lundi, novembre 30, 2020

Hongrie : L'adoption pour les couples homosexuels mise en cause !

En Hongrie, les couples homosexuels s'inquiètent d'un projet de modification de la Constitution qui les priverait du droit d'adopter.
 
Andrew, 4 ans, a deux pères adoptifs Adam et Martin. Ces derniers souhaiteraient un second enfant mais cela semble compromis en raison d'un projet d'amendement de la Constitution défendu par le gouvernement conservateur de Viktor Orban, en Hongrie. " Il y a déjà beaucoup de débat sur le sujet. Chaque fois que vous allumez la télévision, vous entendez que nous ne sommes pas une bonne famille, et que nous ne méritons pas de vivre heureux comme nous le faisons maintenant ", explique Adam. 

L'amendement entend inscrire dans la Constitution que " la mère est une femme et le père un homme ". C'est la ministre de la justice Judit Varga qui a présenté le projet au Parlement. Il va sérieusement compliquer l'adoption par les couples homosexuels. 

La mère est une femme et le père est un homme : Gergely Gulyas, responsable du cabinet du Premier ministre défend un texte destiné, selon lui, à protéger les enfants : " le développement physique et mental d'un enfant est favorisé par le fait qu'il a une mère et un père. Mais il peut y avoir des cas exceptionnels ", dit-il, " je pense que c'est une réglementation raisonnable dans l'intérêt supérieur de l'enfant ". 

Adam et Martin ont l'impression de vivre dans un monde parallèle. Ils affirment n'avoir jamais ressenti de rejet de leur entourage. " Amis, voisins, famille, même à la campagne, tout le monde est très compréhensif. Tout le monde nous connaît, ça n'a jamais posé de problème ", témoigne Martin. 

Selon un autre projet de loi, seuls les couples mariés pourront adopter des enfants. Or actuellement, l'adoption dans le pays n'est possible pour les couples de même sexe que si l'un des partenaires a fait une demande en tant que célibataire. Les associations de défense des droits des personnes LGBT dénoncent des mesures discriminatoires. 

La communauté LGBT dénonce des discriminations : " On ne comprend pas ce que cela va signifier exactement en pratique. Mais lorsqu'on lit le texte conjointement avec le projet de loi sur l'adoption, il s'agit d'empêcher les personnes de même sexe d'adopter quelle que soient les circonstances ", explique Tamas Dombos, membre du conseil d'administration de Hatter Society, la principale association gay de Hongrie. Selon le projet d'amendement, pour adopter, les célibataires devront demander l’autorisation spéciale du ministère chargé des Affaires familiales. 

Katalin Novák est à la tête de ce ministère. Elle a déclaré sur Facebook que l'objectif était que tous les enfants puissent grandir dans une famille et que leur intérêt soit protégé. " Un petit garçon doit avoir le droit de grandir comme un petit garçon et une petite fille doit pouvoir grandir comme une fille. En Hongrie, aujourd'hui, c'est devenu nécessaire " a-t-elle déclaré. 

" Comme le sujet concerne les droits fondamentaux , il est nécessaire de modifier la Constitution. Cela nécessite un vote aux deux tiers au Parlement, ce qui est depuis 10 ans une simple formalité, car les représentants des partis au pouvoir disposent de cette majorité constitutionnelle qu'ils ont toujours utilisée, lorsque c'était nécessaire " conclut notre reporter à Budapest, Olivia Harangozó. 

Video : Kettle !

Le geste baroque se dirige vers le corps puis exprime le recueillement et le frisson...

Tu veux jouer à " Brokeback Mountain " avec moi !

Homophobie : Les Indonésiens n'auront pas à dénoncer les homos au sein de leur famille !

Alors que le pouvoir indonésien multiplie les attaques contre les LGBTQ+, le Parlement a mollement repoussé une loi qui aurait notamment permis à l’État de superviser la " réhabilitation " de parents et enfants " déviants ". 

Certains débats du Parlement indonésien sont dignes d’un mauvais préquel de " La Servante écarlate ". Ainsi le Jakarta Globe rapportait hier l’abandon d’un projet législatif appelé " Résilience familiale ". Le Parti de la justice et de la prospérité ( PKS, islamiste ) voulait y préciser les rôles assignés aux époux et aux parents, afin de " réaliser le développement émotionnel et spirituel du peuple indonésien ". 

Il prévoyait notamment de rendre les femmes officiellement responsables des travaux domestiques et de " l'accomplissement des droits du mari et des enfants conformément aux normes religieuses ". 

Un des articles les plus controversés consistait en l’obligation de signaler tout " problème familial " à un organisme gouvernemental. À cet égard, les personnes " déviantes " ( parce qu’elles auraient commis des actes homosexuels, sadomasochistes ou incestueux, précise le texte ) auraient dû être dénoncées aux autorités par leur conjoint, parent ou enfant. Objectif : permettre leur " réhabilitation sociale ou psychologique ", leur " remise sur le droit chemin spirituel ", voire de leur " réhabilitation médicale ". Significativement, les violences domestiques ne faisaient pas partie des " problèmes familiaux " identifiés par le PKS. 

Trop intrusif : Ce n’est pas le caractère grossièrement patriarcal et homophobe de cette " résilience familiale " qui a convaincu les parlementaires indonésiens de rejeter la loi. C’est plutôt l’idée de voir l’État mettre son nez dans les foyers. " Nous sommes une société hétérogène, qui ne peut être uniformisée, surtout en ce qui concerne les affaires du foyer. Chaque famille a sa propre façon de s’organiser ", constatait Nurul Arifin, élue du parti conservateur laïc Golkar, qui a soutenu le texte avant de changer d’avis. 

L’homosexualité n’est pas illégale en Indonésie ( hormis dans la province d’Aceh ). Mais la situation des minorités sexuelles et de genre s’y est fortement dégradée ces dernières années. Les partis conservateurs et islamistes exercent une pression accrue pour criminaliser les relations entre personnes de même sexe. La police, de son côté, mène des raids et des vagues d’arrestations hautement médiatisés dans des saunas et des soirées. Au mois d’août, une cinquantaine de jeunes hommes soupçonnés de " pornographie " ont été jetés en prison et exhibés devant les caméras. 

Video : Maximillian - I Know Better !

Un instantané de velours, même s'il ne sert à rien va, le vent l'emportera...

Un soir au musée !

L'homme est plus dur que le fer, plus solide que le roc et plus fragile qu'une rose...

dimanche, novembre 29, 2020

Santé : Un Français sur deux ne se protège pas systématiquement du VIH avec un nouveau partenaire !

Une étude Harris Interractive met en évidence le manque d'information sur le VIH dans la population générale. Les Français connaissent mal les outils de prévention, ce qui renforce la sérophobie

Si les progrès dans la lutte contre le VIH permettent d'abandonner la capote grâce à la PrEP ou le TasP, l'information reste l'angle mort de la lutte contre le virus. C'est ce que rappelle une étude Harris Interactive conduite pour Gilead ( le labo qui commercialise le Truvada ). Les chiffres sont impressionnants : 82% des hétéros disent courir un faible risque de contracter le VIH. Chez les hommes gays et les bis, ce chiffre baisse à 63%. Résultat, un Français sur deux ne se protège pas systématiquement lors d'un rapport avec un nouveau partenaire. 

La prévention au sein de la communauté LGBT+, le travail acharné des associations, porte ses fruits : les nouvelles contaminations au VIH diminuent chez les HSH. À tel point qu'en 2018, les nouvelles contaminations après un rapport sexuel concernaient 56% des hétéros. Et le manque d'information est criant : un Français sur quatre (27%) pense que le VIH se transmet par le baiser. Un sur trois (36%) pense qu'une piqûre de moustique peut le transmettre. Une fois pour toutes, le VIH ne se transmet ni par la salive, ni la toux, ni la sueur, ni les piqûres d'insectes. 

Indétectable = intransmissible : Pire encore, la règle indétectable = intransmissible est loin ( mais alors très loin ) d'être entrée dans les mœurs des Français. 84% des Français interrogés pensent qu'ils courent un risque de contracter le VIH en ayant une relation sexuelle non protégée avec une PPVIH ( personne porteuse ) qui suit un traitement. Rappelons-le, une personne sous traitement ne transmet pas le virus. D'ailleurs, une personne sous traitement a une espérance de vie équivalente à la population générale ( même légèrement plus élevée ). 

Plus grave, seulement un Français sur deux se protège systématiquement lors d'un rapport avec un nouveau partenaire. C'est un sur trois (30%) chez les plus de 50 ans et un peu moins de un sur deux (43%) chez les 15-24 ans. " On a observé depuis quelques années un certain relâchement, en particulier chez les jeunes et aussi, plus récemment chez les plus de 50 ans ", remarque Gérard Mermet, sociologue chargée de l'étude, dans un communiqué. 

Une sérophobie largement présente : Malgré ce manque de prudence, les Français font toujours porter la culpabilité du virus aux PPVIH : 65% des sondés se disent " gênés " à l'idée d'avoir un rendez-vous amoureux avec une PPVIH. 62% disent qu'elles ont été " imprudentes " lors de leur contamination. Les idées reçues sont telles que 25% des Français trouvent " gênant " de travailler avec une personne porteuse du VIH. 

En matière de dépistage au sein de la population générale, seuls 51% des Français déclarent s'être déjà fait dépister pour le VIH au cours de leur vie. Pour rappel, chez les HSH multipartenaires, le dépistage est préconisé tous les trois mois ou tous les 10 partenaires. Les associations de lutte contre le VIH regrettent que le dépistage, s'il est gratuit, n'est pas toujours facile d'accès : les horaires des CeGIDD sont contraints, et les établissements sont parfois éloignés. 

*Enquête réalisée par Harris Interactive, mise en place et analysée par Francoscopie auprès de 2.225 personnes de la population générale en septembre 2020. Parmi les personnes interrogées, environ 10% des hommes s'identifiaient comme homosexuels, bi ou pan et 5% des femmes s'identifiaient comme homo, bi ou pan. 

Video : L'Age de cristal, une série culte !

Il est difficile de dire adieu lorsqu'on veut rester, compliqué de rire lorsqu'on veut pleurer...

Oups !

Bombez le torse bombez, prenez des forces bombez...

LGBT : Dans la lutte contre le VIH, AIDES frappe fort avec une nouvelle campagne de sensibilisation

L'association AIDES continue ses actions préventives à travers une petite flopée d'affiches et de spots vidéo percutants. Leur but ? Mettre un terme aux discriminations ciblant les minorités qui favorisent la propagation du VIH. 

Même en temps de confinement, la lutte contre le VIH ne connaît pas de répit. La preuve alors qu'AIDES vient de dévoiler sa toute nouvelle campagne de sensibilisation, sobrement intitulée " Pourtant, je m'appelle ". Une campagne entièrement digitale afin de s'adapter au contexte sanitaire restrictif. À coup de visuels chocs et de courts témoignages vidéo, cette campagne fraîchement inaugurée s'attaque aux discriminations. 

" Les personnes LGBTQI+, les migrant·e·s, les travailleurs·euses du sexe, les usager·ères de drogues ou encore les personnes détenues sont particulièrement vulnérables au VIH, explique l'association dans une note d'intention sur son site officiel. Les discriminations, inégalités et toutes les formes d'exclusion dont ils et elles sont victimes restreignent leur accès aux soins, aux traitements et à la prévention ". 

Mettre un visage sur les violences : Pour ce faire, AIDES fait appel à cinq personnes issues des minorités évoquées afin qu'elles livrent leur témoignage devant l'objectif. L'idée est donc de démanteler les stéréotypes corrosifs que la société cultive à leur égard pour qu'elles ne soient plus stigmatisées. 

Cette campagne inclusive sera déployée en grande partie sur les réseaux sociaux afin de toucher un maximum de personnes. En parallèle, un dispositif de don pour aider à la lutte contre le VIH est mis en place pour accompagner la campagne. 

Le site officiel ( Pour découvrir la campagne de sensibilisation ) : Here/Ici 

Video : Pourtant, je m'appelle... Eric ( AIDES ) !

A quel sein se vouer...

Love !

Ça me soulage et ça s'arrange, mais ça fait pas très sérieux...

samedi, novembre 28, 2020

LGBT : Un collectif de victimes appelle à " bannir " les " thérapies de conversion " !

Dans une tribune au Monde, les membres du collectif Rien à guérir appellent le gouvernement à appuyer la proposition de loi pour interdire les " thérapies de conversion ". Et de ne pas s'arrêter à des amendements qui laissent des trous dans la raquette. 

Ils craignent un texte au rabais. Dans une tribune au journal Le Monde, un collectif de victimes de thérapies de conversion, appelle le gouvernement à soutenir la proposition de loi pour interdire ces pratiques. Ils ne veulent pas du " texte au rabais ", annoncé par Marlène Schiappa dans le projet de loi sur le " séparatisme " par voie d'amendements. 

Ces thérapies prétendant " guérir " de l'homosexualité ou de l'identité de genre sont encore encouragées par une frange religieuse de la population, mais aussi par des personnes qui se réclament de la médecine. " Ces pratiques existent bel et bien aujourd’hui, en France, nous en sommes témoins. Que ce soit par des sessions spirituelles, des accompagnements thérapeutiques ou spirituels, des exorcismes, des rassemblements de prière, des jeûnes ou tout autre type de pressions, ces actes qualifiés d'homothérapie ou, plus fréquemment, de thérapies de conversion, portent gravement atteinte à la personne humaine et à son identité, qu’on ne peut modifier ", écrit le collectif Rien à guérir. 

Honte, culpabilité, isolement, désespoir : Ils dénoncent également les effets sur la santé mentale des victimes. Car si ces " thérapies " n'ont aucune influence sur leur identité de genre ou leur orientation, elles causent " honte, culpabilité, isolement, désespoir ". Les victimes font état d'épisodes dépressifs, d'une grande anxiété. Certains ont même tenté de mettre fin à leurs jours. 

" Les promoteurs de ces pratiques ont non seulement pu agir depuis des années sans être inquiétés, mais ont aussi prospéré au cours des vingt dernières années sur le territoire national et en Europe. Tant que la qualification pénale de ces pratiques et l’infraction spécifique n’existeront pas, il sera impossible de les identifier et de les combattre. Nous ne pourrons toujours pas porter plainte ni nous reconnaître en tant que victimes ", dénoncent les victimes. " Lutter contre ces dérives, c’est permettre aux personnes, en particulier les plus jeunes en recherche d’identité, de trouver la liberté d’être ce qu’ils sont sans la culpabilité induite ou confortée par les fausses promesses ", ajoutent-elles. 

Une initiative du gouvernement qui sape le travail parlementaire : " C’est un cri d’alerte que nous lançons aujourd’hui : alors que ces pratiques dévastatrices progressent par l’importation des mouvements " ex-gays " américains en France depuis les années 1990, elles ne font pas l’objet d’une interdiction spécifique sur notre territoire. Il est temps d’agir fermement et intelligemment ", alertent-ils. C'est là que le bât blesse. Sans avoir consulté personne, Marlène Schiappa a annoncé en octobre que l'interdiction de ces thérapies serait inscrite dans le projet de loi du gouvernement contre les " séparatismes ". 

La ministre déléguée à la Citoyenneté ne pouvait pas ne pas savoir que Laurence Vanceunebrock-Mialon travaille d'arrache pied ( avec son collègue insoumis Bastien Lachaud ) depuis plusieurs années pour mettre à l'ordre du jour une proposition de loi à ce sujet. En juin, elle avait obtenu de son groupe que la proposition de loi soit débattue après avoir écrit un rapport particulièrement documenté. Dans nos colonnes, la députée craignait que son texte soit vidé de sa substance. Depuis, elle semble hésiter à quitter la République en Marche. " Le manque d'écoute parfois, même pour les sujets qui me tiennent à cœur, laisse une impression d'impuissance et de manque de considération des travaux que nous menons, avec certains de mes collègues parlementaires ", ajoute-elle. 

Des amendements " au rabais " : Les auteurs de la tribune appuient la députée. " Nous souhaitons mettre en garde le gouvernement contre cette approche qui ne tient pas compte de l’ensemble du phénomène. Procéder ainsi aurait pour conséquence de laisser de côté les thérapies de conversion médicales ou sociétales. De plus, alors que l’interdiction des thérapies de conversion fait consensus, l’intégrer à un projet gouvernemental qui fait débat risque de mettre en péril le travail de longue haleine des parlementaires et de la société civile ". Avant de conclure : " ne misons pas sur un texte au rabais, soutenons le travail déjà effectué ". 

Video : L'homosexualité est-elle un choix ?

Confidence sur divan, on se psychanalyse...

Oups !

Dans mes draps de chrysanthèmes...

Sexe : Qui sont les hommes qui envoient des photos de pénis non sollicitées ?

Entre désir et dégradation, amour et haine, la ligne est fragile...

Qui sont ces hommes qui envoient des photos de leur pénis sans qu'on leur ait rien demandé ? Votre voisin, votre collègue, votre boulanger : sur un échantillon de plus de 1000 hommes hétérosexuels, 48% avaient transmis des dick pics non sollicitées. 

Le Journal of Sex Research a été enquêter : ce sont des hommes ( sans blagues ), très jeunes, présentant de hauts niveaux de narcissisme et de sexisme ( bienveillant et malveillant ). Ils sont aussi érotophobes : ils tiennent la sexualité pour quelque chose de dégradant et de négatif.

Pourquoi envoient-ils ces images ? D'abord pour créer une forme de communication : 43.6% de ces hommes espèrent recevoir des photos en retour, ou espèrent attirer de l'attention sexuelle ( ah, la naïveté). 32.5% sont en recherche de partenaires. 18% envoient ces images tout simplement pour le plaisir.

Ensuite, le tableau commence à se corser :

- 9% veulent du pouvoir et du contrôle. Ils aiment l'idée que l'autre n'ait pas consenti, que cette personne soit énervée - ils trouvent ça marrant.

- 6% ont des conflits d'enfance à régler : leurs parents les ont humiliés quand ils étaient nus ( et la dick pic permet de se sentir mieux ), mais ils peuvent aussi avoir la nostalgie d'une enfance où ils pouvaient gambader nus.

- 6% sont avant tout misogynes : il s'agit de punir les femmes, de leur montrer qu'elles sont méprisables.

Au niveau des réactions attendues, l'immense majorité cherche à produire de l'excitation sexuelle, puis vient le fait que l'autre se sente beau/belle et désirable. Mais il se mêle à ces " bons sentiments " des intentions beaucoup moins innocentes : l'envie de choquer, d'effrayer, de dégoûter, d'exaspérer, de culpabiliser ou d'humilier. ( Notez que ces contradictions peuvent habiter la même personne, au même moment )...

Que conclure de ce tableau ? Que nous sommes face à un phénomène complexe, mais surtout, qu'Internet et la dématérialisation nous permettent de révéler des envies, des traumatismes, des émotions, qui n'ont pas leur place hors-ligne. 5% des hommes interrogés s'étaient déjà exhibés publiquement, mais 20% par webcam ou via une nouvelle technologie. Internet ne pousse pas au délit. Mais Internet nous donne un endroit où nous pouvons commettre des mini-transgressions sexuelles. 

Video : Henri PFR x Famba ft. Chiara Castelli - No One Knows !

C'est l'heure du baptême, je vous aime devant l'éternel...

Love !

Certains matins de printemps ont une fraîcheur de grenouille...

vendredi, novembre 27, 2020

Tribune : Hommage national à Daniel Cordier ( L'occasion manquée d’Emmanuel Macron ) !

Alors qu'Emmanuel Macron a rendu hier hommage au résistant Daniel Cordier, il n'a jamais mentionné l'homosexualité de ce dernier. Pour l'auteur Olivier Charneux, une occasion manquée de rappeler que de nombreux héros et héroïnes de la Résistance étaient homosexuel.le.s. Et que leur orientation sexuelle n'était pas pour rien dans leur engagement.

Daniel Cordier fut un résistant de premier ordre, secrétaire de Jean Moulin, oui. Mais il était aussi ouvertement homosexuel. Pour le dire sans le dire, le président Emmanuel Macron, dans son hommage officiel aux Invalides ce jeudi 26 novembre 2020, a usé de cette périphrase : " il était libre dans ses amours ", comme si prononcer le mot " homosexuel " était infamant, honteux. Quelle occasion manquée ! Pourquoi est-ce si important de rappeler clairement que Daniel Cordier était homosexuel ? Valoriser un héros gay aurait contribué à la fierté d’une communauté aussi bien dans son sein qu’à l’extérieur, et aurait participé à lutter contre les clichés, les a priori et les discriminations.

Résistance contre un régime homophobe : À ceux qui me rétorquent " C’est une récupération communautariste, ce résistant n’a pas agi en tant qu’homosexuel mais comme un patriote. On n’a pas besoin de connaître son orientation sexuelle. Ce qui compte ce sont ses actes de résistance et son courage ", j’oppose les arguments suivants. Peut-on dissocier son orientation sexuelle de son engagement, dans une France où une loi discriminatoire avait été votée par le gouvernement de Vichy en août 1942 introduisant, pour la première fois depuis la Révolution, la notion " d’actes contre nature " pour désigner les relations homosexuelles ? ( Cette loi a perduré 40 ans et fut abolie par Robert Badinter en 1982 ). Peut-on oublier son orientation sexuelle quand on risque d’être arrêté et déporté à cause de celle-ci ? Combattre pour la liberté et contre le nazisme impliquent-t-ils que l’on efface qui on est ? La réponse est non.

Certains refusent d’associer l’orientation sexuelle à la résistance mais n’hésitent pas, en revanche, à l’associer à la collaboration comme notamment pour Abel Bonnard ( ministre gay dans le gouvernement de Vichy, surnommé " la Gestapette " ), Robert Brasillach, Suzy Solidor et en accusant à tort, des personnalités comme Charles Trenet, entre autres... Pourtant, pour la Résistance, les homosexuel.le.s étaient des recrues idéal.e.s, puisqu’elles/ils avaient l’habitude de mener une double vie, de faire croire à une hétérosexualité de façade et n'avaient souvent pas d’enfants à charge.

Les homos, " éléments de peu de valeur " : Mais la résistance a toujours refusé d’admettre qu’il y avait des homosexuel.le.s dans ses rangs. Les communistes autant que les gaullistes considéraient qu’elles/ils étaient un obstacle à leur combat et donnaient d’eux une mauvaise image. Un.e homo était forcément un.e lâche, un.e traitre en puissance, un.e collabo couchant avec l’ennemi. Et les homosexuels masculins, pas assez virils. La résistance a toujours refusé la réalité de ces résistant.e.s-là. À ce déni des homosexuel.le.s résistants il faut ajouter le déni des étoiles roses, internés dans des camps de concentration. Et aussi le déni des expériences pseudo-scientifiques pratiquées sur des homosexuels à Buchenwald. Des militants gays se sont battus durant des décennies pour avoir le droit de participer aux commémorations les concernant. Dans les camps de concentration comme Buchenwald, les homosexuels étaient mis à l’écart par les prisonniers politiques qui ne les associaient jamais à leur combat et les rejetaient. " Le camp avait cette tendance compréhensible de se séparer des éléments considérés comme moins importants, de peu de valeur ou sans valeur, les homosexuels" écrit un des rescapés, étoile rouge, Eugen Kogon, dans son livre référence " L’État SS ". Ni héros, ni victimes, en un mot INEXISTANTS.

Hommage aux résistants homosexuels : Profitons de l’hommage national rendu à Daniel Cordier pour clamer haut et fort combien les homosexuel.le.s ont contribué à la liberté de la France. Citons d’autres résistant.e.s homosexuel.e.s assumé.e.s comme Rose Valland, historienne d'art qui participa au sauvetage et à la récupération de dizaines de milliers d'œuvres d'art volées par les nazis, Edith Thomas, romancière et archiviste, cofondatrice du Comité national des écrivains, et toutes ces lesbiennes résistantes qui participèrent à la libération de leur ville, de leur région, comme Rolande Trempé et Andrée Dubos-Larouquette, Marie-Henriette Doin, Claude Cahun, Suzanne Malherbe et Marie Thérèse Auffray. N’oublions pas Pascal Copeau, l’un des chefs les plus importants de la Résistance, commandant en second de Libération-Sud.

Jean Desbordes, écrivain, secrétaire et amant de Jean Cocteau avant-guerre qui dirigea le Réseau marine F2 en charge de surveiller les mouvements maritimes de la Manche et qui participa au succès du débarquement allié de juin 1944 ( il mourut sous la torture de la Gestapo en 1944 ), Roger Stéphane, écrivain et journaliste, cofondateur de L’Observateur, militant au parti communiste qui s’engagea par amour pour Jean-Pierre Sussel, lui-même engagé au réseau Combat, Pierre Herbart, écrivain, proche de Jean Cocteau et d’André Gide qui fut membre du réseau " Défense de la France ", co-créa le journal homonyme qui deviendra France Soir et organisa la libération de la ville de Rennes et tous ceux qui fabriquaient des faux-papiers, aidaient des juifs, transmettaient des message comme Joseph Royan, Joseph Beauffrey, François Vernet, Aimé Spitz, Roger Wybot, Maurice van Moppès. Cette liste n’est pas exhaustive. Toutes et tous méritent d’être célébré.e.s et honoré.e.s par la République. En 2020, finissons-en avec la peur du " lèse résistance ".

Le temps où seul.e.s les hétérosexuel.le.s avaient droit au statut de héros est révolu. Daniel Cordier est l’un des symboles les plus forts de notre fierté.

Video : Alex & Alex !

Catch the light !

Cette intuition gênante, ce petit côté souffrance...

LGTB : Find your gay competitor, l’appli qui unit par le sport !

Find your gay competitor ( FYGC ) voit le jour en juin dernier, grâce à deux amis, George Kardaras et Lambros Kostapappas. En l’espace de quatre mois, l’appli connaît un bon accueil auprès des sportifs LGBTQI+, professionnels ou non grâce à son accessibilité et sa facilité. Aujourd’hui, elle est disponible sur IOS et Android dans tous les pays du monde. Les créateurs nous en disent plus. 

LEUC : Pourquoi avez-vous choisi de nommer l’application Find your gay competitor ?

FYGC : Le sport, c’est le plaisir, le fair-play et se faire de nouveaux amis, mais c’est aussi faire de l’exercice, s’entraîner, trouver ses limites et enfin la compétition. Les athlètes LGBT + ne doivent pas avoir peur de la compétition et de montrer leurs compétences. L’application prend en compte le coming-out de chaque athlète (pro ou amateur) car il / elle / iel est un compétiteur, un modèle pour la communauté LGBT +.

Le mot " gay " dans le nom de notre application représente l’ensemble de la communauté LGBT +. Dans la nouvelle version bêta, vous aurez la possibilité de vous définir dans votre profil en tant qu’athlète masculin, féminin ou diversifié.

Comment est née l’idée de l’application ?

L’idée est née à Tel Aviv lors des Jeux de 2019 où George participait en tant que nageur pour la Grèce. Se promenant dans la ville, il a vu des gens faire du jogging et a souhaité pouvoir trouver un compagnon LGBT + local pour faire du jogging et voir la ville également.

Il a discuté avec Lampros de la nécessité d’une solution où les personnes LGBT + pourraient trouver d’autres personnes LGBT + pour faire du sport ensemble sans craindre d’être victimes d’intimidation. Et, ils ont tous deux conçu une application mobile pour résoudre ce problème.

Ce projet a-t-il répondu à une demande des personnes LGBTQI + du sport, professionnels ou non ?

Pour plusieurs raisons, oui. Pendant le confinement, nous avons réalisé un grand besoin de continuer à faire du sport. Comme les gymnases et les installations extérieures ont été fermés, nous avons ajusté notre solution d’application mobile pour fournir un " endroit " sûr où les personnes LGBT + trouvent leur partenaire sportif et continuent leurs entraînements.

Nous avons décidé qu’en plus d’aider les individus, notre application FYGC pourrait être un agrégateur pour unir les clubs sportifs et les entraîneurs personnels gays ou gay friendly. De cette façon, nous pourrons les aider à trouver des membres et des clients et à développer leur potentiel.

FYGC se consacre-t-elle uniquement aux conversations en ligne ? Ou des événements peuvent-ils se mettre en place ?

Pour le moment FYGC est dédié aux particuliers, les utilisateurs peuvent se renseigner sur les actualités sportives LGBTQI+. Mais, les clubs sportifs et les entraîneurs personnels seront prochainement inclus. En conséquence, les utilisateurs auront la possibilité de choisir parmi des partenaires sportifs individuels, des clubs sportifs ou de trouver un entraîneur personnel. Nous n’organisons pas d’événements, mais grâce à notre " Calendrier sportif ", les clubs et organisations sportifs LGBT + peuvent informer les utilisateurs de leurs événements à venir. Bien sûr, un chat est inclus, afin de planifier votre entraînement... 

Quel futur envisagez-vous pour FYGC ?

Nous allons mettre en place la fonctionnalité " Calendrier des sports ", afin de trier les matchs et les événements par type de sport, lieu, etc... De plus, nous prévoyons d’ajouter de nouvelles catégories de sport. Nous inclurons également un filtre Homme / Femme / Divers et une catégorie Sport Club.

Enfin, avez-vous un message pour encourager les personnes LGBTQI + à utiliser l’application ?

Téléchargez l’application, essayez-la et donnez-nous vos commentaires. Nous voulons rendre votre expérience d’entraînement sûre et efficace et vous aider à trouver de nouveaux partenaires sportifs. Ensemble, nous pouvons rendre le sport inclusif à nouveau ! 

L’info en plus : Find your gay competitor a le soutien de l’EGLSF ( European Gay and Lesbian Sports Foundation ), qui l’inclut dans sa newsletter ainsi que dans ses réseaux sociaux. L’appli est disponible sur IOS et Android. 

Video : Dotan - There Will Be A Way !

Il me noie de promesses, et moi, j'me ruine dans ses caresses...

Oh la la !

J’ai grandi avec mes six frères, c’est comme ça que j’ai appris à danser, en attendant devant la porte des toilettes...

jeudi, novembre 26, 2020

Société : Dans la famille ou l’espace public, les bisexuels sont plus régulièrement victimes de violences que les homos !

Les bisexuels font l'objet de plus de violences que les lesbiennes et les gays, selon l'étude Virage. Par ailleurs, 47% des personnes trans interrogées ont fait l'objet de violences sexuelles dans l'espace public.

" La situation des bisexuel·le·s est moins étudiée , mais plusieurs études suggèrent qu'ils déclarent plus d'expériences difficiles et de violences que les homosexuel·le·s ". C'est le triste constat que fait l'enquête Virage, réalisée entre 2015 et 2016 qui paraît ce 25 novembre dans Violences et rapports de genre ( édition Ined ). 46% des femmes bies ou homo ont subi des violences familiales. Chez les hommes, 36% des bis et 30% des homos en ont subi. Ces violences sont deux fois plus courantes que dans la population générale : 19% des femmes hétéros rapportent des violences contre 13% chez les hommes.

" Les bisexuelles et homosexuelles sont 4 à 5 fois plus nombreuses que les hétérosexuelles à déclarer des violences sexuelles subies dans leur famille ", poursuit l'étude. " Les hommes gays et les bisexuels déclarent plus de violences sexuelles dans le cadre de la famille que les hétérosexuels, mais les prévalences pour les gays et les bisexuels, de l'ordre de 5%, sont bien moins importantes que celles concernant les lesbiennes et les bisexuelles ", indiquent les auteurs.

74% des femmes bies ont subi des violences dans l'espace public : Virage s'intéresse au départ du domicile familial. Les chiffres sont édifiants. 9% des hommes bis et 6% des hommes homos invoquent un conflit " selon le sexe et l'identification sexuelle " pour justifier le départ du domicile parental. Chez les femmes, ces chiffres atteignent 17% chez les homosexuelles et une femme sur quatre pour les bies (25%) ! " Dans les enquêtes antérieures ce départ est plutôt présenté comme la conquête d'une autonomie : dans un foyer familial où les jeunes LGB sont surexposé·e·s aux violences ou aux questionnements, le départ peut être conçu comme une émancipation ", insistent Mathieu Trachman et Tania Lejbowicz.

Mais c'est dans l'espace public que les chiffres sont les plus édifiants. Trois femmes bies sur quatre (74%) disent avoir subi des violences dans les espaces publics, que ce soit une insulte, de la drague, des violences physiques ou sexuelles. 45% des femmes bies disent avoir subi des violences sexuelles, contre 25% des hommes bis. " Les bisexuelles sont la seule population à déclarer en majorité de la drague importune ou des insultes : on peut penser qu'elles fréquentent des espaces plus mixtes que les lesbiennes, et sont d'autant plus susceptibles de connaître ces formes de violences ", analysent les chercheurs.

Les parents des bis plus ouverts : Les femmes ont plus tendance à parler de leur identification sexuelle à leurs parents que les hommes : 92% des lesbiennes en ont parlé à leur mère contre 67% des bies. Chez les hommes, ce sont 85% des gays et seulement 44% des bis. Seul un bi sur quatre (24%) parle de son orientation à son père. Généralement, les parents ont une réaction plus positive à l'annonce de la bisexualité que de l'homosexualité. " Cette différence n'est pas nécessairement l'indice qu'une plus grande acceptation de la bisexualité en tant que telle : elle peut être liée à l'image sociale d'une bisexualité transitoire ; les parents peuvent réagir plus positivement à une identification qu'ils n'estiment pas nécessairement sérieuse ou contradictoire avec une hétérosexualité future ", notent les chercheurs.

Les personnes trans surreprésentées dans les violences : Enfin, " si les gays et les lesbiennes peuvent cacher leur identification sexuelle, l'identification et les pratiques de genre d'une partie des personnes trans implique une visibilité qui peut les exposer à des stigmatisations et des violences ", notent les chercheurs. Au sein de la famille, 61% des répondant·e·s trans font état de violences, 53% évoquent des violences psychologiques, 38% des violences physiques et 14% des violences sexuelles ( sur 253 personnes trans répondant·es). 22% des personnes trans évoquent leur identité de genre comme conflit justifiant leur départ du domicile familial. Huit personnes trans sur 10 ont subi des violences dans l'espace public dont 47% des violences sexuelles ( 32% chez les cis ).

" Dans la famille comme dans l'espace public, les violences verbales et psychologiques sont omniprésentes : on peut penser que ces formes moins physiques de violence tiennent une place majeure dans la vie des trans et font des espaces privés comme publics des espaces hostiles ", regrettent les sociologues. 

On croit parfois que tout est fini, pourtant, il y a toujours un rouge-gorge qui se met à chanter...

Rien n'est plus lent que la véritable naissance d'un homme...

TV : Xavier Dolan va créer une série pour Canal+ !

Le réalisateur québécois délaissera le grand écran pour produire sa toute première fiction télé. Intitulé La nuit où Laurier Gaudreault s'est réveillé, ce nouveau projet entre en tournage dès mars prochain pour une diffusion en 2022. 

Xavier Dolan dans le monde des séries ? Ça va arriver, et ce dès 2022. Dans un récent communiqué, Canal+ a officialisé la mise en chantier de la toute première production du réalisateur montréalais pour la télévision. Il s'agira donc d'une création originale pour la chaîne câblée française, coproduite avec le Québec. Et c'est un projet atypique que proposera le jeune cinéaste puisque la série, nommée La nuit où Laurier Gaudreault s'est réveillé, mélangera les genres en alliant horreur, humour, drame et suspense. 

Tirée de la pièce de théâtre éponyme signée Michel Marc Bouchard, la série est décrite comme un drame familial s'étalant sur plusieurs époques. Tout commence avec Mireille, une thanatologue réputée, connue pour avoir embaumé les plus grandes personnalités de ce monde. Mais suite au décès de sa mère, elle décide de rentrer au bercail pour embellir la défunte une toute dernière fois. Elle est ainsi contrainte de renouer avec ses trois frères, à qui elle n'a pas adressé la parole depuis tant d'années. Entre non-dits et violences réprimées, le mystère autour du viol présumé de Mireille à 12 ans menace d'éclater enfin. 

Une envie d'innover : " J'ai vu la pièce de Michel Marc Bouchard en juin 2019 et j'y ai tout de suite vu mon prochain projet ", souligne Xavier Dolan. Il se montre particulièrement impatient de " repousser toujours plus ses limites " et " d'explorer le genre du thriller, de renouveler sa façon de raconter, auprès qui plus est d'une distribution de rêve ". Côté casting, il passera lui-même devant l'objectif en compagnie de Julianne Côté, Julie Le Breton, Magalie Lépine-Blondeau, Éric Bruneau et Patrick Hivon. Du beau monde, en somme. 

Pour l'heure, on sait surtout que La nuit où Laurier Gaudreault s'est réveillé débutera son tournage au mois de mars prochain. Les 5 épisodes de cette série attendue seront diffusés courant 2022 sur Canal+. 

Statue dentelle sur un ciel mou, poupée humaine qui s'en fout...

La vie n'est pas toujours ce chemin droit, il faut me dire quand vient le noir...

mercredi, novembre 25, 2020

UK : L’Eglise d’Angleterre pourrait revoir sa position sur le mariage des personnes LGBT+

C’est un premier pas. L’Eglise d’Angleterre a publié, le 9 novembre, ses travaux issus de trois années de recherches au sein du projet " Vivre dans l’amour et la foi ". " Cela comprend un livre, un cours en ligne, des films, des podcasts et une bibliothèque numérique ", énumère Eeva John, l’une des porte-paroles de cette initiative. Ces différents matériaux devraient permettre aux évêques anglais d’annoncer des décisions à l’horizon 2022 sur les thématiques liées à l’identité, à la sexualité, aux relations et au mariage. Ils pourraient alors autoriser les unions homosexuelles. 

Une méthode interdisciplinaire : " Ces ressources sont issues de la recherche la plus étendue et la plus complète effectuée dans ce domaine par n’importe quelle Eglise. Pour les produire, l’Eglise a entendu tous les points de vue et opinions en déployant une méthode interdisciplinaire qui inclut une étude approfondie des Ecritures à laquelle a été associée l’utilisation de la théologie, des sciences sociales et biologiques et de l’Histoire, détaille Eeva John. Nous n’avons pas connaissance d’une autre instance ayant réalisé un travail aussi minutieux en considérant la personne humaine comme une personne sexuelle ", poursuit-elle. 

Les résultats de ces recherches prennent entre autre la forme d’un livre de 482 pages, accessible en ligne. " Cet ouvrage explore les Ecritures, la tradition reçue de l’Eglise, le contexte social, les progrès scientifiques, les perspectives d’autres communautés religieuses. Il interroge ensuite sur la manière dont les questions d’identité, de sexualité, de relations et de mariage s’inscrivent dans l’histoire chrétienne du Salut. Ce document se penche enfin sur la place des Ecritures, de la tradition, de la création, de la culture, de la conscience et de la prière pour entendre ce que Dieu dit à l’Eglise ", décrypte Eeva John. 

Protéger les fidèles LGBT+ : L’issue de ce projet demeure inconnue mais " nous espérons que cela permettra d’améliorer les interactions, la compréhension et l’amour des membres de l’Eglise, même lorsque nous ne sommes pas d’accord ", insiste la représentante de " Vivre dans l’amour et la foi ". 

De son côté, la militante LGBT+ Jayne Ozanne s'impatiente. " Je crains que nous soyons encore loin de parler du mariage homosexuel, mais avec Dieu, tout peut arriver, espère-t-elle toutefois. Le principal point par lequel tous devraient se sentir concernés, c’est la manière dont les enseignements de certaines Eglises blessent les personnes LGBT+, en particulier les plus jeunes ", souligne cette anglicane évangélique. 

De tels actes apparaissent contraires aux aspirations de Sarah Mullally, évêque de Londres en charge du groupe de suivi du projet, qui a assuré que ce processus " ne réussira pas sans amour, grâce, gentillesse et compassion ". 

Video : Les adolescents comme Phil !

Quasiment inusable et entièrement programmable, les circuits sont infaillibles, c'est mon joujou terrible...

Tu es le remède, de toutes mes faiblesses...

En savoir plus : Un quart des japonais LGBT+ ont été victimes d’un outing forcé !

Une importante étude met en lumière la difficulté d'être soi au Japon. 54% des hommes trans sont victimes d'une révélation de leur identité de genre. Si la situation s'améliore, le Japon reste très (très) loin d'une société inclusive pour les personnes LGBT+. 

Un quart des japonais LGBT+ (25%) ont subi un outing forcé. Et parmi les hommes trans, ce chiffre grimpe jusqu'à 54%. C'est ce que révèle une importante étude réalisée sur 10.769 participant·e·s de tous âges et rapportée par Gay Times. Mais les japonais LGBT+ voient une lueur d'espoir : 67% des répondants considèrent qu'il y a eu un changement de regard significatif à l'égard des personnes LGBT+ depuis quelques années. 

Une grande majorité des sondés pense que la société est bien plus respectueuse à l'égard de la communauté qu'il y a cinq ans. Mais il y a encore beaucoup à faire puisque plus de la moitié des répondants disent taire leur orientation sexuelle sur leur lieu de travail. Ces personnes témoignent d'une " peur d'être out et de voir leur vie chamboulée. Dans le pire des cas, ils pensent à mourir ", indique Yasuharu Hidaka, professeur de sociologie à l'université Takarazuka. D'autant que 79% des personnes interrogées disent avoir " entendu des propos discriminatoires à propos des minorités sexuelles au travail ou à l'école ". 

Des petits pas : " La société doit continuer son travail. Le gouvernement et les entreprises doivent coordonner leurs efforts pour une meilleure compréhension de la diversité ", a-t-il ajouté. Le Japon ne reconnaît toujours pas le mariage des couples de même sexe. En revanche, une dizaine de municipalités ont mis en place un certificat d'union civile pour les couples LGBT+. En juin dernier, une loi a été votée pour obliger les règlements intérieurs des entreprises à interdire l'outing ainsi que les insultes basées sur l'identité de genre ou l'orientation sexuelle, indique le South China Morning Post. 

Selon Le Monde, de nombreux gays sont mariés à une femme et inversement pour les lesbiennes, " sans ressentir nécessairement le besoin de révéler leur homosexualité étant donné la fluidité des identités de genre qui a discrètement survécu à la modernisation ". Le journal cite Erik Laurent, auteur de Les Chrysanthèmes roses, homosexualités masculines dans le Japon contemporain. " Dans un contexte japonais, la banalisation sociale et une acceptation culturelle ( de la diversité des genres ) ne passent pas forcément par une approche de type occidental ". Il y voit plutôt " une sorte de cohabitation entre les valeurs sociétales japonaises et des formes occidentales de militantisme ". 

Video : Degree - Part of It !

Quand il me soulève et qu'il me tend la main, ma voix se dérègle...

Hot !

La raie au milieu !

mardi, novembre 24, 2020

US : Les juges nommés par Trump annulent l’interdiction de la thérapie de conversion en Floride !

Les juges nommés par Donald Trump ont annulé une interdiction des thérapies de conversion ( une pratique pseudo-scientifique dénoncée et démystifiée ) vendredi 20 novembre, qualifiant cette interdiction d'inconstitutionnelle ". 

Les organisations médicales du monde entier ont largement rejeté le traitement comme traumatisant psychologiquement, en particulier pour les mineurs. En fait, l’American Academy of Paediatrics a mis en garde contre cela dès 1993. Ils ont dit que cela renforçait l’anxiété et la honte. 

La 11e Cour d’appel de Floride s’est rangée du côté de deux thérapeutes qui ont cherché à faire valoir que les interdictions dans la ville de Boca Raton et du comté de Palm Beach violaient leurs droits à la liberté d’expression. 

Comme rapporté par la NBC, les juges ont voté à 2-1 contre l’interdiction de la thérapie de conversion. Les deux juges sont nommés par Trump et sont membres de la Conservative Federalist Society. 

Alors que la juge nommée par Obama, Barbara Martin, était en désaccord avec la majorité conservatrice, elle a plutôt souligné l’importance de protéger les jeunes LGBT + contre une " pratique thérapeutique néfaste ". En revanche, le juge de Britt Grant a déclaré que le premier amendement " ne permet pas aux communautés de déterminer comment leurs voisins peuvent être conseillés sur les questions d’orientation sexuelle ou de genre ". 

En conséquence, les tribunaux ont favorisé les thérapeutes de conversion Robert Otto et Julie Hamilton dans une décision qui dissout effectivement les quelque 21 interdictions de pratique dans les villes et les comtés de Floride. Tous deux ont déclaré que leurs clients avaient souvent " des croyances religieuses sincèrement en conflit avec l’homosexualité ". 

La thérapie de conversion est encore courante aux États-Unis : Également appelée thérapie réparatrice, cette pratique, qui existe depuis plus d’un siècle, a de nombreuses techniques. Le plus souvent, la thérapie par la parole. 

Cependant, certains médecins qui pratiquent la thérapie sont connus pour utiliser des traitements de choc et induire des nausées associatives chez les patients, selon une étude de 2018 du Williams Institute of the School of Law de l’Université de Californie à Los Angeles. Malgré cette dénonciation et ce discrédit, la " thérapie " est restée courante dans certaines régions des États-Unis. 

Bien que l’impact de la pratique soit incommensurable, environ 698 000 adultes LGBTI + aux États-Unis ont reçu une thérapie de conversion, selon des recherches. 

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Le ciel pâlit, l'été se meurt, et le temps s'enfuit sans dissuader son cœur...

Les draps sont des suaires de solitude...

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Un baptême juste pour me plaire, juste un voyage en l'air...

Ryan Phillippe !