mercredi, mai 31, 2017

Lens : La première Gay Pride reportée à 2018 pour raisons de sécurité !

Elle était initialement prévue le 17 juin, puis le 1er juillet. Finalement, elle est annulée et reportée à 2018. Le temps d’anticiper les moyens de sécurité nécessaires.

Le 1er juillet devait avoir lieu la première Gay Pride dans les rues de Lens. Après une rencontre avec les services de la mairie, les organisateurs, membres de l’association Arc-en-ciel Power LGBT, vont pourtant devoir tout annuler. Compte tenu du contexte d’état d’urgence et du plan Vigipirate, l’organisation d’une manifestation nécessite " de mobiliser des moyens de sécurité privés, des agents des services techniques de la Ville, et le concours des forces de police ".

Si le maire Sylvain Robert (PS) ne peut " pour l’heure autoriser cette manifestation ", il a tout de même tenu à affirmer que la municipalité demeurait " très engagée dans les luttes contre les discriminations, en particulier liées à l’identité de genre et à l’orientation sexuelle et (qu’elle) militait pour l’égalité de tous les individus ".

Et pour 2018 ? : Selon les services concernés, le délai d’organisation de l’événement est trop court pour que les conditions de sécurité soient réunies. Néanmoins, un nouveau rendez-vous est d’ores et déjà programmé. Arc-en-ciel Power LGBT et la mairie se reverront le 12 septembre afin d’anticiper et d’étudier les modalités et les moyens que l’association devra mobiliser si elle souhaite organiser à Lens une marche des fiertés en 2018.

Confidences sur divan, on se psychanalyse...

Oups !

Juste la faim immonde...

mardi, mai 30, 2017

Religion : Le patriarche russe réveille la polémique du mariage pour tous !

Le patriarche Kirill a réaffirmé son soutien aux Français qui avaient manifesté en 2013 contre l'adoption du mariage homosexuel.

Alors que Vladimir Poutine était en visite en France, le patriarche Kirill, vu comme un allié spirituel du chef du Kremlin, s'est lancé, lundi, dans une diatribe contre la loi française instaurant le mariage gay et a soutenu les manifestants qui s'étaient soulevés en 2013 contre l'adoption de ce texte. 

Ces derniers ont agi " pour les mêmes raisons que lorsqu'ils se sont soulevés contre les lois fascistes et pro apartheid ", a déclaré le chef de l'Église orthodoxe russe. " Quand la législation déchire le lien avec la morale, elle cesse d'être une législation acceptable pour les gens, elle génère des protestations. Les manifestations organisées en France par des millions de gens croyants ont été dispersées par la police alors que ceux-ci protestaient seulement contre le fait que quatre ou cinq personnes au Sénat ont décidé du sort de lois horribles, contraignant les gens à vivre selon des nouvelles lois, à oublier ce que sont un papa et une maman et dire " parent numéro un " et " parent numéro deux ", a dénoncé le patriarche qui s'exprimait à l'université de Bichkek, au Kirghizstan, où il effectue une visite pastorale de deux jours.

Pour Kirill, la France, comme les autres pays occidentaux à avoir légalisé le mariage homosexuel, a cédé à "la tentation, mais tout ceci va finir ". " Car dans le cas contraire ", pressent-il, " la société humaine, après avoir déchiré le lien entre la liberté et la responsabilité morale, deviendra invivable ". Lors de la manifestation anti-mariage pour tous du 26 mai 2013, les organisateurs avaient revendiqué un million de participants contre 150.000 selon les forces de l'ordre. 

L'Église orthodoxe se défend de tout rôle politique et revendique son indépendance vis-à-vis de l'État russe, en expliquant notamment qu'elle milite pour la suppression de l'avortement subventionné alors que le Kremlin s'y refuse. Mais dans les faits, le patriarche s'affiche régulièrement aux côtés de Vladimir Poutine, donnant parfois l'impression que le pouvoir religieux et politique ne font qu'un.

Source

Video : 2CELLOS - Now We Are Free - Gladiator !

Parfois, je boude à pas d'heure...

Un soir au musée !

C'est une belle journée, je vais me coucher...

lundi, mai 29, 2017

Cinéma : 120 Battements par minute, Act Up presque tout en haut !

Le film vibrant de Robin Campillo sauve le palmarès Cannes 2017. Retour sur un parcours exceptionnel...

C’est trop triste, Almodóvar est passé à côté de la seule palme qui pouvait le laver de tous les commentaires désobligeants effectués au long du Festival sur son proverbial mauvais goût. L’ovation reçue par Robin Campillo, pronostiqué palme d’or et finalement déclassé dauphin du palmarès avec le grand prix, a encore témoigné du plébiscite en faveur d’un film évoquant le mouvement Act Up dans les années 90 à Paris. Il faut redire à quel point 120 Battements par minute est le seul film de cette distribution de prix totalement aberrante qui ne donne pas envie de se jeter tout habillé dans le port. Le grand prix couronne un parcours festivalier exceptionnel pour le cinéaste dont le film était projeté le premier week-end.

Dès la projection de presse, le lancement du film surprise s’opérait comme d’évidence. Thierry Frémaux l’avait espéré et stratégiquement disposé au début, lui qui en coulisse dès avril racontait à qui voulait le croire que 120 Battements par minute était " une bombe ". Le soir même, à la projection officielle, un souffle similaire emportait l’assistance en robes de soirée et nœuds pap pour une standing ovation trempée de larmes pendant un quart d’heure. Robin Campillo voyait toute l’attention se tendre vers lui pour un film qu’il a longtemps hésité aussi bien à écrire qu’à tourner, ravivant les souvenirs enthousiastes et douloureux de ces années passées au sein d’Act Up Paris, où il fut un jeune activiste en colère et amoureux, cueilli par les horreurs du sida quand notamment un boyfriend tombe malade et qu’il l’accompagne de soins en agonie. " Ce n’est pas un film anodin pour moi, évidemment. Des moments de ma vie, ceux de gens que j’ai aimés. J’essaie de rebattre les cartes et de reconstituer un édifice qui serait un peu comme chez moi. Une cartographie intime, mouvante ", expliquait-il à Libération au lendemain du triomphe, légèrement sonné, les yeux dissimulés derrière d’épaisses lunettes noires.

L’accueil cannois a été la dernière étape d’une course contre la montre pour réussir à mixer 120 BPM, qui n’avait pu être montré au sélectionneur qu’à l’extrême limite de la période de visionnage, le cinéaste ayant pris énormément de retard dans le montage qu’il réalise seul. Travail d’autant plus fou que le nombre d’heures de rushs est important, vu qu’il a mené le tournage avec trois caméras (donc avec trois équipes techniques dédiées) afin d’avoir sur le collectif des comédiens plongés dans le feu roulant des réunions et discussions incessantes : le même effet de réel et de prise sur le vif qui avait été expérimenté pendant le tournage dans la salle de classe d’Entre les murs de Laurent Cantet ( palme d’or en 2008 ), dont il était coscénariste et monteur.

Il a aussi dû lutter sur la durée de 120 BPM, avec une version finale à deux heures vingt alors qu’avait été annoncé un film de moins de deux heures. Quant au retour cyclique des scènes de danse en night-club sur la musique d’Arnaud Rebotini, que d’aucuns lui conseillaient d’écourter, il n’en démord pas, convaincu qu’il faut faire rentrer le politique dans une dynamique des corps, échanger au rythme d’une danse de particules en suspension les stratégies offensives et les éclats d’hédonisme, tandis que le compte à rebours d’une jeunesse se préparant à mourir trop tôt s’enclenche dans une imperceptible transe. " Dans le film, il y a quelque chose de l’ordre du roman du XIXe siècle, une espèce d’épopée avec des choses toutes petites ", a également confié Robin Campillo. Ces choses toutes petites sont prélevées parmi les destins de quelques-uns des activistes regroupés pour lutter contre l’indifférence des pouvoirs publics et qui, chaque semaine, se retrouvaient en amphi pour monter des actions collectives.

A l’écran, on les regarde, filles ou garçons, gays ou trans, " séropo " ou " séroneg ", hémophiles ou toxicos, s’invectiver, avec la sensation d’assister à la naissance d’une action politique en train de s’inventer. A mesure qu’on progresse dans le film, des dissensions de plus en plus stridentes se font jour, et l’on va s’intéresser à l’idylle entre Nathan, à qui Arnaud Valois prête sa grande carrure volontaire, nouvel arrivant " séroneg ", et Sean ( Nahuel Pérez Biscayart ), incisif et volubile, militant de la première heure. C’est par là que la tragédie va s’incarner, la fougue des étreintes amoureuses, des corps qui murmurent et se racontent dans la pénombre laissant peu à peu la place aux gestes de plus en plus médicaux et à l’avancée de la mort. 

" On disait qu’on faisait de la politique à la première personne ", rappelait le réalisateur il y a peu. A-t-il fait un film politique à la première personne ? Entremêlant l’autobiographique et le biographique, sa vie et celles des autres, pour mieux les montrer emportées dans un même mouvement, 120 BPM n’est pourtant pas vraiment un film à clés. Certes, sous le rôle de Nathan, pointe la figure d’un narrateur, d’un point de vue vécu aux premières loges. Sous celui de Thibault (Antoine Reinartz), se profile la figure de Didier Lestrade, cofondateur d’Act Up Paris, et sous celui de Sean, la vie d’un de ses jeunes présidents, Cleews Vellay, mort en 1994.

Mais le film est d’autant plus frappant qu’il est l’un des premiers à s’emparer de ces souvenirs comme d’une histoire (avec ou sans majuscule), qui n’est pas celle du choc des débuts de l’épidémie et de sa censure immédiate, mais déjà celle de la riposte et de l’organisation : à nous rappeler l’inventivité politique des " zaps ", nom donné par Act Up à ses protestations publiques, à retracer les épisodes d’une résistance collective à l’oubli et au déni d’une multitude de tragédies vécues de plein fouet. Lestrade, dans un texte vite paru après la première projection, en fait l’éloge d’après sa position de témoin et d’activiste. " Act Up représente le sommet de notre existence, en tant qu’humains, dans une culture d’entraide et de générosité ", écrit-il, estimant qu’aujourd’hui leurs actions " ne seraient pas tolérées un seul instant par l’Etat, la police et une grande partie de la classe politique ".

L’un des modèles romanesques de 120 BPM pourrait bien être l’Education sentimentale de Flaubert, avec son traitement mélancolique de la révolution de 1848, qui finit par cette phrase répétée après coup par les deux protagonistes : " C’est là ce que nous avons eu de meilleur " ! C’est ce que bon nombre des premiers spectateurs du film se seront aussi dit à l’oreille dimanche à l’issue d’un Festival dont le cœur n’a pas encore complètement cessé de battre.

Le film a également reçu samedi soir la Queer Palm, prix indépendant qui récompense un film des sélections cannoises évoquant les questions LGBT (homosexualité, bisexualité, transgenre).

Regardez la bande annonce : Here/ici

Video : Tropical Island Workout ( Pietro Boselli ) !

J'ai des pensées pornographiques...

Hot !

Pietro Boselli !

dimanche, mai 28, 2017

Phone : L’app de rencontres gay Grindr est entièrement rachetée par le chinois Kunlun !

La plus populaire des applications pour rencontres entre hommes vient d'être entièrement rachetée par le sulfureux géant du jeu vidéo chinois Kunlun. L'entreprise de Beijing est souvent accusée de collision avec le pouvoir communiste.

Fondée en 2009 à Los Angeles, l’entreprise derrière Grindr, première application de rencontres gay au monde, est aujourd’hui intégralement chinoise. Avec plus de deux millions d’utilisateurs aux quatre coins du monde, l’application est le plus important réseau social pour homosexuels.

Kunlun, éditeur de jeux vidéo chinois était déjà rentré au capital de Grindr il y a moins de quatre mois. Le Chinois avait alors racheté 62,53 % de l’entreprise américaine pour un montant de 93 millions de dollars, obtenant ainsi une grande marge de manœuvres sur la firme et son projet. 

Ce mercredi, ce sont 152 millions de dollars qui sont à nouveau investis par l’éditeur de Beijing. Kunlun souhaite en effet acquérir l’intégralité de l’entreprise, soit les 38,47 % restants. La firme de Beijing a déjà annoncé à la bourse son investissement qui sera réglé rubis sur ongle.

Pour ce nouveau géant chinois, passé maître du software, ce rachat est l’occasion de souligner sa stratégie d’expansion mondiale. Alors que l’entreprise a fait fortune grâce aux jeux, elle souhaite désormais étendre sa domination sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué, Kunlun ambitionne déjà de préparer de nouvelles divisions pour inclure ses différents projets qui s’étaleront des jeux à la vidéo en passant par la littérature et la mise en réseau.

Souhaitant rééditer en Chine le succès de Momo. Inc — sorte de Tinder local –, la firme avait déjà précisé en janvier que ses investissements devaient aboutir à une forte internationalisation de la marque de Joe Shimkai, le charismatique créateur de l’application.

Dans un pays où l’homosexualité reste très difficile à vivre et peu acceptée dans une société définie par l’opposition des genres héritée du confucianisme, les applications comme Grindr et surtout Blued (entreprise chinoise) portent une communauté davantage virtuelle qu’incarnée. 

Certains dénoncent déjà une mainmise sur le secret des échanges de ces deux applications par le gouvernement chinois, n’hésitant pas à souligner l’intérêt pour le pouvoir de détenir ces échanges confidentiels entre homosexuels du monde entier.

Bienvenue chez moi...

Avoir les bons arguments...

samedi, mai 27, 2017

UK : L’Église d’Écosse présente ses excuses aux homosexuels et fait un pas vers le mariage pour tous !

Vendredi 26 mai, l’Église d’Écosse a fait son mea culpa. Après avoir étudié la question, elle encourage désormais ses membres à s’excuser pour les discriminations envers les homosexuels et discutera d’ici quinze jours la possibilité de célébrer des unions entre personnes de même sexe.

Jeudi 25 mai, l’Église d’Écosse s’est réunie pour son assemblée annuelle, comme le rapporte le Guardian. À l’ordre du jour : la place des personnes homosexuelles en son sein. Les représentants de l’Église présents y ont étudié un rapport commandé l’année précédente et réalisé par le forum théologique. Ce dernier explique qu’il n’existe pas de " fondements théologiques suffisants pour nier aux ministres du culte et aux diacres l’autorité de célébrer des mariages entre personnes de même sexe ". Par conséquent, l’Église d’Écosse préconise aujourd’hui à ses représentants, selon un rapport traduit par Libération de :

" Faire son inventaire sur les discriminations passées envers les homos afin de présenter individuellement et corporativement leurs excuses et chercher à faire mieux ".

L’Église d’Écosse envisage également d’autoriser le mariage gay, tout comme l’Église épiscopale écossaise. Issue du protestantisme, l’Église d’Écosse est une Église nationale et presbytérienne, c’est-à-dire qu’elle rejette la hiérarchie du clergé catholique romain. On la différencie de l’Église épiscopale écossaise, qui est quant à elle une branche de l’Église anglicane d’Angleterre dirigée par des évêques. Cette dernière, diffuse dans le monde, est très divisée au sujet de l’homosexualité.

Comme l’explique Le Figaro : la question " déchire depuis des années cette Église de quelque 85 millions de fidèles, opposant des branches plus libérales, aux États-Unis ou en Grande-Bretagne, aux conservateurs majoritaires au Kenya ou au Nigeria par exemple ". En juin 2017 devrait être adopté définitivement le retrait de la mention " union entre un homme et une femme " de la définition du mariage dans la doctrine de l’Église épiscopale écossaise.

Les représentants de l’Église d’Écosse ont quant à eux désormais quinze jours pour adopter une loi en interne afin de valider cette décision et autoriser les personnes homosexuelles à se marier entre elles. Cependant, The Guardian rappelle qu’entre législation et application, il y a plusieurs pas à franchir :

" Malgré un soutien important de la part du corps gouvernant de l’Église, il est probable que cela prenne plusieurs années avant que le premier mariage entre personnes de même sexe ne soit célébré par un pasteur de l’Église d’Écosse ". 

Source

Video : Les préjugés sur les homosexuels !

Chris Mears !

Gratuitous distraction !

Sur ma peau, j'ai signé mes promesses...

jeudi, mai 25, 2017

LGBT : Taïwan, en passe de dire " oui " au mariage gay !

Le Conseil constitutionnel taïwanais a rendu mercredi une décision historique, qui fera de l’île le premier pays d’Asie à légaliser le mariage entre deux personnes de même sexe.

La justice taïwanaise a rendu, mercredi 24 mai, un arrêt historique en faveur du mariage homosexuel, qui fera de l’île le premier pays d’Asie à légaliser le mariage pour tous. Cette décision, rendue publique à 10 heures du matin heure française (16 heures à Taïwan) était attendue dans la fébrilité par les défenseurs des droits de la communauté homosexuelle.

Après des débats passionnés qui ont mis en lumière les clivages profonds de la société sur le sujet, les juges du Conseil constitutionnel saisis de deux recours cruciaux ont donc estimé que la disposition du code civil selon laquelle le mariage ne peut unir qu’un homme et une femme " violait " la Constitution garantissant la liberté de mariage et l’égalité entre les citoyens. La haute juridiction donne deux ans au gouvernement pour mettre en oeuvre cette décision.

Les défenseurs du mariage entre personnes du même sexe attendaient ce verdict dans l’angoisse. Mais ils étaient quand même optimistes après des années d’appels judiciaires, alors que l’examen d’un projet de loi sur la question traîne en longueur au Parlement.

Vers la légalisation du mariage pour tous : L’arrêt ( sur lequel au moins 10 juges ont dû s’accorder ) s’imposera à l’île, et cette décision ouvre de fait la voie à la légalisation du mariage pour tous.

L’autre requérant était la municipalité de Taipei, qui rejetait régulièrement les demandes de mariage entre personnes de même sexe et cherchait à obtenir des clarifications.

L’île nationaliste qui vit séparée de la Chine depuis 1949 figure déjà parmi les sociétés les plus progressistes de la région concernant les droits des homosexuels.

Depuis l’arrivée au pouvoir en mai 2016 de la présidente Tsai Ing-wen, qui a ouvertement défendu le mariage pour tous, cette cause a le vent en poupe.

Des années de bataille : Les opposants au mariage pour tous sont, eux, très remontés après avoir organisé des manifestations de masse pour protester contre le changement. Cette décision favorable devrait résonner dans toute la région. Les appels à l’égalité des droits se font plus pressants en Asie, en particulier en Corée du Sud et au Japon.

Chi Cia-wei, 59 ans, l’un des auteurs des recours, bataille depuis de longues années. " Je me sens certain à 100 % d’obtenir une issue positive ", disait-il lundi soir. " Je suis optimiste mais ma joie ne sera pas excessive. Cela aurait dû se produire il y a bien longtemps ", expliquait ce militant qui a demandé pour la première fois la reconnaissance du mariage homosexuel en 1986.

Video : There's always gonna be another mountain

Tu viens me rejoindre...

Kiss !

Toi et moi du bout des doigts nous tisserons un autre...

mercredi, mai 24, 2017

En savoir plus : Les gays et les sports collectifs, toute une histoire !

Retour sur la façon d’aborder son orientation sexuelle en milieu sportif, notamment dans les sports collectifs.

L’homophobie en milieu sportif dissuade de nombreuses personnes LGBT de faire leur coming-out auprès de leurs coéquipiers. Mais d’ailleurs, qu’en pense notre coach sportif ? 

L’homosexualité est taboue dans de nombreux sports, et sans doute encore plus dans les sports collectifs qui impliquent un moment " vestiaire " qui peut-être délicat à gérer pour les gays comme pour les hétéros.

Faut-il cacher son homosexualité en milieu sportif pour avoir la paix ? Pour être accepté et progresser comme les hétéros ? Quel comportement avoir envers ses coéquipiers ? Après des années de pratique du football dans des clubs non LGBT, je vous livre mon expérience. Il ne s’agit pas d’une recommandation mais seulement d’un témoignage.

Mes années de pratique du football ont commencé avant mes 18 ans. Que ce soit avec les adolescents ou les adultes avec lesquels j’ai joué plus tard, je n’ai jamais eu le courage ou simplement l’envie de faire mon coming-out. Bien que l’acte aurait alors revêtu un coté " militant ", je pense que j’aurais été mis à l’écart du groupe en laissant filtrer mon orientation sexuelle. Sans doute n’aurais-je pas été raillé ou moqué, mais je suis certain que mes relations aux autres en auraient été affectées. L’homophobie latente dans de nombreux sports en est malheureusement le triste exemple. Or dans un sport d’équipe dans lequel les relations sociales sont omniprésentes, comment gérer une mise à l’écart, même implicite ?

Si cette mise à l’écart ne vient pas du groupe, elle peut aussi venir du club lui-même. Souvenez-vous de Yoann Lemaire qui avait été médiatisé après s’être vu refuser sa licence par son club, le FC Chooz, en raison, selon lui, de son homosexualité.

Parce qu’assumer n’a rien de facile, la solution, pour certains, est d’essayer de ne pas se faire repérer. Ainsi, ils éviteront de " mater " pour rester caché voire s’inventeront une vie ( un peu comme le font certains dans la vie professionnelle ). D’ailleurs, la norme dans le sport de haut niveau consiste à rester dans le placard par peur des répercussions sur sa carrière et des insultes homophobes. Vous connaissez des joueurs de football, de basket ou de rugby professionnels ouvertement gays ? 

Malheureusement non… Cependant, à long terme, rester dans le placard n’est pas la solution tant pour la confiance et l’estime de soi que pour les répercussions engendrées sur la santé physique et mentale. Une étude de l’université de Montréal, publiée en 2013, montre que les personnes LGBT dans le placard seraient plus sujettes au stress que celles ayant fait leur coming-out.

Si vous habitez une ville qui héberge une équipe LGBT, cette solution peut être intéressante. Pour pratiquer le football aujourd’hui aux Panamboyz ( club de football LBGT ), je peux dire que je suis content de pratiquer avec des gays comme des hétéros, mais surtout de ne plus me cacher. Le seul bémol pour certains résidera dans le niveau de pratique. Si vous jouez à un très bon niveau (ce n’est pas mon cas), vous ne trouverez peut-être pas de club LGBT correspondant à vos talents. Tous les clubs de football LBGT à Paris jouent en section loisirs par exemple. Si cette option vous intéresse, vous pouvez trouver une liste d’asso sportives LGBT sur le site de la FSGL (Fédération Sportive Gaie et Lesbienne).

Dans tous les cas, votre orientation sexuelle ne regarde que vous. Libre à chacun d’en faire état librement dans son milieu familial, professionnel ou sportif. Si vous êtes à l’aise avec cette idée, soyez fier de qui vous êtes. Si vous n’êtes pas prêt, rien ne presse ! Prenez le temps qu’il vous faut sans vous dévaloriser. Être discret sur son orientation sexuelle ne doit pas vous rendre moins fier.

Si vous pratiquez ou avez pratiqué un sport collectif dans une équipe " lambda ", n’hésitez pas à faire part de votre expérience dans les commentaires.

Video : Imri – I feel alive - Israel Eurovision 2017 ( אימרי – אירוויזיון 2017 ישראל ) !

Bien mâle acquis...

Je m'accroche, tant que je peux...

mardi, mai 23, 2017

Tchétchénie : La France se mouille enfin pour secourir les homos en danger !

Suivant le tempo donné par quelques puissances mondiales, la France sera terre d’asile pour les homosexuels tchétchènes traqués, torturés et assassinés par le régime de Ramzan Kadyrov.

S’étant jusqu’à présent contentée d’une lettre de Jean-Marc Ayrault cosignée par quatre homologues européens et adressée au ministre des Affaires étrangères russe, la France a admis la possibilité d’accueillir des réfugiés LGBT tchétchènes.

Une prise de position discrète : L’annonce a été quelque peu extirpée de force lors d’un point presse organisé le 15 mai 2017 au Quai d’Orsay. Bousculé par un journaliste demandant si nous avions – comme l’indiquait ses informations – refusé l’accès à des personnes LGBTI venant de Tchétchénie, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et du Développement international a affirmé que la France " est prête à examiner les demandes de visas à caractères humanitaire ".

Nuançant toutefois l’urgence de la situation en soulignant " qu'aucune demande de visas n’a été présentée par les personnes concernées ", le porte-parole de la diplomatie française a promis que " leur dossier serait bien entendu examiné rapidement si une demande était déposée ".

Pour l’heure, seuls le Canada, la Suède, la Finlande et l’Allemagne ont organisé la délivrance de visas d’urgence pour les " rescapés " et les " fugitifs LGBT " tchétchènes, dont plusieurs dizaines auraient déjà été exfiltrés grâce aux ONG.

La Russie nie et hurle à la propagande : Mais en dépit des " pépiements " de certains gouvernements, des manifestations et des initiatives digitales qui condamnent ces actes, le Kremlin continue de fermer les yeux sur ces exactions commises sous la législation russe. La semaine dernière, l’ambassade russe en Israël a déclaré que l’enquête – supervisée par sa déléguée des droits de l’homme illustre pour ses positions homophobes – n’avait donné aucune preuve de persécutions anti-gays en Tchétchénie. Pire encore, l’instance diplomatique a affirmé que ces révélations du journal indépendant Novaïa Gazeta n’étaient que " propagande contre la Russie à travers le monde ".

Près d’un demi-million d’internautes réclament toujours, par le biais d’une pétition en ligne, une enquête sur ce massacre.

Le " génocide " dénoncé auprès de la Cour pénale internationale : Aujourd’hui, les associations Mousse, Stop Homophobie et le Comité Idaho France portent plainte pour " génocide " devant la Cour pénale internationale. Compétente sur le sujet, l’assure l’avocat Etienne Deshoulières, cette juridiction se penchera pour la première fois sur un tel crime commis contre des homosexuels.

Source

Video : State of Sound - Wake up where you are !

C'est l'éloquence de mes silences...

Chris Pratt !

samedi, mai 20, 2017

LGBT : Pourquoi une entreprise de petites annonces lance-t-elle un Grindr français ?

W3 est une société franco-américaine fondée en 1998 par Yannick Pons. Depuis, la société installée à New York roule sur l'or des petites annonces grâce à ses marques Vivastreet et Appartager. Mais depuis quelques mois, ce dinosaure du web veut changer la rencontre homosexuelle. Enquête.

Inscrit en toutes lettres, blanc sur bleu, en trois par quatre sur les affiches du métro ; " GAY ? " demande Ziipr, dernier né de la rencontre en ligne pour hommes. Les franciliens, lassés, voient sûrement cet encart entre deux et trois fois par jour. Que cache-t-il ? A priori, pas grande chose. En effet, c’est seulement la campagne marketing d’une énième startup de la rencontre en ligne, et comme Once, Ziipr croit beaucoup aux formats sous-terrains proposés par le métro parisien ainsi qu’aux phrases chocs.

Mais voilà, demander à des inconnus, suspendus aux minutes les séparant de leur cher train, s’ils sont gays, de but en blanc — ce n’est pas choquant, ce n’est même pas provocateur, c’est seulement lassant. Et à la lassitude s’ajoute la surprise quand, après quelques recherches rapides, nous découvrons que derrière Ziipr il n’y a point de startup mais une vieille entreprise du web : W3. 

W3 est une société fondée en 1998 par Yannick Pons à New York. Le Français lance alors aux États-Unis son service EasyRoomMate, une plateforme de petites annonces pour trouver rapidement un futur colocataire. Dans le monde qui s’annonce après le millénaire, la petite annonce sur le web et les colocations sont deux ingrédients au succès garanti. La success-story se déroule donc sans encombres et W3 fait succéder Vivastreet à EasyRoomMate. Alors qu’aux États-Unis, les petites annonces en tout genre ont CraigList pour se retrouver, en France, le champ est encore vide. 

Depuis Yannick Pons et W3 se concentrent dans le financement de startups aussi diverses que prometteuses avec une seule règle : être le seul acteur d’une levée de fonds, quitte à prendre tous les risques, seul. Tout va donc bien sous le soleil de New York où le capital de W3 s’active, et où l’argent pleut depuis les marques Vivastreet et Appartager. 

En France, comme en Amérique et en Europe, le duo de sites est devenu une référence. Mais voilà que parfois, la machine déraille, se met en branle et accouche d’un objet non-identifié : Ziipr, une application de rencontres entre hommes dont les affiches tapageuses encadrent nos rames.

Sous le soleil en plein midi...