vendredi, juillet 31, 2020

Politique : Le secrétaire d’État chargé des affaires européennes veut des sanctions contre la Pologne ( Zone sans LGBT ) !

Évoquant sur France Inter le cas des " zones sans LGBT " en Pologne, le nouveau Secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes a dit souhaiter l’instauration d’un système permettant des sanctions économiques à l’égard des pays membres ne respectant les droits des personnes LGBT+.

La question de la sanction des pays européens prenant pour cibles les personnes LGBT+ se précise. Invité ce mercredi matin chez nos confrères de France Inter, le fraîchement nommé secrétaire d’État chargé des affaires européennes, Clément Beaune, a fait part de son souhait de mettre en place un système de sanctions européennes visant les pays qui ne respecteraient pas les droits des personnes LGBT+. Il rompt ainsi avec la frilosité de sa prédécesseure, Amélie de Montchalin, sur ce sujet. Et surtout avec le silence assourdissant du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Scandaleux, effrayant : " Il y a ( ... ) des zones en Pologne, parfois déclarées par des municipalités, dites LGBT free. Des commerces, des quartiers de centre-ville où l’ont dit que des gens en raison de leur orientation sexuelle ne sont pas les bienvenus. C’est évidemment scandaleux, effrayant et c’est au sein de l’Europe que cela se passe ", a rappelé Clément Beaune pour qui ces faits appellent une " mobilisation politique ".

Le secrétaire d’État qui ne veut pas de se contenter d’une " déploration ou d’une dénonciation " se dit déterminé à agir. " On doit avoir des mécanismes de sanctions, a-t-il avancé toujours au micro de France Inter. Est-ce qu’on les a aujourd’hui ? Moi je suis honnête : pas encore. On a des procédures européennes qui sont longues, compliquées, qui ne sont pas à la hauteur. C’est pour ça que c’est important de mener ce combat sur l’état de droit. Pour qu'aujourd'hui un pays qui ne respecte pas les valeurs élémentaires d’indépendance des médias, du respect des droits des personnes, soit sanctionné financièrement s’il le faut ".

Le secrétaire d’État voit dans les négociations sur le plan de relance européen une ébauche d’un mécanisme permettant de condamner financièrement les pays ne respectant pas les droits humains et notamment ceux des personnes LGBT+ : " On n’a pas encore cet outil. Mais on l’a lancé avec ce budget. j’espère qu’on l’aura dans les prochains mois ", avant d’ajouter : " Il faut se battre parce qu’on voit qu’au sein de l’Europe l’acquis des libertés, l’acquis de la dignité des droits des personnes n’est pas totalement consolidé. Il est fragile. Des pays qui ont rejoint l’Europe parce que c’était l’espoir, parce que c’était la liberté, montrent parfois qu'ils reviennent en arrière ".

Pas d’Etat de droit, zéro euro : La position de la France sur le traitement des personnes LGBT+ en Europe de l’Est et notamment en Pologne se précise enfin. Dans une tribune commune, publiée en juin dernier, les ministres des Affaires européennes de la France, de l’Allemagne et de la République tchèque condamnent la régression des droits LGBT+ en Europe de l’Est... sans jamais nommer la Pologne et la Hongrie, ni prononcer le terme de sanction.

Lors des négociations sur le plan de relance européen, le ton s’était fait plus clair. Plusieurs dirigeants politiques ont clairement émis l’idée de sanctionner financièrement les pays ne respectant pas les droits des personnes LGBT+. " Si on accepte qu’un pays condamne une minorité sexuelle, demain, ce sera la religion et le jour suivant la couleur de peau " a ainsi déclaré Xavier Bettel, le premier ministre luxembourgeois ouvertement homosexuel.

La France et l’Allemagne avaient plaidé pour réduire l’aide financière octroyée aux pays ne respectant pas les droits de l'homme. " C’est simple, pas d’État de droit, zéro euro " avait déclaré le président Emmanuel Macron. Des menaces que le premier Ministre polonais, Mateusz Morawiecki avait accueillies par un haussement d’épaule : " Il n’y aura pas de lien direct entre le soi-disant État de droit et les ressources budgétaires ". " Ils ont voulu introduire un nouveau système mais on les en a empêchés ", fanfaronnait son homologue hongrois Viktor Orban.

Video : Alex Ramires - Profession Medium !

On se croit d'amour, on se croit féroce enraciné...

Hot !

Je suis libertin, je suis une catin...

EU : L’Europe pourrait sanctionner la Pologne et ses " zones sans LGBT " !

Plusieurs chefs d’États souhaitent utiliser la négociation du plan de relance européen pour sanctionner notamment les atteintes aux droits LGBT+ en Pologne.

Les institutions européennes s’inquiètent des droits LGBT+ en Pologne, alors que des centaines de localités ont annoncé des zones " sans LGBT ". Le sommet européen qui s’est conclu dans la nuit du lundi 20 juillet a mis à l’agenda les dérives de la Pologne. Les droits LGBT+ y sont contestés depuis que le parti nationaliste et conservateur Droit et Justice (PiS) est arrivé au pouvoir il y a cinq ans. Pendant la campagne présidentielle qui vient de s’achever, Andrzej Duda s’en est récemment pris, en pleine campagne électorale, à " l'idéologie LGBT+ ".

Après quatre jours et quatre nuits d’intenses négociations, les 27 se sont mis d’accord sur un plan de relance de 750 milliards d’euros. Et pendant les négociations, certains pays ont poussé pour que la Commission gèle les aides aux pays qui sapent les valeurs démocratiques. 

Des sanctions financières possibles, mais compliquées à mettre en oeuvre : La France et l’Allemagne avaient notamment plaidé pour réduire les fonds. " C’est simple, pas d’État de droit, zéro euro " , avait lâché Emmanuel Macron pendant les négociations. Alors que le texte initial prévoyait un régime de sanctions, la version finale n’évoque que des " mesures " en " cas de manquement " aux principes démocratiques. Dans une complexité propre à l’Union, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a assuré que le texte issu des négociation autorise des sanctions financières. Ce qui n’a pas empêché les dirigeants polonais et hongrois de se frotter les mains. " Il n’y aura pas de lien direct entre le soi-disant État de droit et les ressources budgétaires ", a estimé le Premier ministre polonais.

De nombreuses localités qui se définissent " sans LGBT " ont reçu quelque 36 milliards d’euros depuis l’entrée de la Pologne au sein de l’UE en 2004. Parmi elles, Konskowola, une petite ville de l’Est de la Pologne, bénéficie d’une subvention conséquente pour moderniser le système d’irrigation. Son maire accuse l’Europe de " chantage ". " Des baisses de subventions pourraient être mises en oeuvre parce que nous avons une opinion. Ce n’est pas de la discrimination ça ? ", s’agace-t-il auprès de l’agence Reuters.

Une augmentation inquiétante de l’homophobie : Sur place, Honorata Sadurska, une vétérinaire bi de 26 ans originaire de Konskawola, regrette une augmentation de l’homophobie. " J’ai été poussée dans le bus et quelqu'un m’a crié dessus. Est-ce en raison de la mise en place de la zone " sans LGBT " ? Je ne sais pas ce qui est arrivé en premier, l’œuf ou la poule ", raconte-t-elle. Selon elle, une réduction des aides européennes " ne ferait qu’isoler encore plus des endroits comme ça ". Par ailleurs, Openly une ONG polonaise a lancé une pétition pour que l’agence européenne de lutte contre la fraude (OLAF) enquête pour savoir si des localités " sans LGBT " n’avaient pas détourné des fonds européens.

Video : Maximillian - Beautiful Scars !

Détourne-toi de moi, tu l'as fait déjà...

Oups !

Qu'on soit des monts de Saturne...

jeudi, juillet 30, 2020

Sport : Luke Strong, champion de trampoline britannique, fait son coming out bi !

L’athlète anglais de 27 ans vient de faire son coming out lors d’une interview accordée à un podcast de la BBC. L’occasion pour lui de revenir sur un parcours sportif difficile émaillé d’insultes homophobes qu’il a fini par apprendre à ignorer.

Il s’appelle Luke Strong, et comme son nom l’indique, c’est un garçon solide. À 27 ans, ce jeune Anglais, cinq fois champion de trampoline, dont un titre européen et un autre mondial, vient de faire son coming out bisexuel.

Si c’est la première fois que le jeune homme évoque publiquement son orientation sexuelle, ses amis et sa famille sont déjà au courant. " Je ne me suis jamais caché, explique-t-il au micro de " The LGBT sport Podcast ", une émission en ligne de BBC dédiée à la visibilité des personnes LGBT+ dans le monde sportif, " et j’ai toujours été très transparent sur le fait que je suis attiré par les deux sexes. Homme ou femme... même si je n’ai jamais vraiment eu de relation avec l’un ou l’autre ", ajoute-t-il.

Une longue histoire avec le harcèlement : Il y a quelques années, Strong s’est confié au sujet de son orientation sexuelle à son entraîneur mais il n’avait pas encore eu l’occasion d’en parler publiquement. " Je me suis souviens d’avoir beaucoup pleuré ( lorsque je parlais à mon coach ) et je ne comprenais pas vraiment pourquoi. C’est la première personne à qui j’ai parlé de ma sexualité ", se souvient le gymnaste.

Si Luke a le cuir épais, c’est qu’il a une longue histoire avec le harcèlement. À 11 ans, lorsqu'il commence sa carrière de trampoliniste, les premières insultes fusent. " Je pense que, comme la plupart des gens dans la communauté LGBTQ, grandir est toujours un peu difficile. Surtout porter un justaucorps, faire de la gymnastique, faire le grand écart... Tu te tapes des remarques typiques du style T’es qu’une folle, des blagues sur les gays... J’y ai eu droit dès l’école. Et au collège, ça a empiré. Il y a eu une période entre la 5ème et la 4ème où j’ai subi un harcèlement vraiment dur. Je n’osais plus parler du trampoline parce que j’étais gêné ".

Messages anonymes : Avec le temps, cette animosité s’est un peu calmée. Surtout lorsque ses camarades ont réalisé à quel point le jeune homme était talentueux.

À l’âge de 15 ans, après une grave blessure à la jambe, Strong passera un mois à l’hôpital. Sur les forums dédiés au trampoline, le jeune homme voit des messages anonymes expliquant que c’était la fin de sa " carrière " et " cela devait arriver " car le jeune de 15 ans avait selon eux, " toujours était trop faible de toute façon ". Des messages malveillants qui n’auront pour seul effet que d’alimenter la rage de Strong et accélérer son rétablissement.

Aujourd'hui encore, l’athlète reçoit des messages homophobes, mais il puise en lui la force de les ignorer : " Souvent sur les réseaux sociaux, je suis la cible de trolls, avec des commentaires homophobes ou des messages personnels. Mais je m’en fous, prévient Strong. Je suis désolé pour les gens étroits d’esprit qui pensent encore que dire à quelqu'un qu'il est gay est une offense, ça n’en n’est pas une ".

Video : One Direction - Live While We're Young ( Official 4K ) !

Some after school !

Oups !

Quand sur mon corps tu t'endors, je m'évapore...

Canada : YouPorn promet 100.000 dollars pour construire... des glory holes !

Pour respecter les gestes barrières et limiter les contacts pendant les rapports sexuels, un institut de santé canadien préconise d’utiliser des glory holes. YouPorn a promis 100.000 dollars d’aide à leur construction.

Les glory holes, un nouveau geste barrière ? Pour permettre à ses habitants de continuer les rapports sexuels en ces temps de Covid-19, certaines villes ont publié des guides de bonnes pratiques. Par exemple, New York a suggéré de s’en tenir à la masturbation mutuelle ( après s’être lavé les mains ) ou, à défaut, d’avoir des rapports seulement avec les personnes de son foyer. Des conseils à peu près similaires à ceux donnés par Aides, alors que la France était confinée. Mais au Canada, le Centre de Contrôle des Maladies de la province de la Colombie-Britannique a eu une idée... originale. Elle invite ses citoyens à utiliser des glory holes, a remarqué le magazine Out.

Un mur pour éviter de propager le Covid : " Le sexe peut être particulièrement important pour le mental, le social et le bien-être physique ", note le Centre. " Utiliser des barrières, comme des murs ( par exemple les glory holes ), permet d’avoir un contact sexuel tout en limitant le face à face ", insiste la note. Problème, de nombreux glory holes ont fermé ou été détruits. Mais le site YouPorn annonce prendre sa part pour la santé publique. L’entreprise promet une subvention de 100.000 dollars pour la construction de glory holes dans la province canadienne.

" Chez YouPorn, nous considérons l’exploration sexuelle comme d’une importance considérable. C’est une libération importante dans notre vie quotidienne et encore plus pendant la crise que nous traversons ", écrit le vice-président Charlie Hugues, dans une lettre ouverte. " Nous sommes en accord avec l’institut de santé et nous proposons notre soutien pour aplanir la courbe ( du nombre de cas, ndlr ) sans oublier le plaisir sexuel. Pour aider les Canadiens à poursuivre leur vie sexuelle de façon saine, nous offrons à la province de Colombie-Britannique 100.000 dollars pour les aider à construire des glory-holes ".

En France, craignant une reprise de l’épidémie, plusieurs saunas ou lieux de cruising ont dû fermer temporairement leurs portes, comme l’Impact à Paris. Si YouPorn pouvait faire un geste...

Video : One Direction - Story of My Life ( Official 4K) !

Un gars, Degas, trois gars...

Un soir au musée !

J'étais sur la route, toute la sainte journée...

mercredi, juillet 29, 2020

Haïti : Des fidèles manifestent contre " l’immoralité " du nouveau code pénal ( Mariage homosexuel ) !

Publiée par décret présidentiel, la nouvelle loi qui pénalise les discriminations basées sur l’orientation sexuelle a suscité la colère de milliers de manifestants ce dimanche à Port-au-Prince.

Plusieurs milliers de fidèles d’églises protestantes ont marché dimanche à Port-au-Prince, capitale d’Haïti, contre le nouveau code pénal qu’ils jugent " immoral " car il pénalise notamment les discriminations basées sur l’orientation sexuelle.

" Si un pasteur ne veut pas marier deux hommes ensemble ou bien deux femmes, il sera arrêté et risque un à trois ans de prison ", assure, à tort, le pasteur Wismond Jeune, qui porte un masque sur lequel figure le slogan de la marche, " Non à l’immoralité, vive la famille ".

Le nouveau code pénal ne modifie pas le contenu du code civil haïtien qui légifère sur le mariage et n’autorise que l’union d’un homme et d’une femme.

Colère des conservateurs : L’ajout des mots " orientation sexuelle " à la liste des critères de discriminations pénalement condamnables a suffi à susciter la colère des conservateurs, qui se méprennent également sur les articles sanctionnant l’inceste et la zoophilie.

" Le président nous impose des lois qui vont nous mener à la perdition, des lois qui vont nous détruire comme Sodome et Gomorrhe ont été détruites. En Haïti, ça n’est pas notre coutume que deux garçons se marient, que deux filles se marient ou qu’un humain se marie avec un animal ", martèle, bible en main, le pasteur Elinor Cadet.

Si ces deux pasteurs assurent ne pas être contre les homosexuels, nombre de fidèles, qui ont chanté et dansé pendant des heures sous un soleil de plomb, ont témoigné de leur homophobie radicale.

" Nous n’acceptons pas ces saletés. On sait qu’il y a des homosexuels dans le pays, mais on ne doit pas leur donner des papiers... Ils sont supposés rester sous la table ", considère une femme, la quarantaine, refusant de s’identifier.

Publié par décret présidentiel en raison de l’absence de parlement fonctionnel, le code pénal constitue une nouvelle source de colère des Haïtiens contre le chef de l’État Jovenel Moïse, cible de nombreuses insultes à caractère homophobe lancées par le cortège dimanche. Le nouveau code pénal peut encore être abrogé par les prochains parlementaires avant son entrée en application dans deux ans.

Ses plus de 1000 articles ont été élaborés au cours des deux dernières décennies afin de moderniser la justice haïtienne, rendue encore aujourd’hui selon un code pénal datant de 1835, largement inspiré du code Napoléon.

Video : Taylor Swift - Cardigan !

Pietro Boselli !

Sweet !

Economisez l'eau, prenez votre douche avec des amis...

LGBT : Les thérapies de conversion, bientôt interdites en Israël ?

Un projet de loi destiné à interdire les thérapies de conversion, qui visent à changer l’orientation sexuelle des personnes LGBT, a été adopté en lecture préliminaire par le Parlement israélien, mercredi 22 juillet. " 

C’est un moment historique " s’est félicité Nitsan Horowicz, le député du parti de gauche israélien Meretz, lui-même ouvertement homosexuel, après l’adoption mercredi 22 juillet du projet de loi " Loi des psychologues ". Le texte adopté à 42 voix pour, 36 contre, dispose notamment qu'un " psychologue pourra se voir retirer sa licence pour une période d'au moins cinq ans ", s’il pratique des thérapies de conversion. 

Chocs électriques lorsque les sujets voient des images de relations homosexuelles, injection de testostérone, prières, jeûnes, médication, mais aussi coups et nudité forcée. Proposées à la fin du XIXe siècle pour " guérir " l'homosexualité, considérée à l'époque comme une maladie mentale, les prétendues thérapies de conversion perdurent encore aujourd’hui, y compris en France et font appel à des techniques extrêmement violentes et dégradantes. 

Des pratiques discriminatoires : Pour Victor Madrigal-Borloz, expert de l'ONU sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre, ces méthodes sont des " violations flagrantes des droits à l’intégrité physique, à la santé et à la libre expression de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre d'une personne ". Scientifiquement, il a été prouvé que de telles " thérapies " pouvaient amener à la dépression, à des troubles anxieux, à la perte de sensations sexuelles et à un risque accru de suicide. Le texte doit encore être soumis à des lectures supplémentaires à la Knesset ( Parlement ) avant d’être définitivement adopté.

En mars 2018, le Parlement européen avait adopté à une large majorité un texte non-contraignant appelant les États membres à interdire de telles pratiques. 

Video : Tout sur la bite !

Rejoue moi ta mort, je m'évapore...

Splash !

Par habitude, j'ai pris ce chemin d'incertitude, où mes va sont des viens...

mardi, juillet 28, 2020

Video : Bilal Hassani - Fais le vide !

On reste dieu merci, à la merci de l'amour crasse, d'un simple démenti...

Kiss !

Ne te courbe que pour aimer, si tu meurs, tu aimes encore...

Politique : Le député Les Républicains Maxime Minot fait son coming out médiatique !

Dans un portrait publié dans Le Monde, le député Les Républicains Maxime Minot évoque pour la première fois son homosexualité dans les médias.

C’est à la faveur du retour de la loi bioéthique dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale que Le Monde consacre un portrait à Maxime Minot. A 33 ans, le député Les Républicains de l’Oise est l’un des rares dans son camp à défendre la PMA pour toutes, ce qui lui vaudrait le surnom de " Bachelot nouvelle génération ", en référence à l’actuelle ministre de la Culture, qui avait été la seule députée de droite à lutter avec ardeur pour le Pacs, en 1999. " Ça n’est pas simple de porter cette voix, mais j’en avais marre d’entendre des collègues dire que toute la droite était contre ce texte " raconte l’élu au quotidien. 

Député, de droite et homo : Il profite surtout de ce portrait pour revenir sur son histoire personnelle, et faire son coming out médiatique. Le député y raconte notamment son coming out à ses parents, " un moment compliqué ", et affirme s’assumer publiquement, même s’il n’en avait jamais parlé ouvertement dans les médias jusqu'à présent : " Je n’ai jamais caché mon homosexualité. Quand on me demande si j’ai quelqu'un dans ma vie et si c’est un homme, je réponds oui ". Il ajoute par ailleurs vouloir avoir des enfants, et envisage l’adoption. 

Si aujourd’hui il décide d’en parler, c’est pour " montrer qu’on peut être député, de droite et homo sans être marginalisé ", et veut agir, à l’intérieur de sa famille politique, pour sortir du conservatisme sur les questions de société. " Beaucoup d’entre eux ont des positions arrêtées car ils n’ont jamais été confrontés à certaines situations. C’est ce qui fait avancer le débat pour permettre à notre famille politique de sortir de ce carcan conservateur ".

Video : Jeremy Zucker - Not ur friend !

Bien avant ce goût de déjà vu, je savais déjà qu'on y resterait...

Nous croyons regarder la nature et c’est la nature qui nous regarde et nous imprègne...

lundi, juillet 27, 2020

Lire : Zep va ressortir son fameux " Guide du zizi sexuel " !

En 2001, Zep et Hélène Bruller faisaient sensation en publiant le " Guide du zizi sexuel ", ouvrage destiné aux préados et dans lequel Titeuf et ses copains leur expliquaient les mystères de la sexualité. Tout ce qui y était écrit était scrupuleusement vrai, mais présenté de manière bien plus accessible et drôle que dans n'importe quel cours scolaire d'éducation sexuelle. Et l'ouvrage a d'ailleurs intéressé autant les parents que leurs enfants, puisque l'ouvrage a été lu par 2 millions de personnes, devenant même un best-seller en Chine.

De nouvelles interrogations : Dix-neuf ans plus tard, les éditions Glénat annoncent le retour du fameux " Guide " pour la rentrée scolaire ( celle d'automne, pas celle du déconfinement ). Est-ce un nouveau livre ou une réédition ? Zep nous dit tout (tout sur le zizi, évidemment ).

" Il s'agira d'une réédition augmentée. Depuis sa sortie, il y a beaucoup de nouvelles thématiques qui sont apparues concernant la sexualité : les réseaux sociaux, la pornographie sur Internet, le harcèlement, le consentement. Des sujets auxquels les enfants d'aujourd'hui sont confrontés et qui demandent à être expliqués. Nous évoquerons également davantage les multiples sexualités. À l'époque, nous avions abordé l'homosexualité, mais rapidement ".

À l'époque, Hélène Bruller était allée puiser la matière du livre auprès des infirmières scolaires qui donnaient les cours d'éducation sexuelle. Aujourd'hui, les éditions Glénat lancent un grand sondage auprès du public pour savoir quelles sont les questions que se posent les enfants sur la sexualité. ( Questions à envoyer à guide.du.zizi.sexuel@glenat.com ). Et c'est toujours l'ex-femme de Zep qui en tirera les nouveaux sujets et écrira les textes, qui seront illustrés par Zep.

" Il devrait y avoir 16 pages supplémentaires, explique Zep. Mais certaines parties du livre original seront également réécrites. Il y a notamment une ou deux réponses qui peuvent être perçues aujourd'hui comme normatives, donc qui seront changées. Nous ne voyons plus tout comme à l'époque. Si l'on relit le premier " Guide ", il faut garder à l'esprit qu'il a été écrit en 2001. Et quand on réédite, autant en profiter pour faire des modifications si elles sont justifiées ".

Les possesseurs du premier " Guide " devront-ils acheter le deuxième ? " Si c'est pour l'offrir à leurs enfants, il vaut mieux en effet leur donner le nouveau plutôt que de leur faire lire l'ancien. Ce qui est amusant, c'est que l'ouvrage est devenu transgénérationnel, certains enfants qui l'ont lu à l'époque sont devenus des parents aujourd'hui ".

Voilà qui ne va pas plaire au président brésilien : Ce nouveau " Guide " sera-t-il dédicacé au président brésilien Jair Bolsanoro, qui l'avait dénoncé durant sa campagne comme un ouvrage incitant à l'homosexualité et à la pédophilie ? " Nous aurions dû lui demander une préface, rit Zep. Il en a tellement parlé. Il l'a même brandi en direct au journal télé et a du coup beaucoup contribué à ses excellentes ventes au Brésil ".

Video : Entre toi et moi !

Je suis naufrage...

Sweet !

Je sais les douleurs et les doutes...

US : A chicago, le quartier de Boystown en pleine crise d'identité !

Le district gay de Chicago se cherche un nouveau nom. " Boystown " est contesté comme étant sexiste et même raciste.

Plus qu’un surnom, c’est une véritable marque. À Chicago, Boystown désigne le quartier gay de la ville. Sur ce territoire comptant une dizaine de rues se concentrent une grande partie des bars, restaurants, boutiques et autres rendez-vous LGBTQ+ de la métropole. Il est aussi au cœur de la Pride annuelle.

Or, cette désignation très masculine devient encombrante. " Boystown est un instrument de marketing qui perpétue les problèmes sociaux et dissuade de nombreuses personnes LGBTQ ", peut-on lire dans une pétition lancée il y a peu. Elle a déjà obtenu près de 1500 signatures.

Son auteure, l’activiste trans Devlyn Camp, souhaite un nouveau nom non genré. Il devrait être plus accueillant pour les résident·e·s et visiteur·euse·s femmes, transgenres, queer… mais aussi pour les personnes de couleur. De fait, elle soulève le problème de la transphobie et du racisme latents au sein des établissements de Boystown, gérés presque uniquement par des hommes cisgenres blancs.

Un monument d’exclusion : Pour la journaliste noire et résidente de Boystown Laura Washington, l’appellation rappelle le " boy " utilisé par les racistes pour désigner des hommes afro-américains. " À l’instar des drapeaux confédérés et des statues honorant les esclavagistes, le nom Boystown est un monument d’exclusion ", écrit-elle dans le " Chicago Sun Times ".

Cette remise en cause se heurte à des résistances. Une contre-pétition a fait son apparition pour préserver le nom de Boystown, en usage depuis les années 1980. La mairie l’avait officialisé en 1998, permettant l’installation d’emblématiques pylônes arc-en-ciel délimitant le quartier.

Étude en cours : A priori plutôt réticente à abandonner une appellation reconnue au niveau national et au-delà, l’association des commerçants de Boystown a tout de même commissionné une étude sur le sujet.

Comme Castro à San Francisco ou West Hollywood à Los Angeles, le quartier LGBTQ+ de Chicago pourrait revenir à son nom d’avant Boystown : " New Town ". Parmi les autres propositions, " Queerville ", " Rainbow Way " ou " Legacy Walk " sont en discussion.

Video : Hervé - Addenda !

Fallait pas casser mon cœur, m'laisser sans baby-sitter...

Splash !

Je me repose, mais mon cœur veille...

dimanche, juillet 26, 2020

Société : Une étude alerte sur le mal-être des jeunes LGBT+ !

Une enquête américaine pointe que 40% des moins de 24 ans ont " sérieusement envisagé le suicide " au cours de l’année. Le confinement peut expliquer en partie ces chiffres alarmants.

Les États-Unis font face à un mal-être endémique des jeunes LGBT+. Une étude montre que 40% des 13-24 ans ont " sérieusement envisagé le suicide " au cours des 12 derniers mois. Deux tiers (68%) des jeunes LGBT+ ont signalé des symptômes d’angoisse généralisée. L’enquête a été menée auprès de 40.000 personnes entre le 2 décembre 2019 et le 31 mars 2020. C’est " l’enquête la plus importante jamais conduite sur la santé mentale des jeunes LGBT+ ", souligne le Trevor Project, à l’origine de l’étude.

" Ce sont des chiffres importants, supérieurs à ceux qu’on a l’habitude d’observer. Ils peuvent témoigner d’une forte recrudescence des pensées suicidaires ", souligne Arnaud Alessandrin, sociologue du genre et des discriminations. Si l’enquête a eu lieu principalement avant le confinement, la courte période d’assignation à résidence pendant laquelle le sondage a été mené peut expliquer, en partie, les chiffres très hauts.

Un manque criant de soutien : " De nombreux jeunes ont été coupés de leurs soutiens habituels et ne pouvaient plus se tourner vers des associations, des amis ou n’importe qui les aidaient ", souligne auprès d’Openly Amit Paley, le directeur général de l’ONG. " Pendant le confinement, les jeunes, qui sont particulièrement touchés par les pensées suicidaires, étaient constamment présents sur les réseaux sociaux où ils ont pu être victimes de cyber-harcèlement ", pointe Arnaud Alessandrin.

Car même avant le confinement l’accès à une aide psychologique est difficile. 46% des jeunes interrogés ont indiqué un besoin de parler à un psy mais n’y ont pas eu accès dans l’année. " On a constaté une augmentation importante de la demande de nos services de crise qui ont été jusqu'à doubler par rapport à une période normale ", remarque Amit Paley. Près d’un tiers des répondants ont été mis à la porte de chez eux, se sont enfui ou ont été à un moment sans-abri.

Un manque de volonté politique : " Aux États-Unis, les politiques scolaires sont en défaveur de l’éducation au genre, ce qui peut expliquer que les jeunes transgenres et non-binaires soient les plus affectés ", complète Arnaud Alessandrin. Plus de la moitié des transgenres et non-binaires ont eu des pensées suicidaires au cours de l’année et plus de 60 % ont pratiqué des formes d’automutilation. Au total, 86 % des sondés avancent que les " récentes politiques " ont eu un impact négatif sur leur bien-être.

La situation est-elle comparable en France : " En France, de tels chiffres sont difficiles à obtenir et les études ne sont pas annuelles. En 2003, les travaux de Jean-Marie Fridion font état d’un passage à l’acte de 3 à 7% chez les LGBT+ selon leur orientation sexuelle avec 15 à 30% de la population LGBT+ qui a eu des pensées suicidaires ", insiste le sociologue.

Si l’on n’est pas sensible, on n’est jamais sublime...

Cute !

Baptiste Giabiconi !

Pologne : Ikea est poursuivi pour avoir licencié un employé homophobe !

La justice polonaise reproche à un DRH d'Ikea d’avoir licencié un employé ayant proféré des menaces LGBTphobes ! 

Un magasin Ikea est dans le viseur de la justice polonaise. Son tort ? Avoir défendu les droits des personnes LGBT+. Il y a un an, la chaîne de mobilier a licencié un employé qui " utilisait des citations de l’Ancien Testament pour dire que le sort des homosexuels devait être lié à la mort et au sang ", selon une information de l’agence Bloomsberg. L’homme a posté sur le site interne de l’entreprise des messages LGBTphobes. Parmi ces propos : " l’acceptation et la promotion de l’homosexualité et d’autres déviances sont scandaleuses ", écrivait-il.

L’entreprise a fait savoir qu’elle s’est emparée du sujet après que des employés ont fait part de leur inquiétude. Ils faisaient remarquer que ce discours va à l’encontre de la culture de l’entreprise fondée sur " la liberté des idées, la tolérance et le respect ". Le Code du travail polonais prévoit par ailleurs que l’entreprise doit combattre les discriminations en raison de l’orientation sexuelle.

Une " opinion en vertu de ses valeurs catholiques " : Les procureurs ont accusé le directeur des ressources humaines d’Ikea d’enfreindre la liberté religieuse de l’employé. Le DRH risque jusqu'à deux ans de prison. Marcin Sadus, un porte-parole du parquet de Varsovie a avancé que le licenciement était " arbitraire et discriminatoire ". Selon le magistrat, l’employé " exprimait son opinion, en vertu de ses valeurs catholiques ". " Les employeurs, y compris les multinationales, doivent respecter la vie privée de leurs employés. Cela implique de ne pas interférer dans des actions idéologiques (sic) qui n’ont pas de lien avec le travail ", juge Marcin Sadus à l’agence de presse PAP.

L’entreprise apporte " son soutien " au DRH : La porte-parole d’Ikea a confirmé avoir reçu une plainte contre l’un de ses manager. L’entreprise dit à Bloomsberg apporter " son soutien entier " à son DRH mais qu’elle ne souhaitait pas commenter davantage. Après cet épisode, la chaîne de magasins a dû faire face à une vague de boycott, selon Pinknews. L’affaire a pris un tournant politique lorsque le ministre de la Justice a qualifié cette sanction " d'absolument scandaleuse " et demandé aux procureurs de s’emparer de l’affaire.

En Pologne les droits des personnes LGBT+ sont remis en cause. Andrzej Duda a été réélu de justesse mi-juillet grâce à un programme nationaliste et conservateur. Il a en effet avancé que les LGBT+ n’étaient pas des personnes mais une " idéologie " que l’on peut comparer à " une sorte de néo-bolchevisme ". Dans le pays, une centaine de villes a mis en place des " zones sans LGBT ". Deux de ces zones ont toutefois été déclarées contraires à la Constitution, dans une décision qui devrait faire jurisprudence.

Video : Mylène Farmer - Rêver ( Live de 1996 à 2019 ) !

Parfois, je boude à pas d'heure...

L'attente est en proportion du bonheur qu'elle prépare...

samedi, juillet 25, 2020

US : Pour l’armée américaine, le drapeau arc-en-ciel est un " symbole de division " !

Après les émeutes liées à la mort de George Floyd, le ministère de la Défense américain a interdit le drapeau confédéré sur ses bases… ainsi que le drapeau arc-en-ciel. Les associations LGBT+ sont vent debout.

L’armée américaine fait un curieux amalgame. De nouvelles règles sont entrées en application sur les bases américaines. Dans un premier temps, elles ont été applaudies car elles interdisent le drapeau confédéré, un drapeau décrié par les défenseurs du mouvement " Black Lives Matter ", qui a embrasé les Etats-Unis après la mort de George Floyd. Si ce drapeau est si critiqué, c’est parce qu’il représente les États du sud qui se sont battus pour le maintien de l’esclavage pendant la guerre civile.

Mais la nouvelle réglementation en vigueur dans l’armée n’interdit pas seulement le drapeau confédéré, mais tous les drapeaux. À quelques exceptions près : évidemment, le drapeau des États-Unis continuera de pavoiser les bases militaires, mais également les drapeaux de quelques États fédéraux et quelques autres. Selon le Washington Blade, le drapeau arc-en-ciel ne fait néanmoins pas partie de cette liste d’exceptions.

La Fierté des armées remise en cause : " Les drapeaux que nous arborons doivent être en accord avec les impératifs militaires d’ordre et de discipline, traitant notre peuple avec dignité, respect et rejetant les symboles de division ", écrit le ministre de la Défense dans une note. " On doit toujours rester concentré sur ce qui nous unit, notre serment envers la Constitution et notre mission de défendre la nation " , poursuit-il. Ce mémo pourrait compliquer les célébrations des Fiertés au sein de l’armée. Tous les ans depuis 2011, le Pentagone accueille un événement annuel en juin pour reconnaître la contribution des agents LGBT+ au sein de l’armée, et hisse à cette occasion des drapeaux arc-en-ciel.

" Nous avons été choqué d’apprendre les nouvelles règles. Interdire le drapeau arc-en-ciel produira l’inverse de l’objectif affiché de cohésion. Pour tous les soldats LGBT+, marins, sous-marins, pilotes ou civils qui protègent notre nation tous les jours, ce drapeau est un joyeux symbole d’espoir, d’acceptation et d’accomplissement. Il devrait continuer d’être hissé avec fierté ", explique Rudy Coots, président de la DOD Fierté, l’association LGBT+ de l’armée.

Un message alarmant aux agents LGBT+ : Selon la directrice de l’association des familles de militaires (MMAA), le Pentagone profite de cette occasion d’interdire le drapeau confédéré pour remplir un agenda LGBTphobe. " C’est absolument scandaleux que le ministre de la Défense interdise le drapeau arc-en-ciel, le symbole même de l’inclusion et de la diversité ", s’emporte Jennifer Dane. " Dans quel monde c’est possible de transformer la suppression d’un symbole raciste comme le drapeau confédéré, en une interdiction du symbole de la diversité ? Cette décision envoie un message alarmant aux agents LGBT+, leur famille et les futurs recrutés ", dit-elle dans le journal LGBT+ américain.

Video : Vianney - N'attendons pas !

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En savoir plus : Une nouvelle plainte relance le débat des discriminations à l’adoption !

Hédi Sfaxi a déposé plainte pour discrimination à l'adoption. À Paris, les dossiers des célibataires ne seraient même pas transmis aux Conseils des familles, selon lui.

Une nouvelle fois, l’administration est accusée d’empêcher une adoption. Un homme célibataire a porté plainte, ce jeudi pour discrimination dans sa procédure d’adoption à Paris. Selon lui, la préfecture lui refuse l’adoption en raison de sa situation familiale. À 55 ans, Hédi Sfaxi réunit pourtant toutes les conditions pour adopter. Parisien, il est déjà le père d’un enfant vietnamien qu’il a adopté en 2006. Cela fait 10 ans qu’il cherche à adopter un autre enfant, en France cette fois-ci.

" On m’a toujours dit depuis cette époque que ce n’est pas la peine de demander un enfant français ", dit-il à l’AFP. Les Conseils des familles ne recevraient même pas de la préfecture les dossiers des célibataires, selon ce père. La Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) de Paris lui aurait confirmé que ce n’est pas la peine d’espérer. " Le directeur m’a dit que cette pratique ferait jurisprudence " , assure-t-il. " Dans les faits, les célibataires n’ont aucune chance d’adopter à Paris ", indique son avocat Étienne Deshoulières. Il s’inquiète que la notion " d’intérêt supérieur de l’enfant " permette de justifier des pratiques discriminatoires. D'autant que " la structure est dirigée par une militante des Associations familiales catholiques ", pointe l’avocat.

Des discriminations assumées : Malgré l’ouverture de l’adoption à tous les couples, de nombreuses personnes ont toujours de grandes difficultés à adopter. Entre 2013 et 2019, seuls deux couples de même sexe ont pu adopter un enfant à Paris. Depuis, les Conseils de familles ont été renouvelés pour " prendre en compte les évolutions de la société ". Le 29 juin dernier, le parquet de Rouen a ouvert une information judiciaire contre le Conseil des familles de Seine-Maritime. La responsable de l’adoption du département avait lâché deux ans plus tôt que les couples homos " sont un peu atypiques par rapport à la norme sociale mais aussi la norme biologique. ( Il faut donc ) que leur projet supporte des profils d’enfants atypiques ".

Un rapport de l’Igas ( l’Inspection générale des affaires sociales ) pointait une " information dissuasive pour les célibataires et les homoparents et une sélection plus restrictive des célibataires à la phase d’apparentement ". Entre 2013 et 2017, les enfants qui étaient proposés à l’adoption des homoparentaux avaient " des besoins spécifiques " : ils étaient en mauvaise santé ou en situation de handicap.