mercredi, septembre 27, 2017

LGBT : L'Azerbaïdjan, voisin de la Tchétchénie, connaît à son tour des arrestations de masse contre les gays !

" Tout le monde a peur d’être arrêté en pleine rue ", s’alarme un militant qui a fui ce territoire européen situé entre la Russie et l’Iran.

L’information, distribuée au compte-goutte par plusieurs activistes depuis le 22 septembre, fait tristement écho aux rafles survenues en Tchétchénie, dans cette même région du Caucase, et dont on apprenait l’existence au mois d’avril dernier. Cette fois-ci, ce n’est pas un journal qui tire la sonnette d’alarme, mais un organisme de défense des Droits de l’homme.

Civil Rights Defenders a croisé différentes sources pour démêler le vrai des rumeurs, et assène un constat brûlant : " Au cours des derniers jours, la police de Bakou, ( capitale de l’Azerbaïdjan ) a mené des arrestations de masse contre au moins une centaine de membres de la communauté LGBT ". D’après ses informations, les personnes visées seraient des hommes gays et des femmes trans, arrêtés de manière arbitraire dans les bars, dans la rue voire même des lieux d’habitation privés, aux alentours de Bakou, la capitale, puis soumis à de mauvais traitements au poste de police.

" Les détenus ont été battus, insultés, contraints à passer un examen médical, et les femmes trans ont vu leur crâne rasé de force ", poursuit l’ONG suédoise qui somme l’Azerbaïdjan de cesser ce harcèlement.

Rafles anti-gay sous couvert de lutte contre la prostitution : Là encore, le scénario rappelle les mesures mises en place par les forces de Ramzan Kadyrov. Communiquant à Civil Right Defenders des informations sous couvert de l’anonymat, des anciens détenus affirment avoir été relâchés après avoir donné aux policiers l’adresse d’autres personnes LGBT, qui furent à leur tour arrêtées et soumises au même traitement violent.

Javid Nabiyev, à la tête de l’association LGBT azérie Nefes, corrobore ces témoignages. Au contact de personnes sur place, il ajoute que certains détenus auraient finalement été inculpés pour possession de drogue ou " violence contre la police " et enfermés pendant une vingtaine de jours, tandis que d’autres se sont vus demander de l’argent en échange de leur libération.

Du côté des autorités, deux versions officielles s’affrontent. La police a d’abord clamé qu’elle ne visait que les travailleuses du sexe du centre-ville de Bakou parce qu’elle avait reçu des plaintes. Au gouvernement, soutenu par la presse locale, on enfonce les détenus en affirmant que la majorité d’entre eux détenaient des stupéfiants, ou présentaient des IST à l’instar du VIH au moment de leur arrestation.

Le pire pays d’Europe pour la population LGBT : " Dans notre pays, les représentants des minorités sexuelles n’ont jamais été persécutés ", proclame insidieusement un porte-parole du ministère de l’Intérieur face à la polémique. Effectivement, dans les textes, l’homosexualité y est officiellement légale depuis 2009. Mais officieusement, les personnes LGBT sont en première ligne des crimes de haine et des violences discriminatoires parfois émises de la bouche de leurs propres représentants. En 2016, le pays a été classé grand dernier par ILGA-Europe qui note les pays pour leur caractère LGBT-friendly. Loin derrière la Russie et l’Arménie, l’Azerbaïdjan apparaît comme le pire pays du continent lorsqu’on est homo ou trans.

D’après l’association, la politique anti-gay intervient d’ailleurs comme un moyen, pour le pays, de se distancer de l’Occident ; théorie encore alimentée par la déclaration d’Ayaz Efendiyev, député de l’opposition, suite aux arrestations de masse, qui tonnait qu’en " défendant ces créatures sources d’immoralité, de maladies dangereuses, qui ont été maudites par Dieu, les cercles occidentaux essaient de détruire nos traditions nationales au nom des " droits de l’homme ".

" Chaque année, des centaines de personnes LGBT sont exposées à la violence physique, psychologique et économique par leur famille ou leur entourage, indiquait Javid Nabiyev au Guardian en 2016, ils sont tués, forcés de vivre une double-vie, de se suicider ou de quitter le pays ". Lui-même a connu deux exils : un premier vers la Turquie avec son fiancé, pour échapper à la campagne de haine ( encouragée par les médias ) qui a suivi leurs fiançailles et qui s’est muée en menaces directes émises dans le voisinage. La seconde fois, il a quitté le pays pour échapper aux persécutions des autorités après avoir fondé Nefes ; l’année dernière il logeait en Allemagne, dans un centre d’accueil pour réfugiés qu’il avait décoré d’un rainbow flag et d’un drapeau de son pays.

Restez dans l’ombre : Le décor n’a pas changé dans la vidéo qu’il postait le 22 septembre pour alerter ses compatriotes. " La communauté LGBT a peur parce que la police a sa propre idée de l’homosexualité… Tout le monde a peur d’être arrêté à tout moment dans la rue ". Son élocution posée atténue l’urgence de ses mots : " N’acceptez pas de rendez-vous ", crie Javid Nabiyev dans sa vidéo Facebook. Une casquette Nike enfoncée sur le front, le militant poursuit ses indications : " Ne révélez pas votre orientation sexuelle et votre identité de genre à des personnes que vous ne connaissez pas, ne répondez pas à des appels d’inconnus, restez dans l’ombre quelque temps ". Actif depuis Düsseldorf, le militant renseigne régulièrement l’évolution de son enquête sur son compte Facebook.

Video : Prinze George - Wait Up !

Gus Kenworthy ( American Freestyle Skier ) !

Ecran total sur nos remords, que dire sinon s'enduire...

mardi, septembre 26, 2017

TV : Russell Tovey ( Quantico ) va incarner un super-héros gay !

Un nouveau personnage rejoint l'univers des séries CW Network pour le cross-over de novembre. Il s'agit de The Ray, un super-héros gay. Il sera incarné par Russell Tovey, notamment apparu dans Quantico.

Les fans de super-héros doivent se préparer à un méga cross-over, qui réunira tous les personnages des séries DC développés par la chaîne CW (Flash, Arrow, Legends of Tomorrow, et Supergirl). Il sera centré, attention spoiler, sur le mariage entre Barry Allen (Grant Gustin) et Iris (Candice Patton). Cet épisode marquera aussi l'arrivée d'un nouveau personnage dans cet univers, The Ray, qui sera campé par l'acteur anglais Russell Tovey, notamment apparu dans la série Quantico.

Ce super-héros est ouvertement gay, comme son interprète d'ailleurs. Raymond Terrill est un reporter qui découvre un complot de scientifiques pour changer la lumière en arme de destruction massive. Le prototype développé par ces criminels explose avant qu'il puisse réagir, lui offrant des super-pouvoirs liés à la lumière. Il décide de les mettre au service de la justice et devient The Ray. Ce n'est pas le premier personnage gay de l'univers DC. Sara Lance, The White Canary dans Arrow, ou Alex Danvers (Chyler Leigh) dans Supergirl assumaient déjà leur homosexualité.

Russell Tovey se chargera également de doubler le personnage dans un dessin animé dédié aux aventures de The Ray, Freedom Fighters : The Ray, qui sera aussi diffusé sur la chaîne CW. Le méga crossover des séries DC démarrera le 27 novembre et se poursuivra tout au long de la semaine dans les quatre séries de la franchise.

Video : OrelSan - Basique

C'est l'heure du baptème, je vous aime devant l'éternel...

Dans l'intimité c'est facile, pas besoin de s'expliquer...

lundi, septembre 25, 2017

LGBT : Des Ong françaises dénoncent la répression des homos en Tunisie !

Le Comité Idaho France et Stop homophobie dénoncent les harcèlements, arrestations et emprisonnements dont font l’objet les homosexuels en Tunisie.

Au moins une cinquantaine d’arrestations pour homosexualité ont été enregistrées en Tunisie depuis le début de 2017, dont 10 uniquement en septembre.

Les organisations françaises, qui ont été alertées par l’association tunisienne Shams pour la défense des droits des homosexuels, estiment que certains agissements des autorités " sont extrêmement préoccupants " et dénoncent l’indifférence générale face à l’homophobie qui prend de l’ampleur en Tunisie.

Le Comité Idaho France et Stop homophobie ont aussi rappelé que l’examen anal, ordonné par la justice tunisienne dans les affaires d’homosexualité, a été reconnu par l’Onu comme " un acte de torture, punissable ", mais les juges y ont toujours recours pour établir la preuve de comportements homosexuels " .
Et dans la majorité des cas, les personnes soupçonnées ou accusées sont emprisonnées et s’il n’y a pas d’aveux et que l’examen proctologique est négatif, ils croupissent quand même en préventive, en cellules, en attendant de passer devant les tribunaux ", rapportent les associations, en citant le témoignage d’un prévenu tunisien, poursuivi sur la base de l’article 230 du code pénal qui punit la sodomie. Ce dernier raconte son incarcération comme un enfer où il a été torturé et humilié. Il a même rapporté des cas de viols d’homosexuels emprisonnés. 

" Il y aurait ainsi 69 accusés d’homosexualité pour la seule prison de Mornaguia. Des chiffres révélés par la direction pénitentiaire, selon un journaliste irakien qui a enquêté. Et les étrangers ne sont pas épargnés. Régulièrement interdits de territoire, sur décision administrative, aucun recours judiciaire n’est dès lors possible ", dénoncent encore les associations. 

De son côté, l’association Shams a adressé aux députés un projet de loi pour abroger l’article 230, mais aucun d’entre eux n’a réagi . " Pour ne pas perdre leur base électorale, vu le tabou qui frappe l’homosexualité dans la société tunisienne ", explique Mounir Baatour, président de l’association Shams.

Video : Morgxn - Home !

C'est bien, et c'est mâle...

Love !

In my skin...

dimanche, septembre 24, 2017

Russie : la CEDH condamne la loi contre la " propagande " homosexuelle envers les mineurs !

La Cour européenne des droits de l’homme a donné gain de cause à trois militants russes de la cause homosexuelle. La Russie devra verser 43.000 euros à ces trois hommes, qui avaient été condamnés pour " propagande de l’homosexualité ", une loi jugée ce mardi discriminatoire.

C’est une victoire pour la communauté homosexuelle. La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a condamné mardi la Russie pour sa loi de 2013 punissant d'amendes et de peines de prison toute " propagande " homosexuelle devant des mineurs. Une loi considérée comme discriminatoire et attentatoire à la liberté d’expression par les magistrats.

La CEDH avait été saisie par trois militants russes, condamnés à des amendes pour avoir manifesté contre ce texte. Ils avaient notamment déployé devant un lycée une banderole proclamant : " l’homosexualité est naturelle " ou encore " l’homosexualité n’est pas une perversion ".

Avant de se tourner vers la justice européenne, ces trois requérants avaient tenté tous les recours possibles en Russie, mettant en avant que cette loi s’assimilait à une interdiction quasi absolue de faire publiquement référence à l’homosexualité. Un échec. La plus grande instance juridique russe avait notamment pointé le risque "de créer une impression déformée d'équivalence sociale entre les relations maritales traditionnelles et non traditionnelles ".

43.000 euros de dommages moraux : La CEDH en a eu une toute autre lecture. Elle réclame même que le gouvernement russe verse 43.000 euros aux trois militants, au titre de dédommagement moral.

Le gouvernement russe " n'a pas montré en quoi la liberté d'expression sur les questions LGBT aurait pour effet de dévaloriser les familles traditionnelles actuelles et existantes, de leur nuire d'une autre manière ou de remettre en cause leur avenir ", ont ainsi estimé les magistrats européens. La Cour souligne également que Moscou n’a donné aucune explication et " encore moins des preuves scientifiques " qui démontreraient que l’orientation sexuelle puisse être influencée par une personne extérieure.

A l’inverse cette loi a, selon elle, renforcé " l’homophobie, qui est incompatible avec les valeurs d'une société démocratique ".

Vers un allègement de la loi : Ce n’est pas la première fois que la justice européenne réprouve l’action du gouvernement russe à l’encontre de la communauté homosexuelle. La juridiction du Conseil de l’Europe a, à plusieurs reprises, condamné l’interdiction de marches des fiertés homosexuelles dans différentes villes russes, dont Moscou.

L’arrêt de la Cour oblige en principe la Russie à modifier sa loi ou, au minimum, les juridictions russes à revoir leur jurisprudence. Moscou peut faire appel de cette décision mais la CEDH prévient déjà qu’elle " a toujours refusé d'approuver les politiques et les décisions qui traduisaient les préjugés d'une majorité hétérosexuelle envers une minorité homosexuelle ".

Tom Daley !

Je n'ai pas de copine, pas de belles routines, j'ai paumé le code PIN...

samedi, septembre 23, 2017

Israël : L'état promet d'accorder aux homosexuels les mêmes droits qu'aux hétéros en matière d'adoption !

L'Association des pères israéliens homosexuels s'est réjouie de l'engagement du gouvernement à modifier une loi afin de permettre aux couples homosexuels d'adopter. Elle a toutefois menacé de recourir à la Justice s'il venait à manquer à sa promesse. 

Le ministère israélien de la Justice a annoncé le 17 septembre que la loi sur l'adoption serait modifiée afin de permettre aux couples de même sexe de jouir des mêmes droits que les couples hétérosexuels.
L'Etat hébreu est reconnu comme un pays avancé en matière de visibilité et d'égalité pour la communauté LGBT, jusqu'au sein d'institutions comme l'armée. 

Les couples de même sexe y ont théoriquement le droit d'adopter des enfants, mais font face à un imbroglio juridique et bureaucratique à cause de la façon dont la loi est formulée. L'Association israélienne des pères homosexuels avait dû aller jusqu'à la Cour suprême pour demander que la loi, qui spécifie qu'un " homme et sa femme " sont des parents adoptifs éligibles, soit modifiée. Au cours d'une audience qui s'est déroulée au mois de juillet, le ministère israélien des Affaires sociales s'était opposé à ce changement, arguant que les enfants adoptés par des parents homosexuels grandiraient avec le poids de la " différence ". 

Mais le ministère a fini par réévaluer sa position : Le 17 septembre, il a fait savoir qu'il soutenait " l'annulation [des termes] conditionnant la relation [des parents adoptifs] à celle d'un " homme et de sa femme ", selon un communiqué. La Cour a donné à l'Etat jusqu'à la fin du premier semestre 2018 pour élaborer un projet de loi, selon un porte-parole du ministère de la Justice. 

 L'Association des pères homosexuels a salué cette décision, promettant toutefois de " recourir une nouvelle fois à la justice " si le gouvernement ne tenait pas ses engagements. En Israël, le mariage homosexuel, sans être illégal, n'est techniquement pas possible, faute d'institution habilitée à le prononcer. Mais il est reconnu quand il a été contracté à l'étranger.  

T'es beau dis...

Il se découvrit l’envie de pleurer...

jeudi, septembre 21, 2017

LGBT : Un don de 20 000 euros pour financer la ligne d'écoute du Refuge à Montpellier !

Le fondateur de Meetic fait un don de 20 000 euros pour financer la ligne d'écoute du Refuge à Montpellier ! Nicolas Noguier, le président du Refuge à Montpellier, est soulagé. Grâce à un don de 20 000 euros du fondateur de Meetic, la ligne d’écoute de l'association d'aide aux jeunes homos va pouvoir continuer à fonctionner. 

La pétition en ligne lancée le jeudi 7 septembre par deux administrateurs bénévoles du Refuge a ému Marc Simoncini, le fondateur du site de rencontres Meetic et PDG de Sensee. Il annonce ce mardi qu'il fait un don personnel de 20 000 euros à cette association qui aide de jeunes homosexuels. Une somme qui va lui permettre de continuer à faire fonctionner son dispositif d'écoute . 

Le ministère de l'Intérieur avait annoncé il y a quelques jours qu'il supprimait sa subvention annuelle de 20 000 euros. Le coût annuel du dispositif d'écoute du Refuge s'élève à 40 000 euros. Pour Marc Simoncini, " l'Etat ne peut plus tout, le privé peut et doit parfois prendre le relais " . 

Face à la mobilisation sur les réseaux sociaux, Marlène Schiappa, la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes a finalement annoncé que la subvention sera prise en charge par la Délégation Interministérielle à la Lutte contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH). 

 En 2016, 1094 jeunes LGBT ont appelé la ligne ouverte 7J/7 et 24h/24. Au 5 septembre 2017, l’association enregistre déjà 1114 appels et 607 jeunes ont déposé une demande d’hébergement.  
  

Vidéo : Sang Impur ( Ecume & acide ) !

Reviens dans mes images, j'me suis perdu...

Oups !

vendredi, septembre 15, 2017

Sport : Des millions de footballeurs licenciés, des homos invisibles !

Ils sont une poignée de joueurs à avoir fait leur coming-out sur des millions de pratiquants. Figures emblématiques, l'ex-professionnel Olivier Rouyer et l'amateur Yoann Lemaire illustrent l'invisibilité des homosexuels dans le sport roi. 

" Dans le foot, rien n'a changé entre mon époque et aujourd'hui. On tourne en rond ", peste l'ancien international, 61 ans, qui a participé à la Coupe du monde de 1978. Être homosexuel, " ça reste tabou, c'est quelque chose de honteux ". 

Mais Olivier Rouyer, désormais consultant télé, dit n'avoir pas souffert de devoir se dissimuler. " Il n'y avait rien de frustrant. C'était comme ça. Point ", tranche-t-il, dans un entretien avec l'AFP. 

Cet ancien coéquipier de Michel Platini a attendu 2008, 22 ans après avoir raccroché les crampons, pour se déclarer. " C'était peut-être un peu tardif. Ça s'est fait comme ça. Il n'y a pas de gloire ". 

Yoann Lemaire a fait le même choix en 2004, alors qu'il était encore actif au FC Chooz ( Ardennes ). " Je vivais super mal de toujours mentir aux autres. Alors au lieu de parler de filles, je me suis dit que j'allais parler de mecs ".

Résultat, ce libéro titulaire en équipe première se retrouve progressivement remplaçant en équipe C. Puis il est " viré " de son club, selon ses termes. Les médias suivent l'affaire. Le président de la Ligue de football professionel (LFP) le soutient. Il écrit un livre. S'entraîne avec le Paris Foot Gay, formation désormais disparue. 

Puis cet anonyme devenu personnage public retrouve un club dans les Ardennes. Le dimanche, sur les terrains, " je me fais régulièrement insulter ", raconte-t-il. 

Yoann Lemaire connaît une dizaine d'autres footballeurs amateurs gays. Aucun d'eux n'est sorti du placard. "Au vu de mon expérience, ils ont eu raison de se taire ". 

Les ressorts de la dissimulation sont identiques chez les pros. Dans un rapport sur les discriminations dans le sport paru en 2013, Patrick Karam, actuel vice-président du conseil régional d'Ile-de-France, explique que les footballeurs craignent de " mettre leur carrière en péril " avec un coming-out.

Crainte d'être rejetés : Il y a " la peur que les contre-performances soient mises sur le compte de leur orientation sexuelle " et " la crainte d'être rejetés ", pointe le rapport, dont les auteurs avaient rencontré " un footballeur professionnel de haut niveau ", dont un sponsor avait " exigé qu'il s'affiche au bras d'une femme pour désamorcer les rumeurs ". 

Dans un sport où " nous faisons les durs et les forts ", " nous avons peur de ce qui pourrait se dire ", ainsi que des " insultes " dans les stades, avance l'attaquant Antoine Griezmann, interrogé en juin par le magazine espagnol Icon. " Je crois que je le ferais " ( un coming-out, NDLR ), ajoute-t-il, reconnaissant que " c'est plus facile à dire quand on n'est pas concerné ". 

Avec 2,5 millions de licenciés à la Fédération française de football, et alors que le pourcentage d'homosexuels généralement retenu est de 5 à 7 % d'une population, l'indigence des chiffres français relève de l'aberration statistique. " Pourtant, c'est une réalité. Toutes les études font état d'un pourcentage de gays compris entre 0 et 2 % dans le masculin ", souligne Anthony Mette, psychologue du sport spécialiste du sujet, qui évoque " l'hétérosexisme " des vestiaires, soit "le rejet des attitudes qui ne sont pas hétérosexuelles, masculines ".

En 2013, une étude réalisée en France auprès de 250 professionnels et jeunes évoluant en centres de formation montrait que respectivement 41 % et 50 % d'entre eux avaient déclaré " des pensées hostiles envers les homosexuels ".

Si certains pays ( Norvège, Suède, Pays-Bas, Canada, États-Unis ) sont à la pointe de l'acceptation dans le ballon rond, l'invisibilité des homos reste la norme.

L'international allemand Thomas Hitzlsperger s'est déclaré en 2014, une fois retraité, pour " faire avancer la question de l'homosexualité dans le sport professionnel ". Avant lui, l'Américain Robbie Rogers et le Suédois Anton Hysen avaient franchi le pas. 

L'Anglais Justin Fashanu a été le premier footballeur à faire son coming-out, en 1990. Attaqué de toutes parts, exclu de l'entraînement à Nottingham Forest, puis accusé d'agression sexuelle aux États-Unis en 1998 (les charges seront abandonnées faute de preuves), il s'est suicidé peu après.

Video : Brandon Stansell - Slow Down !

Swedish Royal Guards !

Un soir au musée !

Justin Bieber !

jeudi, septembre 14, 2017

People : Pour Patrick Dupond, son homosexualité était une erreur !

Dans une interview accordée à Paris Match, le danseur évoque sa relation avec Leïla Da Rocha. Celui qui préférait les hommes affirme regretter son passé d'homosexuel. Des propos qui ont irrité la toile. " En ce qui me concerne, l'homosexualité a été une erreur ". 

En lâchant cette phrase dans un entretien accordé à Paris Match,le danseur Patrick Dupond a déclenché une vive polémique sur les réseaux sociaux. A 58 ans, Patrick Dupond est heureux et le fait savoir. Son épanouissement, il le doit notamment à sa compagne, la danseuse orientale et chorégraphe Leïla Da Rocha. Les deux tourtereaux se sont rencontrées en 2004 : " Je venais de prendre la décision de tout quitter pour me reconstruire au Japon. J'avais déjà acheté mon billet d'avion et ceux de mes chiens, Lola et Newton. Ma valise était prête. Leïla m'a téléphoné la veille du départ (...) j'ai accepté un rendez-vous. L'entrevue devait durer trente minutes. A 3 heures du matin, nous n'arrivions pas à nous quitter ", raconte-t-il à Paris Match.

En 2000, trois ans après avoir été congédié de la direction du Ballet de l'Opéra, Patrick Dupond a été victime d'un grave accident de voiture qui l'a plongé dans la dépression et l'alcool : " Je suis alors très fréquemment en proie à de violentes crises de douleur et d'angoisse. Je me rends compte que sous l'effet de l'alcool, celles-ci s'atténuent. Je bois alors de plus en plus. Deux ans plus tard (...) je sombre dans une vraie dépression nerveuse ".

Terrible et irresponsable, le message véhiculé par Patrick Dupond : Et la lumière au bout du tunnel a donc un nom : Leïla. " Elle m'apporte une succession quotidienne de révélations. Elle voit toujours les raisons d'espérer ". Mais c'est en évoquant son passé que le danseur a enflammé la toile : " Ca m'arrangeait de me mentir à moi-même. En ce qui me concerne, l'homosexualité a été une erreur. Il faut comprendre qu'une vie de danseur étoile est incompatible avec une vie de couple, car il est impossible d'être disponible à l'autre ".

Des propos qui ont choqué les internautes. " Pour Patrick Dupond, " l'homosexualité a été une erreur ". Se rend-il compte de l'effet dévastateur de ces mots ? ", " Terrible et irresponsable, le message véhiculé par Patrick Dupond dans les colonnes de Paris Match ", " L'étrange formulation de Patrick Dupond dans Paris Match ", peut-ont notamment lire sur la toile. A l'inverse, d'autres ont pris sa défense, estimant qu'il n'y avait aucune insulte à l'égard de la communauté homosexuelle.

Source

Video : Lacrim, Maître Gims - Ce soir ne sors pas !

Je n'admets pas qu'on menace mes résolutions...

Oh la la...

Sebastian Stan !

mercredi, septembre 13, 2017

En savoir plus : Une intelligence artificielle devine si vous êtes gay ou hétéro à partir d'une photo, bien mieux que les humains !

Lundi, c'est distopie, dans la vraie vie. Comme nous l'apprenons cette semaine dans The Economist, les machines savent tout, ou presque, du moins elles s'en rapprochent : certaines peuvent repérer vos maladies, décomposer votre génome, recomposer votre visage à partir d'un échantillon ADN (ce qui permettrait de connaître la tête du meurtrier à partir d'un fragment de poil, dites adieu au genre entier du polar). 

D'autres, comme Alexa, prennent des décisions à notre place à coups de sons inaudibles à l'oreille humaine. Il paraît qu'Apple va se servir de notre visage pour délocker les futurs iPhones, et qu'on peut payer avec un sourire en Chine. Il y a un an, une entreprise israélienne se vantait de pouvoir prédire qui était terroriste par reconnaissance faciale. Et au cas où les machines ne suffiraient pas, il reste notre propre intuition (fondée sur des indices bien rationnels) : il y a quelques mois, on découvrait que les humains savent repérer au visage qui est riche ou pauvre, avec un stupéfiant taux de réussite.

Et donc, étape suivante, il semblerait que la reconnaissance faciale fonctionne de manière très efficace pour repérer les gays et lesbiennes. Si vous êtes un homme, cette intelligence artificielle peut prédire votre orientation sexuelle à 81% de précision sur une seule photo, et 91% sur cinq photos (moins facile pour les femmes : respectivement 71 et 83% ). Comment ça marche ? Par reverse apprentissage : le logiciel a été nourri de 35000 images de personnes ayant déclaré leur orientation sexuelle ( les photos ont été piochées sur un gros site de rencontre ). Il a ensuite commencé à analyser leurs ressemblances, pour un résultat, à l'arrivée, bien meilleur que notre œil humain ne le permet – les humains en effet ne reconnaissent un gay que 61% du temps, et une lesbienne 54% du temps, soit quasiment autant que s'ils choisissaient au hasard.

La reconnaissance n'est certes pas parfaite, elle connaît des limites, et vous m'objecterez qu'il y a des garde-fous démocratiques qui interdisent d'utiliser ces données, mais :

1) Les logiciels progressent.
2) Les lois ne sont pas toujours respectées.
3) Tout le monde ne vit pas en démocratie.

Et puisque notre vie privée pourrait bien être découpée en morceaux, alors les personnes, entreprises, gouvernements, intéressés par cette information, ne se décourageront pas face au " risque " de l'erreur statistique. ( Si vous êtes un tyran qui a décidé d'utiliser les homosexuels comme boucs émissaires de tous les dysfonctionnements ou de toutes les paniques morales, vous ne faites pas dans la dentelle, et vous vous moquez bien d'envoyer quelques hétéros au bûcher ) ...

Mais même au-delà de la simple orientation sexuelle. Entre le risque terroriste, le degré de richesse, le bonheur, la maladie et une quelconque " gay face ", il n'y a aucune raison que la reconnaissance faciale s'arrête en si bon chemin. Je pense notamment à l'intelligence. Ou même à la beauté. Dans un monde où les barrières éthiques tomberaient, on pourrait évoluer vers une société à péages constants : un scanner à l'entrée des boîtes de nuit pour ne laisser passer que les happy fews, des ascenseurs interdits aux pauvres, des patrons qui savent avant vous que vous êtes enceinte, des enfants envoyés en prison avant qu'ils ne commettent un crime, de la discrimination invisible, exercée tellement en amont qu'elle deviendra improuvable.

Et en séduction ? On pourrait imaginer des Google Glasses qui présélectionnent nos futurs partenaires : on pourrait imaginer des bars où on ne pourrait interagir qu'avec des personnes qui sont présélectionnées par la machine (les autres pourraient même devenir invisibles... notez d'ailleurs que je ne vais pas chercher ma distopie dans un futur lointain, vu que c'est exactement ce que propose la dernière upgrade de Tinder ).

Face à la machine, pas de négociation possible, ni de cajoleries, ni d'intimidations. Et puis l'automatisation de l'administration ou même des banques, serait tellement bonne pour l'économie, n'est-ce pas ? Tous ces bullshit-jobs en moins qui mettront la moitié de la France au chômage ?

Jusqu'à maintenant, on peut relativement protéger sa vie privée sous des mensonges ou des mots de passe. Mais sauf à se voiler, on ne peut pas protéger son visage. C'est là qu'on va devoir faire des choix de société : la possibilité du mensonge et du repli, contre la violence du tout-savoir. L'efficacité contre la marge d'erreur. La machine contre nous, mais paradoxalement, en nous.

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