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mercredi, décembre 23, 2020

LGBT : La direction du Refuge se " met en retrait " après une enquête accablante de Mediapart !

Une enquête publiée sur Mediapart dénonce l'encadrement des jeunes au sein de la fondation Le Refuge, du harcèlement des bénévoles et des salariés et une gestion financière qui interroge. Le président et le directeur général de la fondation ont annoncé se mettre " en retrait " le temps qu'un audit soit réalisé. 

De toutes les associations LGBT+, Le Refuge est sans doute la plus connue du grand public. Basée à Montpellier, la fondation accompagne les jeunes LGBT+, de 14 à 25 ans, chassés de chez eux. Mardi 15 décembre, Mediapart a publié une enquête fleuve mettant notamment en cause une " prise en charge défaillante " des jeunes LGBT+. Le journal d'investigation étrille aussi la gestion financière de la Fondation, l'existence possible de travail dissimulé, mais, surtout, évoque des faits de harcèlement de la part de la direction. Directement visés, Nicolas Noguier, président, et Frédéric Gal, directeur général, ont dénoncé une enquête " à charge ". 

Cependant, lundi 21 décembre, dans un communiqué, la fondation annonce qu'un audit serait réalisé " par un cabinet extérieur " : " Le conseil d’administration a demandé à ce qu’un audit soit réalisé en janvier par un cabinet extérieur. Celui-ci portera sur trois volets : la gouvernance, les finances, les relations avec les bénévoles et les jeunes accueilli·e·s. Les conclusions de cet audit seront rendues publiques ". Le Refuge a également annoncé que le temps de cet audit, son président et son directeur général se mettraient " en retrait ". " Leurs fonctions seront assurées collégialement par le conseil d’administration pendant ce temps ", précise le communiqué. 

Un accompagnement " pas à la hauteur " : Mediapart a interrogé près de cinquante personnes passées par Le Refuge. Parmi elles 16 salariés, délégués et travailleurs sociaux, 23 bénévoles et 8 jeunes hébergés. Est dénoncé un suivi des jeunes parfois " problématique " et " dangereux ". Plusieurs des personnes interrogées pointaient du doigt le manque de professionnels encadrant les jeunes. Et malgré des alertes répétées depuis plusieurs années, et le passage en fondation, rien n'aurait changé. Des témoins racontent notamment une prise en charge des personnes trans, qui seraient ridiculisées et régulièrement mégenrées. " Ça revient tellement souvent qu’on se dit qu’ils font exprès. On demandait à ce qu'ils puissent se former sur la question, mais ça n’a jamais été fait ", se désole un jeune trans actuellement hébergé par la fondation. 

" En confiant des jeunes en détresse et en souffrance à des bénévoles que nous ne connaissons pas et que nous n’avons peu ou pas rencontrés, qui ne sont formés ni par Le Refuge ni par leurs connaissances professionnelles ou personnelles, nous mettons en danger ces jeunes ", écrit un salarié. " Je ne m'explique pas pourquoi avec l’argent qu’ils ont, le suivi ne s'améliore pas. L’accompagnement des jeunes n’est pas à la hauteur ", regrette une travailleuse sociale citée par le journal d'enquête. 

Une gestion financière problématique : Les personnes interrogées par Mediapart accusent par ailleurs la fondation de refuser d'utiliser sa trésorerie pour financer des formations. Une déléguée raconte aussi avoir falsifié une demande de subvention pour payer des consultations de psychologues qui n'auraient jamais eu lieu. Un autre problème soulevé : l'association demande un loyer minimum de 30 euros auprès de jeunes qui n'ont pas de ressources. Selon des témoins cités par Mediapart, des jeunes se seraient prostitués pour payer ces loyers, ce que dément le président de l'association. 

Pourtant, selon le bilan de l'année 2019 cité par le journal, la fondation a reçu trois millions d'euros de dons et de subventions. Le bilan comptable compte un excédent de plus de 800.000 euros et la trésorerie s'élève à 2 millions d'euros. Les frais de communication se sont élevés à 237.000 euros en 2019. Selon Mediapart, sur les 3,3 millions collectés cette année, seuls 46,8% ont servi à remplir la mission sociale du Refuge. Cette gestion financière a même interrogé la mairie de Paris qui aurait diligenté une enquête. 

Des " câlins " gênants : Selon plusieurs bénévoles interrogés par Mediapart, le président du Refuge Nicolas Noguier, se ferait appeler " papa " et donnerait fréquemment des " câlins " ou des " étreintes " à des jeunes. Un délégué décrit un comportement " pas sexuel, mais il était trop tactile, il les tripotait partout, c'était malsain ", ce qui provoquerait chez les bénévoles un sentiment de malaise. Les démonstrations affectives sont assumées par les dirigeants, qui avancent vouloir construire un lien de confiance avec les jeunes. Dans l'enquête, aucun jeune n'a confirmé ou infirmé ces pratiques. Une dizaine de témoins auraient par ailleurs confié à Mediapart avoir dû repousser les avances de Frédéric Gal. " Une fois, après un dîner pro, il m’a proposé de monter dans sa chambre. J’ai refusé. C’était dans la continuité d'un jeu de séduction permanent. Il peut faire du pied au restaurant, faire des massages alors qu’on n’a rien demandé. Je pense qu’il ne s’en rendait pas compte ", dit l'un d'entre eux. Selon Mediapart, le président a été visé par un rappel à la loi du procureur de Montpellier en 2007 après avoir envoyé des SMS de manière insistante à un individu. " Mais il ne s'agissait ni d’un jeune de l’association, ni d’un mineur. Il avait une vingtaine d’années ", se défend Nicolas Noguier. 

Une pression sur les bénévoles et salariés : Plusieurs salariés et bénévoles interrogés par Mediapart dénoncent également des " conditions de travail très difficiles ", un fonctionnement " monarchique " et un " management par la terreur ". Un environnement qui aurait conduit à un fort turnover. Comme le rappelle le site d'investigation, le tribunal d'Avignon avait déjà condamné Le Refuge à payer 1.000 euros de dommages et intérêts à neuf bénévoles qui en avaient été exclus. La décision de justice, citée par Mediapart, dénonce une mise au ban " dans des conditions particulièrement cavalières ". 

Selon le journal, plusieurs bénévoles effectueraient en réalité l'équivalent d'un travail à temps plein. Une déléguée lilloise estimerait son engagement bénévole à 39 heures par semaine, en dehors de son travail. Le journal rappelle qu'un bénévole ne peut être soumis à une sanction ni recevoir d'ordre de la part de la structure. " On travaillait tellement sous tension et avec la peur permanente de recevoir des reproches de Nicolas ou Frédéric, qu’on pouvait délaisser ( la ) prise en charge ( des jeunes ) ", déplore une autre salariée. 

Des conséquences sur l'association : Dans son communiqué, la Fondation regrette " l'augmentation des actes homophobes et transphobes et l’urgence de la situation des jeunes est une triste réalité qui a amené notre organisation à devoir se développer rapidement pour y répondre ". " Peut-être que la mobilisation permanente des équipes n’a pas laissé assez de temps pour professionnaliser notre structure comme il l’aurait fallu, admet-elle. Peut-être ne sommes-nous pas encore assez formé·e·s sur les questions relatives à la transphobie ". 

Suite à la parution de l'enquête, le maire de Montpellier, Michaël Delafosse a demandé lors du conseil de métropole " de surseoir au versement des subventions " de la fondation jusqu’à ce qu'une " clarification de la gouvernance " soit faite. La Dilcrah a également demandé des comptes à la Fondation Le Refuge dans un courrier daté du 17 décembre. Dans cette lettre, Frédéric Potier, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT, invite Le Refuge " à bien vouloir fournir des explications détaillées permettant de faire toute la lumière sur les éléments soulevés dans cet article ". 

jeudi, décembre 10, 2020

Presse : Mylène Farmer fait la Une de " Têtu " pour les 25 ans du magazine !

Les fans sont en toupie depuis que le magazine " Têtu " a dévoilé la couverture : Mylène Farmer par Jean-Baptiste Mondino. Elle a fait deux fois la couverture de " Têtu ", il en a fait des dizaines, et les voici de nouveau réunis pour un hommage anniversaire. L'autrice-compositrice-interprète, qui fête ses 35 ans de carrière avec un nouveau best-of, " Histoires de... ", a également accordé une longue interview. Elle y parle de sa longévité dans la musique, de sa réputation de femme " secrète " et de la relation privilégiée qu'elle entretient avec ses fans gays. Si vous l'aimiez déjà, vous risquez de l'aimer encore plus. 

Mylène avait déjà eu deux fois les honneurs de la Une du magazine " Têtu " : Pour le numéro de septembre 2008, la photo de Robin en couverture avait fait grand bruit puisque l'on découvrait Mylène en train de se raser. Dans son interview, elle s'exprimait pour la première fois longuement sur sa relation avec son public gay. C'était l'unique interview presse accordée par Mylène pour la sortie de l'album " Point de Suture ". 

Nouvelle couverture pour la promotion de l'album " Monkey Me " en décembre 2012. Mylène avait indiqué que les photos de Nathalie Delépine que l'on retrouvait sur la couverture et dans le magazine faisaient référence au film de Blake Edwards " Victor Victoria ". Un entretien était également publié dans ce numéro. Mylène y prenait position en faveur du mariage pour tous. 

La chanteuse se confie dans cette nouvelle interview où elle revient sur sa discrétion ou encore sur son lien avec son public gay. " Je suis une femme plus sereine " explique-t-elle... 

Le secret est mon sanctuaire : Si l'interprète de "L'âme dans l'eau ", d'ordinaire réservée, prend la parole, c'est aussi pour promouvoir son nouveau best of " Histoires de... ", contenant 52 titres. " Derrière chaque chanson se cachent des histoires. Elles évoquent toutes quelque chose de particulier pour moi et pour celles et ceux avec qui j'ai eu la chance de les partager " explique Mylène Farmer, avant de se confier sur sa discrétion légendaire : " Chez moi, le secret n'est pas une question de timidité ou de protection, je ne le cultive pas. (...) Aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours considéré le secret comme étant mon sanctuaire. Je n'imaginais pas que, dans le monde ultra connecté qui est le nôtre aujourd'hui, le secret deviendrait un des derniers espaces de liberté. C'est devenu une nécessité, un espace vital ". 

Il faut lutter âprement pour survivre dans l'uniformité : Sa longévité, Mylène Farmer la doit à un travail acharné et une capacité hors normes de se réinventer, mais aussi à son public. " Je suis une femme plus sereine, plus épanouie sans doute, et c'est certainement grâce à celles et ceux qui m'ont tant donné depuis tant d'années : le public. Cette incroyable fidélité me bouleverse. Est-ce cela le bonheur ? Peut-être bien "... confie la star de la chanson française, qui ne parvient pas encore à cerner l'explication de son incroyable popularité au sein de la communauté LGBT+ : " Je suis bien incapable de vous dire ce qu'on peut aimer chez moi ! J'imagine que je partage avec le public qui me suit le goût de la différence, de la singularité. Comme toutes ces personnes, je ressens l'extrême difficulté de vivre ce que l'on est. Il faut lutter âprement pour survivre dans l'uniformité. C'est un mélange complexe de résilience et de révolte ". 

La chanteuse, qui révèle beaucoup aimer Billie Eilish parmi les artistes actuels, se dit " honorée " de la filiation entre elle, Dalida et Barbara dans le cœur du public gay, avec qui elle partage une certaine mélancolie : " Ce sont de grandes artistes. Tellement atypiques. Ce sont deux femmes qui se sont livrées à travers leurs chansons, mais qui sont restées impénétrables. Avec, bien sûr, une fragilité palpable. Mais je les imagine aussi fortes que désespérées. La mélancolie est souvent synonyme de tristesse ; je pense qu'il y a une part de lumière dans ce sentiment ". 

Le " Live 2019 Le Film " en prime time sur M6 le 31 décembre : Finir l'année 2020 en beauté avec Mylène... 2020 aura été une année difficile pour beaucoup. Au moins une certitude à présent : elle va se clôturer d'une très belle manière. En effet, M6 va diffuser " Live 2019 Le Film " en prime time le 31 décembre à 21h05. 

Présentation par la chaîne : " Du 7 au 22 juin dernier, l'artiste iconique Mylène Farmer a investi Paris La Défense Arena, la plus grande salle couverte d'Europe, pour 9 concerts monumentaux à guichets fermés. Le grandiose côtoie l'intime dans un spectacle à couper le souffle. Des chorégraphies millimétrées, des danseurs et des musiciens fabuleux en passant par les vibrations du public, le spectateur est plongé dans un véritable tourbillon d'émotions " ! À vivre le vendredi 31 décembre 2020 à partir de 21h05 sur M6 et 6play ". 

M6 et W9 étaient partenaires des concerts 2019 de Mylène : Le film des concerts 2019 à Paris La Défense Arena a déjà été programmé en prime time sur W9 le 14 janvier. Il avait permis à la chaîne de réaliser une excellente audience avec 989 000 téléspectateurs et une PDA de 5,2. W9 a également diffusé le concert de 2010 au Stade de France il y a quelques jours, jeudi 3 décembre, en seconde partie de soirée avec, là encore, un très beau score puisque le spectacle a réuni 463 000 téléspectateurs et 5% de PDA. 

" Live 2019 Le Film " est disponible en support DVD et Blu-Ray et a été certifié double diamant en France pour plus de 80 000 ventes. 

Mylène Farmer fait la " Une " de Têtu ( Cover en kiosque ) !

Mylène Farmer fait la " Une " de Têtu ( Cover Spécial Abonnement ) !

lundi, septembre 28, 2020

US : Plusieurs figures queers font partie des 100 personnalités les plus influentes du Time !

Que ce soit dans le sport, la musique ou la justice, les personnes LGBT+ sont de plus en plus visibles. Et plusieurs d'entre elles ont été distinguées par le célèbre Time, dans sa liste des personnalités de l'année.

Chaque année, le Time dresse son classement des 100 personnes les plus influentes. Pour ce cru 2020, il y a de quoi se réjouir puisque la sélection fraîchement dévoilée inclut plusieurs figures queers, chacune excellant dans son domaine. Dans la catégorie artistes, le magazine américain a ainsi distingué la chanteuse ouvertement bie Halsey ( qui s'est notamment beaucoup impliquée dans le mouvement antiraciste Black Lives Matter ces derniers mois et a créé le Black Creators Fund ) ainsi que la plasticienne lesbienne Julie Mehretu.

Au rayon des Icônes, le Time a décidé de mettre en lumière Megan Rapinoe, la footballeuse américaine érigée figure lesbienne incontournable depuis sa médiatisation en 2019, année où elle a remporté le Ballon d'or. Mais également le flamboyant Billy Porter. Grand habitué des planches de Broadway, le comédien a gagné en popularité depuis sa participation à la série Pose, dont il sera bientôt au casting de la troisième saison. L'acteur de 51 ans est au croisement des luttes, se battant aussi bien pour les droits LGBT+ que ceux des personnes noires.

Enfin, dans la partie Titans du classement réservée aux mastodontes de chaque industrie, on retrouve le nom de Greg Berlanti, l'un des producteurs les plus prolifiques de la télévision américaine. Il cumule plus d'une quinzaine de séries actuellement en cours, parmi lesquelles Riverdale, Les Nouvelles Aventures de Sabrina ou encore toutes les fictions super-héroïques de la CW, dont Batwoman, la première série du genre à avoir une héroïne lesbienne. Il était également à l'origine de Love, Simon.

Enfin, la liste du Time n'oublie pas de distinguer Chase Strangio, un avocat trans qui lutte justement pour les droits des personnes trans aux États-Unis. C'est en partie grâce à son implication que la Cour suprême a désormais interdit la discrimination des personnes LGBT+ au travail. On précisera pour l'anecdote que d'autres personnalités alliées de la communauté queer figurent dans le classement à l'instar de J Balvin ou encore... Anne Hidalgo.

mardi, juin 02, 2020

Sport : La lettre émouvante de Guillaume Cizeron dans le journal " L’Équipe " !

Après avoir fait son coming out " feutré " sur Twitter, le patineur Guillaume Cizeron fait la une de L’Équipe et raconte dans une lettre ouverte son chemin vers l’acceptation.

" Très jeune, je me souviens m’être questionné sur mon identité et mon genre ". Samedi 30 mai, le quadruple champion du monde de danse sur glace avec Gabriella Papadakis, Guillaume Cizeron a publié une lettre ouverte dans le journal L’Équipe, intitulée " J’avais le sentiment d’être différent ", où il raconte son long chemin vers l’acceptation de son homosexualité. Quelques jours plus tôt, le mardi 26 mai, le patineur de 25 ans faisait officiellement son coming out médiatique sur le site Internet de Têtu, une prise de parole rare dans l’univers sportif français.

L’Équipe consacrait, samedi, sa une au jeune sportif, mettant en exergue une citation : " Je ne veux pas seulement dire Je suis gay mais contribuer aussi à éduquer ". Dans les pages du quotidien, on trouve donc, notamment, la lettre ouverte du jeune patineur artistique. Il raconte que, quand il était enfant, ses camarades de classe lui demandaient s’il était une fille ou un garçon. Question qui l’a taraudé au point de la poser ensuite à sa mère. " J’étais terrifié à l’idée d’être né dans le mauvais corps, pendant longtemps je ne savais pas qu’être gay était une possibilité, je pensais simplement que quelque chose n’allait pas chez moi ".

On s’habitue à la violence : Influencé par les stéréotypes de genre ambiants, il comprend qu’il doit arrêter de jouer aux Barbies. À l’école primaire, il se retrouve isolé, ne souhaitant pas jouer au foot avec les garçons et voyant ses copines désireuses de rester " entre filles ". Au collège, il se cache dans les toilettes pendant la récréation pour éviter le harcèlement, sans pouvoir toujours échapper aux insultes du type : " pédé, tapette, tantouse ". " L’accoutumance est le vice de l’intimidation, on s’habitue à la violence, elle devient normale, écrit le sportif. Et bien souvent on finit par croire qu’on la mérite ".

Aujourd'hui encore, il se surprend parfois à réprimer inconsciemment certaines attitudes jugées efféminées. Après avoir remonté la pente et fini par accepter son homosexualité, il a décidé de prendre la parole pour permettre à d’autres de s’assumer à leur tour. " Dans un monde idéal, personne n’aurait besoin d’avoir à justifier ses attirances sexuelles ou romantiques. Comme quelqu'un à qui je tiens beaucoup m’a dit une fois " : Tu mérites d’être aimé. Simplement parce que tu existes.

jeudi, avril 30, 2020

Presse : Deux associations déposent plainte contre le journal Le Progrès après la publication d'un article jugé homophobe !

Les associations à l'origine de la plainte estiment que la citation des propos d'un médecin spécialisé dans la lutte contre le VIH est stigmatisante pour la communauté homosexuelle, en insinuant que les gays braveraient le confinement pour faire des rencontres.

Deux associations, Stop Homophobie et Mousse, déposent plainte contre le quotidien régional Le Progrès, après la publication d'un article considéré comme homophobe, a appris franceinfo mercredi 22 avril.

Cet article, paru dans l'édition de samedi 18 avril, explique qu'il y a " du relâchement dans le confinement " au sein de la " communauté gay ". Un médecin, le président du Corevih Lyon Vallée du Rhône ( Comité de coordination régionale de lutte contre le VIH ), est cité : il assure que les rencontres sexuelles continuent chez les gays malgré le confinement. " Il est illusoire de penser que le message restez chez vous est respecté dans des milieux où la sexualité est hyperactive ", estime le docteur Jean-Michel Livrozet. " Si l'activité ne faiblit pas sur les sites et applis de rencontres, ces dernières se concrétisent souvent par des rapports sexuels malgré le confinement ", ajoute-t-il.

Des internautes indignés : L'article a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, dénonçant une stigmatisation des gays, et deux associations de lutte contre l'homophobie, Stop Homophobie et Mousse, déposent plainte avec constitution de partie civile contre Le Progrès pour " diffamation publique envers un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle ".

" L’imputation de commettre des infractions pénales pour assouvir des désirs sexuels porte gravement atteinte à l’honneur et à la considération des hommes homosexuels " ( extrait de la plainte déposée contre Le Progrès ).

" Cette imputation est d’autant plus vexatoire qu’elle renvoie les gays à l’image de drogués et de pervers sexuels à laquelle ils étaient assimilés à une époque passée en France et encore aujourd’hui dans d’autres pays où les rapports sexuels entre hommes constituent un délit pénal ", peut-on lire dans la plainte que franceinfo a consultée.

Des excuses jugées insuffisantes : Lundi, le rédacteur en chef du quotidien, Xavier Antoyé, s'était défendu sur son compte Twitter de toute " volonté de stigmatiser " : " Notre objectif était de relayer le message de prévention d'un médecin spécialiste du VIH, inquiet et engagé auprès de ces patients ", a-t-il tweeté. " Sans aucune volonté de stigmatiser. Nous sommes désolés si certains l'ont pensé ".

Joint par franceinfo, le secrétaire général de Stop Homophobie Terrence Katchadourian dit " regretter l'absence de réelles excuses ou a minima de compréhension de son aspect discriminatoire, au lieu de prétendre qu'il s'agissait de relayer un message de prévention ".

Le Corevih Lyon Vallée du Rhône a lui aussi réagi sur Twitter, regrettant la façon dont l'article a été rédigé, alors qu'il souhaitait communiquer auprès des journalistes sur l'envoi d’auto-tests VIH à domicile : " Nous comprenons que cet article ait pu blesser par son titre racoleur, son manque de nuances et l’insuffisance de mise en perspective avec l’objet de notre communiqué de presse, à savoir la campagne d’envoi d’auto-tests à domicile ".

mercredi, avril 22, 2020

Presse : Cet article du " Progrès " sur le sexe gay durant le confinement suscite la colère !

Samedi, le quotidien régional lyonnais Le Progrès a publié un article dans lequel il observe un " relâchement " du confinement dans un milieu gay à la " sexualité hyperactive ". De nombreux internautes et associations LGBT+ s’en sont indignés.

" Communauté gay : du relâchement dans le confinement ". Voilà comment le quotidien régional lyonnais Le Progrès annonçait en une, samedi 18 avril, l’article de sa journaliste Sylvie Montaron, spécialiste des questions de santé. Dans son article, celle-ci donne la parole au docteur Jean-Michel Livrozet, président du COREVIH de Lyon Vallée du Rhône ( Coordination régionale de la lutte contre l’infection due au VIH ), le seul interlocuteur de l’article.

D'après le soignant, qui s’appuie sur la consultation d’applications de rencontres telles que Grindr, certains homosexuels auraient décidé de braver les mesures de confinement après une première semaine de " sidération " pour reprendre les rencontres sexuelles : " Au début, je pensais que cela se passait peut-être dans les saunas mais non, ils respectent bien les fermetures, c’est dans les appartements que les rencontres ont lieu ".

Sexualité hyperactive : C’est en partant de ce constat que le médecin se serait rendu à l’évidence : " Il faut appliquer le principe de réalité. Il est illusoire d’imaginer que la population gay va rester sous cloche pendant deux mois " ! Car il s’agirait, peut-on lire dans le chapô, de " milieux où la sexualité est hyperactive ". De nombreux internautes ont exprimé leur colère à la lecture de telles déclarations. L’Association des journalistes LGBTI (AJL) a dénoncé sur Twitter un article qui " reprend sans la questionner la parole d’une seule source et recycle des stéréotypes éculés sur les gays ".

Dans son édition du lundi 20 avril, Le Progrès publie une réaction de l’antenne lyonnaise de SOS homophobie : " Nous regrettons ( cette approche ) trop réductrice qui ne présente qu’une partie des pratiques, sans la mettre en perspective des pratiques tout genre et orientations amoureuses confondues, en période de confinement. Basé sur une seule source, l’article reflète l’avis d’un médecin sous l’angle unique des personnes qu’il côtoie et qui pour certains ne respectent pas le confinement. Ce faisant il laisse croire que c’est général et propre aux gays. Pourquoi ne pas parler d’une manière positive de toutes les actions menées pour maintenir le lien social en cette période " ?

Excuses timides : À la suite de cette citation, l’auteure de l’article, ainsi que Francis Ziegelmeyer, directeur départemental des éditions du Rhône du Progrès, ajoutent : " Notre  intention n'était pas de stigmatiser une orientation sexuelle, de laisser penser qu’elle était plus incivique qu’une autre durant le confinement ou que la problématique ne s’adressait qu’à elle ". Une réponse sans excuses ni explications qui n’a pas satisfait bon nombre d’internautes.

Lundi matin, le rédacteur en chef du journal Xavier Antoyé a à son tour réagi, répondant à un fil d’Alice Coffin à ce sujet : " Notre objectif était de relayer le message de prévention d’un médecin spécialiste du VIH, inquiet et engagé auprès de ces patients. Sans aucune volonté de stigmatiser. Nous sommes désolés si certains l’ont pensé. Nous traitons toutes les problématiques de société. Une semaine plus tôt, nous avons publié un article sur les violences homophobes durant le confinement ".

Une référence au témoignage publié sur Twitter par Guillaume Mélanie, président d’Urgence Homophobie, d’un jeune homme dans le sud de Lyon confiné avec un père homophobe qui l’a forcé à se masturber en regardant du contenu pornographique hétérosexuel. Ce témoignage, effectivement relayé par Le Progrès, avait donné lieu à une lettre de Sonia Krimi et d’autres députés interpellant le gouvernement sur la situation des jeunes LGBT+ pendant le confinement.

samedi, janvier 18, 2020

En savoir plus : Dans " Libé ", l’appel des 500 contre le sexisme et l’homophobie dans les écoles de commerce !

Après une enquête publiée la semaine dernière par Mediapart, montrant le climat délétère qui règne au sein des grandes écoles de commerce, des étudiants et diplômés, victimes d’actes sexistes, homophobes ou racistes, ont décidé de réagir.

Bien plus qu’une tribune de victimes, c’est un appel à la fin de l’omerta et à l’action concrète. Ce jeudi 16 janvier, Libération publie une tribune signée par plus de 500 élèves ou anciens élèves de grandes écoles de commerce ( HEC Paris, Essec, Edhec, Audencia, Neoma Business School et d’autres ) " contre le sexisme, l’homophobie et le racisme " qui règnent dans ces établissements. Ce cri du cœur collectif fait suite à une enquête d’Iban Raïs publiée lundi 6 janvier sur Mediapart, qui montre l’omniprésence des humiliations sexuelles, de l’homophobie et du sexisme dans ces fabriques des élites.

On y découvre par exemple l’histoire d’un étudiant homosexuel de HEC qui avait retrouvé sa chambre saccagée, des photos avec son petit ami déchirées et du lubrifiant sur ses murs. Ou encore les frasques du journal L’Impertinent, à l’Essec, qui n’a pas hésiter à outer des étudiants, non sans quelques commentaires homophobes et racistes au passage. Sans oublier le témoignage d’un ancien étudiant de l’Essec, directement victime d’insultes homophobes pendant son cursus, qui décrit un " système de valeurs homophobe et machiste ".

Traces psychologiques : Les signataires de la tribune de Libération disent avoir été " victimes directes ou indirectes de ce système " : " Nous aussi, nous avons été des putes, des fiotes, des " nobodies " ( ceux qui " ne sont rien ", ndlr ), des chagasses, des gouines, des salopes, des " Chinois ", des pédés, des moches, des frigides ". Sont ensuite détaillés les actes subis, dont " certain·e·s portent les traces psychologiques " encore aujourd’hui. 

Des agressions, du racisme, du sexisme mais aussi de l’homophobie : " Nous aussi, nous avons dû vivre dans un climat de peur constante vis-à-vis de notre orientation sexuelle, portée comme un fardeau. Être " pédé " ou " gouine " en école de commerce, c’est s’exposer à des risques : celui de voir sa vie privée déballée sur le Net, celui de se faire insulter, celui de se voir fermer des portes que ce soit celles du bar de l’école, dont vous vous excluez de vous-même face à la pression, ou celles de certaines associations sportives, où l’on vous fait savoir que vous n’êtes pas le.la bienvenu.e ".

Le texte révèle que le directeur de HEC, Peter Todd, a envoyé à ses étudiants un mail intitulé " Article à charge contre les écoles de commerce ". Il y " réfute avec la plus grande fermeté certains commentaires de cet article qui font croire que l’école couvre sciemment des actes de sexisme, d’homophobie et de harcèlement ". Pourtant, les signatures de la tribune confirment bien un système de couverture de ces actes, à une période où " la réputation de nos établissements passait avant nous ", écrivent-ils. Et d’inviter les directions des écoles concernées à agir, en proposant une liste de huit mesures, à commencer par reconnaître l’existence de ces faits, mais aussi prendre des sanctions, ne pas tenter de décourager un étudiant d’avoir recours à la justice, ou encore " organiser des conférences obligatoires accueillant des intervenant·e·s spécialisé·e·s, notamment sur les questions de sexualité, de sexisme et d’homophobie ".

mardi, juin 04, 2019

Culture : Pourquoi le collectif Archives LGBTQI a refusé le projet de la mairie de Paris !

Le collectif Archives LGBTQI a annoncé ce lundi 3 juin lors d’une conférence de presse qu’il n’avait pas répondu à l’appel à projet de la mairie de Paris pour la création d’un centre d’archives. " Il faut agir maintenant, avant que tout ne se perde ". C’est le message qu’a lancé ce lundi 3 juin la militante lesbienne Gwen Fauchois au centre LGBT de Paris. C’est là que se tenait une conférence de presse du collectif Archives LGBTQI qui a annoncé ne pas avoir répondu à l’appel à projet de la mairie de Paris pour la création d’un centre d’archives, dont la date limite pour candidature avait été fixée au 24 mai dernier.

" Nous avons décidé de répondre par notre propre projet, a assuré Gwen Fauchois. Les archives, ça n’est pas que du papier, c’est aussi de la vie. Ce sont nos mémoires, nos recherches...". Selon Sam Bourcier, sociologue, également membre du collectif, 39 personnes ont voté contre le projet de la mairie, 7 pour et 2 se sont abstenues.

Règle des 4C : Pour justifier son refus, le collectif argue que le centre voulu par la Ville de Paris, dont le local a été localisé rue Mulher (IVe arrondissement), ne répond pas à " la règle des 4C " : " Collecte, Conservation, Consultation et Communication ".

" Dans ce lieu, la conservation n’est pas possible et la consultation sur place non plus. Ce que la mairie de Paris nous impose, c’est un endroit où vous n’avez pas d’archives, un centre de tri ", a insisté Sam Bourcier lors de la conférence de presse. On veut des partenaires, pas des tortionnaires ".

" Ce n’est pas une étape qu’on nous propose, c’est une voie sans retour, a abondé Gwen Fauchois. L’organisation d’une sub-alternité où les décideurs sont les institutionnels et où l’on fait les petites mains ".

Depuis sa création en septembre 2017, le collectif, composé d’archivistes, de scientifiques, de journalistes ou encore de doctorants, milite en effet pour l’ouverture d’un centre communautaire, entièrement géré par les associations, pour la communauté. Problème, la mairie souhaite que " la conservation desdites archives soit assurée par les institutions publiques de conservation (archives, bibliothèques, musées) ".

La suite : Mais si le collectif ne bénéficie pas des financements de la Ville et le local qu’elle proposait, comment créer ce centre ? Là encore, les membres du collectif sont confiants. " On finalise un projet associatif pour une levée de fonds à la rentrée 2020, a détaillé Sam Bourcier. On peut espérer des financements privés et des partenariats à l’international, avec Google peut-être. Ce que je peux vous dire, c’est qu’on avance ".

Dans le dossier de presse, le collectif assure également vouloir " poursuivre la prospection de partenaires publics (Ministère de la Culture, région Ile-de-France, mairies, Dilcrah…) et privés ( , entreprises ) ". Ils et elles espèrent ensuite trouver un local d’au moins 500m2 à Paris ou en banlieue parisienne " pour démarrer ".

Un appel à projet relancé : La mairie confirme ne pas avoir reçu de réponse du collectif à son appel à projets. Elle n’a d’ailleurs réceptionné aucune autre proposition. " Le collectif avait vocation à être la puissance répondante ", justifie-t-elle !

D’ailleurs, elle n’exclut pas de relancer le même appel à projets prochainement. " Plusieurs acteurs associatifs nous ont appelés car ils considèrent que c’est une catastrophe et nous demandent de relancer l’appel à projets ".

Elle regrette aujourd’hui " un éternel recommencement ", mais reste convaincue que les choses peuvent encore avancer. " Je me réjouirais qu’ils puissent trouver des modalités de financement. Mais mon sentiment est qu’ils passent à coté d’une bonne opportunité ". Et de conclure : " D’autres gens me paraissent enclin à mener ce projet à bout s’ils ne le font pas ".

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vendredi, mai 03, 2019

Presse : La superbe Une de " L’Equipe " contre l’homophobie dans le sport !

Le magazine du quotidien sportif le plus célèbre de France a dévoilé la Une très réussie de son prochain numéro. Au menu, un dossier spécial sur l’homophobie dans le sport.

" Embrassez qui vous voudrez ". C’est le titre de la Une du nouveau L’Equipe Magazine. Sur la couverture, deux joueurs de water polo qui s’embrassent dans le bassin. C’est ce qu’a choisi le supplément week-end du quotidien sportif, vendu avec le journal à partir de samedi, pour illustrer son dossier spécial sur l’homophobie dans le sport.

L’image est tirée du film de Cédric Le Gallo, " Les Crevettes Pailletées ", dans lequel un homophobe est condamné à coacher une équipe de water polo gay. Pour l’Equipe Magazine, c’est une façon de dire que " ce geste d’amour ne devrait pas choquer et que l’homophobie est une infraction pénale dans la rue comme sur les terrains de sport ". Le réalisateur est d’ailleurs l’un des intervenants de ce dossier.

Un magazine plein d’espoir : Egalement, pêle-mêle, le président des 800 supporters gays d’Arsenal, la lanceuse de poids ouvertement lesbienne Laurence Manfredi, ou le volleyeur brésilien Michael dos Santos, " exilé d’un pays où 420 meurtres homophobes ont été commis en 2018 ".

La rédaction de L’Equipe Magazine assure toutefois ne pas avoir voulu se focaliser sur un constat d’apparence alarmant. " Ce magazine est également plein d’espoir, d’histoires de tolérance et d’entraide, de vestiaires qui aident à se sentir soi et d’aventures sportives qui font grandir. De voix à écouter et de voies à suivre ".

En attendant de lire le contenu du dossier, la Une a été saluée par de nombreux twittos LGBT :

On aime ❤️ la superbe couv’ de @lequipe le magazine qui consacre sa Une à la lutte contre l’homophobie avec un simple " Embrassez qui vous voudrez " 🌈 ! Chapeau et merci 👬👭👫🏳️‍🌈 !#LoveIsLove #LhomophobieTue !

Le sport face à l'homophobie : " Embrassez qui vous voudrez "... Bravo au magazine de @lequipe pour cette belle couv'! 👏🏼🌈⚽️🏀🎾🥊

" Confronté aux agressions et insultes homophobes, le monde du sport peine à briser le tabou. Mais des acteurs se mobilisent pour que la cause avance ".

L’homosexualité reste un tabou dans de nombreux sports. Un peu de visibilité, dans le journal sportif le plus vendu de France, ne fera pas de mal.

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vendredi, novembre 23, 2018

Homophobie : Un homo agressé toutes les 33 heures, assez !

Trente célébrités signent une pétition contre l'homophobie... Benjamin Biolay, Florence Foresti, Muriel Robin et l'ex-footballeur Lilian Thuram comptent parmi les premiers signataires de ce texte paru dans " L'Express " mardi !

Ils en ont " assez " de l'homophobie. Le chanteur Benjamin Biolay, les humoristes Florence Foresti et Muriel Robin, l'ex-footballeur Lilian Thuram, Elisabeth et Robert Badinter comptent parmi les premiers signataires d'une pétition en ligne contre les agressions homophobes, à l'initiative de L'Express et publiée mardi 20 novembre sur Change.org.

" Plus une semaine ne se passe dans notre pays sans que l'on apprenne l'agression d'une homosexuelle ou d'un homosexuel (...) La façon dont une société traite les homosexuels constitue un indicateur indiscutable du degré de liberté, de santé et d'évolution de ladite société ", souligne le texte de cette pétition.

Une nécessaire colère : En kiosques mercredi, l'hebdomadaire consacre sa une et son dossier aux agressions homophobes sous le titre " ASSEZ ! ", rappelant " qu'un homo est agressé toutes les 33 heures ". " Réagissons ! Les agressions homophobes ne concernent pas les seuls homos. Elles nous concernent tous. Il est grand temps que la société civile s'empare de cette nécessaire colère. Et que les politiques prennent enfin des décisions à la hauteur ", conclut le texte.

Le boxeur Brahim Asloum, l'actrice Elodie Bouchez, les médecins Axel Kahn et Michel Cymes, le chanteur Vincent Delerm, les journalistes Anne Sinclair et Ruth Elkrief, les acteurs Gilles Lellouche, Gaspard Ulliel et Philippe Lefebvre, le chef étoilé Thierry Marx ou le rugbyman Vincent Moscato figurent aussi parmi les premiers signataires.

jeudi, novembre 22, 2018

Presse : Têtu de retour en kiosques !

Que contient cette nouvelle formule ?

Le magazine référent pour la communauté LBGT+ est de retour dans les kiosques ce mercredi 21 novembre, après avoir été liquidé à plusieurs reprises. Grâce au soutien d’un collectif d’entrepreneurs et suite à une campagne de financement participatif réussie, la revue désormais trimestrielle renaît une nouvelle fois de ses cendres.

" Et alors " ? questionne le numéro 217 du magazine Têtu de retour en kiosque ce mercredi 21 novembre. Cette fois, pas d’hommes dénudés en couverture mais un couple qui se prend dans les bras. Alors que le débat autour de la PMA s’enflamme et que les agressions homophobes sont en hausse en France, le magazine dédié à la communauté LGBT+ tient à mettre en avant la tendresse. Pour le nouveau directeur de la rédaction, Romain Burrel, ancien pigiste de Têtu ( et des Inrocks ), il était important de " faire une couv’ qui ait du sens " et d’interpeller les gens sur l’amour entre deux hommes, " qu’est ce qui vous dérange là dedans ? ".

Après avoir disparu des rayons à deux reprises, en 2015 puis une nouvelle fois en fin 2017, grâce au soutien d’un collectif d’entrepreneurs, le magazine se relance une troisième fois et passe en trimestriel pour la première fois. Nouveau site internet, nouvelle équipe, nouvelle formule. " Nous avons annoncé que nous voulions relancer une version papier, ce qui n’est pas évident aujourd’hui " explique Romain Burrel.

Les exemples récents des échecs des magazines papier comme Ebdo ou Vraiment ne sont pas rassurants, mais pas de quoi effrayer le nouveau directeur de la rédaction. " Nous avons lancé une campagne Ulule en septembre afin de voir si les lecteurs nous suivent encore. On s’est dit qu’à partir de 1 000 abonnés, c’est une bonne base pour travailler sur un lectorat fidèle. Nous en avons obtenu plus de 2 500. A ce moment là, nous nous sommes dit qu’il y avait encore de l’attente pour un média magazine ", se réjouit-il.

Pour donner sens à ce magazine comparé à l’immédiateté de l’information consommée sur le web, le chroniqueur de France Inter veut faire de la revue " un objet rare, avec des contenus plus longs ". On retrouve à l’intérieur des enquêtes qui font entre huit et dix pages qui permettent " d’avoir le temps de développer des idées et d’aller au fond des choses ".

Place aux témoignages et à la culture : L’une des grandes enquêtes de cette nouvelle formule repose sur les LGBT-phobies à l’école. " Nous avons donné la parole aux enfants qui ont subi du harcèlement scolaire plutôt que de juste partager des statistiques. Il faut leur donner la parole pour comprendre, entendre ce qu’ils vivent et se rendre compte que rien n’est fait pour contrer ce phénomène ", indique Romain Burrel qui insiste sur le fait que l’école est le premier lieu de souffrance des LGBT. " Dans le cadre scolaire, rien n’est mis en place, les professeurs détournent le regard, il n’y a pas de cours sur l’éducation sexuelle, pas de sensibilisation sur ce qu’est l’homophobie ou très peu. Les jeunes LGBT sont deux à sept fois plus concernés par le taux de suicide que leurs camarades hétérosexuels. C’était donc important pour nous de leur donner la parole et de la porter au ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer. Nous l’avons eu en interview et il n’est clairement pas à la hauteur, il ne connaît pas le dossier ", dénonce-t-il.

Comparé aux versions précédentes, celle-ci souhaite donner plus de place aux témoignages et rendre la parole aux personnes LGBT. Mais aussi offrir des pages culture plus riches qu’auparavant. " Cela était une grande demande de notre lectorat. Cet été, nous avons réalisé une étude avec 5 000 participants sur leurs attentes de Têtu, la culture était largement en tête. Dans cette rubrique aussi, les interviews sont longues et fouillées. Par exemple l’interview de Marina Foïs fait trois pages. Il y a une sélection culturelle sur les trois prochains mois avec des programmes de films, des présentations d’artistes qui sont soit LGBT ou alors des alliés ", dévoile le nouveau directeur de la rédaction.

A retrouver également dans ce numéro, une liste des trente LGBT qui font bouger la France. " Nous avons sélectionné trente parcours différents à suivre, des gens de province, des personnes du monde associatif, des personnalités connues ou celles qui devraient l’être. Il existe beaucoup de gens dans notre communauté qui se démènent pour faire de jolies choses ", soutient-il.

Une presse primordiale : Si les médias généralistes traitent de plus en plus des questions LGBT+, il reste " primordial " d’avoir une presse dédiée à la communauté LGBT pour Romain Burrel. " Avec Têtu on peut aller plus en profondeur sur ces sujets. Nous créons également un espace où nous pouvons parler de nous, sans avoir peur d’être jugés, sans être caricaturés, sans avoir à se dire que potentiellement on écrit pour quelqu’un qui est hétérosexuel. Têtu est un " safe place ", un endroit où la parole est libre. Un média fait pour et par les personnes LGBT ", appuie-t-il et assure une nouvelle fois : " Un média LGBT n’est pas un caprice, c’est une nécessité ".

Créé en 1995, Têtu s’est créé au fur et à mesure des années une identité forte dans le paysage de la presse française. Romain Burrel porte donc sur ses épaules un solide héritage : " Tout le monde a une idée très précise de ce que doit être le magazine, pour certains il doit être très sérieux avec rien que des dossiers de fond, d’autres ne veulent que des choses légères, certains ne veulent voir que des beaux mecs à poil, d’autres disent surtout pas. C’est très complexe ". Néanmoins, ce dernier n’a pas peur du changement ni de moderniser ce titre. Longtemps perçu comme le magazine référent des homosexuels masculins, la nouvelle équipe aux manettes tient à ouvrir plus largement le média et à devenir plus inclusif. " J’espère parler au maximum de personnes et pas seulement aux garçons. Nous allons également chercher des gens avec des physiques un peu différents, et pas seulement des hommes musclés comme ça a été le cas pendant des années " affirme le directeur de la rédaction.

A la rencontre des lecteurs : A côté du magazine papier repensé, le site internet a été entièrement refondé et sera utilisé en complément de ce premier. " Le web est un outil de veille et de traitement de l’actualité au jour le jour. Nous voulons rendre ce média réactif, ce qu’il n’a pas toujours été et était même parfois un peu lent à la détente ", confie Romain Burrel. Des podcasts et des vidéos seront également au programme. En plus du web et du papier, la nouvelle équipe de Têtu souhaite développer des activités hors média.

" On veut proposer plus que simplement un magazine ou un site web. Aujourd’hui un média qui marche est un média qui offre plus que ça. Il faut sortir les journalistes des rédactions, les confronter au public " admet-il. Des " Têtu Talk " seront organisés au premier trimestre de l’année prochaine pour aller directement à la rencontre du public et débattre avec lui de sujets liés aux questions LGBT.

Avec ces différentes propositions, Têtu espère cette fois s’installer de manière pérenne. Romain Burrel part enthousiaste et plein d’envie dans ce projet : " En partant avec 2 500 abonnés dès le premier numéro, on commence déjà plus rassuré. L’idée est de recréer une discussion avec les gens, mais elle n’est pas évidente car elle a été interrompue plusieurs fois. Si cela n’a pas marché avant, ce n’est pas la faute du lecteur. D’ailleurs les dernières versions papier se sont vendues entre 17 et 12 000 exemplaires, ce qui est vraiment pas mal. Le lectorat est là, il faut bien s’adresser à lui ".

samedi, février 17, 2018

Malaisie : Un journal provoque un tollé en expliquant comment reconnaître les homosexuels !

Un article publié la semaine dernière dans un grand quotidien malaisien liste les signes distinctifs qui caractériseraient les homosexuels, suscitant le dégoût et la colère de la communauté LGBT.

Un mode d'emploi pour identifier les gays et lesbiennes. Voici ce qu'a publié l'un des principaux quotidiens malaisiens, le Sinar Harian, dans son édition de vendredi dernier, rapporte le Guardian. Le journal s'est attiré les foudres des défenseurs des droits de la communauté LGBT dans ce pays où l'homosexualité est illégale. Les activistes ont accusé les journalistes de mettre des vies en danger.

Barbe et musculation : L'article listait des signes distinctifs qui permettraient de " reconnaître " les personnes homosexuelles. Ainsi, selon le journal, les hommes gays aiment particulièrement porter des barbes, passent du temps à la salle de sport, non pas pour prendre soin de leur corps ou se dépenser, mais pour regarder les autres hommes, et portent des vêtements de marque. Quant aux lesbiennes, elles se prennent dans les bras entre elles, serrent la main des hommes et les rabaissent, toujours selon l'article.

La publication de cet article a provoqué un tollé chez les activistes luttant pour la défense de la communauté LGBT en Malaisie, pays où l'homosexualité est toujours punie par la loi, qui prévoit notamment une peine de vingt ans de prison, et où de nombreux crimes homophobes ont été récemment commis.

En 2017, un étudiant de 17 ans a ainsi été battu et brûlé à mort par des camarades de classe qui l'accusaient d'être homosexuel. Une femme transgenre de 27 ans a été attaquée au couteau et a reçu trois coups de feu, alors qu'elle faisait des courses chez un fleuriste.

En quoi un homosexuel met-il votre vie en danger ? Une situation qui a poussé l'activiste Arwind Kumar, qui est aussi une star des réseaux sociaux en Malaisie, à dénoncer l'article du Sinar Harian, qui selon lui peut menacer des vies.

" Il y a des problèmes bien plus importants dans ce pays qui nécessitent d'être abordés. Si vous voulez vraiment éduquer la société, alors expliquez lui à quoi ressemble un pédophile, un meurtrier, un kidnappeur, les gens qui mettent vraiment en danger les vies des autres. En quoi un homosexuel met-il votre vie en danger ? ", s'est-il insurgé, dans une vidéo postée sur la plateforme Youtube, déjà vue près de 40.000 fois.

jeudi, avril 13, 2017

En savoir plus : La poignée de main de la princesse Diana contre le Sida !

Il y a trente ans, jour pour jour, la princesse Diana serrait la main d'une personne atteinte du sida, sans gant. Une première pour un personnage public. Et surtout, un geste, inimaginable pour l'époque, qui allait changer le regard porté sur cette maladie stigmatisante et méconnue.

Le 9 avril 1987, la princesse de Galles inaugure le premier centre médical dédié aux malades du syndrome d'immunodéficience acquise (Sida) en Angleterre, au Middlesex Hospital de Londres. Devant les télévisions du monde entier, elle fait visiter les lieux mais les 12 lits sont vides. Stigmatisés à une époque où la maladie est méconnue et terrifie, les patients préfèrent ne pas être filmés. Finalement, l'un d'eux accepte d'être photographié, de dos. La princesse serre alors la main de cet homme séropositif. Un geste qu’elle effectue sans aucune protection, et sans gant. Un acte impensable à l’époque, car il va à l'encontre de l'idée selon laquelle le virus se transmettrait par simple contact physique, ou en respirant le même air que les personnes infectées.

Dès le lendemain, la photo fait la Une des journaux et crée l'événement. Par cette poignée de main, Diana montre la voie et fait évoluer la vision que les gens ont du Sida. Une maladie alors attribuée aux homosexuels et surnommée " the gay plague " (lit. la peste des gays). En réalité, même si la communauté homosexuelle est fortement touchée, les personnes droguées font aussi partie des malades de ce virus, identifié pour la première fois en 1981 à Philadelphie, aux États-Unis.

Un infirmier présent lors de la visite de Diana en 1987, se souvient. " À l'époque, la maladie faisait peur parce qu'on ne savait pas exactement comment elle se contractait, raconte John O'Reilly dans une interview pour BBC. Mais la princesse a pris la main de tous les patients. Son geste a eu un retentissement mondial. Les téléphones mobiles, Twitter et Facebook n’existaient pas encore, mais ça a fait le tour du monde en un claquement de doigt ".

Par la suite, sa visite incite de nombreuses personnes à venir travailler pour le centre médical. La princesse a levé un tabou et aidé à lutter contre l'isolement des personnes malades. " Le Sida ne rend pas les gens dangereux au premier abord, avait-elle déclaré. On peut leur serrer la main et les prendre dans nos bras. Dieu sait qu'ils en ont besoin ".

Les foudres de la reine : Mais son engagement n'est pas au goût de tous. La reine Elizabeth II désapprouve la campagne menée par sa belle-fille. Une campagne qui met en avant la princesse et défie la bienséance et la discrétion de l'étiquette royale, notamment sur un sujet aussi sensible.

Des années après la mort de Diana, l'agent de police en charge de sa protection raconte le tourment de la princesse. " Après ses rencontres avec la reine, elle était bouleversée, explique Ken Wharfe. Elle m'a dit : La reine n'aime pas que je m'implique dans la lutte contre le Sida et d'autres actions caritatives - je devrais m'investir dans quelque chose de plus plaisant ".

Une cause longtemps niée par Elisabeth II. Ce n'est qu'en 2008, lors d'une visite dans une clinique spécialisée en Ouganda, que la reine reconnait officiellement la détresse des victimes du Sida.

Dans les pas de Diana : Des années après sa mère, le prince Harry reprend le flambeau royal. En mars dernier, il visite un centre médical de Leicester où s'était rendue Diana 26 ans plus tôt, en 1991.

Aujourd'hui, 35 millions de personnes sont séropositives à travers le monde ; c'est-à-dire qu'elles ont été contaminées par le virus d'immunodéficience humaine (VIH) contre lequel il n'existe aucun remède. Le prince a donc appelé à continuer les campagnes de sensibilisation, jugeant qu'il n'est " pas acceptable que la première fois qu’un jeune entend parler du Sida, c'est parce qu'il a été contaminé ".

Après avoir discuté avec les membres du personnel et les patients du centre, le prince a fait le service à table, rappelant à certains l'attitude de Diana. " Il a montré qu'il a bon coeur, comme sa mère ", raconte une bénévole. Pour Amdani Juma de l'Institut africain pour le développement social, " cette visite est très importante pour réveiller les consciences. C'est un prince et il peut nous aider à diffuser les messages de prévention à travers le monde. La princesse Diana était là en 1991, et aujourd'hui, c'est Harry. C'est très spécial. Un grand moment d'émotion ".

vendredi, décembre 25, 2015

Presse : Le magazine gay Friendly privé des aides à la presse pour " pornographie " !

Le bimestriel gay Friendly a été privé de l'avantageux régime économique de la presse après la publication de photos " pornographiques ", une décision que son directeur juge "homophobe" et mettant le magazine en danger.

La commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) "a constaté la présence de nombreux éléments iconographiques et textuels à caractère pornographique et comportant la représentation d'actes sexuels" dans le numéro de septembre-octobre du magazine, selon un avis rendu début décembre dont l'AFP a obtenu copie.

La commission, qui dépend du ministère de la Culture, a donc décidé de ne pas accorder à Friendly le droit de bénéficier d'un taux de TVA allégé de 2,1% et de tarifs postaux négociés.

" Ses lecteurs sont ainsi déconsidérés, tout juste assimilés à des obsédés sexuels ", regrette dans un communiqué le directeur de Friendly, Jean-Christophe Florentin, qui accuse le ministère d'" homophobie " et compte faire une nouvelle demande à la CPPAP le mois prochain.

Le magazine présentait dans ses pages des extraits de livres de photos érotiques, l'un sur des sportifs américains, l'autre sur des acteurs porno, qui montraient leurs organes sexuels.

" Ce contenu (...) était de nature à disqualifier la publication dans son ensemble au regard du critère d'intérêt général ", analyse la commission, composée à parité de représentants de l'Etat et de professionnels de la presse.

Pour bénéficier du régime économique de la presse, les publications doivent avoir un "caractère d'intérêt général quant à la diffusion de la pensée", rappelle la commission, qui reproche aussi à Friendly d'avoir diffusé des publicités pour des sites et DVD interdits aux mineurs. Le magazine doit désormais payer le TVA de 20% appliquée aux publications violentes ou pornographiques.

Les frais d'envoi aux abonnés pourraient aussi passer de 40 centimes à 3 euros par exemplaire, affirme Jean-Christophe Florentin. Vendu selon lui à 20.000 exemplaires, le magazine est une des dernières publications papier consacrées aux homosexuels, après la fermeture de Têtu en juillet 2015.

" Le magazine est condamné à être déficitaire dans tous ces cas de figure. Il est impératif que nous puissions récupérer notre agrément ", explique à l'AFP le directeur de cette publication fondée en 2010 et réalisée par une dizaine de personnes.

Dans le cadre d'une refonte des aides postales aux journaux, l'ensemble de la presse va payer plus cher ses envois à partir de l'an prochain, surtout la presse de loisirs et de divertissement.

jeudi, juillet 16, 2015

Presse : Le magazine " Têtu " proche de la fin !

En crise financière depuis quelques années, Têtu est menacé de liquidation judiciaire et pourrait ne plus jamais voir le jour, faute de repreneur. Un appel à soutien a été lancé...

Le numéro 212, dont le chanteur Mika fait la couverture, pourrait bien être le dernier de Têtu et sa rédaction. " Faute de solution à même d’assurer l’avenir du journal, le redressement judiciaire prononcé le 1er juin devrait déboucher sur une liquidation judiciaire ", explique L’Express. Le titre, destiné à la communauté gay, bénéficiait d’une période d’observation de quatre mois qui sera finalement plus courte que prévue tant ses difficultés financières sont grandes. L’audience du tribunal de commerce de Paris est donc fixée au 23 juillet. Date à laquelle tout pourrait s’arrêter pour ce journal âgé de vingt ans.

Deux offres de reprise jugées insuffisantes : La rédaction de Têtu, réduite à neuf membres permanents, est plus que jamais menacée. Pourtant, comme le révèle Le Monde, deux offres de reprise dont une initiative de crowdfunding ont été déposées. Mais l’administrateur judiciaire les a jugé " insuffisantes ". Pierre Bergé, propriétaire du magazine, a longtemps financé Têtu jusqu’à son rachat pour un euro symbolique en 2013 par Jean-Jacques Augier. Depuis, les pertes du titre ont été réduites au prix de sévères coupes budgétaires : passant de 2,35 millions d’euros en 2013, à 1,1 million en 2014 et 500 000 euros cette année. Toutefois, précise le journal, " les ventes de Têtu sont passées sous les 30 000 exemplaires ".

Un avenir incertain : Selon le propriétaire du magazine pour hommes, Têtu paye son isolement puisqu’il ne fait partie d’aucun groupe de presse. Et pour lui, " seule son intégration dans un groupe pourrait lui permettre de surmonter ses difficultés ". Mais pour le moment, les investisseurs s’étant intéressés au titre " ne semblent pas convaincus de l’apport du magazine au sein d’un groupe de presse " a déclaré au Monde le directeur de la rédaction, Yannick Barbe. Pour certains, " mieux vaut récupérer la marque une fois la liquidation prononcée ".

Têtu lance un appel à soutien : Face à cette crise et le possible arrêt du journal, la rédaction s’attend au pire. La préparation du numéro de septembre a même été suspendue. " Les choses sont allées très vite, on a été pris de court ", aurait confié Sylvain Zimmermann, rédacteur en chef adjoint et responsable du service culture du magazine. De leur côté, les salariés ont lancé un appel à soutien aux décideurs et investisseurs sensibles à " l’importance de porter une information différente, respectueuse des personnes LGBT, et soucieuse du vivre-ensemble ".

mercredi, novembre 12, 2014

Médias : La renaissance de Gai Pied !

C’est un livre, signé Thomas Dupuy qui permettra au célèbre magasine homosexuel, Gai Pied de revivre un peu. 

Avec la sortie du livre " Tant et si peu… L’homosexualité il y a 30 ans  ". " LES ANNÉES GAI PIED (1979-1992) ", tout un pan de l’histoire homosexuelle est dévoilé. 1979-1992, autant dire la naissance de la visibilité ( la dépénalisation de l’homosexualité est votée en 1982 ), en même temps que l’arrivée de l’épidémie du Sida ( 1981 ).

" Comment vivait-on en tant qu’homosexuel il y a à peine 30 ans ? Entre 1979 et 1992, le magazine GAI PIED a été le témoin de tant – et finalement si peu – de changements pour les homosexuels des années 70-80-90 : la " dépénalisation " de l’homosexualité, la structuration de mouvements associatifs, les premières marches des fiertés, les prémices d’une union civile et bien sûr l’arrivée puis l’explosion du SIDA, puis des premières trithérapies… " déclare par communiqué Thomas Dupuy. Le journal fondé en 1979 par Jean Le Bitoux a été diffusé jusqu’en 1992.

Tant et si peu : L’homosexualité il y 30 ans… LES ANNÉES GAI PIED ( 1979-1992 ) , Editions Des ailes sur un tracteur !

Source