mardi, décembre 31, 2019

En savoir plus : Manuel de survie pour le réveillon de la Saint Sylvestre en famille !

Ces jours-ci, comme à chaque fin d’année, tu te demandes comment survivre au Nouvel an en famille. Comment faire face à ton oncle homophobe et aux débats sur la PMA, entre les petits fours et le foie (ou faux) gras. Pas de panique !

1 ) Si tu n’as pas fait ton coming-out : " Et alors, les amours ? Tu n’as pas un.e petit.e copin.e " ? Comme chaque année, la question revient dès les premiers échanges avec ta tante. Comme chaque année, tu te contentes de répondre avec un rire gêné. Tu joues sur ton côté pudique, sur le fait de ne pas avoir envie de parler de ta vie privée avec ta famille. Et tu sais quoi ? Ça marche. Quel est le problème des gens, à vouloir te caser absolument ? Tu pourrais très bien être hétérosexuel.le ( ça arrive même aux meilleur.e.s ) et célibataire. La pression à être en couple à tout prix est épuisante, et rien ne te force à répondre à cette question. Au lieu de l’habituel " non ", tu peux donc simplement rétorquer à ta tante que ça ne la regarde pas.

Tu peux aussi opter pour la stratégie qui consiste à mettre les pieds dans le plat : " Oui, et il/elle s’appelle X ". Détrompe-toi, ça ne gâchera pas nécessairement la suite du repas. Il n’y a pas de bon ou de mauvais moment pour faire son coming-out, et on est parfois agréablement surpris par ceux que l’on redoute le plus.

Si tu n’en as ni l’envie ni le courage ( ce qui est parfaitement compréhensible ), contente-toi de lui retourner la question, ça marche à tous les coups : " Tu me demandes à chaque Noël, mais toi, tout va bien dans ton couple " ? Elle est peut-être au bord du divorce. Ou célibataire depuis que son grand amour du lycée l’a quittée. Crois-nous, elle changera donc rapidement de sujet.

 2 ) Si tu n’as pas d’enfants : C’est souvent la question qui suit celle des " amours ". Surtout si tu passes le cap des 30 ans et que tu es une femme, on te renvoie sans cesse à ta sacro-sainte " horloge biologique ". " C’est pour quand, les enfants " ?

Déjà, réponds-leur que tu n’es pas obligé.e d’en vouloir plusieurs. Même pas obligé.e d’en avoir un seul, d’ailleurs. C’est ton choix, pas celui de tes parents ou grands-parents. Et le fait d’être homo ou bi.e n’y est pour rien. Si tu avais été hétéro, tu en serais sûrement au même stade de ta vie. Tu privilégies les " plans cul " et les sorties en ce moment ? N’hésite pas à leur rappeler que tu préfères les grasses mat’ aux couches sales ( eux n’ont soit plus le temps de sortir, soit dépensé beaucoup trop en baby-sitter ). Et qu’un bébé qui te vomit dessus tous les quatre matins, très peu pour toi.

Si tu veux, en revanche, des enfants avec ta compagne ou ton compagnon, ou seul.e ( rappelons que l’adoption, la coparentalité et on espère bientôt la PMA sont possibles en tant que célibataires ), sache que tu es loin d’être une exception. Plus d’une personne LGBT en âge de procréer sur deux (52%) souhaite avoir un enfant au cours de sa vie, dont près de deux lesbiennes sur trois (62%), selon un sondage de l’Association des familles homoparentales (ADFH). Alors, réveille l’esprit militant qui sommeille en toi et mets ta famille à contribution en leur rétorquant : " J’en aurai quand vous militerez pour la PMA ou la GPA ". Effet garanti.

3 ) Si la PMA est au cœur des débats : On y vient ! Cette fameuse procréation médicalement assistée (PMA), de laquelle tout le monde débat. Et principalement ceux qu’elle ne concerne pas. Un rappel qui ne fait pas de mal entre deux parts de bûche. N’hésite donc pas à monopoliser la parole sur le sujet, et d’autant plus si tu es lesbienne ou bisexuelle : tu as tous les droits. Enfin presque, justement.

Les couples de femmes et les femmes seules n’ont pas attendu l’Etat français pour avoir des enfants via la PMA. Et heureusement, car elles s’en mordraient les doigts maintenant. Les familles homoparentales existent déjà, reste à leur donner des droits pour protéger ces parents et ces enfants. Si des membres de ta famille sont contre, sache qu’ils représentent une minorité : les trois quarts des Français (75%) sont favorables à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, selon un sondage Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions.

Entre deux gorgées de champagne, de clairette de Die ou de Champomy, montre leur ce très beau clip réalisé par SOS Homophobie que tu as trouvé sur You Tube. L’association met par ailleurs à disposition un kit " vrai/faux " pour répondre aux clichés sur la PMA, n’hésite pas à t’en inspirer...

4 ) Si tu as un oncle homophobe : Dis-toi qu’on en a tous un. Ou une tante, un père, une mère, une sœur, un frère… A moins que tu aies une famille parfaite, mais on sait toutes et tous que ça n’existe pas. Tu auras sûrement au début du mal à le remettre à sa place. Tu feras semblant de rire à ses blagues graveleuses, doublées de remarques homophobes ou transphobes, alors que tu rugiras intérieurement. Il aura peut-être même défilé aux côtés de la Manif pour tous, contre tes droits. Mais à part ça, il n’est pas LGBTphobe, non. On y croit.

Explique-lui que chaque agression, verbale ou physique t’impacte directement. Que les personnes LGBT ont subi suffisamment de violences ces derniers temps, et qu’elles n’ont franchement pas besoin qu’on leur gâche, en plus, les fêtes de fin d’année.

N’hésite pas à lui dire que les actes LGBTphobes ont augmenté de 15% entre janvier et septembre 2018 par rapport à la même période en 2017. Le nombre d’appels sur la ligne d’écoute de SOS Homophobie a, quant à lui, explosé : plus 37% en septembre 2018 par rapport à septembre 2017.

Si tu es gay, il y a de grandes chances pour que ton oncle multiplie les allusions plus ou moins directes à la sodomie. Une réplique très simple : " Dis donc tonton, le sujet te travaille encore plus que moi, t’es sûr que t’as rien à nous dire " ? devrait le calmer jusqu’au dessert. Et s’il en remet une couche, n’hésite pas à jouer le/la prof relou en lui parlant longuement et en détails du sujet qui le passionne tant. En lui expliquant notamment que la sodomie, comme les antibiotiques, n’est pas automatique chez les gays. Tonton relou sera saoulé plus vite que tu ne le penses et évitera le sujet à l’avenir.

5 ) Si tu ramènes ton copain pour la première fois : Tu appréhendes ce moment depuis longtemps. Après un coming-out qui ne s’est pas trop mal passé, tu prévois de venir au repas de famille avec ton copain ou ta copine. Ou alors, tu comptes le/la ramener sans vraiment faire les présentations, en laissant ta famille croire que vous êtes simplement " ami.e.s " ou " colocataires ". Plus c’est gros, plus ça passe. Dans tous les cas, ne l’abandonne pas en terre hétéro-inconnue sans l’avoir briefé sur chaque membre de ta famille. Et reste de préférence à ses côtés.

Les couples homos ont trop tendance à se cacher, par peur de gêner, voire choquer. Mais c’est aussi en se montrant qu’on fait évoluer les gens. Tu as envie de l’embrasser, de lui tenir la main, de finir son reste de bûche avec sa propre petite cuillère, voire pire, de l’appeler par un de ces surnoms que tu trouves tellement mignon mais qui, à coup sûr, va faire déglutir ton grand-père ? Ne te retiens pas. Vous avez votre place au même titre que n’importe qui autour de la table. Ce n’est pas parce que tonton relou et tatie Dora n’ont pas forniqué depuis Giscard que vous devez vous retenir de gestes de tendresse publique.

Sinon, tu peux aussi opter pour l’option lâcheté et l’abandonner dans la cuisine avec ta cousine Marie-Dominique, qui va l’adorer. Compte sur lui/elle pour se mettre tous les membres de ta famille dans la poche. Tu l’as peut-être sous-estimé.

Bon réveillon à tous de la part de Thierry pour la rédaction de " L'homme est un concept " !

Video : La maison sous la neige pour un réveillon de la Saint Sylvestre en famille ou entre amis !

Que le prodigieux spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime...

Ce soir, chante, chante, danse et mets tes baskets, chouette c'est sympa tu verras !

On s'love, on s'lève et on s'lave...

Video : Carol of The Bells - Handpan ( Hang drum by Vasilis V ) !

Prévu comme ça, un réveillon dans le château dans les bois, très loin, cachés du monde où nous ferons nos amours...

Ca, c'est Paris !

Je veux bien monter sur les barricades pour réclamer la grasse matinée, mais pas avant midi...

lundi, décembre 30, 2019

C'est l'heure de la pause, de penser à aut'chose...

Oups !

Redeviens le contour, de mon seul maître, Egon Shiele...

US : Un navire américain flambant neuf portera bientôt le nom d'Harvey Milk, pionnier de la lutte LGBT !

Contraint de quitter la marine du fait de son orientation sexuelle, Harvey Milk, ancien conseiller municipal de San Francisco et pionnier de la lutte LGBT aux Etats-Unis, va donner son nom à un navire de la marine américaine dont la construction vient de débuter.

Mort il y a un peu plus de quarante ans, Harvey Bernard Milk était un homme politique et un militant pour les droits des homosexuels américains. Premier conseiller municipal ouvertement homosexuel de la ville de San Francisco, il avait été dans sa jeunesse lieutenant au sein de l'armée américaine. La construction du navire de la marine qui portera son nom vient de débuter, rapportent plusieurs médias anglophones, dont le quotidien britannique The Independent.

Une démission forcée : C'est à 21 ans que le jeune Harvey, originaire de l'Etat de New York, s'engage dans l'armée. Mais malgré une carrière qui semblait prometteuse, il ne renouvelle pas son engagement. Identifié comme homosexuel par ses pairs, à une époque où les militaires interdisaient aux personnes LGBT d'intégrer l'armée, il est contraint à la démission.

Après la Marine, la vie a emmené Harvey Milk à New York, où il a travaillé comme enseignant, analyste boursier et associé de production pour les comédies musicales de Broadway. Puis, il a déménagé à San Francisco en 1972 et a ouvert un magasin d'appareils photo dans le quartier de Castro, connu pour sa communauté gay. Dans cette ville, il est rapidement devenu un puissant militant local. Il a fondé la Castro Village Association pour les entreprises dirigées par des personnes LGBT, a siégé au Conseil des appels de permis de San Francisco et, en 1978, a prêté serment en tant que conseiller municipal.

Harvey Milk était un fervent défenseur des droits des homosexuels. Il s'est joint à d'autres pour s'opposer à une initiative de vote en Californie qui aurait rendu obligatoire le licenciement d'enseignants homosexuels dans les écoles publiques.

Sur proposition du Conseil municipal de San Francisco : Le 27 novembre 1978, Harvey Milk est assassiné avec le maire George Moscone dans la mairie de San Franscisco par l'ancien conseiller municipal Dan White. Harvey Milk et Dan White avaient du mal à s'entendre, s'opposant sur de nombreux projets de loi. Ce soir-là, des milliers de personnes se rassemblent à la lueur de bougies pour pleurer les deux personnalités et marchent à travers le quartier de Castro. En 2008, Harvey Milk a été incarné à l'écran par Sean Penn, dans un film de Gus Van Sant portant son nom.

En 2012, le Conseil municipal de San Francisco exhorte le secrétaire de la Marine à donner le nom d'Harvey Milk à un navire. La réponse n'est venue que quatre ans plus tard. En 2016, l'armée américaine a annoncé qu'un de ses futurs navires porterait son nom. " Maintenant, notre pays dit aux hommes et aux femmes qui servent, et au monde entier, que nous honorons et soutenons les gens pour ce qu'ils sont ", a déclaré à l'époque Scott Wiener, élu de San Francisco.

Video : Alternative John Lewis Christmas ( Advert 2019 ) !

Moi, je dors avec nounours dans les bras, dans mon lit je lui parle tout bas...

Oups !

De la croupe aux lèvres...

dimanche, décembre 29, 2019

En savoir plus : 10 événements LGBT+ en France qui ont marqué la décennie !

Mariage pour tous, changement d’état civil, PrEP… Les années 2010 ont été marquées par l’acquisition de nouveaux droits pour les personnes LGBT+. Avec comme revers de ces conquêtes et de la visibilité qu’elles impliquent, une hausse de l’hostilité. Nous vous proposons de revivre la décennie qui s’achève en 10 dates clés.

Entre l’agression d’une jeune femme trans en pleine place de la République à Paris, l’adoption de la PMA pour toutes à l’Assemblée nationale ( avant son arrivée au Sénat ), on ne sait pas trop quoi penser de ces derniers mois qui concluent les années 2010.

En tout cas, la décennie écoulée aura incontestablement vu la conquête de nouveaux droits pour les personnes LGBT+, obtenues au terme de combats militants sans relâche. Le mariage pour tous a été adopté, le changement d’état civil pour les personnes trans a été ( légèrement) facilité, la PrEP a fait son arrivée en France, pour le plus grand bonheur des associations de lutte contre le VIH/sida, la PMA pour toutes est en bonne voie… Et il reste encore tant à faire.

Mais la décennie 2010 aura aussi été celle de La Manif pour tous, qui continue de se mobiliser bruyamment contre les droits LGBT+. Les actes homophobes et transphobes ne cessent d’augmenter ; pas une semaine ne passe, ou presque, sans qu’une nouvelle agression soit signalée. Alors plaçons cette nouvelle décennie sous le signe de la vigilance, et méditons sur cette célèbre citation de Simone de Beauvoir, qui se référait aux droits des femmes mais qu’on peut facilement appliquer à nos propres droits : " N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant ".

1 ) Le 10 février 2010 : la transidentité n’est plus considérée comme une maladie mentale ! La France a été le premier pays au monde à franchir ce pas. Mercredi 10 février, le ministère de la Santé, sous la houlette de Roselyne Bachelot, publie au Journal officiel un décret qui retire " les troubles précoces de l’identité de genre " de la liste des affections psychiatriques. En d’autres termes, la transidentité n’est plus considérée comme une maladie mentale.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), elle, attendra quelques années de plus. Jusqu’à 2019, la " non-cohérence de genre " restera classée dans la partie " troubles mentaux et du comportement " dans sa Classification internationale des maladies (CIM-11). Le 27 mai 2019, l’institution des Nations unies déplace enfin la transidentité au chapitre de la santé sexuelle. Une manière d’éviter le déremboursement des frais médicaux dans certains parcours de transition.

2 ) Le 17 mai 2013 : Les couples de même sexe peuvent se marier et adopter des enfants ! C’était une promesse du candidat François Hollande. Le président du " changement c’est maintenant " écrivait dans sa promesse n°31 : " J’ouvrirai le droit au mariage et à l’adoption aux couples homosexuels ". Une revendication de longue date des associations LGBT+. Le candidat socialiste pensait faire passer sa réforme les yeux fermés. Il était loin d’imaginer les centaines de milliers de manifestants, notamment issus des rangs de la droite chrétienne, rassemblées au sein du collectif La Manif pour tous, qui allaient battre le pavé pour s’y opposer.

Après des débats houleux, douloureux pour de nombreuses personnes LGBT+, l’ouverture du mariage civil aux couples de même sexe est adoptée le 17 mai 2013, date de la journée mondiale contre l’homophobie. La France devient ainsi le 9e pays européen et le 14e pays au monde à s’engager dans cette voie. Une avancée qui se sera faite au prix de renoncements et de souffrances. Comme lorsque la PMA pour toutes, autre promesse du candidat à la présidence de la République, a été enterrée. Ou quand le président Hollande a envisagé une clause de conscience pour les maires ne souhaitant pas marier des couples de même sexe... avant de reculer.

3 ) Le 23 novembre 2015 : la PrEP, traitement préventif contre le VIH, est désormais remboursée par la Sécurité sociale ! Un traitement qui a fait des preuves aux États-Unis et qui commence à s’installer en France depuis quelques années. Le 23 novembre 2015, la ministre de la Santé Marisol Touraine annonce que la PrEP ( prophylaxie pré-exposition ) sera disponible en France dès le mois de décembre et remboursé à 100 % par la Sécurité sociale à partir de 2016. Plusieurs associations, dont AIDES, demandaient le remboursement du traitement préventif contre le VIH, destinés aux personnes séronégatives, depuis janvier 2013.

En 2018, 7 000 personnes sur le territoire national étaient sous PrEP, dont 97 % sont des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes. Le traitement, commercialisé sous le nom de Truvada, est accessible sur prescription médicale. La PrEP permet d’avoir des relations sexuelles sans préservatif mais ne protège pas d’autres infections sexuellement transmissibles comme la chlamydia ( curables ), contrairement au VIH.

4 ) Le 11 juillet 2016 : les homosexuels peuvent donner leur sang... après un an d’abstinence ! Depuis 1983, les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, considérés comme " catégorie à risque ", étaient exclus du sang. Une partie de la sphère militante LGBT+ y voit une discrimination majeure. L’association AIDES, elle, estime que " le don du sang n’est pas un droit et qu’il n’a pas à répondre à une demande sociale des donneurs-ses mais aux besoins des receveurs-ses " et se soucie de " garantir la sécurité du système transfusionnel ".

Pour autant, l’exclusion des HSH de ce dispositif a peu a peu été résorbée. Lundi 11 juillet 2016, cette interdiction trentenaire est partiellement levée, à l’initiative de la ministre de la Santé Marisol Touraine. Une promesse de campagne, là encore, du candidat Hollande. Cependant, les hommes gays ou bisexuels souhaitant donner leur sang doivent avoir auparavant observé une période d’abstinence... de douze mois ! Un vrai challenge. À partir de février 2020, ce délai à respecter sera réduit à quatre mois.

5 ) Le 18 novembre 2016 : les personnes trans n’ont plus besoin d’opération pour changer d’état civil ! La loi de modernisation de la justice du XXIe siècle, portée par la ministre de la Justice Christine Taubira, a (un peu) facilité le changement de sexe à l’état civil pour les personnes transgenres. En effet, grâce à cette loi qui sera complétée par un décret d’application le 29 mars 2017, les personnes trans n’ont plus besoin, en principe, de fournir des documents médicaux pour effectuer une telle demande.

En effet, depuis 1992, selon une jurisprudence de la Cour de cassation, les personnes souhaitant changer de sexe à l’état civil devaient fournir la preuve qu’elles avaient effectué une opération génitale irréversible ou qu’elles suivaient un traitement hormonal. C’est donc la fin de la stérilisation forcée. Mais, pour les associations de défense des droits des personnes transgenres, cette loi n’est pas allée assez loin. La procédure n’est ni libre ni gratuite : elle se fait devant un juge et non devant un officier d’état civil en mairie, et implique des frais d’avocat.

6 ) Le 17 mai 2018 : Mounir Mahjoubi est le premier membre d’un gouvernement en exercice à faire son coming out gay ! Il a choisi comme date symbolique la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie. Et Twitter comme moyen d’expression. Le 17 mai 2018, le secrétaire d’État au Numérique Mounir Mahjoubi, alors âgé de 34 ans, poste un message sur son compte Twitter : " L’homophobie est un mal qui ronge la Société, envahit les collèges et les lycées, contamine les familles et les amis perdus. Pire, elle hante les esprits des homosexuels, et nous oblige parfois, souvent, à nous adapter et mentir pour éviter la haine, pour vivre ".

Ce simple " nous " permet de comprendre. Il est alors le premier membre d’un gouvernement en exercice à faire son coming out homosexuel. Quelques mois plus tard, le 17 juillet, il devient le premier secrétaire d’État à poser en couple avec un homme dans le magazine Paris Match. En mai 2019, dans les pages d'un magazine, il confiait son espoir de devenir le dernier maire de Paris ouvertement gay après Bertrand Delanoë. Un espoir balayé par son ralliement, en août, à Benjamin Griveaux.

7 ) Les 16 et 17 août 2018 : la travailleuse du sexe transgenre Vanesa Campos est assassinée au bois de Boulogne ! C’est un meurtre qui a bouleversé la communauté des travailleuses et travailleurs du sexe. Et qui continue, encore aujourd’hui, de marquer les esprits. Dans la nuit du 16 au 17 août, Vanesa Campos, 36 ans, travailleuse du sexe transgenre, est assassinée en plein bois de Boulogne. Depuis la loi de pénalisation des clients de la prostitution, adoptée en 2016, les travailleuses et travailleurs du sexe, surtout ceux qui exercent dans l’espace public, doivent travailler dans des endroits plus reculés, pour préserver l’anonymat de leurs clients.

Ce soir-là, Vanesa Campos et ses collègues doivent s’enfoncer dans le bois plus que d’habitude, pour faire leur travail à l’abri des regards et de la police. Des rôdeurs en profitent pour tenter de dépouiller leurs clients. C’est elle qui crie pour donner l’alerte à ses collègues. Avant d’être tuée par balle. Le 18 janvier dernier, son meurtrier présumé a été mis en examen et incarcéré. Il ferait partie d’une sorte de " mafia ". Depuis l’assassinat de Vanesa Campos, les associations de travailleuses et travailleurs du sexe n’ont eu de cesse de dénoncer la multiplication des agressions contre les femmes et hommes exerçant ce métier.

8 ) Le 31 mars 2019 : Julia Boyer, femme transgenre, est agressée en pleine place de la République ! Elle est devenue une figure de la lutte contre la transphobie dans l’espace public. Le 31 mars 2019, Julia Boyer, jeune femme transgenre de 31 ans, se trouve place de la République, à Paris. Elle traverse une manifestation anti-Bouteflika et est prise à partie par de jeunes Algériens. Elle est insultée, arrosée de bière, touchée aux seins et à la tête, puis violemment frappée. L’agression, filmée, fait le tour des réseaux sociaux. Julia Boyer témoigne dans divers médias avec un flegme exemplaire. Elle porte plainte le 3 avril.

Le même jour, sur LCI, elle refuse toute récupération de son agression à des fins racistes : " Les personnes qui m’ont agressée sont des personnes ignorantes, et ça n’a rien à voir avec leurs croyances, le fait qu’ils soient algériens ", déclare-t-elle. Le 22 mai, le tribunal correctionnel condamne à dix mois de prison, dont quatre avec sursis, son agresseur, Amari Saddik, 23 ans, sans-papiers, d’origine maroco-algérienne. " La justice a fait son travail ", a sobrement estimé Julia Boyer à la sortie du tribunal.

9 ) Le 15 octobre 2019 : la PMA pour toutes est adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale ! La promesse enterrée du candidat Hollande a été reprise par Emmanuel Macron. Mais le réexamen de la loi bioéthique, comprenant l’ouverture de la PMA aux couples lesbiens et aux femmes seules, sera sans cesse reporté, officiellement pour des raisons d’encombrement du calendrier parlementaire. Le 15 octobre 2019, finalement, le projet de loi bioéthique est adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, à 359 voix contre 114.

Le texte doit désormais passer l’étape du Sénat en janvier 2020. Un passage qui ne s’annonce pas sans embûches, puisque le palais du Luxembourg est dominé par une majorité de droite. À l’Assemblée nationale, la plupart des députés Les Républicains se sont opposés au projet de la loi bioéthique.

10 ) Le 11 décembre 2019 : Deux députés rendent leur rapport sur les " thérapies de conversion ", qu’ils veulent pénaliser ! C’est un sujet médiatisé très récemment, et longtemps resté hors des radars des pouvoirs publics. Oui, en France, en 2019, des groupes, des pseudo-thérapeutes, souvent dans des milieux religieux fondamentalistes, continuent de vouloir changer ou refréner l’orientation sexuelle ou l’identité de genre des personnes.

Un livre, Dieu est amour, publié en octobre chez Flammarion, et un documentaire, Homothérapies, diffusé sur ARTE le 26 novembre, ont contribué à alerter l’opinion publique sur les dangers des " thérapies de conversion " pour la santé mentale des participants. De leur côté, la députée LREM de l’Allier Laurence Vanceunebrock Mialon et le député LFI de Seine-Saint-Denis Bastien Lachaud ont mené depuis début septembre une mission d’information pour essayer de mieux comprendre les contours du phénomène et réfléchir à des moyens de le pénaliser.

Le 11 décembre, ils ont présenté devant la commission des lois les conclusions de cette mission d’information. Si leur rapport souligne qu’il n’existe pas de " mesure objective " des " thérapies de conversion " en France, il suggère toutefois que " ces pratiques s’étendent et prennent une ampleur inquiétante ". La mission d’information a en effet permis d’identifier une centaine de témoignages, directs ou indirects, de victimes de ces pseudo-thérapies, en milieu religieux mais aussi médical. À cette occasion, Laurence Vanceunebrock Mialon et Bastien Lachaud ont proposé onze recommandations pour lutter contre ces pratiques. La principale,la création d’un " délit spécifique ", dans le code pénal, devrait faire l’objet d’une proposition de loi déposée dans les prochains mois, courant 2020.

Video : The Avener ft. M.I.L.K. - Under The Waterfall !

Video : Snow !

Seul un regard peut créer l'univers...

Hot !

Le plaisir vaporeux fuira vers l'horizon, ainsi qu'une sylphide au fond de sa coulisse...

US : Pete " la menace " Buttigieg sous le feu de ses rivaux !

La guerre est déclarée entre Pete Buttigieg et ses rivaux démocrates, qui se sentent menacés dans la course à la Maison Blanche par l'ascension du jeune candidat à quelques semaines du lancement de la primaire aux Etats-Unis.

En quelques mois, Pete Buttigieg a consolidé son statut de prétendant sérieux à l'investiture démocrate à seulement 37 ans. " C'est actuellement la bataille pour l'Iowa et le New Hampshire, et les candidats se positionnent ", a expliqué sur NBC le gouverneur de Californie Gavin Newsom, interrogé après le dernier débat de l'année, jeudi à Los Angeles.

Selon lui, M. Buttigieg " est le mieux placé et, par conséquence, il est au centre de la tempête " car ces deux premiers scrutins, les 3 et 11 février, donneront le ton de la primaire démocrate.

Lors de ce sixième débat, le jeune maire de l'Indiana a montré un visage combatif en répondant aux attaques sur ses riches donateurs et sur son manque d'expérience. La première charge est venue d'Elizabeth Warren, qui représente l'aile gauche du parti et avec qui les tensions ne cessent de monter depuis plusieurs semaines.

" Des milliardaires dans des caves à vin ne devraient pas choisir le prochain président ", a-t-elle fustigé jeudi, en référence à une récente collecte de fonds de M. Buttigieg dans une cave viticole de Californie.

Des sept candidats présents, " je suis le seul à n'être ni millionnaire, ni milliardaire ", a rétorqué Pete Buttigieg, en référence à la fortune de Mme Warren dont le revenu est selon lui " cent fois supérieur " au sien.

Manifestement bien préparé à l'offensive, il a reproché à la sénatrice de 70 ans de " décerner des tests de pureté " qu'elle est elle-même " incapable d'obtenir ".

L'élue du Massachusetts, qui refuse les contributions des grandes entreprises, n'avait pas été aussi regardante dans le passé sur ses contributeurs, a-t-il continué. " Cela vous a-t-il corrompu, Madame la sénatrice ? Bien sûr que non ".

Une animosité compréhensible, pour Kenneth Baer. " Il prend une partie de l'électorat d'Elizabeth Warren ", dit à l'AFP le consultant démocrate, notamment les " blancs diplômés ".

Sang-froid et répondant : La sénatrice du Minnesota Amy Klobuchar est revenue sur le manque d'envergure nationale de M. Buttigieg, maire de South Bend, une ville de 100.000 habitants. Lors du précédent débat, il s'en était pris aux vétérans de la politique qui incarnaient " l'establishment à Washington " méprisé par l'électorat populaire.

" Je n'ai pas dénigré votre expérience comme élu local, je l'ai été moi-même ", a lancé la candidate, qui comme lui fait partie du courant modéré. Elle a enfoncé le clou en rappelant qu'il avait " perdu 20 points " lors de la seule élection au niveau de l'Indiana à laquelle il avait participé, en 2010.

Loin de se laisser démonter, " Mayor Pete " a rappelé son passé militaire en Afghanistan, et sa capacité à rassembler au delà des partis pour être largement réélu à South Bend, après avoir révélé son homosexualité dans un Etat très conservateur.

" Il s'en est bien tiré. Il a gardé son sang-froid, ne s'est pas laissé déstabiliser et a eu du répondant ", analyse pour l'AFP Terry Madonna, du Centre de politique et d'administration publique de l'Université Franklin and Marshall.

Amy Klobuchar, 59 ans, est apparue comme la grande gagnante de cette soirée, ses réparties fulgurantes et son ton affuté compensant un programme qui reste flou. Mais elle est à la traîne dans les sondages, son électorat blanc, rural et modéré étant attiré par la jeunesse de M. Buttigieg.

Pour Kenneth Baer, Mme Klobuchar doit aller au-delà du message " je suis du MidWest, j'ai gagné plusieurs fois au niveau national et c'est pour cela que vous devriez me choisir, ce n'est pas un argument pour être présidente des Etats-Unis ".

Terry Madonna souligne l'absence " d'un programme auquel elle peut se référer sur des points spécifiques " alors qu'une contre-performance dans l'Iowa pourrait signer la fin de sa campagne.

L'universitaire tempère pourtant la portée de la soirée électorale car " ces débats produisent un mouvement éphémère, pas une énergie qui dure ". Mme Klobuchar l'a bien compris, elle a débuté vendredi une tournée de trois jours dans l'Iowa pour capitaliser sur son succès.

Video : E.T. Came Home For Christmas ( Sky Christmas Ad 2019 ) !

Désarmant, désarmés, désormais...

Pourtant c'est Prométhée, oui, qui naguère t'aidait à vaincre les titans...

samedi, décembre 28, 2019

Santé : La période d’abstinence des homosexuels et bis pour le don du sang est ramenée d’un an à quatre mois !

Selon un arrêté publié jeudi au Journal officiel, la période d’abstinence d’un an que doivent respecter les hommes gays et bis pour donner leur sang sera réduite à 4 mois. Cette nouvelle réglementation rentrera en vigueur le 2 avril 2020.

Quatre mois. Et non plus douze. C’est la période d’abstinence sexuelle que devront observer les hommes gays et bis pour pouvoir donner leur sang. C’est ce que prévoit un arrêté publié jeudi au Journal officiel. Cette nouvelle réglementation rentrera en vigueur le 2 avril 2020.

La réduction de cette période d’abstinence avait été annoncée l’été dernier par le ministère de la Santé. Cette nouvelle disposition devait initialement entrer en vigueur le 1er février 2020. Finalement elle est décalée au 2 avril. Un léger retard qui s’explique par des raisons pratiques. La Direction générale de la santé (DGS) a besoin de ce délai pour imprimer une nouvelle version du questionnaire que doivent remplir tous les candidats au don.

C’est ce questionnaire qui posait problème à bon nombre d’hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes ( couramment appelés HSH ) car il contient des critères sur l’activité et l’orientation sexuelles. " La date de fin de consultation des parties prenantes sur les projets définitifs d’arrêté et de questionnaire pré-don était mi-décembre, ce qui explique la publication de l’arrêté ce jour ", explique la DGS.

Un alignement des conditions envisagé " à l’horizon 2022 " : En juillet, le cabinet de la ministre de la Santé avait décrit la réduction comme une étape vers un alignement des conditions du don pour les hommes homosexuels et bisexuels sur celles des hétérosexuels, envisagé " à l’horizon 2022 " : " C’est une étape qui améliore l’accès ( au don ), le rend plus facile, et répond à plusieurs attentes, mais ça n’est pas la fin du processus. L’idée est de revoir l’ensemble des critères pour tout le monde et de faire en sorte que ce soit, à l’horizon 2022, les comportements individuels qui soient pris en compte et non pas les populations ". avait alors déclaré le Ministère.

Une étape qui permettra de s’assurer que la levée des conditions spécifiques appliquées aux donneurs homosexuels et bis n’augmentera pas le risque de contamination pour les receveurs lors des transfusions sanguines. De 1983 à 2016, les HSH étaient purement et simplement exclus du don du sang. Les autorités estimaient les risques de transmission du virus du sida trop élevés pour les patients.

Une insécurité juridique pour les personnes LGBT+ : Depuis 2016, les conditions ont été assouplies et un délai d’abstinence d’un an avait été instauré, provoquant les critiques de plusieurs associations LGBT+ qui y voyaient une discrimination à leur égard. Celles-ci avaient même intenté un recours devant la Commission européenne pour dénoncer ce délai d’exception décrit par elles comme " insécurité juridique pour les personnes LGBT+ " !

Tous les ans, 1,7 million de personnes donnent leur sang, générant 3 millions de dons. Chaque année, il faut recruter 170.000 nouveaux donneurs en moyenne pour avoir les 10.000 dons par jour nécessaires pour répondre aux besoins des malades. Un million de patients sont soignés chaque année avec des produits sanguins. Depuis 2016, les homosexuels peuvent donner leur plasma selon les mêmes critères que les autres donneurs.

Video : Mount & Minster. Traditional, yet still your favourite ( Xmas Ad 2019 ) !

Comprendre ne guérit pas....

Murmure des flots, l'onde à demi-mot...

Cambodge : Discrimination à l’embauche pour les personnes LGBT !

D'après une ONG cambodgienne de défense des droits de l'homme, 20% des personnes LGBTIQ au Cambodge subissent des discriminations à l'embauche.

Le Centre cambodgien pour les droits de l’homme (CCHR) a publié un rapport intitulé " le droit à la non discrimination sur la base de l’orientation sexuelle, identité et expression de genre et caractéristiques sexuelles dans l’emploi au Cambodge ". Celui-ci met en avant les difficultés rencontrées par les personnes LGBT ( lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, intersexuelles et queer ) à être acceptée dans le milieu professionnel.

Entre novembre et décembre 2018 le CCHR a entrepris de recueillir un maximum de témoignages sur les conditions dans lesquelles des personnes LGBT ont postulé à des emplois et travaillent. Avec cet objectif, des enquêteurs ont parcouru les provinces de Banteay Meanchey, Battambang, Kampong Chhnang, Kampot, Siem Reap, Preah Sihanouk et Phnom Penh en quête de témoignages.

Au total, 118 personnes ont été interrogées. Un cinquième des personnes interrogées ont déclaré avoir essuyé un refus à l’embauche en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. 65% des personnes refoulées lors d'entretiens ont indiqué que cela avait eu lieu à plusieurs reprises. 25% des personnes interrogées ont caché leur identité lors d’entretiens et plus de la moitié l’ont fait par peur de ne pas avoir le poste pour lequel ils avaient posé une candidature.

36% des personnes interrogées déclarent avoir été victimes de discrimination et d’intimidation (harcèlement verbal, injures) sur leur lieu de travail : 61% par des clients, 45 % par des collègues et 6% par leur employeur. Les entretiens ont confirmé une observation précédente, les choix du secteur de carrière pourraient résulter en partie de l'auto-limitation développée par les membres de la communauté LGBTIQ dans le contexte plus large de la discrimination sociale.

Autre constat, parmi les personnes qui ont déclaré que leur candidature avait été rejetée en raison de leur orientation sexuelle, plus de la moitié des répondants (66%) n'ont jamais signalé ou ne se sont plaints de discrimination. Les raisons les plus citées pour avoir gardé le silence sont qu’ils ne savaient pas à qui les signaler ou n'avaient aucun espoir de recevoir du soutien. Pour les répondants qui ont signalé ces refus d’emploi, la plupart des individus l’ont fait à leurs amis ou famille.

" Le gouvernement cambodgien doit prendre des mesures concrètes pour assurer l'égalité des personnes LGBTIQ avec le reste de la population, et afin de prévenir les discriminations contre ces groupes ", a déclaré Chak Sopheap, directrice du CCHR.

Selon le CCHR, le cadre juridique cambodgien ne contient aucune protection explicite contre la discrimination sur la base de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre, ni en général ni dans les dispositions spécifiquement liées à l'emploi. Le rapport recommande un changement dans la législation pour interdire les discriminations à l’embauche des personnes LGBT.

Video : Macklemore feat. Dan Caplen - It's Christmas time !

Pall Mall comme mec...

Un soir au musée !

Je m'en suis fait un petit ami, à ma manière...

vendredi, décembre 27, 2019

Tribune : Pourquoi la modification du régime de mécénat des entreprises est dangereuse pour les associations et la lutte contre le VIH/SIDA !

Dans une tribune, le président de AIDES, Aurélien Beaucamp, explique pourquoi la modification du régime de mécénat des entreprises est une très mauvaise nouvelle pour les associations qui luttent contre le VIH/sida.

Depuis deux ans, les acteurs de l’économie sociale subissent des réformes fiscales successives qui les fragilisent gravement. La baisse des contrats aidés, la transformation de l’ISF ou la suppression de la réserve parlementaire sont autant de mesures qui impactent directement les structures associatives et restreignent leurs actions.

" Depuis deux ans, nous alertons le gouvernement sur les conséquences graves de ces réformes, comme cela a été le cas dans une précédente tribune parue le 25 octobre que nous avons co-signée avec 117 autres associations et fondations ".

Une mesure lourde de conséquences : " Malgré notre mobilisation, nous constatons une nouvelle démonstration du mépris de la majorité qui fait fi de nos cris d’alarme en adoptant dans le Projet de Loi de Finances une modification du régime du mécénat des entreprises. Cette mesure qui affecte l’ensemble du secteur de la générosité sera également lourde de conséquences pour la lutte contre le VIH/sida ".

" Abaisser à 40% ( contre 60% jusqu’à présent ) le taux de défiscalisation des dons faits par les entreprises à partir de deux millions d’euros, aura pour conséquence immédiate de réduire la générosité de ces mécènes et par ricochet la baisse des ressources pour les associations ".

" Pourtant, ces financements sont aujourd’hui absolument indispensables pour pallier aux lacunes des politiques publiques dans la bataille contre le virus puisqu’ils nous permettent d’investir des territoires ou champs d’action totalement délaissés par l’Etat ".

" Des enjeux complètement désinvestis : C’est grâce à ceux-ci, par exemple, que nous avons pu pendant plusieurs années en Guyane, région d’Outre-mer particulièrement touchée par l’épidémie, mettre des appartements de passage à disposition de personnes précaires, dépistées positives au VIH lors de nos actions afin qu’ils/elles puissent y séjourner pendant leurs consultations à l’hôpital le plus proche ".

" C’est également grâce aux financements privés que nous avons pu initialement aborder des enjeux complètement désinvestis par les politiques publiques, tel que l’accompagnement des travailleurs-euses du sexe, des Chemsexeurs ou des personnes migrantes ".

" Sans ces financements, sans nos actions, ce sont des milliers de personnes qui se retrouvent seules, sans réponses adaptées à leurs besoins parfois vitaux ".

Un impact tragique sur les populations vulnérables : " Sans eux, également, nous n’aurions pu mettre en place des outils aujourd’hui indispensables à la lutte contre le VIH/sida, qui résultent de nos stratégies d’innovation : le déploiement des tests de dépistages rapides (Trod) ou l’étude Ipergay qui a permis la mise en place de la Prep en France résultent en partie de ces dons privés ".

" Au-delà de l’impact tragique que nous pouvons craindre d’une telle mesure sur les populations vulnérables et sur nos possibilités d’innovation, celle-ci met le gouvernement face à ses contradictions en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) ".

" Alors que ce gouvernement martèle jour après jour que tout le monde doit se mobiliser, citoyens-nes et entreprises pour l’intérêt général et demande à ces dernières de développer cette fameuse responsabilité sociale, il la limite en même temps par cette mesure de restriction des avantages fiscaux ".

" Par la même occasion, il restreint l’accès des salariés.es des entreprises concernées à la possibilité d’être informés.es et sensibilisés.es aux problématiques sociétales ou environnementales. La lutte contre le VIH/sida fait partie de ces thématiques qu’il est nécessaire de promouvoir au sein des entreprises ".

Impliquer les salarié.es : " Quand une puissante fondation d’entreprise française participe au financement d’actions de prévention en Guyane, ce sont les 110 000 salariés.es de l’entreprise qui peuvent être fiers.ères de contribuer à cet ouvrage. 110 000 personnes qui peuvent prendre conscience que la lutte contre le VIH n’est pas terminée et que nous sommes toutes et tous concerné.es par celle-ci. Le don d’une seule fondation, c’est potentiellement 110 000 nouveaux-elles alliés.es dans la lutte contre l’épidémie ".

" En parallèle des dons, les démarches de nos partenaires sont aussi nombreuses pour permettre à leurs collaborateurs.trices de prendre connaissance de nos luttes, parfois de s’y engager, à nos côtés. Des visites d’observation de nos sites sont régulièrement organisées, ce qui permet non seulement aux personnes de découvrir nos actions et nos engagements, mais aussi de remettre les questions de prévention dans les esprits de chacun-e. Impliquer les salarié.es sur ces enjeux, c’est contribuer à faire adopter des comportements bénéfiques pour les autres et pour soi-même " !

" Dans un contexte où le VIH/sida fait de moins en moins peur mais est paradoxalement toujours invisibilisé et stigmatisé, l’implication des entreprises, financière comme sociétale, est un soutien évident de la cause, dont nous craignons d’être privés au lendemain de cette modification. C’est bien la connaissance globale des problématiques du VIH/sida qui sera directement impactée ".

" Deux millions de personnes salarié-es : Nous redoutons enfin l’impact néfaste de cette mesure dans le cœur même de nos structure, le monde associatif représente près de deux millions de personnes salarié-es. Si la générosité du public continue à baisser comme c’est le cas depuis 2018 et si les mécènes privés suivent cette tendance du fait de la réduction de la défiscalisation, ce sont aussi des emplois qui se trouvent directement menacés ".

" Nous posons donc la question au gouvernement : si vous réduisez l’incitation des financeurs privés à investir dans nos structures, serez-vous présents pour pallier ce manque " ?
 " Sans financements, sans dons, nos combats seront vains. Nous avons besoin de toutes et tous, à titre individuel et collectif, pour pouvoir prétendre mettre fin à l’épidémie ".

Video : The magical night before Christmas ( Zach King Short Film ) !

Jusqu'ici tout va, jusqu'ici tout va bien...

Hot !

Un pour tous, tous pour un...

LGBT : La librairie " Les Mots à la bouche " passe un appel pour trouver sa nouvelle adresse !

En mars prochain, la librairie LGBT du quartier du Marais devra quitter son adresse historique. Mais elle n’a toujours pas trouvé de nouveaux locaux. Elle passe un appel sur les réseaux sociaux.

Le temps est à la mobilisation : Les Mots à la Bouche, la librairie LGBT iconique du quartier du Marais à Paris, n’a toujours pas trouvé de nouveaux locaux. Pourtant, à la fin du mois de mars 2020, le commerce devra quitter son adresse historique du 6 rue Sainte Croix de la Bretonnerie, où elle est installée depuis 1983.

En effet, le propriétaire refuse de renouveler le bail commercial, souhaitant profiter de la gentrification du quartier et de ses loyers devenus exorbitants. Début novembre, une première rumeur de fermeture définitive, démentie sur les réseaux sociaux, avait animé les réseaux sociaux. Le libraire se voulait alors rassurant, expliquant que " la mairie de Paris nous a promis son aide pour ( nous ) le reloger ". Mais ce week-end, dans un message publié sur Facebook, la librairie fait désormais appel à ses clients pour trouver un nouveau local au plus vite :

" A l’heure actuelle, nous n’avons toujours pas trouvé de nouveau local pour déménager, et nous devons quitter nos locaux fin mars. Vous avez été très nombreu.x.ses à nous proposer votre aide, nous faisons appel à vous aujourd’hui pour trouver ce nouvel emplacement. Si vous connaissez un local qui se libère, entre 100 et 200m², dans un quartier proche de la librairie actuelle ( Paris 2/3/4e et limitrophes ), contactez-nous via contact@motsbouche.com en précisant bien " local potentiel " dans l’objet " !

On est très inquiets : Aujourd’hui, Nicolas Wanstock, salarié et responsable de la communication de la librairie, est anxieux : " On est très inquiets. La fin du bail était prévue pour le 31 décembre. Nos remplaçants ne veulent s’installer qu’à la fin mars, donc nous bénéficions d’un sursis. Mais pour l’instant, on n'a aucun local où atterrir. On n’est pas du tout serein ".

Le libraire confirme que l’établissement a bien eu des échanges avec la mairie de Paris et celle du IVe : " On a rencontré les équipes de la mairie. L’adjointe à la mairie du 4e et toute une équipe et Frédéric Hocquart ( Adjoint à la Maire de Paris chargé de la vie nocturne et de la diversité de l’économie culturelle, ndlr ). Ils ont tous témoigné d’une volonté de nous aider et ont rappelé l’importance des Mots à la bouche pour la culture et la communauté LGBTQ ".

Ces rencontres ont-elles débouché sur des solutions concrètes ? " Ils nous ont proposé trois lieux, poursuit le libraire. La mairie dispose d’un parc de logement public-privé. Ce sont des rez-de-chaussée de logements sociaux mais qui ne correspondent pas à notre activité. Ces lieux ne donnent pas sur la rue. Il avait une proposition dans le village Saint Paul. Mais on n’a pas envie de s’enterrer là-bas. Notre idée, c’est la visibilité, la fierté et la sortie du placard. Aller au village St Paul, c’est comme un retour au placard. On a compris que les pouvoirs publics ont très peu de leviers d’action "...

Quitter le Marais : Ces dernières semaines, la librairie explorait une autre piste, mais celle-ci s’est évanouie très récemment. " On pensait que ça allait marcher. C’était tout ce qui nous arrangeait en terme de loyer et de superficie... " regrette Nicolas, un peu amer. C’est un peu en dernier ressort que la librairie s’est tournée vers les réseaux sociaux. L’appel diffusé sur Facebook ce week-end a été visionné plus de 90 000 fois. Il a apporté quelques résultats. " On a reçu une dizaine de propositions et pistes à suivre de gens qui ont repéré des locaux. On va se pencher dessus ".

La librairie, fondée en 1980 par Jean-Pierre Meyer-Genton, n’est plus très sûre de pouvoir rester installée dans son quartier actuel. Pourtant un déménagement des Mots à la bouche hors du Marais scellerait un peu plus le sort d’un quartier de moins en moins gay et de plus en plus dévolu aux marques de luxe : " On a quelques pistes dans le 2e, dans le 3e et peut-être même dans le 1er arrondissement. Rester au centre de Paris n’est pas évident. Autour de nos locaux actuels, le quartier s’est extrêmement gentrifié. Les commerces gays ne sont plus ce qu’ils étaient. Mais cela reste une super zone de chalandise ".

Et le jeune homme de conclure : " Le marais gay n’a pas encore tout à fait disparu mais il s’est quand même restreint. Il y a beaucoup de petits commerces et de petits bars qui vont fermer. Je me demande, comment vont survivre à moyen terme des établissements comme l’Open, le Freedj ou le Quetzal. Ou d’autres commerces qui ne sont pas propriétaires de leurs murs "... Nous aussi.

Video : 12 Days of Christmas !

Je retourne à mon rêve maintenant...

Me dissous un peu, me divise en deux...

jeudi, décembre 26, 2019

UK : Un groupe juif écossais LGBT veut reprendre une synagogue orthodoxe abandonnée !

Irn-Ju a demandé aux propriétaires qui ont acheté la synagogue Langside en 2014 de les laisser prier dans l'édifice.

Une congrégation libérale juive écossaise avec de nombreux membres homosexuels cherche à rouvrir une synagogue abandonnée qui a été construite en 1926 pour des fidèles orthodoxes de l’Europe de l’est.

Vendredi, la BBC a rapporté l’initiative menée par Irn-Ju, un collectif juif basé en Ecosse dans le nord du Royaume-Uni qui représente de nombreux courants libéraux, pour rouvrir la Synagogue Langside.

Le groupe, qui affirme rassembler des dizaines de participants à certaines de ses activités, a pris de l’ampleur ces dernières années à mesure que la participation à la synagogue qu’ils souhaitent maintenant reprendre a diminué, jusqu’à sa fermeture en 2014. Le bâtiment a été vendu à des propriétaires privés, qui sont restés anonymes.

Il y a une " nouvelle communauté juive à Glasgow et à Govanhill qui a besoin d’espace ", a déclaré Joe Isaac, un membre du groupe, à la BBC. 

Les membres du groupe, dont Isaac a dit qu’ils organisent maintenant des cérémonies religieuses chez eux, " meurent d’envie avoir un site permanent " comme la synagogue, " un endroit aussi beau et qui a été conçu pour une communauté juive ". 

Une lettre ouverte adressée aux propriétaires de la synagogue demandant qu’elle soit rouverte a reçu plus de 800 signatures, a annoncé la BBC. 

Le groupe a écrit que la " synagogue Landside est menacée : des promoteurs immobiliers privés essaient de la transformer en appartements ". L’édifice n’est pas inclus dans une liste de protection du patrimoine, mais la fondation de l’Héritage juif estime qu’il a un niveau d’importance " régional " de 2 sur 4.

L’article de la BBC ne comprenait pas la réaction des propriétaires ni des autorités locales.

Video : Merry Christmas Mr Bean !

In the army now...

Je ne suis plus sur terre...

Allemagne : Bientôt une loi pour interdire les " thérapies de conversion " !

Le gouvernement allemand vient de présenter son projet de loi pour interdire les " thérapies de conversion ". Ce phénomène, bien implanté en Allemagne dans les milieux religieux fondamentalistes, toucherait au moins 1.000 personnes par an.

L’Allemagne deviendra-t-elle le deuxième pays de l’Union européenne ( ou la France ), après Malte, à adopter une telle loi ? En tout cas, ça semble en prendre le chemin. Le gouvernement vient de déposer en Conseil des ministres, ce mercredi 18 décembre, un projet de loi pour pénaliser les " thérapies de conversion ".

" L’homosexualité n’est pas une maladie, a déclaré à l’AFP le ministre de la Santé Jens Spahn. Par conséquent, le terme " thérapie " est trompeur. Nous voulons interdire autant que possible les thérapies dites de conversion. Là où elles sont effectuées, il y a souvent de graves souffrances physiques et mentales ".

Au moins 1 000 victimes par an : Le texte prévoit des peines pouvant aller jusqu’à un an de prison et 30 000 euros d’amende. Il doit être examiné au Parlement, après quoi le ministre, lui-même ouvertement homosexuel, espère une entrée en vigueur mi-2020.

D’après une étude de la fondation LGBT+ Magnus Hirschfeld publiée en août dernier, en Allemagne, les " thérapies de conversion " auraient lieu principalement dans des milieux religieux fondamentalistes et toucheraient a minima 1 000 personnes par an. On peut citer par exemple Idisb e.V., ancienne antenne allemande du programme évangélique américain Desert Stream/Living Waters, ou encore l’Association des médecins catholiques allemands, dont le sulfureux président, le docteur Gero Winkelmann, prétend " guérir " l’homosexualité à l’aide d’un traitement homéopathique... à base d’origan.

Idées suicidaires : À l’occasion de la présentation du projet de loi, La Croix a recueilli le témoignage de Bastian Melcher, jeune homosexuel engagé dans la lutte contre les " thérapies de conversion ". Lui-même a passé huit ans de sa vie à tenter de changer son orientation sexuelle dans des milieux protestants, jusqu’au jour où il s’est rendu à la Marche des fiertés. Bastian Melcher témoignait déjà fin novembre dans le documentaire Homothérapies, conversion forcée, diffusé sur ARTE. Il y confiait ses moments de souffrance pendant ses années de lutte contre lui-même, jusqu’aux idées suicidaires. Il s’est félicité auprès de La Croix de cette avancée sur le plan législatif.

Comme le relève le quotidien catholique, Thomas Pöschl, le porte-parole de l’association Groupe de travail œcuménique sur les homosexuels et l’Église (HuK), a condamné à l’antenne de Dom Radio les " groupes fondamentalistes dans toutes les Églises qui affirment que de telles thérapies peuvent réussir ".

Par ailleurs, comme évoqué il y a quelques jours dans " L"homme est un concept ", les évêques catholiques allemands reconnaissent l’homosexualité comme " normale " : " ( L’hétérosexualité et l’homosexualité ) constituent des formes normales de prédisposition sexuelle ni ne peuvent ni ne devraient être changées par une socialisation spécifique ".

Video : Wham - Last Christmas !

Je maudis les opportunistes...

Je marche sur les rails et je trompe la mort en frôlant le train Corail qui me rate encore...

mercredi, décembre 25, 2019

Exclusif : " Mylène Farmer 2019 Le Film " sera diffusé sur W9 le 14 janvier 2020 !

W9 diffusera Mylène Farmer 2019 Le Film le mardi 14 janvier prochain en prime-time dès 21h05.

C'est la première fois qu'un spectacle de Mylène est diffusé aussi vite à la télévision. Mylène a proposé neuf dates à Paris La Défense Arena du 7 au 22 juin. Le film des concerts a été diffusé au cinéma le 7 novembre dernier attirant 155 000 spectateurs en une séance unique établissant un record.

Les fans n'ont pas dû attendre trop longtemps avant de pouvoir se procurer les supports DVD ou Blu-ray Live 2019 Le Film disponibles le 6 décembre. Et ils étaient nombreux à se précipiter sur ces supports avec 47 740 ventes en une semaine et une certification vidéo de diamant.

À titre de comparaison, les concerts du Tour 2009 filmés au Stade de France en septembre 2009 et sortis en DVD en avril 2010 n'ont été diffusés pour la première fois à la télévision que le 6 novembre 2015 sur D17 (ancien nom de la chaîne CStar) à 20h50. Et ça avait d'ailleurs été un gros succès d'audience avec 639 000 téléspectateurs et 2,9% de PDA (3ème chaîne TNT). Un délai encore plus long pour la première résidence de Mylène à Bercy en 2006. Bien que sorti en DVD en décembre 2006, Avant que l'ombre... à Bercy n'a été programmé pour la première fois par une chaine de télévision que le 24 janvier 2016 à 18h sur RFMTV.

Le précédent spectacle de Mylène, Timeless 2013 Le Film n'a quant à lui jamais été diffusé à ce jour à la télévision à l'instar du Tour 89 ou du Mylenium Tour.

Enfin, pour être complet le film du Tour 1996, Live à Bercy sorti en vidéo le 21 mai 1997 a été proposé pour la première fois en intégralité sur TF1 le 6 mars 1998 en début de nuit ( M6, partenaire des concerts avait diffusé environ 30 minutes du spectacle, avec notamment Désenchantée, California, Ainsi sois je... et Libertine entre-autre dès le 17 mai 1997 ) !

Video : Made For You ( Christmas Film 2019 ) !

Tu veux un gros câlin du Père Noël...

Hot !

On déballe le dernier cadeau...

Video : Brenda et le Punch de Noël ( Le Cœur a ses Raisons ) !

C'est comme l'instant magique..