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dimanche, décembre 27, 2020

Sport : Le football uni contre la discrimination, l'homophobie et le racisme dans un nouveau documentaire de l’UEFA ( Outraged ) !

Des joueuses et des joueurs vedettes du football européen donnent leur avis sur le racisme, le sexisme et l’homophobie dans un nouveau documentaire sur UEFA.tv qui aborde sans détour la question de la discrimination dans le football. 

Dans Outraged ( Indignés ), un documentaire produit par l’UEFA et lancé aujourd’hui sur UEFA.tv, certains des plus grands noms du football d’hier et d’aujourd’hui parlent de leur expérience personnelle du racisme et de la discrimination, qui continuent de gangréner le sport le plus populaire au monde. 

De grandes stars du football actuel telles que Paul Pogba, Nadia Nadim, Megan Rapinoe, Moise Kean, Dejan Lovren, Olivier Giroud, Shanice van de Sanden, Tyrone Mings, Juan Mata, Guram Kashia et Kalidou Koulibaly y partagent leurs histoires d’exclusion et de discrimination dans le football, et donnent leur avis sur le meilleur moyen d’éradiquer ces fléaux du sport. 

Pernille Harder, Lucy Bronze et Megan Rapinoe ainsi que l’arbitre pionnière Stéphanie Frappart expliquent combien elles ont dû lutter et combien elles luttent encore contre le sexisme et la discrimination pour gagner l’élite du football féminin et s’y maintenir. 

L'entraîneur principal José Mourinho et la légende du football néerlandais Ruud Gullit figurent aussi dans ce documentaire, qui emmène les téléspectateurs dans un voyage en Europe et en Amérique du Nord, à la découverte de toute la complexité de la discrimination dans le football mondial, qu’elle soit basée sur l’origine ethnique, sur le genre, sur la religion, sur l’orientation sexuelle ou sur le statut de réfugié. 

Tous les participants soulignent l’importance de l’écoute et la nécessité d’une collaboration active : " Il est très important que les joueuses et les joueurs puissent s’exprimer. Ce sont elles et eux qui souffrent de la discrimination ", déclare le président de l’UEFA, Aleksander Čeferin, dans le documentaire Outraged. « Nous devons parler davantage à celles et ceux qui sont sur le terrain et qui ressentent directement la discrimination ". Il souligne également que le football doit montrer l’exemple dans la lutte contre la discrimination : " Le football est suivi par des milliards de personnes dans le monde entier, et nous devons profiter de cette exposition pour montrer que la discrimination n’a pas lieu d’être, ajoute-t-il. Nous devons montrer l’exemple. Si un secteur peut le faire dans le monde, c’est bien le football ". 

Interviewé(e)s dans le cadre d’Outraged, ils disent les choses franchement : 

- Pour Ruud Gullit, " C’est un cancer social que nous devons toutes et tous essayer de soigner ". 

- Pour Tyrone Mings, " Il n'est pas nécessaire d’en faire l’expérience concrète soi-même pour savoir ce qui est bien et ce qui est mal. Donc ceux qui ne font rien contre la discrimination font partie du problème ". 

- Pour Thomas Hitzlsperger, " Je voulais faire mon coming out pendant que j’étais encore joueur, parce que je savais que l’impact serait énorme, mais mes amis les plus proches m’en ont dissuadé. Rassembler le courage nécessaire m’a pris trop de temps ". 

- Pour Megan Rapinoe : " Nous avons une occasion unique dans le football, contrairement aux autres sports, d’utiliser ce beau jeu pour vraiment changer le monde ". 

- Pour Stéphanie Frappart, " Je pense que mes performances sur le terrain et le fait de me voir sur des matches masculins vont faire bouger des lignes. Je me dis que si je suis là aujourd’hui, c’est que j'avais ma place ". 

- Pour José Mourinho, " Nous ne pouvons pas cacher la discrimination qui a toujours lieu aujourd’hui, et nous devons la combattre pour réaliser un monde meilleur ". 

Intervenant(e)s dans le documentaire " Outraged " ( par ordre d’apparition ) : 

• Paul Pogba 
• Moise Kean 
• José Mourinho 
• Tyrone Mings 
• Ruud Gullit 
• Aleksander Čeferin 
• Megan Rapinoe 
• Guram Kashia 
• Pernille Harder 
• Olivier Giroud 
• Juan Mata 
• Hope Powell 
• Thomas Hitzlsperger 
• Shanice van de Sanden 
• Nikita Parris 
• Lucy Bronze 
• Samantha Johnson 
• Nadia Nadim 
• Stéphanie Frappart 
• Dejan Lovren 
• Kalidou Koulibaly 
• Didier Deschamps 

Outraged est en accès libre sur UEFA.tv : Here/Ici 

mardi, décembre 15, 2020

Football : Le Qatar autorise les drapeaux arc-en-ciel " Rainbow Flag " pendant la Coupe du monde 2022 !

Les drapeaux arc-en-ciel seront autorisés dans les stades pendant la Coupe du monde 2022, le Qatar ayant déclaré que les lois anti-LGBTQ ne seraient pas appliquées lors des matches pour se conformer aux règlements de la FIFA favorisant la tolérance et l’inclusion. 

À moins de deux ans du tournoi, cependant, des inquiétudes subsistent quant au traitement des supporters homosexuels au Qatar en raison du code religieux conservateur interdisant les relations homosexuelles qui contredit la position de la FIFA contre l’homophobie. La FIFA a déclaré qu’elle s’était engagée à pousser le Qatar à accueillir un tournoi qui inclurait le moment où la Coupe du monde se déroulerait pour la première fois au Moyen-Orient. 

" Je suis ouvertement gay dans le football, donc pour moi personnellement, c’est quelque chose dont je suis proche aussi, a déclaré Joyce Cook, responsable de la responsabilité sociale et de l’éducation de la FIFA, à l’Associated Press. Nous verrons un changement progressif dans tous ces aspects et les drapeaux arc-en-ciel, les t-shirts seront tous les bienvenus dans le stade c’est une évidence. Ils comprennent parfaitement que telle est notre position ". 

" Le leadership du Qatar à la Coupe du monde a assuré à la FIFA que les affiches faisant la promotion des droits LGBTQ ne seront pas supprimées. En ce qui concerne les drapeaux arc-en-ciel dans les stades, la FIFA a ses propres directives, elle a ses règles et règlements, a déclaré Nasser Al-Khater, PDG de la Coupe du monde 2022, à l’AP. Quels qu’ils soient, nous les respecterons ". 

" Le plus récent rapport du Département d’État américain sur les droits de l’homme sur le Qatar montre comment les personnes LGBTQ y cachaient en grande partie leur orientation sexuelle, leur identité de genre ou leurs caractéristiques de genre en raison d’un modèle sous-jacent de discrimination ". 

Avant la Coupe du monde des clubs de l’année dernière, le Qatar a amené un membre du groupe de supporters de Liverpool Kop Outs et son mari dans le pays pour donner l’assurance que les fans gays seraient les bienvenus. 

Nous avons un pays conservateur, mais nous sommes un pays hospitalier, a déclaré Al-Khater depuis Doha. Nous sommes ouverts et hospitaliers. Nous comprenons la différence entre les cultures des gens. Nous comprenons la différence de point de vue des gens et je pense donc, encore une fois, que tout le monde sera le bienvenu et que tout le monde sera traité avec respect. Tout comme notre culture est une culture de ce monde, nous attendons également des gens qu’ils respectent notre culture. Je pense qu’il y a un équilibre et qu’il y a un sentiment que les gens respectent les gens de partout. 

Les militants anti-discrimination veulent que le Qatar aille plus loin en modifiant les lois : " Ce qu’il ne fait pas, c’est aider la communauté LGBTQ + qatarie ", a déclaré Chris Paouros, membre du conseil consultatif d’inclusion des associations de football anglaises. " C’est génial de pouvoir accrocher nos drapeaux dans le stade, et c’est génial pendant une Coupe du monde. Vous voulez que ce soit le festival du football. Mais à la fin, nous faisons ce travail parce que nous voulons nous assurer que chacun peut être libre d’être qui il est et si vous êtes qatari et que vous ne pouvez pas, cela ressemble à une vitrine ". 

Pour l’ouverture de la Coupe du monde en novembre 2022, la pression sera accrue sur le Qatar : " Ce que j’espère, c’est... qu’il y a un vrai dialogue avec la communauté LGBTQ + qatari et qu’ils ne sont pas criminalisés ou dénigrés et que nous pouvons réellement apporter un réel changement social durable pour les Qataris ", a déclaré Paouros, s’exprimant masque avec un drapeau arc-en-ciel et l’emblème du leader de la Premier League Tottenham ". 

Paouros est coprésident de Proud Lilywhites, un groupe de supporters du club londonien. Le gardien de Tottenham, Hugo Lloris, qui joue également pour la France, championne de la Coupe du monde, a été l’un des capitaines à porter des bracelets drapeau arc-en-ciel ce week-end dans le cadre de la campagne Rainbow Laces de la Premier League. 

samedi, novembre 21, 2020

Foot : Bixente Lizarazu dit n’avoir jamais entendu d’insulte homophobe dans les vestiaires… mais personne ne le croit !

Sur TMC, l'ancien champion du monde de 1998, Bixente Lizarazu affirme n'avoir jamais entendu d'insulte homophobe ou sexiste dans les vestiaires. Difficile à croire... 

Sur le plateau de Quotidien, aux côtés de la ministre chargée de l'Égalité femme-homme, le champion du monde de foot en 1998 Bixente Lizarazu nie avoir un jour entendu des propos homophobes ou sexistes dans les vestiaires. Selon l'arrière gauche de l'équipe " black-blanc-beur " " non, ça n'est jamais arrivé ". Et la ministre Élisabeth Moreno n'y croit pas du tout. 

Elle souffle. " Vous savez que l'insulte la plus récurrente dans les cours d'école et dans les stades, c'est pédé ", rappelle-t-elle stupéfaite. Visiblement agacé, Bixente Lizarazu lui répond que les insultes de tribune ne sont pas prononcées dans un vestiaire. " En tribune, pour accompagner le dégagement d'un gardien de but, on dit... il y a une formulation que je ne vais pas répéter... Là, je vous parle d'un vestiaire. Il y a beaucoup de mixité dans un vestiaire et une cohabitation qui se passe très bien. Dans le sport, on a cette chance là ", témoigne l'ancien footballeur. 

L'homophobie bien présente dans le foot : Des propos difficiles à avaler, quand Neymar est visé par une plainte pour homophobie après avoir traité de " petit pédé " le compagnon de sa mère. Sur le terrain, c'est pas mieux. Le joueur brésilien aurait lancé à Alvaro " putain de pédé " en réponse à une insulte raciste. Le footballer du PSG a échappé à des sanctions de la Ligue de foot, faute de preuve. 

Au Royaume-Uni, un joueur, qui a souhaité garder l'anonymat, a dénoncé l'environnement hostile aux personnes LGBT+ sur le terrain et dans les vestiaires. " Il y a quelque chose qui me distingue de la plupart des autres joueurs de Premier League. Je suis gay. Rien qu'écrire ça, c'est une grande étape pour moi. Seuls des membres de ma famille et un groupe d'amis sont au courant de mon orientation sexuelle. Je ne me sens pas prêt à en parler avec mon équipe ou mon manager. C'est dur ", écrit-il dans une lettre partagée par la Justin Fashanu Foundation. Deux mois plus tard, un second joueur de Premier League a pris la plume pour appuyer ces propos. 

En tout cas, Bixente Lizarazu ne trompe pas grand monde. Sur Twitter, il a été accusé de faire de la langue de bois. " Gros malaise dans Quotidien, quand Bixente Lizarazu ose dire devant Élisabeth Moreno qu’il n’y a pas d’homophobie dans les vestiaires... ", écrit un internaute... Avec qui on est un peu d'accord. 

samedi, novembre 07, 2020

Sport : Un arbitre international de football vient de faire son coming out !

En réaction à des injures homophobes proférées alors qu’il officiait lors d'un match de football, l’arbitre a révélé son homosexualité dans les médias norvégiens. 

Une annonce à couper le sifflet : L'arbitre Tom Harald Hagen a fait son coming-out, ce lundi 26 octobre. Si cette annonce, accordée au média local Glamdalen, a fait grand bruit, c'est que Tom Harald Hagen est arbitre international et que c'est lui qui officiait sur le terrain, alors qu'un incident homophobe a eu lieu.

Durant la rencontre de la veille, un joueur de Kristiansund a traité l’entraîneur adverse de sale pédé. Tom Harald Hagen avoue ne pas avoir entendu les propos qui ont fait polémique pendant le match, mais il est revenu, le lendemain, sur l’affaire : " Il l’a peut-être dit sur un coup de tête, cela peut arriver dans le football. Mais nous devons nous en débarrasser ", avant d’ajouter, " C’est le summum de l’ironie que ce soit moi qui ai arbitré ce match ".

Messages de soutien : S’il confie ne jamais avoir cherché à cacher son homosexualité, l’arbitre n°1 dans son pays a expliqué sa démarche à Glamdalen : " Je pense qu'il est important de retirer du problème le fait que je sois gay. J'ai vécu de cette façon toute ma vie, ce n'est pas une chose à laquelle je pense. C'est ma vie de tous les jours ". En se révélant publiquement, Tom Hagen ne peut pas imaginer que cela aura des conséquences autres que positives pour lui.

Quelques heures après son coming-out, l’arbitre a reçu de nombreux messages de soutien sur les réseaux, et notamment celui du ministre de la Culture et de l’Egalité du pays Abid Raja qui a tweeté : " J’applaudis le fantastique Tom Harald qui partage son histoire et ainsi, contribue à ouvrir la voie à plus de tolérance et d'acceptation de la différence dans le sport ".

Agé de 42 ans, Tom Hagen officie au niveau professionnel depuis 2006 et a dirigé son premier match de coupe d’Europe en 2009, allant même jusqu’à glaner sa place de quatrième arbitre lors de l’Euro 2012 en Pologne et en Ukraine. C'est peut-être la première fois qu'un arbitre de cette trempe fait son coming out. Le football est-il en train de changer ? 

jeudi, octobre 22, 2020

Sport : Assiste-t-on à une recrudescence de l'homophobie dans le foot aux États-Unis ?

En l’espace de deux semaines, deux matchs de foot ont dû être interrompus aux États-Unis à la suite d’insultes homophobes. Mais les clubs ont décidé de réagir. 

Il y a maintenant un peu plus de deux semaines, un footballeur professionnel de l’équipe américaine des Phoenix Rising FC a été suspendu pour un total de six matchs pour avoir proféré une insulte homophobe contre un autre joueur et devra payer une amende.

D’après le media LGBT+ Attitude, cette insulte aurait été lancée par le joueur Junior Flemming contre le joueur ouvertement gay Collin Martin de l’équipe adverse du San Diego Loyal FC. Les coéquipiers de Collin Martin ont décidé de quitter le terrain à la mi-temps en signe de protestation de l’acte homophobe.

Suite à cet évènement, la ligue de football USL a annoncé un partenariat avec l’Institut pour le Sport et la Justice Sociale afin d’offrir des formations de sensibilisation et d’éducation à la tolérance pour toute la ligue avant la saison 2021. Les clubs du Rising FC et du San Diego Loyal FC ont dans la foulée publié une déclaration commune annonçant les plans du programme éducatif commun des clubs.

" Afin de favoriser un plus grand sentiment de compréhension et d’empathie les uns envers les autres, ainsi que pour sensibiliser aux réalités des préjugés conscients et inconscients, les clubs se sont engagés à travailler ensemble à l’élaboration de programmes éducatifs où les joueurs, le personnel et les supporters se réunissent pour partager leurs parcours et leurs expériences de vie. Les préjugés et le sectarisme n’ont pas leur place dans le sport et ailleurs. Les événements sur le terrain du match de mercredi ne pourraient être plus contraires aux valeurs de notre organisation. Rassembler les deux clubs pour combattre les préjugés mènera sans aucun doute à de grandes choses. Nous attendons avec impatience la mise en œuvre de ces programmes éducatifs et espérons qu’ils pourront servir de modèle pour notre ligue ".

Le samedi 10 octobre, Attitude rapporte à nouveau qu’un autre joueur a proféré une insulte homophobe. Il s’agit d’un membre de l’équipe A du Portishead Town FC qui a insulté un joueur de l’équipe des Shipman AFC. Les joueurs ont, eux aussi, décidé de quitter le terrain pour protester contre cet acte.

L’évènement a été commenté sur Twitter par les représentants des clubs. Le représentant du club Shipman AFC a déclaré :

" Fier de l’équipe aujourd’hui pour avoir quitté le terrain. Un joueur de Portishead Town a clairement fait preuve d’homophobie. Comportement inacceptable à tous les niveaux du sport. Absolument dégoûtant et le joueur en question a longuement besoin de se regarder ".

Le représentant du club Portishead Town FC a répondu :

" Nous avons été informés d’un incident dans le jeu d’équipe A d’aujourd’hui et nous avons réagi et travaillerons avec les parties concernées. Nous ne ferons pas d’autres commentaires pour le moment ".

Malgré un plus grand nombre de coming out de sportifs ces derniers temps, la tolérance et l’inclusion LGBT+ dans le milieu sportif reste encore à la traîne.

jeudi, octobre 15, 2020

Brésil : Des supporters de foot lancent un observatoire contre l'homophobie !

Des supporters de football brésiliens, membres de la communauté LGBT, ont lancé le 29 août dernier un observatoire visant à recenser et dénoncer les discriminations homophobes dans le monde du foot au Brésil.

Des supporters de football membres de la communauté LGBT ont lancé un observatoire destiné à dénoncer les discriminations et attaques homophobes dans le sport roi au Brésil. Cet observatoire entend comptabiliser et rendre compte des agressions, menaces ou préjugés contre les personnes LGBT dans l'environnement du football, a expliqué à l'AFP June Elle, l'une des responsables de l'initiative.

Les personnes victimes de discrimination peuvent signaler leur cas sur le site web de l'Observatoire, qui le portera devant la Cour suprême de justice sportive et les autres autorités compétentes. En outre, les initiateurs de cet observatoire, qui réunit 16 clubs de supporters d'équipes de première, deuxième et troisième divisions, produiront un rapport annuel sur les plaintes et les mesures prises pour les résoudre. L'objectif est " qu'un jour le football soit une île qui nous accueille tous, toutes sexualités confondues sans aucune différence ", a déclaré June Elle, 22 ans, membre de Coral Pride, un fan-club LGBT de l'équipe de troisième division de Santa Cruz, à Recife (nord-est).

La plateforme web a été lancée le 29 août lors d'une conférence virtuelle qui, selon les organisateurs, a subi des cyberattaques de la part de pirates homophobes. June Elle estime que l'homophobie dans les stades au Brésil est " très courante " et se diffuse au travers de chants, sifflements ou même de menaces. 

Or, à l'heure où le football se joue dans des stades à huis clos, l'hostilité s'est focalisée sur les réseaux sociaux. La jeune fan, qui a dit avoir été menacée si elle se rend dans le stade où évolue son équipe de Santa Cruz, estime la communauté LGBT " en danger ".

Le Brésil, l'un des pays où les meurtres contre des membres de la communauté LGBT sont les plus élevés, a criminalisé l'homophobie en 2019.

jeudi, octobre 01, 2020

Uruguay : Le footballeur Edinson Cavani fait la promotion de la danse classique pour les garçons !

" Je ne suis pas d'accord avec cette idée que les garçons ne doivent jouer qu'au football ", estime l'ex-attaquant du PSG qui, le temps d'un beau clip, a troqué les crampons pour des chaussons de danse.

Le temps d'une campagne de promotion de la danse en Uruguay, le meilleur buteur de l'histoire du Paris Saint-Germain ( près de 200 buts ) a troqué maillot et crampons pour des collants et chaussons de danse. Edinson Cavani, 33 ans, star uruguayenne du football, dont le départ très discret du PSG a attristé bien des supporters cet été, a suivi un cours de danse classique pour promouvoir cette discipline dans le petit pays sud-américain où le ballon rond reste le sport-roi.

" Je ne suis pas d'accord avec cette idée que les garçons ne doivent jouer qu'au football ", a confié à l'AFP l'ex-attaquant du club de la capitale, qui a accepté l'invitation de l'Ecole nationale de formation artistique (ENFA) pour participer à une campagne visant à promouvoir la danse pour les garçons.

" Les filles et les garçons doivent être libres de trouver leur bonheur dans ce qui les passionne, car c'est la meilleure façon d'être bien formés, et qu'ils grandissent jour après jour sur de bonnes bases ", a ajouté le footballeur dans un message envoyé à l'AFP par WhatsApp depuis l'Europe, où il se trouve après avoir passé cinq mois en Uruguay en raison de la pandémie de coronavirus.

Au moment où le monde du ballon rond spéculait sur le futur du joueur après sa fin de contrat avec le PSG, l'attaquant enregistrait un spot dans lequel des danseurs professionnels lui enseignent les bases de la danse classique. " Cela a été une expérience incroyable ! Les danseurs m'ont expliqué comment faire les pas et quand je les regardais, j'étais vraiment admiratif. La danse est quelque chose de merveilleux ", confie Edinson Cavani.

L'Uruguayen, surnommé le " Matador " à Paris, s'est prêté au jeu durant sept heures sur la scène de l'Auditorium Adela Reta, à Montevideo, pour le tournage du spot auquel il a participé de façon totalement gratuite.

" Edi " a confié que la danse classique ne lui était pas tout à fait inconnue grâce à son épouse, Jocelyn Burgardt, diplômée en gestion culturelle. " Mon épouse est passionnée de danse (...) À Paris, nous sommes allés voir des ballets que nous avons beaucoup aimés ".

En Uruguay, très peu de garçons étudient la danse : Seul un quart des 440 élèves âgés de 6 à 37 ans qui suivent des cours à l'ENFA ( danse classique, danse contemporaine, tango, danse folklorique et art lyrique ) sont des garçons. Une proportion qui baisse drastiquement en danse classique : 148 filles pour 12 garçons, alors que le ballet national uruguayen du Sodre est devenu en une dizaine d'années un des plus reconnus d'Amérique latine.

" Cette fracture entre garçons et filles ne se réduit pas, même pas pour le tango. Et cela n'a pas évolué au cours des dernières années ", regrette Natalia Sobrera, la directrice de l'ENFA, auprès de l'AFP, alors que les cours sont totalement gratuits, une fois passé le concours d'admission.

" Pression du groupe ", manque de soutien familial : Selon Natalia Sobrera, outre le nombre limité de garçons inscrits, beaucoup d'entre eux abandonnent après quelques années seulement, souvent par manque de soutien de leurs propres familles. " Il y a tout ce qui a à voir avec la pression du groupe. Il y a de nombreux garçons qui cachent leurs chaussons de danse, même parfois à leur propre père ", constate la directrice.

Dans un pays où un ballon de foot est un cadeau obligé pour tous les garçons, la campagne à laquelle participe la star uruguayenne s'adresse autant aux enfants qu'aux familles. Pour les enfants, il n'y a pas de préjugés, " c'est une expérience corporelle, où on acquiert des habitudes de mouvement, comme au football ", souligne Natalia Sobrera. Pour les adultes, à l'inverse, " il faut travailler sur cette construction du genre " pour montrer que la danse " n'a rien à voir avec une question de masculinité ".

En Uruguay, petit pays de 3,5 millions d'habitants, qui a remporté deux Coupes du monde en 1930 et en 1950, le football reste le sport-roi et une passion nationale qui se cultive dès le plus jeune âge. Dans la capitale Montevideo ou à l'intérieur du pays, il n'est pas rare de voir de très jeunes enfants " taquiner le ballon rond ", rêvant d'égaler un jour Luis Suarez, l'attaquant vedette du FC Barcelone, ou Edinson Cavani.

Video : Cavani et Sodre encouragent la participation des enfants au ballet !

mercredi, septembre 23, 2020

UK : Un joueur de Premier League dénonce l’environnement homophobe du football !

Dans une lettre ouverte, un joueur de Premier League qui souhaite rester anonyme dénonce un climat homophobe dans le foot, qui l'empêche de sortir du placard.

Il écrit que le monde du foot n'est pas prêt à l'accepter tel qu'il est. Un footballeur britannique qui souhaite rester anonyme raconte la difficulté de s'ouvrir auprès de ses coéquipiers. Ne pas pouvoir se confier le fait souffrir, même s'il a parlé de son orientation sexuelle avec quelques uns de ses camarades, rapporte le Sun. Le sportif raconte qu'il est " impossible " de se faire des amis à cause de son secret.

La fondation Justin Fashanu ( destinataire de cette lettre ) a choisi de médiatiser ce message pour alerter l'opinion publique. C'est la seconde lettre ouverte qui met en évidence l'homophobie du foot britannique. La militante Amal Fashanu, qui dirige la fondation, explique que la première lettre a retiré " un poids des épaules " du second joueur, suite à de nombreuses réactions positives.

Piégé par son secret : " Beaucoup de personnes ont changé d'attitude. J'espère pouvoir mettre les deux joueurs en relation pour qu'ils puissent parler de leur situation ", ajoute-t-elle. Dans sa lettre ouverte, la star du foot dit vouloir rencontrer le premier footballeur. " La réalité, c'est que nous sommes deux joueurs gay en Premier League, face à de nombreux autres sportifs ", écrit-il aujourd'hui. Dans la première lettre, le sportif racontait qu'il se sentait " piégé " par son secret et qu'il vivait un " cauchemar absolu ".

La fondation a lancé un partenariat avec le club de Norwich, l'une des équipes où Justin Fashanu a évolué avant de se suicider à 37 ans en 1998, quelques années après avoir révélé son homosexualité. Norwich a promis d'aider l'association pour lutter contre l'homophobie et le racisme dans le sport et pour sensibiliser les joueurs et les supporters. Mais la Premier League pourrait faire plus. " Ils sont très silencieux sur le sujet et n'ont pas l'air de vouloir faire bouger les choses ", juge Amal Fashanu, la fille du célèbre footballeur, au Sun. " Ils veulent stopper le racisme et concentrent toute leur énergie dessus, même s'il y a un énorme problème d'homophobie dans le foot ", indique-t-elle.

Parmi toutes ces choses, il s'avère que je suis aussi gay : Au Royaume-Uni, aucun joueur professionnel n'est ouvertement gay ou bi. À 33 ans, l'ancien joueur Thomas Beattie a assumé son homosexualité fin juin. " Je suis un frère, un fils, un ami, un ancien joueur de football professionnel, un entrepreneur et un type tellement compétitif que ça agace les gens. Je suis beaucoup de choses. Parmi toutes ces choses, il s'avère que je suis aussi gay ", déclarait-il dans une interview-confession accordée à l'ESPN.

" La Premier league est engagée à encourager tout joueur qui veut sortir du placard. Nous sommes ouverts à tous et avec nos clubs, nous continuons à travailler ensemble pour créer un environnement accueillant et sain pour tous nos fans, joueurs ou employés ", explique un porte-parole de la Premier league.

Un environnement hostile également en France : En France, la situation n'est pas bien meilleure. Il n'y a aucun footballeur français ouvertement gay en poste. L'environnement n'est semble-t-il, pas très accueillant : Neymar, l'attaquant star du PSG aurait traité le marseillais Alvaro de " putain de pédé " après qu'il aurait reçu une insulte raciste. Cette homophobie infuse côté supporters, qui ont déployé des banderoles en amont de la rencontre. On pouvait y lire " PSG-OM : 9 ans de sodomie en bande organisée " ou " OM : la pute qui suce toute l'Europe et qu'on baise tous les ans ". Mi-août, le parieur sportif Winamax trouvait drôle de reprendre des paroles de PNL en écrivant "on prend l'Europe et on l'encule à deux ".

lundi, août 10, 2020

Sport : Van Gaal explique le tabou de l'homosexualité dans le foot !

L'ancien entraîneur néerlandais Louis van Gaal (68 ans) reconnait que l'homosexualité dans le milieu du football reste un sujet tabou.

Au début du mois de juillet, un joueur de Premier League a fait son coming-out dans une lettre publiée par le Sun. Une initiative très rare. Mais ce joueur a préféré garder l’anonymat, preuve que, même en 2020, le sujet reste tabou dans le monde du foot. Et que la parole a toujours du mal à se libérer. Louis van Gaal, lui, a accepté de parler de l’homosexualité dans ce milieu dans un entretien au site gay néerlandais " Gaykrant ".

L’ex-entraîneur batave passé notamment par le Barça, le Bayern et Manchester United affirme qu’aucun joueur ne lui a dit qu’il était homosexuel durant sa longue carrière. " Cela veut dire beaucoup de choses, regrette-t-il. J’y ai pensé à plusieurs reprises. Mais si quelqu'un ne m’en parle pas, je ne veux pas l’accabler avec ça ".

Le monde du foot n'est pas le reflet de la société : Et pour cause. Van Gaal, 68 ans, reconnait que le monde du foot est " très conservateur dans sa façon de penser et d’agir. Il n'est pas le reflet de la société ". Pour l’ancien coach, les joueurs gays ne font pas leur coming-out parce qu’ils en craignent les conséquences : " Vous devez avoir beaucoup de courage et de force pour faire cela, dit-il. Car le monde du football et le monde extérieur pensent que c’est un problème. ( ... ) Vous serez sous pression en tant que joueur de football. Vous devez surmonter beaucoup de résistance ".

S'il veut inciter les joueurs gays à faire leur coming-out, LVG admet que le chemin est long pour faire bouger les lignes. Et que tout passe par l'éducation à la maison et à l'école. Lui même a évolué au cours de sa carrière. Réputé pour tout savoir de ses joueurs avant de les recruter, il avait l'habitude de leur demander s'ils avaient " une petite amie ". Conscient qu'il pouvait mettre certains dans l'embarras, il a modifié sa question en utilisant le terme de " partenaire ".

samedi, juillet 18, 2020

Sport : La lettre d’un joueur dans le placard dénonce l’homophobie dans le football !

Partagé par la Justin Fashanu Foundation, ce texte déchirant épingle les comportements homophobes qui gangrènent le milieu du ballon rond et appelle à des changements radicaux.

Dans les vestiaires comme dans les gradins, l’homophobie règne encore dans le milieu du football. C’est ce que veut dénoncer un joueur britannique encore dans le placard dans une lettre ouverte fraîchement partagée. Resté anonyme, le footballeur de League 1 détaille dans un texte bouleversant les raisons qui le poussent à ne pas faire son coming out médiatique. Il placarde ainsi les comportements homophobes des joueurs comme des supporteurs.

Afin de préserver l’authenticité de ce témoignage nécessaire, voici ce texte traduit dans son intégralité :

" Quand j’étais gosse, tout ce dont je rêvais, c’était de devenir footballeur. Je m’en fichais d’avoir des bonnes notes à l’école. Au lieu de faire mes devoirs, je passais chaque minute de libre avec un ballon. Au bout du compte, ça a payé. Même maintenant, je dois me pincer quand j’arrive sur le terrain et que je joue chaque semaine devant des dizaines de milliers de personnes. Néanmoins, il y a quelque chose qui me distingue de la plupart des autres joueurs de Premier League. Je suis gay.

Rien qu’écrire ça, c’est une grande étape pour moi. Seuls des membres de ma famille et un groupe d’amis sont au courant de mon orientation sexuelle. Je ne me sens pas prêt à en parler avec mon équipe ou mon manager. C’est dur. Je passe la plus grande partie de ma vie avec ces gars et quand on se retrouve sur le terrain, on est une équipe. Et pourtant, quelque chose en moi fait qu’il est impossible pour moi d’être ouvert avec eux sur ce que je ressens. J’espère sincèrement qu’un jour, j’en serai capable.

Je sais que je suis gay depuis que j’ai 19 ans environ. Ça fait quoi de devoir vivre comme ça ? Jour après jour, ça peut être un véritable cauchemar. Et ça affecte ma santé mentale de plus en plus. Je me sens piégé et j’ai peur que dire la vérité sur qui je suis n’aggrave les choses. Donc même si mon cœur me dit souvent que j’ai besoin de le faire, ma tête me répète la même chose : " Pourquoi tout risquer ? ". J’ai de la chance d’avoir un très bon salaire. J’ai une belle voiture, une garde-robe pleine de fringues de designer et je peux acheter ce que je veux pour ma famille et mes amis. Mais la chose qui me manque, c’est un compagnon.

J’arrive à un âge où j’adorerais être dans une relation. Mais à cause de mon métier, le niveau de confiance que je dois avoir avec un partenaire sur le long terme doit être extrêmement élevé. Donc, pour le moment, j’évite toute relation. J’espère véritablement un jour rencontrer quelqu'un en qui je pourrai avoir suffisamment confiance. La vérité, c’est que je ne pense pas que le football soit encore prêt pour qu’un joueur fasse son coming out. Il devrait y avoir des changements radicaux pour que je me sente prêt à franchir ce pas.

J’aimerais ne pas avoir à vivre ma vie ainsi... L’Association des Footballeurs Professionnels dit qu’elle est prête à aider un joueur à faire son coming out. Et elle a dit qu’elle offrirait un suivi psychologique et du soutien à quiconque en aurait besoin. Là n’est pas la question. Si j’ai besoin d’un psy, je peux me prendre un rendez-vous quand j’en ai envie. Ce que les grosses têtes de ce jeu doivent faire, c’est éduquer les fans, les joueurs, les managers, les agents, les propriétaires de clubs… quasiment tout le monde impliqué dans le jeu.

Si je devais franchir ce pas, je voudrais être sûr d’être soutenu à chaque étape. Aujourd'hui, je ne pense pas que ce serait le cas. J’aimerais ne pas avoir à vivre ma vie ainsi. Mais la réalité fait qu’il y a toujours d’énormes préjugés dans le football. Je ne compte plus les fois où j’ai entendu des chants homophobes et des commentaires de supporteurs ne ciblant personne en particulier. Bizarrement, ça ne me dérange pas tant que c'est durant les matchs. Je suis trop concentré sur le jeu. C’est quand je retourne dans l’avion que j’ai le temps d’y penser et ça m’atteint.

Telles que sont les choses, je prévois de continuer à jouer tant que je m’en sens capable et ferai mon coming out une fois que j’aurai pris ma retraite. C’était beau le mois dernier de voir Thomas Beattie prendre la parole et admettre être gay. Mais le fait qu’il ait dû attendre sa retraite en dit long. Les footballeurs ont encore trop peur de franchir ce pas en étant en activité.

Depuis l’année dernière, je reçois du soutien de la part de la Fondation Justin Fashanu, au moins pour m’aider à gérer l’impact que tout ça a sur ma santé mentale. C’est difficile de formuler à quel point la Fondation m’a aidé. Elle m’a fait me sentir soutenu, compris et m’a donné la confiance d’être plus ouvert et honnête avec moi-même. Sans ce soutien, je ne sais pas où j’en serais maintenant. Je sais que je risque d’arriver au point où ça va m’être impossible de vivre dans le mensonge. Si je continue sur cette voie-là, mon plan est de prendre ma retraite anticipée et de faire mon coming out. Je risque de faire une croix sur plusieurs années d’une carrière lucrative. Mais ma tranquillité d’esprit n’a pas de prix. Et je ne veux pas vivre comme ça pour toujours ".

Un problème systémique : Ce témoignage anonyme fait tristement écho à celui de Thomas Beattie, l’ex-joueur anglais ayant fait son coming out en juin dernier. Ce dernier était seulement le deuxième footballeur professionnel britannique à révéler son homosexualité dans les médias. Son prédécesseur était le regretté Justin Fashanu, lequel s’est suicidé en 1998, huit ans après son coming out.

Sans surprise, cette homophobie corrosive est aussi présente dans le milieu français. Dans les colonnes du Figaro, Olivier Giroud déplorait le fait qu’il était " impossible d’afficher son homosexualité dans le football ", estimant qu’il y avait " encore beaucoup de travail à faire dans le monde du foot sur ce sujet ". Même son de cloche du côté d’Antoine Griezmann, qui s’était exprimé sur la question lors d’un long entretien accordé dans la presse gay l’an passé.

Dans le sillage de cette lettre ouverte anonyme, le collectif Rouge Direct alerte les instances décisionnaires de l’homophobie toujours prégnante dans le football en France. Un rapport parlementaire épingle notamment le laxisme de la Ligue et de la Fédération face aux discriminations. Dans les cas des supporteurs, des stages de sensibilisation pourraient leur être assignés en cas de comportements homophobes plutôt qu’une interdiction commerciale de stade. Ce serait déjà un début.

samedi, juin 27, 2020

Sport : Le footballeur anglais Thomas Beattie fait son coming out !

À 33 ans, Thomas Beattie est seulement le deuxième joueur britannique issu des grandes ligues à assumer son homosexualité. Un grand pas pour le milieu du ballon rond.

Dans le monde du football comme celui du sport de manière générale, l’homophobie règne encore. C’est bien ce qu’espère changer Thomas Beattie en faisant son coming out. Dans une interview confession pour ESPN, l’ex-joueur anglais lève le voile sur son homosexualité pour la toute première fois. " Je suis un frère, un fils, un ami, un ancien joueur de football professionnel, un entrepreneur et un type tellement compétitif que ça agace les gens, déclare-t-il. Je suis beaucoup de choses. Parmi toutes ces choses, il s’avère que je suis aussi gay ".

Au gré de son entretien, le sportif de 33 ans revient sur son orientation amoureuse et les raisons qui l’ont poussé à la garder secrète pendant autant de temps. " Être gay et avoir une carrière dans le football n’a jamais vraiment été une option, détaille le principal intéressé. La société m’a dit que ma masculinité était liée à ma sexualité ( un présupposé totalement faux ) mais j’ai eu l’impression de ne pas pouvoir être footballeur et accepter qui j’étais. Tout autour de moi me faisait comprendre que ces deux mondes étaient ennemis et j’ai dû en sacrifier un pour survivre ".

Un coming out historique : C’est à l’âge de 10 ans que Thomas Beattie se met au ballon rond. Après ses années lycée et ayant obtenu une bourse d’études, il déménage aux États-Unis et s’entraîne à un niveau universitaire pendant quelques années. Il a ensuite commencé à jouer professionnellement pour plusieurs équipes, que ce soit en Écosse, au Canada ou en Norvège. Malheureusement, sa carrière connaît une fin prématurée après une grave blessure au crâne. Depuis, il s’est épanoui en tant qu’entrepreneur à Singapour et est actuellement à la tête de plusieurs compagnies dans divers secteurs, du développement de produit à la technologie mobile.

Thomas Beattie est seulement le deuxième joueur britannique de football à assumer publiquement son homosexualité. Avant lui, Justin Fashanu, qui a fait son coming out en 1990 dans une interview exclusive pour The Sun, alors âgé de 29 ans. Ce dernier a tristement mis fin à ses jours huit ans plus tard, après des années de matraquage médiatique et de harcèlement homophobe.

En s’exprimant désormais sur sa préférence pour les hommes, l’ex-footballeur espère faire évoluer les mentalités dans ce milieu terriblement discriminant. " Statistiquement, c’est impossible de dire qu’il n’y a pas d’autres footballeurs comme moi, qui vivent dans le silence comme ça a pu être mon cas, précise-t-il. S’ils lisent mon témoignage, je veux qu’ils sachent que je suis là et que je peux les soutenir. Si je suis honnête, je comprends pourquoi ils ne font pas leur coming out. En tant que jeune mec, tu regardes avec admiration les gens au-dessus de toi : les joueurs vétérans, les coachs, les managers. Et si tu ne vois pas quelqu'un qui te ressemble, tu n’es pas sûr que ces deux mondes peuvent coexister ". L’importance de la représentation est indéniable, qu’importe le milieu. En espérant que le courage de Thomas Beattie inspire d’autres joueurs, peut-être encore en activité, à faire de même.

lundi, février 24, 2020

UK : Le premier footballeur ouvertement gay intronisé au Hall of Fame !

Justin Fashanu, premier joueur professionnel anglais à avoir revendiqué publiquement son homosexualité en 1990, entrera ce mercredi parmi les grandes gloires du football anglais dans le musée du " Hall of Fame ".

Cette date marque le 59e anniversaire de l'attaquant qui s'est suicidé par pendaison huit ans après sa confession, mal accueillie notamment par son frère John qui avait qualifié Justin de " paria " dans sa famille, affirmant qu'il ne voulait que " se faire remarquer ".

Attaquant très athlétique, John était lui aussi footballeur et évoluait au sein du " crazy gang " ( gang des dingues ) de l'équipe de Wimbledon, à la réputation de bad boys bien établie.

Justin Fashanu avait connu un début de carrière très prometteur, ses performances avec Norwich ( dont un but contre Liverpool qui avait été élu but de la saison 1979/1980 ) lui avaient valu un transfert à un million de livres vers Nottingham Forest, une somme alors inédite pour un joueur de couleur. Il n'a cependant jamais eu la confiance du très exigeant Brian Clough à Forest et il a très souvent changé de maillots ensuite.

C'est sa nièce Amal, la fille de John, qui avait neuf ans au moment du suicide de son oncle, qui recevra cet honneur en son nom. Journaliste, elle s'occupe ( aux côtés de son père qui a fait amende honorable sur ses prises de positions passées ) de la Fondation Justin Fashanu qui lutte contre l'homophobie, le racisme et les troubles mentaux chez les footballeurs. " Wow, il reçoit enfin la reconnaissance qu'il mérite ", a commenté Amal Fashanu dans le Daily Mirror.

" Les gens ont tendance à oublier à quel point il était talentueux parce qu'il était gay (...) C'est un geste important et un grand pas en avant parce qu'ils le reconnaissent enfin sur un tout autre niveau ", a-t-elle ajouté.

Des fans de ManU pointés du doigt : Coïncidence malheureuse, l'honneur rendu à Justin Fashanu intervient alors qu'un groupe de supporters de Manchester United a été dénoncé pour avoir entonné des chants homophobes lors du match à Chelsea lundi dernier. Manchester United a publié un communiqué cinglant rappelant que " ces chants sont contraires à (ses) valeurs ".

" Nous avons été le premier club à nous engager dans la TeamPride Coalition ( initiative du groupe de lutte contre l'homophobie Stonewall pour combattre les discriminations envers les joueurs ou les supporters dans le sport ) et nous continuerons à collaborer avec Stonewall et d'autres organisations anti-discriminations ", ont ajouté les Red Devils.

samedi, février 08, 2020

Foot : Le message fort de ce footballeur suédois contre l’homophobie !

Lors d’une conférence organisée au Parlement européen sur l’homophobie dans le sport, le footballeur suédois Albin Ekdal a rappelé dans une vidéo le faible nombre de joueurs " out " et a appelé à l’action.

C’est un message fort relevé mercredi 5 février par le magazine So Foot. Cette semaine, le Parlement européen organisait une conférence intitulée " Sport vs homophobie, un match à gagner ", à l’initiative de la femme politique italienne Tiziana Beghin, du Mouvement des cinq étoiles, l’ancien footballeur polonais Tomasz Frankowski et l’eurodéputé socialiste belge Marc Tarabella. C’est à cette occasion que le footballeur suédois Albin Ekdal s’est exprimé dans une vidéo ( disponible sur YouTube ), diffusée par le site d’information italien alanews, sur l’homophobie dans le football.

" En tant que footballeur, je pense qu’il est essentiel de contribuer à sensibiliser le public européen à cette question, explique le sportif face caméra. Dans un monde idéal, personne ne devrait se sentir mal à l’aise de se déclarer homosexuel, que ce soit dans la vie quotidienne ou dans le football. Malheureusement, la réalité est assez différente. Dans notre sport, seuls huit joueurs se sont déclarés homosexuels. C’est un très  faible chiffre ".

Une défaite pour le monde du football : " Beaucoup d’autres le voudraient, mais ils ne se sentent pas libres de le faire, par crainte de réactions négatives. C’est un environnement où l’homophobie est répandue et ces joueurs craignent de devenir la cible d’insultes et de moqueries, tant sur le terrain qu’en dehors. En conséquence, ils se sentent obligés de fuir, de se cacher et de vivre dans la peur ".

Le footballeur a ensuite lancé un appel, qui semble s’adresser aux fédérations de football : " C’est pourquoi nous devons réagir sur cette question, en utilisant l’éducation comme une force de changement positif. Quelle société sommes-nous si un jeune garçon ne peut pas réaliser son rêve de devenir footballeur à cause de son orientation sexuelle ? Chaque fois qu’un enfant raccroche ses chaussures et arrête de jouer parce qu’il n’est pas accepté dans le vestiaire de son équipe ou de son entourage, c’est une défaite pour le monde du football ".

En juillet 2019, déjà, Ekdal avait affirmé que le football masculin aurait beaucoup à apprendre du football féminin concernant l’acceptation de l’homosexualité.

vendredi, janvier 24, 2020

Sport : Pour le Mondial 2022, le Qatar s’engage sur la protection des droits des personnes LGBT !

La FIFA et le Qatar ont publié mardi à Doha leur stratégie commune pour la Coupe du monde de football en 2022, insistant sur le respect des droits des travailleurs immigrés et des personnes LGBT ainsi que la protection des militants et journalistes.

Le Qatar a fait l’objet de vives critiques de défenseurs des droits humains en raison du traitement réservé aux milliers de travailleurs immigrés employés sur les chantiers du Mondial et de ses lois criminalisant l’homosexualité.

La stratégie de 112 pages énonce également des engagements pour rendre le tournoi accessible à tous les groupes, y compris les personnes handicapées, à stimuler le développement économique, à protéger l’environnement et à promouvoir des pratiques commerciales éthiques.

" Un total de 22 objectifs ont été décrits en détail, ainsi que plus de 70 initiatives et programmes concrets pour mettre en œuvre la stratégie ", ont souligné la FIFA et le Comité d’organisation du Qatar dans un communiqué conjoint.

Concernant les droits des travailleurs, le document indique que le Qatar veillera à promouvoir " des conditions de travail et de vie décentes et un recrutement équitable ".

Pour l’analyste James Dorsey, le Qatar " peut se féliciter " de cette stratégie car elle " l’aide à projeter l’image d’un défenseur des droits humains ". Mais il a estimé que la mise en œuvre de cette stratégie n’est pas claire.

Le document souligne que la FIFA interdit durant ses événements " toute forme de discrimination contre un pays, des personnes ou des groupes de personnes fondée sur l’origine ethnique, la couleur de peau, la nationalité, l’origine sociale, le sexe, l’orientation sexuelle, le handicap, la langue, la religion, les opinions, la richesse, la naissance ou tout autre statut ".

" En tant que pays hôte de la Coupe du monde 2022, le Qatar est pleinement conscient de sa responsabilité de respecter les politiques de la FIFA en matière de droits humains et de non-discrimination ", ajoute le document.

Les agents de sécurité publics et privés recevront une formation spécialisée en matière de droits humains et des conseils sur la manière d’agir avec les médias et les militants, selon la stratégie.

La secrétaire générale de la FIFA, Fatma Samoura, a déclaré que le tournoi " offre une occasion unique d’apporter des changements positifs, une occasion que la FIFA et le Qatar ne peuvent pas et ne veulent pas laisser passer ".

Source

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