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mardi, décembre 22, 2020

Cinema : Marvel révèle que Star-Lord des " Gardiens de la Galaxie " est bisexuel !

Dans de récentes mésaventures côté comics, le voyageur intergalactique Peter Quill est engagé dans une relation polyamoureuse avec un homme et une femme. C'est la première fois que la bisexualité du personnage est ouvertement évoquée. 

Davantage de représentation LGBTQ+ dans le monde des super-héros ? On ne va pas cracher dessus. Aux dernières nouvelles, c'est au personnage de Star-Lord de faire son coming out au rayon comics. Comme le rapporte le média spécialisé CBR, c'est à travers de récentes aventures sur papier que le super-héros rouquin a officiellement exploré sa bisexualité. Une première pour le héros des Gardiens de la Galaxie. 

Signées Al Ewing et Juan Cabal, les dernières tribulations de Peter Quill ( le véritable nom de Star-Lord ) dépeignent son origin story alors qu'il habite sur le territoire mythique de Morinus. Là-bas, il se rapproche fortement de deux êtres humanoïdes : Arcadia, une femme, et Mors, un homme. C'est au bout de douze ans de vie commune que leur histoire connaît un développement romantique. Dans les pages du comics donc, on les aperçoit tous les trois dans des bains d'eau chaude, s'enlaçant et s'embrassant. 

Bi(entôt) au cinéma : Sans grand étonnement, de nombreux fans se demandent alors si cette évolution du personnage sera répercutée dans les longs-métrages de l'écurie Marvel, et plus précisément dans le troisième opus des Gardiens de la Galaxie. Jusqu'ici, Star-Lord a essentiellement été présenté comme hétérosexuel dans les films de la franchise, avec une profonde attirance pour Gamora ( jouée par Zoe Saldana ). Bien entendu, le personnage pouvait d'ores et déjà être bi : cela voudrait simplement dire que cette partie-là de sa sexualité n'a pas encore été creusée ou exposée. Il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour que ça change. 

Mais selon certains internautes, l'inclusion de la bisexualité de Star-Lord ne serait pas à l'ordre du jour. Surtout à cause de son interprète, Chris Pratt, visiteur assidu de la Zoe Church, une congrégation chrétienne de Los Angeles identifiée comme anti-LGBTQ+. Épinglé par Elliot Page sur les réseaux sociaux pour faire partie de ce groupe religieux, l'acteur aurait répondu en affirmant croire " que chacun peut aimer qui il veut aimer sans avoir à être jugé par son prochain ". Est-il suffisamment tolérant au point de bien vouloir incarner un super-héros ouvertement bisexuel sur grand écran ? C'est une tout autre question. 

jeudi, novembre 26, 2020

Société : Dans la famille ou l’espace public, les bisexuels sont plus régulièrement victimes de violences que les homos !

Les bisexuels font l'objet de plus de violences que les lesbiennes et les gays, selon l'étude Virage. Par ailleurs, 47% des personnes trans interrogées ont fait l'objet de violences sexuelles dans l'espace public.

" La situation des bisexuel·le·s est moins étudiée , mais plusieurs études suggèrent qu'ils déclarent plus d'expériences difficiles et de violences que les homosexuel·le·s ". C'est le triste constat que fait l'enquête Virage, réalisée entre 2015 et 2016 qui paraît ce 25 novembre dans Violences et rapports de genre ( édition Ined ). 46% des femmes bies ou homo ont subi des violences familiales. Chez les hommes, 36% des bis et 30% des homos en ont subi. Ces violences sont deux fois plus courantes que dans la population générale : 19% des femmes hétéros rapportent des violences contre 13% chez les hommes.

" Les bisexuelles et homosexuelles sont 4 à 5 fois plus nombreuses que les hétérosexuelles à déclarer des violences sexuelles subies dans leur famille ", poursuit l'étude. " Les hommes gays et les bisexuels déclarent plus de violences sexuelles dans le cadre de la famille que les hétérosexuels, mais les prévalences pour les gays et les bisexuels, de l'ordre de 5%, sont bien moins importantes que celles concernant les lesbiennes et les bisexuelles ", indiquent les auteurs.

74% des femmes bies ont subi des violences dans l'espace public : Virage s'intéresse au départ du domicile familial. Les chiffres sont édifiants. 9% des hommes bis et 6% des hommes homos invoquent un conflit " selon le sexe et l'identification sexuelle " pour justifier le départ du domicile parental. Chez les femmes, ces chiffres atteignent 17% chez les homosexuelles et une femme sur quatre pour les bies (25%) ! " Dans les enquêtes antérieures ce départ est plutôt présenté comme la conquête d'une autonomie : dans un foyer familial où les jeunes LGB sont surexposé·e·s aux violences ou aux questionnements, le départ peut être conçu comme une émancipation ", insistent Mathieu Trachman et Tania Lejbowicz.

Mais c'est dans l'espace public que les chiffres sont les plus édifiants. Trois femmes bies sur quatre (74%) disent avoir subi des violences dans les espaces publics, que ce soit une insulte, de la drague, des violences physiques ou sexuelles. 45% des femmes bies disent avoir subi des violences sexuelles, contre 25% des hommes bis. " Les bisexuelles sont la seule population à déclarer en majorité de la drague importune ou des insultes : on peut penser qu'elles fréquentent des espaces plus mixtes que les lesbiennes, et sont d'autant plus susceptibles de connaître ces formes de violences ", analysent les chercheurs.

Les parents des bis plus ouverts : Les femmes ont plus tendance à parler de leur identification sexuelle à leurs parents que les hommes : 92% des lesbiennes en ont parlé à leur mère contre 67% des bies. Chez les hommes, ce sont 85% des gays et seulement 44% des bis. Seul un bi sur quatre (24%) parle de son orientation à son père. Généralement, les parents ont une réaction plus positive à l'annonce de la bisexualité que de l'homosexualité. " Cette différence n'est pas nécessairement l'indice qu'une plus grande acceptation de la bisexualité en tant que telle : elle peut être liée à l'image sociale d'une bisexualité transitoire ; les parents peuvent réagir plus positivement à une identification qu'ils n'estiment pas nécessairement sérieuse ou contradictoire avec une hétérosexualité future ", notent les chercheurs.

Les personnes trans surreprésentées dans les violences : Enfin, " si les gays et les lesbiennes peuvent cacher leur identification sexuelle, l'identification et les pratiques de genre d'une partie des personnes trans implique une visibilité qui peut les exposer à des stigmatisations et des violences ", notent les chercheurs. Au sein de la famille, 61% des répondant·e·s trans font état de violences, 53% évoquent des violences psychologiques, 38% des violences physiques et 14% des violences sexuelles ( sur 253 personnes trans répondant·es). 22% des personnes trans évoquent leur identité de genre comme conflit justifiant leur départ du domicile familial. Huit personnes trans sur 10 ont subi des violences dans l'espace public dont 47% des violences sexuelles ( 32% chez les cis ).

" Dans la famille comme dans l'espace public, les violences verbales et psychologiques sont omniprésentes : on peut penser que ces formes moins physiques de violence tiennent une place majeure dans la vie des trans et font des espaces privés comme publics des espaces hostiles ", regrettent les sociologues. 

mercredi, septembre 16, 2020

UK : Le rugbyman anglais Levi Davis fait son coming out bisexuel !

À 22 ans, Levi Davis a voulu parler ouvertement de sa bisexualité. Il est le premier joueur du Royaume-Uni à faire son coming out au début de sa carrière.

C'est le premier joueur professionnel britannique à faire son coming out. À tout juste 22 ans, Levi Davis a souhaité parler de sa bisexualité dans une interview au Mail on Sunday. Il raconte l'avoir annoncé à son équipe sur un coup de tête. " Jusqu'alors, je le gardais caché, mais je ne pouvais plus tenir le secret. Je devais leur dire, à tous et pas seulement à quelques uns. Je ne voulais pas que ça finisse en téléphone arabe ", témoigne le sportif.

Salut les gars : " Salut les gars, je voulais simplement vous dire quelque chose qui me bouffe de l'intérieur depuis quatre ans désormais. Je voudrais être franc et honnête avec vous, en tant qu'ami et coéquipier. Je suis bisexuel et c'est quelque chose que je sais depuis que j'ai 18 ans ", écrit-il sur la discussion WhatsApp de l'équipe de Bath. L'ailier ajoute en rigolant " je n'ai flashé sur aucun d'entre-vous... tout va bien ". Ses camarades de jeux l'ont encouragé. " Ensuite, ils ont commencé à blaguer amicalement. S'ils avaient été trop tendres, je me serais inquiété. Après tout, je suis un joueur de rugby ! ", raconte-t-il.

Le jeune joueur a fait une apparition dans X-factor avec un groupe de rugbymen Try Star. Il admet avoir gardé le silence " parce que je ressentais un sentiment de honte, comme si je n'étais pas normal ". Alors, il a " surcompensé " en multipliant les conquêtes féminines. " J'avais besoin d'être cet homme macho, que je suis encore, mais d'être dans le placard renforçait ce trait chez moi ", reconnaît-il. La situation l'a conduit à boire beaucoup, au point de mettre en cause ses exploits sportifs.

Je peux marcher dans la rue en prenant la main de la personne que j'aime : L'ancien international veut servir d'exemple pour les dizaines de joueurs, qui, comme lui, doivent cacher qui ils sont. C'est pourquoi il a voulu parler publiquement de sa bisexualité. " Heureusement, on peut parler plus ouvertement. J'aimerais que chacun ressente qu'il peut être qui il est et que c'est Ok pour tout le monde. Cacher qui vous êtes peut vous tuer, d'ailleurs, des gens en meurent ", confie-t-il à l'hebdomadaire britannique.

" Je ne sais pas ce qu'il va se passer mais à partir de maintenant, je peux marcher dans la rue en prenant la main de la personne que j'aime ", se félicite-t-il. Il conseille aux autres joueurs dans le placard de " déchirer le voile. Je me sens tellement libre désormais. Je suis très heureux que ce soit dit et que je peux enfin être moi-même". Avant lui, Gareth Thomas avait fait son coming out homo en 2009 alors qu'il venait d'arrêter sa carrière.

vendredi, mars 06, 2020

Société : Pourquoi les hommes gays et bis sont aussi stressés !

Une étude américaine montre que les effets de compétition et d’exclusion dans la communauté gay génèrent du stress chez les hommes gays et bisexuels.

L’ostracisation a un impact sur la santé mentale des personnes LGBT+, mais pas seulement. D’après une étude publiée en janvier dans le Journal of Personality and Social Psychology, revue scientifique mensuelle américaine, la persistance des problèmes de santé mentale parmi les hommes homosexuels et bisexuels, malgré l’avancée de l’égalité des droits, s’expliquerait notamment par la focalisation sur le statut social, l’esprit de compétition et le racisme au sein même de la communauté gay.

On le sait, le taux de suicide chez les personnes LGBT+ est supérieur au reste de la population ; quatre fois supérieur par exemple en ce qui concerne les gays et les lesbiennes. La population LGBT+ est aussi deux fois plus susceptible de traverser des dépressions et d’avoir un usage abusif des drogues. Mais l’étude menée pendant cinq ans sous la direction de John Pachankis, professeur associé en santé publique et psychiatrie à l’université Yale, met au jour des effets spécifiques chez les hommes attirés par d’autres hommes.

Instagram et Grindr en cause : S’appuyant sur cinq études psychologiques, dont quatre expérimentations conduites auprès de neuf groupes d’hommes gays et bisexuels, ce travail montre que le stress ressenti par ces hommes s’explique par " la préoccupation de leur communauté pour le sexe, le statut social et la compétition, ainsi que le racisme dans leurs rangs ", mais aussi par une " santé mentale incomprise, notamment chez eux qui se situent en dessous des standards gays ", résumait The Guardian dans un article paru samedi 29 février.

John Pachankis explique aussi que des facteurs tels que le physique, la " race " mais aussi le niveau de revenus étaient exacerbés par des réseaux sociaux comme Instagram et des applis comme Grindr et Scruff, générant ainsi des effets de comparaison, de frustration et donc de l’anxiété.

Cette étude fait déjà des émules. En effet, une autre étude, à paraître prochainement dans la revue médicale britannique Annals of Behavioral Medicine, s’inspire du travail de Pachankis pour montrer que ce rejet entre hommes gays ou bis encouragerait les pratiques sexuelles à risque.

mardi, janvier 28, 2020

Sport : Des athlètes refusent de serrer la main de ce champion de taekwondo car il est bi !

Un champion de taekwondo irlandais raconte comme le regard des gens a changé depuis son coming out. Et comment certains de ses concurrents refusent de lui serrer la main...

Dans tous les sports, il y a des LGBTphobies. C’est ce que montre une nouvelle fois cette anecdote, racontée par un champion irlandais de de taekwondo, Jack Woolley...  Ce dernier a fait son coming out bisexuel en 2016, à seulement 17 ans, dans une série documentaire sur les sélections pour les JO de Rio. Quatre ans plus tard, il est devenu le premier Irlandais à se qualifier pour les Jeux Olympiques en taekwondo. Il fera donc partie de la délégation irlandaise à Tokyo, à l’été 2020.

Mais depuis son coming out, plusieurs athlètes auraient refusé de lui serrer la main, à la fin des combats, comme le veut la tradition. " Plusieurs de mes concurrents ne veulent pas me serrer la main, a-t-il expliqué dans une interview à Extra.ie. Mais d’autres l’ont fait cela dit. Plusieurs des meilleurs combattants du monde sont venus me serrer la main après ma médaille d’argent au Championnat d’Europe. C’était appréciable ".

Jack, athlète gay : Mais Woolley se veut rassurant. " La plupart des gens se moquent de mon orientation sexuelle ", assure-t-il. Et il ne veut pas être labellisé comme " l’athlète gay ". Il regrette même parfois d’avoir fait son coming out publiquement. " J’aimerais ne jamais l’avoir dit. Je n’aime toujours pas cette étiquette. Les gens mettent tout le monde dans des cases aujourd’hui ". Et il refuse de devenir comme le rugbyman Gareth Thomas, ou le plongeur Tom Daley, trop identifiés selon lui par leur orientation sexuelle : " Je veux être le premier médaillé olympique irlandais dans mon sport, pas Jack, l’athlète gay ".

Toutefois, il est prêt à assumer d’être une inspiration pour des sportifs plus jeunes. " Si quelqu’un a besoin de me parler de ce qu’il traverse, il peut. Mais je n’ai pas envie de balancer ma sexualité à la figure des gens. Parce qu’ils attendent beaucoup de vous une fois qu’ils vous mettent dans cette case. On dit de moi que je suis flamboyant ou je ne sais pas quoi, mais la vérité, c’est que mon métier, c’est frapper des gens ". Effectivement, rien de très flamboyant là dedans...

dimanche, janvier 19, 2020

Sexe : Deux fois plus d'adultes vivent des expériences homosexuelles !

Le nombre d'adultes ayant vécu au moins une expérience homosexuelle a doublé depuis les années 1990.

Une étude publiée dans la revue Archives of Sexual Behavior indique que le pourcentage d'adultes qui ont eu des rapports sexuels avec des personnes du même sexe a doublé depuis les années 1990. Elle révèle également que l'acceptation de la sexualité homosexuelle a augmenté parmi toutes les générations, les Millennials étant les plus réceptifs.

Jean Twenge, professeur de psychologie à la San Diego State University et auteur de Generation Me, ainsi que ses collègues Ryne Sherman de la Florida Atlantic University et Brooke Wells, de la Widener University, ont analysé les données d’une enquête nationale réalisée auprès de 30 000 adultes. Les questions portaient sur les attitudes à l'égard du comportement sexuel homosexuel depuis 1973 et sur les partenaires sexuels rencontrés depuis 1989.

Le pourcentage d'adultes déclarant avoir eu des rapports sexuels avec des hommes et des femmes est passé de 3,1% à 7,7%.

Entre 1990 et 2014, le pourcentage d'hommes ayant déclaré avoir eu des rapports sexuels avec au moins un homme est passé de 4,5% à 8,2%. Le nombre de femmes ayant déclaré avoir eu des rapports sexuels avec au moins une femme est passé de 3,6 % à 8,7%. Le pourcentage d'adultes déclarant avoir eu des rapports sexuels avec des hommes et des femmes est passé de 3,1% à 7,7%.

Parmi les Millennials ( les adultes âgés de 18 à 29 ans en 2010 ) 7,5% des hommes et 12,2% des femmes ont déclaré avoir déjà vécu une expérience homosexuelle.

Source

lundi, août 05, 2019

Sexe : Comment savoir si l'on est bi ( et l'accepter ) ?

Les personnes bi sont souvent sujettes à de nombreux préjugés et subissent de la discrimination. Il est encore plus difficile pour elles d'accepter et de comprendre leur attirance possible vers les deux sexes. Comment savoir si l'on est concerné et mieux vivre avec ? On fait le point.

En décembre dernier, l'Ined a publié une étude permettant de mieux cerner le profil des personnes bisexuelles. Pour les chiffres, les femmes seraient plus nombreuses à se déclarer bisexuelles que les hommes. Sur les 27 268 personnes interrogées, 135 femmes se sont définies bisexuelles, contre 94 du côté des hommes. Toutefois, il est à noter que sur les personnes interrogées, un grand nombre d'entre elles ont avoué être parfois attirées par des personnes du même sexe mais sans impact sur leur vie sexuelle ou amoureuse. 65% des femmes et 45% des hommes qui se sont dits attirés par les deux sexes se disent pourtant hétérosexuels.

Etre bi, d'où ça vient ?

Pour rappel, notre orientation sexuelle n'est ni une lubie, ni une mode, ne provient pas non plus d'un manque affectif perçu à la naissance, ce n'est pas non plus génétique, non, c'est déterminé dès notre naissance. Certaines personnes naissent avec une prédisposition à être attirées par des hommes, d'autres des femmes, et pour certains, les deux. D'après l'étude de l'Ined, ce serait autour de la trentaine que les femmes assumeraient cette partie d'elles-mêmes, quant aux hommes ce serait plutôt vers la quarantaine. Dans les deux cas, les concernés le savent depuis leur adolescence voire presque depuis toujours, mais ont eu du mal à accepter ce que la société considère comme une différence.

En quoi cela consiste ?

Etre bisexuel(lle), c'est ne pas prendre en considération le sexe et le genre de la personne. C'est aussi la possibilité d'aimer l'Humain pour ce qu'il est, et de tomber amoureux d'une personne peu importe le sexe qu'on lui a donné à la naissance. Toutefois, dans un contexte actuel où l'homosexualité subit de nombreux clichés, les personnes bi préfèrent parfois se cacher et renier cette part d'eux-même qui peut " leur faire défaut ". L'attirance vers un sexe ou vers un autre peut varier entre plusieurs périodes. Il est aussi bien sûr possible d'être attiré par un homme et par une femme en même temps.

Comment savoir si l'on est concerné ?

Si vous êtes bi, au fond, vous le savez. Vous le savez lorsque vous tombez sous le charme d'une personne ( peu importe son sexe ), lorsque vous vous imaginez des scènes coquines avec elle. Les pornos que vous regardez peuvent aussi déterminer vos préférences sexuelles. Si un couple mixte ou un couple gay vous fait autant d'effet, il est possible que vous soyez attiré par les deux sexes. Certaines personnes ont des préférences pour un sexe, d'autres non. Il n'y a pas de règles. Bien évidemment, on peut regarder du porno gay par curiosité sans avoir pour autant envie de faire l'amour ou de sortir avec une femme. Ou il est aussi possible de coucher avec une nana sans pour autant être bi. Il faut différencier la curiosité à la bisexualité. La découverte à l'orientation sexuelle qui nous définit.

Comment l'accepter et bien vivre avec sa bisexualité ?

Si nous pouvons vous donner un seul et unique conseil qui peut paraître facile à dire : assumez-le. N'ayez pas peur de chambouler votre vie ou celle de votre entourage car votre épanouissement personnel compte bien plus que l'avis des gens. Certaines personnes vivent dans le déni toute leur vie et ne sont pas heureuses et en phase avec elles-mêmes. Quelle tristesse ! L'importance dans la vie, c'est de trouver la clé de son propre bonheur, non ?

lundi, juin 24, 2019

TV : Les séries ont clairement un problème avec les personnages bisexuels !

Rares dans les séries, les personnages bisexuels sont (en plus) souvent mal représentés. Entre clichés et homophobie, quels sont les poncifs dont les scénaristes feraient mieux de se débarrasser une bonne fois pour toutes ?

Mais où sont les bisexuels dans les séries ? Alors que les personnages lesbiens et gays sont de plus en plus présents, les bis manquent toujours à l’appel. Cette invisibilisation est une histoire de " méconnaissance " pour Hélène Breda, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 13. " C’est simplement le reflet de la société actuelle. Beaucoup de gens ne croient pas à la bisexualité ". Et quand on voit la manière dont les bisexuels sont représentés dans les séries, ça ne risque pas de changer tout de suite.

La bisexualité est une phase d’exploration : Premier cliché concernant la bisexualité, c’est un " truc à tenter une fois dans sa vie ". " Beaucoup de séries présentent la bisexualité comme une phase d’exploration " selon Hélène Breda. En effet, dans la catégorie " la bisexualité ça va cinq minutes " : on peut citer la série Newport Beach. Dans la saison 2, Alex, bisexuelle, séduit Marissa. Mais elle quitte Orange County et Marissa retourne bien gentiment à son hétérosexualité. Son attirance pour les femmes n’est plus jamais abordée par la suite. Sa bisexualité momentanée n’a pas vraiment plu aux producteurs de la série qui y ont mis le holà.

Même cas de figure du côté british dans la série Mistresses. Jessica doit organiser le mariage d’Alex, mais les deux femmes entament une relation. Alex finit par se marier et les deux femmes se séparent. Surprise, surprise (non) : au début de la saison 2, on retrouve Jessica mariée à un homme. Sans un seul commentaire sur sa bisexualité.

Alors, certes, on ne choisit pas de qui on tombe amoureux. Aucune orientation sexuelle n’est gravée dans le marbre. Mais la bisexualité est si peu représentée qu’il serait peut-être judicieux d’orienter les intrigues autour des questionnements des personnages ou de les faire revendiquer plus souvent cet aspect de leur sexualité.

Une étape avant d’assumer son homosexualité : " Les bisexuels se mentent à eux-mêmes " chantait Phoebe dans Friends. Exemple parfait d’un des écueils dans lequel les séries ne cessent de tomber. Dans les séries, la bisexualité est une lubie. Un sas de décompression : on y entre hétéro et on en ressort homo. Willow, dans la série Buffy, en est un bon exemple pour Hélène Breda : " Elle ne se dit jamais bi. Au départ elle sort avec Oz, un garçon. Mais se dit gay quand elle rencontre Tara. Tout cela participe à l’invisibilisation des bies ". Les personnages sont hétéros et passent par une phase trouble avant de se reconnaître homos.

Finalement, certains personnages de série ont aussi été collés un peu vite dans la case " homos ". Pour Hélène Breda, c’est le cas d’un des personnages de la série Friends. " Carol, l’ex-femme de Ross a beaucoup fait pour la visibilité lesbienne à l’époque. Mais si on regarde bien, elle est bi ". Mariée à Ross pendant des années, elle le quitte pour une femme avant le début de la série.

Mais plusieurs blagues ont attiré l’attention de certains fans. Notamment ce flash-back. Ross rentre de l’université pour Thanksgiving et parle de sa nouvelle petite amie, Carol. " Elle joue dans l’équipe de crosse et dans l’équipe de golf. Vous arrivez à le croire ? Elle joue pour les deux équipes ".

Un atout commercial : " L’orientation sexuelle devient vite un accessoire narratif quand il s’agit d’un personnage LGBT+ " explique Hélène Breda. Coming out tragique, personnage queer qui meurt brutalement… Les héros bisexuels n’échappent pas aux clichés qui s’abattent sur les gays et les lesbiennes.

" La série The 100, a été accusée de queerbating par ses fans. Elle a utilisé la relation de Clarke (bisexuelle) et Lexa (lesbienne) pour attirer les spectateurs LGBT+. Sauf que Lexa est tuée violemment très peu de temps après le début de leur idylle ". Les fans n’ont pas apprécié l’entourloupe. D’autant plus que beaucoup d’amateurs de séries se plaignent du phénomène " bury your gays ", littéralement " enterre tes gays ". Un trope récurent dans les séries qui consiste à faire mourir prématurément un personnage LGBT+ pour donner un nouveau rebondissement au scénario.

Autre exemple : la série Desperate Housewives. Au milieu des mères au foyer complètement barges de Wisteria Lane et entre deux cakes aux olives et un crash d’avion, les scénaristes se sont dit que la série manquait d’un personnage bisexuel.

C’est ainsi que Katherine rencontre Robin, ancienne strip-teaseuse qui vit chez Susan. Les deux femmes vivent une parfaite idylle. À tel point qu’elle s’envolent pour Paris main dans la main. C’est là que les choses se gâtent du côté des scénaristes. À son retour, Katherine apprend à ses amies qu’elle a " décidé qu’elle n’était plus intéressée par les femmes ". Normal. Tout le monde sait que l’orientation sexuelle est un choix.

La bisexualité comme accessoire narratif : La bisexualité est également utilisée comme un ressort narratif pour montrer deux facettes d’un personnage ". Pour souligner les moments de transgression ". selon Hélène Breda. " Au début de la série Orange is The New Black, le personnage de Piper, est fiancée à un homme. Elle vit une vie proprette et bien rangée. Les moments où elle est avec des femmes correspondent à ses moments de " rébellion ". " Sa première expérience avec une femme la mène d’ailleurs à vivre une vie de criminelle. Ce sont les effets de cette relation qui vont la mener en prison.

Dans la série Killing Eve, le personnage de Villanelle est une immense psychopathe. Et sa bisexualité ne vient que renforcer son côté dérangé. Pour Hélène Breda, " il y a également une certaine forme de pathologisation de la bisexualité. Cette sexualité renverrait à une forme d’instabilité ". Tout ce qui ne cocherait pas la case hétérosexualité ou homosexualité serait un révélateur de déséquilibre mental.

Et les hommes bis dans tout ça : Si dans les séries, les femmes bisexuelles sont rares, les hommes bis se comptent sur les doigts d’une main. Et leur présentation est souvent bourrée de clichés. En première place, la figure de " l’homo refoulé ". Celui qui a des aventures cachées avec des hommes puis retourne auprès de sa femme et de ses enfants. Sur la seconde marche du podium du cliché simpliste : le " coming-out tardif ". Sol et Robert dans la série Grace and Frankie sont de bons exemples. Les deux hommes ont passé toute leur vie avec leur femme avant de leur révéler qu’ils entretiennent une relation extra-conjugale ensemble depuis des années. Un des deux a même à nouveau une aventure avec son ex-femme à un moment de la série. Pourtant, aucun n’est présenté comme bisexuel.

Alors, pourquoi les femmes sont-elles beaucoup plus présentes que les hommes ? Pour Hélène Breda, c’est parce que " deux femmes ensemble sont considérées comme un objet de désir pour le fantasme masculin. Alors qu’un homme bisexuel fait écho à des peurs masculines de perte de virilité ". Dans une série, on est soit hétéro, soit homo. Tout trouble dans l’orientation sexuelle d’un personnage est effrayant. " Les hommes qui couchent avec des femmes doivent, dans la représentation sociale des choses, avoir un côté viril. Ce qu’il sont supposés perdre en couchant aussi avec des hommes ". regrette la chercheuse. On peut toutefois donner un bon point au personnage d’Oberyn dans Game of Thrones, qui ne tombe dans aucun de ces clichés, bien que les autres personnages le considèrent déviant.

Un peu d’espoir : Une meilleure représentation est pourtant possible. La série Crazy Ex-Girlfriend met par exemple en avant le personnage de Darryl, ouvertement bi. Il entend d’ailleurs démystifier la bisexualité, notamment à travers une chanson qui résume très bien les problèmes de représentation qui pèsent sur les bis.

Autre personnage bi qui devrait faire figure d’exemple : Rosa Diaz dans Brooklyn Nine-Nine. Fait rare dans une série, le personnage fait son coming-out. " Elle prononce les mots " je suis bi " et son coming-out se passe bien. C’est très important ". explique Hélène Breda.

Pour la chercheuse, l’espoir est permis. " Les mentalités évoluent. Et la fiction va dans ce sens aussi. Elle peut aussi participer à faire accepter la bisexualité par tous. On peut espérer que les choses vont changer. Mais le problème est loin d’être résolu ".

lundi, mai 20, 2019

Music : Quand Duncan Laurence, gagnant de l'Eurovision, revendique sa bisexualité !

Duncan Laurence, le représentant des Pays-Bas à l’Eurovision, était le candidat préféré des bookmakers. C’est aussi un jeune chanteur ouvertement bisexuel, comme il avait tenu à le rappeler lors d’une conférence de presse en marge du concours à Tel Aviv.

Bilal Hassani n'a donc pas été le seul candidat à porter haut les couleurs de la communauté LGBT+ lors de la finale de l’Eurovision 2019 ! Duncan Laurence, le candidat représentant les Pays Bas, a tenu à rappeler publiquement sa bisexualité.

Interrogé par un journaliste qui lui demandait ce que cela signifiait pour lui d’avoir permis aux Pays Bas d’accéder à la finale du concours de chanson, le candidat s’est fendu d’un joli discours sur les valeurs qu’il entend incarner :

" Ce que cela signifie pour moi personnellement ? Avant que tout cela ne commence, j’étais un auteur-compositeur qui écrivait des chansons dans sa chambre. Et cette chance qui m’est faite est l’occasion de me présenter en tant qu’artiste, mais aussi en tant qu’être humain. Pour défendre ce en quoi je crois ".

Et le chanteur d’ajouter : " Je suis plus qu’un simple artiste, je suis une personne, je suis un être humain, je suis bisexuel, je suis un musicien, je représente quelque chose. Je suis fier d’avoir la chance de montrer ce que je suis, qui je suis ".

Chouchou des bookmakers : Ce n’est pas réellement un coming out comme l’avance pourtant nos confrères de Gay Times, puisque le chanteur avait déjà évoqué son orientation sexuelle, il y a quelques mois via son compte instagram. Mais cette belle déclaration vient palier (un peu) le manque de visibilité bisexuelle. Duncan Laurence, de son vrai nom Duncan de Moor, a 25 ans. Le jeune homme est un ancien candidat de l’émission " The Voice " dans son pays. Sa chanson " Arcade ", jolie ballade electro-pop, a donc aussi été le titre préféré des téléspectateurs en gagnant la compétition.

Dans son très beau clip, qui comptabilise déjà près de 10 millions de vues sur Youtube, le chanteur néerlandais nage entièrement nu dans un liquide étrange, presque amniotique. 

mardi, août 07, 2018

Politique : Le ministre danois Tommy Ahlers fait son coming-out bisexuel !

Tommy Ahlers, ministre danois de l’Enseignement supérieur et de la recherche, vient de faire publiquement son coming-out bisexuel.

Tommy Ahlers était interviewé par le magazine danois Euroman le 31 juillet. Ministre du gouvernement libéral de gauche de Lars Løkke Rasmussen depuis le 2 mai dernier, l’homme de 42 ans a évoqué son orientation sexuelle : " Je sens que ça doit sortir une fois pour toutes. C’est une question de transparence. Je ne veux pas que les gens s’imaginent que j’ai quelque chose à cacher ", a confié Tommy Ahlers.

Marié à une femme jusqu’en 2012, et père de deux enfants issus de cette union, le ministre explique vouloir faire taire les différents bruits qui courent à son sujet : " Quand les gens me disent qu’ils ont eu vent d’une rumeur, je leur explique que non, ce n’est pas une rumeur. Tout est vrai. Mais la vérité, c’est aussi que j’en suis arrivé à la conclusion que je suis à la fois attiré par les hommes et par les femmes ".

Suite à son divorce, Tommy Ahlers n’est sorti, pendant quatre ans, qu’avec des hommes. " J’ai alors cru n’être plus exclusivement attiré que par eux ", confie-t-il. " Mais les femmes m’ont de nouveau fait de l’effet, tout comme je l’ai ressenti en rencontrant la mère de mes enfants. En rencontrant différentes femmes, je me suis dit qu’elles étaient tout aussi intéressantes et merveilleuses ". Depuis l’été dernier, le ministre est en couple avec une femme. Si ce n’est qu’aujourd’hui que Tommy Ahlers décide d’annoncer publiquement sa bisexualité, il confie que tout son entourage était au courant : " Cela n’a jamais été un secret ", continue-t-il.

Son coming-out survient quelques mois après celui, en France, de Mounir Mahjoubi. Le 17 mai dernier, le Secrétaire d’État en charge des questions numériques dénonçait l’homophobie dans un tweet… en expliquant qu’elle le touchait aussi personnellement. 

Quelques mois plus tard, il posait fièrement avec son compagnon, Mickaël, dans le magazine Paris Match. Les coming-out des personnalités politiques sont importants, et tendent à donner plus de visibilité à la communauté LGBT+ dans l’espace public. A quand d’autres en France ?

mercredi, mars 08, 2017

People : Olivier Minne assume pleinement sa bisexualité !

Olivier Minne ne cache rien à ses fidèles téléspectateurs. Même quand il s’agit de sa vie privée. C’est donc avec beaucoup de franchise qu’Olivier Minne a dévoilé sa bisexualité en août 2014 sur RMC. Depuis, l’animateur de " Fort Boyard " évoque le sujet, sans filtre. " L'homme est un concept " vous donne quelques précisions.

Olivier Minne est très apprécié du public. Depuis treize ans maintenant, il anime " Fort Boyard " sur France 2. Et remporte un franc succès auprès des téléspectateurs. Visiblement, Olivier Minne souhaite découvrir de nouveaux horizons. Il est aujourd’hui au casting de " Danse avec les stars 7 ". Avec sa partenaire, Katrina Patchett, Olivier Minne a livré une prestation exceptionnelle, samedi dernier lors du premier prime de DALS 7. A la fin de son passage sur le plancher de l’émission, il n’a pu contenir ses larmes, soulagé d’avoir été au bout malgré une sérieuse blessure.

" Choqué " par le débat sur le Mariage pour tous : Côté vie privée, Olivier Minne a toujours tenu à rester discret. Aux dernières nouvelles, l’animateur de France Télévisions serait célibataire et s’est récemment prononcé sur son orientation sexuelle. Invité dans l’émission " Les Grandes Gueules " sur RMC, Olivier Minne s’était défini comme " hétéromosexuel ". En utilisant un langage plus courant, Olivier Minne est donc bisexuel. Depuis cette révélation, faite au micro de RMC en août 2014, il n’hésite pas à donner son avis sur certains sujets de société. Pour " L'homme est un concept ", il s’était dit " choqué " par le débat sur le mariage pour tous. 

" Comment peut-on envisager qu’au 21ème siècle, on puisse tenir encore certains des propos qui ont été tenus lors de ce débat ? C’était inenvisageable pour moi d’entendre ça en France ", avait-il dit en mai dernier, trois ans après l’adoption de la loi sur le " Mariage pour tous ".

dimanche, février 26, 2017

Science : La bisexualité (aussi) se voit dans le cerveau !

Chez les hommes à tout le moins, les schémas d'activité cérébrale semblent bien cohérents avec leur orientation sexuelle.

Encore pire que l'homosexualité féminine, la bisexualité est le parent pauvre des recherches scientifiques explorant la biologie de nos orientations sexuelles. Publiée le 1er février, une étude rééquilibre quelque peu la balance et nous montre que les bisexuels (hommes, on ne peut pas tout avoir) semblent bien manifester une activité cérébrale spécifique, distincte de leurs congénères " monosexuels " –c'est-à-dire homo– et hétérosexuels.

Mené par une équipe de psychiatres, psychologues et neurologues allemands et américains, dirigés par Adam Safron de l'université Northwestern, ce travail aura rassemblé 26 hétérosexuels, 25 homosexuels et 28 bisexuels recrutés sur Craigslist. Un échantillon pouvant sembler faible, mais qui, par rapport à la norme des recherches en neuro-imagerie, penche en réalité du côté des bien fournis. Ce qui ne l'immunise pas contre le " biais de la loi des petits nombres " chère à Kahneman et Tversky et contre des effets modestes en taille, mais conséquents en significativité, passés totalement inaperçus. Des limites que les chercheurs sont, évidemment, les premiers à souligner et à vouloir un jour dépasser.

Vidéos sexuellement explicites : Pour participer à l'étude, les volontaires bisexuels devaient avoir au moins eu deux partenaires sexuels et un partenaire amoureux (dans le cadre d'une relation supérieure ou égale à trois mois) de chaque sexe (sans qu'aucun justificatif ne soit pour autant exigé). Ensuite, par le biais de questionnaires, l'orientation sexuelle des participants était évaluée selon une échelle de Kinsey légèrement retoquée et allant de 0 (exclusivement hétéro) à 6 (exclusivement homo). En moyenne, les individus qui s'étaient identifiés comme hétérosexuels se situaient à 0.4, les bisexuels à 3.2 et les homosexuels à 5.7 –en d'autres termes, rien que de plus " normal ".

Par ailleurs, les individus étaient âgés de 25 à 50 ans, avec une moyenne de 32,3 ans pour les hétérosexuels, 37,5 pour les bisexuels et 33,2 pour les homosexuels. Enfin, l'échantillon était ethniquement assez divers, vu qu'il comprenait 60,76% de Caucasiens, 10,13% d'Hispaniques, 12,66% d'Afro-Américains, 6,33% d'Asio-Américains et 10,13% d'individus se déclarant d'origines multiples.

Dans l'expérience en tant que telle, les participants devaient regarder des images et des vidéos sexuellement explicites, comportant des hommes ou des femmes nus agissant selon diverses configurations –hommes, femmes ou hommes et femmes ensemble–, tandis que les chercheurs surveillaient l'activité de leur cerveau par IRM.

Toujours un sexe de préférence : Les résultats –détaillés comme il se doit dans l'étude en libre d'accès– montrent que les schémas d'activité cérébrale sont bien caractéristiques des trois types d'orientation sexuelle. Des différences notamment saillantes dans le striatum ventral, une zone que l'on sait (surprise) associée à l'expérience érotique et à la gratification, qu'elle soit ou non sexuelle.

Une nouvelle qui n'en est pas vraiment une concernant les homosexuels et les hétérosexuels, mais qui relève d'une petite découverte pour les bisexuels, vu que cette étude est la première à établir des corrélats neuronaux cohérents avec leur orientation. En résumé, l'activité de leur cerveau sexuellement excité se montre beaucoup moins discriminante que celle des homos et des hétéros, même si les chercheurs remarquent combien les bisexuels semblent toujours garder un sexe de prédilection, qui les émoustille davantage que l'autre.

À l'avenir, Safron et ses collègues voudraient reproduire ces expériences de manière longitudinale, pour voir quand ces schémas d'activité commencent à se manifester chez les individus et si, en tendance, ils évoluent au cours de la vie ou demeurent stables. Un projet qui n'est pas sans obstacles éthiques, vu qu'il impliquerait de montrer des images érotiques à des enfants. Ou qui exigerait de trouver des astuces méthodologiques pour faire sans.

vendredi, novembre 04, 2016

People : Olivier Minne assume pleinement sa bisexualité !

Olivier Minne ne cache rien à ses fidèles téléspectateurs. Même quand il s’agit de sa vie privée. C’est donc avec beaucoup de franchise qu’Olivier Minne a dévoilé sa bisexualité en août 2014 sur RMC. Depuis, l’animateur de " Fort Boyard " évoque le sujet, sans filtre.
Olivier Minne est très apprécié du public. Depuis treize ans maintenant, il anime " Fort Boyard " sur France 2. Et remporte un franc succès auprès des téléspectateurs. Visiblement, Olivier Minne souhaite découvrir de nouveaux horizons. Il était au casting de " Danse avec les stars 7 ". Avec sa partenaire, Katrina Patchett, Olivier Minne a livré une prestation exceptionnelle, lors du premier prime de DALS 7. A la fin de son passage sur le plancher de l’émission, il n’a pu contenir ses larmes, soulagé d’avoir été au bout malgré une sérieuse blessure.

Choqué par le débat sur le Mariage pour tous : Côté vie privée, Olivier Minne a toujours tenu à rester discret. Aux dernières nouvelles, l’animateur de France Télévisions serait célibataire et s’est récemment prononcé sur son orientation sexuelle. Invité dans l’émission " Les Grandes Gueules " sur RMC, Olivier Minne s’était défini comme " hétéromosexuel ". En utilisant un langage plus courant, Olivier Minne est donc bisexuel. Depuis cette révélation, faite au micro de RMC en août 2014, il n’hésite pas à donner son avis sur certains sujets de société. Pour " L'homme est un concept ", il s’était dit " choqué " par le débat sur le mariage pour tous. " Comment peut-on envisager qu’au 21ème siècle, on puisse tenir encore certains des propos qui ont été tenus lors de ce débat ? C’était inenvisageable pour moi d’entendre ça en France", avait-il dit en mai dernier, trois ans après l’adoption de la loi sur le " Mariage pour tous ".

jeudi, octobre 06, 2016

Société : Comment la pop culture perpétue les clichés sur les bisexuels !

Il est grand temps que ça change... C’est la Journée internationale de la bivisibilité. Ce qui veut dire que certains de vos amis bisexuels sortiront du bois aujourd’hui. Ça peut faire peur, autant de bisexuels réunis, mais n’ayez crainte, ils ne mordent pas. Sauf si vous les insultez.

Malheureusement, de nos jours, aimer les femmes et les hommes reste un tabou, ce qui est bizarre, parce que tout le monde est assez intelligent pour se rendre compte que des personnes des deux sexes sont désirables pour qui le ressent.

On peut même se demander si les bisexuels ne sont pas encore plus stigmatisés par notre société que les gays et les lesbiennes. Dur de trouver à la télévision ou dans les films un exemple de personnage bisexuel qui ne soit ni psychopathe, ni dans une utilisation rebelle de sa sexualité. Ce qui est ridicule, admettons-le.

On en est encore aux stéréotypes qui dépeignent les bi comme des personnes à l’esprit confus, ou traversant une phase.

C’est juste une " phase " : La pop culture tombe sans cesse dans le piège de présenter la bisexualité comme une phase ou une lubie qui passera avec le temps, une fois la bonne personne trouvée. Marissa dans Newport Beach, Adrianna dans 90210, Willow dans Buffy et Alyssa dans Chasing Amy sont présentées comme des personnages hétéros avant de " devenir " gay. Elles ne font pas le choix d’être bisexuelles et passent d’une sexualité à l’autre comme si on appuyait sur un interrupteur.

Même des personnages plus progressistes reproduisent ce cliché. Phoebe de Friends n’était pas au max quand elle chantait que les " bisexuels se mentent à eux-mêmes " pendant que ses amis tournaient la tête.

Mais cette manière de représenter le passage d’une sexualité à une autre comme un changement brutal a des conséquences dans la vraie vie. Cara Delevingne et Lindsey Lohan ont été accusées d’être dans une phase. C’est un combat que doivent affronter chaque jour les bisexuels dans le monde entier.

Vous avez plus de chances d’être un chien : D’autres productions dépeignent les personnages bisexuels comme des chaudards qui trompent leurs copains/copines pour aller de l’autre côté.Le stéréotype selon lequel les bisexuels aiment tout le monde parce qu’ils ont des relations avec des personnes des deux sexes est vraiment ridicule. Ils sont tout aussi compliqués et exigeants que la plupart des gens. 

Le rapport du GLAAD 2013-2014 sur la représentation des personnages LGBT a montré que seuls deux personnages bisexuels étaient des hommes. Et les seuls exemples de bisexualité masculine à la télé auxquels on pense sont Game of Thrones et House of Cards. Et même là, c’est pas très réaliste. le Prince Oberyn Martell est un déviant, et la bisexualité de Frank Underwood n’est que suggérée. 

Ce manque de personnages masculins bisexuels est dommageable. En ne montrant que des femmes bi, les séries instillent l’idée qu’il est plus acceptable d’être bisexuel pour une femme que pour un homme. C’est OK pour les femmes et pour les hommes, c’est dégoûtant ? 

Mort aux stéréotypes sur les bi : Juger les gens en fonction de leur sexualité, c’est mal, c’est idiot et pendant longtemps ça a permis de ne pas leur laisser la parole. Il est temps que les représentations des bisexuels reflètent la vraie vie. La pop culture a le pouvoir de rendre cette sexualité acceptable.

dimanche, août 07, 2016

Sexe : Je suis bisexuel, et alors ?

La bisexualité est encore difficilement comprise. Pour beaucoup de personnes, soit on est homosexuel, soit on est hétérosexuel. Que l’on puisse être attiré autant par les hommes que par les femmes interroge toujours un peu. Pourtant, plusieurs études ont démontré que l’on est tous bisexuels, à des degrés différents et qu’on l’admette ou non. Comment définir la bisexualité ? Comment se faire accepter en tant que bisexuel ?

Quelle est la définition " lambda " de la bisexualité ?

Dans le Larousse, la bisexualité est définie simplement ainsi : " Pratiques sexuelles aussi bien avec des partenaires de même sexe que de sexe différent ". En effet, les bisexuels sont tout autant attirés par les hommes que par les femmes. Que cela soit sentimentalement ou sexuellement.

Le mot " bisexualité " n’est apparu qu’au début du XXe siècle, mais la bisexualité existe depuis beaucoup plus longtemps. Plusieurs espèces animales sont d’ailleurs bisexuelles, comme les dauphins et les bonobos. D’après Freud, la bisexualité est innée et serait " l’orientation sexuelle la plus naturelle de l’être humain ".

Un " entre-deux " pas toujours simple à gérer : Les homosexuels hommes ou femmes se revendiquent homosexuels, les hétérosexuels également, mais pour les bisexuels, c’est un peu plus compliqué, comme si on leur demandait constamment de choisir. Or les bisexuels ne peuvent pas choisir car lorsqu’ils tombent sous le charme d’une personne, c’est pour ce qu’elle est, et non pour son genre. Ils ne voient pas spécialement un homme ou une femme, mais une âme, et ils aiment cette âme, qu’elle soit du sexe opposé ou non.

La bisexualité est souvent plus " simple " à gérer pour les femmes car elle est souvent fantasmée par les hommes. La bisexualité pour les hommes est beaucoup plus compliquée à avouer, ils sont rapidement jugés, comme si, puisqu’ils sont des hommes, ils devaient savoir choisir.

Bisexuel ne signifie pas polygame : Une personne bisexuelle qui est en couple avec une personne du même sexe ou du sexe opposé pourra rester fidèle à celle-ci. La bisexualité ne signifie pas infidélité ou relation à trois. Si une femme est en couple avec une femme, elle ne la trompera pas pour autant avec un homme parce qu’elle aime également les hommes. La bisexualité est une liberté sexuelle et morale, mais ne se différencie pas des autres formes de couples. A part si le couple choisit d’être libre dès le départ, une personne bisexuelle amoureuse et fidèle ne sera pas plus tentée de tromper son partenaire qu’un hétérosexuel ou qu’un homosexuel. Les tentations sont les mêmes, mais la fidélité également.

Ne pas se soucier du regard des autres : Enfin, le plus important est de bien vivre sa vie sentimentale et sa sexualité ! De l’assumer et d’être totalement épanoui, qu’importent le regard et les dires des autres. Vous savez qui vous êtes, ce que vous aimez, qui vous aimez, et cela est plutôt rare dans ce monde. Beaucoup de personnes vivent frustrées, ne savent pas ce qu’elles veulent ou refoulent leurs attirances pour être considérées " normales " dans une société assez moralisatrice. Si vous êtes attirée par une femme, dites-lui. Si quelques mois plus tard vous tombez sous le charme d’un homme, foncez également ! La vie est trop courte pour se soucier de ce que peuvent penser Pierre, Paul ou Simone ! L’amour, le vrai, est également trop rare pour se soucier de quel sexe est la personne pour laquelle votre cœur a chaviré. Comme Angelina Jolie l’a si joliment dit :

" Lorsque je tombe amoureuse d’une personne, je ne tombe pas amoureuse de son sexe ou de sa couleur de peau, je tombe amoureuse de son âme ". Et même si trop peu de personnes sont capables de reconnaître l’existence d’une âme et d’une certaine profondeur dans l’union de deux êtres, vous pouvez prendre exemple sur cette femme pleine d’humanité qui, aujourd’hui, est tout de même avec Brad Pitt !

De plus, votre vie sexuelle ne regarde que vous. Il s’agit de votre corps et vous seul pouvez décider des relations que vous désirez sans que le monde entier en soit informé. Si vous assumez entièrement votre bisexualité, parlez-en autour de vous, si vous ne l’assumez pas, alors restez discret sur votre vie privée, mais ne vous interdisez rien.

vendredi, février 19, 2016

Sexe : Première enquête de grande ampleur sur la bisexualité !

SOS Homophobie, Act Up-Paris, Bi’Cause et le MAG Jeunes LGBT ont mené une enquête nationale sur la bisexualité. Partant du constat que la question était peu, si ce n’est pas du tout, traitée par les médias et que la visibilité des personnes bisexuelles était pratiquement nulle que ce soit dans la société en général ou dans le milieu LGBT en particulier, il leur a semblé urgent de collecter des données pour mieux comprendre le rapport à la bisexualité et mieux combattre la biphobie.

L’orientation sexuelle des répondants a volontairement été demandée car la bisexualité semble générer de nombreuses craintes tant chez les hétérosexuels que sur les homosexuels. Cela permettant d’affiner l’analyse de la perception de chacun. Les personnes LGBT sont-elles plus ouvertes à l’acceptation de la bisexualité que les personnes hétérosexuelles ? Le genre a également été pris en compte car tout aussi déterminant dans la perception de la bisexualité. La bisexualité masculine et la bisexualité féminine n’étant pas perçues de la même manière. L’une serait-elle plus acceptable ?

L’enquête cherche donc à donner une meilleure visibilité aux personnes bisexuelles, à questionner les gens sur leur conception de l’orientation sexuelle et du genre dans la société.

On apprend ainsi que 85% des sondés répondent que la bisexualité est une orientation sexuelle comme les autres, ce qui est plutôt rassurant bien que le détail de l’étude nuance les réponses suivant les critères précédemment cités et démontre que de nombreux clichés subsistent encore (effet de mode, libido démesurée…).


La présence connue de bisexuels dans l’entourage des répondant est également questionnée. Dans 76% des cas il s’agit d’un ami. C’est chez les lesbiennes qu’il y le plus fort taux de personnes connaissant des bisexuels (83%) alors qu’il est de 69% chez les gays et de 65% chez les hétérosexuels. Tout ceci est lié à la perception que les gays peuvent avoir des bisexuels (indécis, refoulé…) et par le manque de visibilité que ces derniers ont dans les médias. Les hétéros fréquentant moins les milieux LGBT et étant moins au courant de cette culture, leur réponse est plus facilement explicable.

Les hétéros sont les moins enclins à envisager la possibilité d’une relation avec un bi (57%) alors qu’il semble que l’orientation sexuelle soit beaucoup moins déterminante pour les lesbiennes et les gays, avec un taux respectif de 77 et 83%. Cependant, de nombreuses craintes resurgissent notamment sur la capacité à satisfaire son partenaire, sur sa fidélité…

Enfin, toute orientation et genre confondus, les répondant déclarent à 73% que les bisexuels peuvent être discriminés en raison de leur orientation.

L’enquête démontre clairement que, bien que la bisexualité soit vue comme une orientation sexuelle à part entière, elle n’en reste pas moins source de discrimination et de préjugés. Actuellement, aucune étude ne démontre que les pratiques et comportements diffèrent chez les bisexuels par rapport aux autres orientations sexuelles. Une meilleure visibilité et une sensibilisation dès le plus jeune âge est essentielle pour lutter contre la biphobie et détruire les stéréotypes dont sont encore victimes les bis.
Cet article résume brièvement les analyses et conclusions de l’enquête menée par SOS Homophobie.

Nous vous invitons à consulter leur site pour plus de détails, d’informations et d’analyses : Here/Ici 

Source

lundi, novembre 23, 2015

En savoir plus : Y a pas que le sexe dans la bi !


La bisexualité, c’est aussi une question d’amour... Une nouvelle étude révèle que la plupart des femmes –même celles qui s’identifient comme étant hétérosexuelles– sont excitées lorsqu’on leur montre des images d’autres femmes nues. Des facteurs tels que la dilatation des pupilles ont été mesurés pendant que 345 femmes regardaient des vidéos d’hommes et de femmes dévêtus. 82% des participantes –dont 74% de celles qui se présentaient comme des hétérosexuelles– ont montré des signes d’excitation devant les deux sexes. Si cette étude et ses résultats sont fascinants, la manière dont ils sont interprétés est un tantinet imprécise.


" Les femmes sont soit bisexuelles, soit gay, mais jamais hétéros ", claironne un titre du Telegraph. " La plupart des femmes sont bisexuelles ou gay mais jamais hétéros, suggère une étude ", assène un autre. Ces titres semblent être inspirés d’une déclaration de l’auteur de l’étude, Gerulf Rieger, du département de psychologie de l’université d'Essex.

Voici ce que l’on peut lire dans le Telegraph : Le Dr Rieger affirme : " Même si la majorité des femmes s’identifient comme étant hétérosexuelles, notre recherche démontre clairement qu’en ce qui concerne ce qui les excite, elles sont soit bisexuelles, soit homosexuelles, mais jamais hétérosexuelles ".

En gros, les femmes hétéros peuvent être excitées par des images d’autres femmes. En termes scientifiques, elles sont en effet cataloguées comme bisexuelles –dans la mesure où elles sont attirées par les deux sexes. Mais lorsque nous utilisons le mot bisexuel, en général nous faisons référence à une identification à la fois sexuelle et amoureuse. En d’autres termes, lorsque nous pensons bisexualité, nous imaginons souvent des hommes et des femmes qui ne sont pas seulement excités par les deux sexes –mais qui pourraient avoir une relation amoureuse avec les deux sexes. Alors oui, ces femmes peuvent être qualifiées de bisexuelles, mais c’est une simplification excessive de la situation.

Une orientation amoureuse : Lorsque nous choisissons la façon dont nous voulons nous identifier, nous ne faisons pas uniquement référence à notre sexualité mais également à notre orientation amoureuse. Lorsque nous n’arrivons pas à faire le distinguo entre les deux, les étiquettes que nous choisissons d’appliquer peuvent être à côté de la plaque et semer le trouble –exactement ce qui s’est passé avec cette étude et la discussion qu’elle a engendrée. En réalité, l’étude et ses captivants résultats montrent à quel point les étiquettes que nous collons sur l’orientation amoureuse et sexuelle sont imprécises –voire obsolètes.

Certaines personnes sont déjà parfaitement au fait de cette distinction et optent à la place pour des étiquettes qui correspondent par exemple à deux axes –amoureux et sexuel, et se décrivent comme " bisexuelles " et " biromantiques ". Mais s’il serait certes souhaitable que chacun soit conscient de la différence entre les deux, il semble à la fois laborieux et inutile d’exiger que nous adoptions tous des catégorisations aussi définitives alors que nous pourrions tout aussi facilement nous occuper de nos affaires et prendre au mot notre prochain lorsqu’il nous dit qui il est et ce qu’il attend de la vie, de l’amour et du sexe.

jeudi, novembre 05, 2015

Sexe : Bisexualité - Une orientation sexuelle comme une autre !

La première enquête nationale sur le sujet a été dévoilée ce mardi par plusieurs associations. Et montre combien il est mal compris.

Pour certains, elle " n’existe pas ". Pour d’autres, elle n’est qu’un " passage ", un " effet de mode ". Alors que se tiendra ce mercredi la journée internationale de la bisexualité, les associations Bi’Cause, SOS homophobie, Act Up-Paris et le MAG Jeunes LGBT ont dévoilé ce mardi les résultats de la toute première enquête nationale consacrée à cette orientation sexuelle. Lancée en 2012, l’enquête est née du constat commun à ces quatre associations de l’invisibilité des personnes bisexuelles dans la société.

" Leur orientation sexuelle est souvent perçue comme un état intermédiaire sur lequel il n’est pas nécessaire de s’attarder ", souligne l’enquête dans son préambule. De fait, la bisexualité est peu étudiée, les associations ne sont guère nombreuses et les témoignages sur le sujet sont rares. Dans le rapport annuel de SOS homophobie, ils ne représentent que 27 signalements sur les 2 000 collectés. " Il en résulte une difficulté à définir précisément la biphobie et les violences spécifiques que les personnes bisexuelles peuvent subir sont méconnues ", souligne le rapport.

Alors, pour " comprendre, analyser et dénoncer ", l’enquête décortique perceptions, représentations, préjugés associés à cette orientation sexuelle afin de poser les premières bases de réflexion sur la bisexualité et la biphobie.

Résultats ? Pas de chiffres fracassants, ni de témoignages d’agressions accablants. Pour 85% des personnes interrogées, la bisexualité est " une orientation sexuelle comme une autre ". Et 76% des répondants déclarent connaître des bi(e)s dans leur entourage. Tout roule pour les bi(e)s ? C’est surtout une violence, une biphobie insidieuse qui se dégage de ces travaux. " Nous avons laissé la possibilité aux répondants de mettre des commentaires ", explique Vincent Strobel, président de Bi’Cause. " Et même dans les plus bienveillants, des clichés sur la bisexualité étaient véhiculés ". Ils sont perçus comme " volages ", " libertins ". " Instables ". " Incapables de faire un choix ". " Le panel de l’enquête est biaisé, ce n’est pas scientifique ", préviennent les membres des associations. " Nous n’avons pas réussi à toucher l’ensemble de la population ". Sur l’ensemble des 6 017 personnes ayant répondu à l’enquête, les répondants hétérosexuels ne représentent qu’un quart de l’ensemble des répondants, taux faible en comparaison de leur présence dans la population française. " Nous avons volontairement choisi de demander l’orientation sexuelle des répondants ", souligne l’enquête. " En effet, la bisexualité semble catalyser de nombreuses craintes tant du côté des hétérosexuels que des gays et lesbiennes ".

Une foire aux clichés donc, aussi bien de la part d’homos que d’hétéros, dans laquelle les bi(e)s seraient des " êtres hypersexualisés dont la libido serait plus élevée que la moyenne ". Si 71% de personnes interrogées peuvent concevoir de tomber amoureuses d’un ou d’une bisexuel(le), elles ne sont plus que 61% à envisager de s’engager dans une relation amoureuse avec un ou une bi(e). De quoi susciter " une réelle souffrance ", observe Vincent Strobel, président de Bi’Cause, qui aux côtés de plusieurs autres associations, appelle à battre le pavé mercredi à Paris, en clamant bien fort : " La bisexualité existe, se manifeste, s’exprime. Ensemble, défendons-la " !

dimanche, octobre 18, 2015

Sexe : La bisexualité sort du placard !

Pourquoi la bisexualité est-elle si peu visible ? A-t-elle fait l’objet de recherches universitaires ? D’engagements militants ? Existe-t-il une identité bisexuelle ? Des questions qui apparaissent enfin à l’agenda LGBT et qui sont notamment posées à l’occasion de la journée de la bisexualité, chaque 23 septembre.

Créée en 1999 aux États-Unis, la journée de la bisexualité avait lieu pour la sixième année en France. Une édition qui apparaîtra peut-être comme un pivot : elle a en effet été l’occasion de la première marche bisexuelle à Paris et de la publication de la première enquête nationale sur la bisexualité (commandée par SOS Homophobie, Act Up-Paris, Bi’Cause et le MAG Jeunes LGBT). Parmi les multiples événements organisés en France (mais pas en Rhône-Alpes), l’université de Bordeaux accueillait une conférence, à l’initiative de Félix Dusseau, étudiant en sociologie dont le travail de recherche s’intitule Les Bisexualités : de l’identité à la révolution identitaire. Étaient invités Catherine Deschamps, sociologue, auteure du Miroir bisexuel, Arnaud Alessandrin, sociologue spécialiste du genre et des transidentités et Vincent/Viktoria Strobel, président de l’association Bi’Cause. Morceaux choisis.

Catherine Deschamps : " En matière d’études et de discours sur la bisexualité, il faut commencer par s’intéresser aux rapports Kinsey, sur la sexualité masculine en 1948, puis sur la sexualité féminine en 1953. Kinsey y développe la thèse d’un continuum allant de l’homosexualité exclusive jusqu’à l’hétérosexualité exclusive ; entre les deux, il décrit toute une gamme de comportements où chacun pourrait se situer ou être situé. Le sexologue et psychiatre américain Fritz Klein affina par la suite l’échelle de Kinsey en introduisant dans son analyse plusieurs variables liées à la sociabilité et à l’affectivité, quand son prédécesseur se focalisait sur les pratiques sexuelles. Dans les années 1980, le Journal of Homosexuality publie les premières recherches épistémologiques qui se demandent pour quelles raisons les travaux sur l’homosexualité ont bien souvent traité de bisexualité sans le dire ".

Bisexualité et homosexualité : " Les recherches sur la bisexualité se sont essentiellement développées dans les années 80 et 90 dans les pays anglo-saxons. On peut distinguer deux manières assez distinctes d’appréhender la bisexualité du point de vue de la recherche. La première a largement identifié la bisexualité à l’homosexualité, dans un contexte marqué par le sida. Même lorsque les recherches sur la bisexualité commencent à s’autonomiser dans les années 90, elles s’intéressent essentiellement aux hommes et aux partenaires masculins de ces hommes. C’est tout de même problématique : pourquoi nommer la bisexualité si l’on ne s’intéresse qu’aux partenaires masculins des hommes ? 

À la rigueur, recourir à l’expression de " sexualité des hommes entre eux " (ou plus tard " d’hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes " ) aurait été plus pertinent qu’utiliser le mot " bisexualité ". En 1996, à l’occasion d’une grande conférence internationale sur le sida, Rommel Mendès-Leite et moi-même présentions un papier sur les partenaires femmes des hommes bisexuels. Notre proposition a été classée dans la catégorie " gestion par les femmes des risques VIH " plutôt que parmi les sujets sur la bisexualité. Cette anecdote me semble significative du fait qu’il était alors inaudible, dans un contexte marqué par le risque VIH, de s’intéresser aux partenaires femmes des hommes bisexuels ".

lundi, septembre 28, 2015

People : John Travolta a voulu épouser un homme

Le mariage homosexuel n'était pas encore autorisé en Californie que déjà John Travolta se voyait épouser l'homme de sa vie. Un projet freiné par l'Eglise de Scientologie, dont il est adepte. En effet, ce mouvement créé par Ron Hubbard considère l'homosexualité comme une " perversion sexuelle " et promet une guérison à ceux qui en sont " atteints "...

John Travolta n'a de cesse de démentir les rumeurs sur sa présumée homosexualité. De manière systématique, l'acteur traîne ses supposés amants un peu trop bavards devant les tribunaux, à l'instar de son ancien pilote Doug Gotterba. Il y a trois ans, un masseur d'un spa gay l'avait même accusé d'agressions sexuelles dans son livre " You'll never spa in this town again " et demandait 2 millions de dollars de dommages. La star, absente aux moments des faits qui lui étaient reprochés, a été blanchie.

Malgré tout, son mariage avec Kelly Preston est souvent décrit comme une mascarade et les témoignages continuent d'affluer dans ce sens. Le livre " Devenir Clair " ( Ed. Piranha), qui sortira le 13 octobre en France affirme une nouvelle fois que la star de La Fièvre du Samedi soir a toujours préféré les hommes aux femmes. Un ouvrage dans lequel on apprend également que Tom Cruise n'a pas réussi à recruter Steven Spielberg au sein de l'Eglise de Scientologie.

Dans cette minutieuse enquête sur cette association considérée en France comme une secte, l'auteur, Lawrence Wright a récolté le témoignage de Jesse Prince. Cet ancien haut responsable de la religion créée par Ron Hubbard affirme : " John Travolta menaçait d'épouser un homme, même si cela n'était pas encore permis par la loi ". Ainsi nombreux étaient ceux à connaître les véritables penchants de l'acteur, et cela permettait à l'Eglise d'avoir un moyen de pression sur leur célèbre adepte. Inquiet d'ailleurs que son secret ne soit révélé, John a voulu s'assurer auprès de Bill Franks, à l'époque directeur exécutif, que ses confessions privées lors de ses auditions scientologues resteraient secrètes.

Ce à quoi le responsable a répondu : " Oui, bien entendu ". Un gros mensonge car les agents du renseignement de l'Eglise avaient déjà reçu l'ordre de réunir des informations à utiliser contre l'acteur en cas de besoin. Le voilà obligé de chanter les louanges de l'Eglise...

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