mercredi, octobre 31, 2018

Sport : Panamboyz United, le club de football où " tout le monde vient comme il est, qu’il soit homo, hétéro, bisexuel " !

Club de football amateur, le Panamboyz United prône la tolérance et la diversité des orientations sexuelles. Un sujet encore tabou dans le football.

Le club compte près de 95 membres. Créé il y a 5 ans, le Panamboyz United est une équipe de football qui appelle à la tolérance, lutte contre l’homophobie, le racisme, l’antisémitisme et toutes les formes de discriminations. Bertrand Lambert, le président du club, explique : " Pour nous, il y avait un besoin de défendre la diversité dans le sport et notamment dans le football, où, par exemple, la problématique de l’homosexualité reste relativement taboue ". Ici, les joueurs viennent comme ils sont, et sont traités comme tout le monde. " Il y a des joueurs qui sont homos, et alors ? C’est quoi le problème, on s’en fout ! " continue le Président, " il est bon, on le félicite. Il est mauvais, on l’engueule de la même manière ".

On aimerait que tous les clubs nous ressemblent : Si ce besoin de défendre cette diversité est si fort pour ce club, c’est parce qu’homosexualité et football sont encore antinomiques. " On aimerait que tous les clubs nous ressemblent ", confie Bertrand Lambert, pour qui " il y a encore du boulot ". Et les chiffres lui donnent raison. 

Selon une enquête réalisée en 2013 par le Paris Foot Gay, 50% des élèves de centre de formation et 40% des joueurs professionnels sondés de manière anonyme avaient manifesté " une attitude négative ou très négative " envers les homosexuels, contre à peine 10% chez les sportifs du dimanche. Une hostilité qui amènerait les jeunes gays à s’exclure eux-mêmes des terrains ou à ne pas révéler leur orientation sexuelle. Yoann Lemaire, un amateur qui a fait son coming-out 2003 à la suite duquel il a été exclu de son club des Ardennes a témoigné de cette animosité dans son livre " Je suis le seul joueur de foot homo, enfin j’étais "...

Malgré cela, certains joueurs se sont récemment engagés en faveur de l’égalité pour tous dans le football, à l’image des internationaux français Paul Pogba et Antoine Griezmann, qui confessait dans une interview : " Je pense que ce n'est pas habituel [d’avouer son homosexualité] parce que nous faisons les durs et les forts. Nous avons peur de ce qui pourrait se dire. Je n'ai rien contre, je respecte tout le monde ".

Video : The Blaze - Queens !

Les jours de peine fredonnent un je ne sais quoi...

D'un poète, tu n'as que la lune en tête...

mardi, octobre 30, 2018

Brésil : Le président élu, Jair Bolsonaro, fait craindre le pire aux minorités LGBT !

Le candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, a été élu dimanche 28 octobre 2018, président du Brésil avec plus de 55% des voix, devant le candidat de gauche Fernando Haddad (45%). Les minorités LGBT du pays craignent une forte dégradation de leurs conditions de vie face à un président ouvertement LGBTphobe.

Comme un coup de poing en pleine figure. La victoire de Jair Bolsonaro fait craindre des lendemains noirs aux minorités du Brésil. La liste des Brésiliens qui ont de quoi être inquiets de l’avenir après les déclarations agressives du président élu est longue. Celui qui dit vouloir gouverner " pour la majorité, pas pour la minorité " a dans sa ligne de mire, pêle-mêle : les Noirs, les femmes, les membres de la communauté LGBT, mais aussi les militants de gauche, les Indiens, les membres du mouvement paysan des sans-terre ( MST ) et d’ONG, les défenseurs de l’environnement et les journalistes.

La situation est grave. Candidat, Jair Bolsonaro a enchaîné les sorties homophobes et n’a pas hésité a user de fake news pour stigmatiser les membres de la communauté LGBT du Brésil.

Vague d’agressions LGBTphobes : En 2017, 445 homicides contre la communauté LGBT ont été recensés au Brésil par le groupe Gay da Bahia. Selon de nombreux spécialistes, ces crimes ne feront qu’augmenter, fortement encouragés par le discours du nouveau président.

Une vague d’agressions LGBTphobes s’est déjà abattue entre le premier et le second tour de la présidentielle. Selon nos confrères du journal Le Monde, les toilettes de filles du collège franco-brésilien de Rio de Janero ont été taguées " Sapatas vao morrer. Kkkk " ( " A mort les gouines. Ah ah ah " ).

À Curitiba, un coiffeur homosexuel a été frappé à mort et lors de l’annonce de son décès, le principal suspect aurait crié " Vive Bolsonaro ". À Sao Paulo, après l’annonce des résultats du premier tour, des hommes auraient crié depuis une voiture : " Gouine immonde, fille de p… Maintenant il y aura des subventions pour que tu te fasses soigner ".

Président ouvertement homophobe : Le programme officiel de Jair Bolsonaro ne mentionne à aucun moment les droits LGBT. Pourtant, le candidat, alors député, a défrayé la chronique avec des déclarations homophobes. En 2010, dans un débat télévisé, il s’est dit favorable à des " punitions physiques " comme " cure " pour les homosexuels. En 2011, dans un entretien donné au magazine Playboy, le parlementaire a affirmé sans ciller qu’il préférerait que son fils " meure dans un accident de voiture " plutôt que de le savoir homosexuel.

Il a récidivé en 2014, dans une interview donnée au journal El País, dans laquelle il a clamé haut et fort que " les homosexuels veulent être des victimes ", rajoutant que de nombreux homosexuels sont tués " dans des lieux de prostitution ou par surdose ".

Pourtant, ces dernières semaines, il a nuancé son discours, s’affichant avec des personnes homosexuelles. " Les homosexuels seront heureux si je suis président ", a-t-il affirmé début octobre à une radio du nord-est du pays. " Nous allons faire un gouvernement pour tout le monde. Y compris pour les gays, d’autant plus qu’il y a des gays qui sont aussi des parents ", a-t-il renchéri. Des propos, bien évidemment tenus à la veille du second tour.

Selon l’association Gay Da Bahia, une personne LGBT est assassinée toutes les 25 heures au Brésil.

Video : Christine and the Queens - La Marcheuse !

Je veux croire alors qu'un ange passe...

Pietro Boselli !

lundi, octobre 29, 2018

Société : Être gay à Paris ou à la campagne, pas la même histoire !

À l’écart des grandes villes et des communautés LGBT, les personnes homosexuelles sont encore souvent invisibles.

" Des homosexuels ? Ça n’existe pas ici ! " La phrase, prononcée sur la place du marché de Soissons, est dite sans animosité, mais sur le ton de l’évidence. Pour venir " ici ", il faut d'abord traverser de vastes territoires agricoles, où les champs de blé encore vert et les pousses de betteraves à peine sorties de terre cernent la cité du Vase. Ici et là, une sucrerie, une usine de métallurgie, vestiges d’un passé industriel florissant. Dans ce décor rural, l’homosexualité semble ne pas exister.

Ce phénomène d’invisibilité se retrouve dans toutes les régions peu urbanisées de France. Il n’existe pas de statistiques claires sur ce sujet. Mais certains chiffres marquent, en creux, la discrétion de cette population passée sous silence. Dans son rapport annuel de 2017, SOS Homophobie présente le nombre de témoignages faisant état de comportements homophobes, recueillis par l'association en 2016. Auvergne, Limousin, Bourgogne, Midi-Pyrénées... Les régions majoritairement rurales ont enregistré moins de cinq appels. À Paris, on en compte 209.

Cela signifie-t-il qu’il n’y a pas d’homophobie, pas de gays, pas de lesbiennes, ou pas de témoignages ? Difficile de tirer des conclusions précises selon Colin Giraud, sociologue spécialisé sur l'étude des populations homosexuelles. " À ce sujet, les statistiques sont souvent très mauvaises sur les données géographiques. Elles ont tendance à traiter la question en opposant Paris au reste du monde, or les choses sont beaucoup plus complexes que cela ", expose-t-il.

Les campagnes, d'après lui, sont bien différentes de l'image du désert hostile aux personnes homosexuelles. " Au cours d'un de mes travaux sur la vie des hommes gays dans la Drôme, j'ai constaté que la vie homosexuelle n'était pas systématiquement associée à un manque ou une frustration ". Quant aux comportements homophobes, les chiffres ne suffisent pas à révéler une réalité. " Tout est une question de définition : si une mère pleure en apprenant que son enfant est homosexuel, est-ce une phase d'apprentissage ou de l'homophobie " ?

Si, pour Colin Giraud, les milieux ruraux ne sont pas un espace de rejet, il admet l'invisibilité de cette communauté : " Les marqueurs de l'homosexualité dans l'espace public n'existent presque pas ". À commencer par les associations LGBT. Au sein du centre lillois de l’association Le Refuge, destinée à héberger et accompagner des jeunes majeurs victimes d'homophobie, Jean Wallon n’accueille généralement que des citadines et citadins. " Quand un jeune nous contacte, la première chose qu’on lui demande c’est près de quelle grande ville il se trouve ". Le Refuge commence à développer une stratégie de déploiement au-delà des espaces urbains. Mais avant de pouvoir ouvrir de nouvelles antennes en milieu rural, le chemin est long : " Notre premier objectif est avant tout de nous faire connaître ", annonce Jean Wallon.

Une exception dans cette petite ville : Si dans les départements ruraux la discrétion fait loi, elle n’empêche pas de vivre son homosexualité de manière épanouie. Avec sa dégaine de biker, barbe drue mais bien taillée, anneau d’argent au septum et t-shirt rock, Gauthier Lequeux est loin des stéréotypes et assume pleinement son homosexualité. Ce ne fut pas toujours le cas.

Cet homme de 27 ans a grandi à Soissons ( petite ville de 28.000 habitants dans l'Aisne ), mais c’est chez son ami d’enfance Clément, qui vit dans le village voisin de Bucy-le-Long, qu’il aime passer le temps. Il connaît bien le chemin, pour avoir parcouru régulièrement à pied les sept kilomètres qui séparent Soissons de la grande demeure de son ami, aménagée dans un ancien corps de ferme. Pour lui, le lieu est chargé de souvenirs. Entre deux blagues, les deux amis évoquent le jour où Gauthier " est sorti du placard ". C’était une agréable surprise, sourit Clément élégamment vêtu d’un costume trois pièces. Après ça, il n’avait plus besoin de prouver quoi que ce soit, il était en phase, sincère ".

À Soissons, tout le monde se connaissait, c’était très anxiogène : Avec le recul, Gauthier se rend compte que la période la plus difficile était de loin les longues années qui ont précédé son coming out. " La première fois que je me suis dit que quelque chose n’allait pas, j’avais 14 ans, se rappelle-t-il. J’avais ce sentiment d’être anormal, presque malade ". Un mal-être renforcé par l'environnement social. " À Soissons, tout le monde se connaissait, c’était très anxiogène ". La peur du regard des autres est décuplée par l’impression d’être une exception dans cette petite ville.

L'adolescent commence à s’accepter quand il se rend compte qu’il n’est pas seul grâce à l’application de rencontres Grindr. " J’étais à Reims la première fois que je me suis connecté. J’ai vu toutes les photos de profil s’afficher. Il y en avait tellement, je ne pouvais pas croire qu’il y ait autant de gays à Reims ", s’exclame-t-il, ouvrant de grands yeux comme si cette découverte le surprenait toujours autant. Il lui faudra tout de même du temps et un nouvel environnement pour assumer pleinement son homosexualité. Outre-Manche, il rencontre son premier copain. De retour dans son coin de campagne, il ne ressent plus le besoin de cacher son orientation sexuelle.

La mentalité du coin : Cependant, Gauthier ne nie pas les contraintes liées au milieu dans lequel il évolue. S’il n’a jamais eu à se plaindre d’actes directement homophobes, il doit composer avec l’ignorance et l’aura de scandale qui entourent l’homosexualité. " Il y a encore un vrai tabou. Mon père par exemple, quand il voyait des gays à la télévision, disait en riant : pas de ça chez nous ". Sa famille a accepté son homosexualité, mais Gauthier reste pudique sur le sujet. Lorsque son père manifeste contre le mariage pour tous, le jeune homme analyse la situation avec philosophie. " Il ne cherchait pas à me blesser, mais il reste old-school. Pour lui, le Pacs était suffisant. Mes parents n’ont jamais connu de personnes homosexuelles, pour eux c’était l’inconnu ", appuie-t-il précisant que chez lui, le gay était forcément coiffeur ou perché sur un char de la gay pride.

Ici l’image classique de l’homme, c’est marié, avec femme et enfants : Gauthier parle librement de son homosexualité, mais ce n'est pas le cas de tous les Soissonnais et Soissonnaises. " Je connais plein de gens qui n’osent pas le dire à leurs amis ou à leur famille " , regrette-t-il. Un jour, un homme avec qui il avait discuté dans un bar le retrouve discrètement dans les toilettes pour lui avouer qu’il avait des doutes sur son orientation sexuelle et l’embrasser, avant de partir sans donner de nouvelles. " Cela m’a rendu vraiment triste pour lui. Il se sentait obligé de vivre selon des stéréotypes. Ça reflète bien la mentalité du coin. Ici l’image classique de l’homme, c’est marié, avec femme et enfants et éventuellement quelques épisodes sales dans des hôtels ".

Pour la plupart des homosexuels vivant dans des milieux ruraux, la principale difficulté reste encore de parvenir à faire des rencontres. Même si l’apparition des applications mobiles a radicalement changé la donne. Celles-ci ont d’ailleurs été imaginées à l’origine pour les communautés LGBT. " Elles permettent une porte, un progrès pour sortir de l’isolement ", analyse Gauthier en les égrenant: " Za-gay, un peu vieux, Gaydar, c’est le premier ou je suis allé, Grindr, Hornet, et puis Tinder bien sûr ". Comme tous les gays de province, précise-t-il, il a écumé ces plateformes. " Supprime ces applis, et tu as l’impression de ne plus être gay ", plaisante-il.

Les rencontres elles aussi sont plus furtives que dans les grandes villes : " Ce n’est pas du tout pareil qu’à Paris où l’on est anonyme dans une foule. On peut lézarder, prendre son temps. Ici, il faut rester discret, on ne prend pas de verre en ville mais on va chez l’un ou l’autre ", raconte Gauthier, pour qui ce mode de rencontre commence à peser.

Se fondre dans la masse : D’autres ont choisi de rejoindre la grande ville : Paris. Adrien et Kévin, respectivement 25 et 26 ans, ont grandi dans des villages d’environ 2.000 habitants. L'un a quitté la Loire-Atlantique et l'autre, la Normandie. Ils se disent aujourd’hui plus épanouis dans leur vie quotidienne.

Au-delà de l’âge qui permet de prendre de l’assurance, ils avouent que la capitale offre une plus grande liberté aux homosexuels. À Paris, l’anonymat encourage chacun à vivre sa vie comme il l’entend. " Ici, j’embrasserais mon copain, mais pas à Caen ( la ville où il a fait une partie de sa scolarité, ndlr ). On sait qu’on ne recroisera jamais les personnes. Tout le monde se fout de tout le monde ", s'amuse Kévin. Son comportement n’est donc pas le même lorsqu’il retourne en Normandie : " Je fais plus attention à me fondre dans la masse. J’essaie d’adopter un comportement plus viril, plus conforme à la définition de la masculinité ". Car il y aurait à la campagne une injonction à la virilité, à laquelle les gays se plient également. En région, " on réduit souvent l'homosexualité aux gays parisiens vivant dans le Marais ", rappelle Colin Giraud. Signe qu'ils ne s'identifient pas à ce cliché, de nombreux homosexuels qui ont grandi en milieu rural n'adoptent pas les codes de ces gays urbains.

Comme Kévin, ils se tiennent à distance de la communauté LGBT. Elle servirait un combat militant dans lequel le jeune homme ne souhaite pas forcément s’impliquer : " Je sais qu’il faut en parler. Mais nager dedans ne m’intéresse pas ", lance le Normand. Adrien adopte le même comportement : " Je ne sors pas trop dans le Marais même si j'y vis, ce qui est assez paradoxal ". Il habite rue Vieille du Temple, prisée des touristes et emblématique de la communauté gay. " L'ambiance homo, je ne percute pas trop. C'est trop forcé, comme si parce qu'on était homo, il fallait le montrer ", confie-t-il, circonspect. De quoi rassurer sa mère. Alors qu'il lui avouait son homosexualité, elle a immédiatement fait le lien avec son quartier. " Je t'ai jeté dans la gueule du loup ! ", avait-elle plaisanté.

Kévin et Adrien voient dans cette grande ville bien d'autres intérêts que celui de rencontrer d'autres gays. Ils apprécient leurs loisirs : " Les cinémas, les expos, je fais beaucoup plus de choses que lorsque j'étais à Caen ", insiste Kévin. Adrien, de son côté, retient les rencontres amicales et intellectuelles. Il est venu à Paris pour ses études, où il a intégré une prépa art. " Il y avait beaucoup d’homosexuels, se souvient-il. Je pouvais discuter avec des gens qui me conseillaient d’aller voir telle pièce ou telle expo. C'est un enrichissement culturel ".

Video : Leo Stannard - Home !

Gregg Sulking !

Rêver d'un autre été...

samedi, octobre 27, 2018

US : Une loi anti-discrimination LGBT sacrée priorité absolue du parti démocrate !

Le parti démocrate a annoncé qu’une loi anti-discrimination envers les personnes LGBT+ serait une priorité en cas de victoire lors des élections de mi-mandat, le 6 novembre prochain.

" Top priorité " ! C’est ce qu’a affirmé l’un des porte-paroles de Nancy Pelosi, une parlementaire démocrate siégeant dans la chambre des représentants. Cette ancienne présidente de la chambre basse du Congrès a fait de cette loi anti-discrimination envers les personnes LGBT+ un objectif personnel, en cas de victoire aux élections de mi-mandat du 6 novembre prochain.

Lors d’un événement à Harvard, mardi 16 octobre dernier, la leader du parti démocrate à la chambre des représentants a annoncé que le dossier serait une priorité absolue, comme le rapportent nos confrères du Washington Blade : " C’est personnel et c’est quelque chose que je veux absolument faire : la loi sur l’égalité ".

Amender le Civil Rights Act : Cette loi sur l’égalité ( " Equality Act " ) permettrait d’amender le Civil Rights Act de 1964 qui déclare illégale toute discrimination fondée sur la race, la couleur, la religion, le sexe ou l’origine nationale. L’objectif de l’amendement serait ainsi d’étendre les prérogatives du texte de 1964 aux discriminations faites aux femmes et aux personnes LGBT+.

Le parti démocrate a déjà introduit cette loi au Congrès par le passé. D’abord en 2015, avec le soutien plein et entier du président alors en exercice, Barack Obama. En 2016, la loi était vivement défendue par les deux candidats démocrates à la présidentielle, Hillary Clinton et Bernie Sanders. Les Républicains ont toujours fait opposition.

Un patchwork de protections au niveau fédéral : Il n’y a actuellement pas de protection juridique au niveau fédéral pour les discriminations faites sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. Cela signifie que chaque État décide pour lui-même de sa législation en la matière.

Les militants LGBT+, et notamment l’un des porte parole de Human Rights Campaign, Stephen Peters, ont profité de l’annonce de Pelosi pour souligner l’importance du projet de loi : " Les discriminations sont un problème réel et persistant pour trop de personnes LGBT vivant aux États-Unis. Plus d’une personne LGBT sur deux vit actuellement dans un État dans lequel on manque cruellement de protections juridiques ".

Et de poursuivre : " Il est impératif que le Congrès mette fin à ce patchwork de protections en promulguant la loi sur l’égalité. C’est d’une importance cruciale. Une loi fédérale doit ajouter une législation claire, compréhensive protectrice et non-discriminante pour les personnes LGBT+ ".

Prendre l'air, respirer...

Mes beaux amis...

jeudi, octobre 25, 2018

US : 20 ans après, hommage exceptionnel à Matthew Shepard, tué car homosexuel !

Il y a 20 ans, Matthew était battu et laissé pour mort par deux homophobes dans le Wyoming. Le 26 octobre prochain, ses cendres seront transférées en la cathédrale de Washington. Un symbole fort dans l'Amérique de Trump.

Le 26 octobre prochain, la cathédrale de Washington accueillera les cendres de Matthew Shepard. Un hommage exceptionnel pour ce jeune homme de 21 ans tué il y a 20 ans car homosexuel.

L'étudiant en sciences politiques et langues étrangères, qui voulait être diplomate, avait été entraîné en octobre 1998 hors d'un bar de Laramie, dans le Wyoming, par deux jeunes hommes qui s'étaient fait passer pour des homosexuels pour le convaincre de les suivre.

Après un trajet en voiture, ils l'avaient dépouillé et violemment frappé à coups de crosse de revolver au visage et à la tête, avant de le laisser attaché à une clôture par un froid glacial. Matthew Shepard avait été retrouvé 18 heures plus tard, inconscient, par un cycliste qui dans un premier temps l'avait pris pour un épouvantail. Il était mort quelques jours plus tard à l'hôpital.

Le pays choqué par ce meurtre : Aux États-Unis, sa mort avait provoqué une onde de choc, mis en lumière les violences visant les personnes LGBTQ+ et provoqué une vague d'appels à durcir la législation fédérale concernant les crimes motivés par la haine de l'autre.

" Ce fut un énorme coup de semonce pour l'Amérique ", dit à l'AFP Sara Grossman, à la tête de la communication de la Fondation Matthew Shepard. Des veillées et des manifestations avaient été organisées, et le président de l'époque, Bill Clinton, avait exhorté la Chambre des représentants à agir.

Il aura fallu presque 10 ans, pour que finalement, en 2009, Barack Obama signe une loi portant notamment le nom de Matthew Shepard, élargissant la législation sur les crimes liés à une discrimination pour y inclure l'orientation et l'identité sexuelles.

" La mort de Matthew fut incroyablement tragique, mais elle a aussi provoqué le début de beaucoup de changements et un éveil des consciences dans ce pays autour des injustices faites aux personnes LGBT à travers la nation", dit à l'AFP le doyen de la cathédrale de Washington, Randy Hollerith. " Et elle a enclenché un processus qui, je pense, a mené tout droit ( à la légalisation du ) mariage homosexuel " dans tous les États-Unis en 2015, ajoute-t-il.

Hommage posthume : C'est par Gene Robinson, premier évêque américain ouvertement homosexuel et proche des parents de Matthew Shepard, que l'idée d'accueillir les cendres du jeune homme à la cathédrale épiscopalienne de Washington a émergé.

La cathédrale, une institution de poids dans la capitale fédérale, dit considérer l'égalité pour les personnes LGBTQ+ comme " l'une des plus grandes questions de droits civiques pour l'église au XXIe siècle ". Elle est donc " l'endroit parfait " pour abriter Matthew Shepard, selon le doyen Hollerith.

Matthew Shepard sera l'une des quelque 200 personnalités enterrées à la cathédrale, aux côtés d'Helen Keller et du président Woodrow Wilson.

L'administration Trump pointée du doigt : Mais cette consécration posthume ne doit pas cacher les inquiétudes autour d'un recul sociétal, selon Sara Grossman. " Il y a eu régression avec ce gouvernement, nous le voyons tous les jours aux infos ", juge-t-elle.

L'administration Trump est accusée de rogner petit à petit les protections accordées à la communauté LGBTQ+. Dernier exemple en date : la décision de ne plus accorder de visas aux partenaires de diplomates étrangers homosexuels vivant ou s'installant aux États-Unis, à moins qu'ils se marient.

" Nous sommes extrêmement inquiets ", insiste Sara Grossman. " Nous avons fait des progrès, mais ce n'est pas parfait ", ajoute-t-elle, en rappelant que de nombreux États américains permettent encore l'utilisation, lors de procès, de l'argument de " panique homosexuelle ", soit le fait de réagir par la violence ou le meurtre à des avances gays.

Quitte à faire vite, je prends les devants...

Oh la la !

Si tout est chaste, il n'y a plus rien à faire....

mercredi, octobre 24, 2018

Religion : Appels pour les femmes, les gays, lors des travaux du synode du Vatican !

Le Vatican a publié samedi les comptes-rendus du synode des évêques sur les jeunes. 

Résultat : Des appels en faveur des femmes, des homosexuels et des victimes d'abus sexuels.

Des appels en faveur des femmes, des homosexuels ou encore des victimes d'abus sexuels ont été lancés lors des travaux du synode des évêques sur les jeunes, selon leurs compte-rendus publiés samedi par le Vatican.

Depuis début octobre, près de 300 évêques et une centaine d'experts et invités débattent des défis de la jeunesse en assemblée plénière ou au sein de 15 groupes de travail, répartis par langue, dont les compte-rendus doivent aider à la rédaction d'un texte final qui sera adopté dans une semaine. Dans un flot de considérations plutôt générales sur la manière de transmettre la foi aux jeunes et de les impliquer dans l'Eglise, les groupes de travail ont réclamé ( mais sans vraiment en développer ) des propositions concrètes dans ce texte.

Plusieurs demandes pour une meilleure considération des jeunes homosexuels. Et des thèmes souvent tabous ou ignorés par les prélats ont été évoqués. Il en va ainsi de la sexualité : un groupe francophone réclame que la doctrine de l'Église soit " clarifiée et actualisée ", les germanophones demandent " un débat sérieux avec les jeunes " sur ces questions. Plusieurs groupes demandent une attention particulière aux jeunes homosexuels. " L'Église étend son amour à absolument tout le monde ", assure ainsi un groupe anglophone. " Personne ne doit ressentir un manque d'amour ou d'attention en raison de son genre, de son style de vie ou de son orientation sexuelle ".

Un " machisme qui a la vie dure " dans l'Église. Et même si seules une poignée de femmes ont été invitées au synode ( sans droit de vote sur le document final ), plusieurs groupes évoquent ce " machisme qui a la vie dure" au sein de l'Église, comme l'exprime un groupe italophone. " Il semble qu'on n'ait pas encore pris pleinement la mesure que le moment était venu pour que femmes et hommes dans l'Église soient considérés vraiment également en matière de responsabilité ", assure un groupe francophone, insistant sur le besoin " urgent " de " changements profonds et radicaux ".

La pédophilie également évoquée. Et même s'ils n'étaient pas officiellement au programme, les scandales de pédophilie prennent une place essentielle. L'Église "doit prendre des initiatives visibles pour faire face à ces scandales ( et à ceux à venir ) ", insiste un groupe anglophone. " Nous ne pouvons pas rentrer chez nous sans la ferme intention de parvenir à une amélioration de la prévention et des soins aux victimes ", ajoutent les germanophones. Les prélats ont d'ailleurs pris conscience de ne plus être nulle part en terrain conquis : " Pour des foules de jeunes, Jésus est un personnage de fiction issu d'un mythe ancien, Dieu est un reste de superstition d'une époque pré-scientifique et la religion est une source de conflit et de violence ", affirme un groupe anglophone.

Video : Years & Years - All for you !

Smile !

Quand on a tant besoin de l'autre...

mardi, octobre 23, 2018

UK : La BBC s’attaque à la " culture hétéronormative " sur ses antennes !

Le groupe de télévision publique britannique va mettre en place une politique d’inclusion des LGBT, pour ses programmes comme pour ses salariés.

Une " culture hétéronormative " s’était-elle installée à la BBC ? Les dirigeants du groupe de télévision publique britannique craignent que l’environnement de travail ne soutienne pas assez les salariés LGBT.

Une grande " réforme LGBT " est prévue pour palier le problème. Cette prise de conscience découle d’une demande plus large des employés LGBT de la BBC. Ils représentent environ 11% de la masse salariale.

L’objectif est également de se rapprocher des plus jeunes téléspectateurs. Seulement 51% d’entre eux s’identifient comme hétérosexuels outre-Atlantique.

Des recommandations concrètes : Avec l’aide de salariés et d’associations, la BBC a listé un ensemble de mesures à mettre en place en interne, comme à l’antenne. Un changement d’ampleur pour une télévision plus inclusive dont on peut espérer qu’il inspire la frileuse France Télévisions.

Parmi les recommandations, l’utilisation de pronoms adaptés pour les personnes non-binaires et une attention particulière pour ne pas représenter les LGBT uniquement par des hommes gays blancs aisés, dans les fictions comme les reportages.

En interne, un réseau " d’alliés hétéros " sera mis en place. Un système de mentors entre employés LGBT, pour accompagner les plus jeunes, est également prévu. Le projet validé, la BBC doit maintenant arrêter un budget adéquat pour la mise en place de cette réforme.

Video : Ceux qui nous sommes !

Dans mes draps de papier tout délavés, mes baisers sont souillés...

Mylène Farmer #Désobéissance !

C'est l'heure pour moi de prendre la pose, de penser à aut'chose...

samedi, octobre 20, 2018

Taïwan : Un référendum prévu le 24 novembre sur le mariage homosexuel !

Les habitants de Taïwan s’exprimeront sur la légalisation du mariage homosexuel le 24 novembre prochain. 

Un référendum sera organisé le 24 novembre à Taïwan sur la question de la légalisation du mariage homosexuel, ont déclaré mardi 9 octobre, deux responsables électoraux à Reuters. 

La Cour constitutionnelle avait estimé en mai 2017 que les couples du même sexe avaient le droit de se marier en toute légalité, et avait fixé un délai de deux ans pour cette légalisation. 

Mais en août, une organisation de la société civile a proposé à la Commission électorale centrale d’organiser un référendum sur la question, estimant qu’une autre loi devait défendre les " valeurs de la famille ". 

Video : Promises - Calvin Harris & Sam Smith !

Hérakles et Ganymède...

Jesse Metcalfe !

Matin silence, déjà s'éveille...

mercredi, octobre 17, 2018

Lire : Les fureurs invisibles du coeur, de John Boyne !

C'est dans l'Eire ! L'Irlandais John Boyne revient sur l'histoire de son pays, de 1945 à 2015, à travers le destin bousculé d'un garçon sensible. Une saga bouleversante, aux accents politiques.

La presse anglo-saxonne l'a comparé au Monde selon Garp, rien de moins. Mais c'est bien vu : le nouveau roman (  - fleuve ) de John Boyne, né à Dublin en 1971, partage avec le chef-d'oeuvre de John Irving un même souffle épique. Un même concentré d'émotions et de rebondissements, un même mélange de gravité et de fantaisie.

Les Fureurs invisibles du coeur ( titre emprunté à Hannah Arendt, à propos du poète britannique W. H. Auden, à l'homosexualité assumée, ndlr ) est également un livre qui se dévore sans lever le nez jusqu'à la dernière page. D'une violence sidérante, les premières font mouche d'emblée : la répudiation publique, par un curé, en pleine messe, d'une paroissienne de 16 ans, enceinte, qui se refuse à dire de qui. Une " putain ", forcément, dans cette Irlande rurale de 1945 corsetée par la religion catholique. La future " fille-mère " part aussitôt pour la capitale tenter sa chance, et confie son enfant à naître à un couple de Dublinois nantis, par l'entremise d'une soeur rédemptoriste. 

C'est ainsi qu'on va suivre le destin mouvementé du petit Cyril, fils adoptif de Charles et Maude Avery, un bâtard qui ne sera jamais " un vrai Avery ", comme se plaît à lui répéter son père officiel. Charles est un banquier dans le collimateur du fisc, Maude, une romancière prolifique dont les livres recueillaient " des critiques positives " mais aussi " des ventes minuscules, ce qui lui causait un plaisir immense, car elle considérait que la popularité était vulgaire ". Ces deux excentriques inspirent à John Boyne des dialogues désopilants, des propos en complet décalage avec la bienséance de l'époque - et avec les aspirations du moindre plumitif d'aujourd'hui.

Cyril Avery grandit dans un confort bourgeois, mais sans affection. Ses parents lui parlent comme à un adulte, sa solitude reste abyssale. Jusqu'à ce qu'il se lie d'amitié avec le jeune Julian Wooread, un garçon de son âge effronté et charismatique. Cyril prend alors conscience qu'il a " quelque chose de différent et d'impossible à modifier, jamais ". Fou amoureux de Julian, secrètement, il n'en pincera que pour les hommes, à ses risques et périls. De l'homosexualité considérée comme une tare aux ravages du sida, de l'impératif de rester dans la norme à l'importance de trouver sa voie, cette épopée captivante, souvent rocambolesque, creuse avec brio les thèmes de l'identité, de la famille, de la politique. Celle de l'Irlande, ô combien rétrograde jusqu'à l'aube du XXIe siècle, en prend pour son grade.

Les Fureurs invisibles du coeur, par John Boyne, trad. de l'anglais (Irlande) par Sophie Aslanides. JC Lattès, 580 p., 23,90 €.

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