lundi, juillet 31, 2017

UK : Le métro londonien met fin aux annonces trop " genrées " !

Désormais, la formule "Hi ladies and gentlemen" sera remplacée par " Hi everyone ", plus neutre, afin d'éviter d'exclure les membres de la communauté LGBT.

" Refléter la grande diversité de Londres ". Ce sont les mots qu'a employé Mark Evers, directeur de la stratégie clientèle du TfL (transport for London), pour justifier le changement des formules de bienvenue dans les messages du métro londonien. Comme le rapporte le journal anglais Metro , le traditionnel " Hi ladies and gentlemen " sera désormais remplacé par une annonce plus " inclusive " pour la communauté lesbienne, gay, bi, trans (LGBT), à savoir " Hi everyone ". " Nous voulons que tout le monde se sente le ou la bienvenue dans notre réseau de transports. Nous avons modifié les termes que nous employons dans les annonces et ailleurs et nous nous assurerons que notre langage est totalement inclusif ", a déclaré Mark Evers pour expliquer la nouveauté.

Lobbying intense : Cette petite révolution fait figure de grande victoire pour les associations LGBT qui ont mené un lobbying intense auprès de la mairie de Londres. " Le langage est extrêmement important pour la communauté lesbienne, gay, bi et trans, de même que la manière dont nous l'utilisons pour s'assurer que tout le monde se sent inclus ", a notamment expliqué dans un communiqué l'association Stonewall. Le maire de Londres, Sadiq Khan, avait conforté leur position en déclarant le mois dernier qu'il était " bien conscient que certains usagers ne se retrouvent pas dans les annonces ".

Pour Gaultier Bes, directeur adjoint de la revue Limite et militant de la Manif pour tous, " ce n'est pas parce qu'il y a des exceptions dans notre société que l'on doit oublier la règle générale ". Celui qui évoque " une mesure cosmétique " estime qu'à cause de cette nouveauté, " on ignorera qu'une immense majorité des gens se sent homme ou femme. On fait comme si la non-sexualisation était ordinaire ".

" Je ne pense pas que les gens se sentent exclus lorsqu'on leur dit bonjour à tous ", répond Frédéric Gal, directeur général de l'association Le Refuge. " Au contraire, ce sont ces petits changements anodins qui font avancer les choses. Ce serait utile qu'on importe cela en France, à la SNCF par exemple ", conclut-il.

Un incident à l'origine : L'élément déclencheur date de fin 2016, lorsqu'Aimee Challenor, une jeune femme transgenre de 19 ans, a appelé la hotline du métro londonien et s'est vue rétorquer que sa voix " n'était pas celle d'une demoiselle " . Choquée, elle avait pu compter sur le soutien de la femme politique Sian Berry, du Parti vert, qui avait porté le problème jusqu'aux oreilles du maire de Londres. Sadiq Khan s'était ensuite excusé " sans réserve " pour l'incident. Depuis, " les [nouvelles] consignes ont été données aux équipes de TfL ", a-t-il assuré.

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Video : Linkin Park - Talking To Myself !

Es-tu un rêve, es-tu un frère...

Oh la la !

Some after school !

dimanche, juillet 30, 2017

US : La loi anti-discrimination pourrait ne plus s'appliquer aux gays !

Le " Civil Rights Act ", aussi appelé " Anti-Discrimination Act " de 1964, a marqué un tournant dans la législation américaine. Cette loi stipule que toute discrimination basée sur la race, la couleur, la religion, le sexe ou l'origine est interdite. Mais le département de la Justice américain vient d'indiquer dans une lettre que l'homosexualité n'était plus couverte par cette loi.

Y a pas à dire, ils ont le sens du timing : Quelques heures après que Donald Trump a annoncé que les personnes transgenres ne pouvaient plus intégrer l'armée, le Département de la Justice américaine en remet une couche. L'institution est intervenue dans une affaire en cours en remettant en cause la loi de protection contre les discriminations.

Le ministère a écrit une lettre à une cour fédérale de New York qui dit que la loi anti-discrimination de 1964 ne s'applique pas à des employés virés à cause de leur orientation sexuelle. Cela contredit en tout point la politique de " l'Equal Opportunies Commission ", pour laquelle le président Obama a précisé que la discrimination basée sur l'orientation sexuelle était interdite.

Interprétation : Cette commission a d'ailleurs envoyé une lettre à la cour pour la même affaire. Celle-ci défend la loi de 1964 et assure qu'elle s'applique aux travailleurs homosexuels. Le ministère de la Justice a précisé dans la foulée que la commission " ne parlait pas au nom des États-Unis ".

En fait, tout est une question d'interprétation du Civil Rights Act. Dans l'affaire concernée, le juge a assuré que l'homosexualité ne tombait pas sous le coup de la loi. La défense a maintenant fait appel.
Du coup, des associations LGBT se sont emparées de l'affaire et ont décidé de protester contre cette lettre qui contredit les politiques précédentes ainsi que la jurisprudence en la matière. Ils accusent Trump et son gouvernement de promouvoir la discrimination.

Viagra : Difficile aussi de savoir quelle mouche a piqué Donad Trump cette semaine. En début de semaine, il a fait savoir qu'il ne voulait plus des personnes transgenres dans les nouvelles recrues de l'armée américaine. L'ancien président Obama venait pourtant à peine de permettre leur entrée chez les GI. Selon Trump, cette politique d'ouverture doit prendre fin car le coût médical des transgenres serait trop élevé.

Mais le ministère de la Défense a justement enquêté sur les coûts des personnes transgenres au sein de l'armée, et il est relativement bas : entre 2,5 et 8 millions de dollars. Le total des coûts en matière de santé au sein de l'armée est de 6 milliards. Pour comparer : l'armée américaine dépense 41 millions de dollars pour du viagra chaque année. 

Depuis cette loi de Barack Obama qui pousse à d'abord regarder les qualités de l'aspirant-soldat plutôt que son orientation sexuelle, des milliers de soldats ont fait leur coming out, dont beaucoup de transgenres.

Video : 2CELLOS - Despacito !

Un soir au musée !

mardi, juillet 25, 2017

Santé : La conférence sur le sida appelle les Etats-Unis à maintenir leur aide financière !

En toile de fond de l’événement, qui se tient à Paris jusqu’au 26 juillet, les craintes sur la réduction annoncée de la contribution des Etats-Unis à la lutte contre le VIH dans le monde ! Paris est depuis dimanche 23 juillet, la capitale de la lutte contre le sida, avec l’ouverture de la conférence internationale de recherche. Les organisateurs de ce rendez-vous, qui réunit la fine fleur scientifique jusqu’à mercredi au Palais des Congrès, ont publié une " Déclaration de Paris " pour exprimer leurs craintes, avant même son ouverture. " Pas de fin du VIH sans la recherche et pas de recherche sans des investissements pérennes ", proclame ce texte.

Dimanche soir, les organisateurs ont appelé les Etats-Unis, premier contributeur dans la lutte contre l’épidémie, à " rester engagés " financièrement, alors que le président Donald Trump a menacé de coupes budgétaires.

" Les Américains représentent un financement essentiel dans ce domaine et nous avons besoin qu’ils restent engagés ", a déclaré Linda-Gail Bekker, chercheuse au Desmond Tutu HIV Centre (en Afrique du Sud) et présidente de la Société internationale du sida, au cours d’une conférence de presse.

Les Etats-Unis sont historiquement le plus gros contributeur à la lutte contre le VIH, et de loin : ils représentent à eux seuls plus des deux tiers des financements gouvernementaux internationaux. En 2016, ils ont consacré 4,9 milliards de dollars (4,2 milliards d’euros) à des programmes de lutte contre le virus, très loin devant le Royaume-Uni (645,6 millions) et la France (242,4 millions).

830 000 patients privés d’antirétroviraux : Or, le président Trump propose de réduire ces dépenses dans le budget 2018, actuellement en discussion au Congrès, pour un montant global évalué à plus d’un milliard de dollars par l’ONG américaine Health Gap. Il faut " réduire les financements de plusieurs programmes de santé, dont certains concernent le sida, en considérant que d’autres donateurs devraient augmenter leur contribution ", a écrit le locataire de la Maison Blanche en mai dans un projet de budget.

Si elles sont adoptées, ces coupes priveront 830 000 patients, essentiellement africains, d’antirétroviraux, traitements qui empêchent le développement du virus, estime la Kaiser Family Foundation. Elles entraîneront en outre 200 000 nouvelles infections, prévoit cette organisation américaine à but non lucratif spécialisée dans les politiques de santé.

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Video : The Weeknd - Secrets !

Ce matin, un croissant mal luné m'est tombé dans le café...

Oups !

Les bons apôtres, je les mange...

dimanche, juillet 23, 2017

Santé : Les médecins devraient-ils connaître l'orientation sexuelle de leurs patients ?

Si le débat émerge outre-Atlantique, la question reste encore taboue en France... Mais pourquoi faudrait-il parler d’intimité sexuelle dans un cabinet médical ? Lors du premier colloque international sur la santé des LGBT, organisé à Paris en mars dernier, le professeur Didier Sicard, président d’honneur du Comité consultatif national d’éthique, avait osé parler d’une médecine " malade de son jugement normatif ". Traduction : parce qu’ils sont régulièrement présumés hétérosexuels par leur médecin, les spécificités de santé respectives des patients LGBT sont occultées. Résultat : le diagnostic peut être faussé, le traitement inapproprié, les conseils de préventions inadaptés. Conclusion : d’un point de vue médical, la question vaudrait la peine d’être posée.

Illustrations. Il y a Julien, lycéen homosexuel de 17 ans, victime d’homophobie ordinaire, retranché dans sa solitude depuis plusieurs mois. Sa mère, ignorant la situation, l’emmène chez le médecin pour mettre fin à ce " petit coup de mou ". Après consultation, il ressort avec des vitamines " pour se rebooster " avant les épreuves du bac. Margaux, lesbienne de 33 ans, se fait refuser un frottis de dépistage du cancer du col de l’utérus par sa gynéco, jugée " non concernée " au vu de ses supposées pratiques sexuelles (on présume qu’elle n’a pas de relations pénétratives ). De peur d’être jugée " frivole ", Margaux n’ose pas lui dire " qu’avant d’être en couple avec une femme, elle avait eu des relations passées avec des hommes ". Ou encore, Romane, jeune femme transgenre ( information non mentionnée dans ses antécédents et non évoquée avec le personnel médical ), hospitalisée pour suspicion de grippe A. Sans prescription hormonale, elle voit, impuissante sur son lit d’hôpital, ses poils de barbe et autres caractères masculins progressivement réapparaître.

Un côté très paternaliste : " La réelle discrimination dans le milieu médical semble relativement marginale. Les difficultés rencontrées sont plus fréquemment liées à une " occultation de la question " ou à une " différence " toujours possiblement dépréciable vis-à-vis de la norme ", analyse Thibaut Jedrzejewski, jeune médecin de 29 ans et auteur d’une thèse sur la thématique EGaLe-MG ( enquête gay, lesbienne – médecine générale ). " Trop souvent, les médecins se disent, à tort, que ces données intimes ne changeraient rien à la prise en charge. Pourtant, des particularités de santé ont clairement été identifiées, qu’elles soient spécifiques aux gays, lesbiennes, bisexuels ou transsexuels. C’est primordial d’en avoir connaissance dans une démarche de soin global ".

Dans le(s) milieu(x) du soin, difficile pour un patient de confier à son médecin ses préférences, ses pratiques ou son identité en matière de sexualité et de genre. Aux Etats-Unis, les agences fédérales ont décidé d’encourager leur personnel médical à briser le tabou. Problème, celui-ci n’y est pas favorable. La dernière étude publiée en avril dernier dans la revue JAMA, dirigée par l’Association médicale américaine, le confirme : 80% des professionnels de la santé sont persuadés que leur patient refuserait de leur parler de leur intimité sexuelle et de leur identité de genre.

" Il y a un côté très paternaliste chez les médecins. On insiste donc vraiment pour qu’ils se lancent. Ils commencent doucement à le faire, parce qu’ils sont en train d’en saisir l’intérêt médical ", affirme le docteur Adil H. Haider, directeur en chef de l’investigation. " Ils se sentent gênés de poser la question parce qu’ils ne veulent pas mettre les patients mal à l'aise. Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est que les patients eux, veulent être interrogés ". D’après cette même étude, seulement 10% des personnes interrogées (hétéros et LGBT) refuseraient de se dévoiler.

Même constat en France. " Les personnes mentent très peu quand on leur pose la question et sont plutôt ouvertes à en parler si l’initiative ne vient pas d’elles, mais du médecin et qu’elles comprennent pourquoi la question est importante pour le soin ", analyse Thibaut Jedrzejewski. D’après l’enquête du jeune généraliste interrogeant les homosexuels, 98% des femmes et 97,6% des hommes ont un médecin traitant au courant de leur orientation sexuelle lorsque la question leur a été posée par ce médecin, contre 42,4% des femmes et 49,2% des hommes lorsque la question ne leur a jamais été posée.

Ne pas s'immiscer sans raison professionnelle : Des chiffres qui peinent à se faire entendre dans la communauté médicale. Le Dr Faroudja est président de la section éthique et déontologie au Conseil national de l’Ordre des médecins. Pour lui, il est tout simplement " impensable " que le médecin soit " intrusif " dans la vie intime de son patient. Argument de poids, l’article 51 du code de déontologie médicale : le médecin ne doit pas s’immiscer sans raison professionnelle dans les affaires de famille ni dans la vie privée de ses patients. " Il faut laisser les patients venir aux médecins. Le patient pourrait être choqué de ce genre de questions. Celles-ci sont légitimes uniquement si nous faisions face à un problème médical d’ordre gynécologique, sérologique ou urologique ".

" Dans les pays anglo-saxons, la médecine est en lien avec une culture communautaire dans laquelle les différences sont considérées. En France, c’est une médecine universaliste, il est entendu que nous sommes tous pareils donc chaque patient doit être traité de la même manière ", explique le Dr Jedrzejewski. " En pratique, j’essaye souvent de parler de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre avec un nouveau patient. Lors de la première consultation, on fait toujours un état des lieux des antécédents. Chirurgies, problèmes d’allergies, d’alcool ou de tabac… Pourquoi on ne mentionnerait pas les aspects intimes et sexuels ? Ils déterminent aussi nos prises en charge ". Malheureusement, pour l’heure, la communauté médicale a encore des difficultés à dépasser le caractère sacro-saint du sexe et de l’intime.

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Video : Rag'n'Bone Man - Skin !

Moi, j'ai un cartable à roux-lettes...

Kiss !

J'ai comme une envie de voir ma vie au lit...

samedi, juillet 22, 2017

En savoir plus : La double vie, les mensonges et les dissimulations de l'avant coming out !

Des gays et lesbiennes, anonymes ou connus, nous racontent leur avant coming out. Une période difficile marquée par des dissimulations et des mensonges, parfois grotesques, toujours pénibles.

Ce prof, devenu élu à Paris, raconte la " voix grave " qu'il prenait devant ses élèves. Sophie se rappelle des talons qu'elle se forçait à porter pour faire plus hétéro. Thomas revient sur ces insultes homophobes qu'il lâchait à l'occasion pour ne pas se faire " griller ". La plupart des homos ou bi ont un souvenir précis, souvent amer, de cette période qui précède le coming out.

Une double vie plus ou moins longue, marquée par cette orientation sexuelle qu'il faut cacher alors qu'elle façonne votre identité. Au moment même où ils tentent d'accepter ce qu'ils sont, lesbiennes, bi ou gays doivent porter le masque d'une hétérosexualité présumée qui ne leur correspond pas. Et user de nombreuses techniques pour se dissimuler. À l'occasion de la première cérémonie des " Out d'or " qui récompense les personnes qui ont œuvré pour la visibilité des LGBT, une dizaine d'anonymes, d'élus et de célébrités ont accepté de raconter cette période de leur vie où ils se sont cachés. Raconter cette virilité, ou cette féminité, qu'il faut surjouer. La culpabilité et la solitude liées au mensonge.

Des stratagèmes pour se dissimuler : Entre le moment où l'on commence à se poser des questions sur son éventuelle homosexualité et celui où elle devient une évidence, qu'on accepte, il y a ce temps, parfois douloureux. Thomas, 28 ans et juriste à Lille, se souvient de cette découverte et des multiples questions qu'elle induit. " Depuis tout jeune, je savais qu'il se passait quelque chose, que lorsque je voyais un beau garçon, je me sentais bizarre, mais je n'avais pas de mot, raconte-t-il. Lorsque j'ai eu mon premier ordinateur vers l'âge de 16 ans, je suis allé sur des sites porno par curiosité, puis sur des sites gays. Plus ça allait et plus j'y allais et plus je me sentais sale. Mais j'essayais de me rassurer en me disant que c'était une passade, que c'était à cause d'internet et qu'il fallait que je me trouve une copine ".

Au fur et à mesure des années, Thomas a d'abord pensé être bisexuel avant de se savoir gay. " J'avais vraiment l'impression qu'il y avait deux personnes en moi. La journée, je draguais des filles au lycée, je prenais des attitudes viriles, je faisais des blagues homophobes. Et le soir, je tchattais en cachette sur des sites gays, je faisais des plans cul ". Au fil du temps, il apprend à protéger ce secret. Alors que sa grande sœur pouvait inviter des garçons à la maison, lui est condamné à aller chez son amant ou à l'inviter dans sa cave : " C'est super glauque raconté comme ça, mais je trouve que ça illustre bien cette période. Parfois, j'invitais des filles chez moi. Mais je recevais mes plans cul dans la cave pour ne pas être grillé. Et le soir, avant de dormir, je culpabilisais, et je regrettais cette partie de moi gay ".

" Si j’avais aimé une actrice dans un film, je pouvais davantage parler de l’acteur. Parler de Leonardo DiCaprio à la place de Kate Winslet "...

Comme lui, Sophie*, 32 ans, a dû user de stratagèmes pour se dissimuler. Cette fonctionnaire du ministère de la Culture n'a jamais vraiment menti auprès de son entourage, mais elle a " souvent exagéré " pour que l'on ne décèle surtout pas son homosexualité. " Tout a été très subtil. Il s'agissait plus d'une manipulation par le silence, d'un mensonge par omission, d'une exagération des mots ou du ton emprunté ", analyse-t-elle rétrospectivement. Au collège, elle pouvait faire semblant de draguer le petit ami d'une copine. Elle l'enlaçait ou lançait des œillades appuyées. En faisant semblant de s’intéresser à un garçon, elle s'imaginait pouvoir encore être hétéro. En groupe, il fallait toujours faire attention, être souvent dans une posture...

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Video : Jain - Dynabeat !

Me faire raser la couenne et rafraichir les nouilles...

Oh la la !

Intrépide malgré la fièvre...

jeudi, juillet 20, 2017

Sida : La situation " préoccupante " chez les jeunes homosexuels en France !

La situation de l'épidémie de VIH chez les jeunes hommes homosexuels français est " extrêmement préoccupante ", alerte une étude parue mardi, qui a analysé la fréquence de la contamination et les pratiques de prévention dans plusieurs lieux fréquentés par les gays.

Sur 2.600 hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes (HSH) qui ont participé à l'étude " Prevagay2015 ", 14,3% étaient séropositifs, conclut l'équipe de chercheurs de Santé publique France, de l'Inserm et de l'équipe nationale d'intervention en prévention et santé pour les entreprises (ENIPSE). L'enquête, publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), a été élaborée à partir d'un " questionnaire comportemental " et d'un prélèvement de sang anonymes auprès de HSH fréquentant 60 bars, saunas et " backrooms " de cinq villes françaises (Lille, Lyon, Montpellier, Nice et Paris).

La fréquence de contamination par le VIH dans cette population est significativement plus élevée à Nice (17,1%), Montpellier (16,9%) et Paris (16%) qu'à Lyon (11,4%) et Lille (7,6%).

Mais si les chiffres de ces trois premières villes sont comparables à d'autres villes européennes (17,6% à Brighton, au Royaume-Uni, 17,1% à Lisbonne), " la part des séropositifs parmi les HSH âgés de moins de 30 ans atteint 6%, soit un niveau plus élevé que dans les autres villes européennes ", avertissent les auteurs de l'étude.

" Ceci rend compte de la situation épidémiologique extrêmement préoccupante chez les jeunes HSH en France, pour lesquels a été observée, depuis 10 ans, une augmentation conséquente des nouveaux diagnostics pour le VIH ", ajoutent-ils.

" Ceci témoigne d'un problème d'adhésion des plus jeunes à nos politiques de prévention ", s'inquiète François Dabis, directeur de l'Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), dans l'éditorial du BEH.

L'étude montre aussi des conduites à risques " assez fréquentes ", avec près du tiers ayant eu au moins une relation non protégée (proportion qui grimpe à près des deux tiers chez les séropositifs) et une consommation fréquente d'une grande quantité d'alcool ou de substances psychoactives.

Chiffre " plus rassurant " en revanche, parmi les participants à l'étude porteurs du VIH, 91,9% avaient déjà été diagnostiqués auparavant, dont 94,9% suivaient un traitement, précise l'étude.

Or une bonne prise en charge " est décisive pour un contrôle marqué et durable de l'épidémie dans cette population-clé ", souligne François Dabis.

Ces résultats " doivent être relativisés " car les personnes ayant accepté de répondre à l'enquête ( environ la moitié des gens contactés ) " sont celles qui portent un intérêt aux questions de prévention " et " sont probablement plus susceptibles (...) de connaître leur statut sérologique ", avertissent toutefois les auteurs.

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Video : Get away ( S'échapper ) !

Roux de secours...

Jeune homme doucement commence à comprendre...

mercredi, juillet 19, 2017

Société : Les homosexuels ne vont pas attendre qu’on leur donne l’autorisation pour devenir pères !

D’un côté, il y a des couples hétérosexuels à qui l’on ne dispute pas le droit de procréer, qu'ils soient irresponsables, incapables ou détraqués. De l’autre, la population homosexuelle en prise avec une législation française sourde à son droit de disposer librement de son corps et de son sexe.

Faut-il s’attarder sur le nombre d’enfants non désirés qui voient le jour en France ? Sur la fréquence des avortements, malgré les progrès de la contraception ? Sur l’abondance de couples éphémères qui ont des enfants par accident ? Sur la quantité d’adultes absolument inaptes à élever des enfants et qui, malgré tout, en ont ? Faut-il vraiment s’attarder sur la manière dont ces enfants ont été conçus ? Par hasard, par mégarde, par " oubli " de pilule et/ou de préservatif, ivres morts après une soirée alcoolisée, à moitié inconscients, avec le " premier venu ", par convenance, par devoir, par conformité sociale, pour ne plus avoir à subir de pression familiale, pour tenter de remplir la vacuité de son existence, pour fuir une réalité professionnelle déplaisante, pour se plier aux diktats religieux de sa " communauté ", etc.

Étrangement, nous n’évoquons jamais ces couples, ces familles et leurs enfants. Y a-t-il eu une seule manifestation dans ce pays pour s’opposer à ce que les plus irresponsables, les plus incapables et les plus détraqués d’entre nous aient le droit de procréer ? Jamais. Cela choque-t-il quelqu’un ? Personne. N’importe qui peut devenir père ou mère dans l’indifférence générale. Votre voisin alcoolique, votre collègue névrosé, votre cousine analphabète, les drogué-e-s, les psychopathes, les violents, les pires fanatiques, sans que cela ne soit jamais questionné. Les opposants à la gestation pour autrui, qui vocifèrent à la moindre occasion, sont d’ailleurs les premiers à taire le sujet. Et pourtant, ils ne cessent de harceler la population en répétant inlassablement la même question : " Quel est l’intérêt supérieur de l’enfant " ?

De l’intérêt supérieur de l’enfant : Certains répondent que l’enfant soit aimé de ses parents quel que soit le sexe de ces derniers, qu’il soit soutenu quoi qu’il arrive, qu’il ait des conditions sociales et matérielles d’existence décentes, qu’il reçoive la meilleure éducation possible, qu’il puisse voyager et découvrir le monde, qu’il soit encouragé à se cultiver sans cesse, qu’il se sente regardé et aimé comme il mérite de l’être, par exemple. Les opposants, eux, clament que l’intérêt supérieur de l’enfant est d’avoir " un papa " et " une maman "… fussent-ils d’ignobles individus. Qui n’a jamais côtoyé ou aperçu ces familles constituées d’un " papa " et d’une " maman " en y observant tant et tant d’horreurs : des pères absents ou fouettards dépourvus d’empathie aux mères tyranniques, en passant par tous ceux qui saccagent littéralement la vie psychique de leur progéniture, faut-il rappeler que les familles dites normales sont peuplées de monstres ? Or, nous ne remettons jamais en cause le fait que ces " monstres " puissent avoir des enfants. C’est ainsi.

Mais que des amants infertiles, des femmes sans utérus ou des couples de même sexe aient recours à une GPA éthique dans les démocraties qui ont choisi de légiférer, voilà le scandale, voilà la barbarie ! Est-il nécessaire d’argumenter davantage ? Les opposants sont absolument libres de débiter toutes les insanités qui leur passent par la tête en toute méconnaissance de cause si cela leur fait du bien, les rassure et leur permet d’oublier leur propre médiocrité pendant quelques instants. Et les homosexuels, car c’est bien d’eux qu’il s’agit, sont libres de disposer de leur corps et de leur sexe comme ils l’entendent. Libres d’affirmer que le couple, le fait de vivre à deux et d’avoir des enfants n’est en rien un accomplissement, et certainement pas l’horizon indépassable de tout être humain. Et tout aussi libres de confier que s’ils choisissent de devenir pères grâce aux nouvelles techniques de procréation médicalement assistée que plusieurs grandes démocraties ont choisi d’encadrer, rien ne les en empêchera.

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Video : Robin Schulz – OK ( feat. James Blunt ) !

Mylène Farmer !


Douce heure...

mardi, juillet 18, 2017

Cinéma : Vincent Lacoste et Louis Garrel vont s'aimer devant la caméra de Christophe Honoré !

Après Les Malheurs de Sophie, Christophe Honoré nous plonge dans les années 1990, avec toujours : de l'amour, de la musique et son cher Louis Garrel.

Christophe Honoré a révélé quelques petites informations aux Inrocks sur son prochain film qu'il a déjà baptisé Plaire, baiser et courir vite. Derrière ce titre poétique se cache forcément le ténébreux Louis Garrel, son acteur fétiche qui l'a accompagné de Ma Mère aux Bien-aimés en passant par ses Chansons d'amour, cultissime.

Si on n'est pas très étonné d'apprendre que Louis Garrel jouera, a priori, un dramaturge, voir Vincent Lacoste dans un film de Christophe Honoré, dans le rôle d'un étudiant amoureux, surprend beaucoup. Sensible, mais pas aussi délicat que les acteurs habituels du cinéaste, l'acteur d'Hippocrate et de Victoria pourrait dévoiler une nouvelle facette de son jeu. Comment ne pas penser à La Belle Personne, où le dandy littéraire se glissait dans la peau d'un séduisant professeur attrapant dans ses filets une jeune étudiante ?

Si le film se déroulera évidemment à Paris, le cinéaste transportera aussi sa caméra à Rennes, près de sa région de naissance, le Finistère. Par ailleurs, il revient à ses thèmes de prédilection, l'homosexualité, le sida et la musique puisqu'il situe cette romance en 1994, alors que la prévention de la maladie battait son plein et la Brit Pop, un mouvement rock né en Angleterre, commençait à s'imposer. Le tournage de Plaire, baiser et courir vite débutera cet été.

Video : Lilian Renaud - Les murs porteurs ( Cover Florent Pagny ) !

Où en es-tu de ces pulsions de mort...

Xavier Dolan !

Sur ma peau, j'ai signé mes promesses...