jeudi, janvier 31, 2019
Australie : Pour le parlementaire Bob Katter, l’homosexualité est juste une mode !
En course pour les élections fédérales, le politicien australien de 73 ans Bob Katter a déclaré n’avoir jamais vu, ou entendu parler, de gays durant les 50 premières années de sa vie.
Où sont les personnes LGBT+ en Australie ? Visiblement loin de Bob Katter. Tristement célèbre pour renier l’existence des personnes queer dans son pays, le politicien, membre de la Chambre des représentants, avait déclaré qu’il " marcherait à reculons, de Bourke à Brisbane (1.000km), s’il y avait le moindre gay dans son électorat ". Pourtant, son propre frère avait fait son coming-out à tout juste 18 ans. Preuve qu’on ne voit pas ce qu’on ne veut pas voir.
Pour le politicien, être queer est " juste une mode ". " Demain il y en aura une autre ", aurait-il commenté auprès du média the Dalby Herald. Risquer d’être rejeté, harcelé et violenté serait donc tendance ? Une mode quand même bien étrange, surtout quand on sait qu’être LGBT+ est punissable de prison, torture, ou mort, dans
74 pays encore aujourd’hui.
Katter ne s’arrête pas là dans sa croisade anti-homosexualité. Accusant d’abord les gays de " tuer des enfants en donnant du sang infecté " et de " pousser les gens au suicide avec leurs pratiques homosexuelles ", il les accuse ensuite d’avoir " volé le mot gay ", qu’il veut " récupérer ". " Ils ont volé le plus beau mot de la langue anglaise ", se plaint le politicien, qui accuse aussi les personnes LGBT+ de vouloir s’approprier le mot " mariage " , et enfin de leur " voler leur liberté ".
Il s’est d’ailleurs opposé au mariage pour tous dans sa campagne, en 2017, où il avait déclaré être plus inquiet pour les gens qui meurent mangés par des crocodiles que pour l’égalité, prouvant une fois de plus son attirance pour les comparaisons douteuses.
Ayant créé son parti en 2001, il s’est entouré, entre autres, de Tess Corbett qui avait allègrement comparé les personnes queers à des pédophiles en 2013 : " Les pédophiles sont les prochains a être reconnus comme les gays et les lesbiennes et à se voir octroyer des droits ", avant d’ajouter qu’elle ne voulait pas " de gays dans les jardins d’enfants ".
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mercredi, janvier 30, 2019
LGBT : Lou Queernaval, premier carnaval gay de France, de retour à Nice le mois prochain !
Lou Queernaval, premier carnaval gay de France, est de retour. Il transformera la place Masséna en piste de danse géante, le 24 février, à 19 heures. Ce Queernaval avait fait pétiller la cour de Sa Majesté en 2015 et 2016. D’emblée, ce fut une réussite.
Plumes, strass, paillettes, extravagance, joie de vivre, amours plurielles avaient réuni une foule de Niçois et de gens venus de toute la France (près de 15 000), enthousiasmés par cet élan de bonheur et de tolérance à partager.
L’actualité, les attentats, le déploiement drastique des forces de sécurité avaient mis la manifestation entre parenthèses. Mais la revoilà avec sa turbulente ribambelle de créatures aussi étonnantes que détonantes, d’artistes queer et de troupes entraînantes et bariolées.
Cette troisième édition, toujours proposée par la communauté LGBTQI niçoise, portée par des bénévoles, organisée en lien étroit avec les services municipaux et métropolitains, ne verra pas défiler de char, mais sera dynamisée par une grande scène mobile proposant un show endiablé et inédit.
Ouvert à tout le monde, attaché à promouvoir l’inclusion et le vivre-ensemble sur fond de fête, Lou Queernaval sera cette année, payant. La participation devrait être modique et précisée ultérieurement.
Réservation sur place ou sur internet !
Réservation sur place ou sur internet !
En savoir plus avant de venir à Lou-queernaval : Here/Ici
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mardi, janvier 29, 2019
Chine : Blued, ou le grand galop des mœurs !
Ce n’est que depuis 2001 que l’homosexualité n’est plus une " maladie mentale " en Chine. En 2010, un chercheur de l’OMS estimait à 40 millions les Chinois homosexuels ( 同性恋, tóngxìngliàn ).
Ce chiffre se trouve être aussi celui des membres du site gay Blued, l’application mobile créée en 2012 par Ma Baoli, ancien policier de Qinhuandao qui est devenue depuis le plus grand site de rencontres du monde sur internet. Blued est aussi actif à l’étranger, y comptant 12 millions de ses inscrits. Le site permet de tchatter, partager ses vidéos en live, et de géolocaliser les autres homosexuels du voisinage.
A présent, suite à une enquête de Caixin, Blued fait parler de lui, accusé d’avoir laissé s’inscrire des mineurs ( dont les plus jeunes avaient 12 ans ). Certains auraient été poussés à consentir à des relations sexuelles avec des adultes, et contracté le Sida. Pourtant, le contrôle du Sida en Chine est plutôt meilleur qu’ailleurs, avec seulement 820.756 séropositifs détectés en juin dernier, 0,1% de la population, un bilan comparable à celui d’Europe. Mais sur les 12 derniers mois, le chiffre avait augmenté de 14%. Sur ces nouveaux malades, 93% avaient été infectés par voie sexuelle, dont 30% par voie homosexuelle. Mais les jeunes homosexuels deviennent actifs toujours plus tôt, et se donnent pour objectif n°1 de s’enregistrer sur l’application. Faisant usage de subterfuges toujours plus ingénieux, ils refusent de se laisser exclure du " club des adultes ".
En réaction à ce scandale, Blued bloquait toute nouvelle inscription pendant une semaine, le temps d’écarter les mineurs mentant sur leur âge, et tout contenu inapproprié, tel des images de poitrines dénudées, de streaming en salle de bain, ou de pieds en chaussettes blanches ( considérées comme très suggestives en Chine ).
Pourtant, Ma Baoli affirme n’avoir pas démérité, de par son travail d’éveil des groupes à risque, et de prévention du Sida : " Nous sommes probablement les plus avancés du pays en la matière, et en tout cas, ceux qui ont fait le plus ". Sauf que Blued n’est pas habilité par les autorités à vérifier l’identité de ses utilisateurs. Une telle mesure provoquerait sûrement la baisse du nombre d’utilisateurs de Blued, mais protégerait les mineurs, récréant la confiance au sein de la communauté LGBT.
lundi, janvier 28, 2019
Homophobie : Nouvelle campagne contre les violences LGBT dans les écoles !
" Ca suffit ! Je m'engage contre les violences homophobes et transphobes ". Ce sont les quelques mots (couleurs arc-en-ciel) qui s'affichent en travers de la nouvelle affiche de campagne contre l'homophobie et la transphobie, recouvrant les diverses violences existantes (moqueries, discrimination, agression...).
Dévoilée par Le Journal du dimanche, cette campagne doit être officiellement lancée ce lundi, lors de la visite de Jean-Michel Blanquer dans un lycée professionnel du XIXe arrondissement. Envoyés dans 7100 collèges et 4200 lycées, posters et flyers seront épinglés et distribués aux élèves pour rappeler l'existence d'un service d'aide aux victimes et indiquer plusieurs pistes pour agir au quotidien contre ces violences.
L'école doit " faire primer en toutes circonstances le respect et le soutien dus à chaque élève, a fortiori quand il est victime d'une situation de harcèlement ", indique le site du ministère à propos de cette campagne.
Alors que les plaintes pour agression homophobe ont augmenté de 15 % en 2018, le gouvernement avait proposé son " plan d'urgence " contre les violences LGBT fin novembre. Les associations avaient, entre autre, réclamé un investissement plus important de l'Éducation nationale sur ces sujets. " Il faut que la honte change de camp […], faire qu'être homophobe ne soit pas banalisé et qu'être harceleur ne soit pas cool ", avait répondu Jean-Michel Blanquer, dans une interview au magazine d'actualité LGBT Têtu.
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Music : C'est officiel, Bilal Hassani représentera la France à l'Eurovision 2019 !
Ce samedi 26 janvier avait lieu la finale du programme " Destination Eurovision ". Après trois semaines de compétition, Bilal Hassani, 19 ans a été choisi pour représenter la France lors du prochain concours Eurovision de la chanson qui se tiendra le 18 mai prochain à Tel Aviv.
Déjà " roi " comme il le dit si bien dans son dernier single, Bilal Hassani a samedi 26 janvier, de nouveau été sacré en remportant la finale de " Destination Eurovision ", un programme organisé pour que les téléspectateurs et un jury puissent choisir qui représentera la France à l’Eurovision. Après trois semaines de compétition face à des candidats de taille tels que Chimène Badi ou Emmanuel Moire, Bilal Hassani, 19 ans a réussi à se démarquer grâce à sa prestance sur scène et peut-être aussi sa différence...
Si aujourd’hui Bilal est fier de se pavaner et d’esquisser quelques pas de danse maquillé à la perfection et impeccablement coiffé d’une perruque blond platine XXL, ce n’était pas encore le cas en 2015 au moment de ses débuts à la télévision. En effet, il y a trois ans, Bilal alors âgé de 15 ans, participait à la saison 2 de " The Voice Kids " sur TF1. Ironie du sort, le jeune homme avait interprété " Rise Like a Phoenix ", le célèbre titre de Conchita Wurst, le lauréat autrichien de l’Eurovision ! Le 18 mai prochain à Tel Aviv, Bilal Hassani montera à son tour sur scène pour représenter la France durant la 64e édition du concours Eurovision de la chanson et tenter de revenir vainqueur.
En attendant de le revoir sur scène, on (re) découvre le clip de son dernier single " Roi " mais aussi ses fameuses reprises de " Djadja " et " Tout oublier " qui continuent de faire carton plein sur Youtube...
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dimanche, janvier 27, 2019
Brésil : Le seul député ouvertement gay renonce à son mandat et s’exile après des menaces de mort !
Jean Wyllys, un député gay qui représente les personnes LGBT au Parlement brésilien, a annoncé jeudi qu’il quittait la politique et son pays. Il explique avoir reçu de nombreuses menaces depuis l’élection du président d’extrême droite Jair Bolsonaro.
C’est un signal terrible quelques semaines après l’investiture de Jair Bolsonaro. Le député de gauche Jean Wyllys, ouvertement homosexuel et engagé pour les droits des personnes LGBT au Parlement brésilien, a renoncé à son mandat ce jeudi 24 janvier. Il explique notamment avoir reçu de nombreuses menaces de mort.
" Préserver une vie menacée est aussi une stratégie de lutte pour des jours meilleurs. Nous avons fait beaucoup pour le bien commun. Et nous ferons beaucoup plus quand viendront des temps nouveaux, peu importe que nous agissions par d’autres moyens ", a écrit sur Twitter le député du Parti Socialisme et liberté (PSOL, gauche).
Selon le service de communication du Parlement, Jean Wyllys, 44 ans, n’a pas encore officialisé sa décision. Son assistante a toutefois confirmé à l’AFP que le député de Rio de Janeiro avait décidé de renoncer à son mandat, qui devait commencer le 1er février, et qu’il avait quitté le Brésil avec l’intention de vivre provisoirement " hors du pays ", sans préciser sa destination.
Dans un entretien accordé au quotidien Folha de S. Paulo, Jean Wyllys a expliqué que ce n’était " pas l’élection de Bolsonaro en elle-même " qui l’avait poussé à renoncer à son troisième mandat consécutif, mais le " niveau de violence qui a augmenté depuis l’élection " de cet ex-capitaine d’armée, qui a bénéficié d’un large soutien de la part des églises évangéliques ultra-conservatrices. Il a notamment cité la multiplication des agressions et des meurtres de membres de la communauté LGBT.
En novembre, après la victoire de Jair Bolsonaro, la Commission inter-américaine des droits humains (CIDH) a demandé au Brésil qu’il prenne les " mesures nécessaires pour protéger les droits, la vie et l’intégrité personnelle " de Jean Wyllys et de sa famille. En avril 2016, pendant les débats au Parlement sur la destitution de l’ancienne présidente de gauche Dilma Rousseff, Jean Wyllys avait craché au visage de Jair Bolsonaro, à l’époque député, qui venait de faire l’éloge d’un tortionnaire notoire de l’époque de la dictature militaire (1964-1985).
Le Conseil de discipline du Parlement l’avait sanctionné par un " blâme ", mais avait rejeté une motion demandant sa suspension pour un mois. Jean Wyllys, qui sera remplacé par son suppléant, est un des dix députés du PSOL, le parti auquel appartenait la conseillère municipale de Rio Marielle Franco, assassinée en 2018.
Cinema : " Ma vie avec James Dean ", une romance gay tendre et loufoque !
Dominique Choisy vient de sortir ce mercredi 23 janvier " Ma vie avec James Dean ", son troisième long-métrage. Une comédie émouvante et incongrue qui suit les histoires de cœur de Géraud, réalisateur gay trentenaire. Nous avons aimé ce film qui raconte avec légèreté des histoires d’amour gays dans une petite ville de bord de mer.
Une barbe à papa saupoudrée de sucre pétillant. C’est l’image qui retranscrit le mieux l’effet que nous a fait " Ma vie avec James Dean ", une romance légère, avec juste ce qu’il faut de folie loufoque pour ne pas alourdir l’estomac.
Dans son troisième long-métrage, après " Confort Moderne " et " Les Fraises des Bois ", Dominique Choisy nous raconte l’histoire de Géraud Champreux, réalisateur gay trentenaire qui vient présenter son film dans une petite ville du littoral normand. Incarné par Johnny Rasse, Géraud Champreux y rencontre le jeune projectionniste Balthazar ( Mickaël Pelissier ) avec lequel il rentre d’une soirée de projection trop arrosée. Le début d’un coup de cœur chahuté du jeune homme pour le réalisateur qu’il ne lâchera plus.
Romance gay : Géraud qui mate les pêcheurs du coin de l’œil, des scènes de nu et de sexe tendres... : " Ma vie avec James Dean " est un film gay à l’érotisme discret et empreint de douceur. Grâce à Balthazar, il dit avec légèreté ce que c’est d’être un jeune gay dans une petite ville française.
Sans oublier les déboires amoureux de Sylvia, présidente d’une association qui invite Géraud à projeter son film. La quadra lesbienne doit gérer une vie sentimentale chaotiquement drôle avec une femme qui n’arrive pas à choisir entre elle et son mari.
La mélancolie jamais pesante des histoires des différents personnages est sublimée par la bande originale signée Bertrand Belin. Le chanteur français à la voix caverneuse y joue Maxence, le père un peu bourrin du jeune projectionniste Balthazar.
Folie douce : Mais ce qui caractérise surtout " Ma vie avec James Dean ", c’est la loufoquerie parsemée tout au long du film. On la retrouve dans les dialogues ( " C’est très gentil de tomber amoureux de moi comme ça, mais franchement ça m’arrange pas du tout " ), dans le jeu d’acteurs proche du théâtre.
Elle est aussi présente dans les scènes incongrues de filature à la chaîne dans les rues de la petite ville, présentes à plusieurs moments clés du film. Une folie douce qui basculerait presque dans le fantastique, lorsque Balthazar croit voir une affiche de James Dean lui faire un clin d’œil.
On regrette l’intrigue autour de Milad, personnage de migrant, qui aurait mérité d’être plus traitée, ou pas du tout. Le long-métrage nous a un peu perdus avec sa scène finale sur fond vert inspirée de Bollywood. Pas de quoi égratigner pour autant notre tendresse pour cette comédie romantique gay d’un genre inédit.
Regardez la bande annonce : Here/Ici
samedi, janvier 26, 2019
LGBT : L'Angola dépénalise les relations homosexuelles !
Luanda a décriminalisé l'homosexualité en retirant de son code pénal une clause héritée de son colonisateur d'antan, le Portugal. Une avancée saluée par l'ONG Human Rights Watch !
" L'Angola a finalement retiré de sa législation la clause des vices contre nature ", héritée de la période coloniale, s'est réjouie l'ONG dans un communiqué (lien en anglais). " Le gouvernement a également interdit toute discrimination basée sur l'orientation sexuelle. Et toute personne qui refuse d'employer quelqu'un ou de lui fournir des services en raison de son orientation sexuelle encourra une peine de prison de deux ans maximum ", a ajouté HRW.
Ces modifications ont été validées le 23 janvier 2019, à la faveur du vote par le Parlement de Luanda, d'une réforme de son code pénal, vestige de la colonisation portugaise. Le Mozambique, une autre ancienne colonie portugaise, a décriminalisé l'homosexualité en 2015.
L'Angola est dirigé depuis 2017 par Joao Lourenço, qui a succédé à José Eduardo dos Santos après trente-huit ans d'un règne autoritaire. Les deux hommes sont issus du même Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA). Mais M. Lourenço fait souffler un vent nouveau sur son pays.
Il a congédié de nombreux barons de l'ancien régime. Son gouvernement a également légalisé en juin, pour la première fois, une association qui défend la cause LGBT.
Il a congédié de nombreux barons de l'ancien régime. Son gouvernement a également légalisé en juin, pour la première fois, une association qui défend la cause LGBT.
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US : Un célèbre mormon, pratiquant des " thérapies de conversion ", fait son coming-out gay !
Le mormon David Matheson, tristement connu pour avoir pratiqué des " thérapies de conversion ", vient de faire son coming-out. Dans un message posté sur Facebook le 21 janvier, il a assuré vouloir " poursuivre sa vie en tant qu’homme gay ".
Visiblement, les " thérapies de conversion " n’ont pas fonctionné sur lui. Le mormon David Thomeson, connu pour avoir lancé " Journey Into Manhood ", un programme pour apprendre aux homosexuels à réfréner leurs sentiments et à rejeter leur orientation sexuelle, a fait son coming-out ce mardi 22 janvier. "
Matheson était marié à une femme depuis plus de 30 ans. " Le temps que j’ai passé dans un mariage hétérosexuel a été une vraie bénédiction pour moi (…) Mais j’avais cessé d’évoluer et je commençais à mourir ", explique-t-il.
Et d’ajouter : " Je ne faisais pas semblant pendant toutes ces années et je ne renonce pas à mon travail passé ou à ma foi ".
Et d’ajouter : " Je ne faisais pas semblant pendant toutes ces années et je ne renonce pas à mon travail passé ou à ma foi ".
Dans un communiqué de presse, l’association LGBT Truth Wins Out a assuré que " si la thérapie de conversion ne fonctionne pas pour des auteurs comme David Matheson, il est naïf de s’attendre à ce que cela fonctionne pour ceux qui lisent son livre ".
Un besoin non-négociable : Matheson a ouvert une clinique de conversion pour homosexuels en 2004 dans le New Jersey où il facturait 240 dollars la séance de 90 minutes. Il a même publié un livre en 2013 intitulé " Devenir un homme ", dans lequel il traite de " l’homosexualité non désirée ".
Le mormon semble avoir opéré un virage a 180 degrés, affirmant désormais qu’une " relation intime avec un homme n’est plus quelque chose qu’il veut éviter ". C’est au contraire, " devenu un besoin non-négociable ". Comble de l’hypocrisie : il cherche même un petit ami.
Pas d’excuses : Comme le note Queerty, l’homme en a profité pour changer sa photo de profil, passant d’un classique (et conservateur) portrait en costume-cravate à un cliché où il porte un simple débardeur noir, muscles saillants et gonflés à bloc.
L’homme semble, en revanche, avoir oublié de s’excuser auprès des milliers de personnes LGBT+ dont la vie a été brisée par ses « thérapies de conversion ". Il est encore temps.
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vendredi, janvier 25, 2019
Homophobie : Une pétition pour contraindre Google à supprimer une appli de thérapie de conversion de son offre !
Google est mis en cause pour avoir maintenu dans son catalogue l’application " Living Hope Ministries " qui fait la promotion des thérapies de conversion. Apple, Amazon ou encore Microsoft ont quant à eux supprimé l’application de leur offre.
Une pétition visant à obliger Google à supprimer l'application a atteint plus de 40.000 signatures. La pression croissante exercée sur Google pour supprimer l'application survient après qu'Apple, Amazon et Microsoft ont retiré cette même appli de leurs plates-formes.
La pétition a été lancée sur Change.org par l’organisation LGBT Truth Wins Out, qui milite contre l’extrémisme religieux anti-homosexuel.
" Lorsque Truth Wins Out avait précédemment signalé l'application à Apple, Microsoft et Amazon, les entreprises ont agi avec responsabilité et l'ont rapidement retirée de leurs boutiques en ligne ", lit-on.
" Le silence surprenant de Google contraste avec les politiques d’inclusion, de respect et de diversité de la société. Alors, pourquoi la société n’a t-elle pas pris de mesures adéquates " ?
La pétition de Truth Wins Out rapporte que l'application compare l'homosexualité à la toxicomanie, affirmant notamment que les personnes LGBT vivent " dans des styles de vie destructeurs ".
US : Un futur président gay ?
Pete Buttigieg, maire ouvertement gay de South Bend dans l’Indiana, préparerait une campagne pour devenir président des Etats-Unis en 2020.
Un candidat gay pourrait-il être élu à la présidence des Etats-Unis ? A 37 ans, le jeune maire de South Bend (Indiana) et vétéran de la guerre d’Afghanistan, Pete Buttigieg, est un des nombreux démocrates en lice pour remplacer le républicain Donald Trump. Un potentiel président bien différent de l’actuel, qui représente un véritable espoir pour la communauté LGBT+, souvent mise à mal aux Etats-Unis.
Même s’il n’a pas encore fait d’annonce officielle, Buttigieg a laissé des indices qui laisseraient fortement penser qu’il souhaiterait se lancer dans la course : il ne renouvellera pas son mandat en tant que maire, il a visité les primaires présidentielles de l’Iowa, et il a écrit un livre qui paraîtra en février.
Véritable parcours jusqu’à la Maison blanche : S’il veut devenir président, et avant d’affronter Trump ou un autre candidat républicain, il faudra d’abord qu’il " compète " contre les membres de son propre camp. Une fois les primaires démocrates remportées (s’il gagne), le maire de South Bend devrait se lancer dans une campagne dans laquelle il souhaite transmettre un message d’unité. Il croit en une Amérique soudée, où les citoyens sont soucieux les uns des autres. " La réalité, c’est que les gens se préoccupent de problèmes qui ne sont pas les leurs. Les personnes âgées se soucient de l’éducation. Les femmes des banlieues de la justice pour les personnes de couleur. Les jeunes des programmes sociaux pour les retraités, " confie-t-il au Washington Post.
D’autres candidats démocrates " LGBT+ friendly " sont désignés pour participer : l’ancien Premier ministre Joe Biden, les sénatrices Kamala Harris et Elizabeth Warren, ainsi que le sénateur Bernie Sanders.
jeudi, janvier 24, 2019
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