dimanche, novembre 30, 2014
LGBT : Qui veut la mort du refuge !
Pour qui ne connait pas " le refuge ", il s’agit d’une association implantée sur tout le territoire, ou presque, et qui " soutient les victimes d’homophobie ". Elle est la seule association de ce type à être reconnue d’utilité publique. Or l’article récent (19 XI) d’un journaliste de rue 89 ( lisez l’OBS ), un certain David Perrotin a exploré les " coulisses " de cette association et en a découvert ce qui paraît être des abominations.
L’article, assez long, titre et sous titres suffisamment importants et assassins pour attirer l’attention, suggèrent un contenu, dramatique et catastrophique. Tout ce qu’il faut pour appâter le chaland. Et je fus ce chaland. Et ce que je découvris m’est en effet apparu scandaleux.
Je m’attendais en effet à des abus de faiblesse faits par des non-professionnels, bénévoles non formés, qui, attirés par la souffrance de jeunes homosexuels peuvent profiter de la situation. Sadisme, manipulation, exploitation, violence…J’imaginais des détournements d’argent et autre malhonnêteté de la part de dirigeants, comme la presse nous en tartine à longueur d’infos. C’est vrai qu’il doit bien exister par ci par là des dysfonctionnements, comme dans toute entreprise humaine, inévitables mais non excusables pour autant, mais là, les crimes commis par " le refuge " consistaient à servir des pots de yaourt dont la date de péremption dépassait de trois jours ou de anicroches invérifiables, comme il s’en passe quotidiennement dans les cours de récré. Pas de quoi fouetter un chat !
Mais ce que je crois avoir compris, c’est que d’autres associations qui, par ailleurs, font un boulot difficile mais indispensable, tout comme " le refuge ", touchent moins d’argent et surtout " ne bénéficient pas du soutien officiel et affirmé " de Madame Taubira, et ça, ça se digère difficilement !
Rivalités, jalousie, qu’il est difficile d’être humain ! Et puis, à cette époque d’homophobie sournoise, n’y aurait-il pas quelque marcheur zélé qui susurre aux médias dont la mode semble être à présent à la chasse aux sorcières, de discréditer ceux qui prennent les vertus républicaines trop au sérieux.
Un de mes billets précédents posait cette question : " Qu’est-ce qu’informer ? ". Dans les cas de cet article nous avons un bel exemple de désinformation, écrit dans l’intention de nuire à des personnes qui tentent, je suppose, ne les connaissant pas, de faire, avec d’autres bien sûr, un travail difficile et indispensable.
Le journaliste qui , selon moi bien sûr, a écrit cet article en vue de nuire à une association, ne sait-il pas que son travail de sape peut être criminel. Que des jeunes gens lisant l’article pourraient hésiter à se faire aider et céder au désespoir.
Monsieur Perrotin, attaquez-vous plutôt aux réseaux de drogues, c’est plus dangereux certes, mais là vous feriez œuvre utile...
Source
US : Les Américains disent oui à l'égalité des droits pour les gays, moins aux bisous en public !
Accepter que les homosexuels aient les mêmes droits que les hétéros est une chose, mais être à l'aise devant un couple gay qui s'embrasse, c'est apparemment un peu plus compliqué. Une étude publiée dans l'American Sociological Review a analysé cette divergence : des sociologues de l'université de l'Indiana ont fait lire des histoires sur des couples imaginaires –hétéros, gays et lesbiens– à mille Américains.
70% des personnes sondées étaient d'accord pour dire que les couples gay et lesbiens devaient avoir les mêmes droits que les couples hétérosexuels en ce qui concerne les successions ou les visites à l'hôpital. Mais lorsqu'on leur a demandé s'ils approuvaient que " Jennifer et Heather " ou " Matt et Brian " s'embrassent en public, leur attitude était moins ouverte.
Alors que 95% des personnes n'avaient aucun problème avec le fait que " Jennifer et Brian " se fassent un bisou dans un parc, 55% n'approuvaient pas le baiser public entre deux hommes. Voir deux lesbiennes qui s'embrassent passaient mieux, avec 70% d'opinions " favorables ". Long Doan, l'auteur de l'étude, explique que ces résultats confirment un phénomène assez traditionnel selon lequel l'acceptation de l'égalité formelle est plus facile à obtenir que la tolérance quotidienne des différences de l'autre.
" Nous avons eu des lois sur les droits civiques bien avant que les Américains aient des attitudes positives envers les minorités ethniques...Les préjugés plus subtils et informels persistent plus longtemps ". Résultat étonnant de l'étude : les homosexuels sondés sont également peu favorables aux marques d'affections publiques entre gays. Alors qu'ils approuvent les baisers publics entre hétéros, ils sont beaucoup plus réticents face aux marques d'affection entre personnes de même sexe.
samedi, novembre 29, 2014
vendredi, novembre 28, 2014
jeudi, novembre 27, 2014
Sexe : Bisexualité et pansexualité, même combat ?
Histoire de briser tout suspens inutile : en gros, je pense que oui. Il n’y a plus qu’à détailler. Se nommer pour se situer ! Il y a quelques années, quand j’ai découvert que je n’étais pas strictement hétérosexuel, mais capable d’être attiré non pas seulement par des femmes, mais aussi par des hommes, j’ai cherché à mettre un nom sur cette attirance.
C’est un besoin que beaucoup de gens ressentent dans une situation pareille, qu’ils soient des pré-adolescents ou des gens d’âge mûr mariés avec enfants et tout. C’est le trouble de Kinsey : on se rend compte qu’on n’est ni en haut ni au bas de l’échelle, mais quelque part entre les deux. Et, si vous me laissez filer la métaphore, je pourrai dire qu’à défaut de se sentir très à son aise sur un barreau d’échelle, on a envie de numéroter les barreaux et de donner un chiffre, voire un nom, au lieu où on se trouve. C’est un réconfort qu’on peut trouver dérisoire, mais passer de " Au secours, je ne sais pas ce qui m’arrive, je ne suis pas homo et pourtant je suis attiré par un mec, je suis quoi ? " à " Il y a une échelle pour mesurer ça et je suis à 1 ou 2 et non à 0 comme je le pensais ", c’est déjà une étape essentielle. On n’est plus hors des cartes, on n’est plus dans l’inconnu total : on tâtonne, on jette autour de soi des balises lumineuses, on prend des repères, on guette, on mesure, on observe, on remesure, avec l’envie, le besoin irrépressible de se situer.
Et, donc, de se nommer. On pourrait s’interroger sur ce besoin de se nommer. Je ne suis pas certain que ce besoin ait quoi que ce soit de spontané ( encore moins de naturel ) ; d’ailleurs, je croise régulièrement des gens qui ne cherchent pas à donner un nom à leur vie sexuelle/sentimentale, qui ne paraissent pas ressentir le besoin de se trouver une étiquette, une catégorie, une désignation. Est-ce de la force, de l’indifférence, une façon de penser différente de la mienne, un hasard pur et simple ? Je n’en ai aucune idée, mais j’aime bien qu’il y ait des gens comme ça.
Toujours est-il que, de mon côté, j’ai tout de suite eu besoin de mettre un nom sur ce que j’étais. Puisque manifestement je n’étais pas hétéro, mais pas homo non plus, il fallait que je sois autre chose. J’ai cherché sur Internet, j’ai fini par tomber sur le site Bisexualite.info et son forum, je me suis présenté, j’ai discuté, j’ai cherché sur deux ou trois autres sites… et j’ai fini par me dire que je devais être bi. J’ai adopté l’étiquette à titre provisoire, en me disant que c’était rassurant d’avoir ça pour le moment, et qu’on verrait bien plus tard comment les choses évolueraient. Grosso modo six ans après, " bisexuel " me convient toujours.
US : A la prison centrale pour hommes de Los Angeles, les gays et transgenres ont une aile rien que pour eux !
Il n’existe pas d’équivalent, aux Etats-Unis, de la " K6G " de la prison centrale pour hommes de Los Angeles. Parmi les 21 plus grands établissements pénitentiaires urbains des Etats-Unis, celui de LA est le seul à disposer d’une aile totalement réservée aux gays et transgenres, où ils vivent séparés du reste de la population carcérale. C'est ce que l'on découvre dans un reportage du Los Angeles Weekly (repéré par Reader), qui est allé y filmer des scènes de vie quotidienne.
Dans la K6G, les prisonniers peuvent s’exprimer: ils décorent leur chambre, organisent des " dortoirs-dating " ou un défilé de mode avec des vêtements créés à partir de leurs draps de prison et de leurs objets du quotidien :
" Techniquement, les détenus détruisent la propriété du Département quand ils réutilisent leurs blouses de prison, les rasoirs et t-shirts officiels. [...] cependant [...] la réprimande n’a pas tellement de sens quand les détenus sont engagés dans des activités inoffensives ".
L’entraide est aussi bien plus importante. Les " House mouth ", ces détenus connus pour leur attitude de soumission ou leur connivence avec les supérieurs, sont mieux vus que dans le reste de l’établissement. Ils sont élus par les autres prisonniers et chargés de rapporter les doléances à l’administration.
Mais surtout, cette aile est un relatif " havre de paix " au sein de la prison centrale pour hommes de Los Angeles. L’établissement est connu pour sa violence : sept geôliers ont été condamnés cette année pour usage excessif de la force contre les détenus, dont la population est décrite comme un " chaudron de tensions raciales ".
mercredi, novembre 26, 2014
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