jeudi, avril 30, 2020

Presse : Deux associations déposent plainte contre le journal Le Progrès après la publication d'un article jugé homophobe !

Les associations à l'origine de la plainte estiment que la citation des propos d'un médecin spécialisé dans la lutte contre le VIH est stigmatisante pour la communauté homosexuelle, en insinuant que les gays braveraient le confinement pour faire des rencontres.

Deux associations, Stop Homophobie et Mousse, déposent plainte contre le quotidien régional Le Progrès, après la publication d'un article considéré comme homophobe, a appris franceinfo mercredi 22 avril.

Cet article, paru dans l'édition de samedi 18 avril, explique qu'il y a " du relâchement dans le confinement " au sein de la " communauté gay ". Un médecin, le président du Corevih Lyon Vallée du Rhône ( Comité de coordination régionale de lutte contre le VIH ), est cité : il assure que les rencontres sexuelles continuent chez les gays malgré le confinement. " Il est illusoire de penser que le message restez chez vous est respecté dans des milieux où la sexualité est hyperactive ", estime le docteur Jean-Michel Livrozet. " Si l'activité ne faiblit pas sur les sites et applis de rencontres, ces dernières se concrétisent souvent par des rapports sexuels malgré le confinement ", ajoute-t-il.

Des internautes indignés : L'article a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, dénonçant une stigmatisation des gays, et deux associations de lutte contre l'homophobie, Stop Homophobie et Mousse, déposent plainte avec constitution de partie civile contre Le Progrès pour " diffamation publique envers un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle ".

" L’imputation de commettre des infractions pénales pour assouvir des désirs sexuels porte gravement atteinte à l’honneur et à la considération des hommes homosexuels " ( extrait de la plainte déposée contre Le Progrès ).

" Cette imputation est d’autant plus vexatoire qu’elle renvoie les gays à l’image de drogués et de pervers sexuels à laquelle ils étaient assimilés à une époque passée en France et encore aujourd’hui dans d’autres pays où les rapports sexuels entre hommes constituent un délit pénal ", peut-on lire dans la plainte que franceinfo a consultée.

Des excuses jugées insuffisantes : Lundi, le rédacteur en chef du quotidien, Xavier Antoyé, s'était défendu sur son compte Twitter de toute " volonté de stigmatiser " : " Notre objectif était de relayer le message de prévention d'un médecin spécialiste du VIH, inquiet et engagé auprès de ces patients ", a-t-il tweeté. " Sans aucune volonté de stigmatiser. Nous sommes désolés si certains l'ont pensé ".

Joint par franceinfo, le secrétaire général de Stop Homophobie Terrence Katchadourian dit " regretter l'absence de réelles excuses ou a minima de compréhension de son aspect discriminatoire, au lieu de prétendre qu'il s'agissait de relayer un message de prévention ".

Le Corevih Lyon Vallée du Rhône a lui aussi réagi sur Twitter, regrettant la façon dont l'article a été rédigé, alors qu'il souhaitait communiquer auprès des journalistes sur l'envoi d’auto-tests VIH à domicile : " Nous comprenons que cet article ait pu blesser par son titre racoleur, son manque de nuances et l’insuffisance de mise en perspective avec l’objet de notre communiqué de presse, à savoir la campagne d’envoi d’auto-tests à domicile ".

Video : Profession Love Coach - Alex Ramirès !

Les chaotiques sont des anges...

Sweet !

Le spectacle de la nature est toujours beau...

Cinema : Les films LGBT+ de Marvel sont repoussés à cause du coronavirus !

Tandis que les fans LGBT+ de Marvel se faisaient une joie de voir un peu de représentation dans leurs productions à venir, la crise sanitaire actuelle en a décidé autrement.

L’industrie hollywoodienne se voit forcément impactée par la pandémie de Covid-19, laquelle continue de prendre de l’ampleur à travers le monde. La preuve alors que Marvel vient d’annoncer le report de son prochain film, Black Widow, porté par Scarlett Johansson. Le long-métrage devait initialement sortir le 1er mai aux États-Unis mais, au vu du contexte actuel, est repoussé au 6 novembre… date à laquelle on aurait dû avoir The Eternals et son couple gay historique.

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le fonctionnement du Marvel Cinematic Universe (MCU pour les intimes), ses films de super-héros suivent une frise chronologique bien définie. Autrement dit, chaque opus est conçu en rapport au précédent et un ordre de sortie dans les salles obscures doit être scrupuleusement respecté. Ainsi, avec Black Widow décalé, les autres productions Marvel écopent du même sort, au grand dam des fans qui attendaient ces films avec impatience.

Rien avant 2021 : La bonne nouvelle, c’est que The Eternals hérite d’une nouvelle date pas si éloignée de l’originale. Le public pourra découvrir Richard Madden, Angelina Jolie et les autres stars du film dès le 12 février 2021 dans les cinémas américains. Un créneau de sortie définitif doit être encore officialisé dans notre Hexagone. En revanche, les autres longs-métrages avec des personnages LGBT+ estampillés Marvel sont laissés en suspens pour le moment, en attendant que la Maison des Idées recalcule son planning.

Ainsi, Thor : Love and Thunder, qui était à l’origine programmé pour novembre 2021, ne devrait pas sortir avant février 2022 au plus tôt. Et le film, qui se focalisera sur Valkyrie, la guerrière et acolyte de Thor qui succède à ce dernier en prenant les rênes d’Asgard est particulièrement attendu. Tessa Thompson, son interprète qui est d’ailleurs ouvertement bi, a assuré que son personnage aurait une histoire d’amour queer.

L’autre film concerné par ce bouleversement de calendrier n’est autre que Les Nouveaux Mutants. Au croisement entre le récit super-héroïque et le film d’horreur, celui-ci a tout bonnement été retiré des sorties à venir, sans qu’aucune nouvelle date ne soit communiquée. On aurait dû y découvrir Maisie Williams, ex-Arya Stark de Game of Thrones, éprise d’une autre mutante. Encore une fois, il va falloir s’armer de patience.

Video : Lautner - Je serai là !

Ah, voilà enfin le roi de la classe !

Ici, tout est Rome antique...

mercredi, avril 29, 2020

Homophobie : Le Défenseur des droits s’inquiète des violences contre les jeunes LGBT+ !

Alors que Marlène Schiappa a dévoilé son plan d’urgence, le Défenseur des droits s’inquiète dans une étude de la prévalence des violences intrafamiliales chez les jeunes LGBT+.

La concordance des dates est vraisemblablement une pure coïncidence. Vendredi 24 avril, la secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes et à la Lutte contre les discriminations Marlène Schiappa, interpellée par des associations et des parlementaires, a annoncé un plan d’urgence pour les jeunes LGBT+ en situation de vulnérabilité pendant le confinement. Le même jour, le Défenseur des droits, autorité administrative indépendante tenue par Jacques Toubon, a publié une étude qui conforte la nécessité d’une action gouvernementale.

Cette étude, intitulée " Violences intrafamiliales : les filles et les jeunes LGBT plus touchés ", présente des résultats " inédits " issus de l’enquête " Violences et rapports de genre " ( VIRAGE ) menée par l’Institut national d’études démographiques en 2015. En collaboration avec Christelle Hamel, chercheuse à l’Ined, elle montre que " malgré l’acceptation croissante des minorités sexuelles au fil du temps, au moins la moitié des personnes homosexuelles a été rejetée par ses parents ".

Violences physiques et sexuelles : D'après cette étude, pour laquelle 25 000 adultes ont été interrogés sur leur enfance ( le Défenseur des droits rappelle qu’en France l’administration de questionnaires aux mineurs sans l’autorisation de leurs parents est interdite ), une part importante de la population générale a été victime de violences intrafamiliales, qui émanent dans 70 % des cas de l’un des parents, le plus souvent le père. Jacques Toubon s’alarme que " le sexisme et les LGBTphobies, encore très présents dans la société, constituent des facteurs majeurs d’émergence des violences au sein de la famille, qui peuvent aller jusqu'à la mise en danger des jeunes personnes lesbiennes et bisexuelles ".

Les résultats nous apprennent que les filles lesbiennes et bisexuelles sont trois fois plus touchées par les violences psychologiques ( insultes, humiliations, dénigrements ) que les filles hétérosexuelles, et les garçons gays et bisexuels deux fois plus que les garçons hétérosexuels. De même, les filles lesbiennes et bisexuelles ( 19,4 % et 21,7 % ) et les garçons gays et bisexuels ( 11,9 % et 8,8 % ) sont plus souvent victimes de brutalité physique que les hétérosexuels (6 %). Ils subissent plus souvent mises à la porte, séquestrations et tentatives de meurtre. Les violences sexuelles aussi sont beaucoup plus présentes chez les jeunes homosexuels et bisexuels que chez les hétérosexuels.

Video : Benjamin Biolay - Comment est ta peine ?

Sur mon 31, pour un 5 à 7 !

Love !

Quand j’entends le mot culture, je vois des champs...

Italie : Les LGBT porte-paroles des oubliés du déconfinement !

L’assouplissement des restrictions de circulation en Italie prévu pour le 4 mai fait l’impasse sur les couples non reconnus par l’État. Une " hiérarchie des sentiments " qui discrimine notamment les couples gay et lesbiens, ainsi que les familles arc-en-ciel.

Après un mois et demi de confinement strict dans le pays le plus durement frappé d’Europe par la pandémie, le gouvernement Conte a annoncé lundi la " phase 2 " de son plan de retour à la normale. Il prévoit entre autres que dès le 4 mai, les déplacements entre régions seront autorisés, mais uniquement pour les " membres de la famille " pouvant attester de liens " de sang ou acquis ".

Or, cette condition laisse sur le bord de la route de nombreuses personnes, notamment les conjoints de même sexe n’ayant pas contracté une union civile – possibilité ouverte aux concubins homosexuels et hétérosexuels en 2016. Pour l’Arcigay, principal réseau d’associations LGBTQ+ transalpin, " cela représente une intervention inédite et inacceptable de l’État ", qui définit de fait une " hiérarchie des sentiments ", déclare Gabriele Piazzoni, secrétaire général de la fédération, cité par " Il Messagero ".

Au-delà des liens juridiques et de sang ; La critique est relayée au sein du Parti démocrate, qui fait partie de la coalition au pouvoir. La sénatrice Monica Cirinnà, " mère " des unions civiles, rappelle " qu’il existe des relations importantes qui vont au-delà des liens juridiques et de sang, et qui traversent les frontières régionales ". Et de citer " les familles séparées, les couples qui n’habitent pas ensemble et les familles arc-en-ciel non reconnues ".

L’oubli des réalités LGBTQ+ dans le décret du gouvernement est une forme de " discrimination ", a pour sa part estimé Fabrizio Marrazzo, du Gay Center de Rome. Il rappelle que le cadre familial est souvent vécu comme oppressant. " Beaucoup de personnes dans notre communauté sont isolées au sein de leur propre famille et ont construit leur vie sur un réseau d’amitiés qui se substitue et compense le manque d’affection ".

Video : Dotan - Letting Go !

L'être se monacale...

On obtient ce qu'on veut des hommes avec la croupe humide...

mardi, avril 28, 2020

Société : 7 ans après le mariage pour tous, une étude dresse le portrait robot des mariés de même sexe !

Il y a sept ans, le mariage pour tous était définitivement adopté à l’Assemblée nationale. Doctorante en sociologie à l’Ined, Gaëlle Meslay étudie les caractéristiques des couples d’hommes et de femmes mariés. " Si vous êtes pris de désespérance, balayez tout cela. Ce sont des paroles qui vont s’envoler, restez avec nous et gardez la tête haute ; vous n’avez rien à vous reprocher. Nous le disons haut et clair, à voix puissante, parce que comme disait Nietzsche : Les vérités tuent, celles que l’ont tait deviennent vénéneuses ". C’était il y a tout juste sept ans, le 23 avril 2013. C’est par ces mots désormais historiques que Christiane Taubira concluait à l’Assemblée nationale des mois de débats parfois douloureux sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe.

Où en est-on aujourd’hui ? Comment les personnes homosexuelles et bisexuelles se sont-elles emparées de l’institution du mariage, dont elles ont si longtemps été tenues à l’écart ? C’est ce qu’a voulu savoir Gaëlle Meslay, doctorante en sociologie à l’Institut national d’études démographiques (Ined). La chercheuse prépare une thèse sur le choix du mariage pour les couples de même sexe. Elle a interrogé une cinquantaine de personnes pour " questionner le choix d’union, pourquoi on se décide de se marier, quelles sont les spécificités de ces mariages ", développe-t-elle.

Âge plus tardif : En attendant la fin de sa thèse, elle a publié en décembre dernier dans Population, la revue scientifique de l’Ined, une étude intitulée " Cinq ans de mariages de même sexe en France : des différences entre les couples d’hommes et les couples de femmes ". À partir des données d’état civil sur les mariages et de l’enquête " Famille et logements " de l’Insee, elle s’est efforcée de dégager les principales " caractéristiques sociodémographiques " des couples de même sexe qui ont fait le choix de se marier.

Le premier élément qui a frappé la chercheuse, c’est le fait que les couples de même sexe se marient à un âge plus avancé que les couples de sexe opposé, notamment pour les premiers mariages en 2013 et 2014 : " Les couples qui ne pouvaient pas se marier jusque-là ont saisi cette opportunité ". Cependant, depuis, l’âge au mariage a décliné, notamment pour les couples de femmes.

Droits à la filiation : Des chiffres qu’elle a pu mettre en perspective avec les motivations à se marier des couples qu’elle a interrogés. " Ce qui ressort pas mal dans leur discours, c’est le mariage comme acte militant. Peu de temps après le passage de la loi, certains l’ont vu comme une réaction à un contexte politique. Ils m’ont beaucoup parlé de " La Manif pour tous ", ils voulaient contredire ce type d’arguments. Plus largement, quand on étudie les statistiques, il y a plus de mariages de couples de même sexe dans les périodes électorales. On peut faire l’hypothèse d’un usage politique du mariage ".

Les couples de femmes se marient en moyenne plus tôt que les couples d’hommes car ils y voient plus souvent une porte d’entrée vers la filiation, là où dans les couples d’hommes les motivations patrimoniales sont plus prégnantes. C’est ce qu’a pu constater Gaëlle Meslay au cours de ses entretiens : " Une grosse majorité des femmes que j’ai interrogées se sont mariées pour accéder à des droits à la filiation. Il y a plus de possibilités de faire des enfants pour les femmes. Beaucoup ont fait des PMA à l’étranger, qui nécessitent que l’une des deux fasse la démarche d’adoption pour adopter l’enfant biologique de sa conjointe. Pour cela, il faut être marié. En comparaison, peu d’hommes sont dans cette configuration. La GPA est beaucoup plus compliquée que la PMA, ce ne sont pas les mêmes procédures, le coût est plus important. L’adoption en France est très compliquée ".

Homogamie : L’étude publiée en décembre dans Population se penche surtout sur les différences entre les couples d’hommes et de femmes qui optent pour le mariage. Les couples d’hommes mariés sont plus présents à Paris et dans la petite couronne ( 28 % d’entre eux résident dans l’agglomération parisienne, contre 16 % des couples mariés de femmes et 19 % des couples mariés de sexe opposé ), contrairement aux couples de femmes qu’on trouve davantage en milieu rural, dans les petites villes ou en banlieue, pour des raisons " propres à la répartition des gays et lesbiennes sur le territoire, aux moyens économiques, au rapprochement avec les parents ", analyse Gaëlle Meslay.

Par ailleurs, on trouve très peu de couples de femmes mariées binationaux (5 %), trois fois moins que chez les couples gays (16 %) et hétérosexuels (14 %). La doctorante explique cette différence par une plus forte " homogamie " chez les couples de femmes, c’est-à-dire des niveaux d’études, des âges ou encore des origines géographiques très ressemblants. " Les couples d’hommes et de femmes ne se rencontrent pas dans les mêmes endroits, décrypte la chercheuse. Les hommes se rencontrent davantage dans les lieux publics, dans les bars ou les cafés, sur les applications, alors que les femmes ont une sociabilité plus privée. L’affichage public de l’homosexualité est un affichage plutôt masculin ".

Tous les hommes sont des égoïstes, oui mais j'm'en fiche...

T'es beau comme un cœur...

Tunisie : Un mariage homosexuel suscite la polémique !

La Tunisie vient de reconnaître pour la première fois de son histoire un mariage homosexuel. L’association Shams pour la dépénalisation de l’homosexualité en Tunisie a annoncé, vendredi 24 avril, qu’un contrat de mariage gay, unissant un homme de nationalité française et un autre de nationalité tunisienne, est officiellement reconnu en Tunisie.

Dans un communiqué rendu public sur sa page officielle Facebook, l’association Shams a indiqué qu’un mariage entre deux hommes, conclu sur le territoire français, a été reconnu par la Tunisie en validant le contrat de mariage dans l’extrait de naissance du conjoint tunisien. L’association Shams estime que c’est un " nouvel acquis pour les Tunisiens homosexuels dans notre pays. Pour la toute première fois dans l’histoire de la Tunisie et du monde arabe ".

L’union établie en France entre deux homosexuels, un Tunisien et un Français, sera mentionnée sur l’extrait de naissance du ressortissant tunisien. Le contrat de mariage homosexuel est ainsi pris en compte pour la première fois par l’administration tunisienne, se félicite la même source. En réaction, de nombreux internautes tunisiens ont fortement condamné la médiatisation de l’information, surtout au premier jour du mois de ramadan.

Par ailleurs, l’association Shams a appelé pour un élargissement en termes de libertés individuelles, de respect de la volonté humaine ainsi que du principe de l’égalité en Tunisie. Mais elle " salue ce nouvel acquis qui vient consacrer le principe de la libre volonté de l’individu et du citoyen ainsi que le principe d’égalité ".

Il faut rappeler qu’en Algérie, deux homosexuels, âgés de 21 et 26 ans, ont été arrêtés le 27 février dernier dans la wilaya de Tebessa, dans l’Est de l’Algérie. Les deux personnes avaient posté une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle elles simulaient leur mariage. Elles ont été placées en détention pour " atteinte à la religion " et " publication de photos et vidéos à caractère sexuel ".

Video : Christopher - Ghost !

Si Superman est tellement malin, pourquoi est-ce qu’il met son slip par dessus son pantalon ?

Un soir au musée !

A ce stade, on n’est pas exigeant pour les paroles...

lundi, avril 27, 2020

Video : Woodkid - Goliath !

J'suis pas un apollon, ni un prince charmant et j'suis même pas gentil...

Les petits ruisseaux font les grandes civières...

Japon : Le traçage anti-Covid ravive les craintes d’outing !

De nombreux gays, lesbiennes et bi nippons redoutent de voir leur vie privée exposée par les technologies mises en place afin de lutter contre la propagation du coronavirus.

Dans quels lieux avez-vous été, et avec qui ? Les autorités sanitaires nippones ont le droit de mener des enquêtes précises sur les faits et gestes de leurs administrés. Les mesures de traçage pour combattre le coronavirus ont été renforcées, alors que le Japon apparaissait au départ moins restrictif que ses voisins taïwanais et sud-coréens. La politique actuelle autorise désormais les gouverneurs de chacune des 47 préfectures du pays à interroger des patients et remonter l’historique de leurs contacts et des lieux qu’ils ont visités.

Les inquiétudes sur les libertés individuelles sont nombreuses du côté des LGBTQ+. C’est ce que révèle un sondage réalisé auprès de 180 lesbiennes, gays bi et trans* par " Marriage for All Japan ", un groupe de promotion du mariage égalitaire, rapporte Kyodo News. Un jeune gay de la province de Fukuoka vivant avec son partenaire explique avoir choisi de rester prudent au bureau sur son orientation sexuelle. Dans un pays où la culture du travail est particulièrement coercitive, il craint d’être outé s’il attrapait le coronavirus, potentiellement susceptible de devoir faire état au centre de santé publique de ses contacts quotidiens et rapprochés avec son compagnon.

Manque de clarté : Le sondage révèle aussi des craintes quant à l’accès à l’information pour les partenaires de même sexe en cas d’hospitalisation. " Il se peut qu’on ne me prévienne pas des conditions de santé de mon partenaire en cas de décision thérapeutique importante ", souligne un habitant de Saitama âgé de 28 ans, dont l’union est pourtant reconnue par sa mairie comme équivalente au mariage légal. Dans les familles arc-en-ciel, beaucoup renoncent aux compensations prévues pour la garde des enfants, faute de directives claires de la part des pouvoirs publics.

Responsable d’une ONG locale pour les LGBTQ+, Gon Masunaka confie : " Nous comprenons les priorités du gouvernement à protéger la vie des gens, mais nous demandons à ce qu’il reste attentif aux implications pour les personnes LGBT et d’autres minorités que leurs mesures pourraient rendre plus vulnérables encore ".

Video : David Archuleta - OK, All Right !

C'est toi qui m'as fait, qui m'as construit, tout appris...

Kiss !

Je marche vers les ténèbres, vers l'horizon funeste...

dimanche, avril 26, 2020

Homophobie : Une association lance une application de signalement des violences anti-LGBT !

Lancée par l’association Flag!, cette application permet aux utilisateurs de signaler des violences et d’orienter les victimes vers les structures appropriées !

C’était une année noire. En 2018, les forces de l’ordre avaient recensé 1.378 victimes d’infractions " anti-LGBT ", soit une hausse de 34,3 % par rapport à 2017, selon les chiffres communiqués à l'époque par le ministère de l’Intérieur. Mais leur nombre est probablement sous-évalué. En effet, nombreuses sont encore les victimes à ne pas oser aller déposer plainte, soit par appréhension, soit parce qu’elles sont conscientes des difficultés à d’obtenir la condamnation des auteurs. C’est ce constat qui a amené l’association Flag!, qui réunit des agents LGBT des ministères de l’Intérieur et de la Justice, à réfléchir à la création d’une application mobile permettant de signaler les actes de violences envers les personnes lesbiennes, gays, bi et trans.

Disponible depuis jeudi 24 avril pour les appareils Android, cette application conçue avec le soutien de la Dilcrah ( Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT ) permet aux utilisateurs de signaler des injures, des violences ou des dégradations, de les dater et de les localiser. " Ces informations vont ensuite permettre d’orienter la victime vers des interlocuteurs appropriés : si c’est un mineur, on lui conseillera d’appeler le 119 Enfance en danger. Si c’est un jeune majeur qui subit des violences familiales, on lui proposera de joindre le Refuge ou le Mag ( Mouvement d’Affirmation des jeunes Lesbiennes, Gais, Bi & Trans ) ", explique Johan Cavirot, le président de Flag!. Et si la situation le justifie, l’application suggérera un dépôt de plainte ou un signalement à la plateforme de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, par exemple.

Cartographie : Les utilisateurs n’entrent dans l’application que des informations générales : tranche d’âge, catégorie socioprofessionnelle, genre... L’utilisateur pourra ainsi, s’il le souhaite, rester anonyme. Les signalements reçus alimenteront aussi une cartographie dont le but est de permettre aux pouvoirs publics de développer des politiques publiques et des actions ciblées. " Nous avons besoin de savoir où sont localisées les LGBT-phobies afin de trouver des solutions adaptées avec nos partenaires. A Paris, par exemple, on ne fait pas de la prévention à Barbès comme on en fait dans le 16e ou dans le Marais. Ce n’est pas la même typologie de public ", souligne Johan Cavirot.

Un comité scientifique, en partenariat avec la fondation Jean Jaurès, sera chargé, tous les ans, en début d’année, d’établir " une vraie étude sociologique " sur la base de ces signalements, ajoute le président de cette association, créée en 2001 et comptant environ 600 membres. L’application sera disponible prochainement pour iPhone. Mais son lancement a été précipité " en raison des violences identifiées ces derniers jours ", indique Flag! dans un communiqué. " Beaucoup de jeunes vivent actuellement un enfer " parce qu’ils sont " confinés avec des parents homophobes ", a expliqué à Libération Marlène Schiappa.

Plan d’urgence : La secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, marraine de l’application lancée par Flag!, a d’ailleurs annoncé ce vendredi le lancement d’un " plan d’urgence ". 300.000 euros ont été débloqués " afin de financer 6.000 nuitées d’hôtel pendant le confinement " pour " permettre aux jeunes confrontés à de la violence homophobe d’être protégés ". Elle a également confirmé que les personnes LGBT en difficulté pouvaient donner l’alerte en pharmacie ou écrire un SMS au 114, comme cela est possible pour les femmes victimes de violences. Enfin, Marlène Schiappa assure être intervenue pour " accélérer " la réouverture de la permanence téléphonique de SOS Homophobie, " suspendue en raison de difficultés techniques ".

L'homme qui voulait être roi...

J'ai la peau lisse au cul...

Russie : Ce médicament anti-VIH, testé contre le coronavirus, fait l’objet d’un " marché noir " !

En Russie, le Kaletra, antiviral utilisé contre le VIH, est testé contre le coronavirus. Certains revendeurs en ont profité pour créer un " marché noir " qui inquiète les militants.

D'après l’agence Reuters, qui s’appuie sur les informations de vendeurs, de militants anti-VIH et du principal fabricant russe du traitement, l’utilisation croissante du Kaletra, médicament antiviral, testé en automédication et en essais cliniques contre le Covid-19, a engendré un " marché noir en Russie ". Cet antiviral, ainsi que son générique, le Kalidavir, avaient été recommandés fin janvier par le ministère russe de la Santé dans le cadre d’essais cliniques contre le coronavirus, qui n’ont démontré pour le moment aucun bénéfice thérapeutique.

Certains ont alors commencé à spéculer sur une pénurie du traitement. " Il y a trois mois, les gens nous achetaient le Kaletra sans grand enthousiasme pour 900 roubles (11 euros) la boîte, témoigne un vendeur en ligne de médicaments contre le VIH auprès de Reuters. Anticipant les ruptures ( d’approvisionnement ), les gens nous achètent à présent entre 100 et 700 boîtes, à 3.800 roubles l’unité ". Ils sont prêts à tout acheter : Certaines personnes séropositives s’inquiètent d’une possible pénurie. Le Kaletra, comme de nombreux autres traitements sur ordonnance contre le VIH, est acheté en Russie par les pouvoirs publics et distribué gratuitement aux patients infectés. Mais certains s’approvisionnent directement en pharmacie, ou bien optent pour le secteur privé plutôt que pour le circuit étatique par souci de confidentialité.

Le directeur de la H-Clinic de Saint-Pétersbourg, spécialisé dans les maladies infectieuses, raconte à l’agence de presse britannique que sa pharmacie a reçu ces dernières semaines jusqu'à 120 appels par jour de patients atteints du VIH à la recherche du précieux médicament, dont le stock a été épuisé. Alexeï, un militant de la lutte contre le sida, raconte que des spéculateurs tentent même d’acheter le Kaletra à des patients atteints du VIH, pour 3.000 roubles la boîte. " Ce sont des revendeurs et des intermédiaires (…) Ils sont prêts à tout acheter, jusqu'à la dernière boîte ".

Video : Diabolique mon ange - Mylène Farmer ( Cover by Thomas Lacroix ) !

T'as tout compris !

Slurps !

C'est un mâle pour un bain...

samedi, avril 25, 2020

En savoir plus : Marlène Schiappa annonce un plan pour les jeunes LGBT+ en situation d’urgence

La secrétaire d’Etat à la lutte contre les discriminations a annoncé ce vendredi un plan pour venir en aide aux jeunes LGBT+ victimes de violences familiales.

C’est dans les colonnes de Libération que Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes et à la Lutte contre les discriminations a choisi de détailler le plan tant attendu du gouvernement pour venir en aide aux jeunes LGBT+ en situation d’urgence.

Il y a deux semaines, Guillaume Mélanie, le président d’Urgence Homophobie, alertait sur Twitter de la situation critique de Damir, un jeune gay de la banlieue sud de Lyon, que le père forçait à se masturber ( devant lui ) sur du porno hétérosexuel. Plusieurs associations sont alors montées au créneau, faisant état de dizaines de demandes d’hébergement d’urgence et de situations particulièrement critiques pour de nombreuses jeunes personnes LGBT, confinées dans des familles homophobes.

6.000 nuits d’hôtel : Marlène Schiappa a donc décidé de prendre plusieurs mesures pour tenter de répondre à la crise. D'abord, elle a annoncé le retour de la permanence téléphonique de SOS Homophobie, qui était jusqu'à présent suspendue " en raison de difficultés techniques ", et assure que le gouvernement " est intervenu auprès de l’opérateur pour accélérer sa réouverture, qui devrait avoir lieu dès ce week-end ". Elle dit également " soutenir l’association Contact, qui propose une ligne d’écoute à destination de l’entourage et des familles, pour favoriser un dialogue positif et bienveillant ".

Sur l’hébergement d’urgence, sujet brûlant sur lequel les associations réclament des aides à corps et à cris depuis plusieurs semaines, la ministre l’assure : " Nous avons débloqué 300 000 euros afin de financer 6 000 nuitées d’hôtel pendant le confinement, mises en œuvre dès lundi ". Une enveloppe qui vient s’ajouter à celle déjà prévue pour les femmes victimes de violences. Les jeunes LGBT+ en détresse pourront également, comme celles-ci, prévenir leur pharmacien ou envoyer un SMS au 114. La plateforme arrêtonslesviolences.gouv.fr sera également ouverte aux jeunes LGBT.

Avis défavorable : Cette réponse arrive alors que le gouvernement a été particulièrement critiqué sur la gestion des personnes LGBT+ en situation d’urgence. Plusieurs amendements, dont l’un porté par la députée LREM Sonia Krimi déposés à l’occasion du projet de loi de finance rectificative pour l’année 2020, entendaient débloquer un budget pour flécher des nuits d’hôtels pour les jeunes LGBT+ victimes de violences. Ni la commission, ni le gouvernement n’ont donné à ces amendement un avis favorable. Huit associations LGBT+ avaient alors adressé un courrier à Marlène Schiappa, expliquant leur incompréhension.

Une décision que la ministre explique par des amendements " pas assez concrets, ni suffisamment bien ficelés ". Elle tente par ailleurs de rassurer : " Au moment du rejet de ces amendements, ce qui a pu être perçu, c’est le refus d’une action en faveur des LGBT, mais c’est un raccourci trompeur : au contraire, nous étions en train d’élaborer ce plan que je vous présente aujourd’hui et qui méritait plusieurs jours de travail avec les acteurs de terrain et en interministériel ".

Ce plan d’urgence semble satisfaire les associations : " Ce plan reprend ce qui a été proposé par les assos ", explique Omar Didi, président du Mag Jeunes LGBT+. " Il faut voir comment cela va être mis en place, comment ces nuitées vont être utilisées, est-ce que cela va s’intégrer dans le dispositif général des femmes victimes de violences, est-ce que ça va passer par la préfecture, par les assos " ?

Toutefois, le militant appelle à la vigilance sur les permanences téléphoniques : " Il faut faire en sorte que l’ensemble des permanences téléphoniques soient répertoriées sur la plateforme du gouvernement ". Il en profite pour rappeler que Le Mag Jeunes LGBT+ va lancer une permanence téléphonique pour la période de confinement ouverte du lundi au vendredi de 9h à 20h et le weekend de 9H à 18H.

Prise de conscience : Sur la question de l’hébergement, Nicolas Noguier, président du Refuge, association en première ligne depuis le début du confinement, se félicite de la somme de 300.000 euros débloquée par le gouvernement, supérieure à celle proposée par les amendements. " C’est une prise de conscience tardive mais au moins, il y a une réponse à la situation d’urgence ". Selon lui, le budget permettra de mettre à l’abri, " 100 à 200 jeunes, selon le temps que durera le confinement ". En revanche, des interrogations subsistent. " C’est bien de mettre des jeunes à l’abri mais il faut aussi les nourrir. Cette enveloppe comprend-elle une aide alimentaire " ?

Par ailleurs, il rappelle qu’un jeune hébergé par Le Refuge est en général pris en charge pendant 6 ou 7 mois. " L’après crise est un peu flou. Il faut des solutions pérennes pour accompagner ces jeunes dans la durée. On est déjà en surcapacité, comment on va faire après le confinement " ? Il reste donc pour les associations plusieurs questions en suspens, auxquelles Marlène Schiappa doit encore répondre...

Video : Role model - Minimal !

Se faire un trip, s'offrir un streap sous le soleil en plein midi...

Les dieux vivants ont leur parfum...

UK : Philipp Tanzer ( Logan McCree ), l’ex-star du porno gay devenu militant masculiniste !

La BBC consacre un documentaire à Philipp Tanzer, qui a été une star du porno gay sous le nom de Logan McCree. Il est aujourd’hui un adepte des thèses masculinistes.

Il a été une star du porno gay. Né en Allemagne, Philipp Tanzer, 42 ans, a travaillé entre 2007 et 2010 pour le studio américain Raging Stallion, un des géants de l’industrie, sous le nom de Logan McCree. Porté sur le cuir, connu pour son corps recouvert de tatouages, il a décroché plusieurs prix pour ses vidéos. Mais ce n’est pas la raison pour laquelle la chaîne britannique BBC Three lui a consacré un documentaire de 24 minutes, diffusé mardi 21 avril.

En 2011, Philipp Tanzer s’est rhabillé, a fait son coming out bisexuel et est parti s’installer en Écosse avec sa petite amie. C’est là-bas, dans les Highlands, que le journaliste et réalisateur Alvaro Alvarez est allé lui rendre visite pour son film I Am A Men’s Rights Activist. Depuis quelques années, Philipp Tanzer a rejoint le " mouvement des hommes ". L’Allemand est ce qu’on appelle en français un masculiniste. Il considère que " la société entière n’aime pas entendre parler des problèmes masculins ".

Réduits au silence : Construit en opposition au féminisme, le masculinisme pose les hommes en victimes de la société, et les " Men’s Rights Activists " comme les véritables militants de l’égalité, qui seraient " constamment réduits au silence ". C’est là toute la finesse de ce court documentaire britannique : il parvient à donner la parole à un représentant d’un mouvement réactionnaire qui prend de plus en plus d’importance, tout en le confrontant à la contradiction.

La première partie du film se déroule chez lui, au bord de falaises écossaises, dans sa maison de bois qu’il a lui-même construite. On y aperçoit, au mur, une chouette empaillée, des peaux de bête et un Christ en croix. Philipp Tanzer a aussi sa propre galerie, où il exerce en tant que coiffeur et masseur mais expose aussi son art. Sur le plan politique, on comprend vite que l’ex-star du porno a un discours bien rodé.

Victimisation : Alors que le journaliste le questionne sur le droit de vote des femmes, il répond que ces hommes n’auraient eu ce droit avant elles que parce qu’ils avaient aussi le devoir de servir leur pays. À ce moment-là, une famille pénètre dans la galerie et en ressort aussitôt, dégoûtée, en commentant : " Vous avez entendu ce qu’il a dit " ?

On l’entend aussi échanger par visioconférence avec un ami qui n’est pas d’accord avec lui : " Je ne vois pas de haine envers les hommes, je vois une frustration ", rétorque-t-il à sa rhétorique de victimisation des hommes. Dans une vidéo de réaction au documentaire, partagée sur Twitter, l’ex-acteur porno le présente comme " endoctriné par le féminisme ". Dans la seconde partie du documentaire, le journaliste de la BBC suit Philipp Tanzer à Chicago. Car le quadragénaire tatoué n’est pas seulement un convaincu du mouvement masculiniste : il s’y implique.

Féminité toxique : L’ex-star du porno se rend en effet à l’édition 2018 de l’International Conference on Men’s Issues, sorte de rassemblement mondial des masculinistes. On y entend parler de " féminité toxique ", affirmer que les féministes utiliseraient les hommes comme " bouc émissaire "... ou même que les hommes seraient plus souvent victimes de violences domestiques que les femmes. Lorsque le journaliste lui présente les chiffres du gouvernement, Philipp Tanzer refuse d’y croire. En parallèle de la conférence, Alvaro Alvarez donne la parole à Tracie Fell, chercheuse à l’Open University, qui explique que les masculinistes " retournent le récit " du féminisme.

L’Allemand ne se limite pas à la frange la plus modérée du mouvement : L’intervenant qu’il attend le plus est Carl Benjamin, youtubeur à succès, militant du parti eurosceptique UKIP, complotiste, violemment misogyne et anti-musulman. Au-delà de la vision politique à laquelle Philipp Tanzer adhère, le documentaire présente surtout son parcours. Très jeune, il assiste quasiment en direct au meurtre par balles de sa mère par son deuxième mari.

Son orientation sexuelle semble avoir pris une place importante dans sa construction personnelle : " Parce que j’ai grandi en tant qu’homme qui aime les hommes, j’ai dû constamment interroger ma position dans la vie, ma masculinité ". C’est lors de son service militaire qu’il aurait pris conscience des " problèmes masculins ", notamment dans le domaine de la parentalité. Aujourd'hui, Philipp Tanzer milite sans complexe pour le masculinisme, n’hésitant pas à s’afficher sur son compte Twitter avec la casquette " Make America Great Again " qu’affectionnent les soutiens de Donald Trump qu’il critique pourtant dans d’autres tweets.

Video : Philipp Tanzer ( Logan McCree ) , ex porn-star and activist explores men's rights issues ( BBC Stories ) !

Moi, la nuit, je repense au soleil, et je rêve de cures de sommeil...

On avait dit de fesses ou de face...

vendredi, avril 24, 2020

Société : Affirmer ne pas vouloir embaucher de personnes LGBT viole le droit de l'UE !

Affirmer publiquement ne pas vouloir embaucher de personnes LGBT est contraire au droit de l'Union européenne et peut justifier que la justice d'un Etat membre soit saisie d'une plainte, a estimé jeudi la Cour de justice de l'UE.

La juridiction établie à Luxembourg était interrogée sur ce point par la Cour de cassation italienne, dans le cadre d'un litige en Italie entre une association de défense des droits des personnes LGBT ( lesbiennes, gays, bis et trans ) et un avocat accusé d'homophobie.

Cet avocat, rappelle la CJUE dans un communiqué, avait déclaré dans une émission radiophonique ne pas vouloir recruter ni faire travailler de personnes homosexuelles dans son cabinet. Dès lors, l'association Avvocatura per i diritti LGBTI avait décidé de saisir la justice, considérant que les propos de l'avocat constituaient " une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle des travailleurs ".

L'avocat s'était défendu devant un tribunal italien en faisant valoir son droit à la liberté d'expression, et le fait que son propos était général et ne concernait aucun recrutement en cours. Mais il a été débouté, en première instance puis en appel, et a donc décidé d'un pourvoi en cassation.

La question préjudicielle posée par la Cour de cassation italienne à la CJUE portait sur l'interprétation d'un texte de l'UE datant de 2000 communément appelé " directive antidiscrimination " et traitant notamment des discriminations dans l'accès à l'emploi.

En définitive, souligne le communiqué, la Cour a jugé que " des déclarations homophobes constituent une discrimination en matière d’emploi et de travail lorsqu'elles sont prononcées par une personne " susceptible d'avoir " une influence déterminante sur la politique de recrutement d’un employeur ".

Dans un tel cas, est-il ajouté, le droit national d'un pays membre de l'UE " peut prévoir qu’une association a le droit d’agir en justice pour obtenir réparation des dommages, même si aucune personne lésée n’est identifiable ".

Concernant la liberté d'expression, la CJUE rappelle que ce " n'est pas un droit absolu et que son exercice peut comporter des limitations, à condition que celles-ci soient prévues par la loi et respectent (...) le principe de proportionnalité ". L'affaire va désormais revenir devant la justice italienne.

Video : Exposition Léonard de Vinci au Louvre !

Et tel pleure aujourd'hui qui sourira demain...

La chaleur de l'abandon c'est comme une symphonie...

Sport : Accusé d’homophobie, le président de la Fédération fidjienne de rugby jette l’éponge !

Soutien du président sortant de World Rugby, Francis Kean, président de la Fédération fidjienne, est accusé de violences et d’homophobie.

Lundi 20 avril, World Rugby, l’organisme international qui supervise le rugby à XV et le rugby à sept, a annoncé d’après l’AFP qu’elle allait enquêter sur des accusations d’homophobie à l’encontre du président de la Fédération fidjienne, Francis Kean.

L’ancien militaire est l’un des principaux soutiens du président sortant de l’instance mondiale du rugby, Bill Beaumont, qui brigue un nouveau mandat.

Ce mardi, Francis Kean a décidé de jeter l’éponge et de ne pas se présenter de nouveau à la tête de la Fédération fidjienne. Ce week-end, l’hebdomadaire britannique Sunday Times a dévoilé deux rapports d’Amnesty International pointant du doigt les agissements de Francis Kean, reconnu coupable d’homicide involontaire en 2006. Le média s’est par ailleurs procuré des enregistrements sur lesquels on entend Francis Kean tenir un discours extrêmement homophobe.

Valeurs fortes de tolérance : " World Rugby note les accusations dans le (quotidien) britannique Sunday Times à l’encontre du président de la Fédération fidjienne Ratu Vilikesa Bulewa Francis Kean et les prend très au sérieux, a indiqué à l’AFP un porte-parole de World Rugby. Le rugby est un sport construit sur des valeurs fortes de tolérance et World Rugby ne tolérera sous aucune forme des attitudes insultantes ou discriminatoires, comme indiqué dans son règlement ".

Depuis plusieurs années, les instances du rugby s’efforcent de combattre l’homophobie. En 2019, l’Australien Israel Folau avait vu son contrat fédéral résilié après avoir affirmé publiquement que les homosexuels finiraient en enfer. Ce qui ne l’a pas empêché d’être recruté en France par les Dragons catalans à Perpignan. De son côté, la Ligue nationale de rugby a lancé fin février des actions de sensibilisation.

Video : Sam Smith & Demi Lovato - I’m Ready !

L'homme descend du songe...

Some after school !

Sous pression, s'affine l'endorphine...

jeudi, avril 23, 2020

En savoir plus : Jeunes LGBT en situation d’urgence ( La lettre des assos à Marlène Schiappa ) !

Huit associations ont adressé une lettre à la secrétaire d’Etat en charge de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa. Ils demandent au gouvernement de prendre la mesure de la gravité de la situation pour de nombreux jeunes LGBT.

Madame la ministre,

Lors de l’examen en séance de la loi de finances rectificative pour 2020, deux amendements, l’un porté par le groupe La République En Marche et l’autre par le Parti Socialiste, ont été déposés dans l’objectif de renforcer la prise en charge et l’hébergement d’urgence des jeunes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT+) dans le cadre de la crise sanitaire actuelle. Le Gouvernement a donné un avis défavorable et Laurent Saint-Martin, rapporteur général du budget de l’Assemblée nationale a demandé le retrait de ces amendements. Nous tenons à vous exprimer notre profonde incompréhension face à une telle décision.

Depuis plusieurs années, nous avons relayé nombre de situations dramatiques qui illustrent la situation d’exclusion des jeunes LGBT+. Ces réalités ont été largement documentées à travers différentes études qui montrent l’extrême vulnérabilité des jeunes LGBT+, qui sont surexposés aux violences, aux situations de rejet familial et au risque de suicide. Comme vous le savez, la honte, la peur de représailles ou d’un accueil défaillant par les autorités, peuvent pousser des personnes à garder le silence lorsqu'elles sont victimes de violences sexistes, conjugales ou intrafamiliales.

Violences intrafamiliales : Nous regrettons vivement que ces amendements aient été rejetés de manière expéditive par le rapporteur général et le Gouvernement témoignant d’un manque d’humanité vis-à-vis des jeunes LGBT+ victimes de violences intrafamiliales. Lors de cet examen, l’absence d’arguments constitue une forme de violence symbolique vis-à-vis de la situation préoccupante des jeunes LGBT+ victimes de rejet intrafamilial, réduits ainsi au silence. Nous craignons que cette fin de non-recevoir exacerbe le sentiment de peur des jeunes LGBT+ victimes de violences intrafamiliales.

Le Gouvernement français ne semble pas avoir pris la mesure des violences intrafamiliales dont trop de jeunes LGBT+ sont victimes, alors que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a publié une note d’orientation pour les États et les autres parties prenantes sur le Covid-19 et les droits humains des personnes LGBTI apportant le même constat que nos associations et de nombreux député·e·s sur les dangers liés à ces violences et la nécessité d’y répondre.

Témoins depuis de nombreuses années des souffrances que peuvent vivre les jeunes LGBT+, nous faisons face aujourd’hui à une crise sanitaire qui exige des politiques publiques concrètes, efficaces et rapides. C’est pourquoi, l’InterLGBT, forte de ses soixante associations membres, la Fondation " Le Refuge ", Urgence homophobie, Amnesty International France, le Caélif étudiant·e·s LGBT+ et Acceptess-T rejoignent aujourd’hui SOS homophobie et le MAG Jeunes LGBT afin de soutenir les propositions que vous ont adressées Sonia KRIMI, députée de la Manche et une cinquantaine de député·e·s, pour répondre à la détresse et aux besoins des jeunes LGBT+ majeur·e·s victimes de violences intrafamiliales.

Comme vous l’avez-vous-même rappelé à plusieurs reprises, le confinement à domicile lié à l’état d’urgence sanitaire crée un terreau propice aux violences conjugales et intrafamiliales. Par conséquent, il est indispensable de répondre aux besoins de toutes les victimes de violences.

Prise en charge d’urgence : Nous rejoignons le constat et les propositions que SOS homophobie et le MAG Jeunes LGBT vous ont adressés dans un précédent courrier. En effet, vous avez mis en place rapidement une plateforme en ligne qui permet de faciliter le signalement et l’accompagnement des femmes victimes de violences domestiques. Vous avez également donné la possibilité pour ces femmes de se signaler discrètement en pharmacie ou grâce à des points d’accompagnement éphémères dans des centres commerciaux. De la même manière, il est crucial de répondre à la détresse des jeunes LGBT+ victimes de violences dans le contexte que nous traversons aujourd’hui. 

La solution la plus simple et la plus efficace serait de généraliser ce dispositif aux jeunes LGBT+ afin que les violences soient signalées rapidement et qu’une procédure d’accompagnement claire et efficace leur soit proposée. Pour être effective, cette généralisation devrait s’accompagner d’une large communication, de la part de l’État, pour que les jeunes LGBT+ victimes de violences soient informé·e·s de ces dispositifs.

Nous soutenons également la proposition des député·e·s de flécher une partie des vingt mille nuits d’hôtel destinées aux victimes de violences conjugales ou conjoints violents vers des jeunes LGBT+. Cette démarche complémentaire à la généralisation de la plateforme et des dispositifs de signalement permettrait d’assurer la prise en charge dans l’urgence des jeunes LGBT+ victimes de violences intrafamiliales.

Répondre à l’urgence : Nous tenons à vous rappeler que ces deux propositions rejoignent la proposition 4 " Les abris, les services de soutien et d’autres dispositifs pour lutter contre les violences sexistes pendant la pandémie de Covid-19 devraient prendre des mesures pour inclure la population LGBTI " de la note d’orientation " Covid-19 et les droits de l’homme des personnes LGBTI " du Haut- Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.

La France ne peut prétendre défendre et promouvoir les droits des personnes LGBT+ à l’échelle mondiale quand nos politiques publiques excluent les problématiques auxquelles font face les plus vulnérables.

En cette période de crise sanitaire, nous devons répondre à l’urgence à laquelle font face de nombreux et nombreuses jeunes LGBT+. Nous devons libérer l’écoute des institutions afin que la voix de ces jeunes soit entendue. Nous sommes certain·e·s de pouvoir compter sur votre vigilance afin que le secrétariat d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes et à la lutte contre les discriminations élabore des politiques publiques efficaces permettant d’améliorer les conditions de vie des jeunes LGBT+.

Sachant compter sur votre mobilisation, nous vous prions de croire, Madame la ministre, en l’expression de notre haute considération ".

Signataires : Le Mag, Urgence Homophobie, SOS Homophobie, Inter-LGBT, Acceptess-T, Caelif, Amnesty International, Le Refuge !