Affichage des articles dont le libellé est Animals. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Animals. Afficher tous les articles

mardi, avril 21, 2020

TV : Haine, kitsch et gros chats ( Tiger King ) !

La mini série de Netflix, qui suit la déchéance de Joe Exotic, flamboyant patron gay de zoo, est aussi un surprenant portrait d’une Amérique profonde plus queer qu’il n’y paraît.

C’est actuellement un des shows les plus captivants parmi les nouveautés des plateformes de streaming. " Tiger King " ( " Au royaume des tigres " en français ) nous balance au milieu d’une cage où s’entre-déchirent des éleveurs de fauves et d’autres personnages louches partageant un goût pour les très mignons et très lucratifs câlins de bébés tigres.

En vedette : Joe " Exotic " Maldonado-Passage né Schreibvogel, énergumène à coupe mulet et piercings, qui gère un parc animalier bordélique dans l’Oklahoma. Croisement entre John Wayne et Liberace, le quinquagénaire ne fait pas mystère de son homosexualité, assumée et flamboyante. Elle se décline dans sa garde-robe léopard, franges et paillettes, et par un certain côté fleur bleue à l’égard des garçons de son entourage. Sinon, Joe Exotic passe son temps avec sa collection d’armes, canardant ce qui lui passe sous la main, à vomir sur les défenseurs des animaux et à entretenir ( dans des vidéos d’une violence inouïe ) sa haine délirante d’une autre patronne de zoo, la " Mère Theresa des tigres " Carole Baskin.

Admiration : Malgré un écheveau de haines et de rancunes croisées sur fond de combines, trafics et coups tordus, l’homosexualité de Joe Exotic n’est pas attaquée ni tournée en dérision, elle semble même faire l’objet d’une certaine admiration de la part de ses très straight ennemis et des habitants du coin, comme lors des ahurissantes campagnes électorales menées par Joe Exotic pour la présidence des États-Unis, puis pour le poste de gouverneur de l’Oklahoma.

Peut-être l’homophobie a-t-elle été toilettée des interviews pour ménager les susceptibilités des abonnés de Netflix…? Mais ce serait étonnant, vu les propos trash tenus tout au long des sept épisodes. Aussi bizarre, kitsch et over the top qu’il soit, Joe Exotic aura longtemps inspiré l’adhésion, la crainte et le respect. On le mesure dans le regard des personnages secondaires, comme ses ex-employés ou l’une de ses belles-mères. Ils se prêtent sans broncher à des mises en scène insensées, par exemple des obsèques où Tiger King s’improvise pasteur et fait des blagues sur les couilles du défunt.

Paumés : Joe est un romantique, et les spectateurs voient défiler ses trois derniers maris ( dont deux en même temps ), tous toxicomanes à des degrés divers. Car depuis l’ouverture de son zoo, Exotic récupère des paumés qu’il prend sous son aile et parfois dans son lit. C’est ainsi qu’émergent d’autres figures LGBT, comme Josh, vendeur chez Walmart devenu directeur de ses campagnes électorales, ou Saff, jeune trans ( d’ailleurs mégenré par la production de la série ) amputé d’une main, deux des personnages les plus lucides et les plus attachants.

La question sexuelle n’est pas anecdotique dans " Tiger King ", du pouvoir de séduction des bébés tigres exhibés dans les chambres d’hôtel de Vegas aux attitudes prédatrices de plusieurs protagonistes masculins, qui se vantent de posséder un harem. Le réalisateur est tenté de rapprocher ces comportements de celui de Joe Exotic avec ses jeunes maris. À la différence que Joe, lui, semble croire à l’amour : " Qu’est-ce qu’un mec gay comme moi peut faire dans un trou paumé comme l’Oklahoma ? " Et il continue d’y croire quand ses hommes se mettent à courir les filles. Beaucoup de spectateurs LGBT ont d’ailleurs reproché au réalisateur de gommer la bisexualité de ces derniers. " Ils ne sont pas gay ", entend-on, comme pour souligner l’énième illusion dont se berce le héros.

Arche de Noé : S’il ne s’était pas proclamé roi des tigres, Joe Exotic se serait sans doute bien vu en Noé sur son arche, mais une arche pas très étanche, qui s’est mise à prendre l’eau. Le naufrage s’est produit devant de multiples caméras : celle de la mini série d’Eric Goode et Rebecca Chaiklin, mais aussi celles des télé-réalité, clips et propagande produits par la propre équipe audiovisuelle du zoo, donnant au spectateur un sentiment de vertige.

Il y a quelque chose de fascinant dans ces histoires d’utopie qui tournent mal ( Netflix s’en est même fait une spécialité ). Mais " Tiger King ", au-delà du délire et de la tragédie, préserve de la tendresse pour son héros. " Il m’a montré l’amour et à quel point mon cœur était grand et combien je pouvais aimer ", dit de lui Finlay, son bourrin édenté d’ex-mari, que l’on verra quelques épisodes plus tard faire effacer un tatouage " Propriété de Joe Exotic " sur son bas-ventre. La fin d’une époque : celle où l’amour ( des hommes ou des animaux ) pouvait encore sauver.

" Tiger King : Murder, Mayhem and Madness "... sur Netflix !

Video : Tiger king, Murder, Mayhem and Madness ( Trailer ) !

mercredi, juin 12, 2019

En savoir plus : 8% des béliers seraient gays, selon un documentaire britannique !

Le documentaire " My Gay Dog and Other Animals " revient sur un fait bien connu des éleveurs et des ruraux : chez les animaux aussi, l’homosexualité existe. Un problème pour l’industrie de l’élevage.

La chaîne britannique Channel 4 a diffusé le 6 juin le documentaire " My Gay Dog and Other Animals " ( " Mon chien gay et autres animaux " ). Il explore l’homosexualité dans le règne animal ( humains exclus ) et notamment chez les chiens, les chimpanzés et les lions.

On y apprend également que 8% des béliers seraient homosexuels, soit presque un individu sur douze. Un chiffre qui s’appuie sur l’étude " The Development of Male-Oriented Behavior in Rams " des universitaires américains Charles E. Roselli, Radhika Reddy et Katherine Kaufman, publiée en 2011.

Problèmes économiques : Un fait qui ne surprend ni les éleveurs ovins, ni les personnes vivant à la campagne. Le chercheur Charles E. Roselli explique que ses travaux " doivent permettre une meilleure sélection des béliers reproducteurs, laquelle pourrait avoir d’importantes conséquences économiques pour l’industrie ovine ".

Une problématique évoquée par l’universitaire américain en 2007 dans un article intitulé, dans un jeu de mots accessible aux non-anglophones, " Brokeback Mutton " . Car les béliers refusant de se reproduire avec les brebis sont d’abord vus comme un investissement économique raté pour les éleveurs.

Dewi Jones, à la tête d’une entreprise d’élevage de moutons, explique ainsi au journal The Independent que " les béliers homosexuels doivent être envoyés à l’abattoir ".

Un " non-sens " : Les comportements homosexuels chez les animaux sont observés de manière avérée par les éthologues. Ce qui n’empêche pas le directeur général de la National Sheep Association, Phil Stocker, d’expliquer au journal britannique que parler de " béliers gays " est " un non-sens ".

Selon lui, ces comportements n’ont qu’une explication : le niveau élevé de testostérone des mâles lors de la période de reproduction. Ce point de vue, qui n’étayé par aucune étude scientifique, laisse en suspens une question. Quid des béliers qui restent indifférents aux brebis, alors qu’ils sont introduits dans leur enclos après une longue année d’isolement ?

Un comportement régulièrement observé par les éleveurs. Il contraste avec celui des mâles qui tentent avec insistance de rejoindre l’enclos des femelles durant presque toute l’année.

Source

mardi, novembre 14, 2017

Kenya : Des " lions homosexuels " font déraper un officiel !

Faut-il isoler les lions qui auraient des comportements homosexuels ? La question est posée par le responsable kényan en charge de la censure des films. Le même officiel se demande si deux lions, photographiés dans une position qui pourraient laisser croire à un acte homosexuel, n’auraient pas appris ce comportement après avoir vu un couple de... touristes homosexuels dans la réserve animalière ? 

Le Dr Ezekiel Mutua, patron de la censure des films au Kenya, interrogé sur une photo montrant deux lions mâles semblant s'accoupler a répondu que, selon lui, ces deux fauves " ont probablement été influencés par les gays qui sont allés dans les parcs nationaux et se sont mal comportés. Ils doivent l’avoir copié quelque part ou c’est démoniaque… parce que les animaux ne regardent pas de films ". 

Le Dr Ezekiel Mutua est président de l’Office kényan de classification des films (KFCB) et se présente sur son compte twitter comme un " fervent croisé de la morale ". Pour preuve, il a fait interdire au Kenya une série de Disney, Andy Mack, en raison de la présence d'un personnage gay, selon Deadline. 

M.Mutua croit que l’homosexualité est motivée par une force démoniaque et que " les démons possèdent aussi les animaux ", affirme le journal kenyan Nairobinews. 

Les propos de l’officiel kényan font suite à la publication d’une photo de deux lions mâles dans le parc national Masai Mara et s'inscrivent dans un contexte politique très moral. " Les personnes gays et transgenres sont sévèrement discriminées au Kenya et toute activité sexuelle entre personnes du même sexe est illégale et passible de 14 ans de prison ", note le Daily Mail britannique... 

Au-delà de cette histoire, ce n’est pas la première fois que des photos montrent des lions mâles se faire des " mamours ". " C'est un comportement affectueux, avec sans doute un renforcement du statut de dominant pour celui qui tente de s'accoupler ", explique le zoologiste américain Craig Parker, directeur du Lion Research Center dans un article publié sur le site américain LiveScience. 

Cela dit, l'homosexualité existe dans le monde animal. Certains bonobos ( ces primates pacifiques très portés sur le sexe pour régler leurs conflits ) pratiquent par exemple la bisexualité. En outre, d'autres animaux non-mammifères, comme les Manchots de Humboldt, peuvent former de véritables couples homosexuels, rappelle Sciences et Avenir. Diaboliques, ces animaux !

Source