samedi, février 29, 2020

Homophobie : Le milieu du rugby professionnel se réveille !

Selon une étude, l’homosexualité dans le rugby est encore largement taboue. La Ligue Nationale de Rugby a annoncé des actions pour faire changer les mentalités.

LGBTphobies, violences sexuelles... Les prises de conscience se multiplient dans le milieu du sport. Et cette initiative de la Ligue Nationale de Rugby (LNR) en est un nouvel exemple. Dès cette année, l’association, qui a pour mission de gérer le secteur professionnel du rugby à XV, va mettre en place des actions de terrain. L’objectif : sensibiliser les 1.500 joueurs des clubs professionnels et centres de formation, ainsi que les présidents de club et les entraîneurs à travers des ateliers spécifiques.

L’homosexualité encore taboue : Il faut dire que l’étude commandée par la LNR, et réalisée par Oliver Wylman, est édifiante. Le cabinet de sondage a en effet interrogé 385 joueurs de rugby professionnel et membres des staffs des clubs sur leur perception de l’homosexualité dans le milieu du rugby. Sans surprise, le panel interrogé est constitué à majorité d’hommes ( 96%, face à 4% de femmes, majoritairement membres du staff ou de clubs amateurs affiliés. La Ligue Nationale de Rugby ne représente que des clubs professionnels et il n’y a aucun club professionnel féminin ). Et à la question " pensez-vous qu’il soit facile d’être un joueur de rugby homosexuel ? " 87% des sondés ont sans surprise répondu " non ".

Une majorité écrasante, qui transforme l’essai quand on lui demande s’il est facile de parler de son homosexualité dans le rugby. Là encore, 75% des sondés répondent par un non catégorique, et 18% ne se prononcent pas...

Le fait surprenant dans cette étude, c’est que pour 95% des personnes interrogées, le rugby est le sport qui symbolise le mieux le " vivre ensemble ". Pourtant, 62% des joueurs professionnels interrogés et 57% des étudiants des centres de formation ne se sentiraient pas à l’aise d’en parler aux membres de leur club. " Le rugby est encore très macho ", analyse l’un des répondants, quand un autre explique que " beaucoup de personnes restent très centrées sur la virilité du rugbyman et ne sont pas prêtes à l’entendre ".

" Pédé " ou " gouine " pour rigoler : Et c’est pour faire de son sport un vrai espace d’inclusivité que la Ligue Nationale de Rugby, consciente de ses faiblesses, a choisi de lancer l’opération #PlaquonsLHomophobie : " Le sport est un lieu d’éducation et d’expérimentation du vivre-ensemble, particulièrement le rugby qui fait de la différence une force collective. Ce qui marche sur un terrain et au sein d’une équipe marche aussi dans la société ou dans une entreprise. Avec beaucoup d’humilité et de détermination, nous voulons que les jeunes rugbymen deviennent des ambassadeurs de leur sport et du vivre-ensemble "» explique Paul Goze, Président de la LNR.

Mais le tabou de l’homosexualité des joueurs n’est pas le seul problème du milieu du rugby. A l’instar du football, qui a récemment provoqué de nombreuses polémiques suite à des chants et des banderoles homophobes dans les tribunes de plusieurs matchs, l’homophobie ordinaire semble aussi avoir sa place dans le rugby professionnel. 67% des personnes interrogées admettent en effet utiliser les termes " enculé ", " pédé " ou " gouine " pour rigoler dans des conversations avec leurs co-équipiers ou collègues. Et 11% d’entre eux avouent utiliser ces mots dans des moments d’énervement. Cela dit, 23% des personnes interrogées seulement disent avoir déjà été témoins de discriminations homophobes, que ce soit dans les tribunes, dans les vestiaires, sur le terrain ou sur les réseaux sociaux.

Un sport plus inclusif : La pédagogie semble donc être nécessaire. Et c’est ce qu’entend proposer le programme #PlaquonsLHomophobie, qui prévoit une trentaine d’ateliers à destination des présidents de club, des joueurs, des membres du staff et des rugbymen en formation. Une journée de championnat inclusive sera également organisée au mois de mai pour le TOP 14 et la PRO D2, et entièrement dédiée à la lutte contre l’homophobie. La Ligue entend aussi promouvoir la charte de lutte contre l’homophobie du ministère des Sports et mettre en place des partenariats avec des associations de rugby LGBT+, comme Les Coqs Festifs.

Cette démarche, soutenue par la Société Générale, devrait s’accompagner, dans les quatre années à venir, de programmes similaires en faveur du handicap, de l’égalité Homme-Femme, et de la lutte contre le racisme.

Video : Pietro Boselli - Entraînement des épaules ( Exercise Anatomy ) !

Je m'abîme d'être moi-même...

Flotter dans l'air trop lourd du presque rien...

Israël : La Cour suprême étend la GPA aux couples d’hommes !

Alors que le Parlement les avait exclus de ce droit en 2018, la Cour suprême d’Israël vient d’autoriser les couples d’hommes et les hommes seuls à avoir recours à la GPA.

C’est une grande avancée dans le droit à la parentalité des Israéliens LGBT+. Jeudi 27 février, la Cour suprême d’Israël a autorisé la gestation pour autrui (GPA) pour les couples d’hommes et les hommes seuls. Jusqu'en 2018, seuls les couples mariés de sexe opposé y étaient autorisés. Ensuite, une loi avait ouvert la GPA aux femmes célibataires ou stériles, tout en laissant les hommes gays et bis exclus de ce droit.

Dans sa décision, la Cour suprême appelle désormais le pouvoir législatif à en prendre acte, comme le remarque le site de la chaîne i24news : " Le pouvoir législatif a douze mois pour mettre fin à la discrimination envers les couples de même sexe et les hommes célibataires ".

Victoire historique : Les nouvelles élections législatives doivent justement se tenir lundi 2 mars, après l’échec des différents partis à former un gouvernement en avril puis en septembre 2019. Les partis ultra-orthodoxes alliés au Premier ministre national-conservateur Benyamin Netanyahou s’opposent vigoureusement à la GPA pour les couples d’hommes et les hommes seuls. Le centriste Benny Gantz, lui, a promis qu’il appliquerait la décision de la Cour suprême s’il parvenait à former un gouvernement.

" Nous avons gagné ! a réagi dans un communiqué Julien Bahloul, ancien journaliste chez i24news et porte-parole de l’Association des pères homosexuels d’Israël, qui avait fait appel contre la loi votée en 2018 excluant les couples d’hommes et les hommes seuls de l’accès à la GPA. C’est un jour émouvant quand Israël fait enfin un pas vers les États avancés dans le monde sur le plan des droits pour les LGBT ". L’association LGBT+ Aguda s’est, de son côté, félicitée d’une " victoire historique pour la communauté gay ".

Video : L'autre moi !

Je n'ai trouvé de repos, que dans l'indifférence...

Rêve, au temps des soupirs des soupirants...

vendredi, février 28, 2020

LGBT : Au moins dix États dans le monde veulent interdire les " thérapies de conversion " !


France, Mexique, Canada, Royaume-Uni, Allemagne ou Chili : Une dizaine d’États préparent l’interdiction nationale des thérapies de conversion, d’après un rapport d’ILGA World publié mercredi. À l’inverse, certains États continuent de promouvoir officiellement ces pratiques.


C’est un rapport révolutionnaire, affirment ses auteurs. En tout cas, c’est une grande première. Ce mercredi 26 février, la première étude d’ampleur mondiale sur les thérapies de conversion a été publiée par l’Association internationale lesbienne et gay, bisexuelle, trans et intersexués (ILGA World), organisation qui regroupe plus de 750 structures LGBT+ à travers le monde, et dont le siège se situe à Genève. Ce rapport de 127 pages, intitulé " Réduire la tromperie – Une étude mondiale sur les restrictions légales des soi-disant thérapies de conversion ", n’est pour le moment disponible qu’en anglais et en espagnol, sur le site d’ILGA. L’auteur du rapport, Lucas Ramón Mendos commence par lister les formes que peuvent prendre les thérapies de conversion, avant d’explorer la question des moyens légaux de les combattre.

Comme le rappelle ILGA World, les thérapies de conversion ont pu prendre des formes multiples par le passé, dont certaines perdurent encore aujourd’hui. Si la lobotomie, le traitement hormonal ( qui existe toujours en Inde, nous apprend le rapport, citant une enquête de Mail Today ), la thérapie d’aversion par administration d’électrochocs ( qui continue de prospérer en Chine dans certains hôpitaux publics ou privés, mais aussi au Liban, en Malaisie, en Indonésie ou en Iran ) prédominaient hier pour " traiter l’homosexualité ", aujourd’hui les thérapies de conversion se manifestent par des méthodes en apparence plus douces, notamment dans les pays occidentaux.

En Russie, un psychothérapeute prétend " guérir " les personnes homosexuelles et transgenres par l’hypnose. Aux États-Unis, des enquêtes journalistiques ont montré qu’il existait encore des " camps " chrétiens où des parents envoient leurs enfants mineurs ; des équivalents musulmans existent au Kenya, en Somalie ou en Iran par exemple.

Exorcismes et rugyah : Mais dans la plupart des cas, en Europe et en Amérique, les " thérapies de conversion " prennent la forme de psychothérapies ou d’accompagnements religieux ( qui se structurent parfois dans des groupes " ex-gays " généralement nés aux Etats-Unis et exportés dans le monde entier ), entre lesquelles " les frontières peuvent être floues voire inexistantes ". " Si les thérapies de conversion pratiquées à travers la psychothérapie peuvent apparaître moins choquantes et extrêmes que les techniques utilisées par le passé, elles souffrent d’un même manque de preuves scientifiquement étayées ", souligne Lucas Ramón Mendos.

De plus, dans les pays où ces pratiques ont été largement discréditées, les organisateurs avancent masqués et se défendent de pratiquer des thérapies de conversion. On va alors parler " d'attirances non désirées pour le même sexe ", de " cassures sexuelles " ou encore de " confusions de genre ". Ce qui rend ces pratiques d’autant plus difficiles à surveiller. Les exorcismes et autres guérisons miraculeuses sont aussi pratiqués au sein de certains groupes ou églises, ainsi que la rugyah, équivalent de l’exorcisme dans certains milieux musulmans. En Malaisie ou en Indonésie, les gouvernements promeuvent ouvertement des programmes de " thérapies de conversion ", menés sous couvert de rigueur islamique. En Pologne ou à Singapour aussi, les autorités ont récemment encouragé ces pratiques. Aux Philippines, au Texas, en Colombie ou en Israël, des dirigeants ou des parlementaires ont publiquement soutenu de tels programmes.

Des pratiques interdites dans 3 États seulement : Face à cette prolifération de " thérapies de conversion ", le rapport fait état d’un " consensus mondial " pour les faire reculer, obtenu grâce au travail de survivants, de militants, de structures religieuses comme l’Église d’Angleterre, anglicane, qui a officiellement appelé, en juillet 2017, le gouvernement britannique à interdire les " thérapies de conversion ", ou d’anciens leaders " ex-gays " comme l’Américain Alan Chambers qui a acté en 2013 la dissolution d’Exodus International. " Je dirais que l’immense majorité, c’est-à-dire 99 % ( des personnes passées par Exodus, ndlr ), n’ont pas connu de changement dans leur orientation ( sexuelle ) ", déclarait-t-il alors. À l’image de Chambers, d’autres " ex-ex-gays " ont dénoncé les pratiques qu’ils organisaient auparavant, comme Günter Baum en Allemagne ou Anthony Venn-Brown en Australie. Six affaires judiciaires dans le monde ont été plaidées avec des résultats positifs, indique en outre le rapport.

" En février 2020, trois États membres des Nations Unies ( le Brésil, l’Équateur et Malte ) avaient promulgué des lois nationales pour restreindre les soi-disant thérapies de conversion, explique Lucas Ramón Mendos, auteur du rapport. Des " juridictions infranationales " ont également été mises en œuvre dans certains États du Canada et des États-Unis et dans des régions autonomes en Espagne. 

Depuis quelques années, une prise de conscience semble avoir été opérée par les pouvoirs publics et, d’après ILGA World, au moins dix États à travers le monde ont des projets ou propositions de loi en cours pour interdire ou restreindre les thérapies de conversion à l’échelle nationale : le Canada, le Chili, la Pologne, l’Allemagne, l’Irlande, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, Taïwan et les États-Unis. En France, les députés LREM Laurence Vanceunebrock-Mialon et LFI Bastien Lachaud ont annoncé en décembre leur intention de déposer une proposition de loi courant 2020, au terme d’une mission d’information parlementaire conduite pendant trois mois. La députée de la majorité sera d’ailleurs reçue à l’ONU ce vendredi 28 février, dans le cadre d’une " consultation publique menée par un expert indépendant ", pour aborder ce sujet.

Video : Boyfriend !

On se bat toujours pour quelque chose, pour se sortir d'une vie maux rose...

Je tourne des pages, mais des pages vides...

UK : Un ado gay et autiste se suicide à cause du harcèlement qu’il subit !

Cameron Warwick, un adolescent de 16 ans, s’est suicidé suite à un harcèlement quotidien qu’il subissait à l’école. Le jeune homme, gay et autiste, souffrait de dépression depuis ses 12 ans. Ses parents rendent hommage à un " garçon doux et gentil " que " ses maladies ont empêché vivre ".

Depuis ses 12 ans, Cameron Warwick avait fait son coming-out auprès de sa famille et ses camarades à l’école. Les autres élèves ont alors commencé à le harceler, en l’insultant et en lui jetant même des choses dessus durant les pauses de midi. Souffrant d’autisme et de dépression, le jeune homme avait alors commencé à se mutiler. " Lorsqu’il ne se sentait pas bien, Cameron n’avait aucun souci à en parler ", raconte Bill Ashcroft, l’un de ses amis.

Cameron a fini par mettre fin à ses jours et son corps a été retrouvé dans une forêt de Fareham, dans le sud-est du Hampshire, en septembre 2019. Les enquêteurs estiment qu’outre le harcèlement qu’il avait subi, la rupture d’une relation virtuelle et des mauvais résultats scolaires auraient causé la mort de l’adolescent. " Pour les harceleurs, le fait que Cameron soit gay était du pain béni. Ils l’ont isolé et n’ont pas hésité à lui mener la vie dure ", explique l’enquêteur Jason Pegg.

Un hommage émouvant : Pourtant, Cameron était un artiste dans l’âme et un amoureux des animaux et de la nature. En 2017 déjà, il avait tenté d’en finir avec la vie. Ses parents ont tenu à évoquer leur fils, insistant sur sa différence : " Cameron était un jeune homme très aimé, doux et gentil. Ses maladies ne lui ont pas permis de continuer à vivre dans un monde qu’il ne comprenait pas et qui ne faisait que peu d’efforts pour le comprendre ".

La famille a également tenu à adresser un message afin que ce type de drames n’arrive plus : " Il nous manque de tout cœur, et nous exhortons les autres à faire preuve de compassion envers les vulnérabilités des autres, ou à partager les leurs et à demander de l’aide pour éviter d’autres tragédies de ce type ".

Du côté de l’établissement scolaire, on se refuse à tout commentaire, mais le directeur a tout de même tenu à réaffirmer sa volonté de respecter " une politique zéro tolérance au niveau du harcèlement, en prenant des dispositions adéquates lorsque c’est nécessaire ". " Nous tenons à enseigner à nos étudiants la compréhension et la bienveillance envers les autres, avec notre cursus ", a conclu le directeur de l’Académie de Fareham.

Source

Video : Real Estate - Paper Cup !

Indifférent apparemment...

Un soir au musée !

J'étais sur la route toute la sainte journée...

jeudi, février 27, 2020

Homophobie : " Zones sans LGBT ", le Centre-Val de Loire rompt avec une région polonaise !

Alors que les " zones sans LGBT " se multiplient en Pologne, la région Centre-Val de Loire a annoncé le gel de ses relations avec la voïvodie de Petite-Pologne, qui s’est proclamée en avril dernier " indemne de LGBT ".

Après les villes de Saint-Jean-de-Braye dans le Loiret et Nogent-sur-Oise, c’est désormais aux régions de passer à l’action. Sur la carte des collectivités françaises jumelées ou coopérant avec des " zones sans LGBT " en Pologne, en effet, trois régions françaises ont signé des accords de coopération avec des voïvodies ( équivalent des régions françaises ) épinglées par les concepteurs polonais de l’Atlas de la haine pour avoir pris des résolutions anti-LGBT+ : l’Auvergne-Rhône-Alpes, le Grand Est et le Centre-Val de Loire.

C’est cette dernière qui a décidé d’ouvrir la voie à l’échelle régionale, comme l’a indiqué France Bleu lundi 24 janvier, se référant à un communiqué de la région Centre-Val de Loire publié le même jour. Le texte, cosigné par le président PS de la Région François Bonneau et par son vice-président EELV Charles Fournier, annonce que la collectivité territoriale a " décidé de geler ses relations avec les autorités de la région Malopolska ". En effet, en avril 2019, les élus de la région conservatrice de Małopolska, désignée sur notre carte par son nom français de voïvodie de Petite-Pologne, avaient adopté une résolution proclamant que la Petite-Pologne devait être " indemne de LGBT ". " Ces activités visent à anéantir les valeurs façonnées par l’héritage séculaire du christianisme, particulièrement importantes pour les habitants de la Petite-Pologne ", développait le document.

Motion clairement homophobe : Le communiqué de la région Centre-Val de Loire précise toutefois qu’elle " n’entretient plus de relations actives avec les autorités de la région polonaise de Malopolska " depuis deux ans. Mais dispose bien d’un " cadre de coopération décentralisée " avec la voïvodie de Petite-Pologne, encourageant par exemple des échanges éducatifs, culturels ou scientifiques. Il s’agit donc avant tout d’une décision symbolique, qui vise à geler cet accord afin de dénoncer une motion clairement homophobe en se déclarant " zone libre " d’une prétendue " idéologie LGBTI ", indique le communiqué, qui rappelle le vote des eurodéputés le 18 décembre 2019 contre ce type de résolutions. " Ce gel se poursuivra tant que le respect des droits humains ne sera pas restauré conformément aux principes et valeurs de l’Union européenne ", précisent le président et le vice-président la Région.

Depuis début 2019, au moins 88 communes, districts et voïvodies ont adopté des résolutions anti-LGBT+ pour soi-disant défendre " l’identité chrétienne " de la Pologne. Parmi elles, la ville de Tuchów, située dans la voïvodie de Petite-Pologne, avec laquelle Saint-Jean-de-Braye a annoncé vendredi 14 février suspendre ses " relations officielles ", alors que les deux villes sont jumelées depuis 2000. Une décision pionnière qui avait fait les gros titres de la presse polonaise internationale.

Encore 12 collectivités françaises concernées : Comme le relève la chaîne européenne Euronews, quatre jours après l’annonce, la commune de Włodawa, dans la voïvodie de Lublin ( voïvodie elle aussi " zone sans LGBT " ), en a profité pour proposer à Saint-Jean-de-Braye un nouveau jumelage, expliquant qu’elle comprenait sa décision : " Je tiens à vous assurer que la Pologne est, dans la grande majorité des cas, un pays ouvert qui respecte la diversité et le multiculturalisme dans tous ses aspects ".
Le 20 février, Nogent-sur-Oise a à son tour suspendu sa relation avec la ville de Kraśnik. À l’heure actuelle, d’après notre recensement, 9 communes françaises sont encore officiellement liées à des " zones sans LGBT " polonaises ( dans le Nord, Douai, Lambrez-les-Douai et Estaires ont condamné les résolutions sans toutefois rompre, pour le moment, leurs relations ), ainsi que le département du Pas-de-Calais et les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Grand Est.

Video : Foals - Neptune !

Au fond de son cœur il est un naufragé...

Là, sous l'apparence gît le blême...

People : Baptiste Giabiconi amant de Karl Lagerfeld ? Il met les choses au clair une fois pour toutes !

Les liens particuliers qui unissaient Baptiste Giabiconi et Karl Lagerfeld ont longtemps alimenté les interrogations. Fils spirituel, ami intime ou jeune amant du Kaiser ? Le mannequin a répondu dans Sept à huit dimanche 23 février.

Un an après la mort du Kaiser, la douleur est toujours aussi vive pour Baptiste Giabiconi. Il faut dire que le mannequin n'a pas perdu qu'un mentor qui l'a lancé dans le métier. Avec la disparition de Karl Lagerfeld, le jeune homme a dit adieu à un homme qu'il aimait profondément. Leur relation très privilégiée a d'ailleurs longtemps alimenté les rumeurs. Pendant des années, beaucoup se sont demandé quelle était la nature de leur lien. Amis ? Collègues ? Amants ? Des interrogations auxquelles les deux hommes n'ont jamais vraiment voulu répondre, Karl Lagerfeld les balayant d'une phrase étonnante : " Tant qu'on parle de toi, c'est que tu existes "... Un an après la disparition du mythique créateur et alors qu'il s'apprête à sortir un livre sur leur relation, Baptiste Giabiconi a levé le voile sur ce qui l'unissait au Kaiser. Et si c'était bien de l'amour, ce n'était pas charnel.

" C'était une relation filiale, très puissante. C'est un amour que l'on ne peut pas décrire ", a expliqué le jeune homme dans Sept à huit, dimanche 23 février. Et s'il reconnaît qu'ils se " faisaient souvent des câlins quand même ", Baptiste Giabiconi regrette que de telles rumeurs aient été si persistantes. " Je ne peux pas empêcher les gens de penser des choses... Moi, je la connais ma relation avec Karl, a-t-il assuré. Mon histoire, c'est un conte de fées. Je suis arrivé à l'âge de 18 ans et j'étais une page blanche. Il y avait tout à écrire." Il a poursuivi en mettant les choses au clair : " Il n'y a jamais eu quoi que ce soit. L'ombre d'une ambiguïté. Jamais. Il était passé au-dessus de tout ça ". 

Le mannequin a rencontré Karl Lagerfeld lorsqu'il n'avait que 18 ans, en 2008. " Avant lui, personne n'avait posé le regard sur moi. C'est une vérité qu'il n'a jamais formulée, mais c'est lui qui m'a mis le pied à l'étrier et m'a façonné. Et j'en suis fier ", expliquait Baptiste Giabiconi.

Baptiste Giabiconi : " Je l'aimais profondément, c'était un père pour moi, et même un re-père, confiait-il. C'était un pilier, un Pygmalion, une âme sœur (...) Une relation père-fils pleine de bienveillance. Je faisais tout ce qui était en mon pouvoir pour le protéger, car je l'aimais profondément. Comme un père ". 

Profondément attaché à Karl Lagerfeld, Baptiste Giabiconi ne regrette rien de leur relation, à part le fait de n'avoir pas pu lui dire adieu. Parce qu'avant de s'éteindre, le Kaiser n'avait presque rien voulu dire de la maladie qui le rongeait. 

" Il n'en parlait pas. Et je lui ai posé la question clairement, a confié le jeune homme sur TF1. Karl, tu as un cancer ? Parce que c'est grave. Il a acquiescé de la tête. (...) Il ne voulait pas aborder ce genre de discussion avec moi. Je respectais sa volonté, son choix de ne pas vouloir m'en parler plus que ça ".

Source

Video : Lonepsi - Je suis partout où que j'aille !

Quitte à faire vite, je prends les devants...

Dans l'aube abîmée sans épiderme...

mercredi, février 26, 2020

Cinema : Et voici la première comédie romantique bollywoodienne avec un couple gay !

Un film de Bollywood met en scène un couple gay. Une première pour une comédie romantique indienne, alors que la société a encore du mal à accepter l’homosexualité.

Un an après que l’Inde a dépénalisé l’homosexualité, le pays se transforme et va vers une lente acceptation des couples gay. 

Vendredi 21 février, les indiens ont pu découvrir une comédie romantique hindi célébrant l’union d’un couple gay. Dans Shubh Mangal Zyada Saavdhan, que l’on pourrait traduire par " Faites très attention avec le Mariage ", les deux hommes, Kartik et Aman joués respectivement par les acteurs Ayushmann Khurrana et Jitendra Kumar doivent lutter pour que leur amour soit accepté par la famille d’Aman.

Et en Inde, un baiser homosexuel et un couple gay dans un film populaire, ce n’est pas rien. Alors que la Cour Suprême indienne a dépénalisé l’homosexualité en 2018 ( rendant caduques les lois coloniales ) la communauté LGBT+ reste particulièrement discriminée, et les agressions sont nombreuses. Une étude datant de 2018 révélait qu’une majorité d’Indiens voyait l’homosexualité et la transidentité comme un acte de déshonneur à l’encontre de la famille de la personne en question.

Embrasser les homosexuels : " Nous avons un message intéressant d’acceptation présenté de façon à ce qu’un maximum de personnes soient touchées, et les aide à ré-évaluer leur idées pré-conçues " a réagi Bhushan Kumar, le directeur exécutif de la société de production du film, au Jakarta Post. " Quand on a entendu l’histoire, nous avons tout de suite pensé que c’était un divertissement parfait pour la famille, qui parle subtilement du fait que l’amour n’a pas de frontières ou de genre ".

Pour l’acteur et chanteur de Bollywood Ayushmann Khurrana, l’interprète de Kartik, le film a pour cible, les " boomers " indiens. Il espère les convaincre " d’embrasser les homosexuels " a précisé l’acteur dans les colonnes du journal quotidien indien " New Indian express ". La star de Bollywood espère que le film qui tend " la main aux homophobes " lancera " une conversation entre les membres de la communauté LGBT et leurs familles ".

Soutien de Trump : Si l’initiative a été saluée à travers le monde, le film a obtenu un soutien pour le moins inattendu en la personne de Donald Trump ( le président américain ) actuellement en visite en Inde. Ce dernier a salué le film sur Twitter par un message laconique : " Super! " a-t-il tweeté, en partageant un message de l’activiste Peter Tatchell.

Mais le film n’obtient pas que des réactions positives : la comédie ne sera en effet pas diffusée dans les cinémas des Emirats-Arabes-Unis, a fait savoir le cinéaste dans une interview donnée au site anglais LGBT Pinknews. Rien de surprenant, quand on sait que c’est l’un des pays les plus anti-LGBT du monde...

Video : Shubh Mangal Zyada Saavdhan ( Faites très attention avec le Mariage ) !

Tout ce qui fait qu'on est roi...

Hot !

Joshua Tree !

LGBT : En pleine polémique, le Palais de Tokyo relativise la situation des homosexuels au Qatar !

Une exposition du Palais de Tokyo sur le réchauffement climatique, en partenariat avec un musée d’État au Qatar, est sous le feu des critiques. La présidente Emma Lavigne s’est défendue en relativisant la situation des homosexuels dans l’émirat.

Le monde brûle, et le torchon aussi entre le Palais de Tokyo dont le club, le Yoyo, accueille pourtant de nombreuses soirées queer ) et la communauté LGBT+. Interrogée dimanche 23 février par l’AFP, la présidente du Palais de Tokyo, Emma Lavigne, a répondu à la polémique qui dure depuis déjà plusieurs semaines sur l’exposition " Notre monde brûle ", sur la thématique du réchauffement climatique. Celle-ci, qui a débuté le 21 février et se prolongera jusqu’au 17 mai ( date, ironie du sort, de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie ) est organisée en collaboration avec le Mathaf, un musée établi au Qatar. Un partenariat vivement critiqué.

Le musée d’art moderne est une institution d’État, gérée par la Qatar Museums Authority (QM) sous la direction de Sheikha al Mayassa. Or, dans l’émirat qatari, les droits LGBT+ sont tout simplement inexistants. L’homosexualité y est illégale et punie d’une peine de 7 ans de prison, voire même de la peine de mort lorsque la personne mise en cause est de confession musulmane. Les personnes transgenres ne peuvent pas changer leur mention de sexe à l’état civil. Et les personnes LGBT ne sont pas les seules concernées : les droits des femmes ou encore des travailleurs étrangers ne sont pas plus protégés.

Marges de progression : Pourtant, auprès de l’AFP, Emma Lavigne a relativisé la situation des homosexuels dans le pays du Golfe : " Le Qatar est un pays très neuf. Il y a la charia dans la Constitution mais pas d’application de la peine de mort. La dernière exécution date de 1974. Il a encore des marges de progression à faire sur la question de l’homosexualité, mais en France, l’homosexualité n’avait pas été reconnue jusqu’à récemment. Au Qatar, elle est tout à fait tolérée dès lors qu’elle n’est pas démonstrative. Dans les années 1950-1960 en France, aux États-Unis, c’était ainsi. Et il y a encore beaucoup d’homophobie en France ".

La collaboration entre le Palais de Tokyo et le Mathaf avait en premier lieu été critiquée par plusieurs artistes dans le mensuel britannique The Art Newspaper. " Cela fait partie de la stratégie éhontée et à long terme du gouvernement qatari pour corrompre la société française et assouplir sa position sur les questions des droits de l’homme dans la région du golfe Persique ", avait par exemple estimé le philosophe Yves Michaud, ancien directeur des Beaux-Arts de Paris. De son côté, l’artiste azerbaïdjanais Babi Badalov, militant LGBT+ réfugié à Paris, avait appelé la " communauté gay " à " se battre pour l’annulation de l’exposition ". Malgré ces protestations, l’exposition a bien vu le jour.

Video : Ash - Mosaïque ( Live at The Pyramids ) !

Oh la la !

Mec à nique !

mardi, février 25, 2020

Russie : Un documentaire sur l’infection par le VIH brise un tabou !

" Une épidémie dont on ne parle pas ", le documentaire qui aborde la question du sida en Russie, a dépassé en six jours les 12 millions de vues sur YouTube. Peu évoqué par la presse nationale, ce sujet tabou semble retrouver sa place dans l’espace public et retient l’attention des autorités.

Selon les statistiques officielles, on compte plus de 1 million de personnes infectées par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) en Russie actuellement. L’année dernière, 37 000 personnes sont mortes du sida dans le pays, soit en moyenne 100 personnes par jour. Selon le site Gazeta.ru.

Réduire l’ignorance et lutter contre la stigmatisation : Comme l’explique l’auteur du film, Iouri Doud, journaliste et célèbre blogueur ( sa chaîne, VDoud, compte 6,76 millions d’abonnés ), l’objectif de ce film est simple : " Expliquer aux gens ( principalement aux jeunes ) comment ne pas se retrouver dans ces statistiques ". Il vise aussi à montrer que les personnes infectées par le VIH sont constamment victimes de discrimination en Russie.

Le film d’une heure et demie est constitué d’une série d’entretiens avec des personnes séropositives, des experts médicaux et des personnalités engagées dans la lutte contre la propagation de cette maladie en Russie. Chaque intervenant a son rôle : partager avec le public une expérience personnelle, enseigner des règles simples sur la protection sexuelle et rappeler l’information largement connue, mais qui n’apparaît pas souvent dans l’espace médiatique.

Le point culminant est une scène dans laquelle l’auteur du film et son invité ( un autre journaliste qui a déclaré publiquement en 2013 qu’il était homosexuel et séropositif ) effectuent un test rapide de dépistage du VIH. Cette action est accompagnée d’explications sur les modalités de ce test en Russie.

L’effet d’une bombe : En plus d’un grand nombre de vues sur YouTube, l’effet notable du film est confirmé par le fait que le mot-clé " VIH " est devenu le deuxième le plus recherché dans le Google russe le jour même de la sortie du film. Comme le signale le site de culture urbaine The Village, " en quelques heures, les utilisateurs l’ont cherché plus de 20 000 fois ".

Le documentaire a également été remarqué par les autorités russes. Ainsi, à l’initiative d’un des députés de la Douma, Fedot Toumousov, une projection du film a été organisée. Sur son compte Twitter, le député a écrit que " Doud a fait un film merveilleux, et j’ai jugé nécessaire que les députés puissent le voir et prêter attention à un tel problème ".

D'après le quotidien RBC, le ministère de la Santé a aussi fait l’éloge du film, le qualifiant de " sans aucun doute utile ". Le vice-ministre de la Santé, Oleg Salagaï, estime que le film est très important car il " permet de fournir de plus amples informations sur le VIH et de motiver les gens pour qu’ils passent des tests et bénéficient d’un traitement le cas échéant ".

Après avoir vu le film, toujours selon RBC, le président de la Cour des comptes, Alexeï Koudrine, a promis de vérifier l’efficacité des mesures visant à la mise en place de soins médicaux pour les personnes infectées par le VIH. Il a aussi précisé que " l’épidémie de sida en Russie représent(ait) une menace beaucoup plus réelle que l’épidémie due au coronavirus ".

Video : Une épidémie dont on ne parle pas ( Hiv in Russia ) !

L’innocence ne peut être sage...

Some after school !

Tout du rose est proie de l'hiver...

US : Les photos de Pete Buttigieg avec une barbe émoustillent les internautes américains !

Des photos de Pete Buttigieg avec une barbe circulent sur Internet. Et les internautes gays américains ne savent plus se tenir. Si tous les gays américains se déchirent quand il s’agit de savoir s’il faut voter ou non pour Pete Buttigieg, il semble qu’il y ait un consensus sur au moins une chose : sa barbe. Enfin, sa barbe... Sa fausse barbe. 

Jim Fall, le réalisateur de la comédie romantique gay Trick (1999) a en effet partagé un message avec des photos du candidat à la primaire démocrate, retouchées par l’appli FaceApp qui permet de changer l’apparence d’une personne sur une image, et notamment d’ajouter de la pilosité sur un visage. Et pour Buttigieg, d’habitude rasé de près, cette petit mise à jour hipster change tout. Exit le quadra sage, et bonjour le daddy sexy.

Tout a commencé avec une photo tirée d’un shooting réalisé pour le Vogue américain. Si sur la photo originale, l’ex-maire de South Bend, entré dans la course à la Maison Blanche, laisse deviner un début de repousse, l’application lui donne une barbe fournie de quelques jours.

Idem avec ces photos de Pete Buttigieg, prises pendant les 7 mois qu’il a passés en Afghanistan, alors qu’il était lieutenant de l’armée américaine. Sur l’une d’entre elles, Jim Fall a même tenté de rajouter une moustache, donnant au numéro 2 surprise du caucus de l’Iowa un petit côté très San Francisco, 1979.

Coup de boost politique : Jim Fall a confié au magazine gay américain Advocate qu’il avait créé les photos après avoir vu le débat Démocrate dans le Nevada, mercredi. Débat dans lequel Buttigieg aurait montré selon lui une " capacité à rester cool et intelligent ". " C’est incroyable de vivre une époque où un candidat gay, marié, est un candidat sérieux à la présidentielle, a déclaré le réalisateur. Peu importe ce que l’on pense de sa politique, la communauté LGBT devrait le célébrer ".

Mais il admet toutefois qu’il espère que ces photos vont créer un " engagement plus positif " des personnes de la communauté LGBT+ envers Buttigieg, qui pour l’instant, sur Internet, n’a pas les faveurs des militants. Et ça marche. Peu après la publication de ces photos, le hashtag #BeardedButtigieg ( " Buttigieg Barbu " ) a essaimé sur Twitter, provoquant des réactions toutes plus émoustillées les unes que les autres :

- " La pilosité faciale de Pete va gagner le vote populaire, mais perdra le collège électoral " !
- " Je dois porter plainte contre qui pour que #ButtigiegBarbu devienne réalité " ?

Des centaines, voire des milliers de tweets similaires ont pris d’assaut le réseau social, à la veille du caucus du Nevada. Après sa deuxième place, derrière Bernie Sanders, lors du vote dans le New Hampshire, ce " social trend " pourrait lui faire gagner quelques voix... Et le convaincre de se laisser pousser la barbe ?

Video : Madame Monsieur ft. Jérémy Frérot - Comme un voleur !

Pete Buttigieg !

Hot !

J'étais tombé sur une indécente de lit...

lundi, février 24, 2020

Politique : Les jumelages avec les villes polonaises homophobes interpellent !

Soutenues par le parti au pouvoir, plusieurs communes et régions de la Pologne se déclarent " Territoires libres de LGBT ". Qu’en est-il des jumelages face à ces actes homophobes ? Sur les 5 cités loiretaines concernées, Saint Jean de Braye a suspendu le sien  vendredi 14 février dernier.

Relevé par plusieurs médias français, une vague homophobe, soutenue par le parti au pouvoir, s’empare de la Pologne. Ainsi, notait Ouest-France début janvier 2020, " Il y a d’abord eu des autocollants " zones sans idéologie LGBT " distribués par un magazine, à mettre sur sa boîte aux lettres ou sa voiture. Aujourd'hui, ce sont des villes et des régions entières qui s’affirment zones sans idéologie LGBT. Environ quatre-vingts ces six derniers mois, presque toutes situées dans le quart sud-est de la Pologne, la région la plus conservatrice du pays ".

Tout le contraire des reconnaissances " Gay friendly " adoptées de plus en plus couramment par nombre de destinations européennes et mondiales. Et, " bien que l’Union Européenne ait condamné ces initiatives, celles-ci se multiplient ", précisent les Orléanais du GAGL45 ( Groupe d’action gay et lesbien 45 ).

A l’occasion de la campagne pour les élections municipales, ceux-ci ont publié " 14 propositions pour une commune inclusive ". " Dans la proposition numéro 13, il est écrit : " Être vigilant à la situation internationale ". Car, soulignent-ils, " On ne peut pas, en France, lutter contre l’homophobie et la transphobie, et ignorer la situation des personnes LGBT+ à l’étranger. Il faudra donc que les communes soient vigilantes sur ce point dans leur relation avec les villes jumelles, et au besoin qu’elles suspendent leurs relations si des comportements notoirement LGBTphobes étaient relevés du fait des autorités de ces villes ".

Dans le Loiret, 5 communes sont jumelées avec des communes polonaises. Quatre d’entre elles ont choisi des villes du nord du pays : Orléans avec Cracovie, Saint-Jean de la Ruelle avec Niepolomice, Meung sur Loire avec Bierun et Beaugency avec Swiatniki-Gone tandis que Saint-Jean de Braye s’est alliée à Tuchow, dans le sud-est du pays. Or, cette dernière vient de valider ce ralliement au mouvement homophobe, comme nombre de ses voisines immédiates. Ce que Saint-Jean de Braye n’a pas accepté. Vendredi 14 janvier, à l’unanimité, son conseil municipal a adopté un vœu " demandant la suspension des relations avec la ville jumelle de Tuchow pour homophobie ".

C’est donc avec plaisir, précisent les membres du GAGL45, qu’ils ont appris " la décision unanime du Conseil Municipal de St Jean de Braye de suspendre les relations officielles de la ville avec la ville polonaise de Tuchow qui a adopté une résolution participant à cette campagne de haine anti-LGBT ".

Video : Lewis Capaldi - Before You Go !

Le soleil renaît dans ma vie...

UK : Le premier footballeur ouvertement gay intronisé au Hall of Fame !

Justin Fashanu, premier joueur professionnel anglais à avoir revendiqué publiquement son homosexualité en 1990, entrera ce mercredi parmi les grandes gloires du football anglais dans le musée du " Hall of Fame ".

Cette date marque le 59e anniversaire de l'attaquant qui s'est suicidé par pendaison huit ans après sa confession, mal accueillie notamment par son frère John qui avait qualifié Justin de " paria " dans sa famille, affirmant qu'il ne voulait que " se faire remarquer ".

Attaquant très athlétique, John était lui aussi footballeur et évoluait au sein du " crazy gang " ( gang des dingues ) de l'équipe de Wimbledon, à la réputation de bad boys bien établie.

Justin Fashanu avait connu un début de carrière très prometteur, ses performances avec Norwich ( dont un but contre Liverpool qui avait été élu but de la saison 1979/1980 ) lui avaient valu un transfert à un million de livres vers Nottingham Forest, une somme alors inédite pour un joueur de couleur. Il n'a cependant jamais eu la confiance du très exigeant Brian Clough à Forest et il a très souvent changé de maillots ensuite.

C'est sa nièce Amal, la fille de John, qui avait neuf ans au moment du suicide de son oncle, qui recevra cet honneur en son nom. Journaliste, elle s'occupe ( aux côtés de son père qui a fait amende honorable sur ses prises de positions passées ) de la Fondation Justin Fashanu qui lutte contre l'homophobie, le racisme et les troubles mentaux chez les footballeurs. " Wow, il reçoit enfin la reconnaissance qu'il mérite ", a commenté Amal Fashanu dans le Daily Mirror.

" Les gens ont tendance à oublier à quel point il était talentueux parce qu'il était gay (...) C'est un geste important et un grand pas en avant parce qu'ils le reconnaissent enfin sur un tout autre niveau ", a-t-elle ajouté.

Des fans de ManU pointés du doigt : Coïncidence malheureuse, l'honneur rendu à Justin Fashanu intervient alors qu'un groupe de supporters de Manchester United a été dénoncé pour avoir entonné des chants homophobes lors du match à Chelsea lundi dernier. Manchester United a publié un communiqué cinglant rappelant que " ces chants sont contraires à (ses) valeurs ".

" Nous avons été le premier club à nous engager dans la TeamPride Coalition ( initiative du groupe de lutte contre l'homophobie Stonewall pour combattre les discriminations envers les joueurs ou les supporters dans le sport ) et nous continuerons à collaborer avec Stonewall et d'autres organisations anti-discriminations ", ont ajouté les Red Devils.

Video : Bastien Lanza - Viens !

Tu es fort en t'aime...

Ma petite âme est sale, prends-la nue dans tes bras...

dimanche, février 23, 2020

TV : Il y a un nouveau candidat gay dans la saison 15 de " L’amour est dans le pré " !

Matthieu, éleveur de taureaux de 44 ans, sera le troisième candidat gay dans l’histoire de l’émission de télé-réalité L’amour est dans le pré, dont la quinzième saison sera diffusée à partir du 9 mars sur M6.

C’est un " fait rare ", comme le souligne " Le Blog TV News ". Mardi 18 février, l’émission L’amour est dans le pré sur M6, télé-réalité dans laquelle des candidats agriculteurs partent en quête de leur âme sœur, a dévoilé le casting de sa quinzième saison, toujours présentée par Karine Le Marchand, et qui arrivera sur les écrans à partir du lundi 9 mars. Parmi les treize candidats, Matthieu, un agriculteur occitan de 44 ans, va partir à la recherche d’un compagnon. Éleveur de taureaux, Matthieu a étudié la finance, travaillé dans un grand groupe de vente de produits pétroliers et dirigé trois restaurants et deux salons de coiffure avant de devenir agriculteur.

" Célibataire depuis un an et demi, il a eu plusieurs histoires de 2-3 ans mais aucune plus forte que son premier amour il y a 20 ans, développe la description du candidat. Aussi passionné dans la vie que dans son travail, Matthieu recherche une relation fusionnelle avec un homme viril et au caractère bien trempé ". Cette dernière précision a déjà donné lieu à des commentaires taquins sur les réseaux sociaux, comme " Un masc for masc, donc " ou " Caractère bien trempé, ça veut dire bien monté " ?

Troisième candidat gay en quinze saisons : Matthieu ajoute qu’il est porteur du gêne de Cadasil, qui entraîne une mauvaise irrigation sanguine dans certaines zones du cerveau, sans en être atteint. " Matthieu a envie plus que personne de croquer la vie, avec un compagnon prêt à s’engager avec lui, poursuit la description. Il souhaite fonder une famille et ce n’est qu’à deux qu’il se sentira prêt à sauter le pas d’avoir un enfant ". L’agriculteur occitan suit L’amour est dans le pré, " qu’il regarde tous les lundis avec sa mère ", depuis dix saisons. C’est, dit-il, la candidature de Thomas, dans la saison 13, qui l’a " définitivement convaincu de s’inscrire à l’émission ".

Après quatorze saisons, Matthieu sera en effet le troisième candidat gay dans la télé-réalité de M6. Le premier était Guillaume, en 2014, éleveur d’ovins " discret " de 31 ans qui avait brutalement quitté l’émission après l’étape des speed-datings. Il avait ensuite expliqué qu’il avait eu l’impression d’être traité comme un " phénomène de foire " par Karine Le Marchand. En 2018, Thomas, un ostréiculteur alors âgé de 30 ans, avait beaucoup fait parler de lui et l’animatrice n’avait pas manqué de multiplier les clichés sur les homosexuels en échangeant avec lui. Il avait finalement trouvé l’amour après l’émission, après quelques semaines en couple avec Romain, un de ses prétendants. 

À l’époque, son prédécesseur Guillaume l’avait mis en garde dans Closer : " J’ai croisé les doigts d’année en année pour qu’il y ait un autre candidat gay. Je ne le connais pas, mais j’espère pour lui que ça se passera bien et qu’il ne sera pas l’animal de foire de la saison ". Espoir qu’on peut renouveler pour Matthieu.

On a tous le même soleil, et la même lune sur nos sommeils...

Laissez moi dormir, j'ai le sommeil au corps...

US : Les scouts américains déposent le bilan après des scandales d'abus sexuels !

Les Boys Scouts of America, principal mouvement scout des États-Unis, ont annoncé mardi déposer le bilan, plombés par des accusations d'abus sexuels qui ont donné lieu à une série de procès.

Les Boys Scouts of America (BSA), qui comptent 2,2 millions d'adhérents âgés de 5 à 21 ans, ont annoncé, mardi 18 février, déposer le bilan.

" Il fut une époque où des individus ont profité des programmes des BSA pour porter atteinte à des enfants ", écrit l'organisation. Les dirigeants du mouvement considèrent que le fonds d'indemnisation, dont la création devra être validée par un juge, " est le meilleur moyen d'indemniser les victimes de façon équitable et en préservant leur identité ".

Près de 8 000 agresseurs présumés et plus de 12 000 victimes : Les révélations sur des abus sexuels chez les BSA ont éclaté au grand jour en 2012. Des milliers de pages de documents avaient été publiées par le Los Angeles Times montrant que l'organisation des scouts américains avait couvert pendant des décennies de nombreux abus sexuels commis par des milliers d'encadrants bénévoles.

Il était alors question de quelque 5 000 " dossiers de la perversion ", correspondant à autant d'agresseurs sexuels présumés parmi les chefs scouts.

Ces informations avaient jusqu'alors été tenues secrètes par la direction des BSA, qui n'avait souvent pas fait de signalement aux autorités. L'organisation se bornait régulièrement à écarter les coupables supposés.

Fin janvier 2019, lors d'un procès dans le Minnesota, une experte engagée par les BSA pour compiler ces " dossiers de la perversion ", a indiqué qu'elle avait identifié 7 819 agresseurs présumés et 12 254 victimes entre 1944 et 2016, soit plus que les estimations antérieures.

Les actions en justice se sont multipliées contre les BSA ces dernières années, notamment à la faveur de modifications législatives dans plusieurs États, qui ont allongé les délais de prescriptions pour les agressions sexuelles sur mineurs.

Video : Alan Walker & Ava Max - Alone, Pt. II !

C'est le début de la faim...

Kiss !

Félin pour l'autre...

samedi, février 22, 2020

Santé : Avoir plus de 10 partenaires sexuels dans sa vie multiplierait les risques de cancer !

D'après une étude internationale, les personnes de plus de 50 ans ayant eu dix partenaires sexuels dans leur vie ou plus ont davantage de risques d’avoir un cancer. Un lien de cause à effet qui pourrait s’expliquer par les IST, notamment le papillomavirus. 

C’est une étude qui se veut " rassurante " d’après le site d’information médicale " Pourquoi Docteur ". Elle pourrait pourtant inquiéter particulièrement au sein de la communauté LGBT+. Des chercheurs canadiens, autrichiens, italiens, britanniques et turcs ont examiné des données sur les pratiques sexuelles de plus 5 700 personnes, hommes et femmes de plus de 50 ans résidant au Royaume-Uni.

Les résultats de leur étude, publiée en janvier dans la revue BMJ Sexual & Reproductive Health, montrent que les personnes disant avoir eu dix partenaires sexuels dans leur vie ou plus ont plus de chance d’avoir contracté un cancer que celles qui disent en avoir eu zéro ou un. " Une recherche longitudinale est nécessaire pour établir un lien de causalité ", précisent toutefois les chercheurs.

Ce n’est un secret pour personne : Les personnes homosexuelles ont davantage de partenaires sexuels que les hétérosexuels. Par exemple, en 2016, le magazine de sociologie américain Contexts montrait que 31 % des hommes gays déclaraient avoir eu plus de quatre partenaires sexuels dans l’année écoulée, contre seulement 11 % des hommes hétérosexuels ; chez les femmes, 11 % des lesbiennes disaient avoir eu ce nombre de partenaires sexuelles, contre 4 % chez les femmes hétérosexuelles.

Le papillomavirus en cause : D'après les chercheurs de la revue BMJ, le risque de cancer serait favorisé par l’exposition aux infections sexuellement transmissibles (IST), elles-mêmes augmentant avec le nombre de partenaires. Notamment, comme le rappelle " Pourquoi Docteur ", le papillomavirus humain (HPV) augmente notoirement plusieurs types de cancer : col de l’utérus, anus, pénis, vagin, tête et cou. " De récentes estimations évaluent à 5 % la responsabilité du HPV dans ces différents types de cancers ", précise le site d’information médicale. Mi-décembre, la Haute autorité de santé avait recommandé la vaccination des jeunes garçons contre le HPV, exclu jusque-là de la prévention.

Pour les hommes ayant eu des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH), la vaccination était déjà recommandée jusqu'à leurs 26 ans depuis 2016. À l’époque, la Haute Autorité de santé avait en effet rappelé que les hommes gays étaient en moyenne vingt fois plus touchés par l’infection anale au papillomavirus humain que leurs pairs hétérosexuels. L’étude internationale s’appuie sur ces résultats pour avancer que " l’historique sexuel pourrait être un indicateur clinique pertinent pour détecter les risques de cancer chez les patients plus âgés ".

Video : Josef Salvat - In the afternoon ( Donne-moi rendez-vous) !

Chris Pratt !