, où serait le problème ? Différence ne veut pas dire inférieur/supérieur. Personnellement je tiens à mes différences. On me dit souvent que j’ai une sensibilité très féminine : j’écoute, j’ai une grande empathie, un peu hypersensible. Mais si je me sens proche des femmes, je ne me sens pas femme pour autant.

Mais qu’est-ce que se sentir femme, et homme? C'est un autre débat. J’y reviendrai.

Imagine !

France : Le premier salon LGBT de Lille !

Pour la première fois, un salon LGBT ( Lesbien, Gay, Bi et Transgenre ) voit le jour au nord de Paris. Cet évènement proposé par la LGP, l’association qui organise la Gay Pride de Lille, aura lieu les samedi 29 et dimanche 30 janvier au théâtre du Gymnase. Il s’adresse aux gays, lesbiennes, bis, trans et à leurs amis et sera présenté sur deux étages, l’un dédié aux commerces, l’autre aux associations. Avec pour objectif de réunir le plus grand nombre d’acteurs du Nord-Pas de Calais et de la Belgique autour du monde associatif, les commerçants proposeront des offres adaptées et spécifiques à la communauté LGBT ( La boutique des Muses sera bien entendu présente avec un large choix de ses produits ), et d’autres exposants prodigueront conseils, informations, et prévention.

Nul doute que le public viendra de toute l’euro-région pour cette première édition, preuve que la ville de Lille montre l’exemple avec une deuxième date sur son calendrier consacré au " mieux vivre " LGBT.

C’est une véritable opportunité pour tous les acteurs du monde associatif, qui pourront ainsi sensibiliser le public à leurs actions, certaines, branchées convivialité comme la rando ou les sorties, d’autres plus militantes comme des journées de réflexion sur la condition LGBT. Peintres, photographes et écrivains ont déjà prévu d’investir le théâtre du Gymnase et de nombreuses animations viendront ponctuer ces deux journées, véritable miroir de la dynamique euro-régionale.

Salle municipale du Gymnase, 7 Place Sébastopol 59000 Lille. Tel : 03.62.57.79.96

( reversée intégralement à la LGPLille, organisatrice de l’évènement ).

Horaires : Samedi 29 janvier : de 11h00 à 18h00 et Dimanche 30 janvier : de 12h00 à 18h00.

De nombreux stands avec les commerçants, les exposants, des artistes... Vous pourrez obtenir des dédicaces de tous les artistes et bien entendu, acheter leurs cd, dvd et photographies....

Accédez au site internet : Here/Ici

The trilogy meter !

Vacances : Voyager gay friendly en 2011, est-ce encore pertinent ?

Bien que l'économie soit chancelante, la communauté gay n'a jamais été aussi active à travers le monde. Alors, pourquoi faire autant la promotion du tourisme gay et toutes ses destinations ? Est-ce encore pertinent et important ? L'avenir sur marché touristique gay ! Le voyage gay existe depuis très longtemps. C'est uniquement depuis une vingtaine d'années que la promotion du marché touristique gay et lesbienne se fait plus intensivement. Depuis, une variété d'offres de produits dédiés à une clientèle gay ont fait leur apparition.

Il n'y a pas si longtemps, ce n'était qu'une poignée d'expert qui parlait et qui s'intéressait à ce marché. Aujourd'hui, c'est l'ensemble du globe qui regarde à attirer et à respecter les voyageurs homosexuels. Aujourd'hui, l'ouverture s'est fait autant dans le milieu du tourisme que dans le milieu politique qui débloque des sommes et protègent nos droits (pour certains pays).

Il n'y a même pas quinze ans, nous n'aurions pas pu imaginer avoir un hôtel 100% gay, des destinations qui attirent une très forte clientèle homosexuelle et des agences de voyages qui ont pignon sur rue faisant exclusivement la promotion de ce marché. Preuve que la mentalité a bien évoluée.

Il a fallu des batailles, des jurices prudences et d'innombrables heures de travail pour en être rendu là aujourd'hui. Plusieurs personnes n'ont pas vécu cette importante évolution et profitent maintenant de cette abondance, malgré l'énorme travail qui reste à faire.

Aujourd'hui, le tourisme gay et lesbien est à la hausse. Depuis plus de 20 ans, cette augmentation se fait année après année. Seul bémol, en 2010, il y a eu une stagnation comparativement à l'année précédente, due à la crise économique. L'année 2011 s'annonce meilleure que les deux années passées.

De nouveaux marchés s'offrent à nous comme le Népal qui entre parmi les destinations gay friendly à découvrir. Mais toute cette évolution de ces dernières années n’est pas suivie partout. L'intolérance face à l'homosexualité se vit encore au coin de notre rue jusqu'aux pays les plus conservateurs de notre planète.

Parmi les marchés qui seront à développer au courant des prochaines années, notons celle des familles gays qui sont encore peu exploitées par l'industrie touristique. On nous présente souvent des images d'homosexuels célibataires à la recherche de rencontres et les couples homosexuels sans enfants qui explorent un nouveau pays.

Ce marché sera sans aucun doute pris en considération pour diverses raisons. L'homoparentalité est en soi encore tabou au sein de la population, mais aussi au sein même de la communauté gay. Ce qui est en fait, un double défi pour ceux qui militent pour les droits des parents homosexuels. Pour le marché du tourisme, c'est une mine d'or peu exploitée. Le marché du tourisme peut devenir en soi un atout pour les militants afin de faire élargir les lois.

Au courant des prochaines années, une certaine diversification du marché du tourisme gay devrait se faire. De nouvelles offres et de nouveaux marchés seront à prévoir. Ceux qui détiennent l'image d'une destination gay devront s'ajuster aux nouvelles réalités afin de garder cette présence et les nouvelles destinations vacances devront être plus présentes que jamais.



En somme, chaque homosexuel choisit sa destinée. Ce n'est pas tous les homosexuels qui iront sur la plage gay de Sitges et ce n'est pas tous les homosexuels qui opteront pour faire du rafting au Chili. On ne se le cachera pas, on va tous voir la Tour Eiffel lorsque l'on visite pour la première fois Paris, mais nous avons toujours hâte de nous rendre au Marais pour prendre un verre. L'important dans le tourisme, c'est de découvrir de nouvelle culture selon ses intérêts et le faire avec ceux que l'on aime.


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