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jeudi, décembre 24, 2020

Société : Selon une étude, les stéréotypes de genre impactent la santé mentale des enfants !

Une étude anglaise menée par la Fawcett Society nous apprend que l'éducation basée sur les distinctions de genre peut avoir des répercussions néfastes sur les enfants jusqu'à leur entrée dans l'âge adulte. Un constat alarmant. 

Une éducation trop genrée peut s'avérer mauvaise pour les enfants, et ce dès leur plus jeune âge. Selon une récente étude britannique réalisée par la Fawcett Society, les stéréotypes de genre représentent de véritables barrières pour les enfants, créant notamment des problèmes d'estime de soi chez les filles et des soucis de lecture chez les garçons. Plus encore, l'organisation caritative souligne le fait que ces stéréotypes genrés impactent la santé mentale des plus jeunes sur le long terme, pouvant causer des troubles alimentaires chez les filles ainsi que des tendances suicidaires chez les garçons. 

Menée pendant 18 mois, l'étude en question comprend également plusieurs données statistiques inquiétantes. D'une part, près de 74% des parents interrogés reconnaissent considérer différemment garçons et filles et 6 parents sur 10 avouent que cette distinction basée sur le genre possède des impacts négatifs. De plus, 70% des mères et 60% des pères sont d'accord pour dire que ce traitement différentiel influe sur la façon dont les garçons parlent ( ou, plutôt, ne parlent pas ) de leurs émotions. 

Les stéréotypes de genre ont également une influence sur les carrières professionnelles. Lorsqu'on a demandé aux parents quels métiers ils envisageaient pour leurs enfants, 22% se tournaient vers le secteur de la construction pour les garçons face à seulement 3% pour les filles. En comparaison, 22% verraient bien leur fille travailler comme infirmière ou auxiliaire de vie contre 8% pour leur fils. 

Une prise de conscience nécessaire : " Il faut mettre un terme à la princessification des filles et à la toxification des garçons, soutient Sam Smethers, directrice générale de la Fawcett Society. Le secteur commercial se repose trop souvent sur les stéréotypes de genre et sépare filles et garçons simplement pour vendre plus de produits. Mais il ne s'agit pas de tout rendre neutre. Il faut aussi rendre les femmes et les filles visibles quand la norme est masculine à cause de biais préexistants. Par exemple, montrer fréquemment aux enfants des femmes leaders ou scientifiques est important ". Par chance, une volonté de changement a été décernée chez les parents. 

Toujours selon l'étude, 66% des parents souhaiteraient que les entreprises markettent leurs produits de la même manière pour les garçons que pour les filles, sans véritable distinction de genre. " La majorité des parents reconnaissent qu'il y a un problème et sont de plus en plus nombreux à vouloir quelque chose de différent, conclut Sam Smethers. Ils veulent voir un vrai changement de la part du gouvernement et des entreprises, et ont besoin d'aide pratique pour effectuer eux-mêmes ce changement ". 

Tom Daley !

Tom Daley !

mardi, décembre 08, 2020

People : Sam Smith aimerait bien ouvrir un bar gay à Cambridge !

Dans une récente interview suivant la sortie de son album, l'artiste s'est exprimé sur ses plans au-delà de la musique, dont sa volonté de devenir propriétaire de bar. 

Parce qu'il n'y a pas que la musique dans la vie, Sam Smith pense déjà à diversifier ses activités. Lors d'une interview en direct sur la plateforme Twitch d'Amazon Music, la popstar britannique en profite pour souligner l'importance du milieu de la nuit pour la communauté queer. Et partage dans la foulée son souhait d'être propriétaire d'un bar gay dans les années à venir. 

" Ce serait cool d'ouvrir un bar gay, estime l'artiste. Je pense que j'ouvrirais un bar gay dans le centre-ville près de là où j'ai grandi à Cambridge, puisqu'il n'y a aucun bar gay. Je l'ouvrirais et je l'appellerais Crunchy. Les meilleurs clubs sont les clubs crunchy où tes pieds collent au sol à cause de tous les shots qui ont été renversés ". Alors que de nombreux bars queers impactés par la crise sanitaire menacent de fermer, toute volonté de consolider le milieu LGBTQ+ à travers de nouveaux lieux de rencontre est la bienvenue. 

Une envie de parentalité : En parallèle, c'est dans une autre interview pour Apple Music que Sam Smith s'est confié·e sur son désir d'enfants. " Je veux des gosses, déclare la star de but en blanc. Je veux être avec les gosses et je veux les voir grandir et être avec eux tous les jours. Je veux être maman. Je vais clairement me pencher sur ça à un moment donné, mais j'ai encore des choses à donner. J'ai encore de l'ambition. J'essaie de me canaliser et de me poser, mais je suis ambitieux·euse et je veux continuer à chanter et faire ce travail ". Et nous aussi. 

Côté discographie, on rappellera que Sam Smith vient de sortir son troisième album, Love Goes, le 30 octobre dernier. Un disque bourré de collaborations intéressantes, notamment avec Demi Lovato, Labrinth ou encore Burna Boy. 

mercredi, novembre 25, 2020

UK : L’Eglise d’Angleterre pourrait revoir sa position sur le mariage des personnes LGBT+

C’est un premier pas. L’Eglise d’Angleterre a publié, le 9 novembre, ses travaux issus de trois années de recherches au sein du projet " Vivre dans l’amour et la foi ". " Cela comprend un livre, un cours en ligne, des films, des podcasts et une bibliothèque numérique ", énumère Eeva John, l’une des porte-paroles de cette initiative. Ces différents matériaux devraient permettre aux évêques anglais d’annoncer des décisions à l’horizon 2022 sur les thématiques liées à l’identité, à la sexualité, aux relations et au mariage. Ils pourraient alors autoriser les unions homosexuelles. 

Une méthode interdisciplinaire : " Ces ressources sont issues de la recherche la plus étendue et la plus complète effectuée dans ce domaine par n’importe quelle Eglise. Pour les produire, l’Eglise a entendu tous les points de vue et opinions en déployant une méthode interdisciplinaire qui inclut une étude approfondie des Ecritures à laquelle a été associée l’utilisation de la théologie, des sciences sociales et biologiques et de l’Histoire, détaille Eeva John. Nous n’avons pas connaissance d’une autre instance ayant réalisé un travail aussi minutieux en considérant la personne humaine comme une personne sexuelle ", poursuit-elle. 

Les résultats de ces recherches prennent entre autre la forme d’un livre de 482 pages, accessible en ligne. " Cet ouvrage explore les Ecritures, la tradition reçue de l’Eglise, le contexte social, les progrès scientifiques, les perspectives d’autres communautés religieuses. Il interroge ensuite sur la manière dont les questions d’identité, de sexualité, de relations et de mariage s’inscrivent dans l’histoire chrétienne du Salut. Ce document se penche enfin sur la place des Ecritures, de la tradition, de la création, de la culture, de la conscience et de la prière pour entendre ce que Dieu dit à l’Eglise ", décrypte Eeva John. 

Protéger les fidèles LGBT+ : L’issue de ce projet demeure inconnue mais " nous espérons que cela permettra d’améliorer les interactions, la compréhension et l’amour des membres de l’Eglise, même lorsque nous ne sommes pas d’accord ", insiste la représentante de " Vivre dans l’amour et la foi ". 

De son côté, la militante LGBT+ Jayne Ozanne s'impatiente. " Je crains que nous soyons encore loin de parler du mariage homosexuel, mais avec Dieu, tout peut arriver, espère-t-elle toutefois. Le principal point par lequel tous devraient se sentir concernés, c’est la manière dont les enseignements de certaines Eglises blessent les personnes LGBT+, en particulier les plus jeunes ", souligne cette anglicane évangélique. 

De tels actes apparaissent contraires aux aspirations de Sarah Mullally, évêque de Londres en charge du groupe de suivi du projet, qui a assuré que ce processus " ne réussira pas sans amour, grâce, gentillesse et compassion ". 

dimanche, novembre 22, 2020

UK : Des affaires appartenant à Alan Turing restituées après une disparition de 40 ans !

Des affaires ayant appartenu au célèbre briseur de code Alan Turing ont été restituées au Royaume-Uni après leur disparition en 1984. 

Des objets ayant appartenu au père de l'informatique moderne Alan Turing, volés il y a plusieurs décennies, vont finalement être restitués au Royaume-Uni. Figure très controversée de son vivant, le chercheur, à l'origine du déchiffrement du code nazi Enigma durant la seconde guerre mondiale, occupe aujourd'hui une place de choix dans l'histoire de l'informatique. Si les étudiants pouvaient autrefois observer des objets lui ayant appartenu à la Sherborne School, dans le Dorset ( dont le déchiffreur a fait partie dans sa jeunesse ) un certain nombre d'entre eux ont été subtilisés dans les années 1980. 

Au total, 17 objets ont été volés en 1984, dont sa médaille de l'Ordre de l'Empire Britannique, un certificat de l'université de Princeton, des lettres et des photos. Comme le rapporte la BBC, les biens volés à Alan Turing ont été saisis au domicile de Julia Turing ( une citoyenne américaine qui avait changé son nom d'origine et n'avait aucun lien familial avec le chercheur ) dans le Colorado. 

L'alarme avait été donnée après que Julia Turing a proposé de prêter les objets à l'université du Colorado en 2018. La femme affirmait alors être une parente du célèbre briseur de codes. Après la perquisition de son domicile, le gouvernement américain a cherché à confisquer les objets et un procès civil a eu lieu, réglé à l'amiable. Aujourd'hui, deux ans plus tard, les objets volés vont être restitués au Royaume-Uni. 

Des biens restitués en " temps voulu " : Les biens d'Alan Turing devraient être restitués à Sherborne " en temps voulu ", où ils pourront être consultés en personne ou en ligne. Alors qu'il travaillait à Bletchley Park dans le Buckinghamshire, Alan Turing et ses collègues avaient créé la machine qui a permis de décrypter les communications de l'armée de l'air allemande. On estime que les efforts des déchiffreurs ont permis de réduire la durée de la guerre de plusieurs années. 

Pour rappel, cela n'avait pas empêché le mathématicien de connaître un funeste destin. Celui-ci a en effet été arrêté pour homosexualité en 1952 ( alors que le Royaume-Uni considérait encore cette orientation sexuelle comme un crime ) avant de rendre son dernier souffle en 1954, à l'âge de 41 ans, d'un empoisonnement au cyanure. Bien que l'on pense généralement qu'il s'agit d'un suicide, cette idée a fait l'objet de nombreuses contestations jusqu'à aujourd'hui. Alan Turing a été gracié, à titre posthume, en 2013. 

Bien que ses efforts n'aient été pleinement reconnus ou rendus publics qu'après sa mort, le chercheur britannique est devenu une figure emblématique, et il apparaît aujourd'hui sur le billet de 50 livres. Il est également au centre du film The Imitation Game, qui lui rend hommage. Alan Turing est considéré comme l'une des figures fondatrices de l'informatique moderne. 

vendredi, novembre 20, 2020

LGBT : 20 ans après, Queer As Folk est une série toujours aussi culte !

La série anglaise " Queer as folk " a débarqué sur les écrans en 1999 et son remake américain un an plus tard. Vingt années ont passé et on n’a finalement jamais rien revu de tel à la télévision. On vous explique pourquoi.

Une série choc : Quand elle débarque à la télé en 1999, la mini-série anglaise Queer as folk est un choc. Enfin une série écrite par un gay, Russell T. Davies, qui parle des gays d'aujourd'hui sans faux semblant et avec une liberté de ton rare.

On y suit une petite bande d’amis/amants à Manchester. Stuart est un beau gosse cynique qui enchaîne les plans cul sans lendemain, avec son meilleur pote Vince, qui est secrètement amoureux de lui, ils traînent régulièrement sur Canal Street, la rue emblématique du quartier gay de la ville. C’est là que Stuart rencontre Nathan, 15 ans, dont il va tomber amoureux.

Un an plus tard, en 2000, la chaîne câblée Showtime lance un remake, transposé à Pittsburgh. Les personnages changent de nom. Nathan, devenu Justin n’a plus 15 ans, mais 17 ans... Après une saison qui colle globalement à la version originale, le Queer as folk américain s’en émancipe ensuite, en développant de nouvelles intrigues pour les personnages principaux et en donnant plus de place au couple lesbien qui a eu un enfant avec le personnage principal Brian ( Stuart en anglais ).

S’il ne fallait retenir qu’une scène, présente dans les deux versions, c’est celle où Stuart/Brian fait un annulingus à Nathan/Justin, le soir de leur premier épisode. Jamais on n’avait représenté cela à la télévision.

Une série pionnière : C’est la première série dont tous les personnages principaux sont gays. Elle a ouvert la voie à des séries comme Noah’s arc, Looking, Cucumber/Tofu/Banana, The New Normal, le remake des Chroniques de San Francisco, Special. En France, nous avons eu la websérie Les engagés. Malgré leurs qualités, aucune de celles-ci n’est parvenue à surpasser Queer as folk.

On n’en finit pas d’ailleurs de réclamer une suite à Russell T. Davies. Pour ne vexer personne, le scénariste promet régulièrement une " suite spirituelle ".

Une autre époque : Si Queer as folk marque à l’époque les esprits c’est en raison de son côté résolument actuel. 20 ans plus tard, c’est peut-être sa limite.

L’époque de Queer as folk, c’est une ère où les applis de rencontres géolocalisées n’existent pas, où le centre de la vie gay, c’est le clubbing ( du moins c’est ainsi qu’on le représente ) ; une ère où les homosexuels n’ont le droit de se marier nulle part ( Les Pays-Bas deviennent le premier pays à ouvrir le mariage aux couples de même sexe en 2001) ; une ère où les coming-outs heureux sont encore la minorité ; une ère où la PrEP n’existe pas encore.

On notera aussi que la série manque de diversité. On y suit des personnages gays plutôt jeunes, tous blancs. Les séries actuelles ont en général toutes progressé sur ce point.

Pour le reste tout est là, les relations difficiles, le chemsex ( qu’on n’appelle pas encore ainsi ) et l’addiction, les couples sérodiscordants. Il y a même un attentat au Babylon, qui préfigure en quelque sorte celui du Pulse, à Orlando en 2016.

A l’image de la série star de l’époque, Sex and the city, Queer as folk est aussi et peut-être surtout une série sur l’amitié, la solidarité qui remplacent parfois des liens familiaux défaillants. C’est ce que le philosophe Didier Eribon appelait " l’amitié comme mode de vie ", dans Réflexions sur la question gay.

Queer as folk anglais vs Queer as folk US : Dix épisodes d’un côté, quatre vingt trois de l’autre : la différence est d’abord quantitative. C’est lorsqu'elle dépasse l’intrigue de la version anglaise au début de la saison 2, que la série de Showtime devient la plus intéressante, en abordant au cours des quatre saisons suivantes tout un tas de sujets qui peuvent concerner les gays et les lesbiennes à un moment de leur vie. On peut voir les personnages mûrir, et être confrontés à nombre de situations qui leur font prendre de l’épaisseur.

Ensuite, la différence est la même qu’entre une série anglaise et une série américaine. La version anglaise est plus crue, moins léchée et moins consensuelle que sa petite sœur américaine. Plus authentique, pourrait-on dire. Et puis, comme souvent, on ne peut s’empêcher de préférer l’originale à la copie. Mais il faut voir les deux pour se faire une idée !

Que sont-ils devenus : Russell T. Davies, l’un des scénaristes anglais les plus talentueux de ces vingt dernières années, a écrit Cucumber/Tofu/Banana, Years and Years, relancé Doctor Who ( l’un des personnage du Queer as folk anglais est fan de Doctor Who ) et travaille sur Boys, une mini-série sur les ravages de l’épidémie chez les gays au début des années 80.

Aidan Gillen, le Stuart de la version anglaise, est peut-être le plus connu de tous les acteurs ayant participé à Queer as folk. On a pu le voir dans Sur Ecoute ( The Wire ), Peaky Blinders, et surtout dans Game of Thrones, où il jouait le redoutable Littlefinger. Au cinéma, il joue notamment dans Bohemian Rhapsody et The Dark Knight Rises.

Charlie Hunnam (Nathan, QAF UK) est devenue la star de la série Sons of Anarchy. Et côté États-Unis, on a pu voir Gale Harold ( Brian)  dans Desperate Housewives et dans divers petits films, dans toute une foule de séries. Randy Harrison, alias Justin, est apparu récemment dans la série Mr Robot, mais c’est surtout au théâtre qu’il poursuit sa carrière. Un site gay français l’avait rencontré en 2010 à Paris lors de la convention Planet Babylon.

Où les regarder : Queer as folk n’est disponible hélas sur aucune plateforme de streaming légal. La version anglaise est disponible gratuitement sur le site de la chaîne Channel 4, mais cette dernière n’est accessible que depuis le Royaume Uni... Il vous faudra tricher avec un VPN. La version américaine est disponible sur la chaîne Showtime mais il faudra vous abonner. En cherchant bien toutefois vous devriez pouvoir le trouver ailleurs...

jeudi, novembre 12, 2020

UK : La BBC interdit désormais à ses employés de participer aux Prides ( Marches des Fiertés ) !

Par souci de " neutralité ", les équipes du groupe médiatique britannique n'auront désormais plus le droit de participer activement à des événements jugés trop politiques. Une entrave à leur liberté individuelle jamais vue jusqu'ici. 

La BBC serre la vis : Dans une récente annonce partagée sur son site, le groupe audiovisuel public n°1 du Royaume-Uni officialise l'instauration de nouvelles mesures pour garantir l'impartialité de ses équipes. Dès à présent, ses employé·e·s n'auront plus le droit " d'exprimer une opinion personnelle sur des sujets d'ordre public, sur la politique ou sur des sujets controversés ". Ces règles restrictives s'appliqueront aussi bien aux réseaux sociaux, professionnels comme personnels, qu'à la vie réelle de tous les jours.

Une vigilance accrue : Souvent pointée du doigt pour son manque présumé de neutralité, la BBC espère rectifier le tir avec ces mesures inédites et rétablir une certaine crédibilité. Concrètement, les équipes du groupe devront être vigilantes quant à leurs partages sur les plateformes sociales mais aussi à leurs likes, leurs abonnements ou à tout type de réaction concernant du contenu en ligne. Ils n'auront également pas le droit de tenir des propos déplacés vis-à-vis de leurs collègues, leurs supérieurs ou de leur employeur au sens large.

Plus encore, il leur sera interdit de soutenir et/ou de participer à des manifestations mettant en péril leur neutralité. En guise d'exemple, un·e employé·e ne pourra pas afficher son soutien au mouvement Black Lives Matter, ni épauler la communauté LGBTQ+ en se rendant à une Marche des Fiertés.

Sanction à la clé : Sans surprise, ces mesures seront d'autant plus drastiques pour les équipes traitant de l'actualité et des faits divers, mais également des présentateurs·trices identifié·e·s auprès du grand public. En cas de violation jugée grave de ces règles fraîchement mises en place, un licenciement immédiat est envisageable. " Si vous voulez être un chroniqueur engagé ou un partisan politique sur les réseaux sociaux, alors c'est un choix valide, reconnaît Tim Davie, directeur général du groupe médiatique. Mais vous ne devriez donc pas travailler pour la BBC ". Un changement radical qui risque d'en échauffer plus d'un·e. 

UK : Le directeur général de la BBC clarifie le positionnement pro-LGBTQI+ du média !

Le directeur général de la BBC, Tim Davies, a clarifié la situation sur le positionnement pro-LGBTQI+ du média, jeudi 5 novembre. La prise de parole intervient après qu’il a demandé aux journalistes de ne pas montrer leur appartenance à la communauté. 

Mettre les choses au clair : Dans un message adressé en interne, le directeur général de la BBC, Tim Davie, a assuré le soutien du média envers les personnes LGBTQI+, jeudi 5 novembre. En cause, il a démenti la politique d’interdiction pour les journalistes de la chaîne de montrer son appartenance à la communauté. " Je veux que tout le monde soit fier de qui il est d’être confiant ( en leur identité ). Tant que je dirigerai cette organisation, elle ( la BBC ) valorisera le personnel LGBTQI+ comme n’importe qui d’autre. Je ne tolérerai aucune discrimination sur le lieu de travail ". En conséquence, le directeur général vient contredire une mauvaise interprétation de son équipe quant à la politique de la chaîne. 

La semaine dernière, Tim Davie avait demandé au personnel de la BBC d’agir en toute " impartialité " lors du traitement de l’information communautaire. " Ces nouvelles directives et les règles relatives à l’activité des médias sociaux sont des étapes importantes pour renouveler notre engagement d’impartialité. Et pour garantir la confiance que le public nous porte ", avait déclaré le directeur général de la chaîne. Conséquence de cela, il avait invité les journalistes de terrain à ne pas manifester leurs opinions " politiques ou controversées " lors des reportages. Le but, suivre la charte que la BBC a récemment éditée.

Des doutes subsistent : En dépit de la clarification de Tim Davie, le personnel de la BBC reste dubitatif quant à son positionnement " impartial ". Depuis quelque temps, la chaîne a montré une politique contraire à ses engagements pro-LGBTQI+.

En exemple, elle n’a recouru à aucun signalement lorsqu’un militant d’extrême-droite s’est attaqué à la communauté trans '. De même, la BBC a recruté une femme avec des positions contre la non-binarité de genre. En dernier lieu, les modérateurs de contenus LGBTQI+ sur les réseaux sociaux de la chaîne ont supprimé toute mention d’une action de charité trans, en juillet. Depuis, ils étaient restés silencieux. 

vendredi, octobre 30, 2020

Irlande du Nord : Egalité totale du mariage pour tous, enfin !

C’est une bonne nouvelle, l’Irlande du Nord a enfin obtenu la pleine et totale égalité du mariage pour tou.te.s après qu’une loi a été modifiée pour permettre la conversion des partenariats civils en mariages. 

C’est une nouvelle victoire pour la communauté LGBT+ de l’Irlande du Nord. La loi à Westminster a été mise à jour le jeudi 22 octobre dernier et permettra désormais aux couples LGBT+ de convertir leurs partenariats civils en mariages. Cette nouvelle loi entrera en vigueur à partir du 7 décembre.

Cette décision vient clore la dernière étape du long cheminement qu’a été d’obtenir l’égalité totale du mariage pour tous dans le pays. 

D’après le média LGBT+ Attitude, la modification de la loi, qui a été introduite par Robin Walker, le ministre de l’Irlande du Nord, fait suite à la légalisation du mariage civil pour tous le 13 janvier 2020 et du mariage religieux pour tous le 1er septembre 2020.

Cette grande décision marque l’achèvement d’une longue campagne et une bataille de plusieurs années menées par des militants LGBT+ pour que le mariage soit complètement autorisé et légal pour tout le monde et dans toutes les régions du territoire.

Convertir le partenariat en mariage : Les couples LGBT+ qui sont actuellement en partenariat civil auront une période maximale de trois ans pour le convertir en mariage. Les frais administratifs seront nuls pour la première année de mise en application de cette nouvelle loi.

Patrick Corrigan, le directeur d’Amnesty International pour l’Irlande du Nord, a déclaré : " C’est une grande journée de fête. Nous nous sommes battus pour changer la loi afin qu’elle chérisse tous les couples et toutes les familles de la même manière et maintenant nous y sommes parvenus, d’abord avec le mariage civil, puis le mariage religieux et enfin, avec la conversion au partenariat civil. Nous tenons à remercier tous nos partisans à Westminster et Stormont, y compris les ministres et les fonctionnaires, qui nous ont aidés à apporter ce changement. Et à tous les couples, à leurs familles, à leurs amis et à l’ensemble de la communauté d’Irlande du Nord qui ont donné un élan imparable à cette campagne. Cette victoire est à vous " ! 

lundi, octobre 26, 2020

UK : Londres va recenser sa population LGBT !

Pour la première fois, le recensement officiel de 2021-2022 au Royaume-Uni intégrera l’orientation sexuelle et l’identité de genre. 

" Quelle est votre orientation sexuelle et votre identité de genre ? " L’Office national des statistiques britannique, l’ONS, s’apprête à poser, pour la première fois, ces questions lors du recensement en Angleterre et au Pays de Galles l’an prochain, ainsi qu’en Écosse l’année suivante. Elles seront adressées aux personnes de plus de 16 ans et facultatives. 

L’objectif, pour les autorités, est de disposer, au niveau des territoires, d’une photographie précise de la population LGBT. " Sans données robustes sur sa taille aux niveau national et local, les décideurs opèrent dans le vide, sans connaître l’ampleur et la nature des désavantages que les personnes subissent en terme de santé, d’éducation, d'emploi et de logement ", explique Iain Bell, de l’ONS, à The Observer. 

Obligatoire, le recensement britannique est effectué tous les dix ans. Il recoupe des données socio-économiques comme le revenu, le logement, l’emploi, mais aussi l’identité ethnique des résidents. Quant à l’orientation sexuelle, elle fait l’objet d’enquêtes de l’ONS depuis plusieurs années. Sur la base d’un échantillon large de plusieurs centaines de milliers de ménages, la population gay, lesbienne ou bisexuelle du pays a ainsi été estimée en 2018 à un peu plus de 2% – un pourcentage inférieur à celui produit par des instituts de sondages comme YouGov (environ 7%). 

Combler le " manque de visibilité " : Loin de susciter des craintes sur la protection de la vie privée, l’intégration de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre dans le recensement officiel est bien accueillie par l’ONG Stonewall. Pour cette organisation de défense des droits LGBTQ+, elle permettra de combler le " manque de visibilité de cette population ". Recueillir des données sur les communautés LGBT au Royaume-Uni est une étape vitale vers la construction d’une société où ces personnes sont vraiment acceptées, partout et par tout le monde, estime Nancy Kelley, directrice exécutive. 

samedi, octobre 24, 2020

UK : Pour lutter contre la sérophobie, l’ex-rugbyman Gareth Thomas évoque sa " sexualité épanouie " avec son mari !

Ouvertement séropositif, l'ancien joueur du pays de Galles déplore encore et toujours la stigmatisation dont sont victimes les personnes atteintes du sida. Il lance ainsi une campagne de sensibilisation pour faire évoluer les mentalités. 

L'an passé, Gareth Thomas a été contraint de dévoiler sa séropositivité. Aujourd'hui, il s'engage pour lutter contre l'ignorance autour du VIH. En partenariat avec la société pharmaceutique ViiV Healthcare, l'ex-rugbyman lance Tackle HIV, une campagne de sensibilisation visant à éduquer le grand public sur les questions relatives au virus. Il espère mettre un terme à toute forme de stigmatisation et autres préjugés dont il a lui-même été victime. Et la communauté gay doit se sentir visée par cette démarche. 

" Un ami à moi a trouvé qu'une grande partie de la négativité venait de la communauté gay avec des gens qui l'évitaient et qui lui demandaient s'il était clean, confie Gareth Thomas à Attitude. Ce terme a une connotation tellement négative. Dans une communauté où les gens ont plus de chances d'avoir le VIH, ils devraient comprendre le pouvoir de ce type de langage dénigrant plus que quiconque. ( ... ) Si tu veux savoir si quelqu'un vit avec le VIH, demande-lui s'il vit avec le VIH. Ne lui demande pas s'il est clean ". 

Indétectable = non transmissible : L'ancien athlète de 46 ans reconnaît avoir souffert du manque d'informations concernant le VIH. " La première chose qui m'est passée par la tête, c'était de savoir combien de temps il me restait à vivre et comment j'allais l'annoncer à mes parents, évoque-t-il. J'avais tout un apprentissage qui m'attendait et ça m'a pris du temps. Pendant un moment, durant mes visites à l'hôpital, je n'écoutais pas ce qu'on me disait car je ne voulais pas être à l'hôpital. Je ne voulais pas qu'on me voit à l'hôpital. Je voulais juste y rentrer et en sortir aussitôt. Pouvoir enfin écouter et m'éduquer était un processus long, très long ". 

Avec davantage d'informations, l'ex-rugbyman espère que la notion d'indétectabilité rentrera dans la conscience collective. " Si tu es informé, tu réalises qu'une personne vivant avec le VIH et étant sous traitement n'a aucun risque de transmettre le virus ", rappelle-t-il. Gareth Thomas tient également à préciser que faire partie d'un couple sérodivergent ne revient pas à faire une croix sur le sexe. " Mon mari est séronégatif et nous avons une vie sexuelle active, assure le sportif. Il y a tellement de preuves de ça et, pourtant, les gens choisissent encore de croire aux mythes d'il y a 20 ou 30 ans. Oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur le VIH et écoutez les actualités ". Pour en finir avec la sérophobie

mardi, octobre 13, 2020

Cinema : Après Superman, The Witcher et Sherlock Holmes…. Henry Cavill veut toujours jouer James Bond !

Henry Cavill a déjà joué certains rôles iconiques ces dernières années. Et il ne compte visiblement pas s’arrêter en si bon chemin...

Quand on pense à Henry Cavill, c’est un acteur avec l’une des filmographies les plus iconiques de ces dernières années qui nous vient à l’esprit. Les Tudors, puis Superman, The Witcher et très récemment Sherlock Holmes… Difficile de trouver un acteur qui a touché autant de segments de la pop-culture en si peu de temps, surtout sans mettre un pied dans le Marvel Cinematic Universe. Il séduit aussi par son insistance à faire lui-même ses cascades, comme récemment dans la série The Witcher.

Henry Cavill vers le rôle ultime : Mais, il existe une sorte de rôle ultime depuis plusieurs décennies. Celui qui donne un éclat majeur à n’importe quel CV ou presque : James Bond. L’espion britannique, qui a tour à tour été incarné par Sean Connery, Roger Moore ou encore Daniel Craig représente une sorte d’apogée pour de nombreux acteurs, à fortiori lorsqu'ils sont anglais.

On sait déjà que Daniel Craig va lâcher son rôle de 007. Mais on ignore toujours qui incarnera l’espion le plus célèbre du monde dans la franchise. A fortiori alors que Daniel Craig a clairement été un très bon choix de casting. L’espoir des fans est que son successeur soit au même niveau au moins.

Dans ce registre, Henry Cavill possède quelques arguments. Il a déjà auditionné pour le rôle lorsqu'il n’avait que 22 ans ( il en a aujourd’hui 37 ), et comme il l’a confié à GQ, il pense toujours être l’homme de la situation :

" Si Barbara et Mike ( ndlr : les deux producteurs ) sont intéressés, je sauterai bien entendu sur cette opportunité. Pour l’instant, tout semble possible. Nous verrons ce qui va se passer. Mais oui, j’aimerais beaucoup jouer Bond. Ce serait très, très excitant ".

Pour l’instant, c’est toutefois Tom Hardy qui semble surtout tenir la corde. Les deux acteurs apporteraient en tout cas quelque chose de très différent à James Bond. Affaire à suivre.

Henry Cavill !

jeudi, octobre 01, 2020

UK : Le Maire de Londres alloue des subventions aux établissements LGBT+ !

Sadiq Khan, Maire de Londres, a annoncé mardi 29 septembre dans un communiqué octroyer un financement d’urgence à onze établissements LGBT+ de la capitale britannique, particulièrement touchés par la pandémie de coronavirus. 

Les aides vont de £5 000 à £23 000 et serviront à couvrir les frais liés à la location, au personnel, et aux fournisseurs. Le propriétaire du West Five Bar, un des établissements concernés par la mesure, estime que : " en ces temps difficiles, le soutien de l'équipe du maire de Londres est une formidable bouée de sauvetage ". 

Avec ce plan de financement, Sadiq Khan souhaite soutenir la vie nocturne londonienne dans sa globalité. Pour Amy Lamé, représentant du monde de la nuit à Londres : " Les lieux LGBT + offrent un espace accueillant pour la communauté ainsi que des emplois pour des milliers de Londoniens, ils soutiennent un écosystème ". 

D'autres subventions devraient être annoncées dans les mois à venir. 

Source

dimanche, septembre 27, 2020

UK : Les personnes non binaires sont désormais protégées par la loi sur l'égalité !

C’est une bonne nouvelle, les personnes non binaires sont désormais protégées en vertu de la loi sur l’égalité au Royaume-Uni. C’est la décision historique d’un tribunal dans une affaire de harcèlement chez Jaguar Land Rover qui a fait évoluer la loi.

La loi sur l’égalité, qui est entrée en vigueur en 2010 protège légalement les personnes contre la discrimination dans le monde du travail sur la base de l’âge, du handicap, du sexe, de l’orientation sexuelle, du changement de sexe, de la race, de la religion, de la grossesse et de la maternité et du mariage...

Jusqu'à maintenant, la loi n’était pas très claire sur la considération des personnes non binaires et de genre fluide. L’affaire Jaguar Land Rover a permis de faire bouger les choses.

D'après le média LGBT+ Gay Times, un ingénieur de genre non binaire travaillant dans l’usine de Jaguar Land Rover a affirmé avoir été victime de discrimination et de harcèlement en raison de son identité de genre. Au moment du jugement, Jaguar Land Rover a tenté de lutter contre l’employé en faisant valoir le fait que la loi sur l’égalité ne pouvait entrer en vigueur dans la mesure où l’employé s’identifiait comme non binaire et non pas trans.

Cependant, le tribunal a clairement indiqué que les protections de la loi sur l’égalité s’appliquent aux personnes ayant une identité ou une expression de genre diverse. Le tribunal a donc jugé que l’argument de Jaguar Land Rover était totalement dénué de sens et que l’employé.e se faisait réellement harceler. Le jugement a conclu :

" Ce tribunal du travail estime qu’il convient d’accorder des dommages-intérêts aggravés dans cette affaire en raison de la manière flagrante dont le demandeur a été traité et en raison de la position insensible prise pour défendre cette procédure ".

" Il s’agit d’un jugement important, reconnaissant pour la première fois les droits d’un petit nombre d’individus aux identités de genre complexes. Une fois de plus, les tribunaux se sont montrés prêts à défendre les droits des individus d’une manière qui exige respect et admiration ", a déclaré dans un communiqué, Robin Moira White, avocate de la victime.

" Cette décision est un moment décisif dans la reconnaissance des droits des personnes non binaires et de genre fluide à être protégées contre la discrimination en vertu de la loi sur l’égalité ", a déclaré un porte-parole de Stonewall au magazine Forbes.

mercredi, septembre 23, 2020

UK : Un joueur de Premier League dénonce l’environnement homophobe du football !

Dans une lettre ouverte, un joueur de Premier League qui souhaite rester anonyme dénonce un climat homophobe dans le foot, qui l'empêche de sortir du placard.

Il écrit que le monde du foot n'est pas prêt à l'accepter tel qu'il est. Un footballeur britannique qui souhaite rester anonyme raconte la difficulté de s'ouvrir auprès de ses coéquipiers. Ne pas pouvoir se confier le fait souffrir, même s'il a parlé de son orientation sexuelle avec quelques uns de ses camarades, rapporte le Sun. Le sportif raconte qu'il est " impossible " de se faire des amis à cause de son secret.

La fondation Justin Fashanu ( destinataire de cette lettre ) a choisi de médiatiser ce message pour alerter l'opinion publique. C'est la seconde lettre ouverte qui met en évidence l'homophobie du foot britannique. La militante Amal Fashanu, qui dirige la fondation, explique que la première lettre a retiré " un poids des épaules " du second joueur, suite à de nombreuses réactions positives.

Piégé par son secret : " Beaucoup de personnes ont changé d'attitude. J'espère pouvoir mettre les deux joueurs en relation pour qu'ils puissent parler de leur situation ", ajoute-t-elle. Dans sa lettre ouverte, la star du foot dit vouloir rencontrer le premier footballeur. " La réalité, c'est que nous sommes deux joueurs gay en Premier League, face à de nombreux autres sportifs ", écrit-il aujourd'hui. Dans la première lettre, le sportif racontait qu'il se sentait " piégé " par son secret et qu'il vivait un " cauchemar absolu ".

La fondation a lancé un partenariat avec le club de Norwich, l'une des équipes où Justin Fashanu a évolué avant de se suicider à 37 ans en 1998, quelques années après avoir révélé son homosexualité. Norwich a promis d'aider l'association pour lutter contre l'homophobie et le racisme dans le sport et pour sensibiliser les joueurs et les supporters. Mais la Premier League pourrait faire plus. " Ils sont très silencieux sur le sujet et n'ont pas l'air de vouloir faire bouger les choses ", juge Amal Fashanu, la fille du célèbre footballeur, au Sun. " Ils veulent stopper le racisme et concentrent toute leur énergie dessus, même s'il y a un énorme problème d'homophobie dans le foot ", indique-t-elle.

Parmi toutes ces choses, il s'avère que je suis aussi gay : Au Royaume-Uni, aucun joueur professionnel n'est ouvertement gay ou bi. À 33 ans, l'ancien joueur Thomas Beattie a assumé son homosexualité fin juin. " Je suis un frère, un fils, un ami, un ancien joueur de football professionnel, un entrepreneur et un type tellement compétitif que ça agace les gens. Je suis beaucoup de choses. Parmi toutes ces choses, il s'avère que je suis aussi gay ", déclarait-il dans une interview-confession accordée à l'ESPN.

" La Premier league est engagée à encourager tout joueur qui veut sortir du placard. Nous sommes ouverts à tous et avec nos clubs, nous continuons à travailler ensemble pour créer un environnement accueillant et sain pour tous nos fans, joueurs ou employés ", explique un porte-parole de la Premier league.

Un environnement hostile également en France : En France, la situation n'est pas bien meilleure. Il n'y a aucun footballeur français ouvertement gay en poste. L'environnement n'est semble-t-il, pas très accueillant : Neymar, l'attaquant star du PSG aurait traité le marseillais Alvaro de " putain de pédé " après qu'il aurait reçu une insulte raciste. Cette homophobie infuse côté supporters, qui ont déployé des banderoles en amont de la rencontre. On pouvait y lire " PSG-OM : 9 ans de sodomie en bande organisée " ou " OM : la pute qui suce toute l'Europe et qu'on baise tous les ans ". Mi-août, le parieur sportif Winamax trouvait drôle de reprendre des paroles de PNL en écrivant "on prend l'Europe et on l'encule à deux ".

samedi, septembre 19, 2020

UK : Les cours d'éducation sexuelle inclusifs LGBTQ+ rendus obligatoires en Angleterre !

A partir de ce mois-ci, toutes les écoles anglaises se doivent d’inclure des cours inclusifs aux sujets LGBT dans leurs programmes. Les collèges et les lycées anglais devront désormais éduquer les jeunes sur des sujets comme l’orientation sexuelle, l’identité de genre et les relations. Les écoles primaires quant à elles, discuteront du concept d’une famille LGBTQ+ auprès des enfants. Certaines institutions ont jusqu'à l’été 2021 pour mettre en place ces leçons.

Le but de cette nouvelle mesure est de faire comprendre aux enfants l’importance de l’égalité et du respect, comme l’explique le magazine anglais GayTimes. Les lignes directrices du Ministère anglais sont claires.

" Les écoles sont libres de déterminer comment elles le font, et nous nous attendons à ce que tous les élèves aient appris du contenu LGBT à un moment opportun dans le cadre de ce domaine du programme ".

La responsable des programmes éducatifs de l’association Stonewall, Sidonie Bertrand-Shelton, voit d’un très bon œil cette mesure. Selon elle, une éducation sexuelle qui inclut les questions LGBTQ+ va apprendre aux élèves que " certains enfants ont deux mamans ou deux papas ". Il est primordial d’aborder ces sujet auprès des plus jeunes. Cela permettrait de " créer des environnements inclusifs pour que chacun se sente à sa place ". A son tour, le directeur des politiques à Stonewall, Josh Bradlow, a pris la parole. Il estime que " cet enseignement aura un impact tout aussi fort sur les personnes LGBT que sur les non-LGBT ". Il ajoute que sa vie serait bien différente s’il avait reçu ce genre d’éducation lorsqu'il était jeune. " Je pense que cela joue un rôle énorme et décisif dans la lutte contre l’intimidation ", a-t-il ajouté.

Des jeunes sensibilisés aux sujets importants : En plus d’aborder des sujets de manière inclusive tels que la contraception et les pratiques sexuelles sans risques, les écoles anglaises s’engagent à évoquer d’autres sujets importants. Les jeunes seront donc sensibilisés à ces sujets de tous les jours : " le sexisme, la misogynie, l’homophobie, et les stéréotypes de genres ". Le Ministère anglais assure vouloir créer un environnement où ces actes discriminatoires ne sont pas tolérés. Cela commence par l’éducation des plus jeunes.