lundi, octobre 31, 2016

En savoir plus : L'homosexualité au Maghreb ( L'état des lieux d'une lutte en marche malgré la ségrégation ) !

Lynchés par la foule, pourchassés par la police, bannis par l'ordre politico-religieux, les homosexuels au Maghreb sont confrontés aux mêmes interdits, aux mêmes stigmatisations. Être homosexuel au Maghreb est toujours perçu comme une tare, une honte, un outrage aux lois de la nature et aux lois de Dieu. Des citoyens jetés donc en pâture aussi bien par les Etats que par une certaine frange de la population.

Si certains sont sortis de l'ombre, réclamant ouvertement leurs droits comme en Tunisie avec les associations Shams, Damj, Chouf, Mawjoudine...En Algérie et au Maroc, ils sont encore terrés, dans la clandestinité mais néanmoins visibles et actifs.

Un système législatif répressif : Les trois pays du Maghreb adoptent un système répressif concernant l'homosexualité. Si en Tunisie, on a l'article 230 du Code pénal criminalisant la sodomie et le lesbianisme de trois ans de prison, au Maroc, l'article 489 du Code pénal punit " les actes licencieux ou contre nature avec un individu du même sexe " de peine d'emprisonnement allant de 6 mois à 3 ans et d'une amende de 120 à 1 200 dirhams.

Idem en Algérie, où les articles 333 et 338 du Code pénal énoncent : " Tout coupable d’un acte d’homosexualité est puni d’un emprisonnement de deux mois à deux ans et d’une amende de 500 à 2 000 dinars. Si l’un des auteurs est mineur, la peine à l’égard du majeur peut être élevée jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 10 000 dinars d’amende ".

Des peines sévères qui sont mises en application. En Tunisie, outre la prison, on a prévu une peine de bannissement de la ville pour six jeunes condamnés pour homosexualité. 

La chasse aux homosexuels est de mise, qu'elle soit à travers l'Etat, à travers ses politiques, sa justice et sa police ou à travers les médias. Harcelés aussi bien par la loi de l'Etat que par les lois de la rue, les homosexuels peinent à se faire reconnaître comme des citoyens dans un Etat de droit.

Au Maroc, la vidéo du lynchage d'un couple homosexuel à Beni Mellal a fait grand bruit. Rabaissés, ils étaient sauvagement agressés. Et fait surprenant, la justice, au lieu de punir les agresseurs, a condamné l'une des victimes à une peine de deux mois de prison ferme pour " échange de coups et blessures ", alors que les assaillants n'ont pas été inquiétés.

Cette affaire illustre une série de faits divers marqués par la traque des homosexuels comme celle de la vidéo du lynchage à Fès d'un homme présenté comme homosexuel et poursuivi par une foule déchaînée. Une affaire qui a soulevé un tollé à l'époque.

Video : Loïc Nottet - Million Eyes !

Parfois, je boude à pas d'heure...

Oh la la !

Pietro Boselli !

dimanche, octobre 30, 2016

US : Même les gays républicains lâchent Donald Trump !

Ils avaient soutenu John McCain en 2008, puis Mitt Romney en 2012. Ils ne soutiendront pas Donald Trump en 2016. Les Log Cabin Republicans, l’une des plus grandes organisations LGBT du camp républicain, tire sa révérence.

Délaissé par Arnold Schwarzenegger, abandonné par le président de la Chambre des représentants et même boudé par les anciens candidats républicains… Aujourd’hui, c’est l’une des plus grandes organisations de partisans républicains LGBT qui tourne le dos à Donald Trump, après avoir soutenu l’investiture républicaine pendant huit ans.

Les Log Cabin Republicans, ceux qui continuent de voir en Donald Trump " le candidat à la présidentielle le plus pro-LGBT de l’histoire du Parti républicain " dont les " ouvertures envers la communauté LGBT sont une première dans l’histoire du pays et méritent des éloges ", ont annoncé samedi qu’ils refusaient d’approuver le candidat actuel du Grand Old Party.

Je t’aime, moi non plus : Depuis quelques mois déjà, l’idylle entre les Log Cabin et le candidat à la houppe battait de l’aile. Le groupe des gays républicains voyaient par exemple d’un mauvais œil la nomination du gouverneur anti-gay Mike Pence comme co-listier, le même qui avait ratifié une loi dans l’Indiana permettant de refuser des services à des lesbiennes, des gays ou des trans sur la base de la foi, et qui refuse une ribambelle de droits aux LGBT. Ils s’inquiétaient aussi du programme défendu par Donald Trump lors de la convention républicaine et considéré par le président des Log Cabin comme " le plus anti-LGBT de l’histoire du Parti ".

Étonnement, le soutien à la " bathroom bill " contraignant les personnes trans à utiliser des toilettes non conformes à leur genre ne posait pas de problème. Au contraire, il était applaudi par le groupe des gays républicains. Pas même l’opposition au mariage pour tous, ni l’utilisation des thématiques LGBT en faveur d’une politique anti-immigration. Non, ce qui a mis le feu au poudre, c’est l’hypocrisie du Donald :

" Alors que Monsieur Trump parle positivement de la communauté LGBT aux Etats-Unis, il s’entoure en même temps de conseillers qui n’ont eu de cesse de s’opposer à l’égalité des droits LGBT, et il s’engage à soutenir la législation du " First Amendment Defense Act " à laquelle les Log Cabin Republicans s’opposent.

Les LGBT hautement favorables à Clinton : Il faut savoir que le FADA ( à l’instar d’innombrables lois pondues par les conservateurs depuis l’ouverture du mariage en 2013 ) est une énième tentative républicaine d’autoriser la discrimination anti-LGBT dans l’emploi, le logement et la santé, sous couvert de cette fameuse " liberté religieuse ".

En une deuxième occasion, les Log Cabin ne soutiendront donc pas le candidat républicain à la course présidentielle. La dernière fois, c’était en 2004, alors qu’un certain George W. Bush se présentait aux élections.

D’ailleurs, la communauté LGBT semble avoir fait son choix. Selon les résultats d’un sondage publié le mois dernier par NBC, 72% des électeurs LGBT voteront pour Hillary Clinton le 8 novembre.

C'est le spleen, le coup de cafard...

Sur papier glacé...

jeudi, octobre 27, 2016

En savoir plus : Monsieur Propre est-il gay ? D’après Google, il est asexué !

Source de multiples débats sur la toile, l’orientation sexuelle de Monsieur Propre semble ne plus être un mystère pour Google.
Aux Etats-Unis, les internautes posant la question " Is Mr. Clean gay ? " ( Monsieur Propre est-il gay ? ) au moteur de recherche peuvent tomber sur une Google Rich Answer particulièrement bien expliquée. 

Qu’est-ce que les Google Rich Answers ? Il s’agit des boîtes de dialogue affichées par Google au dessus des résultats de sa recherche. Ces dernières présentent généralement la réponse aux requêtes qui ont été effectuées sous la forme de questions. Il s’agit de citations en provenance d’autres sites Internet et considérée par le robot de Google comme le résultat le plus pertinent pour répondre à votre question. 

Or pour cette problématique de l’orientation sexuelle de Monsieur Propre, la réponse de Google est tout simplement : " Non, monsieur propre n’est pas gay. Il n’est pas bisexuel non plus. Il est asexué car toute forme de sexe est trop sale pour lui. Son premier amour a toujours été le nettoyage. Il ne peut pas supporter d’être vu autrement que propre, avec des vêtements parfaitement blancs. C’est toute sa vie ". 

La citation provient du site participatif Quora. Espérons qu’elle apporte la lumière à tous ces internautes qui s’écharpent à propos des orientations de Monsieur Propre. Ce que n’avait certainement pas prévu la société Procter & Gamble en le créant en 1958.

Video : Moby & The Void Pacific Choir - Are You Lost In The World Like Me !

Tapin des bois !

Theo James !



Quand il me prend dans ses bras, il me parle tout bas...

mercredi, octobre 26, 2016

Société : Les gays ont-ils un gros problème avec les gros ?

Sur les applis de rencontre, les " Pas de gros, pas de folles, pas d’asiat " font légion. D’où vient cette aversion pour les minorités au sein de la communauté gay ?

Une histoire de la grossophobie : Dans son livre Les métamorphoses du gras. Histoire de l’obésité, Georges Vigarello analysait notre rapport aux corps gros. Si le gras a longtemps été signe de richesse – les anatomies massives étaient appréciées au Moyen-âge – il n’est plus que dépréciation, signe d’abandon ou de grossièreté depuis le XVIIe siècle. Avec l’essor du développement économique du monde moderne, l’enveloppement est venu s’opposer à une certaine exigence d’efficacité du corps, un désir de jouissance à l’opposé du capitalisme. La cellulite révèle aussi la sédentarité des villes devenues ouvrières. Étymologiquement et historiquement, la cellulite est apparentée au sexuel et au féminin. Cette haine du gras semble donc entretenue par une haine du féminin dans la société. Elle pose en tout cas la question de notre regard sur les corps gros, qui varie selon les sujets. Par exemple la chair des corps noirs, de la Vénus Hottentote à Nicki Minaj, est plus souvent socialement valorisée. Un reste de notre histoire coloniale, fantasme oscillant entre désirs sexuel et maternel de corps erotisés ?

Du rejet dans les minorités : Depuis toujours les rondeurs ont leurs adeptes, leurs fiers représentants, leurs idoles, mais depuis longtemps aussi beaucoup de haters. Qu’en est-il donc dans la communauté gay ? La remise en question des normes permet-elle aux gros de mieux s’assumer ou l’acceptation y est-elle à l’image de la société toute entière ?

Sur les réseaux de rencontres, une étude a démontré qu’un tiers des gays avaient été victimes de discriminations liées au poids, même lorsqu’ils n’étaient pas considérés comme en surpoids par les normes officielles. De même qu’un homo bien en chair dans un bar serait davantage ignoré, moqué ou traité avec rudesse qu’un hétéro de la même corpulence.

Club, salle de sport, réseaux sociaux, bars : les occasions de subir du « body shaming » (ou attaque sur le physique) ne manquent pas. L’injonction à maigrir est assez forte. Qu’elle soit chez les femmes (lesbiennes ou non), les hétéros ou les gays.

Nicolas Maalouly, artiste plasticien et figure imposante de la nuit parisienne raconte :

" Un jour on se rend compte qu’on plait avec notre corps, et pas malgré notre corps. Mais les gens te le rappellent tout le temps que t’es gros, ils sont gênés par ta présence et se permettent des tas de choses : on vient te faire pouet-pouet sur les seins dans la rue, les gens te conseillent de pas porter de rayures pour t’affiner, on te traite de " gros pédé "...

" Gros pédé ". Comme pour doubler l’insulte... Et dans le milieu gay ?

" C’est difficile à l’âge où tu entres dans la sexualité, vers 18/20 ans. Après tu rencontres des gens… Pour moi ça a été le Bear’s den, un bar et son patron, qui m’ont aidé ".

" Ceux qui donnent confiance en soi, te regardent avec bienveillance, voire désir. Il y a même des sites spéciaux pour se draguer entre ours et chasseurs (Growler, Scruff, Bearwww…), mais même là parfois, on te dit pas de poilus... Heureusement, il existe aussi des lieux, des soirées, des événements in real life "...

" En fait on a l’impression de pas plaire… mais il faut juste aller vers les gens qui t’aiment. Il faut aussi parfois que ça vienne de toi : je ne permets pas trop aux gens qu’on me le reproche, d’être gros… Il ne faut pas se boycotter soi-même... J’avais la taille mannequin parfaite pour un défilé de Walter Van Beirendonck, je me suis même présenté à l’élection de Mister Bear, oui, un concours de beauté " !

Video : Moderat - A New Error ( Laurence Anyways by Xavier Dolan ) !

Sépia ma faute à moi...

Oh la la !

mardi, octobre 25, 2016

UK : La Premier League est mûre pour accepter les gays !

Près de 30 ans après, Justin Fashanu, l'ancien attaquant de Nottingham Forest, reste le seul joueur en activité de Premier League à avoir fait son coming-out. Il s'est suicidé en 1998.

C’est en tout cas l’avis de l’ex-attaquant Chris Sutton, aujourd’hui consultant pour la BBC. Selon lui, il est temps que le football anglais accepte la communauté homosexuelle en son sein.

Justin Fashanu reste, après plus vingt-cinq ans, une exception dans le football anglais. L’ancien attaquant de Nottingham Forest est encore à ce jour le premier footballeur à avoir rendu publique son homosexualité en Angleterre. C’était en 1990 et, huit ans plus tard, il se suicidait à l’âge de seulement 37 ans. C’était au siècle dernier, et force est de constater que l’évolution des mentalités dans le milieu du ballon rond, et du sport en général, que ce soit d’un côté comme de l’autre du Channel, se fait au ralenti.

En Angleterre, le débat rebondit suite aux dernières déclarations du patron de la Fédération anglaise (FA), selon lequel les conditions ne sont aujourd’hui toujours pas réunies pour permettre aux footballeurs homosexuels de vivre au grand jour leur différence, sans craindre d’être la cible " d’abus significatifs ", selon lui. " J’ai personnellement honte qu’ils ne se sentent pas en sécurité de faire leur coming-out ". Selon The Mirror, un joueur de Premier League, qui se serait dévoilé auprès de ses coéquipiers en 2011, aurait refusé de s’afficher publiquement après qu’une insulte homophobe avait été peinte sur sa voiture.

A 99,9% favorables : Une position que conteste Chris Sutton. Pour l’ancien buteur, aujourd’hui consultant sur la BBC, la Premier League aurait la maturité nécessaire pour accepter et faire une place à la communauté homosexuelle. Comme il se doit. Pour l’ex-attaquant, de telles déclarations représentent un " autre obstacle inutile " suggérant que le football " n’était pas prêt ". " Dès que le premier footballeur gay se dévoilera, les autres suivront ", assure Sutton qui, dans les colonnes du Daily Mail, soutient cette idée que le football anglais serait suffisamment mature pour ne plus stigmatiser les joueurs homosexuels.

Pour lui, c’est une certitude, le temps est venu : " Il n’y a jamais eu de meilleur moment pour un footballeur de se dévoiler et de dire " Je suis gay ". " Des coéquipiers seraient certainement les premiers soutiens ". " Ce serait la meilleure chose qui puisse arriver dans le débat sur l’homophobie ", lance-t-il, plein d’optimisme et " convaincu que 99,9% des gens partageraient le même point de vue, donc interrogeons-nous plutôt sur la manière dont réagirait les 0,1% restants " ?

N’en déplaise à Sutton, dont le désir de libérer la parole est plus que salutaire, la réalité, c’est que l’ancien international allemand et joueur d’Aston Villa, Thomas Hitzlsperger, est devenu le premier joueur de Premier League à révéler publiquement son homosexualité en janvier 2014, mais seulement après avoir fini sa carrière outre Manche. Et que près de trente après, Justin Fashanu reste toujours une exception pour un joueur en activité.  

Video : Maroon 5 - Don't Wanna Know !

J'ai mâle et c'est bien...

Cultive le jour...

lundi, octobre 24, 2016

Politique : Hollande et les LGBT, c'est un grand pas et le vide !

Malgré l’ouverture du mariage civil et de l’adoption à tous les couples, l’action timorée du gouvernement socialiste en matière de lutte contre les discriminations LGBTphobes ne satisfait pas les représentants de la communauté LGBT. Ils déplorent un cruel manque de courage politique face à la détermination des anti-égalité :
" 20 ans que nous marchons, pour notre santé, pour nos droits, 20 ans que la France (nous) piétine " ! Samedi 15 octobre, pour la vingtième fois depuis 1997, les personnes trans et intersexes, ainsi que leurs soutiens, ont marché dans les rues de Paris, de Belleville au Châtelet, à l’occasion de l’Existrans. Ce qu'elles exigent ? Un changement d'état civil libre et gratuit, soit la possibilité pour les personnes concernées de modifier la mention du genre à l’état civil sans l’aval d’un médecin ni d’un juge – ce qui est jusqu'à présent requis depuis une jurisprudence de la Cour de cassation en 1992. 

La mise en place d'une telle procédure déclarative est depuis plusieurs années la principale revendication des participants de l’Existrans. C’est aussi l'expression d'une nécessité : que les personnes transgenres et transsexuelles puissent enfin mettre en conformité leurs papiers avec leur identité de genre afin d’accéder, sans entrave et sans suspicion, à des droits élémentaires comme les études, le vote ou la protection sociale. 

Une procédure de changement d'état civil incomplète : Ce droit à l’autodétermination est d'ailleurs reconnu à l’étranger par l’Argentine, la Colombie, Malte, l’Irlande, la Norvège ou le Danemark. En France, il butte néanmoins sur de vieilles traditions philosophico-juridiques, en particulier le principe de " l'indisponibilité de l'état des personnes ". Mercredi dernier, au terme d’une bataille législative de plusieurs mois, les députés ont ainsi définitivement adopté des modalités de modification de l’état civil pour les personnes trans.

Cependant, la procédure prévue par l’alinéa 5 de l’article 61 du Code civil, et qui ne requiert plus de certifications psycho-médicales, ne satisfait pas entièrement le mouvement trans :

" On est loin de sabrer le champagne, regrette, amère, Sophie Lichten, porte-parole du collectif Existrans. C’est une avancée car le changement d’état civil est démédicalisé, mais c’est surtout une avancée rétrograde car la procédure se fait encore sous l’autorité d’un juge. Or, ce dernier a toujours le dernier mot. Par ailleurs, on demandait une réelle possibilité pour les mineurs de plus de 13 ans, et sous l’autorité parentale, de pouvoir changer leur état civil ". 

Lorsqu’il était candidat à la présidence de la République, en 2011, François Hollande s’était pourtant prononcé en faveur d’une loi simplifiant le changement d’état civil pour les trans et intersexes. Mais la promesse d’une loi dédiée n’a jamais passé l’étape de la Commission des lois de l’Assemblée nationale jusqu’aux amendements à la loi Justice du XXIème siècle introduite au printemps 2016 : 

" La démédicalisation est une avancée importante, mais on a dû batailler avec le gouvernement pour qu’il retire ses amendements pathologisants, reconnaît Clémence Zamora-Cruz, porte-parole de l’Inter-LGBT. Les choses auraient pu se faire plus vite ".

A ce sujet, Delphine Ravisé-Girard, présidente de l’Association nationale transgenre (ANT) ne décolère pas : 

" Dès 2012, on pouvait s’appuyer sur une résolution du Conseil de l’Europe de 2010 pour simplifier le changement d’état civil, s’agace la militante trans nancéenne. Le gouvernement n’a rien fait jusqu’à la fin du quinquennat, et s’est arcbouté contre notre revendication, sachant qu’en 2015 une nouvelle résolution du Conseil de l’Europe reconnaissait l'urgence de la mise en place d’une procédure par simple déclaration et que plusieurs pays européens ont suivi cette voie. La France a raté un coche historique " !

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Video : M. Pokora - Belinda !

Nick Jonas !


Baby alone in Babylone...

dimanche, octobre 23, 2016

UK : Vers l’amnistie posthume de 49 000 gays condamnés !

Cinquante ans après la légalisation de l’homosexualité, le gouvernement britannique a débattu jeudi sur la réhabilitation d’hommes mis au ban avant 1967.

Coupables et aujourd’hui pardonnés. Coupables et pardonnés d’avoir aimé une personne du même sexe. Vendredi, le Parlement britannique débattait d’une proposition gouvernementale d’amnistie posthume pour des milliers d’hommes condamnés pour homosexualité. Ils sont environ 65 000 hommes à avoir subi le même sort. 49 000 sont mortes, dont le dramaturge Oscar Wilde, sans doute l’un des plus célèbres, condamné à deux ans de travaux forcés en 1895 pour " attentat à la pudeur ", terme alors appliqué pour les relations homosexuelles.

Cette proposition de loi, qui devrait être adoptée rapidement, permettra d’effacer de leurs casiers judiciaires toute condamnation pour homosexualité. Les 15 000 personnes vivantes avaient déjà la possibilité de demander l’effacement du délit, avec un traitement au cas par cas. Désormais, si un délit n’est plus inscrit dans la loi - ce qui est le cas pour l’homosexualité - un pardon sera automatiquement accordé.

Castré : " Il est extrêmement important que nous pardonnions les individus condamnés pour des délits sexuels historiques qui seraient totalement innocents aujourd’hui " sous le cadre légal actuel, a déclaré le secrétaire d’Etat à la Justice, Sam Gyimah. Il a fallu attendre 1967 pour que l’homosexualité ne soit plus un délit en Angleterre et au pays de Galles, 1980 en Ecosse et 1982 en Irlande du Nord. Depuis, la loi a été à plusieurs reprises amendée, notamment afin d’abaisser l’âge légal pour avoir des relations homosexuelles, désormais fixé à 16 ans.

Cette proposition est la suite logique du pardon royal accordé en 2013, à titre posthume, à Alan Turing. Ce mathématicien de génie est connu pour avoir percé à jour le code de la machine Enigma permettant aux Alliés d’avoir accès aux messages secrets des nazis, un tournant dans la Seconde Guerre mondiale. Le film Imitation Game, sorti en 2015, a retracé sa vie tourmentée. Homosexuel, Turing est condamné en 1952 pour " attentat à la pudeur " et castré chimiquement. Deux ans plus tard, à 41 ans, il se suicide au cyanure. Après le pardon accordé par la reine, ses descendants ont lancé une campagne, appuyée par les comédiens Benedict Cumberbatch et Stephen Fry, pour obtenir l’application d’un pardon à tous les condamnés pour homosexualité.

Honte : " De quoi étions-nous coupables ? Alan Turing ou moi ? Juste d’être nés uniquement capables de tomber amoureux d’un autre homme " ? a témoigné dans les médias George Montague, 93 ans, lui aussi condamné et auteur de The Oldest Gay in the Village ( " le plus vieil homo du village " ). " Je voudrais des excuses, il n’y a rien à me pardonner ", a-t-il expliqué. Le député libéral-démocrate Lord Sharkey, qui a déposé l’amendement, a expliqué comprendre les personnes qui pouvaient trouver qu’un pardon " n’était pas adéquat ". Mais " un pardon est probablement le meilleur moyen de reconnaître la réelle souffrance infligée par des lois homophobes cruelles et injustes, que nous avons heureusement désormais abolies ".

Le débat a donné lieu à des interventions émouvantes de députés de tous bords, qui ont raconté leurs expériences. Le conservateur Iain Stewart s’est remémoré qu’il " n’était pas facile de grandir dans un petit village écossais, d’être gay et de le cacher par honte ". Hannah Bardell, du Scottish National Party, a expliqué comment elle n’avait osé avouer son homosexualité que juste après son élection : " J’espère que la prochaine génération de politiciens n’aura pas à dire " je suis homosexuel ", parce que cela n’aura plus aucune importance ". Surtout, l’intervention de Nigel Adams a entraîné une salve d’applaudissements : " Je dois présenter mon mea-culpa ". Le conservateur s’excusait d’avoir voté en 2013 contre le mariage gay. " Je pensais avoir bien fait. Mais après avoir réfléchi et vu quelle différence positive cette loi a eu pour des milliers de couples, je regrette profondément ma décision. Je me suis trompé ".

Video : Le Palmashow et les Internets !

Tu recherches les studios, et les traces de Monroe...

Oups !

Chris Mears !

vendredi, octobre 21, 2016

Sexe : Ce café vous donnera une érection à chaque tasse !

Le café a bien des vertus, dont la principale, pour la plupart des amateurs en tout cas, est d’apporter un vrai regain d’énergie. Mais cette boisson pourrait-elle faire davantage ? Aujourd’hui, on trouve un nouveau café qui fait plus que vous réveiller, puisqu’il se chargera carrément de vous donner une érection à chaque tasse bue. Présentation.

Le café qui réveille VRAIMENT : Le Stiff Bull – un nom qui ne s’invente pas – n’est assurément pas un café comme les autres. À chaque tasse que vous vous ferez couler dans le gosier, vous verrez votre libido s’exciter. Ce n’est, vous l’aurez évidemment compris, pas vraiment un café à recommander dès le réveil (à moins que vous n’ayez prévu de passer la matinée au lit en charmante compagnie), mais il pourra en tout cas se révéler fort utile si jamais votre membre viril venait à se montrer un peu… fainéant, dira-t-on.

Cependant, il y a un petit problème avec le Stiff Bull. La Food and Drug Administration ( FDA, ou " Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux " ) a publié suite à l’annonce de ce revigorant un avertissement sévère, conseillant aux gens de ne pas en consommer, notamment à cause des ingrédients non détaillés sur l’emballage. Ceux-ci pourraient pèle-mêle " faire diminuer la pression sanguine à des niveaux dangereux "… De quoi causer vertiges, évanouissements, troubles de la vision ou nausées.

Une recette trop risquée : Rien de bien glamour, et c’est même plutôt inquiétant de subir de telles déconvenues après une tasse de café. Autrement dit, merci, mais non merci, le jeu n’en vaut assurément pas la chandelle. Il y a bien d’autres moyens, bien moins étranges, pour parvenir aux mêmes fins. On vous en listait même quelques-unes il n’y a pas si longtemps.

Video : VITAA - Ça les dérange ft. JUL !

Some after school !

Guili guili !

Ni trop lents, ni trop lestes, sur ma peau...

mercredi, octobre 19, 2016

Société : Comment les gays naviguent dans le monde de l’entreprise !

Une récente étude sociologique américaine révèle que de nombreux gays mettent en place des stratégies pour adapter leur comportement au travail.

Qui n’a jamais caché à ses collègues le merveilleux week-end passé avec son chéri ? Ou le mariage de ses deux meilleurs amis dont vous avez été témoin ? Qui n’a jamais eu envie de se livrer à ses collègues sur une peine de cœur qui plombe la journée ? En somme, qui n’a jamais dû adapter son comportement en milieu professionnel ? Presque personne. Car, il faut bien l’admettre, en 2016, il est encore difficile de faire son coming-out ou d’être tout simplement soi-même face à ses collègues et sa hiérarchie sans craindre des répercutions tant dans l’ambiance de travail que dans l’avancement professionnel.

C’est ce que Travis Dean Speice, une jeune docteur en sociologie de l’université de Cincinnati, a voulu théoriser en étudiant les stratégies mises en place en milieu professionnel par les gays pour " gérer leur identité de genre et leur identité sexuelle ". Il en ressort que de nombreux gays ressentent le besoin de " modifier leur gestuelle, leur comportement et leur langage afin d’éviter des conséquences potentiellement négatives ".

Pour arriver à ces résultats, Travis Dean Speice a interviewé des gays entre 22 et 52 ans issus de tous les milieux professionnels (ouvriers, cadres, service, industrie, CDD, CDI…), analysant leur conception de la masculinité, de la féminité, de l’homosexualité, la manière dont ils ont fait leur coming-out et la description qu’ils font de leur emploi. Conclusion ? " Chez les hommes homosexuels, il y a beaucoup d’anxiété liée à la gestion de son identité et à la manière de se présenter en milieu professionnel ", explique l’auteur de l’étude intitulée " Comment les gays naviguent dans le monde de l’entreprise " .

La " sexualité hégémonique " ou la façade du professionnalisme : Travis Dean Speice introduit les concepts de " sexualité hégémonique " et de " masculinité hégémonique ", lesquels dicteraient la manière dont un homme doit se comporter en milieu professionnel. Ainsi, les hommes homosexuels, notamment ceux qui sont étiquetés comme " trop gays ", adopteraient un discours, des attitudes et un style vestimentaire leur permettant de véhiculer l’image d’une masculinité attendue.

Interrogés sur cette adaptation, les répondants utilisent souvent le terme " plus professionnel " pour qualifier leur manière de s’exprimer ou de s’habiller. Mais le chercheur avance que ce " plus professionnel " est souvent un euphémisme pour qualifier un comportement de " plus masculin ".

" De nombreux hommes m’ont dit qu’en réalité ils ne voyaient pas leur changement de style vestimentaire et de comportement comme un changement de leur représentation de genre et de sexualité. Ils disaient juste je m’habille de manière plus professionnelle. Mais lorsque je leur demandais ce que cela signifiait vraiment, ils me répondaient au final que c’est ce que les hommes hétérosexuels porteraient. Ceux qui s’habilleraient trop à la mode ou de manière trop flamboyante seraient vus comme trop gays et ne seraient pas pris au sérieux ", rapporte Travis Dean Speice.

Révéler sa sexualité ou ne pas la révéler : Concernant le coming-out en milieu professionnel, bien qu’il puisse se faire pour des raisons très variées, il semblerait que la plupart des répondants aient un fort désir de montrer la " véritable part d’eux-mêmes " aux autres. Cela leur permettrait de ne pas avoir à cloisonner leur vie ( activité génératrice d’anxiété ) et ainsi de montrer une identité plus authentique.

L’une des stratégies les plus répandues est de " prendre la température au travail ". Les répondant décrivent des situations où ils vont évoquer un lieu ou une célébrité gay pour tester la réaction de leurs collègues. Une réaction favorable ou défavorable de leur part les aidera à prendre la décision de faire leur coming-out. Malgré cela, certains ont expérimenté des situations difficiles malgré l’accueil plutôt favorable de leurs collègues avec des réflexions du type " Ok t’es gay mais ça va, t’es pas trop gay non plus " ou " J’aurais jamais pensé que tu étais gay ". De l’homophobie banalisée et inconsciente qui peut énormément blesser ceux qui la subissent.

La raison principale pour ne pas révéler sa sexualité en milieu professionnel reste " la peur omniprésente de subir de la discrimination de la part de ses collègues, de sa hiérarchie ou de ses clients ", ajoute le docteur en sociologie.

Et de conclure : " Qu’elles soient conscientes ou inconscientes, ces stratégies renforcent et perpétuent l’idéalisation d’une sexualité hégémonique et d’une masculinité hégémonique, indiquant que certaines stratégies comportementales d’être gay sont plus bénéfiques et récompensées que d’autres ".

Entre apathie et pesanteur où je demeure...

Warwick Rowers !

Dylan Sprayberry !

lundi, octobre 17, 2016

People : Pourquoi Catherine Deneuve est-elle une icône LGBT-friendly ?

Soixante ans déjà que Catherine Deneuve règne sur les écrans. Une carrière unique au cours de laquelle elle est devenue une icône gay absolue. Pourquoi ? Quelques éléments de réponse au moment où la star s’apprête à recevoir le Prix Lumière 2016.

Avec quatre rôles de femmes lesbiennes à son actif ( Écoute voir, Les Prédateurs, Les Voleurs, Huit femmes ), Deneuve est sûrement une des stars les moins farouches quand il s’agit d’aborder l’homosexualité. Et cette liberté est sans doute pour beaucoup dans la fascination qu’elle ne cesse d’exercer sur les homos des deux sexes. D’autant que l’actrice ne s’est pas contentée de vamper Susan Sarandon ou de rouler une pelle fougueuse à Fanny Ardant : elle a aussi goûté à l’amour SM et à la prostitution (Belle de jour), a vu son mari tomber enceint ( L’événement le plus important depuis que l’homme a marché sur la lune ), a désiré follement son père ( Peau d’âne ), a eu une mère lesbienne ( Belle-maman )… Bref, a adoré transgresser toutes les normes.

Sinon, entre ses rôles de maîtresse-femme ( Indochine ), de grande amoureuse (Le Dernier Métro), de princesse (Peau d’âne), de reine fofolle s’adonnant à la calligraphie ( " je fais des séries de P ", s’exclame-t-elle dans Palais Royal… ), ou de personnage proustien ( Le Temps retrouvé ), elle ne cesse de se glisser dans tous les recoins de notre imaginaire.

Ça a commencé avec Jacques Demy, ses Parapluies, ses Demoiselles et sa princesse aux robes couleur du soleil. Ça s’est poursuivi avec André Téchiné et ses passions amoureuses (sept fois). Il y a eu ensuite François Ozon à deux reprises pour des comédies, mais aussi Gaël Morel, Gabriel Aghion, Josée Dayan, Christophe Honoré, Paul Vecchiali ce mois-ci ( Le Cancre, en salles le 5 octobre )… Bref, autant dire qu’à peu près tous les cinéastes homos français, quelle que soit leur génération, ont été inspiré-e-s par son talent, son allure, sa légende.

Trente ans durant, elle fut l’incarnation de la femme Saint-Laurent et une proche du couturier. Mais elle fut aussi la femme Courrèges ( cf. les robes trapèze et les capelines des Demoiselles de Rochefort ). Et une incarnation du chic français. Sans rien renier de son goût pour la mode, cette habituée des défilés se moque gentiment de cette passion en lisant actuellement ( dans une série de vingt-deux épisodes de deux minutes diffusés sur Arte depuis le 26 septembre ) les tweets hilarants recueillis par Loïc Prigent lors de ces grand-messes.

Signataire du manifeste pour le droit à l’avortement dans les années 70 et de celui pour la dépénalisation mondiale de l’homosexualité en 2011, Deneuve a toujours milité pour la liberté de chacun-e. Elle qui aime à dire que tous ses amis sont homos a pourtant commis deux faux-pas qui n’ont pas entaché son image : avoir fait interdire, à la fin des années 90, une revue lesbienne canadienne qui avait pris son nom pour titre sans lui demander son autorisation. Et avoir fait à la télé une maladroite déclaration contre le mariage pour tous, alors qu’elle voulait dire en fait qu’elle était contre le mariage en général...

Video : Zaho - Laissez-les kouma feat. MHD !

Chris Mears !