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vendredi, décembre 25, 2020

Sexe : Les statistiques de Grindr révèlent les pays où il y a le plus d’actifs et de passifs !

Dans la droite lignée de Spotify, l'appli de rencontres LGBTQ+ détaille elle aussi ses statistiques de l'année écoulée. Et nous apprend dans la foulée quels sont les pays où l'on débusque le plus d'actifs ou le plus de passifs. Prenez des notes ! 

En fin d'année, c'est l'heure du bilan. Du côté de Grindr, il est question d'un bilan un peu particulier. Sur son compte officiel Instagram, l'application de rencontres revient sur ses chiffres de 2020 et nous apprend des informations que certains jugeront capitales. En plus de nous apprendre que 13 millions d'usagers se connectent chaque mois à travers le monde, ce point statistique révèle quels sont les pays où l'on risque de tomber sur des hommes actifs ou passifs. Mais attention, mieux vaut faire preuve de précaution. 

Itinéraire à surveiller : En effet, Grindr nous apprend que les territoires où il y a le plus d'utilisateurs sexuellement actifs sont le Maroc, l'Inde, le Nigeria, le Chili et Israël. On précisera tout de même qu'il s'agit de pays où il ne fait pas bon vivre lorsqu'on fait partie de la communauté LGBTQ+. Être gay au Nigéria est passible de 14 ans de prison ferme, quand la peine de mort est maintenue dans 12 autres États du Nord du continent africain. Au Maroc, l'homosexualité est punissable de 6 mois à 3 ans d'emprisonnement, et les applications de rencontres sont souvent le lieu d'un chantage contre les homosexuels. En avril, plusieurs jeunes homosexuels marocains utilisateurs des applis de rencontres avaient été victimes d'un outing massif, mettant leur vie en danger. 

Pour ceux qui sont davantage en quête de partenaires passifs, Grindr nous oriente vers d' autres pays. En l'occurrence, ceux où les passifs sont en écrasante majorité sont le Vietnam, la Suède, la Thaïlande, le Pérou et l'Afrique du Sud. Il s'agit là de zones où le mariage de couples de même sexe n'est peut-être pas autorisé, mais où les conditions de vie sont un brin plus agréables que dans les pays suscités. Quant à ceux qui cherchent des versatiles purs et durs, direction le Venezuela, le Guatemala, l'Argentine, le Mexique ou encore l'Australie. En Amérique du Sud, les usagers de Grindr varient les plaisirs. 

À prendre avec des pincettes : " Ces données ne représentent qu'une sous-partie de nos utilisateurs, souligne Grindr dans un communiqué, précisant que tous les usagers de l'appli ne sélectionnent pas forcément leur position sexuelle fétiche. Et Grindr en elle-même ne représente qu'une sous-partie de la communauté queer globale. Il est donc important de noter que ça ne doit pas être interprété comme un rapport scientifique ou exhaustif sur les comportements sexuels queers à travers le monde ". 

Appelé " Grindr Unwrapped ", ce bilan annuel apporte aussi d'autres petits détails statistiques intéressants mais peu surprenants. Comme ce classement des emojis les plus utilisés par les membres de Grindr : ceux qui reviennent le plus dans les profils sont ainsi l'aubergine, la flamme et le diablotin. Enfin, c'est un total de 855 millions de photos qui ont été envoyées en 2020 contre environ 7,85 milliards de tapes. 

mardi, décembre 22, 2020

Suisse : Le mariage pour tous est désormais légal, mais…

Depuis longtemps dans les tuyaux, le projet de loi ouvrant le mariage à tous les couples a enfin été adopté en Suisse. Et le texte contient l'ouverture de la PMA pour les couples de femmes. 

C'est une légalisation tardive par rapport à de nombreux pays européens, mais au moins, elle va plus loin que de nombreux autres textes. Le Parlement helvétique a approuvé vendredi 18 décembre le projet de loi autorisant le mariage pour les couples homosexuels. Fin novembre, le Conseil des États avait approuvé la réforme de la loi dans sa version la plus extensive. Elle ouvre en effet aux couples de femmes le droit à la procréation médicalement assistée (PMA). 

Mariage et PMA pour toutes : Le texte adopté par le Parlement suisse inclura également l’accès à la PMA pour les couples de femmes. Celles-ci seront donc reconnues automatiquement comme mères de l’enfant à condition qu’elles aient eu recours à une banque de sperme en Suisse. Lors du vote du mariage pour tous, en 2013, François Hollande avait refusé d'inclure la PMA pour toutes dans le projet de loi. Il s'en était expliqué alors... 7 ans plus tard, la PMA pour toutes les femmes n'est toujours pas adoptée, mais devrait revenir au Sénat en seconde lecture le 19 janvier prochain. 

La Suisse est le 29ème pays au monde à ouvrir le mariage aux couples de même sexe, après sept longues années de débats. Le projet de loi sur l'égalité juridique des couples homosexuels avait en effet été déposé en 2013 par le Parti libéral vert. " Aujourd'hui est un jour historique pour la communauté LGBT et ses amis ! ", a déclaré le Comité national sur le mariage pour tous, repris par l'AFP. " Le Parlement suisse a confirmé aujourd'hui que les familles arc-en-ciel et les couples homosexuels méritent les mêmes droits que les familles hétérosexuelles. Bien que ce soit déjà une évidence pour beaucoup en Suisse, la victoire d'aujourd'hui est un incroyable pas en avant pour notre pays et tous ceux qui en bénéficient directement ou indirectement ", a-t-il réagi. 

Un référendum : Les Suisses devraient toutefois avoir le dernier mot car le parti de l'Union démocratique fédérale (UDF), une petite formation qui défend des valeurs chrétiennes, a déjà annoncé qu'il lancerait un référendum pour tenter de contrer le vote du texte. La démocratie suisse prévoit en effet qu'un référendum facultatif peut être organisé pour s'opposer à un acte législatif adopté par le Parlement. Le peuple (ici l'UDF) devra réunir 50.000 signatures dans les 100 jours suivant la publication officielle de la loi, pour pouvoir organiser un référendum. Toutefois, ils ont peu de chance de réussir à inverser le cours des évènement. Le député PS Mathias Reynard, en faveur du texte, en semble d'ailleurs convaincu. 

lundi, décembre 21, 2020

Religion : L'archevêque de Lettonie demande de créer un cadre légal pour les couples homosexuels

L'archevêque de Lettonie, Zbignevs Stankevics, a appelé mardi 15 décembre à créer un cadre légal pour des couples homosexuels, mais également pour d'autres personnes souhaitant vivre ensemble, en plus du mariage traditionnel ! 

" Nous devrions repousser toutes les idéologies et créer un cadre juridique réel qui protégerait tous les membres de la société ", a déclaré l'archevêque lors d'une audition parlementaire. Les déclarations de l'archevêque interviennent après une décision historique du Tribunal constitutionnel letton en novembre qui a statué que le terme " famille " n'équivalait pas le terme " mariage ". Selon le Tribunal, la famille peut inclure un plus large éventail de relations qu'un simple mariage hétérosexuel entre deux personnes de sexe différent. 

" Il y a une polarisation des opinions : d'une part, des signatures sont collectées pour autoriser les mariages homosexuels. Pendant ce temps, d'autre part, il y a une action en cours contre cela, mais nous devons rechercher des tentatives d'unifier la société, pas de la diviser ", a déclaré l'archevêque. " Nous recherchons des propositions qui ne sont entachées d'aucune question idéologique ou religieuse, nous ne remettons pas en question le concept de famille traditionnelle mais nous parlons de mécanismes de protection de ces relations, y compris entre personnes de même sexe, qui échappent à la définition traditionnelle du mariage ", a-t-il indiqué. Selon lui, les couples qui émettent une déclaration de " ménage commun ", qui peut également inclure des personnes âgées veuves vivant ensemble, doivent bénéficier d'une protection en vertu de la loi. 

La constitution lettone définit le mariage en tant " qu'union entre un homme et une femme ". Mardi également, les évêques catholiques de Lettonie ont envoyé une lettre au président Egils Levits et à la présidente du Parlement, Inara Murniece, demandant de ne pas changer la définition légale du mariage mais de légaliser d'autres formes de relations qui peuvent bénéficier d'une protection juridique légale. 

Homophobie : Qui est Przemyslaw Czarnek, le ministre de l’Éducation polonais qui compare l’homosexualité au nazisme ?

Depuis sa nomination, le ministre de l'éducation polonais n'arrête pas de stigmatiser les personnes LGBT+ et renforce l'homophobie d'État. Selon lui, " l'idéologie LGBT " " a les même racines néomarxistes que le national-socialisme hitlérien ". 

Attention, le point Godwin est vite atteint : En Pologne, Przemyslaw Czarnek a été nommé ministre de l'Éducation le 19 octobre. Depuis, il ne cesse de déraper, au point de comparer l'homosexualité au nazisme. Il fustige la " théorie du genre " et " l'idéologie LGBT " qui " a les même racines néomarxistes que le national-socialisme hitlérien ". 

Pour cet homme de 43 ans qui dirige l'éducation des jeunes polonais, les femmes qui choisissent d'avorter "ne font pas ce pour quoi Dieu les a créées ", explique Le Monde. En 2019, en tant que voïvode, sorte de préfet de région, il décernait des " diplômes du mérite " aux collectivités qui se sont déclarées " sans-LGBT ". Il s'était même prononcé pour l'interdiction des Marches pour l'égalité avant de manifester avec l'ONR, un groupe d'extrême droite qui provient du fascisme de l'entre-deux guerres. 

En Pologne, " ces personnes ne sont pas égales aux gens normaux " : Au sujet des homos, il disait le 13 juin qu'il faut " défendre les familles polonaises contre le pourrissement et la dépravation (...) Ces personnes ne sont pas égales aux gens normaux ". L'Europe qui s'oppose ( timidement ) à l'application d'une homophobie d'État est " à un niveau pire qu'à l'époque de l'Union soviétique et du communisme ". Il faut " arrêter d'écouter ces idioties sur de prétendus droits de l'homme ou une prétendue égalité ". Pour lui, " l'idéologie LGBT " " a les même racines néomarxistes que le national-socialisme hitlérien ". 

Le ministre " ne voit pas de place dans les programmes scolaires " pour la " théorie du genre ". " Nous sommes dominés par des gens de gauche qui n'ont pas grand chose à voir avec la liberté ", dit-il le 11 décembre dans un entretien à Rzeczpospolita. Pour lui, les LGBT+ sont " radicaux, intolérants à la vision conservatrice et chrétienne du monde ". 

Un ministère extra-large : Son ministère n'a jamais été aussi large depuis 1989. Przemyslaw Czarnek gère l'éducation des enfants de la maternelle aux universités. L'Académie polonaise des sciences craint déjà une guerre idéologique et un endoctrinement des enfants et adolescents. Car cet homme exècre ce qu'il appelle " la pédagogie de la honte ", soit l'évocation dans les manuels des pages sombres de l'histoire de la Pologne. Il déteste les disciplines humanistes, dominées par les " idéologies gauchistes ". Selon plusieurs experts, une charte de la liberté académique permet de lever les sanctions disciplinaires contre les universitaires négationnistes, souligne Le Monde. 

Le risque étant que l'éducation soit instrumentalisée politiquement. Selon Ryszard Terlecki, un dirigeant important du parti et proche de Jaroslaw Kaczynski, " l’école n’est pas encore au niveau auquel nous la voudrions. C’est une des raisons pour lesquelles la jeune génération n’apprécie pas notre formation politique ni ses idéaux ". Le message est limpide. 

samedi, décembre 19, 2020

Société : Les droits des LGBT+ progressent mais 69 pays pénalisent encore les relations homosexuelles !

Les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes ont fait des progrès en 2020, a souligné l'Association Internationale des personnes LGBTI dans un rapport annuel paru ce mardi 15 décembre. Mais selon celui-ci, 69 pays continuent de criminaliser les relations consensuelles entre personnes de même sexe, dont six sont passibles de la peine de mort. 

" Ce chiffre a baissé d'un point cette année, car le Gabon a fait marche arrière par rapport à la disposition criminalisante qu'il avait adoptée en 2019, qui est devenue la loi de ce type à la vie la plus courte de l'histoire moderne ", a noté Lucas Ramón Mendos, coordinateur de la recherche à l'Association Internationale des personnes Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Trans et Intersexes (ILGA) et principal auteur du rapport annuel, paru ce mardi. 

" De plus, la semaine dernière, le Parlement du Bhoutan a approuvé un projet de loi visant à dépénaliser les relations consensuelles entre personnes du même sexe, qui pourrait bientôt être promulgué ", a-t-il ajouté. 

Parmi ces 69 pays, au moins 34 États membres des Nations Unies ont appliqué des lois punitives au cours des cinq dernières années, selon l'association, qui estime toutefois que ce nombre est " peut-être beaucoup plus élevé ". 

" Partout où de telles dispositions existent, explique Lucas Ramón Mendos, les personnes peuvent être dénoncées et arrêtées à tout moment, même si elles sont simplement soupçonnées d'avoir des relations sexuelles avec une personne du même sexe. Les tribunaux les poursuivent activement et les condamnent à la prison, à la flagellation publique, voire à la mort ". 

Situation " empirée " pendant la pandémie de Covid-19 : La pandémie de Covid-19 a là aussi eu des effets délétères. " Dans de nombreux endroits où les lois étaient déjà une cause d'inégalité, les choses n'ont fait qu'empirer ", a accusé Julia Ehrt, directrice des programmes d'ILGA World. 

Et de citer la prolifération de ce que l'on appelle les " zones sans LGBT " en Pologne, l'Indonésie qui a cherché à donner une nouvelle impulsion aux " thérapies de conversion " et l'annulation de deux interdictions de telles pratiques en Floride, aux États-Unis, par exemple. 

Ces " thérapies " sont censées changer l'orientation sexuelle et sont extrêmement controversées, en raison des risques psychologiques qu'elles présentent et de l'absence de preuve d'une quelconque efficacité. 

Des bonnes nouvelles " contre toute attente " au Soudan, au Costa Rica et en Europe : L'ILGA World a aussi trouvé des développements positifs en 2020, de son propre aveu, " contre toute attente ". Ainsi, note l'organisation, le Soudan a abrogé en juillet 2020 la peine de mort pour les actes sexuels consensuels entre personnes du même sexe. De plus, l'Allemagne est désormais l'un des quatre États membres des Nations unies qui ont interdit les " thérapies de conversion " au niveau national, et " d'autres juridictions en Australie, au Canada, au Mexique et aux États-Unis ont suivi cet exemple ". 

L'ILGA World se réjouit également du fait que le mariage pour tous " est désormais une réalité dans 28 États membres des Nations unies ". 

Le Costa Rica est devenu le premier pays d'Amérique centrale à autoriser le mariage égalitaire et " 34 États membres des Nations Unies prévoient des formes de reconnaissance du partenariat pour les couples du même sexe, puisque Monaco et le Monténégro ont voté pour leur reconnaissance légale au cours des douze derniers mois ", souligne encore l'organisation internationale basée à Genève. 

En décembre 2020, 81 États membres des Nations unies disposent de lois protégeant contre la discrimination au travail fondée sur l'orientation sexuelle. " Il y a vingt ans, ils n'étaient que quinze ", rappelle l'ILGA World. 

LGBT : L’Ilga dévoile la liste des pays les plus LGBTphobes de la planète !

L'Ilga a mis à jour son rapport sur l'homophobie d'État. L'association internationale des personnes LGBTI fait un état des lieux des lois punitives sur la planète. 69 des 193 pays du monde criminalisent encore l'homosexualité. 

" En temps d'incertitudes, il y a du progrès ", c'est le constat rassurant en cette fin d'année de l'ILGA-monde. 69 États sur 193 pays membres de l'ONU continuent de criminaliser les relations entre les personnes de même sexe. En revanche, 48 pays imposent des sanctions pénales contre la haine liée à l'orientation sexuelle, selon l'actualisation du dernier rapport de l'Association internationale des personnes LGBTI. 81 États disposent par exemple de lois pour lutter contre les discriminations au travail. 

Le nombre d'États qui pénalisent l'homosexualité " a baissé d'un point cette année, car le Gabon a fait marche arrière par rapport à la disposition criminalisante qu'il avait adoptée en 2019 - devenue la loi de ce type dont la durée de vie a été la plus courte de l'histoire ", remarque Lucas Ramón Mendos, coordinateur de la recherche à ILGA World et principal auteur du rapport annuel, paru ce mardi. Au total, 36% des États membres de l'ONU criminalisent les rapports entre personnes de même sexe. 

34 pays appliquent des lois LGBTphobes : Selon le rapport, 34 États ont appliqué ces lois LGBTphobes au cours des cinq dernières années. Ce nombre est malheureusement certainement sous-estimé. " Partout où ces dispositions existent, les personnes peuvent être dénoncées et arrêtées à tout moment. Même si elles sont simplement soupçonnées d'avoir des relations sexuelles avec une personne du même sexe. Les tribunaux les poursuivent activement et les condamnent à la prison, à la flagellation publique, voire à la mort ", poursuit Lucas Ramón Mendos. 

La peine de mort est appliquée dans six pays ( Brunei, Iran, Mauritanie, Nigeria, Arabie Saoudite et Yémen ) et dans cinq autres, elle est applicable mais n'est pas prononcée ( Afghanistan, Pakistan, Qatar, Somalie et les Émirats Arabes Unis ). 

" Dans de nombreux endroits où les lois étaient déjà une cause d'inégalité, les choses n'ont fait qu'empirer ", dénonce Julia Ehrt, la directrice des programmes d'ILGA-World. Elle regrette notamment la prolifération des zones " sans LGBT " en Pologne, et une politique ouvertement LGBTphobe en Hongrie. L'Indonésie encourage les pseudo " thérapies " de conversion, pourtant condamnées unanimement à l'international. " Pour nos communautés, les espaces sûrs se sont considérablement réduits du jour au lendemain, à cause de la pandémie de Covid-19. Certains gouvernements ont profité de ces circonstances et ont intensifié leurs efforts pour nous opprimer ", regrette Julia Ehrt. 

Des tortures toujours appliquées : En Égypte, Sarah Hegazy était persécutée pour avoir brandi un drapeau arc-en-ciel au milieu de la foule d'un concert. Après avoir été torturée en prison, elle s'est exilée au Canada où elle s'est donné la mort cet été. En Tchétchénie, un dissident a été torturé et une vidéo de son viol a été diffusée, après avoir émis des critiques contre le dictateur Kadyrov. En Arabie saoudite, un jeune Yéménite a été placé en détention pour avoir défendu les personnes LGBT+. Selon Amnesty International, il aurait subi un examen anal pour " prouver son homosexualité ". En Turquie, des étudiants et leur professeurs, risquent la prison pour avoir organisé une marche des Fiertés pacifique au sein de l'université. 

Mais, contre toute attente il y a également de bonnes nouvelles. Cette semaine, les parlementaires du Bhoutan ont voté ( au moment de la publication du rapport ) à une large majorité la dépénalisation de l'homosexualité. En juillet 2020, le Soudan a abrogé la peine de mort pour les rapports consentants entre personnes du même sexe. L'Allemagne est le quatrième pays à avoir interdit les " thérapies " de conversion. L'Australie, le Canada, le Mexique et les États-Unis ont engagé un processus pour faire de même. En France, une proposition de loi devrait être débattue, sans que le calendrier législatif ne soit arrêté. 

Le Costa Rica est devenu le premier pays d'Amérique centrale à avoir autorisé le Mariage pour tous. Désormais, 28 pays autorisent le mariage pour tous et 34 prévoient des formes de reconnaissance des unions de même sexe. Au total, 81 États de l'ONU ont dans leur arsenal législatif des lois pour lutter contre la discrimination au travail liée à l'orientation sexuelle, contre 15 pays il y a 20 ans. 

vendredi, décembre 18, 2020

EU : La Hongrie adopte " des reculs jamais vus pour les droits LGBTI " selon Amnesty International !

Le gouvernement hongrois a adopté ce mardi, un paquet législatif restreignant les droits des personnes LGBT+. Et ces reculs seront inscrits dans la Constitution. 

Le Parlement hongrois a adopté des amendements constitutionnels qui limitent le droit des personnes LGBT+. Pourtant, la Hongrie a été l'un des pays les plus progressistes de la région. Mais elle veut maintenant définir dans son texte fondateur le mariage comme l'union d'un homme et d'une femme. Elle interdit de fait l'adoption des couples homoparentaux. Une définition restrictive du genre dans la Constitution a également été validée. 

L'homosexualité a été dépénalisée au début des années 1960 et l'union civile reconnue en 1996. Mais depuis l'arrivée au pouvoir de Viktor Orban, le pays régresse sur le plan des droits humains. Il dit vouloir défendre les " valeurs chrétiennes " traditionnelles après avoir promis une " nouvelle ère " culturelle. Au passage, le secrétaire d'État à la Famille a appelé les femmes à ne pas tenter de rivaliser avec les hommes, en terme de position dans la société ou de salaire. 

Le responsable des questions LGBTI chez Amnesty International est furieux. Sur Twitter, Sebastien Tüller a appelé les citoyens à interpeller les diplomates. Il explique en quoi ce paquet législatif met en cause les droits des personnes LGBT+ en Hongrie. Entretien. 

En quoi le gouvernement hongrois a profité de la crise sanitaire pour faire passer sa réforme LGBTphobe

Le 10 novembre, le gouvernement a déposé des amendements quelques heures après avoir pris des mesures sanitaires liées au Covid. Ces amendements vont à l'encontre des droits des personnes LGBTI. Selon l'une des principales asso LGBTI, les restrictions de mouvement et de rassemblement empêchent les citoyens de se rassembler dans les rues pour manifester. Le gouvernement hongrois profite du chaos lié au Covid pour mettre en application des reculs jamais vus pour les droits des personnes LGBTI. D'ailleurs, la commissaires aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe a affirmé que des réformes constitutionnelles ne devraient pas être introduites lors d'état d'urgence. 

Concrètement, sur quoi le gouvernement hongrois revient-il ? 

Le gouvernement veut faire passer plusieurs choses : Un projet de loi et deux amendements à la Constitution. Le projet de loi limite l'adoption aux seuls couples mariés ( alors que les couples de même sexe n'ont pas le droit de se marier en Hongrie ). Cette réforme interdit, de fait, aux personnes LGBTI d'adopter. Les autres amendements visent les personnes trans. Le premier indique que le genre d'une personne, c'est le sexe assigné à la naissance. Cela institutionnalise l'impossibilité de reconnaissance juridique du genre des personnes trans et intersexes. Il impose également une éducation fondée sur les valeurs de l'identité de la Hongrie et de la culture chrétienne. Cela va à l'encontre de la liberté d'éducation des enfants et c'est particulièrement flou. Le second amendement prévoit que le mariage est l'union d'une femme et d'un homme et que les enfants naissent d'un père et d'une mère. " La mère est une femme, le père est un homme ", est-il écrit sans blague. 

Le fait d'inscrire ces changements dans la Constitution, qu'est-ce que ça implique ? 

Pour les Hongrois, c'est symbolique. La reconnaissance du genre est déjà impossible depuis mai. Mais la Constitution était l'un des derniers leviers des militants. Des personnes ont fait des recours pour déclarer cette loi inconstitutionnelle, ils ne pourront pas le faire. Donner une force constitutionnelle à des mesures qui vont à l'encontre des personnes LGBTI, ça va renforcer la stigmatisation des personnes sur place. C'est inévitable. Ensuite, pour supprimer ces mesures, il faudra repasser par un vote constitutionnel, ce qui est plus difficile qu'une simple loi. Dans tous les cas, ces textes sont contraires aux droits de l'Union Européenne, au droit international et aux conventions signées par la Hongrie. Ces textes ignobles sont tout simplement contraires aux droits humains. 

Les institutions de l'Union européenne peuvent-elles jouer pour stopper ces changements constitutionnels ? 

Le 12 novembre, la Commission européenne a présenté sa toute première stratégie pour l'égalité. Dans le discours d'Ursula Von der Leyen, un des principaux points d'action de sa stratégie, c'était de protéger les droits des " rainbow family " ( familles LGBTI ). Ce projet de loi s'attaque directement à l'homo- et la transparentalité. Dans ce plan d'action, des mesures juridiques sont prévues. Les financements sont censés être conditionnés au respect de la législation contre les discriminations de l'UE. Il faudra en tirer des conséquences. La commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe a aussi demandé de reporter le vote. 

L'Union européenne peut donc prendre des sanctions ? 

Elle doit appliquer sa stratégie. C'est là qu'on va voir son utilité : Est-ce que c'est juste des engagements de principe ou est-ce qu'il y aura une réponse ciblée. Des procédures judiciaires sont lancées contre la Hongrie, pour non-respect des traités. On appelle tous les dirigeants européens à soulever les atteintes aux droits des personnes LGBTI dans cette procédure. Les États négocient actuellement un mécanisme pour conditionner les subventions européennes au respect de l'État de droit, mais cette conditionnalité ne sera mise en place que dans plusieurs années. D'ici-là, la Hongrie mettra tout en œuvre pour empêcher les personnes LGBTI de revendiquer leurs droits fondamentaux. 

mercredi, décembre 16, 2020

Hongrie : Le Parlement adopte un ensemble de mesures anti-LGBT !

Le Parlement hongrois a adopté mardi plusieurs textes anti-LGBT. L'un inscrit la notion traditionnelle de " genre " dans la Constitution, l'autre interdit de facto l'adoption aux couples de même sexe. 

" La mère est une femme, le père est un homme ", décrète un amendement à la charte fondamentale approuvé grâce au soutien des députés de la majorité, selon le site officiel de l'Assemblée. Ce texte définit le sexe comme étant uniquement celui de la naissance, et ajoute : " L'éducation est assurée conformément aux valeurs fondées sur l'identité constitutionnelle et la culture chrétienne " du pays. 

Dans son argumentaire, le gouvernement justifie cet amendement par la nécessité de " protéger l'enfant contre les possibles interférences idéologiques ou biologiques " du monde occidental moderne. 

Le Parlement a en outre voté une loi autorisant seulement les couples mariés à adopter des enfants, ce qui exclut en pratique les homosexuels qui n'ont pas le droit de s'unir en Hongrie. Des dérogations peuvent être accordées dans des cas exceptionnels. 

Depuis le mois de mai, il est déjà légalement interdit d'inscrire un changement de sexe à l'état civil dans ce pays d'Europe centrale, membre de l'Union européenne ( UE ), dont le Premier ministre Viktor Orban, au pouvoir depuis dix ans sans interruption, promeut " l'illibéralisme ". 

Valeurs européennes bafouées : Dans cette croisade pour la défense des " valeurs chrétiennes " traditionnelles, Viktor Orban a été récemment affaibli par l'affaire Jozsef Szajer. Ce proche, eurodéputé de longue date, avait été surpris fin novembre dans une soirée libertine gay, suscitant un tollé de l'opposition et de la presse indépendante contre l'hypocrisie du pouvoir hongrois. 

Les différentes organisations internationales ( ONU, Conseil de l'Europe, OSCE, UE ) accusent régulièrement le chef du gouvernement de bafouer les valeurs européennes. Par le passé, la Hongrie a été condamnée par la justice européenne pour le non-respect de ses engagements et de la primauté du droit communautaire sur les législations nationales. 

Dans ce contexte tendu, Viktor Orban a annoncé la semaine dernière son intention de déposer un recours contre la mise en place d'un nouveau mécanisme liant le versement de fonds européens au respect de l'Etat de droit. 

mardi, décembre 15, 2020

Football : Le Qatar autorise les drapeaux arc-en-ciel " Rainbow Flag " pendant la Coupe du monde 2022 !

Les drapeaux arc-en-ciel seront autorisés dans les stades pendant la Coupe du monde 2022, le Qatar ayant déclaré que les lois anti-LGBTQ ne seraient pas appliquées lors des matches pour se conformer aux règlements de la FIFA favorisant la tolérance et l’inclusion. 

À moins de deux ans du tournoi, cependant, des inquiétudes subsistent quant au traitement des supporters homosexuels au Qatar en raison du code religieux conservateur interdisant les relations homosexuelles qui contredit la position de la FIFA contre l’homophobie. La FIFA a déclaré qu’elle s’était engagée à pousser le Qatar à accueillir un tournoi qui inclurait le moment où la Coupe du monde se déroulerait pour la première fois au Moyen-Orient. 

" Je suis ouvertement gay dans le football, donc pour moi personnellement, c’est quelque chose dont je suis proche aussi, a déclaré Joyce Cook, responsable de la responsabilité sociale et de l’éducation de la FIFA, à l’Associated Press. Nous verrons un changement progressif dans tous ces aspects et les drapeaux arc-en-ciel, les t-shirts seront tous les bienvenus dans le stade c’est une évidence. Ils comprennent parfaitement que telle est notre position ". 

" Le leadership du Qatar à la Coupe du monde a assuré à la FIFA que les affiches faisant la promotion des droits LGBTQ ne seront pas supprimées. En ce qui concerne les drapeaux arc-en-ciel dans les stades, la FIFA a ses propres directives, elle a ses règles et règlements, a déclaré Nasser Al-Khater, PDG de la Coupe du monde 2022, à l’AP. Quels qu’ils soient, nous les respecterons ". 

" Le plus récent rapport du Département d’État américain sur les droits de l’homme sur le Qatar montre comment les personnes LGBTQ y cachaient en grande partie leur orientation sexuelle, leur identité de genre ou leurs caractéristiques de genre en raison d’un modèle sous-jacent de discrimination ". 

Avant la Coupe du monde des clubs de l’année dernière, le Qatar a amené un membre du groupe de supporters de Liverpool Kop Outs et son mari dans le pays pour donner l’assurance que les fans gays seraient les bienvenus. 

Nous avons un pays conservateur, mais nous sommes un pays hospitalier, a déclaré Al-Khater depuis Doha. Nous sommes ouverts et hospitaliers. Nous comprenons la différence entre les cultures des gens. Nous comprenons la différence de point de vue des gens et je pense donc, encore une fois, que tout le monde sera le bienvenu et que tout le monde sera traité avec respect. Tout comme notre culture est une culture de ce monde, nous attendons également des gens qu’ils respectent notre culture. Je pense qu’il y a un équilibre et qu’il y a un sentiment que les gens respectent les gens de partout. 

Les militants anti-discrimination veulent que le Qatar aille plus loin en modifiant les lois : " Ce qu’il ne fait pas, c’est aider la communauté LGBTQ + qatarie ", a déclaré Chris Paouros, membre du conseil consultatif d’inclusion des associations de football anglaises. " C’est génial de pouvoir accrocher nos drapeaux dans le stade, et c’est génial pendant une Coupe du monde. Vous voulez que ce soit le festival du football. Mais à la fin, nous faisons ce travail parce que nous voulons nous assurer que chacun peut être libre d’être qui il est et si vous êtes qatari et que vous ne pouvez pas, cela ressemble à une vitrine ". 

Pour l’ouverture de la Coupe du monde en novembre 2022, la pression sera accrue sur le Qatar : " Ce que j’espère, c’est... qu’il y a un vrai dialogue avec la communauté LGBTQ + qatari et qu’ils ne sont pas criminalisés ou dénigrés et que nous pouvons réellement apporter un réel changement social durable pour les Qataris ", a déclaré Paouros, s’exprimant masque avec un drapeau arc-en-ciel et l’emblème du leader de la Premier League Tottenham ". 

Paouros est coprésident de Proud Lilywhites, un groupe de supporters du club londonien. Le gardien de Tottenham, Hugo Lloris, qui joue également pour la France, championne de la Coupe du monde, a été l’un des capitaines à porter des bracelets drapeau arc-en-ciel ce week-end dans le cadre de la campagne Rainbow Laces de la Premier League. 

lundi, décembre 14, 2020

Société : En danger partout même en Europe, les droits des personnes LGBT+ sont des droits humains fondamentaux !

La violation de ces droits fondamentaux des personnes LGBT+ prend de multiples formes et n’épargne aucune région du monde. 

À l’occasion de la journée internationale des droits de l’Homme, rappelons ce qui peut sembler être une évidence, mais que l’actualité récente nous impose de réaffirmer avec conviction : les droits des personnes lesbiennes, gay, bi, trans et plus (LGBT+) relèvent de manière non discutable du domaine des droits humains fondamentaux. 

Hélas, la violation de ces droits prend de multiples formes et n’épargne aucune région du monde. Aujourd’hui même, des étudiants comparaissent devant la justice turque pour avoir organisé une Marche des fiertés à Ankara en 2019. En Tchétchénie, les persécutions d’hommes homosexuels, dénoncées dès 2017 notamment par le Parlement européen, se sont accentuées l’an dernier. En Ouganda, alors que l’homosexualité y est déjà pénalisée, un ministre d’État a annoncé vouloir déposer un projet de loi punissant les relations homosexuelles de la peine de mort. En Tanzanie, l’État traque et arrête les personnes considérées comme homosexuelles, suscitant l’inquiétude de Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Droits de l’Homme des Nations Unies. Plus récemment Human Rights Watch a alerté la communauté internationale sur le décès tragique d’une militante LGBT égyptienne, Sarah Hegazy, ayant mis fin à ses jours après avoir été arrêtée et torturée par les autorités. Rappelons que 70 États pénalisent encore les relations entre personnes de même sexe ! 

Ces violations des droits humains n’épargnent pas l’Union européenne : Ainsi, la lutte contre " l’idéologie LGBT " était l’un des principaux thèmes de campagne du parti Droit et Justice lors des élections législatives polonaises de 2019. 80 villes et régions s’y affirment aujourd’hui " zones sans idéologie LGBT ". En Hongrie, l’article 33 d’une loi de 2020 interdisant l’inscription du changement de sexe à l’état civil et la reconnaissance de l’identité de genre des personnes trans est contraire au droit à l’autodétermination reconnu par la jurisprudence de la Cour européenne des Droits de l’Homme. Dans le même esprit, un projet d’amendement à la Constitution hongroise, déposé le mois dernier, vise à interdire le mariage homosexuel et la reconnaissance de l'homoparentalité. Enfin, le contexte de crise sanitaire actuel est propice à la hausse des violences anti-LGBT+ et aux actions de répression prenant la lutte contre le coronavirus comme prétexte. L’arrestation abusive de militants LGBT+ en juin dernier aux Philippines l’illustre. 

Dans cette triste conjoncture, il est du devoir des démocraties libérales progressistes de réaffirmer leur engagement. Le respect des droits des personnes LGBT+ ne relève pas d’un caprice, d’une fantaisie ou d’une excentricité. Ces personnes ne constituent pas non plus un lobby ou un groupe de pression occulte. L’homosexualité et la transidentité ont été rayées, et il faut s’en féliciter, des listes des maladies ou des troubles psychologiques. En 2011, l’ONU a adopté une résolution reconnaissant que les discriminations et les violences anti-LGBT+ constituent une violation des droits fondamentaux. Son action ne cesse de s’étendre pour promouvoir le respect des droits des personnes LGBT+ partout dans le monde. 

Au niveau européen, le droit n’a jamais été aussi protecteur des droits fondamentaux des personnes LGBT+. La jurisprudence de la CEDH montre une évolution favorable de son interprétation de la Convention. Dès 1988, la Cour impose aux États membres du Conseil de l’Europe la dépénalisation des relations homosexuelles. Mais le respect des droits fondamentaux des personnes LGBT+ ne se limite pas à la dépénalisation : les États doivent s’assurer à la fois de l’égalité des droits et de la protection des victimes de haine. En 1999, la Cour reconnaît que l’interdiction de discriminations dans l’accès aux droits garantis par la Convention inclut l’orientation sexuelle. Cet arrêt est suivi de nombreux autres qui protègent les personnes LGBT+ des traitements inhumains et dégradants, leur garantit le respect au droit à la vie privée et familiale, ou encore l’exercice de leur liberté d’expression et de réunion. L’Union européenne, que ce soit dans ses traités ou à l’article 21 de la charte des droits fondamentaux, interdit la discrimination sur le fondement de l’identité de genre et de l’orientation sexuelle. Aussi, sortir de la CEDH ou de l’Union Européenne, comme le proposent certaines personnalités politiques et commentateurs, reviendrait assurément à cautionner une régression des droits fondamentaux. 

Nous le constatons, ces droits sont fragiles et ne se traduisent pas partout par une égalité effective entre les citoyens. Les associations seules, bien qu’essentielles, ne peuvent pas se substituer aux responsabilités des pouvoirs publics. La Commission européenne a ainsi publié en novembre dernier sa première stratégie en faveur de l’égalité de traitement des personnes LGBTQI. Au-delà des actions qui seront menées dans la lutte contre la haine en ligne, la protection des droits des familles LGBT+ ou encore l’égalité de traitement au travail, la stratégie comporte un volet de défense des droits fondamentaux LGBT+ à l’international. 

Cette dimension intégrée dans le nouveau plan national d’actions de la France, présenté par la Ministre déléguée Elisabeth Moréno, se donne pour objectif de porter les droits des personnes LGBT+ au sein des instances internationales et d’apporter le soutien de la France aux personnes LGBT+ à l’étranger. Comportant de nombreuses dispositions, ce plan a permis à la France de se hisser à la 4e place des 49 pays européens notés avec un score de 69%. Ce classement nous invite à aller encore plus loin dans la lutte contre la haine et la discrimination anti-LGBT. 

En cette journée internationale des droits de l’homme, rappelons à tous la responsabilité de faire des droits des personnes LGBT+ un élément non négociable des droits fondamentaux dans l’esprit même de la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 rédigée par René Cassin et Eleanore Roosevelt, qui dans son article premier, rappelle que les êtres humains " sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ". 

Santé : L'Onusida va lancer un vaste plan contre le VIH !

L’Onusida a présenté ses objectifs pour combattre le VIH d’ici à 2025, le 1er décembre. L’organisation internationale entend ainsi rebondir sur l’impact de l’actuelle crise sanitaire. 

Continuer le combat : Lors de la journée internationale de lutte contre le VIH/SIDA, l’Onusida a présenté un vaste plan d’actions. En conséquence, elle entend ainsi tirer des leçons de l’impact lié à la pandémie actuelle pour mieux rebondir. " L’échec collectif à investir suffisamment dans des ripostes au VIH complètes, fondées sur les droits et centrées sur les personnes a eu un prix terrible ", selon Winnie Byanyima, directrice exécutive de l’Onusida. " Pour remettre la riposte mondiale sur les rails, il faudra donner la priorité aux personnes et lutter contre les inégalités sur lesquelles les épidémies se développent ", ajoute-t-elle. Selon la formule 90-90-90, l’organisation mondiale va faire en sorte que 90% des personnes vivant avec le VIH aient une charge indétectable. 

Aujourd’hui, 38 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde, parmi lesquels 12 millions n’ont pas de traitement. Pire encore, 1,7 millions d’individus ont contracté le VIH en 2019, 690 000 ont succombé à cette maladie. Conséquence de cela, la pandémie a clairement montré les inégalités qui persistent, ce qui " accroît la vulnérabilité au VIH des groupes marginalisés ". Chiffres à l’appui, l’Onusida sonne l’alarme, estimant que 100 000 à 300 000 personnes vont contracter le VIH, quand 70 000 à 150 000 personnes vont en décéder, d’ici à 2022. D’où, l’importance d’agir aujourd’hui. 

Poursuivre les efforts : Avec son plan, l’Onusida entend œuvrer pour " une solidarité mondiale et une responsabilité partagée ". Aux côtés des politiques, associations et structures médicales, l’organisation entend ainsi porter cinq actions. Parmi elles, financer et renforcer le secteur médical, garantir l’accès aux médicaments pour tou.te.s et, les droits et l’égalité. " Le temps est venu pour un engagement ambitieux en faveur de sociétés égalitaires, du droit à la santé pour tou-tes et pour une sortie de crise mondiale pérenne et équitable ", peut-on lire sur le site de l’Onusida, comme conclusion. 

Accédez au site de l'Onusida : Here/Ici 

dimanche, décembre 13, 2020

Bolivie : Le pays reconnaît pour la première fois le mariage homosexuel !

Après une longue bataille juridique menée par un couple gay, la Bolivie a reconnu pour la première fois de son histoire l'union civile entre deux personnes du même sexe. 

C'est après une longue bataille juridique menée par un couple gay que la Bolivie a, pour la première fois de son histoire, reconnu une union civile entre deux personnes du même sexe ce vendredi 11 décembre. 

Le Service de l'état civil de Bolivie ( Sereci ) a enregistré " l'union libre entre David Victor Aruquipa Perez et Guido Alvaro Montaño Duran ", annulant sa précédente disposition prise en 2018, a indiqué la Défenseure du peuple, Nadia Cruz. Il s'agit de la première reconnaissance du genre pour un couple de même sexe, fruit d'une longue bataille judiciaire entamée par les deux hommes il y a deux ans. 

Le Sereci avait en premier lieu refusé la demande du couple d'enregistrer leur union de fait depuis onze années, faisant valoir que la loi bolivienne n'envisageait pas les unions de couples du même sexe. Le Service d'état civil s'était alors réfugié derrière l'article 63 de la Constitution bolivienne, qui décrit le mariage comme un lien entre une femme et un homme et précise que " les unions libres et de fait (...) peuvent exister entre une femme et un homme sans restriction légale et produisent les mêmes effets qu'un mariage civil ". 

Les deux hommes se sont tournés vers la Cour constitutionnelle, qui a rappelé la décision de la Cour interaméricaine des droits de l'homme (Cidh) de 2017 stipulant que " les Etats ont l'obligation de reconnaître les liens familiaux des personnes du même sexe et de les protéger ". 

Il reste encore beaucoup à faire : " C'est un fait historique ", s'est enthousiasmé David Victor Aruquipa Perez, dirigeant d'entreprises, lors d'une conférence de presse, même s'il reste beaucoup à faire pour que cette reconnaissance des couples de même sexe devienne effective dans le pays. " Ce précédent renforce le principe d'égalité devant la loi et permettra à ce couple et aux autres couples de même sexe d'exercer leurs droits sans discrimination ", a écrit la Défenseure du Peuple dans un communiqué. 

Les organisations LGTBI du pays andin se sont également réjouies que cette décision constitutionnelle " place la Bolivie sur le chemin d'un plus grand respect des droits de la diversité, d'un frein à la discrimination et d'une égalité entre tous les habitants du pays ". 

samedi, décembre 12, 2020

Turquie : Des étudiants risquent la prison pour avoir célébré une marche des Fiertés !

La justice doit rendre sa décision concernant 19 personnes poursuivies en Turquie. Elles sont accusées d'avoir organisé et participé à une Marche des Fiertés pacifique sur le campus de leur université en 2019. Les étudiants et leurs professeurs encourent jusqu'à trois ans de détention.  

Dix-huit étudiants et un professeur de l'Université technique du Moyen-Orient sont poursuivis par la justice turque. Ils risquent jusqu'à trois ans de prison. Leur crime ? Avoir organisé et défilé lors d'une marche des Fiertés sur le campus de l'université alors que la direction leur avait interdit. 

" À l’été 2019, des étudiants et d’autres personnes participant à une fête de l’amour et de la solidarité pacifique ont dû faire face à des tirs de gaz poivre, de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène par la police. Dix-neuf d’entre eux sont aujourd’hui traînés devant les tribunaux pour des chefs d’accusation dénués de tout fondement et encourent des peines de prison absurdes ", décrit Nils Muižnieks, directeur régional pour l’Europe d'Amnesty International. 

Aucun motif juridique : " L'interdiction de la Marche des Fiertés n'était justifiée par aucun motif juridique. Ces étudiants courageux qui l'ont bravée n'ont fait qu'exercer leur droit à la liberté d'expression et de réunion pacifique, qui a été bafoué. Ils doivent être acquittés ", poursuit l'ONG. En février 2019, la cour d'appel administrative d'Ankara avait pourtant levé l'interdiction totale de tous les événements, décrétée en raison de l'état d'urgence. C'est cet état d'urgence que l'université avait invoqué pour interdire l'événement, indique Amnesty. Le recteur de l'université a qualifié les manifestants " de  groupes de LGBT, de marxistes, d’extrémistes et de HDP ( le parti pro-kurdes de Turquie ) ". 

Alors que les étudiants étaient assis pacifiquement sur l'herbe de l'université, la police a utilisé du gaz  poivre, des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène pour les disperser. Plusieurs étudiants ont été blessés et certains ont même été arrêtés. Depuis, en juin 2020, la cour administrative d'Ankara a jugé illégale l'interdiction de la part de l'université. " Dans un contexte d'homophobie croissante en Turquie, des étudiants et des membres du personnel de l'université défilent chaque année sur leur campus pour célébrer les Fiertés et exiger l'égalité et la dignité pour les personnes LGBTI+ et ils en ont tout à fait le droit ", poursuit Niels Muižnieks. 

Des actes LGBTphobes réguliers : L'homosexualité est vilipendée en Turquie. Selon Courrier international, le quotidien islamiste Yeni Akit a décrit l'événement de cette manière : " les pervers homosexuels ont organisé leur marche immorale dans ce nid de terroristes et ce lieu de scandales qu’est l'Odtü. ( ... ) Ils tentent de normaliser l’immoralité en Turquie et piétinent les valeurs morales des Turcs musulmans ". Rien que ça. 

Les dirigeants turcs sont, jour après jour, un peu plus homophobes. Ce 9 décembre, des membres du ministère du Commerce ont proposé que les " produits LGBT+ " soient accompagnés de la mention " +18 ans ". Les entreprises qui le refusent auront interdiction de faire de la publicité pour leurs produits. Des sources ministérielles ont déclaré à la BBC que cette mesure était une " décision pour protéger les enfants ". Cet été, c'est une série Netflix qui s'est attirée les foudres du gouvernement... parce qu'elle comportait un personnage gay. Recep Tayyip Erdogan, le président turc a défendu un religieux qui associe homosexualité et maladie. Depuis 2017, les Marches des Fiertés sont violemment réprimées. Le pays a également boycotté l'Eurovision... en raison de la participation de la drag-queen Conchita Wurst. 

mardi, décembre 08, 2020

Afrique : Pour cette candidate à la présidentielle au Ghana, la priorité, c’est de mettre les homos en prison !

Au Ghana, où l'homosexualité est pénalisée, une candidate à l'élection présidentielle promet d'enfermer les homos... dans des cellules séparées pour éviter des " actes abjects ". 

Il ne fait pas bon être gay ou lesbienne au Ghana. Akua Donkor, candidate à l'élection présidentielle qui s'est déroulé ce lundi, a promis d'enfermer les personnes homosexuelles si elle est élue. Heureusement, selon plusieurs médias sur place, elle a très peu de chances de l'emporter. 

À entendre Akua Donkor, qui souhaite devenir la première femme présidente du Ghana, l'homosexualité est un péché. La candidate du parti Ghana pour la liberté ajoute que les homos devraient être séparés dans des cellules différentes pour qu'ils ne s'adonnent pas à leurs " actes abjects ", rapporte GH Page. 

Je veux m'assurer qu'ils ne puissent pas entrer dans notre pays : Cela pourrait être risible, si cette femme de 68 ans n'avait pas expliqué qu'arrêter les homos serait une priorité. " Mon premier sujet, quand je serai élue, c'est de m'occuper de la question de l'homosexualité au Ghana. Je veux m'assurer qu'ils ne puissent pas entrer dans notre pays. Je le ferai en arrêtant toutes les personnes impliquées dans de tels actes. Ils ne devront pas être enfermés dans les mêmes cellules, mais être séparés pour empêcher leurs actes abjects ", a-t-elle déclarée. 

Lors de cette élection," trois femmes, sont en lice, mais leurs chances de l'emporter sont minimes, alors que les deux principaux partis dominent la vie politique depuis l'instauration de la démocratie, il y a 28 ans ", selon France 24. TV5 monde renchérit : " le Ghana, réputé pour être un exemple démocratique en Afrique de l'Ouest, se prépare à élire son président, dans un scrutin qui s'annonce particulièrement serré entre deux adversaires politiques de longue date ". Nana Akufo-Addo brigue en effet un second mandat face à son prédécesseur John Mahama. 

Les personnes LGBT+ restent les victimes fréquentes de violences : La loi de 1960, héritière de la colonisation britannique, est très claire. " Toute personne se livrant à des relations charnelles non naturelles (sic) encourt une peine de prison qui ne pourra pas être inférieure à 5 ans et supérieure à 25 ans ". 

Mais selon Human Rights Watch (HRW), cette loi est peu appliquée. Malgré tout, " les personnes LGBT+ restent les victimes fréquentes de violences physiques et d’abus psychologiques, d’extorsion et de discrimination dans de nombreux aspects de leur vie quotidienne ", indique un rapport de 2018. 

Incitation à la violence : " Les propos homophobes exprimés par des représentants publics locaux et nationaux, par des chefs traditionnels et par des hauts dignitaires religieux fomentent la discrimination et, dans certains cas, incitent à la violence ", déplore Wendy Isaack, chercheuse auprès du programme Droits de personnes LGBT+ au sein de l'ONG. 

Le Ghana est l'un des 70 pays à toujours criminaliser l'homosexualité. Selon le dernier rapport de l'ILGA, 70 pays pénalisent encore l'homosexualité dont 32 en Afrique ( dont le Gabon qui a engagé un processus de dépénalisation ). Six pays imposent même la peine de mort, et dans cinq, elle est techniquement possible. 

samedi, décembre 05, 2020

Politique : Un député homophobe lituanien surpris sur Zoom en compagnie d’un garçon à moitié nu !

Petras Grazulis, connu pour ses positions (très) ouvertement homophobes, a été aperçu en compagnie d'un homme à moitié nu lors d'une réunion Zoom. 

C'est un vrai jeu des sept familles d'homophobes dans le placard. Après l'eurodéputé hongrois, le prêtre américain, voici donc le parlementaire lituanien. La scène dure à peine une seconde. Alors que les parlementaires lituaniens de la commission de la culture discutent devant une présentation, Petras Grazulis a des problèmes avec son ordinateur. L'espace d'un instant, sa caméra se met en marche. Il est accompagné d'un homme à moitié nu ( on ne voit pas l'autre moitié ) qui semble l'aider à paramétrer son ordinateur. Le député a immédiatement éteint sa caméra, et lorsqu'il est réapparu, il était tout seul. Mais trop tard. 

À moitié nu lors d'une réunion officielle : La video a fait le tour du web, d'autant que la réunion était diffusée en direct sur la page du Parlement, indique LRT. " C'est la responsabilité de chaque député de faire en sorte que personne n'apparaisse sur l'écran. Mais une question se pose : pourquoi sont-ils à moitié nus pendant les heures de travail ? Bien sûr, c'est une affaire de vie privée, mais il est dans une réunion officielle ", a réagi le président de la commission Vytautas Juozapaitis. Selon le média lituanien 15min, le député s'est énervé lorsqu'on lui a demandé qui était cet homme à ses côtés. Dans un premier temps, ce membre du parti Ordre et justice a affirmé que c'était son fils avant de changer de version à peine une heure après. Et ses explications sont particulièrement étranges... 

Il avance que l'homme à côté de lui, c'est Andrius Tapinas, un journaliste télé qui le " persécute " depuis des mois. " Oui, j'ai dit que c'était mon fils, mais en regardant mieux la vidéo, je peux vous garantir que c'est Andrius Tapinas. Il me hante partout, ce n'est pas étonnant qu'il doit là ", explique le parlementaire. Sauf que l'homme dans la vidéo ne ressemble pas du tout au journaliste. " Andrius pourrait facilement changer d'apparence ", justifie Petras Grazulis. 

Il me hante depuis six mois : Au Parlement, le lendemain, il a voulu faire taire les rumeurs insistantes. " Pour que vous n'ayez pas à poser la question, je vais vous le dire. 10 députés m'ont déjà posé la question. C'était Andrius Tapinas, c'était vraiment Andrius Tapinas. Si vous me croyez pas, vous n'avez qu'à lui demander (...) Il me hante depuis six mois maintenant...", dit-il à ses collègues. Andrius Tapinas n'a pas souhaité répondre aux questions. 

Plusieurs fois, le député a associé homosexualité et pédophilie, rappelle PinkNews.. En 2010, il a proposé une loi pour mettre une amende à toute personne qui " fait la promotion de l'homosexualité " auprès d'enfants. " Je soutiens la position de l'Eglise qui n'est pas ambigüe là-dessus. Ces personnes sont en effet malades et perverties. Ils représentent une menace pour la société parce qu'ils importunent les enfants ", disait-il cité par PinkNews. 

L'Union Européenne corrompue moralement : Il a également incité les gays à quitter la Lituanie, pendant une conférence de presse lors de la journée internationale contre l'homophobie et la transphobie. " J'ai honte que cette perversion, venue de l'Union européenne qui est corrompue moralement, se propage en Lituanie. On nous dit comment on devrait traiter les homosexuels. Les gays devraient quitter la Lituanie, et ne pas nous dicter leur loi ", lâchait-il. 

La Lituanie, qui est entrée dans l'Union Européenne en 2004, a décriminalisé l'homosexualité en 1993. L'année de l'adhésion de la Lituanie à l'UE, l'âge du consentement sexuel a été abaissé de 18 à 14 ans pour les relations homosexuelles. Il a ainsi été ramené au même âge que pour les relations hétérosexuelles. En 2007, 89 députés sur 141 considéraient que l'homosexualité est une perversion. 

vendredi, décembre 04, 2020

Politique : La partouze de Bruxelles va-t-elle finir en crise diplomatique ?

La Hongrie accuse des pays étrangers d'avoir été impliqués dans la partouze qui a conduit à la démission de József Szájer. Ils auraient selon eux organisé cet événement pour déstabiliser la Hongrie qui négocie le budget européen. 

Une partouze lourde de conséquences. Vendredi dernier, une orgie a été arrêtée par la police à Bruxelles. Une vingtaine d'hommes ont reçu une amende pour non respect des règles de distanciations. Parmi eux, deux diplomates et József Szájer, un eurodéputé hongrois proche de Viktor Orbán. Ce dernier avait d'abord tenté de s'échapper par la gouttière, avant d'invoquer son immunité parlementaire. Les forces de l'ordre ont également retrouvé de la drogue dans son sac à dos. Après 30 ans de vie politique, cet homme de 59 ans a démissionné de son mandat de député, juste avant la médiatisation de l'affaire. 

Un rapport sur une prétendue intervention des services secrets : Les théories complotistes les plus folles circulent au plus niveau. Très sérieusement, le Comité de sécurité nationale hongrois devra enquêter pour savoir si le scandale n'a pas été monté par les services secrets allemands. Le ministère des affaires étrangères devra également " rendre un rapport public sur l'intervention des services secrets d'autres pays ", selon le média hongrois Szeretlek magyarorsza. 

Avec la Pologne, la Hongrie est en guerre ouverte contre les autres pays de l'Union Européenne sur le budget européen. Ces deux pays refusent notamment l'instauration d'un mécanisme de condition des subventions au respect de l'État de droit. Pour cause, Pologne et Hongrie s'enfoncent dans une LGBTphobie d'État. En Pologne, des zones " sans LGBT " pullulent. Et la Hongrie semble s'en inspirer, créant à son tour des zones " sans LGBT ". Proche d'Orbán, József Szájer était justement l'architecte de la révision constitutionnelle de 2012. Cette révision inscrit la définition du mariage comme l'union d'un homme et d'une femme dans la Constitution hongroise. 

Contre-vérités et affabulation : Gêné par cette affaire d'orgie, l'exécutif hongrois tente donc de réécrire l'histoire. Alors que le média indépendant Telex tentait d'obtenir des réponses de la part du gouvernement hongrois, la police a délogé les journalistes présents devant le bureau du Premier ministre. Le journaliste à France 24, Dave Keating, remarque que, selon le gouvernement hongrois, les policiers sont venus contrôler cette partouze parce que József Szájer était présent. La manœuvre aurait eu pour objectif de déstabiliser la Hongrie. 

Les médias hongrois ont relégué l'événement dans les pages intérieures, sans autre contexte que la déclaration de l'intéressé. " La télévision d'État s'inquiète que le député Szajer ait été victime d'un complot des services secrets... et ajoute que de hauts diplomates russes faisaient partie de cette partouze. Ça devrait aider la défense de József Szájer, sans aucun doute ", ironise VK Judit. L'analyste politique indique également que le Centre Soros de contre-espionnage a donné une version des faits très éloignée de la réalité. Selon les services secrets hongrois, József Szájer était, sans le savoir, l'invité d'une réunion où des " travailleurs du sexe étaient également présents ". Sauf que l'organisateur de l'orgie, un étudiant de 29 ans, a évoqué une " fête ". 

Quatre autres politiciens polonais, selon l'organisateur : " Lors de mes fêtes, j’invite toujours quelques amis, qui à leur tour amènent quelques amis, et ensuite nous nous amusons ensemble. On parle un peu, on boit un peu, comme au café. La seule différence est qu’entre-temps, nous avons aussi des relations sexuelles. Je ne vois pas ce qu’il y a de mal à cela. Nous sommes tous des adultes, tout se passe par consentement mutuel ", dit David, cité par le journal belge 7 sur 7. Dans un entretien au média polonais Onet, il indique que quatre politiciens du parti polonais Droit et Justice sont des " habitués ". Des politiciens d'autres nationalités, dont un Français, étaient présents, selon lui. 

József Szájer est un véritable pilier du Fidesz à Bruxelles, note Le Monde. Il a participé à la fondation du parti aux côtés de Viktor Orbán en 1988. Un an plus tôt, le maire de Györ a été filmé sur un yacht en pleine orgie avec des travailleuses du sexe et de la drogue. Après ces révélations, l'élu local avait démissionné. En février dernier, la justice a confirmé la découverte de 19.000 images pédopornographiques dans l'ordinateur de Gábor Kaleta, ancien ambassadeur de Hongrie au Pérou. 

jeudi, décembre 03, 2020

LGBT : La Suisse fait un pas de géant vers l’adoption du mariage pour tous !

Le Conseil des États suisse a approuvé l'ouverture du mariage pour tous ainsi que l'ouverture de la PMA aux couples de femmes. Un projet dans les tuyaux depuis... 2013. 

Sept années n'ont pas encore suffi pour faire adopter le mariage pour tous en Suisse. Mais le pays y est presque : le Conseil des États a approuvé mardi 30 novembre la réforme de la loi. Il a d'ailleurs adopté la version la plus extensive qui ouvre aux couples de femmes le droit à la procréation médicalement assistée (PMA). Les associations LGBT+ saluent une journée historique. 

Cela fait sept ans que nous attendions : Ce sont les Vert'libéraux qui ont porté le projet depuis... 2013. Plusieurs versions du texte ont depuis été débattues, notamment à propos d'une modification possible de la Constitution. Une telle réforme nécessite de faire un referendum populaire et d'être validé par une majorité de cantons pour que la décision soit acceptée de façon homogène sur le territoire. Selon Le Temps, les sénateurs ont voulu accélérer l'adoption du texte après un vote serré. " Cela fait sept ans que nous attendions cela. L’émotion est très forte ", se félicite Olga Baranova, directrice de campagne pour le mariage pour tous. 

Les conseillers aux États ont voté l'accès aux banques de sperme aux couples de femmes. Elles n'auront donc plus à recourir à une PMA à l'étranger. L'épouse de la mère qui porte l'enfant est reconnue automatiquement comme sa deuxième mère, alors que jusqu'alors, il fallait avoir recours à l'adoption. 

Pas d'égalité totale : " Le projet de loi n'instaure cependant pas encore l'égalité totale pour les enfants issus de familles arc-en-ciel ", déplorent les organisations LGBT+ citées par Le Temps. Le texte prévoit que la mère sociale ne sera reconnue que si l'enfant a été conçu via une banque de sperme suisse officielle. À ce stade, les dons de sperme " privé " ( insémination artisanale ou à l'étranger, don dirigé ) ne permet pas la reconnaissance automatique de la mère. 

Surtout, le projet n'est pas encore adopté. Il doit être examiné de nouveau au Conseil national pour qu'une version définitive soit adoptée. Le texte pourrait être fixé d'ici la fin de l'année. Alors, la proposition de loi pourrait être votée par un referendum facultatif. Si la Suisse est l'un des derniers pays d'Europe occidentale à ne pas avoir ouvert le mariage pour tous, quatre Suisses sur cinq y sont favorables, selon une étude zurichoise. L'étude montre également que 72% des sondés sont en faveur de l'adoption pour les couples homos. La PMA recueille 70% d'opinions favorables. 

mardi, décembre 01, 2020

Panama : l’Eglise se dresse contre les unions homosexuelles !

L’homélie prononcée le 22 novembre 2020 dans la cathédrale Sainte-Marie par Mgr Jose Domingo Ulloa, archevêque de Panama City, ne laisse pas place à l’équivoque : " si nous sommes citoyens du Royaume du Christ, nous ne pouvons pas prétendre suivre et partager des attitudes et des comportements qui violent les valeurs évangéliques de notre foi, comme l’avortement, les unions entre personnes de même sexe, le vol, la malhonnêteté et la corruption ", a expliqué le prélat. 

Depuis plus d’un an en effet, la question de la légalisation du mariage homosexuel est au cœur de la vie politique panaméenne : en octobre 2019, les députés du Parlement ( monocaméral, dans la petite république ) ont adopté plusieurs amendements à la Constitution du pays, dont l’un qui empêche toute légalisation future des unions entre personnes de même sexe. 

Il n’en fallait pas moins pour déclencher une violente vague de contestation parmi les étudiants progressistes, soutenus par de puissants lobbies : ainsi la Cour interaméricaine des droits de l’homme ( basée au Costa Rica, et dont l’objet et de promouvoir les " droits fondamentaux " sur le continent ) demande au Panama de reconnaître le " mariage " homosexuel. 

Le dossier des unions civiles entre personnes de même sexe est désormais entre les mains de la Cour suprême du pays, qui doit se prononcer à son tour sur la question. " Céder aux groupes de pression et de pouvoir, ce serait incompatible avec notre foi : l’évangile n’est pas une mode ", a prévenu dans son homélie Mgr Ulloa. 

lundi, novembre 30, 2020

Hongrie : L'adoption pour les couples homosexuels mise en cause !

En Hongrie, les couples homosexuels s'inquiètent d'un projet de modification de la Constitution qui les priverait du droit d'adopter.
 
Andrew, 4 ans, a deux pères adoptifs Adam et Martin. Ces derniers souhaiteraient un second enfant mais cela semble compromis en raison d'un projet d'amendement de la Constitution défendu par le gouvernement conservateur de Viktor Orban, en Hongrie. " Il y a déjà beaucoup de débat sur le sujet. Chaque fois que vous allumez la télévision, vous entendez que nous ne sommes pas une bonne famille, et que nous ne méritons pas de vivre heureux comme nous le faisons maintenant ", explique Adam. 

L'amendement entend inscrire dans la Constitution que " la mère est une femme et le père un homme ". C'est la ministre de la justice Judit Varga qui a présenté le projet au Parlement. Il va sérieusement compliquer l'adoption par les couples homosexuels. 

La mère est une femme et le père est un homme : Gergely Gulyas, responsable du cabinet du Premier ministre défend un texte destiné, selon lui, à protéger les enfants : " le développement physique et mental d'un enfant est favorisé par le fait qu'il a une mère et un père. Mais il peut y avoir des cas exceptionnels ", dit-il, " je pense que c'est une réglementation raisonnable dans l'intérêt supérieur de l'enfant ". 

Adam et Martin ont l'impression de vivre dans un monde parallèle. Ils affirment n'avoir jamais ressenti de rejet de leur entourage. " Amis, voisins, famille, même à la campagne, tout le monde est très compréhensif. Tout le monde nous connaît, ça n'a jamais posé de problème ", témoigne Martin. 

Selon un autre projet de loi, seuls les couples mariés pourront adopter des enfants. Or actuellement, l'adoption dans le pays n'est possible pour les couples de même sexe que si l'un des partenaires a fait une demande en tant que célibataire. Les associations de défense des droits des personnes LGBT dénoncent des mesures discriminatoires. 

La communauté LGBT dénonce des discriminations : " On ne comprend pas ce que cela va signifier exactement en pratique. Mais lorsqu'on lit le texte conjointement avec le projet de loi sur l'adoption, il s'agit d'empêcher les personnes de même sexe d'adopter quelle que soient les circonstances ", explique Tamas Dombos, membre du conseil d'administration de Hatter Society, la principale association gay de Hongrie. Selon le projet d'amendement, pour adopter, les célibataires devront demander l’autorisation spéciale du ministère chargé des Affaires familiales. 

Katalin Novák est à la tête de ce ministère. Elle a déclaré sur Facebook que l'objectif était que tous les enfants puissent grandir dans une famille et que leur intérêt soit protégé. " Un petit garçon doit avoir le droit de grandir comme un petit garçon et une petite fille doit pouvoir grandir comme une fille. En Hongrie, aujourd'hui, c'est devenu nécessaire " a-t-elle déclaré. 

" Comme le sujet concerne les droits fondamentaux , il est nécessaire de modifier la Constitution. Cela nécessite un vote aux deux tiers au Parlement, ce qui est depuis 10 ans une simple formalité, car les représentants des partis au pouvoir disposent de cette majorité constitutionnelle qu'ils ont toujours utilisée, lorsque c'était nécessaire " conclut notre reporter à Budapest, Olivia Harangozó.