mardi, juin 30, 2020

Politiques : Ces maires ouvertement LGBT+ qui ont été (ré)élus ( Municipales 2020 ) !

Les élections municipales 2020 ont donné lieu à une vague verte, mais aussi à une petite vague arc-en-ciel. Plusieurs maires ouvertement LGBT+ ont en effet été élus.

Si le second tour des municipales a donné lieu à une vague verte, de nombreux maires LGBT+ de tous bords politiques ont aussi été élus ou réélus. À Nancy, Saint-Dié-des-Vosges, Châteauroux, Tilleroy-les-Marchiennes ou encore à Paris, les électeurs ont choisi des élus ouvertement LGBT+. À Toulouse, Antoine Maurice a manqué de peu de faire tomber Jean-Luc Moudenc qui s’était opposé au Mariage pour tous. Petit passage en revue non exhaustif des maires français LGBT+.

Une première femme transgenre à Tilloy-les-Marchiennes : La victoire de Marie Cau à Tilloy-les-Marchiennes, dans le Nord de la France, est historique. Avec plus de 63 % des suffrages dès le premier tour, elle devient la première maire ouvertement trans en France. Cette ingénieure de 55 ans a un diplôme de technicienne agricole et un BTS horticole. Avant de se reconvertir dans l’informatique, l’édile a fait un passage dans l’armée. Fait notable, elle a été élue honorablement... avec une forte participation : 67,9% des inscrits. " Mon élection est perçue comme une lueur d’espoir " , disait-elle à peine élue. " C’est ça qui est intéressant : quand les choses deviennent normales, qu’on n’est pas montré du doigt ", poursuivait-elle.

" Je ne me suis pas engagée en politique. Je vais simplement m’occuper de mon village. Le fait que je sois transgenre était quelque chose de complètement accessoire, quelque chose de normal pour tout le monde ", explique la maire de cette commune de 500 habitants qui dit ne pas avoir été confrontée à des propos transphobes. Pour cause, ici, tout le monde connaît cette mère de trois enfants qui souhaite un " modèle basé sur le développement durable, l’économie locale et les circuits courts, le social et le mieux-vivre ensemble ".

Un défenseur de l’adoption à Nancy : La victoire du socialiste Mathieu Klein à Nancy est symbolique pour la gauche dans cette ville dirigée par la droite depuis 1947. Mathieu Klein, ouvertement homo, l’a emporté avec 54,54 % des voix. Face à lui, Laurent Hénart, le maire sortant soutenu par Les Républicains, LaREM, le MoDem et l’UDI a récolté 45,46% des suffrages, qui avait été vivement critiqué en 2014 après la nomination d’un ancien responsable de la Manif pour tous comme conseiller délégué aux écoles. Il avait toutefois voté le mariage pour tous en 2013, alors qu’il était député.

À 44 ans, Mathieu Klein est un proche de Martine Aubry qui a créé la surprise en devenant porte-parole de Manuel Valls pendant la campagne de 2017. Selon France Bleu, le nouveau maire de Nancy a refusé un poste dans l’équipe gouvernementale d’Édouard Philippe après avoir élaboré un plan contre la pauvreté. Le nouveau maire de Nancy a déjà eu l’occasion de défendre les droits des LGBT+ alors qu’il était président du conseil départemental. En effet, en 2018, Jean-Marie Muller, président du Conseil de famille des pupilles de l’État avait suscité une vive polémique, en déclarant : " On n’a rien contre les couples de même sexe, mais tant qu’on aura des couples jeunes, stables, avec un père et une mère, on les privilégie ". Mathieu Klein l’a " invité à mettre fin à son mandat et en a avisé le Préfet ".

Un maire homo pour " dire stop à la pente glissante " : David Valence a été réélu au premier tour à Saint-Dié-des-Vosges avec près de 72 % des voix. Ce maire ouvertement gay mais qui " n’a jamais fait de coming out à proprement parler ", avait dû déposer plainte en septembre après une injure homophobe. Après quatre mois d’hésitation, il a voulu rendre publique cette plainte pour " dire stop à la pente glissante du toujours plus violent ". " C’est aussi une façon de donner du courage à toutes les personnes qui souffrent, qui sont discriminées, mises au ban de la société, parce qu’elles sont homosexuelles, ou qu’elles font partie d’une toute autre minorité ", poursuivait l’élu.

C’est son second mandat à l’hôtel de ville de Saint-Dié-des-Vosges. En 2014, il avait été élu sur une liste d’union de la droite. Son militantisme lui vient de la défaite de Jacques Chirac et d’Alain Juppé après la dissolution de l’Assemblée en 1997. David Valence a alors 16 ans. Désormais, dans cette ville de 20.000 habitants, tout le monde le connaît et une grande majorité des électeurs l’apprécie.

À Châteauroux, un maire bientôt marié : Ce n’est pas Palm Springs, qui est dirigée par un conseil municipal 100 % LGBT+, mais Châteauroux a élu au premier tour Gil Avérous, ouvertement gay. Le maire, réélu pour un second mandat pense " qu’être homosexuel n’est pas un handicap en politique ", disait-il en 2016 dans les colonnes de La Nouvelle République. Il n’empêche que lorsqu'il a habillé l’hôtel de ville de Châteauroux des couleurs LGBT+ après l’attentat d’Orlando, il a reçu une lettre de menaces anonyme.

Le maire est pacsé avec son compagnon et envisageait de se marier en 2016. Pourtant, il s’était déclaré contre le mariage pour tous, sans pour autant afficher de soutien avec la Manif pour tous. " Maintenant, les choses sont faites et bien faites. Pas question de le remettre en cause ", poursuivait-il au quotidien local. Gaulliste, le maire s’est prononcé contre la GPA et favorable à la PMA uniquement si " elle a un caractère médical ".

À Paris, David Belliard premier adjoint : Il souhaitait prendre l’assaut de la mairie centrale, après son score de 10,79 % au premier tour, le candidat écologiste David Belliard s’est rallié à la socialiste Anne Hidalgo. David Belliard pourrait-il devenir premier adjoint de la maire ? L’écologiste aux baskets Veja s’était souvenu, dans Libération, de ses difficiles années collège : " Je ne voulais pas être gay. En plus, j’étais assez croyant, enfant de chœur jusqu'à 13 ans. J’ai longtemps intériorisé une forme de culpabilité. Quand j’y repense, j’étais un gamin assez créatif et efféminé ", confie-t-il dans le quotidien.

Sa mue en parisien passe par la perte de son accent de Haute-Saône, un régime et des efforts pour paraître plus " viril ". En 2008, il a tout juste 24 ans quand Pierre Bergé lui donne les commandes de Sidaction. Il deviendra ensuite journaliste à Alternatives éco avant d’être élu en 2014 conseiller de Paris. Discret sur sa vie privée, on sait que son compagnon est " un peu plus jeune et plus petit que moi ", dixit l’intéressé : roux, barbu et sexy selon Libé qui a eu le droit de voir sa photo.

À noter aussi à Paris, Alice Coffin (EELV), cofondatrice de l’Association des journalistes LGBT+ et dans le comité d’organisation de la Conférence Lesbienne Européenne a été élue dans le 12e arrondissement.

La ville rose n’a pas basculé : L’élection ne s’est pas jouée à grand chose à Toulouse où le maire sortant Jean-Luc Moudenc ( LR soutenu par LREM ) a été réélu. Le maire sortant a battu Antoine Maurice, ouvertement gay. Le candidat écologiste avait pourtant ses chances : inconnu des Toulousains avant la campagne, il a obtenu 48,02% des voix. La campagne s’est terminée avec un goût particulièrement amer. Le candidat d’union de la gauche a été qualifié de " tarlouze " par un soutien de Jean-Luc Moudenc qui a été immédiatement congédié.

Le maire n’est pas connu pour ses positions LGBTfriendly. Il a manifesté auprès de la Manif pour tous. Le maire n’a pas réussi à enrayer la LGBTphobie puisque les violences signalées y ont augmenté sensiblement, selon les associations.

Source

Video : Indochine - Nos célébrations !

Some after school !

Cute !

C'est plus flagrant le jour...

Sport : Le snowboarder Tanner Pendleton fait son coming out !

Réputé dans le milieu du snowboard, notamment pour ses prouesses en tant que réalisateur, Tanner Pendleton a fait son coming out. 

Depuis le 25 juin 2020, le monde du snowboard est devenu un petit peu plus queer. C’est cette date-là qu’a choisie le sportif Tanner Pendleton pour faire son coming out. Dans les lignes du média spécialisé Torment, pile à temps pour clôturer en beauté ce Mois des Fiertés, il s’est confié sur son homosexualité et a d’ailleurs explicité les difficultés qu’il a pu rencontrer ces dernières années.

" Pour être honnête, c’était un chemin très déstabilisant, explique-t-il dans son interview. Je pense aussi qu’il y a une différence entre savoir que tu es gay et l’accepter ". Pour lui, une chose est certaine : son coming out a été salvateur. " C’est quelque chose qui était devenu de plus en plus difficile à nier. J’avais tous ces sentiments en moi et j’étais arrivé à un point où je ne pouvais plus ignorer tout ça. J’avais conscience que je ne me rendais pas service et que je me faisais du mal mentalement. Donc dans ma tête, c’était de plus en plus vital pour moi d’agir ".

La famille d’abord : Dans le secteur de la planche à neige, Tanner Pendleton est également connu pour avoir réalisé une flopée de films aux visuels très bruts, souvent en association avec des marques. En 2018, il planchait ardemment sur Landline, un documentaire en collaboration avec Vans. " Je me suis promis à moi-même de faire mon coming out dès que j’aurai fini Landline, rapporte-t-il. Je craignais que mon monde tout entier s’écroule après avoir fait mon coming out et que ça m’empêche de terminer la vidéo ". C’est ainsi que, une fois la production du film bouclée, Tanner s’est rendu chez ses parents pour dîner. Et, juste avant de repartir, a annoncé qu’il était gay à sa mère.

Dans l’ensemble, le sportif raconte avoir récolté une majorité de retours positifs après avoir clarifié son orientation amoureuse auprès de son entourage. Néanmoins, tout n’est pas toujours tout rose dans le monde du snowboard. " Même après mon coming out, j’entends et je vois encore des propos ou des comportements homophobes, y compris de la part de mes amis, avance Tanner Pendleton. 99% du temps, ce n’est pas mal intentionné, mais ce sont des choses blessantes dont ils n’ont pas conscience ".

Au bout du compte, Tanner Pendleton est le tout premier homme dans le milieu du snowboard à assumer son homosexualité. Avant lui, la snowboardeuse australienne Belle Brockhoff qui avait fait son coming out juste avant les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi en 2014.

Video : Kadebostany ft. Irina Rimes - Letters From Her !

Quand tout est gris, la peine est mon amie...

Aujourd’hui, tous les hommes font de l’œil avec leurs jambes...

lundi, juin 29, 2020

EU : La Commission européenne s’associe à des stars LGBT+ pour demander l’égalité en Europe !

Dans une tribune, la commissaire européenne Helena Dalli et des stars LGBT+ s’inquiètent de la hausse des inégalités en raison de la crise du Covid-19.

La Commission européenne s’est associée au chanteur britannique légendaire Elton John, à la joueuse de tennis américaine Billie Jean King ou encore à l’acteur anglais Sir Ian McKellen, pour appeler à soutenir la communauté LGBT+, alertant sur le fait que les inégalités ont été exacerbées par la crise du Covid-19, a relevé le site d’information LGBT+ Openly de la Thomson Reuters Foundation. Dans une tribune publiée simultanément dans Le Monde et The Guardian, les auteurs, qui incluent également le chanteur américain Frank Ocean et le rédacteur en chef du magazine Vogue Edward Enninful, soulignent " qu'aucune société n’a encore atteint l’égalité LGBTI+ ".

" Il reste encore beaucoup à faire, a déclaré lundi 22 juin à la Thomson Reuters Foundation Helena Dalli, commissaire européenne à l’égalité. La pandémie a exacerbé les réalités, la discrimination, les inégalités subies par les personnes LGBTI+ ". La Commission européenne a joint ses forces à l’ONG Global Citizens dans son initiative " Global Goal : Unite for Our Future ", qui vise à lever des millards de dollars pour contribuer à amoindrir l’impact de la pandémie sur les communautés marginalisées.

Stratégie pour l’égalité : Plus tard cette année, la Commission européenne publiera pour la première fois sa première " stratégie pour l’égalité LGBTI+ ", alors que l’exécutif de l’Union européenne s’inquiète de plus en plus des atteintes aux droits LGBT+ dans certains pays d’Europe centrale et de l’Est, accélérées par la crise du coronavirus. Ainsi, en Pologne, alors que de nombreuses collectivités locales ont déjà mis en place des " zones sans LGBT ", le président Duda qui fait campagne pour sa réélection prend désormais pour cible sa population LGBT+, qu’il a assimilée à un " néo-bolchévisme ". De son côté, le régime hongrois a profité de la crise sanitaire pour réduire quasiment à néant les droits des citoyens transgenres.

" Les jeunes sont confinés dans des foyers avec des personnes homophobes ", a rappelé Helena Dalli, ajoutant que cela a conduit à une augmentation du nombre de sans-abris en raison de " l’aggravation de la situation qu’ils ressentent chez eux ". De nombreuses personnes transgenres ont également vu l’accès à leurs traitements restreints en vertu des règles de confinement ou du report des chirurgies jugées non essentielles. " C’est une menace pour leur vie ", estime la commissaire européenne.

Video : Grand Corps Malade & Camille Lellouche - Mais, je t'aime !

Déjà le jour se lève, comment te dire que tout est fini...

Oh la la !

L'homme n'a pas besoin de voyager pour s'agrandir, il porte avec lui l'immensité...

Japon : Dans une région du pays, le " outing " des LGBT est désormais puni par la loi !

C’est un grand pas pour l’histoire de la cause LGBT japonaise... Il est désormais interdit de divulguer la sexualité ou le genre d’une personne sans son consentement. Cette interdiction concerne pour l’instant une seule région du pays... mais les choses avancent petit à petit.

D’après le Japan Today, le gouverneur de la préfecture de Mie, une région de la côte sud de Honshu ( la plus grande île du Japon ), a annoncé, le 3 juin, l’interdiction de divulguer l’orientation sexuelle ainsi que l’identité de genre d’une personne LGBT sans sa permission.

Cette nouvelle interdiction fait partie d’une législation anti-discriminations plus large. Elle s’appliquera aussi pour les personnes qui voudraient obliger ou contraindre quelqu'un à dévoiler son orientation sexuelle. Le montant des pénalités n’a pas encore été annoncé.

" Nous devons faire plus pour créer une société qui se soucie les uns des autres ", explique le gouverneur Eikei Suzuki. Selon lui, dénoncer les personnes LGBT contre leur gré peut avoir pour conséquence de déstabiliser les relations familiales et professionnelles et conduire les personnes LGBT à l’isolement en perturbant leurs amitiés et leurs contacts avec d’autres personnes.

Cette décision est le premier pas en faveur des LGBT japonais. En effet, au Japon, le mariage pour tous et l’adoption n’ont toujours pas été ratifiés. Depuis 2017, certaines autorités locales ont commencé à délivrer des " certificats de partenariat " aux couples de même sexe. Mais la démarche est purement symbolique et n’a hélas aucune valeur légale et juridique.

Video : Les orgasmes masculins !

Je suis sage comme une image...

L'espoir est une bouée bien fragile...

dimanche, juin 28, 2020

LGBT : La Suisse, refuge pour les adeptes des " Thérapies de conversion " !

Un des plus importants groupes allemands prônant la " restauration identitaire " des personnes LGBTQ+, pratique récemment mise hors la loi par Berlin, a annoncé son déménagement. 

Le fer de lance des thérapies de conversion en Allemagne plie bagage. Dans la foulée de l’interdiction de ces pratiques, décidée par le Bundestag au début du mois, la Bruderschaft des Weges ( " Confrérie du Chemin " ) et l’Institut für dialogische und identitätsstiftende Seelsorge und Beratung ( " Institut de pastorale et de conseil pour la restauration identitaire par le dialogue " ) ont annoncé leur enregistrement en tant qu’association suisse, rapporte Queer.de. Il s’agit manifestement pour ces groupes de se mettre à l’abri des poursuites pénales qui guettent les guérisseurs de LGBTQ+ mineurs : 1 an de prison et 30000 euros d’amende. 

La Fraternité et l’Institut sont des émanations de Wüstenstrom, version allemande du mouvement évangélique américain Desert Stream ( aussi connu dans le monde francophone sous le nom Torrents de vie ), lui-même issu du groupe Exodus International, aujourd’hui dissout. En Allemagne, ils sont dirigés par un théologien et psychothérapeute nommé Markus Hoffmann, un des principaux opposants à la loi " anti-thérapies de conversion ". Sur le site l’Institut, il se dit victime de " discrimination " et déplore de voir les " frères privés du droit de parler de leur vie et de leurs expériences en matière de sexualité ". 

En Suisse, des pratiques bannies, mais pas trop : Aucun détail n’a été donné sur le point de chute helvétique de Wüstenstrom. Depuis l’autre côté du Rhin, l’institut entend toutefois continuer d’être auprès de ceux qui " vivent une sexualité conflictuelle et qui veulent travailler librement et en confiance à la compréhension de leur sexualité ". Rappelons qu’en Suisse les " thérapies de conversion " sont de facto bannies, même si plusieurs cas ont été dénoncés ces dernières années. Mais le Conseil fédéral n’a pas jugé utile d’inscrire cette interdiction dans la loi, comme il l’a répété en septembre dernier, estimant que le cadre déontologique actuel était suffisant. À Genève, les Verts ont malgré tout déposé le 17 mai une proposition dans ce sens à l’échelle cantonale. Bâle et Zurich auraient des projets du même type. 

Video : Ces pays où il ne fait pas bon être LGBTI ( Amnesty fait l’état des lieux des LGBTphobies dans le monde ) !

Mec à nique !

Kiss !

Ma chair est tendre...

LGBT : Marches des Fiertés 2020 ( Tout ce qu’il faut savoir sur les nouvelles dates en France ) !

Repoussées à cause de la crise sanitaire, les Marche des Fiertés se dérouleront plus tard que prévu cette année. Les nouvelles dates pour notre Hexagone commencent à tomber.

Alors que la pandémie de Covid-19 représente encore une menace indéniable, les organisations LGBT+ françaises n’ont eu d’autre choix que de décaler les dates initiales de leurs Marches des Fiertés. Et bien qu’il soit difficile d’avoir une visibilité certaine sur le reste de l’année, de nouvelles dates commencent à être dévoilées au compte-gouttes pour les événements en question.

Ainsi, la manifestation de la capitale se déroulera le 7 novembre prochain, comme l’a annoncé l’Inter-LGBT dans un communiqué. Son parcours se verra réduit, passant à trois kilomètres de marche au lieu des cinq habituels. La parade débutera à 14h au jardin du Luxembourg avant de s’achever place de la République, où la foule se rassemblera comme à son habitude devant le grand podium qui conclut l’événement.

Du côté de Marseille, une Pride Week est dans les tuyaux, avec expositions, conférences et autres festivités étalées tout au long de la semaine du 28 août au 5 septembre. Le jour de clôture, la Pride Marseille mettra en place plusieurs heures d’émissions en streaming et en direct de différents endroits de la cité phocéenne. Une alternative au cortège qui s’annonce intrigante.

Autres reports et annulations : Pour ce qui est des autres villes de province, Toulouse et Annecy misent aussi sur le 5 septembre, alors que Gap a jeté son dévolu sur le 12 du même mois. Les villes de Montpellier, Lille et Toulon auront leurs Marches des Fiertés le 26 septembre. Enfin, ce sera le 3 octobre pour Rouen. Bien d’autres villes françaises doivent encore communiquer sur leurs nouvelles dates pour l’édition 2020 de la Pride, parmi lesquelles Amiens, Angers, Arras, Biarritz, Bordeaux, Caen, Clermont-Ferrand, Le Mans, Lyon, Metz, Nîmes, Orléans et Tours.

Cela dit, en cas de retour d’un pic d’épidémie de Covid-19, il n’est pas exclu que les villes sus-citées doivent annuler tout bonnement leurs festivités cette année. C’est ce qu’ont préféré faire Grenoble, Nantes, Rennes, Strasbourg, Tignes et Valence, sans doute par mesure de précaution au vu du contexte sanitaire particulier dans lequel notre pays se trouve actuellement. Néanmoins, la pandémie de Covid-19 n’aura pas empêché certains Bordelais d’organiser une Pride improvisée le week-end dernier, avec environ 200 personnes réunies pour défendre les droits des personnes LGBT+ dans les rues de la ville.

Video : Friends Like These - Roxanne & Hot Girl Bummer ( Arizona Zervas & blackbear cover ) !

Candeur des premiers jours !

Un soir au musée !

J'échangerais un matelas de plumes contre un sommeil de plomb...

samedi, juin 27, 2020

EU : La France, le Royaume-Uni et la République tchèque condamnent l’offensive anti-LGBT+ en Europe de l’Est !

Dans une tribune, les ministres des Affaires européennes de la France, de l’Allemagne et de la République tchèque condamnent la régression des droits LGBT+ en Europe de l’Est… sans jamais nommer la Pologne et la Hongrie.

La France, l’Allemagne et la République tchèque ont dénoncé jeudi 18 juin les discriminations visant les personnes LGBT+ en Europe, notamment à l’Est, a-t-on appris de l’AFP. " La situation des personnes LGBTQ ( Q pour queer ) reste très préoccupante, certains dirigeants nationaux remettant même en cause les campagnes en faveur de leurs droits ", écrivent la Française Amélie de Montchalin, l’Allemand Michael Roth et le Tchèque Ales Chmelar, tous trois chargés des Affaires européennes dans leur pays, dans une tribune parue sur le site du média politique américain Politico.

Le président polonais sortant Andrzej Duda, candidat à sa réélection le 28 juin, s’est ainsi engagé à soutenir la famille polonaise traditionnelle mais aussi à " protéger les enfants contre l’idéologie LGBT " et empêcher sa propagation " dans les institutions publiques ". Nombre d’entités territoriales polonaises, souvent liées au parti national-conservateur Droit et Justice (PiS), ont aussi adopté des résolutions pour se déclarer " zones libres de l’idéologie LGBT " dans ce pays très catholique. Le président Duda lui-même a signé, mercredi 10 juin, une " Charte pour la famille " directement inspirée de ces résolutions locales.

Hausse des discriminations en Europe : " Nous condamnons fermement toute mesure d’exclusion et de discrimination et désapprouvons fermement les restrictions aux droits humains et à l’égalité ", notamment le refus de toute reconnaissance légale des personnes transgrenres, poursuivent les trois ministres, qui ne nomment pourtant explicitement ni la Pologne ni la Hongrie, dont les gouvernements prennent tous deux une pente de plus en plus anti-LGBT+. La Hongrie entend ainsi définir le genre par le " sexe biologique basé sur la naissance et le génome ". Les personnes transgenres, opérées ou non, ne seraient alors plus autorisées à demander un changement de sexe auprès de l’état civil, comme c’est le cas actuellement.

" Nous sommes particulièrement alarmés par les conclusions d’un rapport publié par l’Agence européenne des droits fondamentaux en mai, écrivent encore Montchalin, Roth et Chelmar. Selon l’enquête, 43 % des personnes LGBTQ dans l’UE ont été victimes de discrimination au cours des 12 derniers mois, soit une augmentation de 6 points de pourcentage par rapport à la dernière enquête de 2012. Pour les personnes transgenres, ce chiffre est passé à 60 %. ( ... ) La discrimination est une violation des droits de l’homme qui ne devrait avoir lieu nulle part dans le monde. Nous sommes cependant fermement convaincus que l’Europe devrait jouer un rôle moteur dans la protection et la promotion de l’égalité pour tous ".

Video : L'étoile !

Enfin dans ma surface de réparation...

La belle plante !

Sport : Le footballeur anglais Thomas Beattie fait son coming out !

À 33 ans, Thomas Beattie est seulement le deuxième joueur britannique issu des grandes ligues à assumer son homosexualité. Un grand pas pour le milieu du ballon rond.

Dans le monde du football comme celui du sport de manière générale, l’homophobie règne encore. C’est bien ce qu’espère changer Thomas Beattie en faisant son coming out. Dans une interview confession pour ESPN, l’ex-joueur anglais lève le voile sur son homosexualité pour la toute première fois. " Je suis un frère, un fils, un ami, un ancien joueur de football professionnel, un entrepreneur et un type tellement compétitif que ça agace les gens, déclare-t-il. Je suis beaucoup de choses. Parmi toutes ces choses, il s’avère que je suis aussi gay ".

Au gré de son entretien, le sportif de 33 ans revient sur son orientation amoureuse et les raisons qui l’ont poussé à la garder secrète pendant autant de temps. " Être gay et avoir une carrière dans le football n’a jamais vraiment été une option, détaille le principal intéressé. La société m’a dit que ma masculinité était liée à ma sexualité ( un présupposé totalement faux ) mais j’ai eu l’impression de ne pas pouvoir être footballeur et accepter qui j’étais. Tout autour de moi me faisait comprendre que ces deux mondes étaient ennemis et j’ai dû en sacrifier un pour survivre ".

Un coming out historique : C’est à l’âge de 10 ans que Thomas Beattie se met au ballon rond. Après ses années lycée et ayant obtenu une bourse d’études, il déménage aux États-Unis et s’entraîne à un niveau universitaire pendant quelques années. Il a ensuite commencé à jouer professionnellement pour plusieurs équipes, que ce soit en Écosse, au Canada ou en Norvège. Malheureusement, sa carrière connaît une fin prématurée après une grave blessure au crâne. Depuis, il s’est épanoui en tant qu’entrepreneur à Singapour et est actuellement à la tête de plusieurs compagnies dans divers secteurs, du développement de produit à la technologie mobile.

Thomas Beattie est seulement le deuxième joueur britannique de football à assumer publiquement son homosexualité. Avant lui, Justin Fashanu, qui a fait son coming out en 1990 dans une interview exclusive pour The Sun, alors âgé de 29 ans. Ce dernier a tristement mis fin à ses jours huit ans plus tard, après des années de matraquage médiatique et de harcèlement homophobe.

En s’exprimant désormais sur sa préférence pour les hommes, l’ex-footballeur espère faire évoluer les mentalités dans ce milieu terriblement discriminant. " Statistiquement, c’est impossible de dire qu’il n’y a pas d’autres footballeurs comme moi, qui vivent dans le silence comme ça a pu être mon cas, précise-t-il. S’ils lisent mon témoignage, je veux qu’ils sachent que je suis là et que je peux les soutenir. Si je suis honnête, je comprends pourquoi ils ne font pas leur coming out. En tant que jeune mec, tu regardes avec admiration les gens au-dessus de toi : les joueurs vétérans, les coachs, les managers. Et si tu ne vois pas quelqu'un qui te ressemble, tu n’es pas sûr que ces deux mondes peuvent coexister ". L’importance de la représentation est indéniable, qu’importe le milieu. En espérant que le courage de Thomas Beattie inspire d’autres joueurs, peut-être encore en activité, à faire de même.

Video : Hervé - Maelström !

Si l'homme cherche à être trop élégant, ça vire au gigolo...

Les amants à la longue deviennent des maris...

vendredi, juin 26, 2020

Afrique : Le Gabon vote la dépénalisation de l’homosexualité !

Le Gabon a voté à une courte majorité la dépénalisation de l’homosexualité, condamnée depuis un an. Mais le Sénat doit encore adopter le texte.

Le Gabon est devenu hier l’un des premiers pays d’Afrique subsaharienne à dépénaliser l’homosexualité… enfin, presque. Ce mardi 23 juin, l’Assemblée nationale gabonaise a voté une loi revenant sur l’interdiction des relations sexuelles de couples de même sexe, qui avait été adoptée en juillet dernier. Après plusieurs heures de débat, 48 députés ont donc voté en faveur de la dépénalisation. 24 ont voté contre et 25 se sont abstenus, indique l’agence de presse Reuters citée par Ouest-France.

L’opposition a contesté le vote, qui n’aurait pas, selon elle, recueilli de majorité absolue. " Quarante-huit députés ébranlent toute une Nation et ses us et coutumes " a déclaré un député hostile, qui a réclamé un second vote. Le Sénat doit encore voter le texte ( porté par le Premier ministre ) pour qu’il puisse entrer en application. Contrairement à de nombreux pays voisins où des lois héritées de la colonisation punissent durement les relations entre personnes de même sexe, le Gabon, depuis 1960, n’interdisait pas l’homosexualité.

8 Gabonais sur 10 ne " souhaitent pas avoir un homosexuel pour voisin " : En décembre 2013, la célébration d’un mariage non officiel a suscité des réactions très hostiles. Six personnes ont été interpellées pour " outrage aux bonnes mœurs ". Une étude de l’Afrobaromètre menée en 2015 indique que " plus de 8 Gabonais sur 10 (83 %) ne souhaitent pas avoir un homosexuel pour voisin ". En juillet 2019, le Parlement a donc voté une loi ( intégrée au Code pénal en octobre ) qui prévoit que les relations entre personnes de même sexe pourront désormais faire l’objet d’une condamnation jusqu'à six mois de prison ainsi qu’une amende de 5 millions de francs CFA, soit 7.621 euros. L’homosexualité y est encore largement considérée comme tabou et le mariage reste interdit.

Selon le dernier rapport de l’Association Internationale des personnes Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Trans et Intersexes (Ilga), 70 pays (dont le Gabon) pénalisent encore l’homosexualité dont 32 en Afrique. Six pays imposent même la peine de mort, et dans cinq, elle est techniquement possible.

Ces dernières années, le Bostwana, l’Angola, le Mozambique et les Seychelles ont autorisé les relations homosexuelles. Mais au Tchad, au Nigeria ou au Burundi, les législations LGBTphobes ont été renforcées.

Video : Mylène Farmer - Pourvu qu'elles soient douces ( Clip et concerts ) ! !

Non, est le premier mot que j'ai su, quand j'ai vu que j'étais un garçon et que ma mère était déçue, et que mes cheveux n'étaient pas blonds...

Désolé, peau lisse man, je veux pas repartir à la case départ...

LGBT : La Russie reconnaît " accidentellement " un mariage gay !


Deux hommes affirment que l’administration russe reconnaît leur mariage à l’étranger après avoir obtenu une déduction fiscale. Dans une semaine, la Russie doit adopter une réforme interdisant les mariages de couples de même sexe.


C’est une faille juridique qui a permis à ces deux hommes d’être reconnus comme mariés. Pourtant, la Russie ne reconnaît pas le mariage gay. Mais ces deux militants ont reçu une déduction fiscale de leur pays après s’être mariés aux État-Unis. La preuve, selon eux, que la Fédération de Russie reconnaît leur union. " L’État nous a accordé cette réduction d’impôts et a ainsi reconnu notre mariage ", écrit Igor Kotchetkov dans un post Facebook cité par The Moscow Times. Sans le savoir, l’administration fiscale leur a fait un beau cadeau pour leurs trois ans de mariage.

La Russie est connue pour ses positions LGBTphobes. Mais le pays reconnaît les mariages célébrés à l’étranger, tant qu’ils ne concernent pas des membres d’une même famille ou des personnes déjà mariées. " Puisque nous ne sommes ni mariés avec quelqu'un d'autre, ni de la même famille... notre mariage est donc reconnu en Russie ", poursuit le message.

Le second mariage reconnu : C’est la seconde fois que la Russie reconnaît par mégarde un mariage homosexuel. En janvier 2018, l’administration avait tamponné l’état civil de Pavel Stotsko et Evgeny Voytsekhovsky et reconnu leur mariage à Copenhague quelques semaines plus tôt. Les deux hommes ont reçu des intimidations. L’administration a même annoncé avoir annulé leur passeport sur décision du ministère de l’Intérieur. Les deux hommes ont reçu plusieurs menaces de mort et des appels anonymes menaçants auprès de leur famille.

La semaine prochaine, la Russie doit voter des amendements constitutionnels pour permettre à Vladimir Poutine de rester au pouvoir jusqu'en 2036. Surtout, si elle est votée, cette réforme constitutionnelle inscrirait dans la loi que le mariage doit être hétérosexuel. Mais selon Igor Kochetkow, ce changement constitutionnel n’empêchera pas son union d’être reconnue. " C’est trop tard. Les mariages de personnes de même sexe existent déjà en Russie ", assure-t-il. Selon lui, l’égalité devant la loi est un principe constitutionnel plus fort que le vote des amendements envisagés. Le militant appelle tous les couples mariés à l’étranger à faire reconnaître leurs droits.

18 % des Russes souhaitent que les gays et lesbiennes " disparaissent de leur réalité " : L’homophobie ne recule pas en Russie. Une récente étude du Centre analytique Levada avance que 18% des Russes souhaitent que les gays et lesbiennes " disparaissent de leur réalité ". 32 % des citoyens russes souhaitent " isoler " de la société les LGBT+ et 9% appellent à " les aider ". L’activiste Svetlana, ouvertement lesbienne à Saint-Pétersbourg, craint un accroissement du " niveau de violence et de haine " contre les personnes LGBT+. En 2018, la Fédération a adopté une loi pour interdire la " propagande homosexuelle ". Cette loi a été condamnée par Human Rights Watch selon qui les faits de harcèlement et de violences sont en augmentation depuis 2013.

Video : Mylène Farmer - Rolling Stone ( Clip + Live 2019 ) !

Un marbre glabre, pareil à la peau...

Love !

Tomber la chemise...

jeudi, juin 25, 2020

Santé : Près d’un jeune Français sur trois pense qu’il existe des médicaments pour guérir du sida

Sidaction publie ce mercredi son sondage annuel qui met en lumière une dégradation de la prévention sur le VIH-sida auprès des jeunes. Près d’un quart n’a jamais reçu d’information spécifique sur le sujet au cours de sa scolarité.

" Le sentiment d’information des jeunes sur le VIH/sida se détériore à vitesse grand V, connaissances sur le VIH/sida, moyens de prévention et santé sexuelle, tous les indicateurs sont au rouge ! " Comme chaque année, Sidaction a publié mercredi 24 juin un sondage conduit par l’institut Ifop en partenariat avec le groupe Bilendi, intitulé " Les jeunes, l’information et la prévention du virus du sida ". Et le constat est alarmant. Ainsi, 29 % des jeunes Français d’entre 15 et 24 ans considèrent qu’il existe des médicaments pour guérir du sida, soit une augmentation de 6 points par rapport à l’an dernier – alors qu’il n’existe pour l’heure ni vaccin, ni  traitement.

Peut-être plus inquiétant encore, plus d’un quart des jeunes Français (26 %) s’estiment mal informés sur le VIH et le sida, un chiffre qui a baissé de 15 points depuis une dizaine d’années. " Plus de dix ans après le premier sondage commandé par Sidaction, c’est le chiffre le plus bas jamais atteint, déplore Florence Thune, directrice générale de l’association de lutte contre le VIH. Depuis 2009, le sentiment d’information des jeunes a drastiquement diminué ". Ainsi, seuls 15 % des sondés assimilent le VIH à un virus et non une maladie... 31 points de moins qu’il y a deux ans.

Baisse de la prévention à l’école : Comment expliquer cette détérioration de l’information auprès des plus jeunes ? " Avec l’arrivée des traitements à la fin des années 1990, on a eu une prévention à deux niveaux, explique Aurélien Beaucamp, président de l’association Aides. Une prévention à destination des jeunes, qui a baissé. Quand j’étais au lycée, on était matraqués d’informations sur le virus, la capote. J’ai commencé ma vie sexuelle avec ça. Avec l’arrivée des traitements, on a moins investi dans la prévention chez les jeunes. Les associations se sont dit qu’elles allaient faire davantage de prévention auprès des populations fragiles. Pour moi l’erreur est là. La prévention chez les jeunes n’est pas au niveau. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités ".

Le militant précise toutefois que " les jeunes ne sont pas un public vulnérable en particulier " face au VIH mais que, s’ils font partie des populations les plus fragiles ( personnes LGBT+, migrants ou encore usagers de drogues ), qui ont un moindre accès à la santé, le manque d’information devient problématique. D'après le sondage conduit par l’Ifop et Bilendi, 22 % des personnes interrogées disent n’avoir jamais bénéficié " d’un enseignement ou d’un moment d’information spécifique sur le VIH, le virus du sida, ses modes de transmission, ses traitements et sa prévention " au cours de leur scolarité. Un chiffre qui a accusé une hausse continue depuis dix ans et qui a doublé depuis 2012.

Et le manque de moyens des activistes qui se battent contre le VIH ne devrait pas arranger les choses. Ce mercredi, Florence Thune a publié dans Libération une tribune intitulée " La lutte contre le sida est en danger ". Alors que le week-end de mobilisation de Sidaction prévu en avril, qui lui permet chaque année de rassembler plus de 4 millions de promesses de dons, a dû être annulé à cause du Covid-19. Pour tenter de rectifier le tir, l’association organise jeudi 25 juin une soirée " 100 ans de comédies musicales : les stars chantent pour Sidaction ", retransmise sur France 2.

Syndrome du super-héros : Déjà, dimanche 21 juin, Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine, présidente du Sidaction et du Comité analyse recherche et expertise ( Care ) chargée de conseiller le gouvernement sur les traitements contre le coronavirus, s’inquiétait dans un entretien accordé au Journal du dimanche d’un relâchement dans la lutte contre le VIH : " De très nombreux jeunes pensent encore qu’on peut guérir du sida ! Et leur conscience du danger se relâche. L’Éducation nationale se désintéresse de cette question. Mon message, c’est : " Protégez-vous " !

La baisse du niveau de prévention a pour conséquence logique une moindre conscience des risques. En effet, le sondage Ifop-Bilendi pour Sidaction montre que 31 % des 15-24 ans considèrent être moins exposés que les autres à l’infection au VIH, soit 10 points de plus qu’en 2009. " Ils souffrent du syndrome du super-héros : ils se sentent invincibles face au virus du sida, analyse Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Cela peut s’expliquer par la raréfaction du VIH/sida dans l’espace médiatique et l’insuffisance de l’information auprès des jeunes. Cela pourrait s’aggraver avec l’omniprésence du coronavirus dans les médias actuellement ". Seule bonne nouvelle du sondage, relève Sidaction : 27 % des jeunes se sont fait dépister au cours de l’année, soit cinq points de plus en un an.

Sondage Ifop-Bilendi réalisé par questionnaire auto-administré en ligne du 19 au 25 février 2020 auprès de 1.003 personnes, représentatives de la population française âgée de 15 à 24 ans.

Video : Benjamin Biolay - Vendredi 12 !

Les rêves de douceur débordent de l'image...

Si ce n'est toi, c'est donc ton frère...

People : Le chanteur espagnol Pablo Alborán fait son coming out !

Tout juste quelques semaines après avoir célébré ses 31 ans, l’artiste malaguène a partagé une vidéo dans laquelle il annonce son homosexualité à ses fans.

" J’ai quelque chose à vous dire ", annonce Pablo Alborán en légende de son post Instagram le plus récent, partagé le 17 juin avec ses 5,5 millions d’abonnés. Bien que peu connu dans notre Hexagone, le chanteur hispanique cartonne dans son pays d’origine ainsi qu’en Amérique latine, où il est fréquemment au sommet des charts avec ses nombreux singles. Mais cette fois-ci, ce n’est pas pour parler musique qu’il s’est adressé à sa communauté : au gré d’une courte vidéo, il fait son coming out et assume ainsi pleinement sa préférence pour la gent masculine.

" Je suis ici pour vous dire que je suis homosexuel, déclare le principal intéressé. Et c’est OK ! La vie continue, rien ne va changer si ce n’est que je vais être un peu plus heureux que ce que je n’étais déjà. Étant donné que j’ai été suffisamment chanceux de grandir dans une maison où j’avais la liberté d’être qui j’avais envie d’être et de faire ce que j’avais envie de faire, on m’a toujours encouragé à me battre pour mes rêves. Mais malheureusement, beaucoup n’ont pas eu la même expérience que moi. C’est précisément pour ça que, aujourd’hui, j’espère faciliter le parcours de quelqu'un avec mon message. Mais avant tout, je fais ça pour moi ".

Vague de soutien : Dans les heures suivant la mise en ligne de sa vidéo touchante et nécessaire, l’artiste natif de Malaga a reçu le soutien de nombreuses personnalités espagnoles et latines dans les commentaires en-dessous de son post initial.

À commencer par Ricky Martin en personne : " La vie est trop courte pour la vivre à moitié, assure l’artiste porto-ricain. Beaucoup d’âmes traversent cette vie sans arriver à accepter leur vraie nature et c’est triste. Cette bataille, tu l’as gagnée. Qu’est-ce que t’es chanceux ! Tu ne sais pas la quantité d’hommes et de femmes que tu as aidés avec cette vidéo ". D'autres artistes issus de la scène hispanophone ont témoigné leur soutien au chanteur, tels que Laura Pausini, Mónica Naranjo ou encore Jesús Mosquera, la star de Toy Boy.

Video : DNCE - Cake By The Ocean !

Je suis ici pour toi, et toi c'est moi...

Il n'existe pas de plus beau paysage que le corps vibrant ou alangui de qui l'on aime...

mercredi, juin 24, 2020

En savoir plus : Pour Françoise Barré-Sinoussi, le Covid-19 montre que nous n’avons rien appris de la crise du VIH-sida !

Dans un entretien au Journal du dimanche, Françoise Barré-Sinoussi, codécouvreuse du VIH, s’inquiète d’un relâchement des pouvoirs publics dans la prévention du VIH.

Elle est l’une des personnes qui ont découvert le VIH. Dans un entretien au Journal du Dimanche paru dimanche 21 juin, Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine, présidente du Sidaction et du Comité analyse recherche et expertise ( Care ) chargé de conseiller le gouvernement sur les traitements contre le coronavirus, s’inquiète d’un relâchement dans la lutte contre à la fois le VIH et le coronavirus. " Je crains une catastrophe, alerte-t-elle. Nous avons dû annuler notre week-end du Sidaction, notre principal événement de collecte de dons. Il nous manque près de 4 millions d’euros, soit un quart de notre budget. Ça pourrait nous empêcher de financer des programmes de recherche ou des actions d’aide et de prévention ".

En outre, la scientifique craint que la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 puisse avoir un impact négatif sur les personnes porteuses du VIH, alors que certains ont pu avoir des difficultés à accéder aux soins ou ressentir une détresse psychologique pendant le confinement. Elle souligne que le Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida ( Onusida ) table sur un doublement du nombre de décès liés au sida en Afrique subsaharienne en raison de la crise du coronavirus : d’après l’organisme international, on passerait ainsi de 470.000 victimes à près de 1 million.

La société civile n’a pas été assez écoutée : Interrogée par l’hebdomadaire dominical sur la gestion de la crise du Covid-19, Françoise Barré-Sinoussi regrette que nos dirigeants n’aient pas suffisamment tiré les leçons de la crise du sida : " Le Covid-19, qui tue 2 % à 3 % des malades, n’est pas une maladie aussi mortelle que le sida dans les années 1980 : toutes les personnes touchées mouraient. Le point commun, c’est l’absence de traitement. Certes, il y a eu, depuis début mars, une formidable mobilisation de la recherche mais en ordre dispersé, en France comme ailleurs. Les essais cliniques se sont multipliés. L’expérience du VIH nous avait pourtant appris que la recherche devait être coordonnée, en consortiums internationaux et pluridisciplinaires. Je regrette aussi que la société civile n’ait pas été assez écoutée ".

Alors que le Sidaction vient de publier une enquête sur l’information des 15-24 ans à propos du VIH, la prix Nobel de médecine identifie un manque d’information et un relâchement dans les campagnes de prévention : " Environ 24.000 personnes en France ignorent leur séropositivité. ( ... ) De très nombreux jeunes pensent encore qu’on peut guérir du sida ! Et leur conscience du danger se relâche. L’Éducation nationale se désintéresse de cette question. Mon message, c’est : " Protégez-vous " ! Ça vaut pour le coronavirus comme pour le sida. Pendant le confinement, on sait qu’il y a eu des pratiques à risque qui peuvent aboutir à des infections au VIH ".

Video : Robin Schulz & Wes - Alane !

Anamorphosé !

Le timide a peur avant le danger...