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lundi, juin 24, 2019

TV : Les séries ont clairement un problème avec les personnages bisexuels !

Rares dans les séries, les personnages bisexuels sont (en plus) souvent mal représentés. Entre clichés et homophobie, quels sont les poncifs dont les scénaristes feraient mieux de se débarrasser une bonne fois pour toutes ?

Mais où sont les bisexuels dans les séries ? Alors que les personnages lesbiens et gays sont de plus en plus présents, les bis manquent toujours à l’appel. Cette invisibilisation est une histoire de " méconnaissance " pour Hélène Breda, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 13. " C’est simplement le reflet de la société actuelle. Beaucoup de gens ne croient pas à la bisexualité ". Et quand on voit la manière dont les bisexuels sont représentés dans les séries, ça ne risque pas de changer tout de suite.

La bisexualité est une phase d’exploration : Premier cliché concernant la bisexualité, c’est un " truc à tenter une fois dans sa vie ". " Beaucoup de séries présentent la bisexualité comme une phase d’exploration " selon Hélène Breda. En effet, dans la catégorie " la bisexualité ça va cinq minutes " : on peut citer la série Newport Beach. Dans la saison 2, Alex, bisexuelle, séduit Marissa. Mais elle quitte Orange County et Marissa retourne bien gentiment à son hétérosexualité. Son attirance pour les femmes n’est plus jamais abordée par la suite. Sa bisexualité momentanée n’a pas vraiment plu aux producteurs de la série qui y ont mis le holà.

Même cas de figure du côté british dans la série Mistresses. Jessica doit organiser le mariage d’Alex, mais les deux femmes entament une relation. Alex finit par se marier et les deux femmes se séparent. Surprise, surprise (non) : au début de la saison 2, on retrouve Jessica mariée à un homme. Sans un seul commentaire sur sa bisexualité.

Alors, certes, on ne choisit pas de qui on tombe amoureux. Aucune orientation sexuelle n’est gravée dans le marbre. Mais la bisexualité est si peu représentée qu’il serait peut-être judicieux d’orienter les intrigues autour des questionnements des personnages ou de les faire revendiquer plus souvent cet aspect de leur sexualité.

Une étape avant d’assumer son homosexualité : " Les bisexuels se mentent à eux-mêmes " chantait Phoebe dans Friends. Exemple parfait d’un des écueils dans lequel les séries ne cessent de tomber. Dans les séries, la bisexualité est une lubie. Un sas de décompression : on y entre hétéro et on en ressort homo. Willow, dans la série Buffy, en est un bon exemple pour Hélène Breda : " Elle ne se dit jamais bi. Au départ elle sort avec Oz, un garçon. Mais se dit gay quand elle rencontre Tara. Tout cela participe à l’invisibilisation des bies ". Les personnages sont hétéros et passent par une phase trouble avant de se reconnaître homos.

Finalement, certains personnages de série ont aussi été collés un peu vite dans la case " homos ". Pour Hélène Breda, c’est le cas d’un des personnages de la série Friends. " Carol, l’ex-femme de Ross a beaucoup fait pour la visibilité lesbienne à l’époque. Mais si on regarde bien, elle est bi ". Mariée à Ross pendant des années, elle le quitte pour une femme avant le début de la série.

Mais plusieurs blagues ont attiré l’attention de certains fans. Notamment ce flash-back. Ross rentre de l’université pour Thanksgiving et parle de sa nouvelle petite amie, Carol. " Elle joue dans l’équipe de crosse et dans l’équipe de golf. Vous arrivez à le croire ? Elle joue pour les deux équipes ".

Un atout commercial : " L’orientation sexuelle devient vite un accessoire narratif quand il s’agit d’un personnage LGBT+ " explique Hélène Breda. Coming out tragique, personnage queer qui meurt brutalement… Les héros bisexuels n’échappent pas aux clichés qui s’abattent sur les gays et les lesbiennes.

" La série The 100, a été accusée de queerbating par ses fans. Elle a utilisé la relation de Clarke (bisexuelle) et Lexa (lesbienne) pour attirer les spectateurs LGBT+. Sauf que Lexa est tuée violemment très peu de temps après le début de leur idylle ". Les fans n’ont pas apprécié l’entourloupe. D’autant plus que beaucoup d’amateurs de séries se plaignent du phénomène " bury your gays ", littéralement " enterre tes gays ". Un trope récurent dans les séries qui consiste à faire mourir prématurément un personnage LGBT+ pour donner un nouveau rebondissement au scénario.

Autre exemple : la série Desperate Housewives. Au milieu des mères au foyer complètement barges de Wisteria Lane et entre deux cakes aux olives et un crash d’avion, les scénaristes se sont dit que la série manquait d’un personnage bisexuel.

C’est ainsi que Katherine rencontre Robin, ancienne strip-teaseuse qui vit chez Susan. Les deux femmes vivent une parfaite idylle. À tel point qu’elle s’envolent pour Paris main dans la main. C’est là que les choses se gâtent du côté des scénaristes. À son retour, Katherine apprend à ses amies qu’elle a " décidé qu’elle n’était plus intéressée par les femmes ". Normal. Tout le monde sait que l’orientation sexuelle est un choix.

La bisexualité comme accessoire narratif : La bisexualité est également utilisée comme un ressort narratif pour montrer deux facettes d’un personnage ". Pour souligner les moments de transgression ". selon Hélène Breda. " Au début de la série Orange is The New Black, le personnage de Piper, est fiancée à un homme. Elle vit une vie proprette et bien rangée. Les moments où elle est avec des femmes correspondent à ses moments de " rébellion ". " Sa première expérience avec une femme la mène d’ailleurs à vivre une vie de criminelle. Ce sont les effets de cette relation qui vont la mener en prison.

Dans la série Killing Eve, le personnage de Villanelle est une immense psychopathe. Et sa bisexualité ne vient que renforcer son côté dérangé. Pour Hélène Breda, " il y a également une certaine forme de pathologisation de la bisexualité. Cette sexualité renverrait à une forme d’instabilité ". Tout ce qui ne cocherait pas la case hétérosexualité ou homosexualité serait un révélateur de déséquilibre mental.

Et les hommes bis dans tout ça : Si dans les séries, les femmes bisexuelles sont rares, les hommes bis se comptent sur les doigts d’une main. Et leur présentation est souvent bourrée de clichés. En première place, la figure de " l’homo refoulé ". Celui qui a des aventures cachées avec des hommes puis retourne auprès de sa femme et de ses enfants. Sur la seconde marche du podium du cliché simpliste : le " coming-out tardif ". Sol et Robert dans la série Grace and Frankie sont de bons exemples. Les deux hommes ont passé toute leur vie avec leur femme avant de leur révéler qu’ils entretiennent une relation extra-conjugale ensemble depuis des années. Un des deux a même à nouveau une aventure avec son ex-femme à un moment de la série. Pourtant, aucun n’est présenté comme bisexuel.

Alors, pourquoi les femmes sont-elles beaucoup plus présentes que les hommes ? Pour Hélène Breda, c’est parce que " deux femmes ensemble sont considérées comme un objet de désir pour le fantasme masculin. Alors qu’un homme bisexuel fait écho à des peurs masculines de perte de virilité ". Dans une série, on est soit hétéro, soit homo. Tout trouble dans l’orientation sexuelle d’un personnage est effrayant. " Les hommes qui couchent avec des femmes doivent, dans la représentation sociale des choses, avoir un côté viril. Ce qu’il sont supposés perdre en couchant aussi avec des hommes ". regrette la chercheuse. On peut toutefois donner un bon point au personnage d’Oberyn dans Game of Thrones, qui ne tombe dans aucun de ces clichés, bien que les autres personnages le considèrent déviant.

Un peu d’espoir : Une meilleure représentation est pourtant possible. La série Crazy Ex-Girlfriend met par exemple en avant le personnage de Darryl, ouvertement bi. Il entend d’ailleurs démystifier la bisexualité, notamment à travers une chanson qui résume très bien les problèmes de représentation qui pèsent sur les bis.

Autre personnage bi qui devrait faire figure d’exemple : Rosa Diaz dans Brooklyn Nine-Nine. Fait rare dans une série, le personnage fait son coming-out. " Elle prononce les mots " je suis bi " et son coming-out se passe bien. C’est très important ". explique Hélène Breda.

Pour la chercheuse, l’espoir est permis. " Les mentalités évoluent. Et la fiction va dans ce sens aussi. Elle peut aussi participer à faire accepter la bisexualité par tous. On peut espérer que les choses vont changer. Mais le problème est loin d’être résolu ".

samedi, avril 13, 2019

LGBT : Gus Kenworthy se confie sur son homosexualité et c’est très touchant !

Le médaillé olympique de ski Gus Kenworthy a délivré un discours très personnel lors d’un gala d’une fondation délivrant des bourses d’études pour les étudiants LGBT+. Il est notamment revenu sur l’épreuve qu’a été pour lui le fait de vivre dans le placard.

Une adolescence tourmentée. Voilà ce qu’a vécu l’américain et champion olympique de ski, Gus Kenworthy, avant d’arriver à la personne out et inspirante qu’il est devenu aujourd’hui. Lors du gala de la fondation Point Foundation, qui œuvre pour délivrer des bourses d’études pour les étudiants LGBT+, lundi 8 avril, ce sportif de 27 ans s’est exprimé à la tribune et a délivré un discours tout à fait personnel et très touchant.

" J’aurais souhaité être beaucoup plus à l’aise dans ma peau pour pouvoir accepter qui je suis et me montrer tel quel devant le monde entier. Mais il m’aura fallu de nombreuses années avant d’arriver à ce point ", a-t-il confié. Et de poursuivre :

" La vie d’un adolescent queer n’est pas facile. Elle peut impliquer beaucoup de stress et d’anxiété. Nous sommes souvent ridiculisés et nous craignons les tourments ".

Ce n’était pas le vrai moi : Celui qui fera ses premiers pas d’acteur dans la saison 9 de " American Horror Story " de Ryan Murphy, a expliqué ne pas avoir savouré ses victoires lorsqu’il était encore dans le placard. En effet, en 2014, il remporte la médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Sotchi en ski slopestyle ( acrobatique, ndlr ), mais il a confié " ne pas avoir vraiment profité de ce moment à fond ".

" La personne qu’il y avait en Russie sur le podium avec une médaille d’argent autour du cou, c’était moi évidemment. Mais ce n’était pas le vrai moi. Je me souviens de ne pas avoir ressenti la gravité de ce moment, parce que j’étais tellement occupé à garder cette façade. De continuer de faire croire au monde que j’étais quelqu’un que je ne suis pas ".

Il a terminé en taclant le président américain Donald Trump : " Nous avons un président qui attaque constamment notre communauté, nos frères et sœurs trans’ et non-binaires. Nous avons un vice-président qui croit toujours aux bienfaits des thérapies de conversion " !

Regardez la vidéo ( En anglais ) : Here/Ici

mercredi, avril 03, 2019

Îles Caïmans : La justice autorise le mariage pour tous !

La plus haute juridiction de l’archipel caribéen a pris une décision historique, après un an de procédure.

Une victoire pour Chantelle Day et Vickie Bodden. La plus haute juridiction des îles Caïmans a donné raison à ces deux habitantes de l’archipel. Leur formulaire de demande de mariage avait été refusé au motif qu’elles sont un couple de femmes.

Après un an de bataille judiciaire, le juge en chef Anthony Smellie a déclaré ce refus anti-constitutionnel. Une décision historique : elle autorise, au-delà du mariage de Chantelle Day et Vickie Bodden, tous les couples de même sexe à s’unir devant la loi.

Un outrage : Anthony Smellie a qualifié " d' outrage " la longue procédure judiciaire dans laquelle les deux femmes, dont l’une est caïmanienne et l’autre britannique, ont dû s’engager.

Les îles Caïmans sont un territoire ultramarin britannique. Avec cette décision, l’archipel caribéen devient le 15e des 20 territoires sous domination britannique à légaliser les mariages des couples de même sexe.

Source

lundi, mars 25, 2019

Homophobie : 70 pays criminalisent encore l’homosexualité !

Rapport de l’Ilga sur l’homophobie d’État !

L’Association Internationale des personnes Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Trans et Intersexes (Ilga) a publié la 13e édition de sa publication, l’Homophobie d’État. Ce rapport compile des données dans tous les pays du monde sur les lois qui affectent les personnes en fonction de leur orientation sexuelle.

Du chemin reste à parcourir. Pour la 13ème année consécutive, l’Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans’ et intersexes (Ilga), rend son rapport sur l’homophobie d’État dans le monde. Et les résultats sont en demi-teinte. Certes, des progrès ont été faits. Mais " ils s’accompagnent de revers ", selon le rapport.

" En mars 2019, 70 États continuent de criminaliser les activités consensuelles entre personnes du même sexe. Dans 44 de ces États, la loi s’applique aux personnes sans distinction de genre ", note Lucas Ramón Mendos, avocat et auteur du rapport.

Du travail reste à faire : Actuellement, six États membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) imposent la peine de mort pour les actes sexuels consensuels entre personnes du même sexe. Dans cinq autres États, une telle peine est techniquement possible. Et dans 26 autres pays, la peine maximale peut varier de 10 ans à l’emprisonnement à vie.

Pour André du Plessis, directeur exécutif de l’Ilga, le " continuum des lois " qui se situait avant entre " la peine de mort jusqu’à l’égalité dans le mariage " a changé. " Cette année, le top de l’échelle se situe dans les endroits qui garantissent une protection constitutionnelle contre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ". Au total, neuf pays mentionnent explicitement l’orientation sexuelle comme étant protégée contre la discrimination dans leur Constitution. " Cela montre l’ampleur des changements qui se produisent réellement dans le monde, avec une protection croissante dans toutes les régions, même si un simple coup d’œil à ces cartes suffit pour constater combien d’États privent nos communautés de leurs droits, et combien de travail reste à faire ".

Plus de lois protectrices : Les législations qui protègent les personnes LGBT+ se sont accrues ces dernières années, " même si le rythme est plus lent " qu’espéré, indique le rapport. Par exemple, trois États membres de l’ONU interdisent les thérapies de conversion.

Par ailleurs, les protections contre les discriminations dans l’accès à l’emploi sont une réalité dans 38% des pays. Enfin, depuis 2017, quatre États ont légalisé le mariage pour tou.te.s.

Source

jeudi, novembre 22, 2018

Presse : Têtu de retour en kiosques !

Que contient cette nouvelle formule ?

Le magazine référent pour la communauté LBGT+ est de retour dans les kiosques ce mercredi 21 novembre, après avoir été liquidé à plusieurs reprises. Grâce au soutien d’un collectif d’entrepreneurs et suite à une campagne de financement participatif réussie, la revue désormais trimestrielle renaît une nouvelle fois de ses cendres.

" Et alors " ? questionne le numéro 217 du magazine Têtu de retour en kiosque ce mercredi 21 novembre. Cette fois, pas d’hommes dénudés en couverture mais un couple qui se prend dans les bras. Alors que le débat autour de la PMA s’enflamme et que les agressions homophobes sont en hausse en France, le magazine dédié à la communauté LGBT+ tient à mettre en avant la tendresse. Pour le nouveau directeur de la rédaction, Romain Burrel, ancien pigiste de Têtu ( et des Inrocks ), il était important de " faire une couv’ qui ait du sens " et d’interpeller les gens sur l’amour entre deux hommes, " qu’est ce qui vous dérange là dedans ? ".

Après avoir disparu des rayons à deux reprises, en 2015 puis une nouvelle fois en fin 2017, grâce au soutien d’un collectif d’entrepreneurs, le magazine se relance une troisième fois et passe en trimestriel pour la première fois. Nouveau site internet, nouvelle équipe, nouvelle formule. " Nous avons annoncé que nous voulions relancer une version papier, ce qui n’est pas évident aujourd’hui " explique Romain Burrel.

Les exemples récents des échecs des magazines papier comme Ebdo ou Vraiment ne sont pas rassurants, mais pas de quoi effrayer le nouveau directeur de la rédaction. " Nous avons lancé une campagne Ulule en septembre afin de voir si les lecteurs nous suivent encore. On s’est dit qu’à partir de 1 000 abonnés, c’est une bonne base pour travailler sur un lectorat fidèle. Nous en avons obtenu plus de 2 500. A ce moment là, nous nous sommes dit qu’il y avait encore de l’attente pour un média magazine ", se réjouit-il.

Pour donner sens à ce magazine comparé à l’immédiateté de l’information consommée sur le web, le chroniqueur de France Inter veut faire de la revue " un objet rare, avec des contenus plus longs ". On retrouve à l’intérieur des enquêtes qui font entre huit et dix pages qui permettent " d’avoir le temps de développer des idées et d’aller au fond des choses ".

Place aux témoignages et à la culture : L’une des grandes enquêtes de cette nouvelle formule repose sur les LGBT-phobies à l’école. " Nous avons donné la parole aux enfants qui ont subi du harcèlement scolaire plutôt que de juste partager des statistiques. Il faut leur donner la parole pour comprendre, entendre ce qu’ils vivent et se rendre compte que rien n’est fait pour contrer ce phénomène ", indique Romain Burrel qui insiste sur le fait que l’école est le premier lieu de souffrance des LGBT. " Dans le cadre scolaire, rien n’est mis en place, les professeurs détournent le regard, il n’y a pas de cours sur l’éducation sexuelle, pas de sensibilisation sur ce qu’est l’homophobie ou très peu. Les jeunes LGBT sont deux à sept fois plus concernés par le taux de suicide que leurs camarades hétérosexuels. C’était donc important pour nous de leur donner la parole et de la porter au ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer. Nous l’avons eu en interview et il n’est clairement pas à la hauteur, il ne connaît pas le dossier ", dénonce-t-il.

Comparé aux versions précédentes, celle-ci souhaite donner plus de place aux témoignages et rendre la parole aux personnes LGBT. Mais aussi offrir des pages culture plus riches qu’auparavant. " Cela était une grande demande de notre lectorat. Cet été, nous avons réalisé une étude avec 5 000 participants sur leurs attentes de Têtu, la culture était largement en tête. Dans cette rubrique aussi, les interviews sont longues et fouillées. Par exemple l’interview de Marina Foïs fait trois pages. Il y a une sélection culturelle sur les trois prochains mois avec des programmes de films, des présentations d’artistes qui sont soit LGBT ou alors des alliés ", dévoile le nouveau directeur de la rédaction.

A retrouver également dans ce numéro, une liste des trente LGBT qui font bouger la France. " Nous avons sélectionné trente parcours différents à suivre, des gens de province, des personnes du monde associatif, des personnalités connues ou celles qui devraient l’être. Il existe beaucoup de gens dans notre communauté qui se démènent pour faire de jolies choses ", soutient-il.

Une presse primordiale : Si les médias généralistes traitent de plus en plus des questions LGBT+, il reste " primordial " d’avoir une presse dédiée à la communauté LGBT pour Romain Burrel. " Avec Têtu on peut aller plus en profondeur sur ces sujets. Nous créons également un espace où nous pouvons parler de nous, sans avoir peur d’être jugés, sans être caricaturés, sans avoir à se dire que potentiellement on écrit pour quelqu’un qui est hétérosexuel. Têtu est un " safe place ", un endroit où la parole est libre. Un média fait pour et par les personnes LGBT ", appuie-t-il et assure une nouvelle fois : " Un média LGBT n’est pas un caprice, c’est une nécessité ".

Créé en 1995, Têtu s’est créé au fur et à mesure des années une identité forte dans le paysage de la presse française. Romain Burrel porte donc sur ses épaules un solide héritage : " Tout le monde a une idée très précise de ce que doit être le magazine, pour certains il doit être très sérieux avec rien que des dossiers de fond, d’autres ne veulent que des choses légères, certains ne veulent voir que des beaux mecs à poil, d’autres disent surtout pas. C’est très complexe ". Néanmoins, ce dernier n’a pas peur du changement ni de moderniser ce titre. Longtemps perçu comme le magazine référent des homosexuels masculins, la nouvelle équipe aux manettes tient à ouvrir plus largement le média et à devenir plus inclusif. " J’espère parler au maximum de personnes et pas seulement aux garçons. Nous allons également chercher des gens avec des physiques un peu différents, et pas seulement des hommes musclés comme ça a été le cas pendant des années " affirme le directeur de la rédaction.

A la rencontre des lecteurs : A côté du magazine papier repensé, le site internet a été entièrement refondé et sera utilisé en complément de ce premier. " Le web est un outil de veille et de traitement de l’actualité au jour le jour. Nous voulons rendre ce média réactif, ce qu’il n’a pas toujours été et était même parfois un peu lent à la détente ", confie Romain Burrel. Des podcasts et des vidéos seront également au programme. En plus du web et du papier, la nouvelle équipe de Têtu souhaite développer des activités hors média.

" On veut proposer plus que simplement un magazine ou un site web. Aujourd’hui un média qui marche est un média qui offre plus que ça. Il faut sortir les journalistes des rédactions, les confronter au public " admet-il. Des " Têtu Talk " seront organisés au premier trimestre de l’année prochaine pour aller directement à la rencontre du public et débattre avec lui de sujets liés aux questions LGBT.

Avec ces différentes propositions, Têtu espère cette fois s’installer de manière pérenne. Romain Burrel part enthousiaste et plein d’envie dans ce projet : " En partant avec 2 500 abonnés dès le premier numéro, on commence déjà plus rassuré. L’idée est de recréer une discussion avec les gens, mais elle n’est pas évidente car elle a été interrompue plusieurs fois. Si cela n’a pas marché avant, ce n’est pas la faute du lecteur. D’ailleurs les dernières versions papier se sont vendues entre 17 et 12 000 exemplaires, ce qui est vraiment pas mal. Le lectorat est là, il faut bien s’adresser à lui ".

mercredi, juillet 25, 2018

Music : Echo V, le premier boys band entièrement composé de membres gays !

Echo V est le premier boys band entièrement composé de membres ouvertement gays. Il a sorti son premier single, " Rainbow ", le 20 juillet dernier.

I am a rainbow : Ils sont cinq, américains, font partie d’un boys band et sont… ouvertement gays. Echo V, qui a sorti son premier single " Rainbow ", le 20 juillet dernier, est ainsi le premier groupe entièrement composé de chanteurs homosexuels. Et ça fait du bien !

Si la chanson, très kitsch, part un peu trop dans tous les sens à notre goût, le message qu’elle véhicule est important. " Je n’aurai plus peur de le dire/Je sais que j’ai le courage de me battre/Je connais le rythme de mon coeur/Je suis un arc-en-ciel ", chantent Jay, Mike, Randy, Devin and Gama en harmonie dans le refrain.

" Nous espérons que notre chanson donnera l’envie aux gens de se battre et d’affirmer leur vraie nature, d’être heureux et de savoir qu’ils ne sont pas seuls. […] Notre chanson " Rainbow " parle de s’affirmer sans concession et de se rendre compte qu’on vit pour soi ", a expliqué l’un des membres du groupe, Jay, au site anglais Gay Times.

Des coming-out médiatiques difficiles : Si Echo V est le premier groupe entièrement composé de chanteurs homosexuels, d’anciens membres de boys band ont également fait leur coming-out dans le passé. Jonathan Knight de New Kids on the Block a ainsi révélé être gay en 2011, tout comme Lance Bass de *NSYNC ( oui, le groupe de Justin Timberlake ) en 2006.

Révéler son homosexualité quand on fait partie d’un boys band est souvent compliqué, en raison du public majoritairement féminin qui achète les disques. Le chanteur Lance Bass a récemment confié au média américain ET avoir été en dépression car il n’arrivait pas à accepter son homosexualité. Il a aussi ajouté ne pas avoir fait son coming-out pendant que le groupe existait pour ne pas influer sur son succès.

" Quand j’ai rejoint *NSYNC, j’avais 16 ans et je ne me posais pas trop de question sur le fait d’être gay parce que j’étais jeune donc je pouvais facilement le cacher, a expliqué Lance Bass. C’est autour de 19, 20 ans, quand tout le monde a commencé à avoir des relations sérieuses, que j’ai été en dépression pour la première fois. Tous les autres gars avaient des copines et j’étais le seul sans en avoir une. Ça me faisait peur car je me disais : Je ne peux plus continuer à cacher mon homosexualité plus longtemps ".

On espère qu’Echo V pourra aider les futurs membres de boys band à être en paix avec leur sexualité !

mercredi, janvier 24, 2018

Société : Avec le parrainage de proximité, les gays peuvent participer à l'éducation d'un enfant !

En marge de l’adoption, simple ou plénière, de la PMA ou de la GPA, il existe une forme d’accompagnement de la vie d’un enfant prenant la forme d’un parrainage civil. De nombreuses associations ont pour mission de mettre en lien familles, enfants et potentiel·le·s marraines et parrains. Les LGBT, en couple ou non, sont souvent les bienvenu·e·s !

Il n’y a pas de modèle de famille, il y a DES familles. Parfois, certains parents ressentent l’envie d’accompagner un enfant, qu’il soit ou non le leur. D’autres le besoin d’être accompagné·e·s par d’autres adultes dans l’éducation de leur progéniture… Parfois, un oncle ou une tante prend ce rôle, ou un parrain, ou une marraine. Alors quand la vie n’en offre pas l’opportunité à l’intérieur des cellules familiales, des associations permettent à des parents avec enfants de rencontrer des " candidat·e·s " au rôle de parrain ou de marraine, extérieur·e·s à la famille : c’est ce que l’on appelle le parrainage de proximité.

Ce n’est pas, à la différence du parrainage humanitaire, un soutien à un enfant démuni qui habite dans un pays étranger, mais bien près de chez soi, en soutien familial. On crée un lien affectif pour aider un enfant à grandir, être pour lui un repère. Et certaines familles préfèrent parfois un gay ou un couple gay pour tenir ce rôle particulier. Nous avons demandé à Olivier Le Corre, membre du conseil d’administration de l’association " Un enfant, des parrains ", marié à un homme et parrain d’Anthony, de nous expliquer en quoi cela consiste.

Mon mari, notre filleul et moi : Olivier ne s’en cache pas, il a souffert du manque d’enfant. L’homme qui partage sa vie depuis plus de 10 ans n’avait pas envie de se lancer dans un processus d’adoption, et à l’approche de la quarantaine, il avait quelque peu abandonné son projet de paternité. Il se souvenait que son parrain de baptême avait lui-même accompagné des enfants placés et construit un lien très " paternel " avec eux. En faisant quelques recherches autour de Toulouse où il réside, il tombe sur l’association " Un enfant, des parrains ". Lorsqu’il demande s'il n’y a pas de problème particulier pour les couples " comme eux ", il apprend surpris que contre tout préjugé, certaines familles demandent même spécifiquement des couples d’hommes pour accompagner les enfants.

Certaines femmes seules n’ont pas envie de devoir affronter la rivalité d’une " deuxième maman ", elles veulent un référent masculin pour les accompagner et pour faire certaines activités avec leurs enfants, car certains parrains remplacent facilement les pères absents...

Avec son mari, Olivier a trouvé un équilibre grâce à Anthony, 11 ans, dont il est parrain depuis 3 ans. La mère d’Anthony l’élève seul et elle est parfois débordée avec ses trois autres enfants. Les deux hommes s’occupent du jeune garçon un week-end sur deux et à des occasions spécifiques :

" Il peut nous appeler dès qu’il y a un souci, on peut accompagner sa maman quand il y a une réunion à l’école, on est partis en voyage en Irlande… Il a sa chambre chez nous, il est chez lui, il a ses jouets. Je suis aussi devenu son parrain de baptême à sa demande. Ça se passe tellement bien qu’on fait partie de la famille. Sa maman a trois garçons parfois infernaux et on est un vrai support pour la famille entière. On a créé un vrai lien avec elle, on est très impliqués dans l’éducation. On accueille même son frère parfois. On sera toujours les parrains d’Anthony, même quand il se mariera et aura des enfants ".

Aujourd’hui, Olivier a décidé de s’engager dans l’association qui lui a permis de rencontrer Anthony et sa famille. Il participe à l’organisation de pique-niques et d’activités qui permettent, chaque trimestre, que des familles avec enfants rencontrent les potentiels parrains et marraines :

" On fait de la mise en relation entre les familles : il y a une majorité de demandes de mamans seules mais aussi des foyers pour ados. On trouve aussi des couples isolés qui veulent socialiser leurs enfants. On rencontre d’abord les parrains et marraines potentiel·le·s, puis en Comité d’administration on réfléchit avec quelle famille ça pourrait coller et ensuite on met en place les rencontres. Il y a une charte nationale du parrainage à signer, puis un petit contrat d’engagement, on fait un bilan quelques mois après le début du parrainage puis une nouvelle convention de parrainage renouvelable éventuellement. L’association fait le suivi pour être sûre que tout le monde est heureux de ce partenariat… Ce qui n’est pas toujours le cas, car c’est un engagement sur le long terme : 1 parrainage sur 3 ne va pas jusqu’au bout, à cause de la distance ou du feeling qui évolue...

Nous manquons de parrains et marraines : Le concept de " parrainage de proximité " est peu connu, mais quelques associations ( ci-dessous ) essaient de le rendre plus accessible, notamment en levant le tabou auprès des couples homos qui sont les bienvenus. Il faut dire que la demande est forte : " Il y a 50 enfants en attente dans la région toulousaine, en recherche de parrains sur le long terme, et seulement un vivier de 10 parrains/marraines, nous apprend Olivier. Mais c’est un vrai engagement qui n’est pas à prendre à la légère. Et les homos ont parfois peur de l’engagement, comme du jugement… Avec notre association, on réalise 20 parrainages par an et la plupart se passent très bien. Les enfants sont surtout des jeunes placés en foyer ou des ados étrangers qui veulent s’intégrer ".

" Un enfant, des parrains ", dont Olivier va briguer la présidence, œuvre au sein du réseau UNAPP pour la reconnaissance officielle du parrainage de proximité en France. Il souhaiterait que les associations comme la sienne soient de vraies interlocutrices au niveau de l’État et des organismes locaux comme les conseils départementaux, les CAF et les UDAF ( Union départementales des associations familiales ) afin de développer le parrainage de proximité. Le parrainage, comme un symbole supplémentaire que ce sont d’abord les liens d’affection entre les gens qui font les familles de cœur.

Pour se renseigner sur le parrainage et entamer un projet :

– Le réseau UNAPP (Union nationale des acteurs de parrainage de proximité) rassemble des acteurs du parrainage en France métropolitaine.

– L’UNAF, l’UNAPP, Parrains Par Mille, Grands parrains, France Parrainages et le Secours Catholique se sont réunis au sein du collectif " Tous Parrains " afin d’œuvrer ensemble à la promotion du parrainage et à son déploiement. Sur son site, une carte permet de voir les antennes de ces associations membres et de choisir les plus proches de chez vous.

– Si vous vivez en région toulousaine, contactez l’association d’Olivier Le Corre, " Un enfant, des parrains " : Here/Ici

Consultez le guide du parrainage d’enfants en pdf : Here/Ici

Le site servicepublic.fr ( informations légales et les formalités ) : Here/Ici

dimanche, janvier 21, 2018

Suisse : Des baisers historiques pour que les homos puissent se marier !

En Suisse, où les couples gays et lesbiens ne peuvent s’unir que dans un partenariat civil, la principale association LGBT du pays a lancé une drôle de campagne en faveur du mariage pour tous.

L’année dernière, l’Autriche puis l’Allemagne ont rejoint les rangs des 14 pays européens autorisant le mariage pour les couples de même sexe. En France, l’avancée fêtera ce printemps ses 5 bougies. Au milieu de tout ça, la Suisse semble soudain à la traîne. Ses habitants ont voté l’autorisation des unions civiles pour les couples homos en 2005 et la loi est entrée en vigueur en 2007, offrant mêmes droits de succession, de pension et de réduction d’impôts qu’aux époux hétéros, mais sans résoudre tous les problèmes. Depuis le 1er janvier 2018, les couples gays et lesbiens du pays peuvent adopter l’enfant de leur conjoint.e, ce qui était jusqu’alors réservé aux couples hétéros, mais la procréation médicalement assistée reste l’apanage des couples mariés et donc ( pour le moment ) hétéros.

En 2013, les Verts ont soumis une initiative parlementaire pour légaliser le mariage, mais cinq ans plus tard, le Parlement suisse ne s’est toujours pas prononcé sur la question, et a même prolongé son délai de décision de deux ans. Pink Cross, la plus grande association LGBT du pays, a décidé de faire contre mauvaise fortune bon cœur, et concédé que cette attente lui permettrait de dialoguer avec la population. Et de demander conseil à l’antenne de Düsseldorf de la prestigieuse agence de communication TBWA pour l’aider à lancer une campagne d’appel aux dons.

Mignonne et friquée : D’après l’association, c’est en récoltant des fonds qu’elle pourra efficacement convaincre les politiques du pays, mener des actions de lobbying et peser sur l’opinion publique, certes déjà majoritairement acquise au mariage pour tous ( 7 personnes sur 10 selon un sondage de 2016 ). La campagne ne cache pas son objectif financier : des billets, plein de billets, mais pliés en deux pour donner lieu à des baisers imaginaires, factices mais historiques. Simple et efficace. " On veut montrer que le mariage pour tous est l’affaire de tous ", ajoute l’association.

Cette campagne sera affichée dans les rues de Berne et de Zurich, imprimée dans les journaux locaux et diffusée sur les réseaux sociaux. Le compte à rebours est lancé : le Parlement a jusqu’à l’été 2019 pour élaborer un projet de loi sur l’application du mariage pour tous dans toute la Suisse.

vendredi, janvier 12, 2018

TV : L’amour sera-t-il dans le pré pour son nouveau candidat gay ?

L’amour est dans le pré fait son grand retour sur M6 pour une treizième saison. Les premiers portraits des agriculteurs à la recherche d’un partenaire seront diffusés dès 21h lundi 15 janvier. Thomas, un candidat gay ostréiculteur, devrait faire parler de lui..
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Cette année, quatorze célibataires ( éleveurs d’huîtres, producteurs de miel ou encore maraîchers ) tenteront de trouver l’amour devant les caméras d’M6 avec l’aide de Karine Le Marchand. Parmi eux, deux femmes et douze hommes, âgés de 31 à 57 ans, dont un gay. Sur son compte Twitter en août 2017, Karine Le Marchand nous avait mis l’eau à la bouche en dévoilant un homme de dos sur son compte Twit­ter… Serait-ce notre homme ?

Ce que l’on sait de notre agriculteur mystère pour l’instant, c’est son prénom : Thomas. Cet ostréiculteur de 30 ans vit en Aquitaine. Télé 7 Jours le décrit comme " beau, intelligent, drôle, attachant ". Sauf que ces qualités ne semblent attirer que des hommes superficiels...

Des gays dans le pré : Ce n’est pas la première fois que l’émission présente un candidat homosexuel. En 2009, un candidat gay s’était – nous avait-on dit- désisté au dernier moment. La version belge avait braqué les projecteurs sur Lionel en 2011.

Un autre candidat gay pour l’édition 2012 serait mort quatre jours avant de tourner les portraits, selon l’animatrice de l’émission. Puis ce fut la saga rocambolesque de Guillaume en 2015, qui avait brutalement quitté le programme après l’étape des speed-datings. À l’époque, ce départ avait été expliqué par sa rencontre avec un certain Damien qui l’avait contacté en marge du tour­nage. Mais deux ans plus tard, il avait balancé dans Voici sur les conditions de tournage : " J’ai eu l’im­pres­sion d’avoir été un phéno­mène de foire ". Et aussi sur les coulisses de l’émission, qui l’auraient ulcéré : des prétendants auraient passé la nuit ensemble la veille de leur rencontre. Ce n’est plus Brokeback Moutain, ce sont Les 120 journées de Sodome ! Mais sa charge la plus violente était envers Karine Le Marchand :

" Quand on est assis, que je me confie sur mon adoles­cence diffi­cile et sur le fait que j’ai pensé au suicide à cette époque, elle a cette petite larme à l’œil. Mais quand la produc­trice lui dit : " C’est bon, c’est dans la boîte ", elle se lève et rigole. Et moi, j’étais toujours assis, en train de pleu­rer ".

Des propos qui contrastent avec les confidences de nombreux autres candidats qui ont vécu une belle aventure.

D’autres ont essayé d’utiliser l’émission pour rassurer leurs familles, selon l’animatrice : " Chaque année, on a des candi­dats gays qui viennent cher­cher un alibi pour montrer à leur famille qu’ils sont hété­ros. Donc ceux-là, on les écarte parce qu’il s’agit de sincé­rité dans les deux sens " expliquait-elle sur Europe 1 en 2015.

2018, plus loin : Comme le prévoit l’émission, les agriculteurs au casting viennent des quatre coins du territoire français. Et, pour la première fois dans L’Amour est dans le pré, l’un d’entre eux vient d’un département d’Outre-Mer : l’île de la Réunion !

mercredi, octobre 25, 2017

People : En étant gay, j’avais l’impression de décevoir des gens qui comptaient pour moi !

L'humoriste Pierre Palmade s'est livré sans frein au magazine gay Têtu. Celui qui est sur scène dans un nouveau One man show " Aimez-moi ", est revenu sur son homosexualité.

Pierre Palmade a fait son grand retour sur scène avec le spectacle " Aimez-moi ! " ( du 19 octobre 2017 jusqu’en avril 2018 ) dans lequel il dresse une galerie de personnages, avec leurs naïvetés et leurs lâchetés, leurs galères et leurs petits bonheurs. Longtemps " mal dans sa peau " à cause de son homosexualité, le comédien " va mieux " à désormais 49 ans.

J’avais besoin de boire pour vivre mon homosexualité ! Pierre Palmade évoque tout d’abord les années 90 : " Dans ces années-là, il y avait une cloison énorme entre le Paris gay où on faisait ce qu’on voulait et le " bon peuple ", qui lui n’était au courant de rien. Puis la paroi entre ces deux mondes est devenue poreuse et je l’ai mal vécu. À cette époque, j’avais besoin de boire pour vivre mon homosexualité. En étant gay, j’avais l’impression de décevoir des gens qui comptaient pour moi ".

Je me trouvais romantiquement hétéro et sexuellement homo : Sur son mariage avec la chanteuse Véronique Sanson, Pierre Palmade indique qu’il ne vivait bien le rapport de séduction et le romantisme qu’avec des femmes : " Ça commence à me lâcher un peu mais je me trouvais romantiquement hétéro et sexuellement homo. J’ai eu des histoires d’amour avec des femmes, dont une très connue, avec Véronique Sanson. Personne n’y croit, mais je m’en fous ", termine l’humoriste.

Retrouvez l'interview sur Têtu : Here/Ici

dimanche, mars 19, 2017

Vacances : 5 hôtels gays en Europe pour faire plus que dormir !

Besoin de sécurité, de tolérance, de faire des rencontres ? Découvrez 5 hôtels gays en Europe où passer vos vacances et plus si affinités.

Pourquoi choisir un hôtel gay ? Ne serait-ce pas trop ghettoïsant ? Le must ne serait-il pas de passer nos vacances tous ensemble, de ne pas avoir à se poser la question ? Dans le meilleur des mondes, certes ! Mais, aujourd’hui, de nombreux touristes éprouvent encore le besoin de se retrouver dans un environnement où ils se sentent en sécurité, où ils n’ont pas peur d’être jugés et où ils peuvent rencontrer des gens avec les mêmes affinités. En outre, se retrouver au milieu de familles avec tout un tas d’enfants qui braillent et qui font pipi dans la piscine, non merci ! Plus sérieusement, il faut respecter le choix des touristes qui réservent leurs vacances dans des hôtels. Ce respect passe par une offre qui réponde à ce besoin. Il y a bien des voyageurs qui partent entre seniors, entre familles, entre potes ou que sais-je… Alors pourquoi pas entre gays !

Des hôtels gay-friendly, il en existe à la pelle. Par contre, les hôtels réservés aux gays ne sont pas légion. Par exemple, Paris n’en compte aucun qui soit 100% dédié à la clientèle homosexuelle. (Un marché à investir ? Avis aux amateurs !) D’autres endroits plus réputés pour leur tolérance et le dynamisme de leur scène LGBT proposent des hôtels gays. De l’Espagne à l’Allemagne en passant pas la Grèce, découvrez 5 hôtels gays où passer vos vacances.

Elysium – Mykonos : L’Elysium est l’un des hôtels gays les plus connus de Mykonos. Il tire principalement sa renommée de son emplacement exceptionnel sur les hauteurs de l’île, offrant une vue spectaculaire sur la mer, notamment lors du coucher du soleil. L’hôtel est davantage pensé pour les personnes qui souhaitent rencontrer du monde, faire la fête et des rencontres, que pour les casaniers. D’ailleurs les bars avec Djs sont là pour le rappeler. Les chambres sont toutefois simples et décorées sans prétention, ce qui est dommage par rapport au tarif.

Deutsche Eiche – Munich : L’hôtel Deutsche Eiche est un monument dans le paysage des établissements gays en Europe. Il est au service de la communauté depuis des décennies. Son standing 3 étoiles, sa situation centrale à Munich et son ancienneté contribuent à sa renommée et à la qualité de ses prestations. On notera qu’en son sein, l’hôtel accueille le plus grand sauna gay de Bavière, le Deutsche Eiche gay sauna. Jacuzzi, backroom… viendront compléter cette offre de choix.

Axel Hotel – Barcelone : L’Axel Hotel de Barcelone se définit lui-même comme un hôtel " hétéro-friendly ". Vous risquez donc de croiser peu de pères de famille mais beaucoup de gays venus de toute l’Europe s’encanailler dans cette ville de tous les possibles. L’hôtel est donc par essence cosmopolite, ce qui lui donne un charme indéniable. Son design, son emplacement idéal dans la Gayxample ainsi que son toit terrasse en font un des plus beaux hôtels gays d’Europe. Le Sky Bar offre une vue magnifique sur Barcelone et son espace de bien-être (salle de sport, spa…) est digne des plus grands hôtels.

The Z Hotel – Londres : Le Z Hotel est idéalement situé dans le quartier branché de Londres : Soho. Vous ne serez qu’à quelques encablures des bars et clubs gays de la capitale britannique (G-A-Y, The Yard Bar, Village…). Il est le fruit de la réhabilitation bien pensée de 12 maisons de ville datant de l’époque georgienne en 85 chambres d’hôtels modernes et design. Les tarifs proposés sont très corrects pour un hôtel londonien. De fait, les chambres sont prises d’assaut. À réserver impérativement.

Los Tucanes – Canaries : L’hôtel Los Tucanes de Maspalomas, sur l’île de Grande Canarie, est un resort avec des espaces clothing-optional. Quezaco ? En somme, les naturistes s’épanouiront à l’envie tandis que ceux qui préfèrent ne pas faire tomber la serviette pourront tout de même y réserver leurs vacances. Le complexe est situé en face du centre commercial Yumbo Centrum, près de la Playa de los Inglès. De nombreux bars, restaurants et boutiques se trouvent à quelques minutes de marche de l’hôtel.

jeudi, juillet 16, 2015

Presse : Le magazine " Têtu " proche de la fin !

En crise financière depuis quelques années, Têtu est menacé de liquidation judiciaire et pourrait ne plus jamais voir le jour, faute de repreneur. Un appel à soutien a été lancé...

Le numéro 212, dont le chanteur Mika fait la couverture, pourrait bien être le dernier de Têtu et sa rédaction. " Faute de solution à même d’assurer l’avenir du journal, le redressement judiciaire prononcé le 1er juin devrait déboucher sur une liquidation judiciaire ", explique L’Express. Le titre, destiné à la communauté gay, bénéficiait d’une période d’observation de quatre mois qui sera finalement plus courte que prévue tant ses difficultés financières sont grandes. L’audience du tribunal de commerce de Paris est donc fixée au 23 juillet. Date à laquelle tout pourrait s’arrêter pour ce journal âgé de vingt ans.

Deux offres de reprise jugées insuffisantes : La rédaction de Têtu, réduite à neuf membres permanents, est plus que jamais menacée. Pourtant, comme le révèle Le Monde, deux offres de reprise dont une initiative de crowdfunding ont été déposées. Mais l’administrateur judiciaire les a jugé " insuffisantes ". Pierre Bergé, propriétaire du magazine, a longtemps financé Têtu jusqu’à son rachat pour un euro symbolique en 2013 par Jean-Jacques Augier. Depuis, les pertes du titre ont été réduites au prix de sévères coupes budgétaires : passant de 2,35 millions d’euros en 2013, à 1,1 million en 2014 et 500 000 euros cette année. Toutefois, précise le journal, " les ventes de Têtu sont passées sous les 30 000 exemplaires ".

Un avenir incertain : Selon le propriétaire du magazine pour hommes, Têtu paye son isolement puisqu’il ne fait partie d’aucun groupe de presse. Et pour lui, " seule son intégration dans un groupe pourrait lui permettre de surmonter ses difficultés ". Mais pour le moment, les investisseurs s’étant intéressés au titre " ne semblent pas convaincus de l’apport du magazine au sein d’un groupe de presse " a déclaré au Monde le directeur de la rédaction, Yannick Barbe. Pour certains, " mieux vaut récupérer la marque une fois la liquidation prononcée ".

Têtu lance un appel à soutien : Face à cette crise et le possible arrêt du journal, la rédaction s’attend au pire. La préparation du numéro de septembre a même été suspendue. " Les choses sont allées très vite, on a été pris de court ", aurait confié Sylvain Zimmermann, rédacteur en chef adjoint et responsable du service culture du magazine. De leur côté, les salariés ont lancé un appel à soutien aux décideurs et investisseurs sensibles à " l’importance de porter une information différente, respectueuse des personnes LGBT, et soucieuse du vivre-ensemble ".

lundi, juillet 13, 2015

People : Coming out, sexe, religion, amour... Le chanteur Mika se confie sans complexe !

En couverture du numéro d'été du magazine " Têtu ", Mika revient sur son coming out et se confie sur sa vie de couple avec son compagnon Andy, pas toujours simple quand on est une célébrité. L'occasion pour le chanteur de faire quelques confessions coquines et d'évoquer son rapport à la religion.

Mika est de retour sous le feu des projecteurs ! Après avoir joué les coachs pour la deuxième année consécutive dans " The Voice ", le chanteur a publié le 15 juin dernier son nouvel album " No Place In Heaven ", en partie écrit dans la langue de Molière mais enregistré à Los Angeles. Promotion oblige, l'interprète de " Talk About You " court les plateaux de télévision et s'affiche partout dans la presse, et notamment en couverture du numéro d'été de Têtu.

Dans les colonnes du magazine gay, Mika annonce qu'il fera très bientôt ses grands débuts au cinéma en intégrant le casting du prochain film de Ben Stiller. " Je vais tout vous dire : je vais jouer dans " Zoolander 2 ". C'est un petit rôle dans le film et il y a une grande séquence avec une de mes chansons " confie-t-il, excité par ce nouveau challenge. Peu avare en confidences, le musicien polyglotte évoque également au cours de cet entretien le couple qu'il forme avec son compagnon Andy, sa sexualité et son admiration pour le pape François. Morceaux choisis !

Son coming out ? " C'était plutôt une formalité " : " Je n'aime pas cette expression, " coming out ". Ça veut dire quoi ? Sortir de quoi ? D'un placard ? Je n'étais pas prisonnier ! Je ne sais même pas pourquoi je l'ai dit dans Instinct. Ce n'était pas du tout planifié. J'étais en promo aux États-Unis. Ça s'est passé naturellement. Mon orientation sexuelle, j'ai toujours vu ça un peu comme une évidence... 

La majeure partie de mes fans aussi, d'ailleurs ! Le dire dans une interview, c'était plutôt une formalité, mais une formalité importante ! [...] Mais j'étais très jeune. A 23 ans, je me suis retrouvé avec énormément de questions qui m'étaient imposées par la presse et des réponses qui n'étaient pas prêtes. Mais je dois dire que la communauté gay, elle, n'a jamais eu cette réaction envers moi. Ils ont été patients. Et j'ai toujours été engagé pour les causes gays avant même d'assumer publiquement ma sexualité ".

dimanche, mars 22, 2015

Venezuela : Un policier peut être gay… s’il le cache ( Evidemment ) !

Les policiers vénézuéliens ont le droit d’être homosexuels, à la condition de cacher leur " préférence " pour des partenaires du même sexe, a affirmé le responsable de la réforme de la police, Freddy Bernal, à la chaîne Globovision. Il a déclaré :

Un homosexuel peut être fonctionnaire de police, s’il ne manifeste pas publiquement sa préférence sexuelle, parce que, imaginez-vous un officier de police qui veuille se mettre une chemise rose ou du rouge à lèvres ! Freddy Bernal, chargé de moderniser la police du Venezuela, pays avec le deuxième taux le plus élevé au monde d’homicides, a détaillé toutes les conditions nécessaires, mais aussi celles qui sont rédhibitoires pour un aspirant policier.

Celui qui veut entrer dans la police doit être un jeune avec des aptitudes, une éthique, un désintéressement, il doit être un garçon sain. Un garçon avec un tatouage ne peut entrer dans la police nationale bolivarienne (PNB), un garçon avec une boucle d’oreille ne peut entrer dans la PNB. Je l’ai déjà dit. Bon, on peut l’envoyer au ministère de la Culture…

" Comment allons-nous former des officiers de police avec une boucle d’oreille ? Et je n’ai rien contre ceux qui en portent! Ou comment va-t-on former des officiers de police… (parmi les) hippies ? ", a-t-il poursuivi.

Dans la police vénézuélienne, " il pourrait y avoir quelqu’un qui est gay et c’est le droit de chacun de l’être. Mais il ne pourrait pas le manifester publiquement car cela va à l’encontre de la structure de formation de ce que doit être un policier ".

La Constitution vénézuélienne interdit tout type de discrimination. Mais au quotidien, l’homosexualité reste tabou et, à la différence d’autres pays d’Amérique latine, il n’y a aucun texte législatif en projet, sur une éventuelle légalisation des mariages ou unions civiles entre homosexuels, et encore moins sur l’adoption par des couples du même sexe.

samedi, mars 21, 2015

People : Mes parents ont appris que j’étais gay en me voyant sur scène !

Révélation de ces six derniers mois à Canal+,  Vincent Dedienne est en interview dans le numéro d’avril de TÊTU,  en kiosque. Tous les dimanches, l’humoriste de 28 ans tire le portrait, ou plutôt taille le costard, de l’invité du Supplément, l’excellente émission animée par Maïtena Biraben. Le successeur de Stéphane de Groodt n’a peur de rien. Surtout pas d’en faire trop, de partir dans de grands délires, ni, parfois, de mettre mal à l’aise la personnalité présente sur le plateau… Un rire malin, inventif, queer.

Surtout, Dedienne ne fait pas mystère de son homosexualité. Il s’en amuse même beaucoup. Multiplie les clins d’œil. À la télé évidemment, mais aussi sur scène, dans son one man show, S’il se passe quelque chose, actuellement en tournée.

Extrait de l’interview de Vincent Dedienne  à TÊTU :

- S’il devait faire la " Bio interdite " de Christine Boutin dans Le Supplément :

- Si je me retrouvais en face de Christine Boutin, je préfèrerais lui faire entendre des choses et la faire plutôt rigoler sur ses failles, ses démences, au lieu de l’affronter. Le danger, bien sûr, c’est la connivence.

- Pourquoi évoquer son homosexualité sur scène ?

- Le pari de ce spectacle, c’est un souci de sincérité. À tel point que mes parents ont appris que j’étais gay en me voyant sur scène ! On n’en avait jamais parlé (…) Puis, je me suis dit : on est en 2015.

- Les homos ont-ils perdu le sens de l’humour ?

- Je ne le pense pas. Les moments où j’ai été le plus ému d’être homo, c’était lors des premières manifs pour tous ou quand le mariage a été voté. Je me suis dit qu’il existait chez les gays une manière de réagir avec panache, dérision et sourire et j’ai adoré ça.

Vous trouverez toute l’interview de Vincent Dedienne dans le dossier Et l’humour devient gay, dans TÊTU daté avril, ainsi qu’une grande interview de l’humoriste ouvertement lesbienne Océanerosemarie. S’il se passe quelque chose, spectacle de Vincent Dedienne, du 1er au 11 avril, à l’espace Gerson, à Lyon, puis en tournée.

La Bio interdite, chronique de Vincent Dedienne, chaque dimanche, dans Le Supplément sur Canal+.

mercredi, mars 11, 2015

People : L’acteur Jussie Smollett fait son coming out !

Dans une interview accordée à Ellen DeGeneres diffusée avant hier, l’une des stars de la série Empire, Jussie Smollett, a fait son coming out. Dans le soap à succès de la FOX, l’acteur joue déjà le rôle d’un rappeur homosexuel devant faire face à l’homophobie de sa famille et du milieu dont il est issu.

L’acteur est sans doute sorti de son silence après que son partenaire à l’écran, Malik Yoba l’ait plus ou moins outé lors d’une interview donnée au site Blackfilm ( " Tel que je le connais, il est gay et très impliqué dans la communauté LGBT ", avait déclaré son collègue).
À Ellen, l’acteur de 31 ans a raconté :

" Il n’y a jamais eu de placard dans lequel je me serais mis. Je ne possède même pas de placard, j’ai une armoire mais pas de placard. Cependant j’ai une maison et il est de ma responsabilité de la protéger. C’est pourquoi j’ai choisi de ne pas parler de ma vie personnelle. Mais que nous soyons bien clairs, je n’ai jamais été dans le placard. C’était très important pour moi de venir clarifier ça dans votre émission ".

L’acteur a également précisé le sens de son silence, jugé pesant par certains, depuis la déclaration de son collègue à l’écran :

" Il ne faut pas mal interpréter mes propos quand je dis que je ne veux pas parler de ma vie personnelle. Je ne cherche pas à me cacher ou à nier la façon dont Dieu m’a fait ".

Source

mardi, février 17, 2015

People : Olivier Rousteing entièrement nu pour Têtu !

Olivier Rousteing fait le buzz. Le directeur artistique de la maison Balmain vient de poser nu pour le magazine Têtu. Une photo qui fait écho à un cliché d'Yves Saint Laurent de 1971, avec lequel le créateur disparu avait bousculé les codes et les moeurs devant l'objectif de Jeanloup Sieff pour la campagne publicitaire de son premier parfum.

Photographié par le duo André & François, en noir et blanc, de profil et assis sur un tabouret, Olivier Rousteing est le cover boy du numéro de mars en même temps que son rédacteur en chef invité. Et la photo n'est pas passée inaperçue... " Etre rédacteur en chef pour ce numéro me permet de m'exprimer sur l'homosexualité, la diversité et ainsi partager mon expérience, mais aussi de pouvoir lever certains tabous et faire évoluer les idées reçues sur le monde gay ", a déclaré le styliste et ami des stars dans son édito, précisant qu'il a voulu "une mise à nu dans tous les sens du terme ".

En kiosques le mercredi 18 février, Têtu proposera donc un numéro spécial mode avec, en prime, une interview de Kim Kardashian, l'une des meilleures amies d'Olivier Rousteing et actuelle égérie de sa maison avec son époux Kanye West.

" La mode peut bousculer les tabous (...) Elle m'a aidé à m'affirmer. Ma façon de m'habiller était ma manière à moi de dire: 'Fuck u!' J'ai totalement assumé mon homosexualité le jour où j'ai décidé de travailler dans la mode ", confie celui qui tient les rênes de Balmain depuis l'âge de 25 ans. Propulsé jeune sous les projecteurs, diplômé de l'ESMOD (Ecole supérieure des Arts et Techniques de la Mode) et très vite remarqué, Olivier Rousteing, Bordelais d'origine, est prêt à repousser les limites et les tabous, une fois encore.

Le mois dernier, c'est à Jean Paul Gaultier qu'était revenu l'honneur de prendre la casquette de red' chef le temps d'un numéro spécial.Têtu, en kiosques le 18 février 2015 avec des interviews de Kim. K, Brodinski ou encore Frédéric Michalak.

Source

People : Olivier Giroud élu footballeur le plus sexy d’Angleterre !

À l’occasion d’un concours sponsorisé par le bookmaker irlandais Paddy Power, il a été demandé à 250 femmes américaines âgées de 18 à 65 ans de désigner le joueur le plus sexy du championnat britannique de football, la fameuse Premier League. Sans grande surprise, l’attaquant d’Arsenal, qui a déjà été élu footballeur le plus sexy par les TÊTUnautes dès 2011, s’est vu décerner la récompense, devançant de quelques places son compatriote Morgan Schneiderlin.

Giroud ne manque pas d'humour : Une heureuse victoire pour le joueur français gay-friendly, qui avait lutté contre l’homophobie dans la campagne #rainbowlaces, il y a quelques mois, et n’avait pas hésité à poser en couverture de TÊTU en 2012. On regrettera toutefois que le bookmaker n’ait pas permis aux hommes de s’exprimer sur la question.

Le joueur n’a pas hésité à remercier ses " électrices ", dans une vidéo pleine d’humour et d’autodérision, avec son accent français " so sexy " et son jeu d’acteur un peu douteux. " J’aimerais remercier mes parents, de m’avoir fait comme je suis, mon équipe, mon barbier, mon autobronzant, mon technicien botox, mon maquilleur, mon tailleur, et je n’oublie pas mon preneur de selfies ".

Découvrez le top 10 du concours :

1. Olivier Giroud (Arsenal) 2. Santiago Vergini (Sunderland) 3. Matty James (Leicester City) 4. Paul Konchesky (Leicester City) 5. Jason Shackell (Burnley) 6. Erik Pieters (Stoke) 7. Morgan Schneiderlin (Southampton) 8. Nacer Chadli (Tottenham) 9. Ciaran Clark (Aston Villa) 10. Ben Foster (West Brom)

jeudi, octobre 02, 2014

People : Xavier Dolan amoureux fait la Une de Têtu !

Xavier Dolan n’a que 25 ans, mais il a déjà–au moins- 5 films salués dans le monde entier à son actif. Le jeune prodige du cinéma fait aujourd’hui la couverture du magazine Têtu pour le mois d’octobre, et la couleur du numéro est annoncée : " Je suis amoureux ". Le cinéaste québécois de 25 ans fait actuellement la promotion de la sortie française de son long métrage Mommy, qui a remporté le prix du Jury au festival de Cannes. Pour l’occasion, il a accordé un entretien au magazine gay Têtu. S’il n’est pas surprenant qu’il parle politique, notoriété ou critiques, le fait qu’il parle d’amour, et en l’occurrence de ses amours, l’est beaucoup plus. En couverture, le magazine met en scène le réalisateur vêtu d’une veste en jean et d’un t-shirt blanc, la main dans les cheveux, sa fameuse moue boudeuse, et le tout est titré " Je suis amoureux ".

A l’intérieur du magazine, on en sait un peu plus sur ce jeune génie du cinéma québécois rendu célèbre grâce à son premier long métrage " J’ai tué ma mère ". Dans l’entretien, il évoque d’ailleurs sa relation avec ses parents.

Puis, vient le moment d’aborder les amours du réalisateur " En ce moment, je suis amoureux. Ça fait longtemps que ça dure. C'est une histoire compliquée. Comme toujours ". Il explique " La seule chose qui compte en définitive, c'est : Est-ce que la personne que j'aime me remarque et pense à moi ? Ou est-ce qu'elle s'en fout complètement ? ".

Concernant sa notoriété acquise très tôt, Xavier Dolan est bien conscient qu’il divise. Trop jeune ? Trop gay ? Trop talentueux ? Trop branché ? Il n’a pas vraiment d’explications : " Parfois j'ai l'impression que le seul fait que j'existe agace certains". Mais il raconte que s’il en est là aujourd’hui, c’est bien parce qu’il a tout fait pour au détriment de certaines choses :" Pourtant, je mérite ma place ! J'ai travaillé dur. J'ai fait mes preuves. [...] J'ai sacrifié énormément pour mon cinéma ". Quant à savoir s’il lit tout ce qui est dit sur lui, c’est oui, et pour le meilleur comme pour le pire : " Je lis toutes les critiques. Certaines m'ont blessé, parfois pour le mieux ".

Le réalisateur a su conquérir les cœurs au-delà de ses frontières. Pour son prochain long métrage " The Death and Life of John F. Donovan ", il a choisi de s’entourer de l’actrice américaine Jessica Chastain. Il s’agira ici de son premier film dans la langue de Shakespeare. La jolie rousse y interprètera le rôle d’une rédactrice en chef en charge d’un tabloïd. Affaire à suivre.

mardi, janvier 29, 2013

TV : Thomas Joubert - Il n'y a plus de raison de cacher son homosexualité à la télé !

Vainqueur surprise du sondage du " plus beau mec de la télé " organisé comme chaque année par Têtu.com, le chroniqueur de " Faut pas rater ça ! " sur France 4 revient sur son élection et encourage les animateurs gays à ne pas se cacher.

Sa victoire a surpris tout le monde – et lui en premier. Il y a une semaine, les internautes de Têtu ont élu Thomas Joubert ( photo ci-contre ), chroniqueur dans Faut pas rater ça ! sur France 4, " plus beau mec de la télé " en 2012. Une distinction que le journaliste d’Europe 1 accueille forcément avec plaisir, même si il " n'est pas dupe ". Passé par iTélé et PinkTV, Thomas Joubert espère désormais que son nouveau titre lui portera autant de chance qu’à Julian Bugier ( joker du JT de France 2 ) et Jérémy Michalak ( On n'demande qu'à en rire sur France 2 ) qui sont devenus des vedettes du petit écran.

Qu’est-ce que cela fait d’être le " plus beau mec du PAF " ?

Thomas Joubert : Cela fait très plaisir, évidemment. J’étais déjà ravi d’être parmi les nommés! (Rires) Je constate que le sondage de Têtu fait toujours beaucoup parler. Cela devient même parfois un sujet polémique !

C’est à dire ?

J’ai l’impression qu’on est dans une époque où l’on ne peut plus rien faire sans qu’il y ait des clashs...

Certains ont été très surpris de vous voir gagner...

Effectivement, il y avait beaucoup plus beau que moi parmi les participants. Après, c’est un sondage sur internet ! Ce n’est pas une victoire volée, il n’y a pas eu triche. Il faut juste mobiliser. J’ai tendance à dire : " celui qui gagne le sondage de Têtu c’est celui qui a la plus grosse... force de mobilisation " ( rires ).

Vous avez tout fait pour remporter ce sondage, non ?

Je n’ai pas fait grand chose ! Flo Gazan et l’équipe de Faut pas rater ça ! étaient juste à fond derrière moi. Ils trouvaient ça drôle de me voir remporter l’élection du plus beau mec du PAF. Florian est un ancien de la bande à Ruquier, il s’est dit " : " On va refaire le même coup que pour Jérémy Michalak ! " Elodie Gossuin a fait des appels au vote, Willy Rovelli également. L’équipe a fait des appels au vote pendant 15 jours, ils ont même réalisé des badges " Votez Thomas Joubert! ". Après, je prends mon nouveau " titre " à la rigolade. Je ne suis pas prêt de faire la couv’ de Têtu torse nu !

" Je trouve dommage que de nombreux animateurs de télé continuent de se cacher en 2013 ". Vous savez que vous êtes le premier vainqueur ouvertement gay du sondage...

( Il réfléchit ) C'est vrai... Les autres années, je pense qu’il y avait plusieurs personnalités plus ou moins ouvertement gays... Moi, je ne me cache pas, sans pour autant crier mon homosexualité sur tous les toits. Je trouve dommage que de nombreux animateurs de télé continuent de se cacher en 2013. A partir du moment où on a une exposition quelconque, à la radio, à la télévision, il faut essayer de faire changer les mentalités.

Selon vous, qu’est-ce qui empêche certains animateurs de faire leur coming out ?

Tout est lié à l’image. Je pense que certains animateurs ont peur de se couper d’une partie de leur public. Alors qu’il y a de nombreux exemples qui prouvent le contraire. Laurent Ruquier n’a jamais été aussi populaire. Stéphane Bern également. Aujourd’hui, il me semble qu’avec toutes les questions gays qu’il y a dans l’actualité, il n’y a plus de raison de se cacher. Alors, montrons-nous !

Pensez-vous que votre titre de " plus beau mec du PAF " va donner une nouvelle impulsion à votre carrière ?

J’espère ! Une chose est sûre : " le sondage de Têtu est très repris par les médias, ses résultats sont toujours très attendus. Je ne vais pas me plaindre de cette exposition médiatique ". En plus, ce titre a plutôt porté chance aux gagnants jusqu’à maintenant. Julian Bugier, par exemple. Si dans mes futures interviews, on me ressort que j’ai été élu par Têtu plus " beau mec du PAF " en 2012, je serai ravi. Et puis c’est toujours mieux de remporter le sondage du plus beau mec de la télé que celui de l’animateur le plus désagréable qui paraît dans VSD !

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