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lundi, décembre 21, 2020

Religion : L'archevêque de Lettonie demande de créer un cadre légal pour les couples homosexuels

L'archevêque de Lettonie, Zbignevs Stankevics, a appelé mardi 15 décembre à créer un cadre légal pour des couples homosexuels, mais également pour d'autres personnes souhaitant vivre ensemble, en plus du mariage traditionnel ! 

" Nous devrions repousser toutes les idéologies et créer un cadre juridique réel qui protégerait tous les membres de la société ", a déclaré l'archevêque lors d'une audition parlementaire. Les déclarations de l'archevêque interviennent après une décision historique du Tribunal constitutionnel letton en novembre qui a statué que le terme " famille " n'équivalait pas le terme " mariage ". Selon le Tribunal, la famille peut inclure un plus large éventail de relations qu'un simple mariage hétérosexuel entre deux personnes de sexe différent. 

" Il y a une polarisation des opinions : d'une part, des signatures sont collectées pour autoriser les mariages homosexuels. Pendant ce temps, d'autre part, il y a une action en cours contre cela, mais nous devons rechercher des tentatives d'unifier la société, pas de la diviser ", a déclaré l'archevêque. " Nous recherchons des propositions qui ne sont entachées d'aucune question idéologique ou religieuse, nous ne remettons pas en question le concept de famille traditionnelle mais nous parlons de mécanismes de protection de ces relations, y compris entre personnes de même sexe, qui échappent à la définition traditionnelle du mariage ", a-t-il indiqué. Selon lui, les couples qui émettent une déclaration de " ménage commun ", qui peut également inclure des personnes âgées veuves vivant ensemble, doivent bénéficier d'une protection en vertu de la loi. 

La constitution lettone définit le mariage en tant " qu'union entre un homme et une femme ". Mardi également, les évêques catholiques de Lettonie ont envoyé une lettre au président Egils Levits et à la présidente du Parlement, Inara Murniece, demandant de ne pas changer la définition légale du mariage mais de légaliser d'autres formes de relations qui peuvent bénéficier d'une protection juridique légale. 

dimanche, décembre 20, 2020

LGBT : Plus de 300 dignitaires religieux plaident pour interdire les " thérapies de conversion " !

Un texte, signé par plus de 300 dignitaires religieux invite les gouvernements à mettre fin aux " thérapies de conversion ". Ces thérapies inefficaces sont unanimement dénoncées dans les instances internationales. 

Ils sont plusieurs centaines. Plus de 300 dignitaires religieux, en provenance de 35 pays appellent à interdire les " thérapies de conversion ". Ces pseudo " thérapies " promettent de transformer l'orientation sexuelle et l'identité de genre des personnes LGBT+. Si elles sont souvent pratiquées au nom de la foi, d'autres " thérapies " sont dites médicales ou sociales. 

C'est la fondation britannique Ozanne qui a publié cette déclaration. Lors d'une conférence organisée à Londres, des représentants de plusieurs religions prennent la parole. Parmi les signataire, on compte des représentants anglicans, musulmans, juifs, bouddhistes, sikhs... Desmond Tutu, ancien archevêque sud-africain, prix Nobel de la paix et compagnon de lutte de Nelson Mandela est l'un d'entre eux. 

" Nous devons reconnaître avec regret que certains enseignements religieux ont souvent, à travers les âges, causé et continuent de causer des souffrances profondes et offensent des lesbiennes, gay, bisexuels, personnes transgenres, queer et intersexes. (...) Nous appelons toutes les nations à mettre fin à la criminalisation de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre. (...) Aussi, nous demandons à ce que tout le possible soit fait pour mettre fin aux pratiques appelées communément " thérapies de conversion " (...) et nous demandons que ces pratiques néfastes soient interdites ", déclarent-ils. 

Unanimement condamnées : Dans la liste des signataires, un seul représentant est français. Ludovic-Mohamed Zahed est le premier Imam français ouvertement homosexuel. Lui même a ouvert en 2012 la première mosquée dite inclusive. " Il nous fallait un espace sécurisé pour exprimer la soif de spiritualité et de respect ", disait-il en 2017. 

Les " thérapies " sont largement condamnées par la communauté scientifique. Les experts et les institutions internationales les jugent non seulement inefficaces, mais surtout dangereuses. Elles entraînent des risques de dépression et de dépréciation de soi pouvant conduire au suicide. Aux États-Unis, la pratique concerne des centaines de milliers de personnes, selon OutRight Action International, une association de défense des droits des personnes LGBT+. 

3 pays européens les interdisent : L'Union européenne a condamné ces pratiques et encouragé les pays à légiférer dessus. L'Allemagne devrait être le quatrième pays à interdire la pratique. Avant elle, Malte, la Belgique ou les Pays-Bas les ont interdites. La France est aussi en passe de le faire. Une proposition de loi de la députée LREM Laurence Vanceunebrock a été déposée à l'Assemblée. Mais Marlène Schiappa a entretenu le doute sur la véritable portée de cette interdiction et son souhait de l'inclure dans le projet de loi confortant les principes républicains ( dite Séparatismes ). 

Ce même mercredi, l'Inter-LGBT approuvait la proposition de loi d'interdiction des " thérapies ". " Nous ne souhaitons pas que la question de l’interdiction des thérapies de conversion ( qui fait pourtant consensus au niveau national, européen et international ) soit instrumentalisée à des fins idéologiques dans un projet de loi déjà controversé et dénoncé ", écrivait l'association. 

La ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Élisabeth Moreno, soutient la démarche de la députée. " Laurence Vanceunebrock-Mialon n'a pas souhaité que sa proposition soit intégrée au projet de loi confortant les principes de la République, je le comprends. Je suis attachée à la séparation des pouvoirs et je ne vais pas m'immiscer dans ces débats. En revanche, je la soutiendrai et je lui fais confiance pour trouver le bon chemin ". 

vendredi, décembre 04, 2020

Société : Un manuel scolaire sexiste et homophobe d’un lycée catholique breton suscite l’indignation !

Deux députés ont interpellé les ministres de l'Éducation et de l'Égalité entre les femmes et les hommes. Ils dénoncent un manuel, mis à disposition des élèves de terminale, ouvertement homophobe et qui encourage la culture du viol. 

" Désolé de cette polémique ", a écrit le chef d'établissement du lycée Notre-Dame de Kerbertrand de Quimperlé. C'est le moins qu'il puisse faire. Une revue sexiste et homophobe de 72 pages était à disposition des élèves de terminale de son établissement. Ce manuel, ayant déjà été signalé en 2017, a été écrit par un curé qui a notamment appelé à lutter contre le VIH par la chasteté. Deux députés interpellent le gouvernement. 

Des " approximations ", selon le proviseur : Cette revue " est cousue d'approximations, d'affirmations caricaturales, de mélange de psychologie et de spirituel, d'erreurs... Je ne partage pas tout ce qui est écrit et je n'ai pas plus d'idée arrêtée sur ces sujets ", écrit le proviseur de l'établissement Ghislain de Barmon. " Heureux que les élèves, avec de l'esprit critique, aient repéré les limites de cet écrit ", poursuit le proviseur qui ne condamne pas plus les propos du livre. Mercredi 2 décembre, l'ensemble du personnel du lycée a débrayé en signe de protestation. 

" Les membres de l’équipe de direction et toute l'équipe enseignante du collège-lycée ne peuvent que regretter l’absence de concertation et de discernement qui ont conduit le chef d’établissement à mettre à la disposition des lycéens une publication dont certains propos étaient homophobes et sexistes ", écrivent-ils dans un communiqué cité par Le Télégramme. Ils précisent qu’ils ne portent pas " la responsabilité de cette diffusion et nous-mêmes, blessés et bouleversés, comprenons les réactions et la vive émotion que cela a pu provoquer ". 

Les députés Laurence Vanceunebrock-Mialon (LREM) et Bastien Lachaud (LFI) ont écrit au ministre de l'Éducation et à la ministre de l'Égalité entre les femmes et les hommes. Dans leur courrier, il écrivent : " le choix des manuels ne peut être laissé à la libre appréciation des établissements, sans contrôle par vos services, lorsque de tels extraits nous parviennent. Il est urgent de remédier à ces dérives constatées sur l'ensemble du territoire ". 

Des propos ouvertement homophobes : Dans le manuel, on peut lire des abominations comme : " l'homosexualité résulte souvent d'une évolution psychique marquée par l'influence excessive ou insuffisante du père ou de la mère dans l'enfance ; ou suite à des perversions d'adultes (sic) qui ont provoqué une attirance pour le même sexe, ou une peur de l'autre sexe (sic) ". " La tendance homosexuelle (sic) n'est pas voulue, et ne rend pas spécialement heureux (sic) ". S'adressant aux adolescents, l'auteur, le père Jean-Benoît Casterman, écrit : " n'active pas cette tendance en passant à l'acte (...) L'engrenage peut être fatal (sic), car nos actes confirment nos tendances. Aujourd'hui, certains prétendent que l'homosexualité est normale. Pourtant, l'épanouissement sexuel n'est totalement possible que dans l'altérité homme/femme (sic) ". Pour rappel, la doctrine catholique juge " désordonnés " les " actes homosexuels ". 

Mais le manuel ne s'en tient pas à des propos homophobes. Il banalise également la culture du viol : " Microjupe, nombril à l'air, pantalon taille basse, string, décolleté vertigineux, dos nu invitent à des suites voluptueuses. Tu passes pour une gamine frivole et disponible. Si on te drague, c'est ton problème ", peut-on lire à une autre page. Contactée par plusieurs journaux, la direction de l'enseignement catholique du Finistère n'a pas donné suite à nos sollicitations. 

mardi, décembre 01, 2020

Panama : l’Eglise se dresse contre les unions homosexuelles !

L’homélie prononcée le 22 novembre 2020 dans la cathédrale Sainte-Marie par Mgr Jose Domingo Ulloa, archevêque de Panama City, ne laisse pas place à l’équivoque : " si nous sommes citoyens du Royaume du Christ, nous ne pouvons pas prétendre suivre et partager des attitudes et des comportements qui violent les valeurs évangéliques de notre foi, comme l’avortement, les unions entre personnes de même sexe, le vol, la malhonnêteté et la corruption ", a expliqué le prélat. 

Depuis plus d’un an en effet, la question de la légalisation du mariage homosexuel est au cœur de la vie politique panaméenne : en octobre 2019, les députés du Parlement ( monocaméral, dans la petite république ) ont adopté plusieurs amendements à la Constitution du pays, dont l’un qui empêche toute légalisation future des unions entre personnes de même sexe. 

Il n’en fallait pas moins pour déclencher une violente vague de contestation parmi les étudiants progressistes, soutenus par de puissants lobbies : ainsi la Cour interaméricaine des droits de l’homme ( basée au Costa Rica, et dont l’objet et de promouvoir les " droits fondamentaux " sur le continent ) demande au Panama de reconnaître le " mariage " homosexuel. 

Le dossier des unions civiles entre personnes de même sexe est désormais entre les mains de la Cour suprême du pays, qui doit se prononcer à son tour sur la question. " Céder aux groupes de pression et de pouvoir, ce serait incompatible avec notre foi : l’évangile n’est pas une mode ", a prévenu dans son homélie Mgr Ulloa. 

mercredi, novembre 25, 2020

UK : L’Eglise d’Angleterre pourrait revoir sa position sur le mariage des personnes LGBT+

C’est un premier pas. L’Eglise d’Angleterre a publié, le 9 novembre, ses travaux issus de trois années de recherches au sein du projet " Vivre dans l’amour et la foi ". " Cela comprend un livre, un cours en ligne, des films, des podcasts et une bibliothèque numérique ", énumère Eeva John, l’une des porte-paroles de cette initiative. Ces différents matériaux devraient permettre aux évêques anglais d’annoncer des décisions à l’horizon 2022 sur les thématiques liées à l’identité, à la sexualité, aux relations et au mariage. Ils pourraient alors autoriser les unions homosexuelles. 

Une méthode interdisciplinaire : " Ces ressources sont issues de la recherche la plus étendue et la plus complète effectuée dans ce domaine par n’importe quelle Eglise. Pour les produire, l’Eglise a entendu tous les points de vue et opinions en déployant une méthode interdisciplinaire qui inclut une étude approfondie des Ecritures à laquelle a été associée l’utilisation de la théologie, des sciences sociales et biologiques et de l’Histoire, détaille Eeva John. Nous n’avons pas connaissance d’une autre instance ayant réalisé un travail aussi minutieux en considérant la personne humaine comme une personne sexuelle ", poursuit-elle. 

Les résultats de ces recherches prennent entre autre la forme d’un livre de 482 pages, accessible en ligne. " Cet ouvrage explore les Ecritures, la tradition reçue de l’Eglise, le contexte social, les progrès scientifiques, les perspectives d’autres communautés religieuses. Il interroge ensuite sur la manière dont les questions d’identité, de sexualité, de relations et de mariage s’inscrivent dans l’histoire chrétienne du Salut. Ce document se penche enfin sur la place des Ecritures, de la tradition, de la création, de la culture, de la conscience et de la prière pour entendre ce que Dieu dit à l’Eglise ", décrypte Eeva John. 

Protéger les fidèles LGBT+ : L’issue de ce projet demeure inconnue mais " nous espérons que cela permettra d’améliorer les interactions, la compréhension et l’amour des membres de l’Eglise, même lorsque nous ne sommes pas d’accord ", insiste la représentante de " Vivre dans l’amour et la foi ". 

De son côté, la militante LGBT+ Jayne Ozanne s'impatiente. " Je crains que nous soyons encore loin de parler du mariage homosexuel, mais avec Dieu, tout peut arriver, espère-t-elle toutefois. Le principal point par lequel tous devraient se sentir concernés, c’est la manière dont les enseignements de certaines Eglises blessent les personnes LGBT+, en particulier les plus jeunes ", souligne cette anglicane évangélique. 

De tels actes apparaissent contraires aux aspirations de Sarah Mullally, évêque de Londres en charge du groupe de suivi du projet, qui a assuré que ce processus " ne réussira pas sans amour, grâce, gentillesse et compassion ". 

jeudi, novembre 19, 2020

Religion : Ce que recherche le Pape derrière la protection juridique des personnes homosexuelles

Le Saint-Siège vient de confirmer dans une note adressée aux nonces apostoliques le sens des propos du pape François sur les unions civiles. Si l’Église ne peut soutenir aucun droit de fonder une famille entre personnes homosexuelles, celles-ci doivent pouvoir être protégées juridiquement. Pour grandir, la grâce requiert le respect de la dignité de tous. 

Les récents propos filmés du pape, où il se déclare favorable aux unions civiles entre personnes homosexuelles ont de nouveau choqué de nombreux catholiques. Un certain apaisement leur a été apporté quand on leur a expliqué que le film en question collait les paroles sur les unions civiles juste après des propos du pape déplorant le rejet de personnes homosexuelles par leur famille. Il est clair que le pape ne soutient pas le droit pour ces personnes de fonder une famille avec un conjoint homosexuel. Par ailleurs, les propos du pape sur les unions civiles n’ont pas d’autorité magistérielle et peuvent donc être considérés comme une simple opinion personnelle, ce qu’a confirmé le Saint-Siège. Cela est vrai et ne doit pas être perdu de vue, mais ce serait se cacher la portée ultime des paroles du pape, qui apparaît quand on les met en perspective avec d’autres évolutions doctrinales qui, elles, relèvent bien du développement magistériel. Maintenant que les premières réactions épidermiques sont retombées, essayons de les examiner sereinement. 

Chercher la croissance de la grâce : L’exhortation apostolique post-synodale Amoris lætitia enseigne que des personnes vivant dans une union de fait dont elles ne mesurent pas pleinement le caractère moralement irrégulier ou à laquelle elles ne trouvent pas d’issue, puissent progresser dans l’amitié avec Dieu. Certes, le couple de fait homosexuel n’est pas spécifiquement le type d’union irrégulière considérée par Amoris lætitia. L’exhortation, en effet, à la suite du synode, ne voit pas (n. 251) " d’analogie même lointaine " entre le mariage et le " couple " homosexuel. Néanmoins il est incontestable que le type de raisonnement sur l’imputabilité diminuée de l’acte humain, que ce document utilise dans son chapitre VIII à propos de l’accès à la vie sacramentelle, a une portée plus universelle, qui peut être appliquée aux personnes engagées de fait dans un " couple " homosexuel. 

Dans l’entretien filmé du pape, il se déclare par ailleurs favorable à des unions civiles comme protection juridique de la cohabitation entre personnes homosexuelles. Je ne pense pas qu’il affirme que c’est le seul espace où une sanctification est possible pour les personnes homosexuelles, car elles peuvent toujours choisir tout aussi librement le célibat, mais que c’est un espace où la conversion et la croissance en grâce reste possible, ce qui n’est pas la même chose. En bon jésuite, le pape veut espérer que des dispositions civiles actuelles puissent se révéler aussi comme des espaces où la grâce peut continuer à travailler dans les cœurs. Certes, si on considère avant tout dans ces unions de fait la composante sexuelle qu’elles impliquent souvent, mais pas forcément ni toujours, on les considèrera comme des structures inclinant au péché. Mais celle-ci évolue avec la vie et de plus elle n’empêche pas complètement la dimension oblative de l’amour de se manifester et de grandir, comme on l’a constaté dans des exemples d’amitié généreuse, quand l’un des compagnons avait été gravement atteint par le sida. 

Les effets négatifs de la marginalisation : Le Pape n’a donc certes pas proposé les unions civiles comme un espace moralement privilégié où les personnes homosexuelles peuvent poursuivre leur sanctification. En revanche, je crois qu’il a voulu contredire la marginalisation et plus encore la criminalisation de l’homosexualité, en vigueur ( ne l’oublions pas ) dans un nombre significatif de pays. Celles-ci semblent très clairement restreindre l’espace de liberté nécessaire pour le discernement et le choix moral, quand la personne homosexuelle souffre le rejet familial ou social, et plus encore si elle risque la prison ou la mort. 

La moralisation authentique doit aller de pair avec une croissance en respect de la dignité humaine au plan social, comme l’Église l’a manifesté à Vatican II dans sa Déclaration sur la liberté religieuse. Comme le propose à son tour Amoris lætitia, une pédagogie qui intègre le temps de la patience dans l’acquisition progressive des vertus, surtout dans un domaine marqué par la faiblesse, est plus favorable à l’authentique croissance morale que la contrainte ou la menace. Les régimes politiques d’ordre moral ne moralisent pas en profondeur les populations par la contrainte, comme le montre la débâcle des mœurs qui a suivi le retrait de leur corset autoritaire.  

La dignité quelle que soit la faute : Outre cette déclaration conciliaire, je pense qu’il y a un autre document du magistère qui est en lien avec cette question du respect dû à la dignité de la personne humaine, quelle que soit la gravité de sa faute morale. La nouvelle rédaction du n. 2267 du Catéchisme de l’Église catholique a développé la doctrine antérieure du magistère sur cette question en déclarant que la peine de mort est, non pas injuste en stricte justice, mais néanmoins " inadmissible car elle attente à la dignité de la personne humaine ". Il s’en suit que n’importe quel moyen social de moralisation n’est pas de soi légitime s’il porte atteinte au respect dû à la personne humaine par une dimension inhumaine. 

Je pense volontiers que le Pape, qui ne s’adresse pas exclusivement au monde occidental, où les homosexuels sont protégés par la loi et où l’homosexualité a médiatiquement pignon sur rue, mais où l’homophobie reste néanmoins bien présente socialement, avait aussi cela en vue dans ses propos filmés. Les unions civiles lui apparaissent, malgré leurs ambiguïtés, comme une protection juridique de la dignité de la personne des homosexuels contre toute forme de rejet social ou de persécution. 

mardi, novembre 03, 2020

Religion : Wilton Gregory, premier cardinal noir et pro-LGBT des Etats-Unis !

Quelques jours après le buzz de ses propos sur le mariage pour tous, le pape François a nommé de nouveaux cardinaux. Et parmi eux, Wilton Gregory. Et c'est, à bien des égards, une décision qui en dit long. 

Les institutions de l'Eglise sont-elles en train d'opérer leur mue ? Treize nouveaux cardinaux ont été annoncés dimanche par le pape François, parmi lesquels Wilton Gregory, le premier archevêque noir des Etats-Unis à obtenir le chapeau rouge tant convoité. Lors d’une annonce surprise depuis son balcon, surplombant une place Saint Pierre bondée , le pape a déclaré que les ecclésiastiques seraient élevés au rang de cardinaux lors une cérémonie le 28 novembre prochain.

La nomination de Mgr Gregory, 72 ans, a été accueillie avec enthousiasme par les défenseurs des droits LGBTQ et les progressistes aux États-Unis. Il avait, dès 2014 rencontré des parents d'enfants LGBT, et leur avait témoigné son soutien dans une tribune publiée dans la presse locale, en affirmant que " l'Église doit accueillir tous ses enfants ". Une prise de position pas banale pour un membre de l'Eglise qui ne l'est pas moins, et dont la nomination semble être un message envoyé par le pape. " Cette nomination démontre clairement la volonté du pape François de remodeler les Eglises américaines " fait savoir Nicolas Senèze, journaliste et spécialiste du Vatican et du catholicisme.

Un exemple à suivre : L’archevêque, originaire du South Side du Chicago ( comme Michelle Obama ) s’est converti au catholicisme à l’adolescence. Il a été nommé archevêque de Washington le 4 avril 2010, jour anniversaire de l’assassinat de Martin Luther King en 1968. Tout un symbole. Pendant toute sa carrière, Mgr Gregory a milité afin de mettre fin aux scandales d’abus sexuels au sein de l’Église, prônant une approche de tolérance  zéro vis-à-vis des coupables. Senèze affirme : " En nommant Mgr Gregory, le Pape désigne ce dernier comme un exemple à suivre pour les autres évêques ".

La désignation de Mgr Gregory marquerait donc un pas vers une Église plus tolérante. Les cardinaux sont des personnages importants dans l'Eglise catholique, puisqu'ils participent au conclave, et élisent le pape. " Avec cette refonte de l’Église catholique, le Pape envoie un message : les questions morales sont moins urgentes que les questions sexuelles. C'est un effort parmi d'autres et il y a d'autres nominations à faire ", affirme Senèze.

Un effort parmi d'autres : Maias pour les commentateurs du monde entier, ce choix serait même politique. Pour le quotidien italien La Repubblica, le pape a fait " le choix anti-Trump ". L’archevêque s’était en effet plusieurs fois opposé au président Donald Trump, notamment lors des manifestations qui ont secoué les États-Unis après la tuerie de George Floyd. Quand le président américain s’est rendu dans un sanctuaire dédié à Jean-Paul II à Washington au lendemain de la dispersion de manifestants pacifiques près de la Maison Blanche, le religieux a jugé l’attitude présidentielle " déconcertante et répréhensible ".

A quelques jours de l'élection présidentielle américaine, le choix du pape n'est pas anodin. Pour le spécialiste du Vatican, le choix d’un noir américain sensible à la justice raciale et aux questions LGBTQ porte un message politique, spécialement aux votants catholiques. Espérons que les Américains l'aient entendu...

En savoir plus : La vérité derrière les propos du pape François sur les " unions civiles " pour les couples de même sexe !

Dans un documentaire diffusé en avant première le 21 octobre, le pape plaide pour une " union civile " des couples homosexuels. Ces propos avaient en fait été tenus il y a un an et coupés au montage d'une précédente interview... sur demande du Vatican.

C'est l'une des déclarations qui marquera le Vatican pour des années. Dans un documentaire diffusé en avant-première à Rome mercredi 21 octobre, le pape François défend une union civile " pour les couples de même sexe ". Ces propos ont en fait été tenus il y a un an, mais ils ont été coupés au montage par l'Église. 

Dans le documentaire Francesco d'Evgeny Afineevsky, François affirme que " les homosexuels ont le droit de faire partie de la famille ". " Ce sont des enfants de Dieu et ont le droit d'avoir une famille. Personne ne devrait être exclu ou rendu malheureux à cause de cela ", " ce que l'on doit faire, c'est une union civile. Ce cette manière, ils seront légalement protégés. Je me bats pour cela ", affirme-t-il.

Des propos coupés au montage : Ces propos tranchent avec la doctrine de l'Église, qui considère les personnes homosexuelles comme " intrinsèquement désordonnées ". Ils ont créé une vague d'espoir de la part de catholiques LGBT+. Mais ces paroles ont en fait été tenues en 2019 lors d'une interview pour une chaîne de télé mexicaine. Ils avaient été coupés du montage final de l'interview qui portait sur les abus sexuels au sein de l'Église. Dans un email, le porte-parole de la chaîne de télévision a confirmé au Washington Post que ces propos ont bien été tenus lors de cette interview et coupés par le Vatican.

" Notre correspondante au Vatican, Valentina Alazraki, nous a dit que ce n'était pas la première fois que le pape aborde la question de l'union de personnes de même sexe ", indique le porte-parole de la chaîne. C'est pourtant la première fois que le pape défend aussi clairement les unions civiles pour les couples de même sexe. L'onde de choc mondiale que ces quelques phrases ont provoquée montre à quel point c'est une révolution copernicienne pour l'Église. D'ailleurs, depuis mercredi, le service de presse du Vatican n'a pas souhaité commenter ces propos.

Ce n'est pas rendre service au pape : Sous couvert d'anonymat, une source au Vatican a affirmé au Washington Post que la séquence filmée a été donnée au réalisateur par le Vatican et non de l'extérieur. " Ce n'est pas rendre service au pape ", indique cette source. D'autant que ces paroles semblent avoir été sorties de leur contexte.

" Les homosexuels ont le droit de faire partie de la famille ". " Ce sont des enfants de Dieu et ont le droit d'avoir une famille. Personne ne devrait être exclu ou rendu malheureux à cause de cela ", dit donc le pape dans le documentaire. D'après le journal américain qui cite le transcript du Vatican, ces phrases ne sont pas prononcées de manière consécutive : le pape parle d'enfant et non de couples lorsqu'il évoque " le droit d'avoir une famille ". Il n'empêche que François plaide pour l'ouverture d'une union civile... 

mardi, octobre 27, 2020

Religion : Il ne faudrait pas que l’union civile se fasse au détriment du mariage, estime l’association David et Jonathan !

Le vice-président de l'association David et Jonathan, Cyrille de Compiègne, réagit à la proposition du pape d'ouvrir une " union civile " pour les couples de même sexe. Il salue " une prise de position forte " mais ne croit pas à une évolution de la doctrine. 

Dans un documentaire, le pape appelle à une " union civile " pour les couples homosexuels. Cette position tranche avec les positions de l'Église catholique qui considère les homos comme " intrinsèquement désordonnés ". C'est la première fois qu'un pape se prononce pour une telle reconnaissance.

Mais le pape reste fermement opposé à l'ouverture du mariage. Dans un livre publié en 2017, il rappelait encore que selon lui " le mariage, c'est un homme et une femme ". Cyrille de Compiègne, vice-président de l'association catholique David et Jonathan salue l'exemple donné par le pape mais ne croit pas à un changement de doctrine. Entretien. 

LEUC : Comment avez-vous reçu ces propos du pape ? 

Cyrille de Compiègne : C'est un bonne nouvelle. Le pape a déjà eu des prises de parole d'ouverture et de bienveillance des personnes LGBT+, mais ici, c'est une prise de position forte. Il ne s'agit pas d'accueillir simplement les personnes, mais les couples homos. François dit qu'en tant que catholique, on peut être en faveur de l'union civile.

Dans des pays, notamment africains, où l'Église soutient des législations qui pénalisent encore l'homosexualité ou qui refusent de protéger les personnes LGBT+, cette phrase du pape est très forte. On dépasse la parole bienveillante d'ouverture, c'est une prise de position.

Mais il y a une réserve forte du contexte. En tant qu'archevêque de Buenos Aires, il était en faveur de l'union civile dans une démarche d'aller contre le mariage qui doit être selon lui réservé aux couples hétérosexuels. Il ne faudrait pas que l'union civile se fasse au détriment de notre revendication du mariage.

Est-ce qu'on doit s'attendre à un changement de doctrine qui, rappelons-le, considère les homosexuels comme " intrinsèquement désordonnés " ?

C'est une prise de position personnelle et non un changement de doctrine officiel. Sur le plan doctrinal, les choses sont très bloquées, c'est un sujet de clivage très fort. François veut montrer l'exemple en prenant une posture bienveillante. Il fait avancer les sujets par le bas plutôt que par la doctrine. 

D'autant qu'il ne décide pas tout seul. La Congrégation pour la doctrine de la foi ne souhaite pas revenir sur l'enseignement. Le catéchisme comporte encore des propos homophobes qui ne correspondent pas à la réalité des personnes LGBT+.

C'est un jeu de rapport de pouvoirs complexes, le pape n'est pas libre de faire ce qu'il veut. Il a une autorité spirituelle forte, mais ses pouvoirs sont limités.

" On nous signale encore des refus de sacrements : de baptêmes ou d'obsèques "...

Vous anticipez un avant et un après cette déclaration ?

On l'espère. Cela donne une légitimité pour faire bouger les choses. On est régulièrement interpellé pour des cas de discrimination dans les paroisses. Cela se traduit par des formes de rejet, quelqu'un qui se sent mal à l'aise parce que le curé est remplacé par quelqu'un de conservateur. Plus rarement mais de façon très grave, on nous signale des refus de sacrements : de baptêmes ou d'obsèques.

Il y a une réalité très diverse au sein de l'Église : Le discours n'est pas tenu de la même manière partout. Certains évêques prônent l'abstinence pour les personnes homosexuelles, et les accusent de vivre dans le péché. À l'inverse, des jésuites proposent un accompagnement de la foi sans se soucier de votre orientation amoureuse. Certains acceptent même que les couples de même sexe participent à des retraites spirituelles. 

Religion : Le pape nomme Olivier de Germay à la tête du diocèse de Lyon, un habitué des déclarations hostiles aux personnes LGBT+ !

Le pape nomme un ultra-conservateur pour remplacer Barbarin, démissionnaire après l'affaire Preynat. A de nombreuses reprises, il a tenu des propos hostiles aux personnes LGBT+. 

Un pas en avant et deux pas en arrière. Après avoir défendu l'idée d'une union civile pour les couples de même sexe, le Pape François nomme un archevêque ultraconservateur pour remplacer Philippe Barbarin. Prônant les " thérapies de conversion ", ce prélat est un habitué des sorties homophobes et transphobes.

Le Vatican a annoncé la nomination d'Olivier de Germay, à la tête du diocèse de Lyon, le plus prestigieux du pays avec Paris. Jusqu'alors, il était en poste à Ajaccio depuis 2012. C'est un officier de carrière, un parachutiste qui remplacera Mgr Barbarin, évincé après ses démêlés judiciaires dans l'affaire Preynat. Les catholiques LGBT+ ont de quoi s'étrangler.

Chacun peut choisir son orientation sexuelle : Bien loin de prôner l'union civile pour les couples homos, Olivier de Germay a battu le pavé avec la Manif pour tous. En 2012, il déclarait : " Le mariage fondé sur l'union d'un homme et d'une femme est une des institutions de base de la société. La famille est la cellule de base, le fondement de notre société. Il est dangereux de toucher à ce socle, sans un véritable débat public ".

À propos de l'identité sexuelle ou de genre, là encore, de Germay aime faire les amalgames douteux : " Chacun peut donc choisir son orientation sexuelle ( hétéro, homo, bi, trans, etc. ) indépendamment de son sexe. Il sera par conséquent interdit ( car considéré comme de l'embrigadement = de donner à un garçon des repères éducatifs masculins et à une petite fille des repères éducatifs féminins. Ce serait aller contre une liberté individuelle toute puissante revendiquant son affranchissement vis-à-vis de la nature... ", écrivait-il en 2013 dans La Croix.

Les homosexuels ? Des tordus : En 2012, il part en vrille lors d'un entretien avec Corse Net Infos " Si vous êtes dans une société où l'homosexualité est banalisée, normalisée, alors il y a une perte totale des repères ", disait-il. À propos de l'idée d'avoir des fidèles homos, il disait : " Bien sûr qu’une personne homosexuelle peut appartenir à notre communauté. On est tous des tordus quelque part. Toutefois l’Eglise lui demandera d’avoir une vie chaste et de suivre un chemin de conversion ".

Le mot conversion n'est évidemment pas utilisé par hasard. Pour rappel, les prétendues " thérapies de conversion " sont en passe d'être interdites en France car " elles prennent une ampleur inquiétante ", selon le rapport de la députée Laurence Vanceneubrock-Mialon. Parmi les victimes interrogées, certaines ont traversé des dépressions, ont fait face à des troubles de la personnalité voire des idées suicidaires.

Homosexualité et pédophilie : Toujours dans Corse Info Net, il associe homosexualité et pédophilie. " L’Église nous invite à demander aux jeunes homosexuels au séminaire de ne pas poursuivre. (...) Les récentes affaires douloureuses de pédophilie ont causé énormément d’émois et de tort et l’Eglise souhaite éviter autant que faire se peut les dérives en son sein ".

À Libération, une source de l'archevêché de Lyon fait cette confidence : " Olivier de Germay a beaucoup changé. Il ne ferait plus ce genre de déclarations ". Mais le mal est fait. Et les excuses se font toujours attendre.

vendredi, octobre 23, 2020

Religion : La pape François appelle à la création d’une " union civile " pour les couples homosexuels

Dans un documentaire, le pape François appelle à créer une union civile pour les couples de même sexe. Les homosexuels " ont le droit d'avoir une famille ", plaide le pontife. 

Les couples de même sexe doivent être " protégés légalement ". Ce que l'on doit faire, c'est une union civile ", dit le pape François dans un documentaire diffusé en avant-première à Rome. Cette position tranche clairement avec l'enseignement de l'Église jusqu'alors.

Dans ce documentaire, Francesco, le pape accorde une interview au réalisateur, Evgeny Afineevsky. Il affirme que " les homosexuels ont le droit d'être une partie de la famille " catholique. " Ce sont des enfants de Dieu et ont le droit d'avoir une famille. Personne ne devrait être exclu ou rendu malheureux à cause de cela ", insiste-t-il.

Des signaux confus de l'acceptation des personnes LGBT+ : François a donné des signaux confus concernant l'acceptation des personnes LGBT+ par l'Église. Il a parfois plaidé pour une union légale, notamment pour pouvoir bénéficier d'une assurance maladie.

En septembre, le pontife s'est entretenu avec la mère d'un enfant qui a quitté l'Église car il ne se sentait pas accueilli en raison de son homosexualité. Le pape avait déclaré " l'Église aime vos enfants tels qu'ils sont ". " Qui suis-je pour juger ? " a-t-il également prononcé devant un gay en 2013.

Des messages ambigus : " C'est la première fois que le pape fait une déclaration aussi claire, a déclaré le prêtre jésuite James Martin, qui milite pour une meilleure inclusion des personnes LGBT+ dans l'Église, cité par Associated Press. En 2014, lors d'une interview au Corriere della Sera, le pape a rappelé que " l'enseignement de l'Église, c'est que le mariage concerne les hommes et les femmes tout en reconnaissant le droit aux gouvernements d'adopter des unions civiles de couples gay ".

En juin 2018, le pape déclarait : " Ça fait mal de le dire, aujourd'hui on parle de plusieurs types de familles, de diversité (...) mais la famille à l'image de Dieu est unique, c'est celle avec un homme et une femme ". D'autant qu'officiellement, l'Église enseigne que les relations homosexuelles sont " déséquilibrées ".

Le pape s'était dit " inquiet " du nombre de gay au sein de l'épiscopat et craint que l'institution ne soit gagnée par la " mode " de l'homosexualité. Avant lui, Benoît XVI avait qualifié le Mariage pour tous " d'Antéchrist ". 

mercredi, octobre 14, 2020

LGBT : Marlène Schiappa annonce l’interdiction des " thérapies de conversion " en France dans la loi sur les séparatismes !

Marlène Schiappa a annoncé que le gouvernement soutiendrait l'interdiction des " thérapies de conversion ". Le gouvernement entend soutenir la fin de ces pseudo remèdes contre l'homosexualité via la loi contre les séparatismes. 

L'ancienne ministre de l'Égalité femme-homme a annoncé l'intention du gouvernement de bannir les " thérapies de conversion ". À quelques jours de l'annonce du plan d'action du gouvernement contre les LGBTphobies, la sortie paraît à contre-temps. D'autant qu'à notre connaissance, aucun des acteurs des droits des personnes LGBT+ ne s'attendait à ce que Marlène Schiappa s'aventure sur le sujet. " 

Le gouvernement français veut interdire ces thérapies de conversion, comme le demandent des associations de protection des jeunes LGBT +. " Des députés de la majorité nous ont fait part de leur souhait de le proposer par amendements via la loi sur laquelle nous travaillons : nous les soutiendrons avec Gérald Darmanin ", dit-elle dans Le Parisien. Cette interdiction est très attendue. Depuis des mois, les associations alertent sur l'augmentation inquiétante du nombre de témoignages de jeunes embrigadés. Le Refuge a indiqué recevoir chaque mois une dizaine d'appels de jeunes victimes. 

Ces " thérapies de conversion " promettent de changer l'orientation sexuelle des personnes pour prétendument les " soigner " de leur homosexualité. Mais ces pseudo remèdes font plus de mal que de bien et provoquent des dépression chez des jeunes particulièrement vulnérables. Elles sont dénoncées par le Parlement européen ainsi que le Haut-Commissariat des Nations unies qui appellent à leur interdiction. 

En Europe, Malte et l'Allemagne ( mais pour les mineurs seulement ) sont les seuls pays qui interdisent explicitement ces pratiques. La Belgique et les Pays-Bas ont engagé les démarches pour faire de même. 

Une proposition de loi déjà à l'étude : Dans les faits, Marlène Schiappa, qui rejoint le ministère de l'Intérieur en tant que ministre déléguée à la Citoyenneté, a expliqué que cette interdiction serait intégrée à la loi en préparation sur les " séparatismes ", notamment islamique. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, et elle soutiendront des " amendements ". Mais c'est une proposition de loi à part entière qui avait été déposée, fin juin pour les interdire. 

Cette PPL, comme on le dit dans le jargon, comprend la création d'une qualification pénale pour de tels faits, un volet sur la médecine, un rapport d'information qui permet de chiffrer le phénomène, une prise en compte éducative... La députée ouvertement lesbienne Laurence Vanceunebrock-Mialon (LREM) avait même obtenu que sa proposition soit inscrite à l'agenda parlementaire. La députée de l'Allier a visiblement appris par la presse que le gouvernement soutiendrait son combat contre les " thérapies de conversion "... 

jeudi, octobre 08, 2020

Homophobie : L'Iran est le pays le plus dangereux pour les touristes homosexuels ( Etude ) !

Le régime chiite aurait exécuté entre 4.000 et 6.000 gays et lesbiennes depuis 1979 ! Le site web Insider Monkey a classé la République islamique d’Iran comme le pays le plus dangereux pour les voyageurs homosexuels, après l’exécution par le régime d’un homme l’année dernière sur la base d’une loi anti-gay.

Dans un article daté du 13 septembre, Insider Monkey affirme ainsi que l'Iran occupe la " la tête de liste des 15 pays les plus dangereux pour les voyageurs homosexuels qui y encourent la peine de mort ". Selon un câble britannique WikiLeaks de 2008 consulté par le Jerusalem Post, le régime chiite aurait exécuté entre 4.000 et 6.000 gays et lesbiennes depuis la révolution islamique en 1979.

" Sur quelle base juridique l'Iran exécute-t-il des homosexuels ? Combien ont été exécutés depuis que vous êtes en poste ? Pourquoi votre gouvernement suspend-il des homosexuels à des grues ? Des questions pour Zarif ", a tweeté dimanche la porte-parole du département d'État américain, Morgan Ortagus, s'adressant au ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Djavad Zarif.

L'Arabie saoudite pointe à la deuxième place du classement alors que les gays encourent une peine allant de un an de prison à l'application de la peine de mort en vertu de la charia ( loi islamique ).

L'article note que " dans la plupart des pays musulmans, l'homosexualité est illégale et parfois même passible de mort ".

dimanche, octobre 04, 2020

Canada : Ottawa redépose un projet de loi pour interdire les thérapies de conversion !

Le gouvernement canadien de Justin Trudeau a redéposé jeudi 1er octobre au Parlement un projet de loi interdisant les thérapies de conversion, qui visent à changer l'orientation sexuelle des personnes LGBT+. Ce texte, qui vise à protéger les personnes LGBT+, a déjà été présenté en mars mais n’avait pu être adopté en raison de la pandémie de coronavirus et de la suspension des travaux du Parlement à Ottawa en août.

" La thérapie de conversion est une pratique dévastatrice qui est extrêmement nuisible pour ceux qui la subissent ", a déclaré le ministre de la Justice David Lametti en conférence de presse. " Les mineurs en particulier en subissent les effets néfastes et ceux-ci continuent à l’âge adulte ", a-t-il poursuivi.

Le texte vise à créer cinq nouvelles infractions au code criminel canadien en interdisant notamment de faire subir une thérapie de conversion à un mineur. En vertu du projet de loi, un adulte ne pourrait pas non plus subir une telle " thérapie " contre son gré et personne ne pourrait en faire la publicité ou en tirer profit.

Le projet de loi précise que les thérapies de conversion causent des préjudices aux victimes mais également à la société. Elles se fondent sur des mythes et stéréotypes qu’elles contribuent à propager au sujet de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, dont le mythe selon lequel l’orientation sexuelle et l’identité de genre peuvent et devraient être modifiées.

La loi proposée au Canada définit la " thérapie de conversion " comme " tout service, pratique ou traitement conçu pour transformer l’orientation sexuelle d’une personne afin de la rendre hétérosexuelle, rétablir l’identité de genre à celle qui correspond au sexe attribué à la naissance, ou réprimer ou réduire l’attraction sexuelle ou les comportements sexuels non hétérosexuels ".

Selon une enquête officielle diffusée en février, 47 000 hommes canadiens appartenant à une minorité sexuelle ont été soumis à une thérapie de conversion.

samedi, octobre 03, 2020

Islande : L’Eglise supprime une affiche représentant le Christ comme genderqueer !

L’Église d’Islande s’est excusée pour avoir affiché une publicité montrant le Christ comme une personne genderqueer. L’objectif était de mettre l’accent sur la diversité mais ce fut un loupé total. D'après le média LGBT+ PinkNews, une affiche illustrée de l’Église évangélique luthérienne d’Islande a fait polémique. Elle représente le Christ comme une personne genderqueer avec des joues toutes roses, des seins et une belle barbe qui sautille devant un arc-en-ciel.

Elle est apparue pour la première fois sur la page Facebook de la paroisse le 11 septembre et a aussi été affichée sur les bus de Reykjavík. Après des réactions publiques très négatives, l’affiche a vite été retirée. Le but était pourtant de mettre l’accent sur la diversité de l’Eglise, mais le message n’est visiblement pas passé.

L’Église a déclaré dans un communiqué : " L’Assemblée 2020 de l’Église nationale regrette que l’image de Jésus dans une publicité pour l’école du dimanche ait blessé des gens. L’objectif était de mettre l’accent sur la diversité et non pas de blesser les gens ou de les choquer ".

Petur Georg Markan, un représentant des médias pour l’Église d’Islande, a expliqué au Courrier Quotidien la nécessité pour l’Église de partager diverses formes de Jésus pour approuver la diversité.

" Dans celui-ci, nous voyons un Jésus qui a des seins et une barbe. Nous essayons d’embrasser la société telle qu’elle est. Nous avons toutes sortes de gens et nous devons nous entraîner à parler de Jésus comme étant de toutes sortes dans ce contexte ".