mardi, mai 31, 2011

PC : De nouveaux virus sévissent sur Facebook !

Plus de 500 millions d’utilisateurs dans le monde. Environ 20 millions rien qu’en France. Avec de tels chiffres, on comprend que Facebook soit très prisé des hackers… Et les pirates du web ne sont pas du genre à se reposer sur leurs lauriers, se montrant généralement très inventifs pour créer de nouveaux logiciels malveillants.

De faux nouveaux mots de passe : La société Fortinet, l’un des principaux acteurs du marché de la sécurité réseau, vient ainsi de publier un rapport recensant les principales menaces sévissant actuellement sur Internet. Sans surprise, Facebook est donc particulièrement visé, d’autant que deux nouvelles variantes de malwares viennent de faire leur apparition sur le réseau social de Mark Zuckerberg... Ces malwares, prétendant venir directement de Facebook, affirment que les mots de passe des utilisateurs ont été réinitialisés et qu’une pièce jointe, malicieuse, contient leurs nouveaux mots de passe. En cliquant sur la pièce jointe, on est infecté immédiatement...

Un homme averti en vaut deux : L’avertissement peut sembler simpliste, mais de telles " menaces " ne peuvent qu’inciter à la prudence sur Internet, notamment à l’ouverture de certaines pièces jointes. Ce que ne manquent d’ailleurs pas de rappeler les membres de Fortinet : " De façon générale, toujours se méfier des pièces jointes, ne jamais divulguer les informations provenant d’une demande non sollicitée, et tenter de confirmer l’identité de ceux qui vous contactent ". A défaut de pouvoir éliminer tous les risques, mieux vaut effectivement les minimiser !

L'espoir fait vivre...

Slurps !

Baptiste Giabiconi

Ce n'est pas ta faute, c'est ta chair, ton sang...

Duet !

lundi, mai 30, 2011

Kiss !

Exclusif : Découvrez " Sugar Stories ", un roman-photo gay, black et sexy !

Diffusé chaque semaine sur internet, le roman-photo " Sugar Stories ", raconte le quotidien d'une bande de copains en majorité gays. Une sorte de " Queer as Folk ", qui aborde l’amour, l’infidélité, le sida ou encore le chômage. Rencontre avec l’un de ses concepteurs. Vous connaissez Éric et Didier ? Henri, Tony, Jérémie ( " trop boooo " ) Steph, Cyril & Co...? Ils sont les héros " made in " gay ( " made in " black aussi ) les plus branchés, les plus sexy de la planète web. Sugar Stories, un roman-photo diffusé chaque semaine sur internet, c’est Queer as Folk, au cœur du Marais. Au fil des épisodes ( on en est au 14e ) la bande de copains passe par toutes les émotions. On s’aime, se déteste, on se trompe et on le dit... Ambiance ! Certains assument leur sexualité, d’autres moins.

Entre amour et désamour ( les larmes coulent autant que le sperme ) la série aborde, de façon ludique et cool des thèmes comme le sida, l’infidélité, l’échec, l’argent, la réussite, le chômage... Sugar Stories, c’est le carré de sucre que l’on plonge dans un café brûlant pour édulcorer son amertume. Et que l’on regarde fondre. Histoire de vous livrer quelques clés, j'ai rencontré Jan, l’un des concepteurs de cette série qui n’en finit pas de monter...

Si vous deviez, en quelques lignes, nous brosser un résumé de l'histoire...

Jan : Sugar Stories retrace les péripéties d'un groupe d'amis gays. Parmi eux, Didier et Éric, le couple central, sont confrontés à l'infidélité. Très vite, cette situation va précipiter au sein de la petite bande des événements qui vont les dépasser. Ce qui démarre comme une histoire somme toute assez banale finit par révéler des souvenirs refoulés, des complots, des manigances. L’intrigue va être émaillée par le sexe, la drogue, le sida et la violence physique.




Par ailleurs, les personnages vivent dans notre monde actuel. En dehors de l'histoire principale, ils doivent affronter des questions que se posent les jeunes d’aujourd’hui : l'amour, l’argent, le coming out, les apparences, l’identité... Sans vouloir trop en révéler ( nous réservons à nos lecteurs encore de nombreuses surprises ! ) on pourrait résumer Sugar Stories comme un drame sur la perte de l'innocence. Ou plutôt sur l'impossibilité de la garder dans un monde hostile aux gays, une communauté qui pourtant ne demande qu'à vivre " sans histoires ".

Comment choisissez-vous vos " acteurs " ?

En partie sur casting et en partie par le bouche à oreille. Il y a aussi une série d’intervenants avec qui j'ai travaillé en tant que photographe. D’emblée, chacun a été mis au courant de l'engagement qu'il prenait. Nous n’avons jamais caché que notre but était de donner à Sugar Stories une visibilité importante au sein de la communauté gay.

" Beaucoup de scènes sont inspirées de faits réels "... Qu'est-ce qui vous inspire ?

Tout et son contraire! La vie à Paris, les histoires ordinaires vécues ou entendues ; beaucoup de scènes sont inspirées de faits réels et nous pensons que nombre de lecteurs se reconnaissent dans certains épisodes, voire dans certains personnages. Ce qui explique d’ailleurs peut-être le succès de la série. Nous avons plus de 1.000 lecteurs par semaine.

Quels messages souhaitez-vous faire passer ?

Il y a plusieurs lectures possibles. Nous voudrions remettre du " good as you " dans la définition du mot " gay ". Une devise qui résume parfaitement notre série. Fille ou garçon, homo ou hétéro, peuvent se retrouver dans les tranches de vie que nous mettons en scène. Autre élément : la plupart de nos personnages sont noirs ; mais à l'image de leur orientation sexuelle, la couleur de leur peau n'est pas un trait central de leur personnalité ni de l'histoire. Elle est là comme un élément sous-jacent qui a son importance mais à un niveau plus subtil.

Sugar stories : Here/Ici

Hot !

samedi, mai 28, 2011

En savoir plus : Le Québec annonce un plan sans précédent contre l'homophobie !

Le gouvernement québécois a dévoilé il y a quelques jours les mesures contenues dans son Plan de lutte pour combattre l'homophobie dans la province canadienne. Le détail de ce dispositif presque unique au monde : Le Québec est en passe de ressembler au village d'Astérix. Alors que le Canada a dernièrement opéré un virage néfaste pour les gays et les lesbiennes en donnant la majorité absolue au parti ultraconservateur et réactionnaire de Stephen Harper, le gouvernement de la province francophone vient pour sa part de révéler un plan de lutte contre l'homophobie, sur cinq ans ( 2011-2016 ), pour lequel 7,1 millions de dollars canadiens ( plus de cinq millions d'euros ) ont été débloqués.

Il s'agit d'une initiative unique, dans le pays bien sûr mais aussi ailleurs en Amérique du Nord, voire dans le reste du monde. Le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, qui a détaillé son projet le 20 mai dans un centre culturel du quartier homo de Montréal, a ainsi affirmé que seul le Brésil pouvait se targuer d'avoir conçu un tel plan ( entre temps, la présidente brésilienne Dilma Rousseff a d'ailleurs fait un pas en arrière )

Mieux comprendre la détresse des jeunes : Quatre " mesures phares " figurent au menu de celui-ci, à commencer par l'augmentation de l'aide allouée aux associations LGBT de la province. La plus grande partie de l'enveloppe accordée par le gouvernement concerne cet objectif. 3,6 millions de dollars canadiens sur cinq ans sont ainsi destinées à " bonifier le ( s ) actions actuelles et ( ... ) réaliser des projets d'information et de sensibilisation ". 200.000 dollars seront ajoutés à cette somme, pour des projets spécifiques, afin, notamment, d'approfondir les connaissances sur les besoins de la communauté.

Le Plan prévoit par ailleurs la mise en place d'une chaire de recherche sur l'homophobie, en partenariat avec l'Université du Québec à Montréal ( UQAM ), une " première du genre dans le monde anglophone et une deuxième en Amérique du Nord après Harvard ", a tenu à préciser le ministre.

475.000 dollars canadiens seront alloués pour des travaux permettant davantage de connaissance sur la problématique du suicide chez les jeunes GLBT et sur les meilleures méthodes pour combattre ce fléau. Ce projet devrait être dirigé par la chercheuse Line Chamberland, connue au Québec pour ses travaux de référence sur l'homophobie en milieu scolaire.

Des campagnes de pub en 2012 et 2014 : Deux campagnes de sensibilisation verront également le jour en 2012 et 2014 dans toute la province. Enfin, un Bureau de lutte contre l'homophobie sera mis sur pied dans les prochains mois, afin d'assurer une bonne coordination entre les différents acteurs ( notamment les onze ministères concernés ).

Après son discours tenu devant la communauté LGBT, le ministre a été ovationné par la salle, preuve que les associations gays et lesbiennes ( qui ont été à de très nombreuses reprises consultées par le gouvernement ) approuvent cette initiative longtemps attendue. Laurent McCutcheon, fondateur de Gai Écoute, organisme qui vient en aide aux personnes ( notamment les jeunes ) dans la détresse, a salué ce plan qui est " le fruit d'une très longue démarche " après des années de lutte.

Voir un reportage de Canoe.tv : Here/Ici

Oups !

Vas-y, te gêne pas !


Me confie au gré du hasard...

Cinema : X-Men - le commencement (un film de super-héros bien rythmé et doté d'un superbe casting ! )

L'histoire : Avant que Charles Xavier et Erik Lensherr ne prennent les noms de Professeur X et Magneto, ils étaient deux adolescents découvrant leurs pouvoirs pour la première fois. Et avant qu'ils ne soient ennemis, ils étaient des amis très proches, travaillant ensemble, avec d'autres mutants (certains familiers, d'autres nouveaux) afin de stopper la plus grande menace que le Monde ait jamais connue. Dans cette coopération, un désaccord est apparu et a scellé le destin belligérant des deux célèbres mutants.

Et si Matthew Vaughn rentrait dans la cour des grands ? Après Kick-Ass, objet pop aussi acidulé que sanglant, le réalisateur relève un défi de taille : redonner vie à une licence interrompue il y a deux ans avec un spin-off un peu mou centré sur Wolverine. A l'arrivée, X-Men : le commencement est rarement pris en défaut. Il le doit avant tout à une cadence efficace et une distribution ad hoc.

Pendant une Guerre aussi Froide qu'Emma Frost, la fiction et l'Histoire se rencontrent sans que l'intrigue nous perde. C'est le tour de force d'un scénario parfaitement rythmé qui invite les mutants de Marvel aux spectres d'une Troisième Guerre Mondiale. Alors que la crise identitaire de Raven/Mystique rejoint celle des missiles cubains, les futurs Professeur X et Magnéto se disputeront bientôt le Monde comme les Etats-Unis et l'URSS. Entre la pure science-fiction et le réalisme des archives, le film devient très prenant.

Le principal regret de X-Men : le commencement émane de la gestion de quelques effets spéciaux plutôt embarassants pour ce type de blockbuster. Les arrières plans deviennent trop visibles et le numérique semble quelquefois utilisé à la va vite. Heureusement, les pouvoirs spéciaux sont agréables à l'oeil et les partis pris graphiques du cinéaste ( très belle séquence d'entrainement en mode split screens ) enrichissent formellement l'ensemble.

Avec son méchant d'envergure ( Kevin Bacon, irrésistible ) et le basculement psychologique incessant de ces pré-adultes en proie aux doutes, tous les personnages parviennent à exister. Mention spéciale à James McAvoy et Michael Fassbender qui prennent admirablement la relève de Ian McKellen et Patrick Stewart avec une classe incroyable. Nous n'attendons plus qu'une nouvelle trilogie prenne forme et soit au niveau des deux premiers opus réalisés par Bryan Singer.


En savoir plus : Le commencement se déroule pendant les années 60, une période pleine d'espoirs en JFK et qui marque les débuts de la conquête spatiale, l'apogée de la Guerre Froide et du mouvement pour les droits civiques. Cette époque n'a pas été choisie au hasard pour relater les débuts des X-Men. C'est en effet ce climat tendu qui les pousse à révéler leur existence au monde afin d'empêcher le conflit américano-soviétique. Cet évènement pose ainsi la question de l'acceptation des mutants par l'humanité. Bryan Singer explique : " J’ai toujours été fasciné par le concept d’intégration par opposition à l’agression, et par l’idée que le mouvement pour les droits civiques d’hier deviendrait le mouvement pour les droits des mutants de demain ". Enfin, notons que les années 60 est aussi la date de création du comic book.



Lutte idéologique : X-Men : le commencement met en scène deux hommes qui, malgré leur volonté commune de protéger les mutants, ont une approche différente dans leur combat. Tandis qu'Erik, méfiant, veut détruire les humains, Charles-Xavier refuse cette idée. Michael Fassbender revient sur cette relation particulière : " Un lien très fort se crée entre Charles et Erik, fondé sur un profond respect mutuel, mais dès le début, leurs idéologies s'opposent. ( ... ) Nous voulions montrer la route qu’ils font ensemble jusqu'à ce que leurs différences les séparent. Quand le public verra Erik et Charles à la croisée des chemins, il réalisera qu'ils auraient pu faire de grandes choses ensemble s'ils avaient uni leurs forces ".

Un projet longuement mûri : L'idée de X-Men : le commencement a germé dès le tournage du premier X-Men lorsque Bryan Singer donnait des indications à ses acteurs : " Je pense toujours au parcours personnel des personnages quand j’explique aux acteurs comment ils se comportent. Revenir dans le passé et raconter leur jeunesse était donc très exaltant ". La productrice Lauren Shuler Donner se souvient avoir été séduite par le projet sur le tournage de X-Men 2, où elle s'était dit : " Ce serait formidable de voir un Professeur X ou un Magneto jeune. On devrait faire un film sur les X-Men quand ils étaient jeunes ".

Remplacement : X-Men : le commencement devait à l'origine être réalisé par Bryan Singer mais, retenu sur un autre projet, le réalisateur a laissé le film entre les mains de Matthew Vaughn. Après son premier long-métrage, Layer Cake, ce dernier était pressenti pour mettre en scène le troisième volet de la saga, X-Men l'affrontement final, qui est finalement revenu à Brett Ratner.



Film humaniste : Malgré ses effets spéciaux et son côté fantastique, X-Men : le commencement s'intéresse avant tout à ses personnages. Bryan Singer, producteur, explique : " Ce qui est magique avec les films de genre, c’est que vous pouvez raconter des histoires sur la condition humaine avec un point de vue inattendu, et en faisant du grand spectacle." Matthew Vaughn renchérit : " Les effets sont d’abord là pour soutenir les protagonistes. C’est avant tout un film porté par les personnages avec quelques scènes d’action énormes ".

Métaphore : Excepté Charles-Xavier et Erik, l'équipe des X-Men se compose surtout de jeunes gens qui ne maîtrisent pas encore leurs pouvoirs. Une situation bien plus universelle qu'elle n'y paraît, comme le précise Bryan Singer : " Comme tous les adolescents, les mutants vivent mal le fait d’être différents des autres. Leur situation est une métaphore du malaise que ressentent les jeunes, et de la difficulté de ne pas correspondre aux critères idéaux érigés par la société ".

Un nouveau Charles-Xavier : X-Men le commencement nous présente un Charles-Xavier différent de celui que l'on a vu dans les précédents films, comme l'explique Matthew Vaughn : " Notre jeune Charles est un peu plus amusant. Il s’agite dans tous les sens, il est plus actif. Il est assez centré sur lui-même. Il aime réussir et il est orgueilleux ". Son interprète, James McAvoy, ajoute : " C'est un homme plus jeune, plus égocentrique et un peu perdu ". Par ailleurs, le projet a séduit le comédien car il lui permettait de découvrir les origines de Charles-Xavier et de comprendre ses motivations.



Cerebro : On retrouve dans le film le Cerebro que les fans connaissent bien. En effet, ce casque métallique démultiplie les capacités télépathiques de Charles-Xavier. Le Cerebro dans X-Men le commencement est évidemment un prototype de celui que l'on voit dans la saga X-Men qui se déroule à l'époque contemporaine et est fabriqué à partir d'interrupteurs à bascule, de tubes cathodiques, et de vieilles antennes. Le chef décorateur Chris Seagers revient sur sa conception : " Nous avons créé une version plus primitive du Cerebro. C’est une structure très simple avec un noyau central inspiré du design des films précédents, et le dôme est basé sur les dômes d’observatoires que l'on trouve un peu partout dans la campagne anglaise ".

Soif de vengeance : Le comportement d'Erik, méfiant et machiavélique, s'explique par le traumatisme qu'il a vécu enfant. Survivant de la Shoah, sa famille, en revanche, est tuée par les Nazis. L'équipe du film a décidé de reprendre la scène d'ouverture du premier X-Men ( Erik est séparé de sa famille et tord le portail du camp d'Auschwitz grâce à son pouvoir ) et de montrer ce qui arrive à Erik par la suite. Sujet d'étude du Dr Schmidt pendant son enfance, Erik, adulte, n'a qu'une idée en tête : se venger. " Erik est très déterminé, et si Charles ou quelqu’un d’autre se met en travers de sa route, il n’hésitera pas à utiliser la force ", explique Michael Fassbender. Le comédien déclare qu'il ne s'est pas basé sur les films mais sur les comics pour son rôle afin de l'aborder sous un nouvel angle.



Raven/Mystique : Ceux qui ont vu les précédents films de la saga savent que Mystique est une ennemie des X-Men, au service de Magneto. Pourtant, il n'en a pas toujours été ainsi, comme le montre X-Men le commencement. La métamorphe à peau bleue était en effet très amie avec Charles, avec lequel elle a grandi. Bryan Singer revient sur ce revirement de situation : " Parce que Charles est jeune et parfois naïf, il n’accorde pas autant d’attention à Raven qu’il le devrait, et cela fait naître chez elle un certain ressentiment. C’est ce qui va la conduire sur la voie où nous la trouvons dans la trilogie originale où elle a rejoint la Confrérie de Magneto ".

Libérer la bête : Hank, un brillant scientifique qui met au point, notamment, le Cerebro, s'avère en réalité être un mutant, le Fauve. " Hank a essayé de réprimer ses pouvoirs et même de se convaincre qu’ils n’existaient pas. Il a trop peur de ce dont il serait capable s'il les libérait. Charles l’oblige alors à se confronter à ses pouvoirs mutants, et il lui apprend à les contrôler et à les utiliser pour aider les mutants et les humains ", explique Nicholas Hoult. Le comédien anglais a été révélé à l'âge de 13 ans dans Pour un garçon, aux côtés de Hugh Grant. Passé par la case télévision avec la sulfureuse série Skins, l'acteur tourne actuellement sous la direction de Bryan Singer dans Jack The Giant Killer.

Le Hellfire Club : Le Hellfire Club regroupe les ennemis des X-Men. A sa tête se trouve Sebastian Shaw, incarné par Kevin Bacon. Dans le film, il est montré comme l'initiateur de la crise des missiles cubains. Bacon a apprécié l'idée de mêler fiction et réalité historique : " Le plan de Shaw consiste à attiser la crise des missiles cubains ( ... ) et à faire en sorte que les Américains et les Russes ouvrent le feu les uns sur les autres, ce qui déclenchera une guerre nucléaire qui éradiquera l’humanité et permettra aux mutants de s’emparer du monde. C’est un plan vraiment machiavélique… Ce fut un épisode très tendu de l'histoire du monde, et suggérer que cela ait pu être l'idée de Shaw était une façon vraiment géniale de faire entrer les X-Men dans cette époque ".



De Mad Men à X-Men : Emma Frost, bras droit de Shaw et télépathe capable de changer sa peau en diamant, est incarnée par January Jones. Révélée par la série Mad Men, l'actrice n'a pourtant pas été dépaysée puisque X-Men le commencement se déroule à la même époque, dans les années 60. Par ailleurs, Emma Frost est connue pour ses tenues particulièrement sexy, ce qui n'a pas effrayé son interprète : " Dans les comics, Emma est toujours très peu vêtue, mais Sammy Sheldon, notre chef costumière, a fait un travail fantastique en créant des costumes qui sont fidèles à mon personnage mais avec lesquels je peux bouger librement ".

Les non-mutants : Les X-Men sont aidés au cours du film par la Division X, un département secret de la CIA qui étudie les pouvoirs paranormaux dans le cadre de la défense militaire. Leurs principaux contacts sont MIB, incarné par Oliver Platt, et Moira MacTaggert, jouée par Rose Byrne.

Décors : Plus de 80 décors ont été créés par Chris Seagers qui a mêlé l'optimisme des années 60 à l'univers plus sombre des X-Men avec une touche de l'esthétique des films James Bond. Ils ont majoritairement été construits aux studios de Pinewood en Angleterre, comme le quartier général de MIB, le sanctuaire de Shaw et le camp de concentration. Le manoir de Charles, lui, est le Englefield House, situé dans le comté de Berkshire dans le sud de l'Angleterre. Quant à la plage cubaine, c'est en réalité l'île de Jekyll, au sud de la Géorgie, qui a servi de décor.

Retour aux sources : Contrairement aux uniformes de la précédente trilogie qui étaient noirs, les costumes des X-Men dans ce prequel sont bleu et jaune, comme dans les comics de 1963 à 2001. Pour être en phase avec l'époque du film, les costumes ont été fabriqués en Kevlar, une matière résistante aux balles qui est apparue au début des années 60. Par ailleurs, Sammy Sheldon, chef costumière du film, collabore avec Matthew Vaughn pour la troisième fois après Stardust, le mystère de l'étoile et Kick-Ass.

Tout le dieu qui vit, sous son argile charnelle, montera, montera, brûlera sous son front !

Bad boy !

vendredi, mai 27, 2011

Gay : " Josh " ou la perfection manga !

" Illusions ", de Dimitri Lam, le premier tome des aventures d’un " jeune gay dans la vie de tous les jours " : Face à une œuvre qui atteint un niveau de perfection inédit, on peut se sentir impuissant à trouver les mots justes. C’est ce qui m’est arrivé avec Josh : Illusions, le premier tome des aventures d’un " jeune gay dans la vie de tous les jours " de l’auteur français Dimitri Lam : mon envie d’en faire une critique enthousiaste se disputait avec l’angoisse de ne pas être à la hauteur.

Alors j’ai eu besoin d’aide pour mettre en ordre mes idées et tenter de toucher aux plus près les qualités de l’œuvre et ce qu’elle nous dit de notre société. Cette aide, je l’ai trouvée dans les écrits du théoricien américain de la bande dessinée ( et artiste lui-même ), Scott McCloud ; du philosophe et essayiste japonais Hiroki Azuma; et de Frédéric Beigbeder, l’écrivain français dont les autofictions contiennent à chaque page des aphorismes mettant à nu les contradictions de notre société consumériste.



" Beaucoup des techniques employées par les mangas au fil des ans ont pour premier effet de placer le lecteur dans l’histoire, et comprendre cet effet permet d’apprendre à en exploiter le pouvoir ". Scott McCloud, Faire de la bande dessinée ( Delcourt, 2007, ndlr ).

En vous saisissant de Josh et en le feuilletant avant même de le lire avec attention, vous ferez le même constat : il n’y a pas tromperie sur la marchandise ! Son format livre de poche, sa couverture détachable, ses près de 200 pages en noir et blanc, ses héros iconiques aux grands yeux, l’expressionnisme de certaines cases comme le recours à de soudaines déformations caricaturales, tout fait manga, plus précisément Shôjo manga ( publication destinée aux filles par opposition au Shônen manga destiné aux garçons ). Si j’avais ignoré le nom et la nationalité de l’auteur, et si le sens de lecture avait été japonais, j’aurais cru qu’il s’agissait de la version française d’une publication originaire du pays du soleil levant !



Culture manga : Ma lecture attentive de Josh n’a fait que confirmer qu’il était le fruit d’une parfaite compréhension de la culture manga. À la différence de tant d’auteurs occidentaux de bandes dessinées estampillées " mangas ", Dimitri Lam a su assimiler les spécificités esthétiques et narratives des œuvres japonaises pour les utiliser à la perfection. Scott McCloud liste ces spécificités ( " personnages iconiques " ; " archétypes variés et récurrents " ; " cases muettes fréquentes " ; " petits détails du quotidien " ; " divers effets exprimant les émotions " ; " mouvements subjectifs " ; " diversité des genres et des thèmes "... ) pour en tirer la conclusion que : "...tous ces procédés amplifient le sens de participation du lecteur, le sentiment de faire partie de l’histoire, au lieu d’y assister de loin. C’est cette qualité qui a alimenté le formidable succès du manga chez lui... et potentiellement en Occident ". Et nous pouvons confirmer que le manga est effectivement devenu très populaire en France.

" Si les Otakus s’enferment dans une communauté centrée sur ses goûts, ce n’est pas parce qu’ils rejettent toute sociabilisation. Il serait plus juste de dire que les valeurs de la société ne fonctionnent pas bien et qu’ils sont acculés à en élaborer d’autres ". Hiroki Azuma, Génération Otaku : les enfants de la postmodernité ( Hachette Littératures, 2008, ndlr ).



J’avais eu un aperçu de Josh avant sa publication par les éditions Babylon Com. Depuis septembre 2009, Dimitri Lam tient en effet un blog sur Têtu.com, où il a régulièrement posté des chapitres de son manga. Mea culpa est ! Je n’y avais jeté qu’un regard distrait. Je fais partie de ces personnes qui ne considèrent la bande dessinée que lorsqu’elles peuvent la saisir, en humer l’encre et feuilleter manuellement ses pages. J’avais de plus un a priori sur les web-comics : s’ils sont de qualité, pourquoi ne seraient-ils pas d’abord publiés par des éditeurs qui ont pignon sur rue ? Pour ce qui est des mangas à thématique homosexuelle, ces éditeurs existent en France! Mon a priori constitue, je m’en rends compte depuis la lecture attentive de Josh : Illusions, un autoaveuglement sur le monde d’aujourd’hui.

C’est d’abord par l’intermédiaire de fans de la culture manga ( culture prise dans toute son étendue : BD, illustrations, animés, jeux vidéo, salons japanime, fanzines, parodies, cosplay, figurines... ) et grâce à un site bénéficiant d’une grande notoriété au sein de la communauté gay qu’un artiste aussi professionnel que Dimitri a pu se faire connaître. Aucun des grands éditeurs connus n’a voulu le publier. Josh est paru chez la maison d’édition que l’artiste a dû co-fonder.



Ce parcours nécessairement communautariste et entrepreneurial fait écho au " déclin des grands récits " exprimé par le philosophe français Jean-François Lyotard et adapté par Hiroki Azuma dans Génération Otaku: les enfants de la postmodernité, son essai sur la culture manga : " Entre la fin du XVIIIe siècle et la moitié du XXe, la société fonctionnait alors sur le présupposé de l’efficacité d’un certain nombre de systèmes; sur le plan de la pensée c’est par exemple la conception de l’homme et de la raison ; sur le plan politique, l’idéologie de l’État-nation ou de la révolution ; et sur le plan économique, la suprématie de la production. L’époque moderne était sous le contrôle de ces systèmes, désignés par le terme générique de " grands récits ". En revanche, à l’époque postmoderne, plusieurs de ces grands récits ont connu des dysfonctionnements entraînant un affaiblissement de la cohésion sociale. Face au déclin des grands récits, les Otakus ont crée une coquille protégeant leur moi, sorte de bric-à-brac culturel, servant à combler un vide ".

Bric-à-brac culturel ? Conçu par un Français, Josh frappe effectivement par la quasi-absence de référence à une culture spécifiquement française. On est du reste dans le vague quant au pays où se passe l’action. Les trois seuls éléments qui peuvent nous faire penser que les personnages évoluent en France, ou du moins dans un pays occidental francophone, sont les références au magazine Têtu, l’affiche de la pièce de théâtre Bonjour Ivresse et les dialogues en français. Quant aux noms des principaux protagonistes, ils sont anglo-saxons: Josh Stevens, Yuri Sterling, Talia Paterson et Pierce Stickles.



" Tout le monde voulait être unique, mais en réalité tout le monde avait envie de ressembler à la même couverture de magazine. Et les sentiments n’entraient guère en ligne de compte. On croyait tomber amoureux, alors qu’on obéissait à une campagne Guess. On était entré dans l’ère de l’inhumanité sexy ". Frédéric Beigbeder, Au secours pardon (Grasset, 2007, ndlr ).

Réalisme : Dans ses différentes interviews, Dimitri Lam insiste sur le réalisme apporté à la description d’un " jeune gay dans la vie de tous les jours ". Loin de moi l’idée de le contredire. En montrant par exemple des capotes sur une table, l’auteur démontre qu’il n’occulte pas la réalité du sida. Il y a tant de bandes dessinées qui font comme si l’épidémie n’existait pas. Toutefois, de par son paradoxe inextricable, son manga m’a pris de vertige. Josh repose en effet sur une imbrication telle du réalisme et du stéréotype qu’il est impossible de les dissocier. En clair, la réalité est cliché et le cliché est réalité.



De quoi est-il question dans le premier tome de Josh ? D’un jeune gay top canon de 19 ans, Joshua Stevens, qui vit dans le regret d’une histoire d’amour avortée avec le très mignon blond Yuri Sterling. Il compense son manque en enchaînant les relations d’un soir, tous des beaux gosses, principalement grâce à internet. Il se confie à sa meilleure amie, la belle, brune et filiforme Talia Paterson...

Tout cela n’est-il pas tout à la fois crédible et cliché ? Oui, on se retrouve ou l’on reconnaît des proches dans ce héros boulimique sexuel. Sa quête de jeunes et beaux mecs dépeint une réalité d’entre soi qu’il me serait impossible de nier. Et pourtant, tout cela dénote une artificialité dérangeante et inévitablement j’ai fait le rapprochement avec ce que peut dire Frédéric Beigbeider sur notre monde dominé par une propagande publicitaire non-stop qui contamine nos rêves et nos désirs les plus intimes.



Hyper sexy : Non-pornographique, mais hyper sexy, Josh comprend un passage éclairant, extrêmement cruel sur l’exclusion sexuelle de celui qui n’a pas le physique d’un top model : un des plans internet de Josh censé être un bel et jeune Arabe, s’avère un petit mec en cuir, sûr de lui, entre deux âges : il se fait jeter par le héros, mais surtout, le style manga iconique laisse place pour le représenter à du quasi franco-belge : ses traits du visages sont grossiers, le rendu de ses vêtements idem. Cette différence de traitement graphique ( " effet masque " courant dans les mangas ) accentue sa non-appartenance au monde du héros et à celui des lecteurs qui se sont identifiés à Josh et à ses amis.



Face à une œuvre qui suscite des réflexions sur la nature de notre société, on peut se dire qu’on en fait trop et qu’on dénature ce que voulait dire l’artiste. Mais Josh : Illusions tranche tellement par sa perfection et sa contemporanéité, que je me devais d’aller plus loin que le simple éloge.

Le site de Dimitri Lam : Here/Ici

On n'a pas l'même âge, mais c'est pareil...


Oh la, la...


...à regarder le jour qui va et qui vient, à tendre la main !

Attendre le jugement dernier...


Kiss !

Mais ne partons pas fâchés, ça n'en vaut pas la peine...

jeudi, mai 26, 2011

Music : Allan Théo poursuit sa dérive avec un nouveau clip ultra-chaud !

Et de 3 ! Allan Théo propose une nouvelle et troisième version du clip de son single Je dérive. Au programme cette fois-ci, de la nudité, encore et toujours, et de la soumission. Âmes sensibles s'abstenir ! Parce qu'il sait que son retour trash fait parler, Allan Théo continue de surfer sur le buzz qu'il a réussi à créer... Connu pour son tube Emmène-moi, le chanteur français s'apprête à sortir un nouvel album baptisé Reprends les armes, un opus qui lui correspond totalement comme il l'a confié à la caméra de June's Gossip qui l'a rencontré .

Alors que son single Je Dérive disposait déjà de deux clips, une version ultra-trash dans laquelle il va jusqu'à se montrer en train de sodomiser une fille, Allan a voulu calmer les ardeurs en proposant une autre vidéo dans laquelle il est entièrement habillé. Ce n'était que pour mieux rechoquer ... !

Dans la troisième ( et on espère dernière version ) du clip de Je Dérive, le chanteur, à la plastique plutôt agréable à regarder, joue les banquiers macho qui se retrouve attaché à une chaise. Drogué par deux " créatures ", il se voit contraint d'assouvir leurs désirs ... Tout un programme à découvrir dans une version non-censurée...

Version non-censurée et réservée à un public averti... Attention certaines images peuvent choquer ...

Voir la vidéo : Here/Ici

J'attends que le coeur l'emporte...

Cute !

Les bras m'en tombent...

Tes faux départs sont toujours les mêmes

Science : Attention, votre voix pourrait trahir votre orientation sexuelle !

Des chercheurs américains affirment qu’il est possible d’identifier l’orientation sexuelle de son interlocuteur rien qu’au son de sa voix. Pour quel résultat ? " Le menteur se gratte la base du nez et l’anxieux mordille son annulaire gauche ". On savait déjà qu’il fallait se méfier de ses moindres faits et gestes. Désormais, il faudra aussi surveiller sa voix. Des chercheurs de l’Ohio State University pensent avoir découvert par ce biais le moyen de différencier un homo d’un hétéro.

Pour cela, nos chercheurs ont pris quatorze hommes, sept homos et sept hétéros, et les ont enregistrés prononçant des mots anglais d’une syllabe composés d’une voyelle entre deux consonnes, tels que " sell " ( acheter ), " food " ( nourriture ) ou " mass " ( masse ). Les extraits ont ensuite été décomposés, et diffusés à un panel d’individus, lequel a dû dire s’ils étaient émis par un locuteur homo ou hétéro.

75% de réponses exactes : Les chercheurs ont obtenu 75% de réponses exactes, rien qu’à l’écoute des deux premiers sons du mot, la consonne initiale et la voyelle. " Il s’agit d’un phénomène qui se produit tous les jours ", explique le professeur Erik C. Tracy, l’un des co-auteur de l’étude. Nous parlons constamment au téléphone avec des gens que nous ne connaissons pas, et c’est seulement à partir de cette conversation que nous pouvons être en mesure d’identifier ses caractéristiques personnelles (... ), leurs sexe, l’âge, la race ou l’orientation sexuelle. Je ne suis pas certain à quelles voyelles réagissent les écoutants, avoue le professeur Tracy. D’autres recherches ont été menées sur les variations acoustiques pour comprendre pourquoi les homosexuels et les hétérosexuels produisent les voyelles différemment.

" Quelle que soit cette différence, il semble que les écoutants utilisent l’information acoustique contenue dans les voyelles pour rendre leur décision sur l’orientation sexuelle ", conclue-t-il. Les résultats ont été présentés hier à Seattle lors de la réunion de l’Acoustical Society of America. Des experts cités par le site HealthDay soulignent néanmoins que " la recherche présentée lors de réunions par le professeur Erik C. Tracy n’a pas été soumise au même type d’examens rigoureux accordés aux recherches publiés dans des revues médicales ".

Caractéristiques communes : Cette étude vient s’ajouter à d’autres travaux menés aux Etats-Unis, au Canada mais aussi en Europe où plusieurs chercheurs travaillent à identifier d’autres types de caractéristiques communes aux homosexuels. Ainsi, certaines études tentent de démontrer que les homosexuels ont plus de grands frères que les hétéros. D’autres, qu’être gaucher accroît la probabilité qu’un homme soit gay de 34%, et qu’une femme soit lesbienne de 90% ( la majorité des gays restant droitiers ). Le même chercheur canadien qui travaillait sur la question des grands frères a utilisé les données récoltées par le sexologue Alfred Kinsey entre 1930 et 1960 pour affirmer que les homos auraient en moyenne un plus grand pénis que les hétéros. Avec une réserve ( de taille !) ) toutefois : Kinsley avait demandé aux 5000 hommes participant à l’étude de se mesurer et d’envoyer eux-mêmes leurs résultats. Autant pour leur fiabilité.

Ces études ont d’abord reçu un à priori positif des mouvements LGBT américains, comme le souligne David France dans un article intitulé " The Science of Gaydar " ( la science du radar gay ) publié par New York Magazine en 2007. Selon le journaliste, elles permettaient d’expliquer l’homosexualité autrement que par l’environnement familial ( mère abusive et père absent ). Pour autant, les recherches qui sont menées actuellement se concentrent sur l’inné et le système hormonal de la femme. Mais ces travaux pourraient également comporter des risques, souligne David France. Car si l’on arrive à isoler des réactions hormonales dans l’utérus ( à l’origine de l’orientation sexuelle ) on peut imaginer que l’on pourra, par des manipulations prénatales, chercher à " corriger " les grossesses. Pourquoi en effet ne pas chercher à s’assurer de naissances exclusivement hétérosexuelles ? La droite chrétienne a déjà exprimé son espoir d’en arriver à ce cas de figure. Albert Mohler, professeur de théologie et évangéliste américain, explique sur son blog que, s’il est opposé à l’avortement d’embryons dont on a identifié l’orientation sexuelle, " il faut soutenir avec conviction le recours à tous les moyens appropriés permettant d’éviter la tentation sexuelle et les conséquences inévitables du péché ".

Love !

Je me fous des saisons, viens je t'emmène...