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dimanche, décembre 27, 2020
mercredi, décembre 16, 2020
Sport : Le champion de ski alpin Hig Roberts fait son coming out !
Hig Roberts, champion de ski américain vient de faire son coming out médiatique dans Out Magazine et le New York Times. Une première dans le ski alpin.
C'est le tout premier coming out de l'histoire du ski alpin professionnel. Hig Roberts, l'un des meilleurs skieurs américains actuellement, vient d'annoncer son homosexualité dans deux interviews publiées le même jour : une pour le magazine LGBT+ Out Magazine et une pour le généraliste New York Times. Il devient ainsi le premier skieur de l'équipe nationale et le premier skieur alpin à avoir participé aux championnats du monde à faire son coming out.
" Ne pas être out m'a enlevé beaucoup de joie dans la vie, regrette-t-il auprès de Out Magazine. Parfois, je me tenais sur le podium, avec des titres nationaux, et je me sentais quand même déprimé. J'étais hébété par l'angoisse que je ressentais. Je ne dormais pas, j'avais des crises d'angoisses, des moments d'extrême dépression. J'ai du cacher tout ça à mes équipiers et à mes coaches ".
Surcompensation : " Je ne savais pas comment faire exister l'homosexualité dans les espaces que j'aimais, et celui dans lequel je m'étais trouvé : le sport. Je n'étais pas sûr que ce que je ressentais était similaire à ce que je pensais être l'homosexualité à l'époque. C'est une des raisons qui m'ont poussé à faire mon coming out aujourd'hui, en tant qu'athlète. La visibilité des athlètes LGBTQ+ est très réduite. Il n'y a pas eu beaucoup de représentations, et notamment dans le ski alpin, un sport très masculin, agressif, et basé sur la force ".
C'est d'ailleurs à cause de la violence de la discipline que le skieur, plusieurs fois champion des Etats-Unis, a eu des difficultés à faire son coming out. Plus, jeune, il a beaucoup lutté pour se faire une place dans le sport. " J'étais le plus petit de mon équipe ", confie-t-il. " Ça a construit mon approche du sport, avec beaucoup de cran et de ténacité, parce que je devais faire mes preuves, compenser ma petite taille, le manque de dominance que j'avais sur le terrain de hockey ou la piste de ski ".
" J'ai développé des attitudes de surcompensation, et fait énormément d'efforts" pour être comme les autres, raconte-t-il. " Je ne pensais pas vraiment que je pouvais être gay et réussir dans un sport aussi masculin. Je me sentais piégé par une série de règles implicites de masculinité que le monde athlétique m'a apprise à un très jeune âge ".
Des JO difficiles : Mais le skieur confie également s'être senti " mis en sourdine " lors des Jeux Olympiques d'hiver à Pyeongchang, en 2018. Cette année là, 15 athlètes ouvertement LGBT+ participaient à la célèbre compétition. On comptait notamment Gus Kenworthy, le skieur acrobatique, Adam Rippon, le patineur. A l'époque, Guillaume Cizeron, qui a fait son coming out en 2020, n'était pas encore publiquement out. Et Hig Roberts, encore moins, puisque son équipe n'était même pas au courant.
" Les athlètes n'ont pas le droit de montrer le moindre engagement politique. On ne peut pas utiliser cette visibilité pour autre chose que le sport ", explique l'athlète. " Je devais seulement me sentir chanceux d'être là ". Il confie avoir entendu beaucoup d'homophobie ordinaire, " des choses qui ne me laissaient pas croire que je pouvais continuer ma carrière comme un homme gay identifié ", et a a craint de perdre ses sponsors.
A un an de la retraite, le skieur a donc décidé de mettre ses doutes dans le placard qui l'a longtemps retenu, et adresse un conseil aux athlètes LGBT+ : soyez heureux. " Je veux qu'il soit possible pour les athlètes et les plus jeunes qu'il y a des gens qui ressentent la même chose. C'est votre voyage, votre agenda, mais vous pouvez changer votre histoire. Et si vous avez peur de le faire, ça ne fait pas de vous un lâche. Vous n'êtes pas faible ".
jeudi, décembre 10, 2020
Politique : L’élu LREM Clément Beaune fait son coming-out gay !
L’élu LREM Clément Beaune, secrétaire d’état chargé des relations européennes, a fait son coming-out gay médiatique, cette semaine. Avec cette initiative, l’homme politique entend ainsi se poser en porte-voix face aux discriminations.
Un geste fort : Dans une interview accordée au magazine Têtu, l’élu LREM Clément Beaune a dévoilé publiquement son homosexualité. En tant que secrétaire d’état chargé des affaires européennes, l’homme politique juge nécessaire de prendre la parole pour lutter contre l’homophobie. " Aujourd’hui cela paraît banal de le dire, mais ce n’est pas une évidence. Les coups, la violence, le rejet, ça existe en 2020. Dire aujourd’hui mon orientation sexuelle, ce n’est pas de l’indécence ou de la mise en scène de l’intimité ", a-t-il confié. En conséquence, il rejoint les traces de ses partisans politiques Mounir Mahjoubi, Franck Riester et bien d’autres.
Avant lui, certains (anciens) élus du gouvernement, Franck Riester et Gabriel Attal, ont fait leur coming-out au cours de leur carrière politique. En 2011, l’ancien ministre de la culture a en effet dévoilé son homosexualité. " C’était beaucoup plus facile pour moi d’accepter mon homosexualité, et ensuite de le révéler à ma famille et au grand public. ( En cause ), il y a eu des hommes et des femmes avant moi qui ont dit qu’ils étaient homosexuels ", a-t-il détaillé, prenant ainsi l’exemple de Bertrand Delanoë, qui avait fait son coming-out quelques années avant lui. En 2018, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avait à son tour, fait état de son homosexualité. En cause, prenant comme prétexte la " promotion canapé ", l’Insoumis Juan Branco avait outé le jeune homme politique.
Une visite en Pologne : Après son coming-out médiatique, Clément Beaune envisage de se rendre en Pologne en début d’année prochaine, dans une zone dite sans LGBT. Ce déplacement, comme il le précise, n’a rien à voir avec le geste qu’il vient de faire à titre personnel. " Je n’aimerais pas qu’on dise que je me démène contre les zones sans LGBT" parce que je suis gay. Ce serait insultant de dire que je mène ce combat pour moi-même ", confie-t-il. " Je dois me battre pour diffuser la tolérance ", conclut l’élu.
mercredi, novembre 25, 2020
En savoir plus : Un quart des japonais LGBT+ ont été victimes d’un outing forcé !
Une importante étude met en lumière la difficulté d'être soi au Japon. 54% des hommes trans sont victimes d'une révélation de leur identité de genre. Si la situation s'améliore, le Japon reste très (très) loin d'une société inclusive pour les personnes LGBT+.
Un quart des japonais LGBT+ (25%) ont subi un outing forcé. Et parmi les hommes trans, ce chiffre grimpe jusqu'à 54%. C'est ce que révèle une importante étude réalisée sur 10.769 participant·e·s de tous âges et rapportée par Gay Times. Mais les japonais LGBT+ voient une lueur d'espoir : 67% des répondants considèrent qu'il y a eu un changement de regard significatif à l'égard des personnes LGBT+ depuis quelques années.
Une grande majorité des sondés pense que la société est bien plus respectueuse à l'égard de la communauté qu'il y a cinq ans. Mais il y a encore beaucoup à faire puisque plus de la moitié des répondants disent taire leur orientation sexuelle sur leur lieu de travail. Ces personnes témoignent d'une " peur d'être out et de voir leur vie chamboulée. Dans le pire des cas, ils pensent à mourir ", indique Yasuharu Hidaka, professeur de sociologie à l'université Takarazuka. D'autant que 79% des personnes interrogées disent avoir " entendu des propos discriminatoires à propos des minorités sexuelles au travail ou à l'école ".
Des petits pas : " La société doit continuer son travail. Le gouvernement et les entreprises doivent coordonner leurs efforts pour une meilleure compréhension de la diversité ", a-t-il ajouté. Le Japon ne reconnaît toujours pas le mariage des couples de même sexe. En revanche, une dizaine de municipalités ont mis en place un certificat d'union civile pour les couples LGBT+. En juin dernier, une loi a été votée pour obliger les règlements intérieurs des entreprises à interdire l'outing ainsi que les insultes basées sur l'identité de genre ou l'orientation sexuelle, indique le South China Morning Post.
Selon Le Monde, de nombreux gays sont mariés à une femme et inversement pour les lesbiennes, " sans ressentir nécessairement le besoin de révéler leur homosexualité étant donné la fluidité des identités de genre qui a discrètement survécu à la modernisation ". Le journal cite Erik Laurent, auteur de Les Chrysanthèmes roses, homosexualités masculines dans le Japon contemporain. " Dans un contexte japonais, la banalisation sociale et une acceptation culturelle ( de la diversité des genres ) ne passent pas forcément par une approche de type occidental ". Il y voit plutôt " une sorte de cohabitation entre les valeurs sociétales japonaises et des formes occidentales de militantisme ".
samedi, novembre 14, 2020
samedi, novembre 07, 2020
Sport : Un arbitre international de football vient de faire son coming out !
En réaction à des injures homophobes proférées alors qu’il officiait lors d'un match de football, l’arbitre a révélé son homosexualité dans les médias norvégiens.
Une annonce à couper le sifflet : L'arbitre Tom Harald Hagen a fait son coming-out, ce lundi 26 octobre. Si cette annonce, accordée au média local Glamdalen, a fait grand bruit, c'est que Tom Harald Hagen est arbitre international et que c'est lui qui officiait sur le terrain, alors qu'un incident homophobe a eu lieu.
Durant la rencontre de la veille, un joueur de Kristiansund a traité l’entraîneur adverse de sale pédé. Tom Harald Hagen avoue ne pas avoir entendu les propos qui ont fait polémique pendant le match, mais il est revenu, le lendemain, sur l’affaire : " Il l’a peut-être dit sur un coup de tête, cela peut arriver dans le football. Mais nous devons nous en débarrasser ", avant d’ajouter, " C’est le summum de l’ironie que ce soit moi qui ai arbitré ce match ".
Messages de soutien : S’il confie ne jamais avoir cherché à cacher son homosexualité, l’arbitre n°1 dans son pays a expliqué sa démarche à Glamdalen : " Je pense qu'il est important de retirer du problème le fait que je sois gay. J'ai vécu de cette façon toute ma vie, ce n'est pas une chose à laquelle je pense. C'est ma vie de tous les jours ". En se révélant publiquement, Tom Hagen ne peut pas imaginer que cela aura des conséquences autres que positives pour lui.
Quelques heures après son coming-out, l’arbitre a reçu de nombreux messages de soutien sur les réseaux, et notamment celui du ministre de la Culture et de l’Egalité du pays Abid Raja qui a tweeté : " J’applaudis le fantastique Tom Harald qui partage son histoire et ainsi, contribue à ouvrir la voie à plus de tolérance et d'acceptation de la différence dans le sport ".
Agé de 42 ans, Tom Hagen officie au niveau professionnel depuis 2006 et a dirigé son premier match de coupe d’Europe en 2009, allant même jusqu’à glaner sa place de quatrième arbitre lors de l’Euro 2012 en Pologne et en Ukraine. C'est peut-être la première fois qu'un arbitre de cette trempe fait son coming out. Le football est-il en train de changer ?
lundi, novembre 02, 2020
Rugby : Dan Palmer, premier international australien à faire son coming out gay !
Un coming-out rare dans le sport professionnel qui vient en réaction aux propos homophobes de la star du rugby Israel Folau en 2019.
L’ancien pilier Dan Palmer est devenu vendredi le premier international de rugby australien à parler de son homosexualité, un coming-out rare dans le sport professionnel qui vient en réaction aux propos homophobes de la star du rugby Israel Folau en 2019.
Dan Palmer, qui compte une seule sélection avec les Wallabies en 2012 contre l’Écosse, a décrit dans une chronique pour le Sydney Morning Herald des années de troubles émotionnels, dans un sport où l’homosexualité reste tabou. En 2009, l’ancien capitaine du pays de Galles Gareth Thomas était devenu le premier joueur de rugby de renom à se déclarer ouvertement gay.
" J’étais pris au piège d’un faux récit et je ne voyais aucune issue. De nombreuses nuits, je pleurais jusqu’à m’endormir et je prenais régulièrement un lourd cocktail d’opioïdes... Je rêvais de disparaître, de changer de nom et de recommencer ma vie ", a-t-il poursuivi, ajoutant qu’il n’était " pas exagéré de dire que ma propre mort aurait été préférable à la découverte de mon homosexualité ".
" La bataille était avant tout avec moi-même ", a livré Palmer, qui a assuré ne jamais s’être senti discriminé lorsqu’il jouait aux Waratahs ou aux Brumbies en Australie, dans le Super Rugby.
Palmer, âgé de 32 ans, avait été transféré en France en 2013 à Grenoble, où il n’a jamais pu y jouer à cause de blessures. Il a pris sa retraite en 2015. Désormais entraîneur dans le staff des Brumbies, Palmer a indiqué que les déclarations en 2019 de Folau, selon lequel " l’enfer attendait les homosexuels ", l’avaient poussé dans son choix.
" Plus la polémique Folau s’est prolongée, plus je me suis senti obligé de parler ", a déclaré Palmer, qui veut lutter contre " l’impact profond qu’il ( Folau ) a sans doute eu sur les enfants qui l’admiraient et qui luttent chaque jour pour comprendre leur sexualité ".
Folau, fervent chrétien évangélique, avait écrit en avril 2019 sur son compte Instagram : " Ivrognes, homosexuels, adultères, menteurs, fornicateurs, voleurs, athées, idolâtres, l’Enfer vous attend. Rugby : l’Australien Israel Folau, limogé pour propos homophobes, signe à Perpignan : Seul Jésus peut vous sauver ". Des propos qui avaient entraîné son licenciement en mai 2019, quelques mois avant la Coupe du monde. Considéré comme l’un des meilleurs arrières du monde, Folau, 73 sélections avec l’Australie, joue maintenant pour le club français de rugby à XIII des Dragons Catalans.
La chronique de Palmer a été applaudie en Australie, et l’actuel capitaine de la sélection Michael Hooper a salué un témoignage " fort " : " Je suis très heureux pour Dan. C’est un type formidable ".
vendredi, octobre 30, 2020
Sport : Le gymnaste olympique Danell Leyva a fait son coming-out, et il explique pourquoi !
Après avoir dévoilé sur Twitter sa bisexualité et sa pansexualité, au début du mois, le gymnaste américain Danell Leyva s'est confié au site Olympic Channel. Il revient sur son coming out, et sur ce qui l'a retenu, toutes ces années.
" Je sais depuis longtemps que je ne suis pas hétéro ", commence à écrire Danell Leyva, sur Twitter le 11 octobre dernier. À l'occasion de la journée nationale du coming out aux Etats-Unis, ce gymnaste de haut niveau âgé de 28 ans publie une série de cinq tweets dans laquelle il s’exprime sur son orientation sexuelle. " Mais pour des raisons très personnelles, j’ai toujours rejeté ce côté de moi. Plus tôt cette année, j’ai finalement compris que je suis bi et pan ( j’essaie toujours de comprendre cet aspect ) ". Il précise également avoir réalisé ne pas être attiré par les hommes cisgenres.
Une orientation qu'il a longtemps rejetée : Bien qu’il ait d’abord pensé à faire son coming out en juin dernier, les actualités liées au mouvement Black Lives Matter ont fait reculer sa décision. Jusqu’à ce dimanche 11 octobre et ce thread sur Twitter. Une quinzaine de jours plus tard, celui qui a participé aux Jeux olympiques de Rio et de Londres, lors desquels il a glané trois médailles ( deux en argent et une en bronze ), s’est confié au site Olympic Channel.
Si Danell évoque les raisons qui l’ont poussé à faire son coming out, il explique aussi pourquoi il l’a fait aussi tard. Son premier obstacle ? Les stéréotypes sur les gymnastes, trop souvent considérés comme homosexuels. " Je ne voulais pas donner aux gens la satisfaction d'avoir raison " explique l'athlète. " Ce ne sont pas des gens qui essaient de nous aider à comprendre notre sexualité, mais des gens qui nous pointent du doigt, et qui ne nous font pas nous sentir bien ".
Originaire de Cardenas, à Cuba, il a longtemps rejeté le fait de ne pas être hétérosexuel, " à cause de la façon dont nous sommes tous élevés. Surtout dans une famille hispanique ".
Un message pour encourager à s'assumer pleinement : Félicité par ses coéquipières de la sélection américaine comme Simone Biles, Aly Raisman et Laurie Hernandez, le champion du monde 2011 de barres parallèles, à Tokyo, s’est également réjoui des réactions que son message avait suscités.
" Je ne pensais pas que ça allait exploser comme ça, a-t-il confié à Olympic Channel. Dans le post, j'ai dit que j'essayais toujours de savoir si j'étais bi ou pan. C'était bien d'avoir des réponses comme : Vous n'avez pas à l'étiqueter. Vous n'êtes pas obligé d'être simplement une chose. C'est une chose fluide, en constante évolution, vous n'avez pas à vous en soucier ".
Avec 230 000 abonnés sur Instagram et plus de 50 000 followers sur Twitter, Danell Leyva espère montrer la voie. " Si j’arrive à aider une personne à être assez courageuse pour s’assumer pleinement, alors j'ai l'impression que mon message a été utile ". Tout en ayant l’espoir de " vivre un jour dans un monde où la sexualité est aussi hors de propos que de savoir si l’on est droitier ou gaucher ".
mercredi, octobre 14, 2020
Music : Le chanteur coréen Kwon Do Woon fait son coming-out gay !
Le chanteur coréen Kwon Do Woon a fait son coming-out gay, mardi 6 octobre. Il devient ainsi le premier artiste à se confier sur son orientation sexuelle.
Historique ! Le chanteur coréen Kwon Do Woon a dévoilé son homosexualité, mardi 6 octobre. Par son action, l’artiste K-Pop a souhaité que la parole des personnes LGBTQI+ se libère davantage dans le milieu du divertissement. " J’espère continuer à représenter la communauté queer avec mon image ", a-t-il confié. " J’ai pensé que ce serait mieux pour moi de faire mon coming-out puisque je n’avais rien à perdre. Donc, je l’ai fait. Cela aurait été très difficile si j"avais eu beaucoup à perdre ", a-t-il ajouté.
En faisant son coming-out, l’interprète a pris pour exemple l’ancien présentateur TV Hong Seok Cheon, qui a révélé son homosexualité, vingt ans plus tôt. " Lorsque nous nous sommes rencontrés, j’ai pu voir un très bon côté de lui ", a révélé Kwon Do Woon. La personnalité TV avait dû mettre un terme à l’animation du show Po Po Po ( équivalent de Sesame Street ) et donc de sa carrière.
Un élan de soutien : Peu de temps après son coming-out, Kwon Do Woon a reçu beaucoup de messages des internautes. " Je suis tellement fier de lui. Ca a dû demander beaucoup de courage. J’espère qu’il aura tout l’amour et le soutien de sa famille, ses amis et ses fans ", a confié Phanaellion sur Twitter, qui a accompagné l’article du média coréen, AllKPop. Le chanteur a, de son côté, remercié les médias coréens et étrangers qui ont visibilisé son coming-out, sur Instagram.
Une communauté peu visible en Corée : Bien que la Corée du Sud ait décriminalisée l’homosexualité, la société reste méfiante envers la communauté LGBTQI+. Les personnes queer subissent des discriminations, voire même des agressions physiques. En conséquence, elles doivent encore cacher leur orientation sexuelle et/ou leur identité de genre. Aujourd’hui, seuls 10% des citoyens coréens ont dévoilé publiquement leur homosexualité.
Dans le milieu musical, seules les icônes Holland, Sam Hein et Harisu exercent leur carrière sans cacher leur orientation sexuelle et/ou leur identité de genre. Le premier, qui a directement été labellisé comme " l’idole gay du K-Pop " en 2018, jouit de sa passion en toute indépendance. La chanteuse, Sam Hein, a fait son coming-out bi, la même année. Enfin, Harisu est la personnalité trans la plus visible, alors que sa communauté reste victime de nombreuses persécutions.
samedi, octobre 10, 2020
Music : Le vainqueur de l’Eurovision 2019 Duncan Laurence annonce ses fiançailles sur Instagram !
C'est grâce à une story éphémère sur Insta que le vainqueur de l'Eurovision 2019 a officialisé son union prochaine avec Jordan Garfield, son petit ami et fidèle collaborateur.
En ces temps de grisaille et d'incertitude, toute bonne nouvelle est la bienvenue. On peut ainsi se réjouir d'apprendre que Duncan Laurence, gagnant de l'édition 2019 du concours Eurovision, est désormais fiancé. Plus qu'une déclaration en grandes pompes, le chanteur originaire des Pays-Bas a misé sur une simple story Instagram pour partager l'information avec ses abonné·e·s. Il a plus exactement montré une photo de la bague avec pour seul texte : " I love you @jordandelivers ".
Comme le rapporte le média britannique Attitude, son fiancé, lui, s'est montré plus volubile via sa propre story Instagram. " À ceux d'entre vous à qui je n'ai pas parlé dernièrement, je suis l'homme le plus chanceux du monde, a écrit Jordan Garfield. J'ai demandé Duncan Laurence en mariage et il a dit oui. Je n'ai jamais été aussi heureux de toute ma vie. Je vais épouser un homme beau, gentil, intelligent, sincère et talentueux. Je vais aussi épouser mon meilleur ami ". On fond.
Bi et fier de l'être : De son véritable nom Duncan de Moor, le chanteur a toujours été transparent vis-à-vis de son orientation amoureuse, notamment durant la période de l'Eurovision. Lors d'une conférence de presse l'an passé, il s'était montré enthousiaste à défendre ses valeurs devant un si grand auditoire. " Je représente des choses, a-t-il déclaré. Je suis plus qu'un simple artiste. Je suis une personne, je suis un être vivant, je suis bisexuel, je suis un musicien. Je représente des choses et je suis fier d'avoir la chance de montrer ce que je suis, qui je suis ".
Cette année-là, Duncan Laurence ne fut pas le seul participant du concours européen à se reconnaître dans le drapeau arc-en-ciel. Également en lice face à lui, on retrouvait notre Bilal Hassani national ( qui avait décroché la 16ème place du classement final ) mais aussi le chanteur italien Mahmood, ouvertement gay.
mercredi, septembre 30, 2020
US : Le fils de Donald Trump vient-il de faire son coming out ?
Quelques heures avant le débat qui doit opposer Donald Trump et Joe Biden, Eric Trump, le fils du président affirme appartenir à la communauté LGBT+.
" The LGBT community, they are incredible. (...) I'm a part of that community ". Littéralement : " les personnes LGBT+ sont incroyables, je fais partie de cette communauté ". En quelques mots lâchés sur Fox News, Eric Trump, le fils du président américain, vient-il de faire son coming out ?
Treize heures avant le débat qui doit opposer le démocrate Joe Biden et le républicain Donald Trump, l'annonce est étonnante. Eric Trump est interrogé sur le programme de son père et sur le désarroi des électeurs républicains. La journaliste qui l'interroge lui fait part d'un témoignage d'une électrice, républicaine et lesbienne, déçue de Donald Trump.
Je fais partie de cette communauté : " Son prénom est Chris, elle ne veut pas donner son nom de famille de peur des réactions de ses collègues... Elle vit à Manhattan, elle a la cinquantaine, elle est lesbienne. Elle raconte que son niveau de vie a baissé depuis que votre père est au pouvoir, le prix du gaz, la sécurité sociale... Elle a perdu son boulot, parle d'insécurité dans son quartier, elle dit de Biden qu'il est faible... Est-ce que vous comptez sur son vote ? ", demande la journaliste de Fox News à Eric Trump.
" Je vois des personnes comme elle tous les jours. Les personnes LGBT+ sont incroyables. Vous devriez voir comment ils soutiennent mon père tous les jours. Je fais partie de cette communauté et j'adore cet homme ( son père, donc, ndlr ). Merci de protéger nos quartiers et nos villes ", lâche le fils de Donald Trump. Pour rappel, en 2014, Eric Trump s'est marié avec Lara Lea Yunaska en 2014 avec qui il a eu deux enfants.
Les Trump accusés d'homophobie : Les Trump ne sont pas réputés pour être la famille la plus friendly des Etats-Unis. La nièce de Donald Trump, une psychologue ouvertement lesbienne, avait d'ailleurs dénoncé sa famille qu'elle juge homophobe. Dans ses mémoires, elle raconte un moment de gêne. Elton John a joué pendant les funérailles de la princesse Diana, ce qui a provoqué la colère de la grand-mère des Trump, Mary. " C'est dégoûtant qu'ils laissent cette petite pédale d'Elton John chanter pendant l'office ", dit la grand-mère dans des propos rapportés par Mary dans ses Mémoires. " J'ai réalisé qu'il valait mieux qu'elle ne sache pas avec qui je vivais : une femme ", poursuit la nièce du président américain.
samedi, septembre 26, 2020
Sport : L’ex-footballeur Jake Bain revient sur les conséquences de son coming out !
À 18 ans, Jake Bain fut le premier joueur de football en Division I à assumer ouvertement son homosexualité. Deux ans plus tard, il revient sur son coming out, un tournant décisif dans sa vie.
Le coming out peut changer une vie. C'est en tout cas ce que semble soutenir Jake Bain dans une récente interview pour Men's Health. Après avoir révélé son homosexualité durant son année de première au lycée, ce jeune footballeur du Missouri rejoint l'Université d'État d'Indiana, où il devient alors le premier footballeur en Division I ( soit le plus haut niveau de sport universitaire ) à être ouvertement gay. Mais en 2019, il laisse derrière lui le ballon rond et change de faculté. Un choix qu'il ne regrette pas. Ou, du moins, pas tout à fait.
" Le football me manque clairement de temps en temps, confie-t-il au média sportif. Je me sens plus apaisé et je suis beaucoup plus heureux que ce que j'étais un an en arrière ". Deux raisons le poussent à mettre sa pratique du football entre parenthèses : la perte d'un ami d'enfance et le fait qu'il soit encore en plein questionnement sur sa sexualité. " J'avais besoin de prendre du recul, de trouver un peu de stabilité et de cerner exactement ce que j'avais envie de faire ", dit-il.
Redéfinir son orientation : Sa remise en question presque totale conduit Jake Bain à reconsidérer sa propre orientation amoureuse. En juin dernier, l'ex-footballeur profite alors du Mois des Fiertés pour accomplir un deuxième coming out. " Après y avoir beaucoup pensé, j'ai décidé de partager avec vous le fait que je suis pansexuel, écrit-il à ses abonnés sur Instagram. J'ai réalisé que le genre ne rentre pas en compte lorsque quelqu'un m'attire. Pour moi, l'amour est quelque chose de plus profond que le genre qu'on nous assigne à la naissance ". Et ce n'est pas le seul changement qu'il effectue.
Désormais étudiant à l'Université d'État de Caroline du Nord, le jeune sportif espère devenir psychologue du sport. En effet, motivé de par son propre parcours pas toujours facile, Jake Bain aimerait pouvoir aider d'autres athlètes à s'accepter, quels que soient les problèmes auxquels ils font face. En attendant, on peut compter sur lui pour continuer à alimenter son compte Instagram, riche en thirst traps et messages encourageants pour la communauté LGBT+.
lundi, août 17, 2020
lundi, août 10, 2020
Sport : Van Gaal explique le tabou de l'homosexualité dans le foot !
L'ancien entraîneur néerlandais Louis van Gaal (68 ans) reconnait que l'homosexualité dans le milieu du football reste un sujet tabou.
Au début du mois de juillet, un joueur de Premier League a fait son coming-out dans une lettre publiée par le Sun. Une initiative très rare. Mais ce joueur a préféré garder l’anonymat, preuve que, même en 2020, le sujet reste tabou dans le monde du foot. Et que la parole a toujours du mal à se libérer. Louis van Gaal, lui, a accepté de parler de l’homosexualité dans ce milieu dans un entretien au site gay néerlandais " Gaykrant ".
L’ex-entraîneur batave passé notamment par le Barça, le Bayern et Manchester United affirme qu’aucun joueur ne lui a dit qu’il était homosexuel durant sa longue carrière. " Cela veut dire beaucoup de choses, regrette-t-il. J’y ai pensé à plusieurs reprises. Mais si quelqu'un ne m’en parle pas, je ne veux pas l’accabler avec ça ".
L’ex-entraîneur batave passé notamment par le Barça, le Bayern et Manchester United affirme qu’aucun joueur ne lui a dit qu’il était homosexuel durant sa longue carrière. " Cela veut dire beaucoup de choses, regrette-t-il. J’y ai pensé à plusieurs reprises. Mais si quelqu'un ne m’en parle pas, je ne veux pas l’accabler avec ça ".
Le monde du foot n'est pas le reflet de la société : Et pour cause. Van Gaal, 68 ans, reconnait que le monde du foot est " très conservateur dans sa façon de penser et d’agir. Il n'est pas le reflet de la société ". Pour l’ancien coach, les joueurs gays ne font pas leur coming-out parce qu’ils en craignent les conséquences : " Vous devez avoir beaucoup de courage et de force pour faire cela, dit-il. Car le monde du football et le monde extérieur pensent que c’est un problème. ( ... ) Vous serez sous pression en tant que joueur de football. Vous devez surmonter beaucoup de résistance ".
S'il veut inciter les joueurs gays à faire leur coming-out, LVG admet que le chemin est long pour faire bouger les lignes. Et que tout passe par l'éducation à la maison et à l'école. Lui même a évolué au cours de sa carrière. Réputé pour tout savoir de ses joueurs avant de les recruter, il avait l'habitude de leur demander s'ils avaient " une petite amie ". Conscient qu'il pouvait mettre certains dans l'embarras, il a modifié sa question en utilisant le terme de " partenaire ".
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mercredi, août 05, 2020
People : Le chanteur suédois Darin fait son coming out !
Alors que la Pride s’achève à Stockholm, la pop star scandinave a évoqué son homosexualité sur les réseaux sociaux.
La Suède compte désormais un nouvel artiste ouvertement gay. Le 3 août dernier, Darin Zanyar ( mieux connu sous le nom de Darin par ses fans ) a fait son coming out sur ses réseaux sociaux, aussi bien sur Facebook que sur Instagram.
À 33 ans, le chanteur a assumé son homosexualité de la façon la plus succincte et naturelle qui soit. " Chaque personne dans le monde devrait pouvoir être fière et être acceptée pour qui elle est, écrit-il. Je sais à quel point ça peut être difficile. Ça m’a pris du temps, mais je suis fier d’être gay. Joyeuse Pride " !
Car oui, niveau timing, la star suédoise aurait difficilement pu faire mieux. La période des Fiertés s’est tenue du 31 juillet au 2 août pour cette édition 2020, faisant du coming out de Darin la cerise sur le gâteau. Le chanteur rejoint désormais la petite liste d’artistes ouvertement queers de Suède, à l’instar de Tove Lo ou encore Ängie, toutes deux bisexuelles.
Dans une récente interview, cette dernière déplorait le manque de visibilité LGBT+ au sein de la scène musicale nationale. " J’ai vu un énorme changement en l’espace de peu de temps, soutenait-elle. Mais malheureusement, il n’y a pas encore de gros artistes qui s’assument ".
Swedish idol : Fils d'immigrés kurdes mais né en Suède, Darin s’est fait remarquer du grand public grâce au télé-crochet Swedish Idol. À 16 ans à peine, il a décroché la deuxième place de la compétition.
Par la suite, le jeune chanteur s’est lancé dans une carrière solo, collaborant notamment avec l’icône gay Robyn pour son single " Money for Nothing ". Il compte huit albums à son actif, dont plusieurs ont été sacrés disques de platine. Son dernier titre en date, " Identitetslös ", est sorti à l’automne 2018.
jeudi, juillet 30, 2020
Sport : Luke Strong, champion de trampoline britannique, fait son coming out bi !
L’athlète anglais de 27 ans vient de faire son coming out lors d’une interview accordée à un podcast de la BBC. L’occasion pour lui de revenir sur un parcours sportif difficile émaillé d’insultes homophobes qu’il a fini par apprendre à ignorer.
Il s’appelle Luke Strong, et comme son nom l’indique, c’est un garçon solide. À 27 ans, ce jeune Anglais, cinq fois champion de trampoline, dont un titre européen et un autre mondial, vient de faire son coming out bisexuel.
Si c’est la première fois que le jeune homme évoque publiquement son orientation sexuelle, ses amis et sa famille sont déjà au courant. " Je ne me suis jamais caché, explique-t-il au micro de " The LGBT sport Podcast ", une émission en ligne de BBC dédiée à la visibilité des personnes LGBT+ dans le monde sportif, " et j’ai toujours été très transparent sur le fait que je suis attiré par les deux sexes. Homme ou femme... même si je n’ai jamais vraiment eu de relation avec l’un ou l’autre ", ajoute-t-il.
Une longue histoire avec le harcèlement : Il y a quelques années, Strong s’est confié au sujet de son orientation sexuelle à son entraîneur mais il n’avait pas encore eu l’occasion d’en parler publiquement. " Je me suis souviens d’avoir beaucoup pleuré ( lorsque je parlais à mon coach ) et je ne comprenais pas vraiment pourquoi. C’est la première personne à qui j’ai parlé de ma sexualité ", se souvient le gymnaste.
Si Luke a le cuir épais, c’est qu’il a une longue histoire avec le harcèlement. À 11 ans, lorsqu'il commence sa carrière de trampoliniste, les premières insultes fusent. " Je pense que, comme la plupart des gens dans la communauté LGBTQ, grandir est toujours un peu difficile. Surtout porter un justaucorps, faire de la gymnastique, faire le grand écart... Tu te tapes des remarques typiques du style T’es qu’une folle, des blagues sur les gays... J’y ai eu droit dès l’école. Et au collège, ça a empiré. Il y a eu une période entre la 5ème et la 4ème où j’ai subi un harcèlement vraiment dur. Je n’osais plus parler du trampoline parce que j’étais gêné ".
Messages anonymes : Avec le temps, cette animosité s’est un peu calmée. Surtout lorsque ses camarades ont réalisé à quel point le jeune homme était talentueux.
À l’âge de 15 ans, après une grave blessure à la jambe, Strong passera un mois à l’hôpital. Sur les forums dédiés au trampoline, le jeune homme voit des messages anonymes expliquant que c’était la fin de sa " carrière " et " cela devait arriver " car le jeune de 15 ans avait selon eux, " toujours était trop faible de toute façon ". Des messages malveillants qui n’auront pour seul effet que d’alimenter la rage de Strong et accélérer son rétablissement.
Aujourd'hui encore, l’athlète reçoit des messages homophobes, mais il puise en lui la force de les ignorer : " Souvent sur les réseaux sociaux, je suis la cible de trolls, avec des commentaires homophobes ou des messages personnels. Mais je m’en fous, prévient Strong. Je suis désolé pour les gens étroits d’esprit qui pensent encore que dire à quelqu'un qu'il est gay est une offense, ça n’en n’est pas une ".
mardi, juillet 28, 2020
Politique : Le député Les Républicains Maxime Minot fait son coming out médiatique !
Dans un portrait publié dans Le Monde, le député Les Républicains Maxime Minot évoque pour la première fois son homosexualité dans les médias.
C’est à la faveur du retour de la loi bioéthique dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale que Le Monde consacre un portrait à Maxime Minot. A 33 ans, le député Les Républicains de l’Oise est l’un des rares dans son camp à défendre la PMA pour toutes, ce qui lui vaudrait le surnom de " Bachelot nouvelle génération ", en référence à l’actuelle ministre de la Culture, qui avait été la seule députée de droite à lutter avec ardeur pour le Pacs, en 1999. " Ça n’est pas simple de porter cette voix, mais j’en avais marre d’entendre des collègues dire que toute la droite était contre ce texte " raconte l’élu au quotidien.
Député, de droite et homo : Il profite surtout de ce portrait pour revenir sur son histoire personnelle, et faire son coming out médiatique. Le député y raconte notamment son coming out à ses parents, " un moment compliqué ", et affirme s’assumer publiquement, même s’il n’en avait jamais parlé ouvertement dans les médias jusqu'à présent : " Je n’ai jamais caché mon homosexualité. Quand on me demande si j’ai quelqu'un dans ma vie et si c’est un homme, je réponds oui ". Il ajoute par ailleurs vouloir avoir des enfants, et envisage l’adoption.
Si aujourd’hui il décide d’en parler, c’est pour " montrer qu’on peut être député, de droite et homo sans être marginalisé ", et veut agir, à l’intérieur de sa famille politique, pour sortir du conservatisme sur les questions de société. " Beaucoup d’entre eux ont des positions arrêtées car ils n’ont jamais été confrontés à certaines situations. C’est ce qui fait avancer le débat pour permettre à notre famille politique de sortir de ce carcan conservateur ".
mercredi, juillet 22, 2020
Suisse : Après son outing, un abbé doit renoncer à prendre la tête d’un diocèse !
L'abbé Alain Chardonnens devait prendre la tête d’un diocèse. Un magazine suisse a révélé qu’il avait des relations sexuelles avec des hommes, en dépit de son vœu de chasteté.
Un coming-out forcé : L’Illustré, un magazine suisse à tendance catholique, a révélé que l’abbé Alain Chardonnens, le numéro deux du diocèse de Fribourg, Lausanne et Genève en Suisse, avait des relations sexuelles avec des hommes via l’application de rencontres Planet Romeo, sur laquelle il se montrait dans son plus simple appareil. L’homme de 46 ans devait remplacer l’abbé Paul Frochaux le 1er septembre, mais sa nomination serait compromise après cet outing, qui va à l’encontre de son vœu d’abstinence. Des précédents autrement plus graves ont déjà ébranlé le diocèse. Mgr Frochaux lui-même a dû démissionner après un scandale d’abus sexuels sur mineurs. Et un autre candidat à sa succession a également dû se retirer après des soupçons d’abus sexuels.
Je ne devais pas rompre mes engagements : L’abbé Chardonnens a écrit une lettre reproduite dans le journal suisse. Il y explique avoir été abstinent de 20 à 40 ans. Mais aussi qu’il a rompu son vœu d’abstinence lorsqu'il est arrivé à Genève, il y a six ans. " J’ai été abstinent pendant plus de vingt ans. Ce n’est qu’après mon arrivée à Genève que je me suis inscrit sur un site de rencontre. (…) Je sais, dans mon intelligence, que je ne devais pas rompre mes engagements, mais pourtant. Est-ce la crise de la quarantaine ? ", écrit-il.
Il revient ensuite sur le devoir de chasteté. " Ma présence sur ce site et les rencontres qui en ont découlé ne sont pas compatibles avec mon engagement. Je me suis perdu. (…) J’ai voulu arrêter, vraiment. J’ai consulté un psychothérapeute pour m’y aider. Malheureusement, il ne m’a pas permis de trouver les réponses nécessaires ( ... ) Quant à la règle du célibat, je reste convaincu qu’elle est belle et bonne, même si je n’ai pas réussi à la respecter " , poursuit-il.
Un temps de retraite : L’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, Mgr Charles Morerod explique avoir " proposé à l’abbé un temps de retraite pour discerner son avenir et remonter un ressort spirituel, avec un accompagnement psychologique (sic) destiné à l’aider d’une part à gérer l’impact de cette révélation, d’autre part à découvrir comment vivre pleinement ses engagements avec ses pulsions sexuelles telles qu’elles sont identifiées ".
L’abbé est connu pour être conservateur, dans la mouvance du pape Jean Paul II. Le prédécesseur de Benoît XVI a pris des positions particulièrement LGBTphobes, considérant l’homosexualité comme " contraire à la loi naturelle ". Le journal catholique indique que le pape " avait lancé naguère une croisade contre les gays en stigmatisant l’homosexualité ". En voyage en Ouganda en 1993, alors particulièrement touché par le VIH, Jean Paul II déclarait " la chasteté est l’unique manière sûre et vertueuse pour mettre fin à cette plaie tragique qu’est le SIDA ".
En Suisse comme en France, l'outing peut constituer une violation de la vie privée, et donc une infraction. Mais l'outing d’une personne publique peut parfois trouver grâce aux yeux de la justice " si l’information est vraie et qu’elle présente un rapport étroit avec la fonction de cette personne " selon une brochure de l’université de Genève. Une affaire qui devrait interroger sur l’homosexualité dans l’Eglise, mais surtout, sur les vœux ( pieux ? ) de chasteté des ecclésiastiques...
jeudi, juillet 09, 2020
Sport : Le rameur olympique Maarten Hurkmans fait son coming out !
À tout juste 22 ans, ce sportif néerlandais est qualifié pour participer aux prochains Jeux olympiques d’été, décalés à 2021. Il vient d’annoncer sa bisexualité sur Instagram.
Les prochains J.O. seront légèrement plus queer que prévu. Dans un récent post sur son compte Instagram personnel, l’athlète Maarten Hurkmans vient de faire son coming out auprès de ses abonnés, s’exprimant pour la première fois publiquement sur sa bisexualité. Médaille d’argent avec son équipe lors des championnats du monde d’aviron en 2019, le rameur natif des Pays-Bas est désormais confirmé comme l’un des rares sportifs out du milieu olympique.
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Tous ceux qui me connaissent diront que je suis moi-même et que je ne m’en excuse jamais, déclare-t-il sur le réseau social. Tu peux toujours voir ce que je ressens sur mon visage et je peux être la pire personne au réveil. Je suis aussi bisexuel et c’est quelque chose que je considère comme une grande partie de moi-même. Pour beaucoup, la sexualité n’a pas tant d’importance. Cela dit, pour bon nombre de personnes LGBTQ+, découvrir et accepter leur sexualité requiert beaucoup de temps et d’anxiété. Je m’estime chanceux d’avoir été élevé par des parents géniaux dans un environnement ouvert et tolérant, et par chance, je n’ai jamais perçu ma sexualité comme un fardeau. Mais tout le monde ne partage pas mon expérience ".
Un message de soutien : Au fil de son post inspirant, Maarten Hurkmans reconnaît et déplore la dimension peu inclusive du secteur sportif dans son ensemble. Et espère changer la donne. " Ça peut être dur de faire son coming out, surtout dans le milieu sportif, continue-t-il. Peu d’athlètes de haut niveau s’identifient comme LGBTQ+ et il y a peu de modèles sur qui s’appuyer qui montrent que ça n’a pas d’importance et qu’il ne faut pas en avoir honte. Je fais 2m01, je pèse 110kg, je suis fier de qui je suis et je rame à un haut niveau. Pour beaucoup, je ne correspond pas au stéréotype, mais je veux être un exemple pour quiconque a l’impression qu’il ne peut pas être vraiment lui-même ".
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S’identifier comme membre de la communauté LGBTQ+ ne te rend pas moins masculin ou moins apte à concourir et à gagner, conclut le sportif de 22 ans. Au bout du compte, on s’aligne tous devant la même ligne de départ avec la même anticipation pendant qu’on subit les dernières minutes avant le top départ ". Les amateurs de sport pourront admirer Maarten Hurkmans à l’œuvre, rame à la main, lors des prochains Jeux olympiques d’été, repoussés au 23 juillet 2021 à cause du coronavirus.
mardi, juillet 07, 2020
Sport : Quatre snowboarders viennent de faire leur coming out !
Grâce au média spécialisé Torment Mag, on assiste à une vague de coming out dans le milieu du snowboard. Un tournant décisif et inédit pour ce secteur sportif particulier.
La semaine passée, le snowboarder Tanner Pendleton annonçait être gay dans les lignes de Torment Mag, devenant de fait le tout premier homme du milieu des planches à neige à se confier sur son homosexualité. Ce dont on ne se doutait pas en revanche, c’est qu’une vague de coming out allait suivre dans la foulée. En effet, le même média spécialisé a fait en sorte de recueillir plusieurs interviews confessions pour clore le Mois des Fiertés, aboutissant ainsi à la sortie du placard de quatre champions de la discipline. Du jamais-vu dans le monde du sport.
Ces derniers jours donc, les athlètes Kennedi Deck, Chad Unger, Jill Perkins et Jake Kuzyk ont officialisé leur préférence amoureuse dans l’espace médiatique. Dans leurs portraits, ils reviennent chacun sur leur parcours vers l’acceptation de soi et sur le fait d’être queer dans le milieu du snowboard.
Peur et tolérance : Snowboard ou non, les quatre sportifs semblent tomber d’accord sur le fait qu’ils craignaient toutes et tous le rejet. " Ça avait l’air tellement difficile d’être ouvertement gay et d’avoir cette carrière, détaille Jake Kuzyk. Ma carrière a toujours avancé dans une direction positive, donc j’avais peur de risquer ça. Je ne voulais pas sacrifier ce que j’avais déjà. C’est vraiment stupide parce que je sais maintenant que ce n’est évidemment pas le cas et qu’il n’y a pas de sacrifice à faire ". L’appréhension était double pour Chad Unger, qui est sourd. " J’avais l’impression que si je disais aux snowboarders que j’étais gay, ils me rejetteraient, déclare-t-il. J’ai à peine ma place dans le monde du snowboard à cause de ma surdité. Leur dire que j’étais gay n’aurait pas aidé mon cas donc j’ai préféré garder ça pour moi ".
Malgré tout, leur coming out s’est bien passé dans l’ensemble et l’acceptation de leur sexualité queer s’est faite sans encombres. " Les gens se battent pour l’égalité dans cette industrie et je trouve que c’est beau à voir, développe Jill Perkins. On a de la chance d’avoir cette petite communauté qui est composée, dans sa grande majorité, de personnes ouvertes d’esprit ". Du côté de Kennedi Deck, le son de cloche est un tantinet différent. " Je me sens incroyablement chanceuse d’avoir trouvé des gens, une équipe et des entreprises qui m’acceptent pour ce que je suis, assure-t-elle. Mais je pense aussi que cette industrie a encore beaucoup de chemin à faire pour accepter la communauté LGBTQIA2S+ ".
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