mercredi, juillet 31, 2019

Homophobie : Le spectre de la chasse aux gays resurgit en Russie !

Une plateforme " ludique " destinée à terroriser, violenter et rançonner des gays et lesbiennes a été fermée par les autorités. Les militants LGBT restent vigilants.

" Notre futur sans ces foutus homosexuels et pédophiles dépend de vous ! " Apparu au printemps 2018, un site de " chasse aux gays " appelé Pila a été bloqué cette semaine par les autorités russes à la demande de l’organisation locale LGBT Network. Ce nom ( qui signifie " scie " ou " tronçonneuse " en russe ) se réfère à la série de films d’horreur " Saw ", où un tueur sadique confronte ses proies à un " jeu " censé tester leur volonté de survivre.

Le site était présenté comme une plateforme " ludique ", publiant les photos et coordonnées de personnes prétendument LGBT en vue d’actes de violence. Pila suggérait la possibilité de harceler, tabasser, enlever ou " livrer en Tchétchénie " les personnes visées. " Vous pouvez tout faire sauf les tuer ".

Plusieurs militants des droits de l’homme et journalistes y étaient répertoriés, obligeant certains à quitter le pays, comme le leader de LGBT Network, Mikhail Tumasov. Pila proposait aussi de pourchasser les rescapés des rafles anti-LGBT ayant fui la Tchétchénie depuis 2017 pour se réfugier ailleurs en Russie.

Rançon : Les informations sur les cibles potentielles étaient accessibles aux " chasseurs " moyennant 200 roubles ( 2,80 euros ). Pour les effacer, les personnes visées devaient quant à elles débourser 1500 roubles ( 21 euros ). De quoi alimenter une cagnotte pour récompenser les auteurs d’attaques et assurer leur défense en cas d’ennuis judiciaires, promettait la plateforme.

L’affaire rappelle la campagne d’agressions " Occupy Pedophilyaï ", en 2013-2014, inspirée par le néonazi Maksim Martsinkevich. Cette chasse aux gays avait été relayée par les réseaux sociaux, notamment via des vidéos virales, dont les images étaient republiées sur Pila.

LGBT Network précise toutefois qu’elle n’a trouvé à ce jour aucune preuve d’agressions menées au moyen du site Pila. Mais l’organisation estime la menace bien réelle. Elle prévient d’ailleurs que Pila a déjà été fermé, avant de rouvrir. En outre, aucune procédure pénale n’a été lancée à ce jour contre les auteurs du site.

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Video : Ed Sheeran ft. Chance The Rapper & PnB Rock - Cross Me !

Fallait pas se moquer de moi...

US : Au Texas, les homophobes sont désormais mieux protégés que les personnes LGBT+ !

Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a signé un projet de loi visant à interdire la discrimination à l’encontre des entreprises qui financent des organisations anti-LGBT.

La nouvelle mesure prise par l’État du Texas fait froid dans le dos. Mi-juillet, le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a signé un projet de loi qui permet d’interdire la " discrimination " faite, selon lui, à l’encontre de certaines entreprises à cause de leurs convictions religieuses.

" Aucune entreprise ne devrait faire l’objet de discrimination simplement parce que ses propriétaires font un don à une église, à l’Armée du Salut ou à une autre organisation religieuse ", a-t-il affirmé lors de cette cérémonie de signature, sous un tonnerre d’applaudissements.

Victoire pour la liberté de religion : Le projet de loi en question, nommé " Save Chick-Fil-A " du nom de l’entreprise de burgers américaine, interdit à l’administration de prendre " toute mesure défavorable " fondée " entièrement ou en partie sur les convictions ou l’action d’une personne ". Ainsi le Texas veut permettre aux entreprises de ne plus êtres condamnées lorsqu’elles invoquent et affirment leurs " convictions religieuses " ou " convictions morales, y compris celles relatives au mariage ".

Selon Greg Abbott, " la discrimination n’est pas tolérée au Texas ". Pourtant les Républicains ont constamment bloqué les efforts visant à faire adopter des lois interdisant la discrimination sur la base de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre.

Pour les Républicains de cet état très conservateur, ce projet de loi est une " victoire pour la liberté de religion ". En mars dernier, la chaîne de burgers Chick-Fil-A avait bataillé pour ouvrir une concession à l’aéroport de San Antonio. De nombreuses personnes s’étaient rassemblées et avaient manifesté contre l’ouverture du restaurant, dénonçant les liens de l’entreprise avec des organisations conservatrices anti-LGBT. C’est ce bras de fer qui a motivé l’écriture du projet de loi.

Une entreprise familiale : En 2012, l’entreprise de fast-food a fait un don de plusieurs millions de dollars à des groupes anti-LGBT, militant activement pour les thérapies de conversion. Le président de l’entreprise, Dan Cathy, a lui même affirmé dans une interview accordée à Baptist Press, être une " entreprise familiale ". " Nous sommes pour la définition biblique de la famille. Notre business est familial, dirigé par une famille et nous sommes mariés à nos premières épouses. Nous remercions Dieu pour cela ".

Outre les multiples donations, l’entreprise a pris publiquement position contre le mariage pour tou.te.s en 2011.
 

Video : Lil Nas X ft. Billy Ray Cyrus- Old Town Road !

Qu'il est froid, ce silence qui grelotte en moi...

Slurps !

Ta maman t'as trop fessé...

mardi, juillet 30, 2019

Video : Francis Perreault - Roue Cyr Wheel !

Wedding !

Love !

Dis les mots les plus bêtes, je saurai t'écouter...

Vacances : Tinder veut protéger ses utilisateurs LGBT en voyage !

L’application de rencontres a mis en place un système d’alertes pour avertir ses utilisatrices et utilisateurs qui entrent dans un pays LGBTphobe.

Choisissez-vous votre destination de vacances en fonction des politiques LGBT du pays ? Si ce n’est pas le cas, Tinder veut vous éviter les mauvaises surprises. L’application de rencontres a lancé le 24 juillet " Traveler Alert ", une mise à jour qui consiste en différentes alertes concernant la sécurité des LGBT. Elles s’activent lorsque vous vous connectez depuis l’un des 70 pays au monde qui criminalisent encore l’homosexualité et/ou la transidentité.

Concrètement, le profil des personnes ayant indiqué être LGBT sera automatiquement caché lorsqu’ils se connecteront dans une région à risque. Une alerte les préviendra des risques encourus, avant de leur laisser la possibilité de rendre leur profil à nouveau public. Dans ce cas, les informations des critères " orientation sexuelle " et " identité de genre " resteront masquées jusqu’au retour dans une région sûre.

Danger d’être soi-même : " Cette alerte est pensée pour protéger et informer les usagers des potentiels dangers que peut rencontrer la communauté LGBTQ dans une région donnée, a expliqué l’entreprise dans un communiqué. Ainsi, elles et ils peuvent prendre des précautions supplémentaires et ne pas se mettre inconsciemment en danger en étant simplement elles et eux-mêmes ".

Tinder a travaillé avec l’association de lutte contre les LGBTphobies ILGA World pour développer la " Traveler Alert ". Et notamment sa base de données sur les législations de chaque pays et État du monde.

Malheureux, ceci n'est pas un adieu...

Ta gueule de second rôle, c'est quand même pas la taule...

lundi, juillet 29, 2019

Video : When I grow up !

Il ne sait pas dire pardon...

Japon : Le premier parlementaire ouvertement gay promet l’ouverture du mariage aux couples homos d’ici peu !

Son nom ne vous dit sûrement pas grand chose, pourtant il fait déjà date. Au Japon, Taiga Ishikawa, 45 ans, est devenu dimanche le premier parlementaire ouvertement gay élu de l’archipel, rapporte la presse locale. 

Candidat pour le principal parti d’opposition, le Parti démocrate constitutionnel du Japon (centre-gauche), cet ancien socialiste a en effet été élu sénateur après ses candidatures malheureuses aux législatives tout en promettant des avancées pour les LGBT japonais dans un pays où l’homosexualité reste taboue. 

" Depuis les années 2000, la question du mariage entre personnes du même sexe a progressé par à-coups, a-t-il d’ailleurs expliqué à Reuters mardi. Mais je suis sûr que ce sera voté d’ici six ans au terme de mon mandat ". 

Out depuis 2011, ce défenseur des droits des homos peut compter sur son parti pour faire avancer ce dossier malgré l’opposition du parti majoritaire du Premier ministre conservateur Shinzo Abe. Le CDPJ a d’ailleurs tenté en juin de mettre sur la table une proposition de loi ouvrant le mariage à tous les couples à la chambre basse du Parlement où la première députée ouvertement lesbienne du pays, Kanako Otsuji a par ailleurs été élue en 2017. 

Selon un sondage du géant de la publicité Dentsu, 78% des Japonais de 20 à 60 ans sont favorables au mariage pour tous dans l’archipel.

Video : The Avener ft. Bipolar Sunshine - Beautiful !

Figé dans l'inconscient...

dimanche, juillet 28, 2019

EU : La Bulgarie ouvre la porte au mariage pour tous ?

La Bulgarie a reconnu officiellement le mariage de deux femmes. Une première pour ce pays conservateur.

La bataille juridique aura duré deux ans. Mercredi 24 juillet, un tribunal bulgare a enfin reconnu le mariage de Cristina Palma, de nationalité australienne, et de sa femme française Mariama Dialo. Les deux femmes se sont dit oui en 2016 en France, après 15 ans de vie commune.

Il s’agit d’une première en Bulgarie : Cristina Palma, née en Australie, peut vivre, travailler et voyager en Bulgarie et dans l’Union Européenne au motif qu’elle a épousé une citoyenne européenne. Mais en 2017, la Bulgarie a refusé de renouveler son permis de séjour après avoir jugé son mariage invalide. Le mariage entre personnes de même sexe n’étant pas légal dans le pays.

De l’espoir pour les LGBT+ bulgares : En juin 2017, la requérante a gagné un premier procès. Pour le comité organisateur de la Pride de Sofia, il s’agissait d’une décision éminemment importante. " Cela donne de l’espoir à tous les couples de personnes de même sexe, et ce peu importe leur nationalité, sur le fait que leur famille soit reconnue en Bulgarie ", des propos rapportés par nos confrères de PinkNews.

L’administration a fait appel de cette décision, avant de voir le même jugement être prononcé, ce mercredi. Un jugement en accord avec un arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) selon lequel les États de l’UE doivent reconnaître les mariages entre citoyens de l’UE de même sexe, même si le pays en question ne reconnaît pas le mariage pour tou.te.s.

L’avocate du couple, Denitsa Lyubenova, a affirmé que cet arrêt pourrait être un premier pas important vers la légalisation du mariage pour tou.te.s en Bulgarie.

Video : Madonna - Batuka !

Raphael Nadal !

C'est lui le roi des costauds, c'est le mâle qu'il me faut...

US : Ce pasteur utilisait le sexe oral pour " aspirer les démons " des hommes !

Un pasteur presbytérien du New Jersey est poursuivi en justice par quatre personnes qui l’accusent d’agression sexuelle. Ce dernier a invoqué l’exorcisme pour se défendre.

" Je refuse de rester silencieux plus longtemps (…) j’ai besoin d’être sûr que cela n’arrivera plus jamais à personne ", a écrit l’une des victimes dans un communiqué. Le pasteur presbytérien William Weaver, âgé de 69 ans, est poursuivi en justice par quatre anciens paroissiens, trois hommes et une femme. Les victimes affirment que l’homme religieux les a agressées sexuellement. Toutes et tous le consultaient pour des conseils familiaux.

Selon le média Newsweek, l’agresseur présumé manipulait ses victimes durant les séances de conseil. Il leur aurait demandé de se déshabiller entièrement et de se coucher puis aurait placé des " pièces d’ange " sur leur front ainsi que des pierres " sacrées " sur leurs mains et chevilles. Un " rituel " qui se terminait par du sexe oral, toujours selon Newsweek.

Une défense sordide : Le moins que l’on puisse dire c’est que la défense du pasteur, qui a servi près de 39 ans dans la même église, est sordide. L’homme affirmait à ses victimes " aspirer " les démons qui se trouvent en eux en pratiquant des fellations. Il assurait également que c’était une pratique reconnue, notamment chez les amérindiens. Selon les victimes, il se serait aussi présenté comme leur " protecteur ".

Il semble que ce pasteur n’en serait pas à son coup d’essai. L’enquête menée par la police a montré les preuves de " plusieurs actes d’idolâtrie et des comportements répréhensibles ". L’enquête a par ailleurs montré la présence de vidéos pornographiques gay dans l’un des ordinateurs appartenant à la paroisse installés dans le bureau du pasteur.

Video : Twenty One Pilots - The Hype !

Un soir au musée !

Entrer dans la danse, réveiller les coeurs rebelles...

samedi, juillet 27, 2019

Video : Thylacine - Versailles !

Les bons apôtres, je les mange...

What's up !

Matthieu Charneau !

Video : A Walk in Paris ( Timelapse project, France ) !

Sur mon 31, pour un 5 à 7...

Mais tout ce qui s'est passé, glisse à côté, comme l'eau sur les joues...

vendredi, juillet 26, 2019

Cinema : " L’Étincelle ", un inspirant cours d’histoire LGBT !

" L’Étincelle, une histoire des luttes LGBT+ ", en salles depuis ce mercredi 24 juillet. Et ce documentaire de Benoît Masocco s’avère aussi réjouissant qu’indispensable.

" Notre histoire nous a été volée ". Cette phrase de Dustin Lance Black résume à elle seule la nécessité du film " L’Étincelle, une histoire des luttes LGBT+ ". Malgré ce titre, oubliez immédiatement les heures perdues au fond d’une salle de classe et les insupportables cahiers de vacances. Le réalisateur Benoît Masocco propose avec ce documentaire un cours digne de ces professeurs qui savent captiver jusqu’au dernier des " cancres ", sans ennuyer les messieurs-madames je-sais-tout du premier rang.

Entre tragédies et droits sociaux arrachés à coups de luttes, " L’Étincelle " permet de comprendre que transidentité, bisexualité et homosexualité ont toujours existé. Et de ne plus se sentir seul.e.s. Ce film montre l’évolution de la société ( française, américaine et mondiale ) sur les questions LGBT, avec comme point de départ le retour de la répression après la Seconde Guerre mondiale.

Guy Hocquenghem et Bayard Rustin, deux figures à retenir : Comme tout bon cours, " L’Étincelle " nous permet de retenir quelques dates : les émeutes de Stonewall en 1969, la dépénalisation de l’homosexualité en France en 1982, ou encore la toute première légalisation du mariage entre personnes de même sexe (aux Pays-Bas) en 2000.

Mais ce que l’on retient surtout, ce sont les grandes figures de l’histoire LGBT+. Des personnages majeurs méticuleusement invisibilisés dans les manuels scolaires. Avec en premier lieu Bayard Rustin. Un nom qui ne vous dit sûrement rien. Et pourtant : ce militant noir des droits des homosexuels a été le bras droit de Martin Luther King. C’est à lui que l’on doit les marches pour les droits civiques. En France, on découvre le rôle central ( et trop méconnu ) joué par Guy Hocquenghem, le premier militant français qui a osé parler à visage découvert.

Le documentaire relaie aussi plusieurs témoignages personnels, à l’avantage indéniable d’être aussi pertinents qu’émouvants. Notamment concernant l’épidémie du VIH. Sans oublier le récit d’évènements centraux et croustillants, comme l’invasion de l’émission de RTL " Allô Ménie! " le 10 mars 1971. Une date retenue aujourd’hui comme " le Stonewall français ".

Un casting d’intervenants pléthorique : Cet inspirant cours sur les luttes LGBT est délivré par un nombre impressionnant d’intervenants. On en a compté 28 au total, en 1h39 de film. Et pas un à jeter à la poubelle. Parmi elles et eux, 11 Français.

Ce syllabus accueille ainsi le journaliste Gérard Lefort, l’organisateur de soirées Hervé Latapie, le fondateur d’Act-Up Paris Didier Lestrade, la journaliste Marie Kirschen, le journaliste Xavier Héraud, la militante Marie-Jo Bonnet, l’artiste Tonya Loren, l’ancien ministre de la Justice Robert Badinter, l’ancien maire de Paris Bertrand Delanoë, ou encore le médecin Willy Rozenbaum.

Mais aussi Jenny Bel’Air, ancienne physionomiste du Palace au franc-parler unique, qui donne envie d’aller boire un café avec elle à la fin du cours.

La communauté LGBT+ regardée sans complaisance : L’une des grandes réussites de " L’Étincelle, une histoire des luttes LGBT+ ", c’est son regard sur le militantisme. Un traitement subtil, qui aborde des évènements souvent oubliés, sans masquer les divisions internes à la communauté.

Et notamment le rôle central des lesbiennes féministes dans l’avancée des droits LGBT, parfois contre la misogynie de certains militants gays. Mais aussi le combat entre les défenseurs de la " respectabilité homosexuelle " et ceux de la radicalité. Avec à la clé des remarques piquantes et des aveux émouvants.

On regrette que des questions comme la transidentité et l’intersectionnalité ( le fait d’appartenir à plusieurs minorités en même temps, ndlr ) arrivent un peu tard pour être pleinement traitées. Mais peut-être s’agit-il d’un coup de malice de Benoît Masocco, qui attend d’avoir capté une part du public parfois peu encline à la remise en question avant de les mettre face à un Robert Badinter dénonçant " l’égoïsme des nantis de la liberté ". L’un des nombreux électrochocs de cet indispensable documentaire.

Le documentaire de Benoît Masocco, " L’Étincelle, une histoire des luttes LGBT+ " ( Outplay Films ) en salles depuis ce mercredi 24 juillet.

Video : L’Étincelle, une histoire des luttes LGBT+, la bande-annonce !

Je n'ai pas su me calmer, chaque fois que je manquais d'air...

La tendresse c'est un geste, un mot, un sourire...

Porto Rico : Après des insultes homophobes, le gouverneur démissionne !

Le gouverneur de Porto Rico, Ricardo Rossello, a annoncé mercredi 24 juillet sa prochaine démission. Deux semaines de manifestations massives ont eu lieu à la suite de propos offensants qu’il a tenus sur les femmes, les homosexuels et les victimes de l’ouragan Maria.

Enfin, le gouverneur de Porto Rico, Ricardo Rossello, démissionne. Les révélations par un consortium de journalistes mi-juillet sur une conversation Telegram entre hauts fonctionnaires auront mis le feu aux poudres. Homophobie, misogynie, sexisme... des insultes proférées par le gouverneur lui-même envers les citoyen.ne.s, et plusieurs célébrités dont Ricky Martin. Cela a déclenché des manifestations massives sur l’île.

" Après avoir entendu les accusations et discuté avec ma famille (…) j’ai pris la décision suivante de manière désintéressée : aujourd’hui je vous annonce que je démissionnerai du poste de gouverneur avec effet au vendredi 2 août à 17 heures ", a déclaré M. Rossello dans une vidéo diffusée par le gouvernement.

Olé, olé, olé : Alors que de nombreux hauts fonctionnaires de l’île avaient déjà démissionné, le gouverneur s’accrochait vaille que vaille à son poste. " J’espère que Porto Rico continuera à être uni et à avancer comme il l’a toujours fait ", a-t-il ajouté. " Et j’espère que cette décision sera un appel à la réconciliation citoyenne ".

Dès la fin de la diffusion de la vidéo, des manifestants présents dans les rues de la capitale San Juan ont commencé à scander " Olé, olé, olé ", exultant de joie. Pourtant, mardi, M. Rossello, 40 ans, avait affirmé qu’il ne comptait pas démissionner, malgré les milliers de manifestants appelant à son départ depuis une dizaine de jours.

Plusieurs célébrités, dont Ricky Martin ( photo d'illustration, ndlr ), le rappeur Bad Bunny ou le duo de " Despacito ", Daddy Yankee et Luis Fonsi, ont participé ou soutenu le mouvement de contestation.

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Tout est beau, tout est sauvage...

Marry me, Kerry Degman !

Un peu plus tard, abandonné...

jeudi, juillet 25, 2019

Santé : La démence est-elle plus répandue chez les personnes âgées LGBT+ ?

Souvent privé·es de recours médical, les seniors LGBT+ développeraient davantage de troubles cognitifs que les hétérosexuel·les.

La commémoration des émeutes de Stonewall le mois dernier a été l'occasion de voir les visages qui ont porté la révolte, de cette nuit du 28 juin 1969, dans les rues de New York. Cinquante ans après cette série de manifestations spontanées protestant contre la persécution des autorités à l'encontre des personnes LGBT+, les traits sont plus que tirés.

Est-ce à dire que les seniors LGBT+ seraient davantage marqué·es par les injustices dont ils ou elles ont été victimes que les personnes âgées hétérosexuelles ?

C'est ce que suggère une étude présentée par The US National Library of Medicine National Institutes of Health, qui démontre que cette catégorie serait plus exposée au déclin rapide de ces aptitudes mentales, autrement dit à la démence, que les hétérosexuel·les. Sur les 210 LGBT+ de 50 ans et plus sondé·es, près de 25% ont déclaré avoir déjà ressenti des troubles cognitifs ( de mémoire, de langage et d'attention ) ainsi que des états dépressifs. Tous ces symptômes sont caractéristiques de la démence.

La maladie d’Alzheimer est la cause la plus courante de démence et serait à l’origine de 60% à 70% des cas, d'après l'OMS, touchant principalement les personnes âgées. Selon le directeur d'une organisation new-yorkaise pour les seniors LGBT+ interrogé par le magazine Quartz, " cette recherche ouvre la voie à ce que les activistes avaient déjà perçu depuis de nombreuses années ". Si les raisons à l'origine de ce résultat ne sont pas établies dans le cadre de l'étude, l'hypothèse de l'environnement social primerait, selon Tim R. Johnston.

Violence sociale, tabou médical : À cela s'ajoute le tabou médical sur l'orientation sexuelle. Une étude menée en France en 2015 sur 3.200 personnes LGBT+ a montré que moins de 10% ont été interrogé·es sur leur sexualité, souvent perçue comme une question inappropriée. Quant à ceux qui ont fait leur coming-out médical, 35% ont senti un jugement de la part de leur médecin.

Discriminations dans la sphère publique comme privée, harcèlement physique et moral sont le quotidien de la communauté. D'autant que l'acquisition difficile du droit au mariage a laissé des cicatrices profondes, comme en atteste la recrudescence d'actes homophones depuis sa légalisation. Une violence sociale marquée, qui aurait une incidence majeure sur la santé mentale de celles et ceux qui la subissent au quotidien.

Ainsi privées du recours médical, les personnes LGBT+ n'ont que leurs proches sur lesquels se reposer. Mais là encore, la situation reste problématique, en particulier pour les personnes âgées qui n'ont pas vraiment pu profiter des fruits de leur lutte. Sans enfants ou non marié·es, vivant souvent seul·es, " elles ne peuvent pas compter sur les structures de soutien traditionnelles ", explique Jason Flatt, professeur d'épidémiologie à l'université de Californie, à San Francisco.

Si, selon Quartz, cette étude sur la relation entre démence et communauté LGBT+ de 50 ans et plus mérite d'être enrichie, elle aura au moins posé les bonnes questions : la sexualité doit cesser de s'apparenter à un thème intime, dont il ne faut pas parler dans le cadre d'une consultation. Elle devrait sérieusement être prise en compte dans le suivi médical.

Video : Lauv - Sad Forever !

Dieu sait que je suis sans haine...

Désolé, mais ce soir on est tous en mode stars...

Russie : Deux enfants pourraient être retirés à leurs papas !

La justice russe a annoncé mercredi 17 juillet l’ouverture d’une enquête contre des fonctionnaires ayant autorisé un couple gay à adopter deux enfants. Les parents risquent de se voir retirer leurs enfants.

La Russie continue dans la discrimination des LGBT+. La justice a annoncé mercredi 17 juillet l’ouverture d’une enquête pour " négligence " contre des fonctionnaires ayant autorisé un couple gay à adopter deux enfants. Des employés de service d’aide sociale de Moscou auraient, selon les enquêteurs, permis à deux garçons ( aujourd’hui adolescents ) d’être adoptés par le couple en 2010.

Les fonctionnaires risquent une amende ou des travaux d’intérêt général. " Il s’agit de la première fois qu’une telle chose arrive ", a expliqué l’avocat Maxime Olenitchev de l’ONG Vykhod à l’AFP, une information rapporté par Le Parisien.

Annuler l’adoption : La Russie interdit depuis 2013 les adoptions d’enfants russes par des couples de personnes de même sexe étrangers mais aussi par des couples non-mariés issus de pays où le mariage des couples de même sexe est autorisé. En revanche, aucune loi n’interdit formellement à des homoparents russes d’adopter au pays de Vladimir Poutine. Toutefois, ces derniers ne peuvent pas légalement officialiser leur union. Et donc ne sont pas reconnus tous deux comme parents de l’enfant.

Dans un communiqué, les enquêteurs ont par ailleurs accusé le couple gay de faire la promotion auprès de leur progéniture " des idées tordues sur les valeurs familiales, sapant leur santé et leur développement moral et spirituel ". Selon Maxime Olenitchev, cette affaire " pourrait donner à l’État l’opportunité d’exiger l’annulation de l’adoption ".

Si l’homosexualité a été dépénalisée en 1993 en Russie, Moscou accentue depuis quelques années la pression sur les personnes LGBT+. Son refus d’enregistrer des associations de défense des droits LGBT+ a été récemment condamnée par la Cour européenne des Droits de l’Homme. Elle est également accusée de fermer les yeux sur les purges homophobes en Tchétchénie.

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Video : Deluxe - Boys & Girl !

Liam Payne !

Hot !

Félin pour l'autre...

mercredi, juillet 24, 2019

Sexe : Pourquoi certains gays ne pratiquent pas la sodomie ( et pourquoi ce n’est pas grave ) !

La sexualité entre hommes, forcément synonyme de pénétration anale ? Balayez vos idées reçues : les bis et gays qui ne pratiquent pas la sodomie sont plus nombreux qu’on ne le croit. Nous avons contacté plusieurs d’entre eux pour savoir pourquoi, et casser un peu les clichés sur le sexe gay.

" Je n’aime pas être sodomisé car j’ai eu une très mauvaise première expérience. Je n’ai pas envie de ressentir une nouvelle fois cette douleur. Pour ce qui est d’être actif, je n’y trouve aucun plaisir ". Guillaume* a 22 ans et il fait partie de ce que les Américains appellent les " sides " : des hommes gays ou bis qui ne pratiquent pas la sodomie. Et il n’est pas le seul.

Une étude** américaine, publiée en 2016, avait démontré que seul un tiers des hommes gays et bis avaient pratiqué la sodomie ( active ou passive ) lors de leur dernier rapport sexuel, privilégiant les baisers et la fellation. Preuve, s’il en fallait une, que la pénétration anale est loin d’être la norme chez les gays.

J’ai failli me faire violer : Pourtant, la sodomie est encore trop souvent jugée comme indispensable dans l’imaginaire collectif ( souvent fantasmé ), mais aussi, parfois, chez les gays eux-mêmes. C’est en tout cas ce que nous ont raconté plusieurs hommes concernés. " Plusieurs fois, des gars ont essayé de forcer, en me disant tu vas aimer, laisse-moi faire, les autres n’ont pas réussi à te donner du plaisir, moi je sais mieux m’y prendre, etc ", raconte Guillaume, 22 ans.

Il se remémore une fois où il a failli se faire violer parce que son partenaire pensait qu’il " jouait la comédie, la vierge effarouchée ". " Pour lui, par définition, un gay aime forcément la sodomie, active ou passive ", ajoute-t-il.

Un comportement qu’Alexis, étudiant de 21 ans, a beaucoup observé sur les applications de rencontres. " Une majorité de mecs voit la sodomie comme une étape obligatoire, regrette-t-il. Du coup, ceux qui ne la pratiquent pas sont vus comme des marginaux ".

Mais les principaux concernés sont pourtant loin de se considérer comme tels. " Le fait de refuser la sodomie m’a fait prendre conscience de l’infinité des autres possibilités qui existent ", sourit Guillaume.

La peur d’être sales : Pourquoi " refuser " absolument d’être pénétré ? Des garçons, de tous âges, nous ont répondu. Raison première : l’hygiène. Un sujet particulièrement tabou au sein de la communauté gay. Pour Alexis, " les contraintes d’hygiène sont trop importantes par rapport au plaisir ressenti ". Un avis partagé par Martin*, 32 ans : " Il y a beaucoup trop de paramètres à prendre en considération : surveiller ce que l’on mange, être toujours propre, se laisser totalement aller "...

Des discours comme ceux-là, le sexologue Pierre Cahen en entend beaucoup dans son cabinet parisien. " Je reçois de nombreux patients qui ne pratiquent pas la sodomie par peur d’être sales. C’est un des freins principaux à la pratique ".

Responsabilité du porno : Pour Sébastien Chauvin, le porno est en partie responsable de telles réactions. Face à l’inexistence d’une éducation à la sexualité LGBT, notamment à l’école, les élèves se tournent souvent vers les films X.

" Or, les films pornos tendent à exagérer la centralité du sexe anal dans la sexualité gay, qui au quotidien est beaucoup plus diverse, assure Sébastien Chauvin. Pourtant, seule est montrée la scène de pénétration et souvent pas grand-chose de la préparation ( technique, hygiène, etc. ). Cette dernière est pourtant un élément central de la transmission culturelle de ce que Marcel Mauss appelait les techniques du corps entre les générations gays ( mais aussi aujourd’hui hétéros ) ".

La peur d’avoir mal : Deuxième raison invoquée : la peur d’avoir mal. " Je n’ai pas toujours eu des partenaires très délicats et l’idée d’être blessé par un rapport me rebute énormément, raconte Damien*, un lycéen trans’ de 16 ans. C’est d’ailleurs ce qui me bloque à l’idée de réessayer les rapports anaux ". J’ai peur de toucher à cette autre partie de mon corps, ajoute Jean, étudiant de 21 ans. J’ai bien sûr essayé en solitaire, mais je n’ai éprouvé aucun plaisir. Au contraire, je ressentais une gêne, autant dans la sensation que dans l’acte ".

A cela, le sexologue Pierre Cahen rétorque que " la douleur est beaucoup une question de relaxation et d’acceptation d’être pénétré et de désir ". Rappelons tout de même que le massage prostatique ouvre le champ à des orgasmes plus longs et souvent plus intenses.

Pour le sociologue Sébastien Chauvin, on ne peut pas exclure que l’invocation de l’hygiène ou de la douleur soit le langage somatique par lequel s’exprime l’inconfort devant ce qui est ressenti comme un renoncement à la masculinité ".

Une posture que certains trouvent féminine : Dans ce sillage, d’autres, aussi, refusent la sodomie passive pour des raisons culturelles, voire cultuelles, avec en jeu la peur d’être assimilé à une femme. C’est le cas de Bernard*. Ce cadre de 36 ans ne pratique que la sodomie active. " Je n’aime pas du tout me retrouver dans la position du passif, confie-t-il. J’ai un peu l’impression de faire la femme alors que je préfère contrôler la situation, dominer ". Un discours totalement rétrograde, mais pas si rare que ça.

" L’émergence de la figure du passif viril au cours des dernières décennies montre que les choses changent, analyse Sébastien Chauvin. La pénétration anale n’est plus nécessairement pensée à l’intérieur d’une polarité masculin-féminin ". Mais c’est loin d’être gagné pour autant.

Selon lui, le double standard importé du modèle patriarcal, qui juge différemment la sexualité des femmes de celle des hommes, se reproduit dans le milieu gay. " Résultat, complète-t-il. L’injonction à se faire respecter et à se protéger du stigmate de salope sont davantage en jeu dans la sexualité passive que dans la sexualité active qui, elle, s’accompagne plus souvent du devoir inverse de respecter, rappelant celui des hommes hétérosexuels, mais aussi les figures négatives qui l’accompagnent, comme celle du goujat ou du salaud ". Autrement dit, le passif se retrouve plus souvent dans la position de la salope et l’actif dans celle du tombeur.

Une sexualité très diverse : Le sexologue Pierre Cahen pense qu’il faudrait, tout simplement, se débarrasser des termes actif/passif, totalement dépassés, et leur préférer la formule pénétrant/pénétré. " On peut être dominé en étant actif et dominant en étant passif ", lance-t-il.

Il ajoute dans un petit rictus : " Il ne faut pas non plus chercher midi à 14h chez quelqu’un qui trouve du plaisir autrement. La pénétration n’est pas une obligation pour lui et peut être une gêne à laquelle il ne veut pas se confronter ".

C’est d’ailleurs que ce prône le plus jeune de nos témoins, Damien : " Les garçons avec qui j’ai des rapports sans pénétration ont souvent cette inventivité et cette manière de mieux s’approprier leur corps de plein de façons différentes ". Et de conclure :

" Je pense que tout le monde ( homos ou hétéros d’ailleurs ) devrait essayer, un jour, d’avoir un rapport avec quelqu’un, mais sans pénétration. Pour découvrir d’autres choses, pour éviter que cela devienne lassant... Le sexe est loin de n’être que ça ".

*Certains prénoms ont été changés.

**Etude menée en 2016 par l’université de George Masson (Indiana, Etats-Unis) sur 24.787 hommes bisexuels et gays âgés de 18 à 87 ans.

Video : Ughett - Effrontée !

Difficile d'appeler au secours...

Video : Madame Monsieur ft. Kyo - Les lois de l'attraction !

Sentir tout, et on a beau serrer les doigts, j'ai froid...

Kiss !

Some after school !

mardi, juillet 23, 2019

Société : La Pologne fait face à une vague d’homophobie inquiétante !

Une Pride organisée pour la première fois à Bialystok, grande ville de l’est de la Pologne, a été attaquée par des ultra-nationalistes. Un symptôme de plus de la vague d’homophobie qui s’abat actuellement sur le pays.

De l’homophobie décomplexée et à visage découvert. La ville de Bialystok, située dans l’est de la Pologne a été le théâtre de contre-manifestations ( parfois violentes ) d’ultra-nationalistes ce 20 juillet, lors de la toute première Marche des Fiertés de la ville. Selon la police, près de 800 participants ont défilé dans les rues, arborant drapeaux arc-en-ciel et brandissant des banderoles : " L’amour n’est pas un péché " ou " égalité des sexes " !

Les ultra-nationalistes, pour la plupart issus de groupes de supporteurs de football, sont venus des quatre coins du pays. Ils ont stoppé la marche à plusieurs reprises, forçant la police à intervenir. Certains hooligans portaient des tee-shirts avec des dessins homophobes, tandis que d’autres ont crié : " Pas de sodomie à Bialystok ! ". Ils ont lancé des pétards, des pierres et des bouteilles, contre les manifestants et les policiers selon un porte-parole de la police.

Quelques centaines de personnes ont également prié devant la cathédrale pendant que la marche traversait la ville. La police a arrêté au total 25 personnes.

Vague d’homophobie : Une importante campagne contre " l’idéologie LGBT " se déroule dans ce pays catholique. Le journal conservateur Gazeta Polska a annoncé offrir avec son prochain numéro, en kiosques le 24 juillet prochain, des autocollants d’une grande croix noire barrant un arc-en-ciel avec l’inscription " ceci est une zone sans LGBT ". Diffusé à près de 22.000 exemplaires, le magazine de droite est un fervent soutien du parti conservateur actuellement au pouvoir, le PiS ( Droit et Justice ).

" Je suis déçue et inquiète de voir certains groupes utiliser des autocollants pour promouvoir la haine et l’intolérance ", avait réagi jeudi l’ambassadrice américaine Georgette Mosbacher sur Twitter.

Zones libres de l’idéologie LGBT : Début juillet, une trentaine d’entités territoriales polonaises, dont des villages et des assemblées régionales, se sont déclarées " zones libres de l’idéologie LGBT ". Situées au sud-est du pays, une région réputée pour son conservatisme. Une décision récente de la Cour constitutionnelle a également autorisé les commerçants à refuser de servir les clients LGBT+, invoquant la " liberté de conscience ".

Source

Video : Tiziano Ferro - Buena (Mala) Suerte !

Quitte à lui mentir, juste pour le plaisir...

Je fleurte entre deux eaux, affaibli comme un crabe sans pinces...

Video : The Chemical Brothers - Eve of Destruction !

Les jours de peine fredonnent un je ne sais quoi...