mardi, janvier 31, 2017

Sexe : 10 trucs à ne plus dire sur les applis comme Grindr en 2017 !

Vous avez tout à fait le droit de dire ce que vous voulez, bien sûr. Mais… Hornet, Scruff, Grindr et consorts ne sont pas exempts d’une certaine étiquette. Passage en revue des 10 trucs à ne plus dire sur les applis comme Grindr en 2017.

Masc for Masc : Ah oui, vous avez tout à fait le droit de dire ce que vous voulez, bien sûr. Mais… Come on, really ? D’où vient cette aversion de la féminité ? Alors que même les hétéros assument leur homogénéité, leur " ambivalence ", les gays la rejettent de plus en plus. La virilité est replacée comme une valeur supérieure à la féminité chez certains. On sait bien que les applis de rencontres sont faites pour le sexe, mais ne vous privez-vous pas ainsi de toute une sphère de gens qui ne se considèrent pas comme les parangons de la masculinité, qui sont fluides et surtout pour qui ce n’est pas une question ? Parfois, les réseaux sont une projection de nos fantasmes pornos, bien loin de la réalité de ce que l’on aime. Il y a certes des physiques très virils, mais s’il travaille dans la mode, rentrera-t-il toujours dans votre définition ? Et s’il est subtil et viril au lit mais pas au petit déj, faut-il y renoncer ? Bref, définir, c’est souvent exclure…

Tu es Clean : Ah oui, vous avez tout à fait le droit de dire ce que vous voulez, bien sûr. Mais… Si la formulation est violente, son explication logique est en plus un peu datée : aujourd’hui, un séropositif bien traité est indétectable, donc intransmissible. C’est-à-dire, moins " dangereux " et plus responsable qu’une personne non dépistée et non traitée. Les séropositifs sont mieux suivis, et donc en " meilleure santé " que des personnes n’ayant pas fréquenté de médecin depuis un certain temps…
CQFD.

Plan plâtre ? OK ! : Ah oui, vous avez tout à fait le droit de dire ce que vous voulez, bien sûr. Mais… Si par hasard vous croisez la route de ce célèbre personnage qui hante les chats depuis Mathusalem, et que vous n’êtes pas vraiment intéressés, ne passez pas une heure à le taquiner en lui faisant miroiter une jambe cassée. Respectez les trips de l’autre, sans jugement ni injure, sans le condamner moralement. Il vient là pour s’épanouir sexuellement, pas pour se faire avoir.

No fat / No fem / No asian : Ah oui, vous avez tout à fait le droit de dire ce que vous voulez, bien sûr. Mais… Si vous n’aimez pas les gros, les asiatiques ou les garçons efféminés, ne soyez pas pour autant agressifs avec ce qui ressemble à une chanson des Destiny’s Child " NO / NO / NO ". Dites ce que vous aimez plutôt que ce que vous n’aimez pas. On peut être poli et respectueux, on est tous là pour la même chose. C’est comme sur la plage : jamais il ne vous viendrait à l’idée d’hurler : les gros, les asiats, les folles, dehors ! CQFD.

Hi / hello / tu réponds pas / allô ?
– CC sa va ?
– Allo ?
– T la ?
– Héhoooo ?! – Tu réponds pas ?
– Mais pourquoi tu réponds pas ?
– Snif.
– T super hot.
– Pffff, j’en ai marre personne me répond jamais.
Etc, etc.

À la manière d’un petit chaton qui donne son affection sans rien attendre en retour, vous passerez vite pour M. Relou, celui qui " ne tente rien n’a rien ", une âme perdue pour qui Internet est une facilité, qui ne pense pas que les gens derrière les profils sont des vrais gens, et qui essaie " au cas où ". Mais qui insiste grave. Trop. Douze " salut " pour une photo qui vous plaît. Ça ne passe pas. Vous ne le feriez pas ailleurs. Si vous n’avez pas de réponse, ne pensez pas juste que l’autre est occupé, ou qu’il ne vous a pas vu. On est pas obligé de répondre à tous. C’est sympa, ok, mais on fait quand même ce qu’on veut. Douze messages à la minute laissent présager d’une rencontre un peu trop bavarde, ce que l’autre ne cherche pas forcément. Ne devenez pas un morpion virtuel. Ou vous serez vite " bloqué ".

Une citation de Marc Lévy : Ah oui, vous avez tout à fait le droit de dire ce que vous voulez, bien sûr. Mais… N’oubliez pas où vous êtes, au risque de passer à côté de garçons plus terre à terre. Surtout si ce que vous recherchez c’est du sexe avec un TTBM avant tout. Le Lover est souvent un peu là par hasard, beaucoup par dépit. Il se dit que si lui est arrivé ici manger des merles faute de grives, il doit bien y en avoir d’autres comme lui. D’autres romantiques en quête d’amour. Sa photo de profil est souvent celle d’un visage un peu pensif, sur un fond bleu ciel avec un air mélancolique ou des demi-sourires façon book de comédien. Il va remplir son profil d’une longue diatribe laborieuse et parfois incompréhensible, manière pour lui de faire une sélection naturelle dans cet océan d’hommes qui ne sont pas tous clairs comme de l’eau de roche… Ou d’une citation de Marc Lévy. C’est romantique, et il faut toujours rester ouvert aux belles rencontres. Mais please, PAS DE MARC LEVY. Jamais.

Le problème avec les garçons rencontrés sur Grindr, qu’ils soient des plans qui deviennent des petits amis ou directement des rencontres romantiques, c’est qu’on a toujours peur qu’ils y retournent sans nous prévenir…

Je veux juste discuter : Oui pourquoi pas. En fait vous avez tout à fait le droit de dire ce que vous voulez, bien sûr. Mais… Vous risquez de parler longtemps tout seul. Laissez faire naturellement la discussion en fonction du feeling et de la disponibilité de l’autre. Si vous ne voulez rencontrer personne, ni même être gay (ou bi-curieux), on pourrait penser que vous cherchez juste à passer le temps. Vous êtes le genre de personne à avoir des orgasmes au niveau des zygomatiques. Et ça vous suffit. Soit. Mais vous risquez de vous faire dépasser si un mec plus entreprenant oversexy ne poke votre contact trois fois en deux minutes et ne lui rappelle l’objet de ses errances numériques : il est venu pour parler cru.

Vous êtes un peu l’Amélie Poulain des sites de rencontres, et c’est aussi ça qui plait…

PS : dites encore moins " je veux juste discuter si vous avez une photo de votre sexe en érection en profil ".

Je suis bof, moyen, vraiment inintéressant : Ah oui, vous avez tout à fait le droit de dire ce que vous voulez, bien sûr. Mais… tous les goûts sont dans la nature. Pourquoi personne ne serait a priori intéressé par vous ? A chaque poppers son couvercle. Soyez honnête, bien sûr, le pire serait de se survendre. Mais pas trop non plus. Pourquoi se tirer une balle dans le pied ? Soyez fier de ce que vous êtes car il y aura toujours quelqu’un à qui ça plaira. Sauf quelqu’un qui se saborde à ce point. Sauf peut-être un infirmier avec une âme de sauveur. Vous voyez finalement, tout existe…

Video : France - Norvège ( les Experts soulèvent le trophée ) !

J'ai dans la tête des tonnes de pirouettes...

Oh la la !

lundi, janvier 30, 2017

People : Patri­cia Kaas se confie sur ses frères homo­sexuels et la cause gay !

Patri­cia Kaas a parlé de ses frères homo­sexuels et de la cause gay qui lui est chère.

Dans le dernier album de Patri­cia Kaas figure une magni­fique chan­son inti­tu­lée Le refuge. Ecrit en pensant à l’as­so­cia­tion Le refuge ( asso­cia­tion qui vient en aide aux homo­sexuels en diffi­culté ), le texte parle des problèmes que peuvent rencon­trer les membres de la commu­nauté LGBTQI et le rejet dont ils sont encore malheu­reu­se­ment victimes.

Dans une inter­view accor­dée à VSD, Patri­cia Kaas a expliqué pourquoi elle avait abordé ce sujet. Aussi s’est-elle confiée sur son statut " d’icône gay " et s’est indi­gnée de voir, qu’aujourd’­hui encore, les homo­sexuels étaient montrés du doigt par un grand nombre de gens.

" Je suis pour le mariage gay, et peut-être qu'il y a des avis diffé­rents là-dessus, mais pourquoi deux hommes qui s'aiment ne pour­raient-ils pas se marier ? Ils ont les mêmes droits. S'ils vivent ensemble et qu'il y en a un qui part, pourquoi l'autre n'aurait-il pas les mêmes droits qu'un couple ? ", a-t-elle demandé.

Patri­cia Kaas se sent effec­ti­ve­ment proche d'eux car deux de ses frères " vivent avec des garçons ". " J'adore les homos, j'en ai beau­coup parmi mes amis et dans mon public ", décla­rait-elle déjà dans son auto­bio­gra­phie, L’ombre de ma voix, parue en 2011.

Patri­cia Kaas s’est ensuite indi­gnée contre les parents d’ho­mo­sexuels qui reje­taient leur enfant. " Ça existe encore des parents qui rejettent leur gamin ou leur gamine parce qu'ils sont homos ? Mais merde, c'est leur sang ! Je ne comprends pas " , a-t-elle égale­ment confié à VSD.

La chan­teuse a beau­coup de succès en Russie, pays où les gays sont stig­ma­ti­sés. Si elle a malheu­reu­se­ment dû s’adap­ter et ne pas faire figu­rer la chan­son Le refuge sur la version russe de son album, elle a toute­fois prévu de la chan­ter sur scène. " Si j'ai prévu de la chan­ter et qu'on me dit non, je les emmerde, je la chante ", a-t-elle déclaré. Et elle compte bien avoir le dernier mot !

Video : Jul - On M'appelle L'ovni !

Le chaos du corps a ses raisons, a ses remords...

Tom Daley !

Avant que minuit ne vienne, attrapez-moi...

dimanche, janvier 29, 2017

Sexe : Fellation, masturbation, homosexualité, chez les animaux aussi !

Contrairement à ce qu'on a longtemps pensé, l'homme n'a pas le monopole des plaisirs charnels. Chez de nombreux animaux aussi, la sexualité n'est pas toujours liée à la perpétuation de l'espèce.

Le sexe est une énigme biologique. Pourtant, existe-t-il quelque chose de plus familier que la sexualité ? Le rouge-gorge chante et les lézards se poursuivent. Mais à y regarder de plus près, chacune de ces activités peut se révéler bien plus insolite que l'on ne le croit. Pourquoi dame mésange sollicite-t-elle avec entrain les faveurs de monsieur alors que le nid est déjà fait et que les petits piaillent ? Quant à nos lézards, voilà bien deux femelles s'adonnant l'une avec l'autre à de la sexualité lesbienne sans aucun mâle alentour. Les amours animales dévoilent de bien curieuses conduites.

Présente chez plus de 95% des eucaryotes, ( c'est-à-dire chez les champignons, les protistes, les végétaux et les animaux), la sexualité a longtemps été pensée comme un moyen retenu par la nature pour son efficacité dans le maintien de la vie.

Toutefois, cette hypothèse s'est toujours très mal inscrite dans la théorie néodarwiniste dominante. Car la sexualité reste assurément le plus mauvais moyen de diffuser ses gènes. Avec le sexe, les espèces sont partagées en deux, divisant le nombre de partenaires et chacun ne peut transmettre que la moitié de ses gènes.

Encore n'est-ce possible qu'avec un partenaire réceptif, dans la force de l'âge et, qui plus est, a priori consentant. Il s'ensuit un gaspillage incroyable d'énergie depuis la formation des gamètes jusqu'à l'élevage des jeunes en passant par les parades et les rivalités amoureuses.

Sans s'embarrasser de tous ces préalables, les êtres asexués savent se reproduire aisément. Ainsi, les vers marins peuvent très bien former des descendants sans sexualité. Ils diffusent simplement des petits morceaux d'eux-mêmes qui, par scissiparité (division par bourgeonnement), régénéreront des individus nouveaux. Il en est de même d'espèces aussi différentes que les coraux ou les rotifères, et même les tatous peuvent multiplier leur descendance d'une manière asexuée.

Toutefois, loin d'abandonner les plaisirs charnels, ces vers marins, ces coraux et ces tatous sont sexués et savent aussi arranger des ébats sexuels. Même les espèces hermaphrodites comme les escargots et les poissons labres s'apparient au cours de voluptueux accouplements. Pour quoi faire ?

Video : Clôture de TEDxParis 2015 - Chris Esquerre !

C'est mon dernier recours...

Matt Bomer !

Le pire des effrois, c'est froid...

jeudi, janvier 26, 2017

Internet : Menaces, homophobie et harcèlement : comment la haine fait son chemin sur YouTube !

Ils sont une grosse dizaine : des trolls, des haineux, des rageurs de YouTube. Les dénominations divergent mais aucune ne semble à même de les cerner. Cyber-harcèlement, menace et propos répréhensibles par la loi : nous avons étudié un des visages de la haine sur YouTube pour mieux comprendre les rouages de cet univers parallèle.

Y a-t-il désormais un sujet plus politique et sensible que la modération des grands services du web ? Alors que nous mettions en évidence il y a encore peu les insuffisances des dispositifs mis en place par Webedia sur Jeuxvideo.com pour lutter contre ses éléments les plus irrespectueux, c’est aujourd’hui un autre géant, américain cette fois, qui apparaît dépassé par des éléments troubles de sa communauté. Alerté par des vidéastes de YouTube sur un cas de cyber-harcèlement dans la communauté française du YouTube Game, nous avons voulu en savoir plus pour comprendre comment les discours de haine se répandent sur la plateforme.

Le problème, lorsque l’on se mêle des affaires des YouTubeurs, c’est qu’il faut se préparer à une avalanche de drames et de réactions toutes plus excessives les unes que les autres. C’est simple : il semble parfois que le clash et le drama soient les nerfs de la guerre sur la plateforme vidéo, et certains vidéastes n’ont que peu de scrupules à utiliser ce type de badbuzz pour se mettre en avant.

À qui profite le drama : Il est donc nécessaire de savoir à qui le drama profite lorsqu’il y en a un. Aujourd’hui, nous allons parler d’une chaîne qui s’est spécialisée dans le drame et qui, grâce à cela, parvient à monétiser ses contenus et rassembler des milliers d’abonnés. Le problème de celle-ci n’est pas tant de produire des drames à volonté sur des non-sujets que de toujours provoquer ces clash sur des fondements homophobes et sexistes. Jusqu’à l’attaque ad-hominem… et l’illégalité.

Face à un tel phénomène, YouTube semble pétrifié, tiraillé entre les plaintes des victimes de la chaîne et la capacité du vidéaste en question à rester sur le fil du rasoir de la charte du réseau. Un cas de conscience pour le plus grand hébergeur de vidéo du monde et l’ensemble du YouTube Game français.

In my skin...

mardi, janvier 24, 2017

LGBT : La première association de défense des homosexuels au Maroc en cours de création !

Les minorités sexuelles et religieuses pourraient avoir prochainement leur propre association. Le dossier juridique est actuellement en cours d’élaboration.

Une assemblée générale constitutive s’est déroulée samedi dernier, rapporte le journal Akhbar Al Yaoum qui indique que la réunion s’est tenue à Rabat au siège de l’instance marocaine des droits de l’Homme lors de laquelle ont été élus 24 membres.

Dans une déclaration au journal, le fondateur du collectif, Tarik Naji, a affirmé qu’un dossier juridique était en cours d’élaboration et qu’il sera soumis prochainement aux autorités.

" Notre association n’appellera pas à l’abandon de l’islam. Nous respectons toutes les religions et nous ne créerons pas la révolte ", explique le militant pour qui " l’objectif est de valoriser l’être humain pour que chacun puisse bénéficier de ses droits sans porter atteinte aux droits de l’autre ".

Parmi les adhérents, on retrouve des athées et même des chiites à qui les autorités avaient refusé la création d’une association il y a quelques mois.

Video : Benny - Boys Will Be Boys !

River Viiperi !

Matt Bomer !

vendredi, janvier 20, 2017

US : Exclu de l'armée car il était gay, il obtient réparation à 91 ans !

Edward Spires, harcelé et exclu de l'armée de l'air en raison de son homosexualité, a réussi à faire corriger ses états de service pour faire reconnaître la discrimination dont il a été victime.

Un jour d'octobre 1947, un colonel de l'armée de l'air américaine a annoncé qu'il voulait " nettoyer (s)a base des homosexuels ". Forcé de révéler son orientation sexuelle, l'assistant de l'aumônier de cette base de San Antonio, située dans l'Etat du Texas, a été prié l'année suivante de retourner à la vie civile après avoir été jugé " indésirable ". Vendredi, 69 ans après, l'armée a corrigé cet état de service humiliant.

Entré à la base en 1946, Edward Spires a vécu "dans le placard, sauf quand il sortait", expliquait-il à NBC News en novembre dernier. Ce mois-là, des avocats liés à une organisation de vétérans avaient attaqué l'armée pour que celle-ci corrige le dossier de leur client. Le texte de la plainte décrivait les interrogatoires, insultes et menaces subis par l'assistant, de la part des autres soldats comme de ses supérieurs. Pour déterminer son orientation sexuelle, un psychiatre lui avait même demandé s'il avait déjà reçu une fellation.

Je peux relever la tête : Le harcèlement d'Edward Spires a commencé quand des participants à une soirée d'Halloween en dehors de la base ont cru qu'il s'était travesti. " Quelqu'un m'a reconnu, et a dit 'ha ha, il doit être gay!'", racontait-il à NBC News. Décidé à laver son honneur avant de mourir, Spires a d'abord tenté seul d'obtenir gain de cause, mais sans succès. L'armée de l'air lui a alors répondu que les documents le concernant avaient brûlé dans un incendie, en 1973.

Vendredi, l'armée de l'air a implicitement reconnu lui avoir infligé un traitement discriminatoire. " Je me suis dit qu'il était temps", a déclaré Spires au Hartford Courant. " Je peux enfin relever la tête." Depuis son exclusion de l'armée, l'Américain a profité des droits dont il dispose désormais. En 2009, il s'est marié avec David Rosenberg, après 60 ans de vie commune. " Il n'est pas concevable que cet homme qui a scrupuleusement accompli sa tâche (...) termine sa vie en étant jugé indésirable par son pays ", avait déclaré son mari en novembre dernier. A sa mort, Spires sera honoré par des funérailles militaires.

Video : White Lies - Hold Back Your Love !

Colton Haynes !

Chris Mears !

jeudi, janvier 19, 2017

Culture : Hervé Guibert, " une sorte de révélateur parfait " pour les gays !

Le 27 décembre 1991, l’auteur de " A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie ", malade du sida, décédait après avoir tenté de se suicider. Quelles relations les homos ont-ils tissé avec l’œuvre protéiforme de " l’écrivain-photographe " impudique et égotique ?

" Toutes les nuits, je veux mourir ". Ce cri, qui achève le journal d’Hervé Guibert, le Mausolée des amants, publié à titre posthume en 2001 ( Gallimard ), est la profession de foi d’un geste longtemps prémédité. Le 13 décembre 1991 – la veille de son anniversaire –, très affaibli par le sida qui le dévore, l’auteur de la Mort propagande ( éditions Régine Deforges, 1977 ) pense mettre fin à ses jours en absorbant la digitaline qu’il garde sur lui depuis la découverte de sa séropositivité. La tentative échoue et " l’écrivain-photographe " décède quelques jours plus tard, le 27 décembre, dans une chambre de l’hôpital Béclère de Clamart ( Hauts-de-Seine ). Unanime, la presse regrette la perte du romancier d’à peine 36 ans, un angelot à boucles blondes, auteur d’une œuvre foisonnante – 15 romans, des recueils de nouvelles et des livres de photographie.

Un an plus tôt, le grand public a eu l’occasion de découvrir le maître du " je ", et le visage du sida, sur les plateaux de télévision d’Antenne 2, puis de TF1. Chez Pivot d’abord, le 16 mars 1990, lorsqu’il fait la promotion de son roman A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie, récit autofictionnel d’une trahison, celle d’un ami qui lui promettait de trouver un moyen de guérir de ce qui est incurable – condamnation dont il prend conscience dans la trahison. Chez Poivre d’Arvor ensuite, en avril 1991, lorsqu’il participe à une émission exclusive d’Ex-Libris sur son parcours, son amitié avec Michel Foucault, ses tantes Suzanne et Louise, la maladie, évidemment, et la mort, toujours.

L’émotion ou la curiosité des téléspectateurs aidant, les ventes de ses livres se sont envolées. " A la suite du passage à la télévision, je recevais vingt-cinq lettres par jour ", écrit-il d’ailleurs (p. 178) dans le Protocole compassionnel, publié cette année-là, chez Gallimard. " Son passage chez Poivre d’Arvor a été beaucoup plus marquant que chez Pivot où on l’a pris pour un ovni. Pour la première fois, une figure intellectuelle qui avait le sida se montrait : cela a beaucoup marqué le public ", reconnaît rétrospectivement Frédéric Andrau, auteur d’une biographie publiée en 2015 aux éditions Séguier, Hervé Guibert ou les morsures du destin.

Video : 2CELLOS - Game of Thrones !

Love !

mardi, janvier 17, 2017

Lire : Jonathan Gillot reçoit le Prix Découverte du roman gay 2016 !

Le Haut-Marnais Jonathan Gillot a reçu samedi 7 janvier le Prix Découverte de la 4ème édition du roman gay 2016 à Paris, Librairie Violette and Co. Il a été sélectionné parmi 119 participants. 

Jonathan Gillot reçoit donc son premier prix littéraire pour son roman " Désordre " (éditions Ex Aequo). Cette histoire raconte un putsch nationaliste et parallèlement une romance gay entre Quentin et Max.

Le jury, composé d’écrivains, critiques, blogueurs, chroniqueurs, lecteurs, libraires et éditeurs, a choisi six lauréats dans la short-list finaliste des onze romans sur les quarante préalablement sélectionnés parmi 119 participants (Prix du roman gay, Prix Découverte, Coup de cœur du jury, Mention spéciale et Récompense pour l'ensemble d'une carrière). Ces prix sont à portée internationale et francophone. 

Pour concourir, il suffit d'aborder le thème de l'homosexualité. Les préférences amoureuses des auteurs n'entrent bien sûr pas en ligne de compte (le jury n'est d'ailleurs pas composé que de gays). Le prix est décerné tous les ans au mois de janvier par un jury international composé entre autre d'éditeurs, de libraires, de journalistes, etc. 

Le mot de l’éditeur : Parachuté dans une ville de province pour couvrir un fait divers, Quentin Viessenthal, journaliste sans ambition, va vite regretter sa venue. La cité, peu à peu privée de ses autorités morales et politiques, va devenir la proie d’une puissante organisation qui n’a que la barbarie pour moyen et la domination pour fin. Faisant preuve de lâcheté ou de courage, de dédain ou de sacrifice, Quentin se trouvera au milieu d’un désastre comme l’Histoire sait parfois en produire : une République au bord de l’abîme, des monstres engendrés par la violence de la vie, des innocents enchaînés par centaines. En fin de compte, des lendemains qui déchantent, dans une ville qui déjante. Avec ses compagnons d’infortune, il devra rivaliser d’ingéniosité pour sauver une ville, qui pourrait un jour être la vôtre. 

Jonathan Gillot, 29 ans, est né en Haute-Marne, à Chaumont. Il a toujours été passionné par l’astronomie et la physique, et a suivi un long cursus qui s’est terminé en 2013 avec l’obtention d’un doctorat de physique. Il a entamé la rédaction de cet ouvrage vers la fin de sa thèse. Le goût de l’écriture est venu pendant la composition de son manuscrit de doctorat et, à ce titre, il pense être l’un des très rares doctorants au monde qui ait trouvé agréable la rédaction de sa thèse ! Dorénavant, ayant terminé ses études, il a pour objectif de poursuivre ses recherches en physique tout en entamant une carrière d’écrivain.

Video : Black M - French Kiss !

Tu t'entêtes à te foutre de tout...