samedi, mars 31, 2018

LGBT : La lettre de Jean-Jacques Goldman au président du Refuge !

La lettre de Jean-Jacques Goldman au président du Refuge Nicolas Noguier sur le combat des jeunes homosexuels :

" Je me demande s'il y a des vies plus réussies que celles de ceux qui ont puisé dans leurs épreuves la force de se battre pour les autres ".

Discret, c'est toujours de sa main que Jean-Jacques Goldman répond aux courriers qu'il reçoit. Depuis deux ans, le chanteur entretient une relation épistolaire avec Nicolas Noguier, président et fondateur du Refuge. Cette association offre un toit temporaire et un accompagnement à de jeunes victimes d'homophobie et de transphobie.

Jean-Jacques Goldman, qui a mené beaucoup de combats tout au long de sa carrière, par le thème de ses chansons, ou activement pour les Restos du Cœur avec les Enfoirés dont il s'est mis en retrait, a donc récemment écrit à Nicolas Noguier.

Dans une lettre datée du 20 mars publiée ce jeudi 29 sur le compte Facebook de ce dernier, le chanteur répond à la demande de devenir parrain de l'association, et exprime le respect qui est le sien face au combat de la différence :

Nicolas,

Merci pour ces nouvelles Nicolas. Je viens de lire le livre ( un peu par hasard, l'auteur me l'avait envoyé avec une dédicace touchante ) qui m'a bouleversé et m'a fait comprendre ce que pouvaient vivre tous ces jeunes ( et qui plus est, mes contemporains ).

Dans ce sens, internet aura fait un bien fou pour rompre ces terribles solitudes et incompréhensions. Le Refuge aussi évidemment. Parrain ? Il me semble qu'un parrain doit être présent, s'impliquer, ce que je ne ferai pas essentiellement parce qu'il me semble que, même s'il reste beaucoup à faire, " c'est gagné ". Ca y est, la population admet que tous les jeunes ne sont pas les mêmes. Mais " sympathisant ", avec plaisir !
Je me demande s'il y a des vies plus réussies que celles qui ont puisé dans leurs épreuves la force de se battre pour les autres. Ta vie est un beau roman Nicolas. Passe mes amitiés à tes " petits " et dis leur d'être dignes de toi.

Amicalement,

JJG.

Pour Nicolas Noguier, Jean-Jacques Goldman a " toujours les mots qu'il faut ". " Au début, j'avais commencé à lui écrire comme ça, comme une bouteille à la mer, raconte-t-il à Closer. Je ne savais pas s'il répondrait. J'avais envoyé la lettre pour lui présenter l'association, les actions qu'on mène. Environ un mois après, il m'a répondu ".

En 2014 déjà, le chanteur avait loué " l'action juste et utile " du Refuge dans une lettre d'encouragements. " Quelque temps après, je lui ai à nouveau écrit, explique le président de l'association. On a entretenu une correspondance depuis. Il demandait des nouvelles de l'association, des projets. C'était toujours des lettres encourageantes, toujours avec les mots qu'il faut ".

Cette année-là, le Refuge avait fait de la chanson " Famille " son hymne officiel. " Le refrain du titre de Jean-Jacques Goldman résume en quelques mots l'action nationale du Refuge ", avait écrit l'association.

vendredi, mars 30, 2018

Irlande du nord : Le mariage pour tous arrivera-t-il de Londres ?

Deux propositions de loi présentées cette semaine à Westminster pressent Belfast d’ouvrir le mariage civil aux couples homos. Au Royaume-Uni, l’Irlande du nord est la dernière nation à limiter ce droit aux hétéros en raison du blocage des unionistes ultraconservateurs au pouvoir jusque-là.

Les gays, les lesbiennes et les bi nord-irlandais pourront-ils un jour se marier à l’instar de leurs concitoyens anglais, gallois et écossais ? Sans cesse bloqué par le parti unioniste (DUP) au pouvoir jusque-là, l’accès à cette institution est en effet toujours réservé aux seuls couples hétérosexuels en Irlande du Nord, contrairement aux trois autres nations constitutives du Royaume-Uni (l'Angleterre, le Pays de Galles, l'Ecosse) et à la République d'Irlande, où le mariage est ouvert aux couples de personnes de même sexe depuis 2014 et 2015.

Néanmoins, cette situation pourrait être prochainement débloquée… par Londres. Présentées par un Lord conservateur, Robert Hayward, et un député travailliste d'origine nord-irlandaise, Conor McGinn, deux propositions de loi pressant Belfast de légaliser le mariage pour les couples homos ont franchi leur première étape parlementaire à Westminster, où l'absence des députés unionistes a été commentée. " Je suis honoré d'introduire le Marriage Bill à la chambre des Lords avec le soutien de la campagne nord-irlandaise Love Equality, s'est félicité l'élu tory, Robert Hayward, lors de la présentation de son texte mardi. […] L'égalité ne peut pas être à la carte au Royaume-Uni : elle doit s'appliquer partout ".

Quelles sont les chances d'aboutir de ces deux initiatives ? Pour parvenir à leurs fins, les parlementaires britanniques peuvent compter sur le large soutien de leurs collègues au mariage pour tous à Westminster, de la majorité des partis politiques nord-irlandais, mais aussi sur l'opinion publique nord-irlandaise favorable à hauteur de 70% au mariage civil égalitaire. Et ce malgré la position mi-figue mi-raisin de Theresa May, favorable à cette avancée, mais qui a besoin des ultraconservateurs du DUP pour que sa majorité tienne à la Chambre des communes. La Première ministre britannique a d'ailleurs refusé d'intervenir dans ce dossier, renvoyant la balle à Stormont, l'Assemblée semi-autonome nord-irlandaise, suspendue depuis quatorze mois faute d'accord entre les unionistes du DUP et Sinn Féin, favorable au rattachement avec l'Irlande.

Multiples tentatives : Autre argument en faveur de la porte anglaise... En novembre 2015, les parlementaires nord-irlandais se sont déjà exprimés en faveur de l'extension du droit au mariage aux personnes lesbiennes, gays, bi et trans. Un vote contre lequel le parti unioniste, majoritaire à l'époque, avait opposé une sorte de droit de veto ( " petition of concern ", en anglais). Depuis 2012, les parlementaires nord-irlandais ont par ailleurs débattu cinq fois de la possibilité d’autoriser le mariage pour tous. En vain : les tentatives étant à chaque fois bloquées par les élus ultraconservateurs homophobes du DUP.

Dernièrement, les pressions pour qu'une loi soit enfin votée semblent également s'accentuer. Invité à participer à la gay pride de Belfast, en août dernier, le Premier ministre irlandais ouvertement gay Léo Varadkar a plaidé en terre nord-irlandaise pour la légalisation rapide du mariage pour tous au-delà des frontières de l'Eire. " Bien entendu, c’est une décision qui appartient au Parlement nord-irlandais, mais je crois que, comme d’autres pays en Europe de l’Ouest, ils finiront pas prendre cette décision ", déclarait le chef de gouvernement de centre-droit au détour d'un petit-déjeuner. Une nouvelle pétition des organisations LGBTI mais aussi d'Amnesty international et des syndicats irlandais, et signée par plus de 45 000 personnes, a également été photographiée devant le 10 Downing street, résidence de la Première ministre britannique, prise en flagrant délit de jeu de DUP.

Video : Muse - Thought Contagion !

C'est un pas vers la lumière...

Un soir au musée !

Détourne-toi de moi, tu l'as fait déjà...

jeudi, mars 29, 2018

Sexe : Une étude affirme qu’être " 100% hétéro " n’est pas possible !

D’après une étude scientifique très sérieuse, il se pourrait bien qu’aucune personne, ni homme, ni femme, ne puisse être hétéro à 100% !

Les orientations sexuelles des hommes et des femmes ne sont absolument pas régies par une norme biologique. En effet, d’après une nouvelle étude publiée dans le Journal of Personnality and Social Psychology, il se pourrait bien qu’aucune personne ne soit vraiment hétéro à 100%. Cette recherche a conclu que les normes sociales auraient un impact sur l’orientation sexuelle.

Personne n’est hétéro à 100% : Des chercheurs ont étudié plusieurs cas pour confirmer que personne n’est hétéro à 100%. Ils ont sélectionné plusieurs hommes et plusieurs femmes. Puis ils ont demandé à ces derniers de regarder des films X mélangeant hétérosexualité mais aussi homosexualité. Ils ont alors cherché à comprendre si les personnes qui regardaient ces films pour adulte étaient physiologiquement soumises à une excitation sexuelle. Pour le savoir ils ont travaillé sur le dilatement des pupilles.

Les chercheurs ont travaillé plusieurs jours avec les volontaires. Et ils ont observé que les pupilles des femmes se dilataient lorsqu’elle voyaient un homme et une femme en plein ébat sexuel. Mais aussi lorsque deux femmes avaient recours à une activité sexuelle. 

Un phénomène observable chez les hommes : Et les hommes aussi sont visiblement touchés par ce phénomène. L’auteur de cette étude et directeur de la psychologie du développement à l’Université Cornell a expliqué cet événement. Ritch C Savin-Williams a confié : " Lorsque nous montrons aux hommes hétéros la photo d’une femme en train de se masturber, on constate que physiologiquement il y’a une excitation ". 

" Mais ensuite lorsque vous leur montrez aussi un homme qui se masturbe, leurs yeux se dilatent également. Nous sommes en mesure de démontrer que physiologiquement aucune personne ne peut se dire gay, hétéro, ou bisexuelle ". a conclu Ritch C Savin-Williams. Il a aussi ajouté que les normes sociales auraient un impact direct sur l’orientation sexuelle d’une personne. La biologie n’aurait donc aucun rôle à jouer.

Il est des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieur...

Tom Daley !

Mélange du pire, de mon désir...

lundi, mars 26, 2018

LGBT : L’Espagne devient un refuge pour les gays marocains qui fuient l’homophobie chez eux !

Un constat ! En Espagne, terre de chrétienté et de tolérance, de nombreux homosexuels marocains ont trouvé refuge au cours des dernières années, fuyant ainsi les lois qui les pénalisent et l’homophobie qui les terrorise dans leur propre pays ; bien que le droit d’asile ne soit pas si facile à obtenir à cause de la réticence de Madrid.

Selon l’agence de presse espagnole Efe, qui cite des sources du Haut commissariat aux réfugiés (HCR), la grande majorité des Marocains qui ont eu le statut de réfugié en Espagne au cours des 2 dernières années, l’ont obtenu sur la base de plaintes liées à des discriminations à caractère sexuel.

L’augmentation des demandes d’asile à cause de " la persécution sexuelle " ne concerne pas uniquement les Marocains, mais aussi beaucoup d’autres pays et à leur tête le Venezuela, ajoute Efe.

Les demandes d’asile provenant du Maroc ont significativement augmenté depuis 2005 en raison de la proximité géographique et le fait de voir en l’Espagne un pays " amis des gays " a affirmé Ibtissam Lachgar, conseillère légale de nombreux homosexuels marocains et du Mouvement alternatif des libertés individuelles (MALI) ".

Pour sa part, Samir Bargachi, un des activistes du mouvement gay au Maroc et fondateur de l’Association " Kif Kif " qui réside actuellement à Madrid, a relevé la contradiction de l’Espagne en tant que pays accueillant les homosexuels, mais qui en même temps, évite que cela ne fasse tache d’huile.

Bargachi a ainsi mis en relief " les humiliations " dont font l’objet les Marocains au centre d’hébergement des immigrés illégaux à Mellilia dans lequel ils passent plus de 6 mois pendant lesquels ils sont privés de la liberté de circulation.

L’article 489 du code pénal marocain stipule qu’est " puni de l’emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 200 à 1.000 dirhams, à moins que le fait ne constitue une infraction plus grave, quiconque commet un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe ".

En d’autres termes, en terre d’Islam, les homosexuels risquent jusqu’à trois de prison ferme.

Récemment, le Ministre des droits de l’homme, Mustapha Ramid, a répondu à la question d’un journaliste concernant les homosexuels par : " Qu’est-ce qu’il leur arrive maintenant ? Eux, des ordures ! ".

Video : Morgxn - Translucent !

Patrick Schwarzenegger !

Chris Pratt !

Crucifie-moi Ponce Pilate, noie-toi dans l'eau écarlate...

dimanche, mars 25, 2018

People : Le Coming out queer pour l'acteur de " Gotham, " Michael Smith !

Le beau brun a attendu longtemps avant d'en parler à ses proches. Cory Michael Smith, qui incarne Edward Nygma (aussi appelé The Riddler) dans la série Gotham, a fait son coming out queer lors d'une interview accordée à The Daily Beast. L'acteur américain de 31 ans l'a révélé alors qu'il fait la promotion d'un film parlant de la crise du sida.

Cory Michael Smith défend le film 1985, qui raconte l'histoire d'un homme malade du sida quittant New York pour retourner dans son Texas natal afin de passer ses dernières vacances de Noël dans sa famille, conservatrice. L'acteur a déclaré au Daily Beast qu'il se considère comme queer, refusant d'être défini simplement par sa sexualité ou son genre. " Il y a quelque chose de spécial dans le fait de raconter une histoire assez proche de celle qu'on a connue. (...) Je suis de l'Amérique rurale. De l'Ohio. Je vis à New York depuis un moment et ça me fait des petits pincements quand je ne vois pas assez ma famille. Retourner à la maison et tout ce qui s'ensuit, ça m'est très familier. Le premier dîner en famille après un long moment. Faire son coming out devant sa famille et avoir peur de cela ", a-t-il raconté.

Cory Michael Smith a toutefois ajouté que, à l'inverse de son personnage, sa famille avait plutôt bien accepté son homosexualité. " Il y a eu beaucoup d'amou ", a-t-il dit. Lui-même dit avoir " beaucoup attendu " avant de le faire.

Video : Unsteady !

Et si je perds la foi, en nous en tout...

Oups !

Cameron Dallas !

samedi, mars 24, 2018

Foot : Selon les Russes, des supporters LGBT se feront agresser lors de la coupe du monde !

4 Russes sur 10 pensent que des supporters LGBT étrangers se feront agresser lors de la coupe du monde de football 2018.

Certes, la majorité ne l’a pas emporté dans ce sondage, mais le taux de Russes qui pensent que des supporters étrangers vont forcément se faire agresser à cause de leur orientation sexuelle lors de la prochaine coupe du monde en Russie fait tout de même froid dans le dos.

C’est en tous cas ce qu’a révélé une étude menée par Bonus Code Bets il y a quelques jours. Information plus inquiétante encore, le groupe d’âge des 16-24 ans qui a répondu en très grande majorité qu’il était fort probable que des personnes LGBT se fassent agresser lors de la coupe du monde.

A Rostov-on-Dov, la ville qui accueillera les matchs Brésil/Suisse et Uruguay/Arabie Saoudite lors de la première semaine de compétition, en juin, 47% des personnes interrogées s’attendent à des agressions homophobes et 24% ont déclaré que le concept même d’homosexualité les " irritait ".

De plus en plus de voix se lèvent pour exprimer des craintes de dérapages de la part des Russes envers des supporters LGBT étrangers venus soutenir leur équipe, et notamment depuis que des associations de protections des droits LGBT européennes ont fortement conseillé, il y a quelques mois, aux homosexuels pensant se rendre en Russie l’été prochain, pour la coupe du monde, de ne pas se tenir la main ou de montrer le moindre geste d’affection envers son/sa partenaire.

Video : Sidaction - Sa raison d'être 2018 !

Il est l'ange pour moi, je lui dis tout bas...

vendredi, mars 23, 2018

Sidaction : Transmission, guérison... ces idées reçues qui ont la vie dure !

Les jeunes de 15 à 24 ans sont de moins en moins bien informés sur le Sida et prennent pour vraies plusieurs idées reçues.

Le Sida peut se transmettre par la transpiration, l'utilisation d'une contraception permet d'empêcher la transmission du VIH ou encore un vaccin permet d'éviter le Sida… Voici autant d'idées reçues qu'une partie grandissante des 15-24 ans prennent pour véridiques, selon un sondage Ifop-Bilendi pour le Sidaction. Un manque d'information que déplore l'association de lutte contre le Sida dont le week-end d'appel aux dons commence aujoud'hui pour s'achever dimanche à minuit.

1 ) Le Sida et le VIH désignent la même chose : Les deux termes sont souvent utilisés comme des synonymes. Selon le précédent sondage Ifop-Bilendi, 35% des 15-24 ans considéraient d'ailleurs qu'il s'agissait de la même chose. Il existe pourtant une différence entre les deux. VIH signifie Virus de l'Immunodéficience Humaine, qui est responsable du Sida ( Syndrome d'ImmunoDéficience Acquise ), une maladie mortelle. " Sans traitement, une personne porteuse du VIH devient malade du Sida ", résume le site Internet du Crips d'Île-de-France ( Centre régional d'Information et de Prévention du Sida ).

La contamination se passe en trois étapes. On parle d'abord de "  primo-infection " lorsque l'organisme réagit pour la première fois au contact du VIH. C'est lors de cette phase que le taux de transmission du virus est maximal car la charge virale ( la quantité de virus, dans le sang et les autres liquides organiques ) est très élevée. 

Arrive ensuite une période sans symptôme apparent ( on l'appelle la " phase asymptômatique " ). La personne séropositive - dont l'organisme contient des signes d'anticorps contre le virus - peut alors transmettre le VIH sans pour autant ressentir de symptômes. C'est à cause de cette absence de signes apparents que 25.000 personnes vivent en France sans connaître leur séropositivité, selon le site du Sidaction.

Enfin, sans traitement pour bloquer la propagation du virus, la personne devient malade du Sida, c'est-à-dire que la maladie est déclarée. Les défenses immunitaires de l'organisme s'effondrent, permettant la multiplication des infections dites opportunistes et de certains cancers. 

2 ) Le Sida peut se transmettre par des baisers, la transpiration ou un verre d'eau commun : Il est vrai que le virus du Sida est présent dans tous les liquides biologiques de l'organisme d'une personne séropositive ( c'est-à-dire que son sérum sanguin contient des anticorps spécifiques à un agent infectieux, le VIH en l'occurrence ), soit la salive, la sueur, le sang ou encore le sperme. Mais tous ces liquides n'ont pas la même capacité de transmission.

Seuls le sang, le sperme et le liquide séminal ( qui s'écoule au début de l'érection ), les sécrétions vaginales et le lait maternel peuvent transmettre ce virus. Embrasser ou toucher une personne séropositive qui transpire n'est donc pas dangereux, contrairement à ce que pensent respectivement 21% et 18% des 15-24 ans, selon le sondage.

En revanche, il est possible que le virus se transmette lors d'un contact entre la bouche et un organe sexuel. Par exemple, lors d'une fellation, où le pénis est en contact avec la bouche, il existe un risque " moyen " de transmission lors de l'éjaculation. En revanche, le risque présenté par un cunnilingus ( lorsque la bouche est en contact avec la vulve ) est faible.

Quant à la sodomie, elle fait également partie des rapport sexuels à risques si elle est pratiquée sans protection que ce soit entre deux hommes ou au sein d'un couple hétérosexuel.

3 ) L'utilisation de la pilule du lendemain peut empêcher la transmission du virus : 19% des 15-24 ans pensent qu'une pilule contraceptive d'urgence ( surnommée pilule du lendemain ) peut empêcher la transmission du virus ; c'est 9 points de plus qu'en 2015. Pourtant, après une prise de risques ( une relation sexuelle sans protection, un partage de seringue ou une rupture de préservatif ) seul le TPE (Traitement Post Exposition) permet de réduire fortement les risques de contamination.

Pour l'obtenir, il faut se rendre dans un service d'urgences le plus rapidement possible, idéalement dans les 72 heures après la situation à risque. Un test rapide peut alors être pratiqué. Si l'un des deux partenaires sexuels connaît sa séropositivité, il lui est recommandé de se munir de ses derniers bilans médicaux. Ce traitement d'urgence bloque la multiplication du virus et empêche sa dissémination dans l'organisme et donc la contamination. Pour cela, trois médicaments antirétroviraux sont administrés.

Il s'agit néanmoins d'un traitement lourd avec de nombreux effets secondaires, comme des nausées, des maux de tête et des coups de fatigue, délivré par un médecin à l'issue d'un entretien. Il doit être pris pendant 28 jours puis assorti d'un suivi médical et de prises de sang régulières pendant six mois. C'est donc un recours indiqué uniquement pour un risque isolé et exceptionnel.

Dans le cas où un risque serait pris régulièrement, il existe un autre traitement : le PrEP (Prophylaxie pré-exposition). Il est indiqué pour les personnes séronégatives exposées à un risque de transmission comme les hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes. Il repose essentiellement sur la prise du médicament Truvada. En France, 5.000 personnes suivent ce traitement préventif.

4 ) Le virus du Sida ne tue plus aujourd'hui : Il est vrai que grâce à l'évolution des traitements comme la trithérapie ou la multithérapie, il est possible de bloquer la multiplication du VIH et donc de vivre avec la maladie. D'ailleurs l'espérance de vie des patients infectés par le virus du Sida en Europe et en Amérique du Nord a augmenté d'environ dix ans depuis l'introduction des trithérapies en 1996, selon une étude publiée en mai 2017 dans la revue britannique The Lancet HIV.

Néanmoins il s'agit toujours d'une maladie mortelle qui ne peut être éliminée complètement de l'organisme par aucun traitement. Les traitements actuels permettent seulement de réduire la charge virale et de contenir la maladie. Pourtant 26% considèrent qu’il existe des médicaments pour guérir du sida (soit une hausse de 13 points par rapport à 2009).

Par ailleurs, aucun vaccin efficace n'existe encore sur le marché. Des recherches sont menées en ce sens et donnent des résultats encourageants. C'est le cas d'une équipe du laboratoire Janssen (du groupe Johnson and Johnson) qui a testé un vaccin expérimental sur quelque 393 volontaires provenant de cinq pays. Le prototype a entraîné une réponse immunitaire (la production d'anticorps) chez 100% des participants, mais il reste au stade du développement. Sidaction rappelle que chaque année en France, environ 6.000 personnes découvrent leur séropositivité au VIH, dont plus d'un quart (27%) à un stade avancé de l'infection.

Trois jours d'appels aux dons : Co-fondée en 1994 par Pierre Bergé et Line Renaud, l'association Sidaction finance des programmes de recherche et de prévention. Les dons pourront être faits par téléphone (110), par SMS en envoyant le mot DON au 92 110 ( petits dons ) ou par courrier à Sidaction, 228 rue du Faubourg Saint-Martin 75010 Paris. L'an dernier, le Sidaction s'était achevé sur un total de 4,07 millions d'euros de promesses de dons.

Video : Pourquoi les rapports homosexuels ne sont pas contre-nature !

Selfie !

Ca, c'est Paris !

jeudi, mars 22, 2018

People : Qui est Conchita Wurst ?

Gagnante de l’Eurovision, symbole de la tolérance, icône du mouvement LGBT... Qui est Conchita Wurst ?

Renommée à l’international depuis sa victoire à l’Eurovision en 2014, la chanteuse Conchita Wurst est aussi une fervente défenseure des droits LGBT. Derrière ce personnage charismatique se trouve Thomas Neuwirth.

Elle avait marqué les esprits en remportant la finale de l'Eurovision à Copenhague, en 2014. Conchita Wurst, qui avait interprété sa chanson autobiographique " Rise Like a Phoenix ", a dès lors acquis une notoriété internationale. Derrière ce personnage de femme à barbe se trouve l’Autrichien Thomas Neuwirth.

Toutefois, Tom ne s'identifie pas comme transgenre. Il est homosexuel et se décrit comme une drag queen. Symbole de la tolérance et icône du mouvement LGBT, Conchita Wurst est " bien plus qu’une simple chanteuse ". Son coming-out : " C’est simplement la seconde à laquelle j’ai choisi d’être moi-même à 100% "... Né en 1988, Tom a grandi dans un petit village de montagne où il a subi les moqueries de ses camarades de classe parce qu’il était " différent ".

" Grandir, ce n’est pas drôle. confiait-il en 2015. Il y a tellement de choses avec lesquelles vous devez vous battre. Vous apprenez sur vous-même." Après des études de mode, Tom s’est lancé dans la musique. En 2006, alors âgé de 18 ans, il termine deuxième de la version autrichienne de " Starmania ". L’année suivante, il intègre un boys band avec lequel il sort un album.

Questionné sur sa sexualité, il décide de faire publiquement son coming-out : " Mon intention était juste une question dans mon esprit : Est-ce que tu vas continuer à te mentir ? Et j’ai répondu non. Alors, j’ai raconté mon histoire aux journalistes. C’est simplement la seconde à laquelle j’ai choisi d’être moi-même à 100%, " avoue-t-il.

Puis, en 2011, il fait sensation dans son pays en apparaissant pour la première fois dans son personnage de drag queen sur le plateau d’un télé-crochet. Conchita Wurst est née. Elle devient dès lors un symbole de tolérance. Puis, deux ans plus tard, elle est choisie pour représenter l’Autriche à l’Eurovision. Malgré de nombreuses pétitions lancées sur Internet contre sa participation, elle remporte le concours. Elle reprend ainsi l’héritage de Dana International, chanteuse transgenre israélienne qui avait remporté l’Eurovision en 1998. " Ce n'était pas juste ma victoire, c'était celle de ceux qui croient en un futur possible sans discriminations et basé sur la tolérance et le respect, " réagissait-elle au lendemain de sa victoire.

Invitée au Parlement européen : En octobre 2014, Conchita Wurst est invitée au Parlement européen par l’eurodéputée autrichienne Ulrike Lunacek pour lancer un message contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle : " Je ne comprends pas pourquoi il y a un problème avec le mariage entre personnes du même sexe. Pour moi, le futur parfait serait un futur où l'on n'a pas à parler de l'orientation sexuelle de chacun ou de la couleur de la peau ".

La même année, elle rencontre aussi le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon qui l’invite à s’engager pour les droits des personnes LGBT : " Ce qui a rendu sa victoire si importante, c’est la façon qu’elle a eu de transformer un concours de chant en un moment électrisant d’éducation aux droits humains ". déclarait ce dernier.

Toutefois, en février 2017, Thomas Neuwirth s’est confié au site allemand Die Welt sur son désir de " tuer " son personnage de Conchita Wurst. Il souhaite retrouver son identité et se défaire progressivement de ce personnage qu’il a créé.

Video : Madame Monsieur - Mercy !

Matin silence, déjà s'éveille...

Love !

Laisse le vent emporter tout...

lundi, mars 19, 2018

Témoignage : Quand Grindr banalise le body-shaming !

Pas de gros : Tacler le petit bourrelet qui dépasse n'est pas un sport d'hétéro. A ce petit jeu-là, les gays sont parfois impitoyables.

J'ai grandi en haïssant mon corps. J'avais des vergetures et des rondeurs aux " mauvais " endroits. J’ai fait mon coming-out il y a quelques années en pensant que je trouverai de la tolérance et du confort, mais il ne m'a pas fallu longtemps pour réaliser à quel point la culture du body-shaming était toxique dans la communauté gay  :
- Pas de mecs trop minces, pas d'obèses, pas de meufs !

- Je ne veux que des mecs virils !

- Pas de gros NI DE VIEUX !

- Désolé les mecs, je suis bouboule !

En voyant ces citations tirées des profils Grindr que j'ai vus ce matin, je me suis demandé pourquoi j’avais décidé de retélécharger une application de rencontres. La bio du dernier profil m'a brisé le cœur. Pourquoi cette personne a-t-elle besoin de s'excuser d’avoir des formes ? Suis-je censé le faire ?

Quand j’ai fait mon coming-out, je trouvais ça excitant de vivre à une époque où il existe toutes ces applications de rencontres pour des gens comme moi. J'étais prêt à plonger la tête la première dans la culture gay indonésienne, à la recherche de l'amour ou d'un compagnon pour passer la nuit. J'étais naïf. Je ne me rendais pas compte qu'une fois que les gens auraient vu ma photo ( mon visage rond et grimaçant, mes lunettes épaisses, mon T-shirt et mon pantalon trop large ) ils me catégoriseraient directement comme " indésirable ". Des centaines d'hommes m’ont rejeté, m'ont ignoré, certains se sont même moqués de moi pour avoir eu le courage de faire le premier pas.

D'après mes observations, les hommes gays peuvent être impitoyables quand il s'agit de porter des jugements sur les différents types de morphologie, plus encore que les hommes hétérosexuels. Ils dissimulent ces discriminations sous couvert de l’humour. Mais ce n'est ni drôle ni mignon. C'est cruel. Il n'est pas surprenant que beaucoup d'entre nous aient des problèmes de confiance en soi. Beaucoup d'hommes gays vont à la salle de gym dans l'espoir de ressembler à des divinités grecques. Ensuite, il y a une certaine pression à vous étiqueter. Votre sens de la mode et la façon dont vous vous comportez comptent aussi beaucoup, surtout dans les grandes villes comme Jakarta.

Après des années de tentatives et d'échecs, j'ai finalement fait la paix avec mon apparence. J'ai accepté le fait que certaines personnes vous rejettent à cause de votre apparence. Et peut-être parce que j’ai naturellement tendance à rechercher une certaine approbation, parfois j'ai aussi besoin d'affirmations. Je pense que beaucoup de gens seront d'accord.

Je suis entré en contact avec d'autres hommes gays pour savoir à quoi ressemblait leur quête de l'amour de soi. Les noms ont été changés afin de préserver l'anonymat des intervenants – et parce que nous sommes gays, nous utilisons des pseudonymes sophistiqués.

Cherie Fox, 25 ans : J'ai toujours été mal à l’aise à cause de mon apparence. Une fois, quelqu'un m'a dit que j’étais laid et qu'il n’était sorti avec moi que parce que je lui faisais pitié. D'autres personnes insistaient lourdement pour que l'on se rencontre dans la vraie vie, mais une fois devant moi, ils cherchaient n'importe quelle excuse pour fuir. Toutes ces choses m'ont donné le sentiment que j’avais un problème.

C'est pour ça que je fais du sport. En plus d’être en bonne santé, cela me permet de m'intégrer à la communauté gay. Je m'entraîne, je m’habille mieux – je prends soin de moi. C'est parce que toute ma vie, j’ai eu le sentiment de ne pas être accepté. Tous ces efforts ont été récompensés. J'ai un peu plus confiance en moi, et maintenant les hommes me désirent.

Gil, 23 ans : À Yogyakarta, la communauté gay est assez petite et homogène. C’est difficile de trouver quelqu'un parce que je suis très ouvert au sujet de mon orientation sexuelle. Quand Grindr est apparu, cela a fait chuter mon amour-propre au plus bas. En général, après avoir envoyé mes photos, les mecs m’ont bloqué ou m’ont rejeté parce que je n'ai pas de barbe ou parce que j’ai l'air " trop hipster " et " trop queer ", ce qui n'a aucun sens.

À ce moment-là, j'avais l'impression de ne pas correspondre aux canons de beauté ( dits universels ) pour les homosexuels. J’ai dû changer d'apparence. J'ai commencé à porter des vêtements plus décontractés et masculins – plus de crops tops. J'ai arrêté de teindre mes cheveux. Mais je me suis rendu compte que c'était une décision stupide. Maintenant, je suis beaucoup plus à l'aise avec moi-même parce que je pense à me faire plaisir avant de vouloir faire plaisir aux autres.

Thom Berry, 28 ans : J'ai tout entendu : gros, bouboule, laid. Ces mecs de Grindr ou Jack'd se moquaient de moi. Ça fait mal. Parfois, je leur ai demandé d’avoir le courage de me dire toutes ces choses en face – mais ils m’ont bloqué à chaque fois. Ils me faisaient pitié, mais je me faisais aussi pitié parce que je perdais mon temps à leur envoyer des messages. J'étais désespéré. J'avais 19 ans et j'étais encore vierge. À ce moment-là, je couchais avec n’importe qui parce que je pensais que je ne méritais pas d’avoir un copain mignon. Et pendant un certain temps, ça a marché.

Mais les années ont passé et j’étais juste déprimé – même suicidaire. Je n'aimais pas me regarder dans le miroir. Je détestais mes cuisses, je détestais ma poitrine, je détestais mes pieds, tout. Je ne dis pas que toute cette haine a disparu, mais maintenant, je me sens beaucoup plus à l’aise et je suis assez courageux pour avoir une certaine estime de moi. Je suis encore gros, mais mes amis m’aiment, et je crois que ça me suffit.

J'attends juste son regard, pour savoir...

Some after school !

jeudi, mars 15, 2018

En savoir plus : Mesurer l’homophobie pour améliorer la vie de tous !

Un nouvel indice destiné à mesurer les niveaux d’homophobie a été élaboré, afin d’illustrer l’impact que l’homophobie exerce sur les pays.

Définie ici comme toute attitude, croyance ou action négative envers des personnes ayant une orientation sexuelle ou une identité de genre différente, l’homophobie est reconnue depuis longtemps comme un problème qui nuit à la santé publique. Les hommes gays et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes confrontés à la stigmatisation sont davantage susceptibles de s’engager dans des comportements sexuels à risque et moins enclins à suivre un traitement antirétroviral, et leurs taux de dépistage du VIH sont plus faibles. La connaissance du niveau d’homophobie, en particulier dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, reste pourtant rare.

Ce nouvel indice, publié dans la revue European Journal of Public Health, combine à la fois des données sur l’homophobie institutionnelle, reflétée dans les lois par exemple, et l’homophobie sociale, qui concerne les relations entre les individus et des groupes de personnes. Les données qui alimentent l’indice proviennent d’une large variété de sources, notamment des Nations Unies, du Fonds monétaire international et de l’Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes. Plus de 460 000 personnes ont été interrogées sur leurs réactions à l’homosexualité dans le cadre d’enquêtes menées à l’échelon régional, qui ont également servi de sources pour l’indice.

L’Indice de climat homophobe donne des estimations pour 158 pays. Il révèle que l’Europe occidentale est la région la plus inclusive, suivie de l’Amérique latine. L’Afrique et le Moyen-Orient sont les régions qui comptent les pays les plus homophobes, à l’exception de l’Afrique du Sud et du Cap-Vert, qui figurent parmi le top 10 des pays à revenu faible et intermédiaire les plus inclusifs. Parmi les pays à revenu faible et intermédiaire, la Colombie est la plus inclusive, tandis que la Suède occupe le premier rang mondial en étant le pays le plus inclusif de tous.

En comparant les résultats de l’indice avec d’autres données, les chercheurs ont découvert que les pays dont les niveaux d’homophobie sont plus élevés sont les mêmes que ceux qui présentent de hauts niveaux d’inégalité entre les sexes, des violations des droits de l’homme, une faiblesse des dépenses de santé et un faible niveau de satisfaction de la vie. Il apparaît que les hausses de l’Indice de climat homophobe dans un pays sont associées à une baisse de l’espérance de vie masculine et à une plus faible production économique.

L’indice montre ainsi les effets préjudiciables de l’homophobie sur la vie et le bien-être de chaque individu dans un pays, et pas seulement les gays et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. " Cet indice propose aux communautés des données intéressantes capables de les aider dans leur action de sensibilisation en faveur de sociétés plus inclusives ", explique Erik Lamontagne, Conseiller économique principal à l’ONUSIDA. En connaissant les effets néfastes de l’homophobie, les pays seront en bien meilleure capacité pour y répondre et améliorer la vie de tous.

Video : Johnny & Gheorghe - The Days ( God's Own Country ) !

Dans mon lit, là, de granit, je décompose ma vie...

Un soir au musée !

Lui parler d'amour à volonté...

mardi, mars 13, 2018

Société : Prendre en compte les questions LGBTQI* à l’école !

Les questions LGBTQI* constituent des problématiques progressivement intégrées par l’école. Cependant le chemin qu’il reste à parcourir est encore long, avant que l’école ne joue pleinement son rôle dans la sensibilisation des élèves à la diversité de sexe et de genre, et dans la lutte contre les discriminations auxquelles elle donne lieu.

LGBTQI* : le sigle évolue à mesure que les thématiques qu’il recouvre se complexifient. Aujourd’hui, la désignation de la diversité des caractères et des orientations sexuelles identifie donc les " lesbiennes, gay, bisexuel-les, transgenres, en questionnement et intersexes, voire autres encore "... Ainsi personne n’est laissé à l’écart du champ de la non-hétérosexualité embrassé par ce sigle, qui souligne en négatif les limites du discours de l’école française en la matière.

Extension progressive des formes reconnues de la diversité : En 2015, les programmes d’Enseignement moral et civique ont bien intégré explicitement la lutte contre l’homophobie, qui se donnait pour objectif de prévenir un vaste spectre de discriminations. En effet selon un rapport de 2013 sur les LGBT-phobies à l’école, ce ne sont pas seulement les élèves ouvertement homosexuels qui sont concernés, mais également les élèves considérés comme homosexuels par leurs camarades ou encore les élèves issus de familles homoparentales. Ces violences symboliques ou physiques se déploient en réalité dans un contexte d’homophobie latente à l’école du fait de l’usage courant chez les élèves des injures à caractère homophobes. Or parmi les nombreux risques auxquels expose le harcèlement scolaire ( échec scolaire, désocialisation… ), on observe aussi chez les adolescents une nette prévalence du taux de tentatives de suicide liées à la peur de parler de leur situation et d’être discriminés.

La thématique de la transphobie est également l’une de celle qui a connu des évolutions dans la sphère éducative, en miroir des évolutions de cette question dans la sphère publique. En effet, une loi de 2016 a introduit des changements significatifs dans le processus juridique de changement de sexe. Elle ouvre " le changement de sexe non plus seulement aux personnes souffrant du transsexualisme " mais à toute personne " majeure ou mineure émancipée ". La loi n’oblige plus à " subir des traitements médicaux, une opération chirurgicale ", " une stérilisation ne peut motiver le refus de faire droit à la demande ". Elle prévoit ainsi que " toute personne (…) qui démontre par une réunion suffisante de faits que la mention relative à son sexe ne correspond pas à celui dans lequel elle se présente et dans lequel elle est connue peut en obtenir modification ".

Enfin, le cas des personnes intersexes est susceptible de connaître également des évolutions dans les années à venir. En effet, plusieurs pays ont adopté la possibilité d’une mention " sexe neutre " dans les documents officiels. En mai 2017, la cour de cassation en France a refusé la mention de sexe neutre pour une personne intersexe. Cependant, l’ONU a plusieurs fois rappelé à l’ordre la France pour mutilation génitale à l’égard des personnes intersexes du fait des opérations systématiques de réassignation sexuelle des enfants intersexes.

Comment former les enseignants sur ces thématiques : Les questions de formation des enseignants concernant ces thématiques sont complexes, comme l’explique Gracia Trujillo dans un article en espagnol sous-titré " vers une pédagogie queer ". Elle expose comment, en tant que formatrice d’enseignant-e-s en Espagne, elle a souvent recours à un court métrage mettant en scène un jeune garçon qui arrive habillé en robe rose à l’école un peu avant le carnaval. Or les adultes de la communauté éducative, dans le film, considèrent comme anormal qu’un garçon veuille porter une robe rose alors que ce n’est pas encore le carnaval et qu’en outre un autre déguisement avait été prévu. Cette scène est bien souvent interprétée par les enseignants comme mettant en lumière une situation d’homosexualité ou de transexualisme.

Cette mise en situation pose comme point de départ que l’expression du genre passe d’abord par la manifestation des goûts et par le comportement de la personne. En fonction des normes sociales, on attribue à certains comportements et à certaines attitudes le qualificatif de masculin ou de féminin. Ainsi un garçon qui a des goûts socialement réputés comme féminins exprime son genre d’une manière qui s’éloigne des expressions convenues du genre masculin. Mais cette question est différente de l’orientation sexuelle qui désigne une attirance sexuelle ou amoureuse pour une personne du même sexe ou/et de l’autre sexe. Enfin, l’identité de genre désigne la manière dont la personne se perçoit relativement au sexe social qui lui a été attribué à la naissance. Ces trois dimensions ne sont pas nécessairement liées entre elles. Et c’est précisément l’intention d’un outil pédagogique tel que la licorne du genre de sensibiliser à la multiplicité de ces critères qui font toute la limite d’une opposition simple entre l’hétérosexualité et l’homosexualité comme identités de sexe et de genre univoques.

On distingue ainsi plusieurs situations auxquelles peuvent être confrontés les enseignants : les élèves allosexuels (désigne tous les cas de personnes n’entrant pas dans la norme hétérosexuelle), les personnes non-binaires (dont l’expression de genre ne suit pas les codes de la binéarité du genre) et les personnes transgenre (dont l’identité de genre ne correspond pas au sexe social assigné à la naissance). A cet égard, la notion de transexualisme tend désormais à tomber en désuétude dans la mesure où elle renvoie à une époque où la question de l’identité de genre relevait de l’ordre médical et où la non-conformité aux modèles acceptés par la médecine devait être traitée par la psychiatrie et ensuite la chirurgie.

Des expériences de sensibilisation : En Amérique du Nord, et maintenant dans certains pays européens, ces questions sont en particulier intégrées au sein des établissements scolaires à partir de la constitution " d’alliances gays hétéros " (AGH). Les AGH sont des espaces dans lesquels peuvent se réunir, au sein des établissements scolaires, les personnes homosexuelles et leurs " alliés " – c’est-à-dire les personnes non-concernées par cette problématique mais désirant soutenir les personnes directement concernées, et qui peuvent être aussi bien des membres du personnel scolaire que d’autres élèves. Dans un esprit similaire, en France, au niveau de l’enseignement supérieur, l’Université de Tours a récemment initié une réflexion sur les aménagements qui pouvaient être faits pour offrir un meilleur accueil aux personnes transgenres, aussi bien dans le domaine administratif (prise en compte du nom d’usage) que dans l’aménagement des espaces sexués (vestiaires, toilettes, etc.).

Au niveau de l’enseignement primaire et secondaire, Caroline Drayer souligne, dans Le pouvoir de l’injure (Editions de l’Aube, 2017), l’importance que les enseignants interviennent plus systématiquement face à la banalisation des injures homophobes dans le système scolaire, et cela dès l’école primaire. La sensibilisation à ces questions dans les jeunes classes passe, outre la dénaturalisation des normes de genre, par l’acceptation des familles homoparentales, qui peut par exemple être soutenue par l’utilisation d’albums jeunesses qui abordent cette thématique. A l’adolescence, lors des cours d’éducation à la sexualité, on peut aussi demander aux enseignants d’aborder l’homosexualité dans sa dimension de choix amoureux, sans limiter cette question à la prévention du SIDA.

Sur ce point, on peut encore s’intéresser à la pédagogie critique de la norme développée dans les pays scandinaves. Elle invite les enseignants et les élèves à s’interroger sur les normes dominantes concernant le genre, avec des exercices mettant en scène des situations d’inversion des normes. L’objectif est de tourner le regard non pas vers les personnes LGBTQI*, mais d’interroger l’évidence des normes sociales dominantes : les hétérosexuels ont-ils le droit d’adopter des enfants ? Les femmes peuvent-elles porter des robes ? Pourquoi ces questions nous semblent-elles absurdes et pourquoi l’inverse au contraire est source de débats de société ?

Ces problèmes et les solutions qui visent à y répondre peuvent sembler s’éloigner des prérogatives et des missions prioritaires de l’école. Pourtant, du fait des violences dont sont victimes les personnes LGBTQI* et des risques de suicide des adolescents concernés par ces problématiques, du fait des attitudes discriminatoires, la prise en compte des réalités du terrain ne laisse pas de doute sur l’importance de former les enseignants à ces questions. Ceci d’autant plus que la complexité des questions du sexe et du genre est souvent l’objet d’une profonde méconnaissance qui expose à toutes les confusions.