mercredi, novembre 30, 2016

Taïwan : A l'avant-poste du mariage gay en Asie !

Taïwan pourrait être le premier État d’Asie à l’égaliser l’union entre personnes du même sexe. Mais le projet de loi, à l’étude au Parlement, provoque la colère des chrétiens du pays.

Après la France, Taïwan ? Jeudi 17 novembre, une " manif pour tous " a rassemblé près de 10 000 personnes autour du Parlement de Taipei. Les deux associations organisatrices émaneraient de communautés chrétiennes conservatrices, proches des églises évangéliques américaines. Vêtus de blanc, bobs sur la tête, armés de pancartes dénonçant " la destruction de la famille et du mariage ", les manifestants ont expliqué à la presse qu’ils ne s’opposaient pas à la protection des droits des homosexuels, mais réclamaient la tenue d’un référendum et de plus amples discussions. Car Taïwan pourrait être le premier pays asiatique à légaliser le mariage gay.

Deux propositions d’amendements au code civil sont passées en première lecture le 8 novembre. Elles doivent encore subir des examens ultérieurs au sein de comités d’experts avant d’être votées par le Parlement, probablement en février prochain.

L’électrochoc après le suicide d’un Français gay : La communauté LGBT taïwanaise pensait que la victoire en janvier du Parti démocrate progressiste (DPP) aux législatives et de sa candidate, Tsai Ing-wen, à la présidentielle ferait avancer sa cause. En vain. C’est le suicide à Taipei le 16 octobre d’un Français de 67 ans, Jacques Picoux, dont le compagnon taïwanais venait de décéder des suites d’un cancer, qui a vraiment changé la donne. Professeur de français à la retraite, cet artiste reconnu s’était vu dénier toute implication dans les décisions médicales concernant son conjoint depuis trente-cinq ans, avant d’être privé de tout droit sur leur logement commun. L’électrochoc provoqué par sa mort dans l’opinion a poussé une députée du DPP à soumettre un projet de loi.

Près de 80 000 personnes ont ensuite défilé fin octobre à Taipei lors de la Marche annuelle des fiertés, la plus fréquentée d’Asie. Dans les sondages, l’opinion publique se révèle en majorité favorable, ou indifférente, à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, avec un très fort taux d’approbation chez les jeunes. Quant aux députés ( Taïwan n’a pas de Sénat ), plus de la moitié d’entre eux seraient à ce stade prêts à voter l’un ou l’autre des amendements proposés.

Mais l’initiative n’en rencontre pas moins des résistances. L’opposition parlementaire, représentée par un Kuomintang (KMT) très divisé depuis son cuisant échec aux élections de 2016, semble hésiter entre défendre son propre projet d’amendement – proposé par l’un de ses députés pro-mariage gay – et gêner autant qu’il le peut la majorité, en réclamant des auditions publiques. Son porte-parole a profité de la manifestation surprise du 17 novembre pour s’attaquer à la présidente. Il l’a accusée de soutenir la " tentative de détruire le mariage hétérosexuel " au mépris des procédures démocratiques ( le DPP a la majorité absolue au Parlement). Si elle le fait, a-t-il persiflé au sujet de Tsai Ing-wen, célibataire, c’est qu’elle a " une orientation homosexuelle à 99 % ".

Et là, j'ai un peu froid...

Prendre l'air, respirer...

mardi, novembre 29, 2016

People : Tom Cruise mis à nu !

D’icône des années Reagan, Tom Cruise était devenu avec " Top Gun " le symbole d’une homosexualité à peine cachée. Depuis 2011, il acquiert une nouvelle peau : celle du héros musclé de film d’action. 

C’est le leitmotiv de Jack Reacher : Never Go Back (en salles le 19 octobre), le nouveau film avec Tom Cruise. A chaque fois qu’on l’interpelle par son titre de policier militaire, l’acteur précise : " Ex ! " C’est sa manière de signifier qu’il a beau mener une enquête sur une organisation paramilitaire se livrant au trafic d’armes en Afghanistan – et ce pour le compte d’une haut gradée victime d’un complot – son personnage est bien sorti du giron de l’armée. Son uniforme a laissé place à une autre tenue : rangers aux pieds, jean, tee-shirt blanc, muscles saillants, cheveux d’une longueur acceptable, ni trop courts ni trop longs. Exhiber son uniforme ou, au contraire, en faire fi et dévoiler ce qu’il dissimule...

Ce rapport au corps reste l’une des grandes histoires de Tom Cruise à l’écran. Et ce depuis Top Gun en 1986, le film qui l’aura placé au firmament d’un box-office dont il n’est descendu, en partie, qu’au milieu des années 2000. Cette fiction emblématique des années Reagan était devenue une croix lourde à porter pour l’acteur. Un poids tel qu’il avait tenu à conjurer le sort, en incarnant un sénateur républicain néoconservateur dans Lions et Agneaux (2007) de Robert Redford. Devant une Meryl Streep médusée, il détaillait sa stratégie de guerre en Afghanistan. Dans le bureau de ce sénateur rendu crédible, humain, pondéré et monstrueux par un comédien de génie, on apercevait une photo de l’acteur dans Top Gun. Une manière pour le comédien d’en finir avec un rôle trop encombrant, qui n’avait plus sa place dans l’histoire contemporaine, celle, autrement moins séduisante, des bourbiers afghan et irakien sous le président George W. Bush.

Tomber la chemise : On a du mal aujourd’hui à se souvenir de ce qu’incarnait Tom Cruise avant Top Gun, dans ce cinéma américain de la première moitié des années 1980. Loin du superhéros qu’il est devenu ces dernières années, il interprétait dans Outsiders de Coppola ou Risky Business de Paul Brickman ce qu’il est convenu d’appeler le " boy next door ", un garçon comme les autres. Tout a changé avec Top Gun, le premier film dans lequel Tom Cruise laisse tomber sa chemise.

Le sous-texte homoérotique de Top Gun est longtemps resté une blague de potache, relayée d’abord par Quentin Tarantino au début des années 1990. Pour le réalisateur de Pulp Fiction, Top Gun n’est pas une œuvre de propagande à la gloire de l’armée de l’air, comme on l’a souvent présentée de manière schématique. Quentin Tarantino voit en Tony Scott un auteur à part entière et en son film le récit d’un jeune pilote rétif à sortir du placard, découvrant son homosexualité en même temps qu’il obtenait ses premiers galons d’as de l’aviation. Torse nu, les pectoraux en sueur dans le soleil couchant, en pleine partie de volley-ball avec ses camarades de l’armée, le personnage incarné par Tom Cruise saisissait que piloter un avion de chasse est un apprentissage, un talent et, aussi, un mode de vie.

Naughty Boy - La La La ft. Sam Smith !

D'être tendu n'ajoute rien au problème...

Hot !

Petit garçon perdu...

lundi, novembre 28, 2016

Canada : Abrogation d'une loi interdisant la sodomie aux mineurs !

Le gouvernement canadien a annoncé mardi son intention d'abroger une loi interdisant la pratique de la sodomie avant l'âge de 18 ans, la qualifiant de " discriminatoire ". 

L'article 159 du Code criminel canadien stipule que " quiconque a des relations sexuelles anales avec une autre personne" est passible d'une peine d'emprisonnement de dix ans, à moins qu'il s'agisse de relations consensuelles entre " époux " ou " deux personnes âgées d'au moins dix-huit ans ". 

Notre société évolue :" L'article 159 pénalise injustement les relations sexuelles dans certaines circonstances. Notre société a évolué dans les dernières décennies et notre système de justice pénale doit également le faire ", a déclaré la ministre de la Justice, Jodi Wilson-Raybould." Il est temps que l'article soit abrogé ", a-t-elle lancé en annonçant un projet de loi en ce sens en présence de représentants de la communauté LGBT ( lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres ). 
Quelques inculpations ces dernières années : L'organisation représentant la communauté, Egale, soutenait dans un rapport récent que quelques dizaines de personnes, dont des mineurs, auraient été inculpées en vertu de la loi au Canada ces dernières années, même dans des provinces où cette dernière a été invalidée par des tribunaux. 

Les adeptes du sexe collectif dénonçaient également cette loi qui réprimait les relations anales " dans un endroit public " ou quand " plus de deux personnes y prennent part ou y assistent ". 

Un conseiller spécial sur les enjeux LGBT : Le Premier ministre Justin Trudeau a par ailleurs nommé mardi un conseiller spécial sur les enjeux liés à la communauté LGBT.Le député libéral Randy Boissonnault, ouvertement gay, doit élaborer et coordonner un programme du gouvernement sur les enjeux liés à la communauté LGBT. 

Le Premier ministre Justin Trudeau est devenu cet été le premier chef de gouvernement d'un pays du G7 à participer aux traditionnels défilés de la fierté homosexuelle.

Video : Tom Odell - Silhouette !

Palpation !

dimanche, novembre 27, 2016

Politique : Russie, Chine et Iran ont voulu virer l'expert LGBT à l'ONU !

Une coalition menée par des pays africains a échoué à éjecter l’expert onusien des droits LGBT grâce à l’intervention éclair de certains Etats d’Amérique latine, d’Europe et de l’Afrique du sud.

Les droits LGBT appartiennent résolument aux droits de l’Homme. Telle est la décision entérinée lundi par un vote serré des Nations Unies. Celui-ci questionnait la légitimité du tout premier expert indépendant spécialisé dans la défense des personnes LGBT à travers le monde. Vitit Muntarbhorn, professeur taiwanais en droit international de 64 ans, avait été nommé pour trois ans par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

A peine installé et déjà contesté : Début novembre, deux mois seulement après sa nomination, l’ambassadeur du Botswana s’est exprimé contre l’existence même d’un tel poste. Au nom d’une coalition regroupant 54 Etats membres africains, il a contesté cette nomination en prétextant que les droits LGBT n’avaient pas leur place dans les Droits de l’Homme.

Le Conseil des Nations Unies ne devrait pas se pencher sur les questions d’orientation et d’identité sexuelle, a-t-il avancé, ces deux notions ne sont pas et ne devraient pas être liées aux instruments internationaux existants sur la protection des Droits de l’Homme.

Liant la parole aux actes, la coalition africaine a donc déposé une résolution interrogeant la " légalité du mandat " de Vitit Muntarbhorn et exigeant sa suspension, bien qu’il n’existe pourtant aucun fondement juridique remettant en cause la légitimité de l’expert, élu à 23 voix contre 17 au mois de septembre.

La défense des droits LGBT se joue au nombre de voix : Face à cette mesure hostile, plusieurs pays d’Amérique latine – soutenus par les pays européens, les Etats-Unis, le Canada et l’Afrique du Sud – se sont mobilisés et ont produit en vitesse un amendement qui conforte la position de Vitit Muntarbhorn.

Lundi, le texte a été adopté par une courte majorité : 83 voix contre 77 malgré le renfort de la Chine, de la Russie, de l’Iran et de l’Arabie Saoudite à l’initiative africaine. Dix-sept nations se sont également abstenues, comme la Somalie et le Rwanda. La résolution amendée a par la suite été adoptée à 94 voix contre 3, et 80 abstentions selon Reuters. 

Pour autant, la Russie et l’Egypte persistent et signent. S’exprimant au nom des 57 Etats membres qui composent l’Organisation de la coopération islamique (OCI), les deux pays ont expliqué qu’ils ne reconnaîtraient ni ne collaboreraient avec l’expert, alors même que les citoyens LGBT de ces pays dénoncent régulièrement les exactions dont ils sont victimes.

La défense des droits LGBT polarise les Nations Unies : Ce type d’affrontement fait malheureusement légion au sein de l’ONU. Que ce soit suite aux avantages accordés aux couples de même sexe dans l’institution, devant l’organisation d’un congrès international sur le sida, ou le simple lancement de timbres gay-friendly, l’ONU est régulièrement le théâtre d’affrontements entre les défenseurs et les pourfendeurs des droits des lesbiennes, des gays, des bis et des trans. Figure de proue de ce mouvement hostile à l’homosexualité et à la transidentité : la Russie, la Chine et l’Arabie Saoudite.

Sur les 193 Etats membres de l’ONU, 73 entretiennent une législation qui condamne l’homosexualité d’amende, de peine de prison, voire d’une mise à mort.

Video : The Weeknd - M A N I A !

D'ange heureux...

Smile !


Matin silence déjà s'éveille...

samedi, novembre 26, 2016

Religion : Pour Krzysztof Charamsa, au Vatican, beaucoup sont homos ou en couple !

Chassé du Vatican pour avoir révélé son homosexualité, le prêtre polonais Krzysztof Charamsa est devenu militant LGBT. Il a raconté sa nouvelle vie au magazine VSD.

" Mon coming-out n’était pas qu’une libération personnelle. En tant que prêtre et en tant que croyant, c’était une obligation morale " confie Krzysztof Charamsa dans les colonnes du dernier numéro de VSD sorti ce jeudi dans les kiosques.

Le 3 octobre 2015, ce prêtre d’une quarantaine d’année profitait d’une conférence de presse à Rome pour présenter Eduard, son compagnon catalan, à la foule de journaliste réunie pour le synode sur la famille se tenant le lendemain. La nouvelle fait boule de neige, la curie romaine est sous le choc, et les médias polonais s’insurgent. Ce haut fonctionnaire du Vatican est immédiatement démis de ses fonctions par le Saint-Siège, puis suspendu par l’évêché polonais. L’héritage d’une instruction émise par Benoît XVI en 2005 et qui juge les homosexuels inaptes au sacerdoce : les évêques ont depuis l’interdiction d’ordonner des prêtres gays, et ceux qui sont déjà en fonction doivent garder le silence.

Je reçois des messages du monde entier : En brisant l’omerta, Krzysztof Charamsa a donc perdu son droit d’exercer, mais s’est reconverti à la cause LGBT. Quelques mois après son coming-out, il produit un manifeste de libération gay adressé au Saint-Siège où il plaide l’annulation des écrits religieux hostiles à l’homosexualité, l’ordination des prêtres gays, et une reconnaissance par l’Eglise des persécutions et des crimes commis contre les homosexuels au fil des siècles. En juillet dernier, il donne encore de l’écho à son parcours en publiant une œuvre autobiographique : La Prima Pietra. Pour plusieurs médias, il est le prêtre qui s’est retourné contre l’Eglise, et incarne un modèle pour les ecclésiastiques dans le placard.

" Je reçois des messages du monde entier. Hier, j’ai répondu à un formidable mail d’un prêtre amoureux d’un autre prêtre, paralysé par la peur " relate-t-il à VSD.

Au magazine, il réitère aussi son opposition frontale au " lobby mondial du Vatican ", cette Eglise qui " présente l’homosexualité comme une pathologie et une idéologie contre l’humanité " et qui de facto " exclut une partie de l’humanité " alors qu' " au Vatican, beaucoup sont homos ou en couple. Et les diocèses protègent leur double-vie ". Lui-même raconte qu’il a " vécu la majeure partie de [sa] vie dans une sorte de cauchemar intérieur " et que " ce catholicisme fermé et ignorant est aussi dangereux que le terrorisme " car " il tue non pas physiquement mais psychologiquement ".

Les récentes mains tendues du pape François ne trouvent pas non plus grâce à ses yeux. " Ses signaux n’étaient que de la communication " analyse cet ancien professeur de théologie qui a en mémoire les attaques du souverain pontife contre la prétendue " théorie du genre ", et qui espère toutefois un éclair de lucidité de la part de l’institution catholique :

" L’Eglise catholique (…) a peur de se confronter à la modernité. J’ai l’espoir que la situation évoluera grâce à la société. Comme la découverte de l’évolution nous a obligé à réécrire notre pensée de la création.

Après son coming-out, Krzysztof Charamsa s’est installé à Barcelone avec son compagnon. Il y réside depuis plus d’un an et se dit aujourd’hui " comme au paradis " et même " plus catholique qu’avant " car il le vit " comme une nouvelle prêtrise ". Il remercie aussi Dieu, qui " [l’a] aidé en [lui] faisant rencontrer l’amour ".

D’après VSD, Krzysztof et Eduard désirent d’ailleurs officialiser leur union en se mariant comme le permet la législation espagnole, mais la Pologne ( opposée au mariage pour tous ) rechignerait à transmettre aux intéressés les papiers nécessaires... Dans ce pays gangrené par l’homophobie, sa famille et ses proches ( qui ignoraient son homosexualité jusqu’à sa révélation ) lui ont toujours témoigné un soutien infaillible. " Maintenant ma mère est militante ! " s’enorgueillit cet homme de dieu. 

L’interview intégrale aux pages 34-36 de VSD n°2048 paru jeudi 24 novembre 2016.

Video : David Archuleta - Numb !

Parfois, je pose à pas d'heure...

Locker Room !

vendredi, novembre 25, 2016

Culture : L'histoire de la paire de fesses scandaleuse peinte par Frédéric Bazille !

En voilà une belle paire de fesses. Un nu puissamment réaliste et viril attirera forcément votre regard parmi les œuvres du peintre Frédéric Bazille, exposées du 15 novembre au 5 mars au Musée d'Orsay. 

Ce beau derrière est celui du " Pêcheur à l'épervier " peint en 1868. Les visiteurs du musée parisien l'ont peut-être déjà croisé lors de l'exposition " Masculin/Masculin " fin 2013, l'une des rares fois où cette œuvre a été montrée au public. 

Cette fois-ci, le tableau figure au centre de la salle des nus de " Frédéric Bazille, la jeunesse de l'impressionnisme ", l'exposition consacrée au peintre montpelliérain surdoué, mort à la guerre à l'âge de 28 ans, après avoir débuté aux côtés de Monet ou Renoir. 

Si ce fessier d'acier a si peu été montré, c'est qu'il a été refusé au Salon de 1869 et qu'il fait partie des œuvres qui ont fait scandale à leur époque. " Ce nu de Bazille est une œuvre tout à fait originale dans l'histoire de l'art ", a fait savoir au HuffPost Paul Perrin, conservateur des peintures d'Orsay. 

" Le nu masculin avant Bazille et l'impressionnisme, c'est le nu héroïque : des héros, les figures de l'Histoire. Seul le nu féminin est lié à un certain érotisme. Ici, Bazille fait un choix différent et moderne : il décide de représenter un anonyme, un simple pêcheur dans son activité quotidienne, et nu ", explique le conservateur.

Pourquoi ce nu a été refusé ? " À cause de l'étrangeté du tableau, répond Paul Perrin. Son sujet et sa façon de peindre résolument modernes. Si le corps de l'homme est représenté avec une technique plutôt traditionnelle, le paysage est moderne avec une opposition entre des touches de lumière et d'ombre, et un arrière plan juste esquissé dans le fond ", analyse-t-il. 

Pour Claire Maingon, auteure des " Scandales érotiques de l'art ", Bazille a surtout innové en " choisissant un sujet rarement traité par les artistes de sa génération ". Le nu masculin n'est pas un sujet pour les peintres de l'époque. Mais dans sa courte carrière, Bazille, lui, y consacre trois œuvres.

Des historiens ont cherché à expliquer cet intérêt en s'intéressant à l'orientation sexuelle du peintre, mais on sait peu de chose de la vie personnelle de Bazille. On ne lui connaissait simplement aucune maîtresse, les mariages arrangés par sa famille sont restés sans suite et il entretenait une forte amitié avec le dandy Edmont Maître dont il a peint plusieurs fois le portrait. 

Pour en revenir à l'œuvre, " les attributs sexuels ne sont pas visibles pour le spectateur, mais ils le sont sans aucun doute pour le second personnage masculin assis dans l'herbe, occupé à retirer ses chaussettes comme s'il s'apprêtait à le rejoindre ou à se baigner ", détaille Claire Maingon. " Cette scène de pêche virile entre homme nus, dans une nature idyllique, suggère l'expression d'un certain homo-érotisme ", écrit l'historienne de l'art. 

" Le reproche qu'on lui adresse est de ne pas avoir respecté l'ordre moral, de ne pas avoir réalisé une académie classique, mais aussi de faire un emploi non justifié du nu ", résume-t-elle au sujet de cette toile polémique. 

Les baigneurs se sont rhabillés : Incompris avec son " Pêcheur ", Bazille revient toutefois à cette thématique avec " Scène d'été ", l'œuvre choisie pour être l'affiche de l'exposition du Musée d'Orsay. 

Cette fois-ci, le peintre a pris soin de vêtir ses huit personnages. Il rend également hommage à la tradition de façon plus lisible. Le conservateur d'Orsay vous demandera ainsi de regarder autre chose que le petit maillot de bain rouge vif au centre de la composition. Prêtez plutôt attention au jeune homme à gauche, contre l'arbre. Celui-ci reprend l'attitude d'un Saint Sébastien ayant troqué son drap antique et les flèches qui le transpercent pour un maillot de bain rayé... 

" Cette œuvre résume parfaitement la personnalité de Bazille : un jeune peintre parisien qui voulait révolutionner la peinture, mais toujours un artiste méditerranéen porté sur le classicisme ", conclut Paul Perrin.

Sépia ma faute à moi...

Un soir au musée !

Enfin se mettre à table...

jeudi, novembre 24, 2016

Tokyo : Les LGBT japonais sur le chemin de la visibilité !

Cinéma, médias, services, marketing ou monde du travail : l’Archipel bouge lentement sur les questions de diversité sexuelle et de genre. La droite conservatrice, au pouvoir, reste frileuse.

Deux hommes qui s’aiment. L’un a les épaules nues et le regard fragile lorsqu’il regarde par la fenêtre après l’amour. L’autre lui lance un sourire ravageur dont il use sans doute un peu trop. Ils se sont connus dans la vapeur du sauna, c’est cliché, mais le reste ne l’est pas. Ils essaient de se rencontrer, de vivre ensemble, de se faire confiance dans un appartement qui domine la nuit tokyoïte. Sur l’écran de cinéma, leur relation surprend par son réalisme. Surtout, ce n’est qu’une relation parmi d’autres : " Ikari ", l’un des films-phares de la rentrée japonaise, met en perspective trois couples, dont l’un s’avère être homosexuel d’une manière aussi anecdotique que frontale.

Oui, " Ikari " fera date en termes de visibilité LGBT au Japon, parce que le film met en lumière une relation non hétérosexuelle sans en faire l’axe principal de l’intrigue. Celle-ci, policière, met en scène des personnages qui soupçonnent un proche d’être un violent criminel. Ken Watanabe ( en père inquiet ) et Ryuichi Sakamoto ( qui signe la somptueuse bande originale) apparaissent au générique, tandis que les hyper-stars Satoshi Tsumabuki et Go Ayano campent les deux amants masculins. 

Boy’s Love : Le Japon est loin d’être exempt de représentations homosexuelles, cependant celles-ci prennent généralement place dans le cadre bien défini du BL (Boys’ Love), un style de mangas, d’animés et de séries télévisées qui s’adresse principalement à un public féminin. Le genre cultive des codes stéréotypés et paradoxalement hétéronormatifs, qui font souvent dire à la communauté LGBT que le BL ne reflète en rien la réalité quotidienne des gays et lesbiennes japonais et, en ce sens, dessert leurs intérêts. 

Doté historiquement d’une structure de genre moins rigide que l’occident ( le travestissement est pratiqué de longue date sur la scène du kabuki, plus récemment par la troupe de théâtre 100 % féminin Takarazuka ), dépourvu de lois condamnant les relations entre personnes de même sexe ( elles étaient socialement tolérées entre hommes durant l’ère Edo ), l’Archipel a néanmoins embrassé les valeurs victoriennes, l’idéal du couple homme-femme et le modèle de la famille nucléaire depuis sa modernisation rapide, dès la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui, si certaines poches de pop culture offrent des représentations alternatives, l’espace public, l’école, le monde de l’entreprise et l’institution de la famille traditionnelle n’encouragent pas la visibilité des LGBT. 

Les signes d’une évolution se multiplient pourtant. Le film " Ikari " semble traduire l’expression d’un mouvement plus général qui inclut le marketing, les médias, plusieurs grands groupes industriels et une poignée de municipalités. La préfecture de Shibuya (Tokyo), la première du pays à avoir mis sur pied une union civile, vient de se doter d’un attaché aux minorités sexuelles et de genre. Les géants de la télécommunication et du commerce en ligne SoftBank, NTT Docomo et Rakuten offrent aux couples de même sexe des avantages similaires aux couples hétéros. Sony et Panasonic travaillent dans le même sens depuis cette année. La compagnie aérienne JAL permet à toutes les configurations de couples de mettre en commun leurs miles, tandis que l’assurance Sompo Japan Nipponkoa a étendu les conditions des congés mariage aux employés en concubinage avec un partenaire de même sexe. 

Avant même les ressources humaines, ce sont les départements de marketing qui se sont penchés sur le potentiel et les caractéristiques des populations LGBT japonaises. Dentsu, le plus important publicitaire du pays, a mené l’une des premières études de grande ampleur sur le sujet en 2012, étude réactualisée en 2015 sur un échantillon de 70 000 personnes, selon laquelle 7,6 % des Japonaises et Japonais se considèrent LGBT. Hakuhodo, une autre firme de communication, a établi il y a quelques mois un think tank baptisé LGBT Research Institute, avec le double objectif de donner davantage de visibilité aux minorités sexuelles tout en investigant leurs préférences de consommation. 

Partis pris religieux : En mai, le bureau japonais de Human Rights Watch publiait un rapport alarmant sur le harcèlement à l’école. Non seulement les cas de violence et d’exclusion sont fréquents, mais le corps enseignant semble mal équipé pour répondre à ce genre de situations : selon les étudiants interrogés dans le cadre du rapport, les informations fournies par les professeurs sont souvent inexactes, subjectives plutôt que basées sur les droits humains ou la science, et teintées de partis pris religieux. Début octobre, l’organisation appelait le gouvernement à mieux inclure les questions de diversité sexuelle et de genre dans le curriculum scolaire.

 Hélas, si la gauche d’opposition ( le parti démocratique ) poursuit une politique constructive dans ce sens, le parti libéral démocrate au pouvoir ( LDP, droite conservatrice ) est loin d’y être pleinement sensible. Le LDP, probablement pour faire bonne figure en amont des JO de Tokyo 2020, reconnaît bien l’importance de prendre en compte les difficultés auxquelles les personnes LGBT font face. Mais le parti est réticent à l’idée d’inclure dans la loi une protection contre les discriminations basées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. Il promeut aussi une vision hétéronormative de la famille comme brique primordiale de la société, et rejette l’égalité des droits en matière de mariage. Enfin, le LDP affirme aspirer à une société dans laquelle les minorités ne ressentent pas le besoin de se rendre visibles par le processus du coming out. La route sera encore longue.

Video : Maïtre Gims - Tout Donner !

Prendre la lumière et y croire...

Tom Daley !

Catch the light !

dimanche, novembre 20, 2016

People : Homo ou hétéro, Jack Falahee, le beau gosse de Murder, clarifie les choses !

L'acteur a décidé de briser le silence et de s'engager ! Depuis que les téléspectateurs l'on découvert dans la série Murder ( titrée How to Get Away With Murder dans sa version américaine ), le très sexy Jack Falahee fait tourner les têtes, notamment celles de la communauté gay. Alors qu'il joue un apprenti avocat homosexuel dans la série, côté vie privée, on ne savait pas grand-chose de lui. Il vient de briser le silence...

Dans un long communiqué diffusé sur son compte Twitter, l'acteur de 27 ans s'est exprimé à l'issue du résultat de l'élection présidentielle américaine remportée par le très controversé républicain Donald Trump. " Bien que je ne sois pas gay, dans HTGAWM, je joue un personnage qui est dans une relation amoureuse interraciale avec un homme séropositif. Pourtant, dans le passé, j'ai refusé de parler de ma propre sexualité dans l'espoir d'essayer de mettre fin à l'existence même d'un placard.

Ceux qui me reprochaient mes réponses ambiguës aux questions sur ma sexualité plaidaient pour l'importance de la visibilité. Finalement, je pense que ma position n'a pas aidé dans ce combat pour l'égalité. Je sens que j'ai sacrifié ma capacité à soutenir la communauté au profit d'un débat plus théorique sur la sexualité. Maintenant, plus que jamais, je veux offrir mon soutien à la communauté, comme un allié ", écrit-il.

Jack Falahee a posté ce long discours orienté sur l'homosexualité avec un motif précis, puisque l'acteur critique l'élection de Donald Trump, que redoutent grandement les membres de la communauté LGBT. " À la fin de la nuit, un ami à moi, qui est gay, était prostré sous une table en train de pleurer. Fatigué par une campagne entre bigoterie et haine, il ne pouvait affronter la réalité des quatre années à venir. Il avait tous les droits d'avoir peur. Nous avons désormais un vice-président ( le très conservateur Mike Pence, NDLR ) qui croit aux camps de thérapie de conversion, qui croit que l'homosexualité est un choix et que le mariage pour tous va détruire la société ", a-t-il ajouté.

Impressionné par les marches de manifestants à Los Angeles et à New York, Jack Falahee a aussi beaucoup discuté avec son entourage familial et professionnel et a ainsi révélé vouloir mieux s'informer sur les questions LGBT afin, à son tour, de faire de la prévention et d'être à l'écoute. Il a aussi appelé les uns et les autres à faire des dons aux associations. " Maintenant, je vais aller téléphoner à cet ami qui était prostré au sol", a-t-il conclu. 

Video : Soprano Feat. Marina Kaye - Mon Everest !

Et tu m'as embrassé, si je me souviens bien...

Oh la la !



Mais tout est possible à mon âge...

samedi, novembre 19, 2016

Sexy : Dwayne Johnson est l'homme le plus sexy de 2016 selon People !

Dwayne Johnson a été nommé l'homme le plus sexy de 2016 par People, succédant au joueur de foot anglais. Parmi les lauréats précédents on retrouve Chris Hemworth (2014), Adam Levine (2013), Channing Tatum (2012), Bradley Cooper (2011), et Ryan Reynolds (2010), entre autres. 

L'acteur — qui fait la voix du demi-dieu Maui dans la version originale du film de Disney, Vaiana, la légende du bout du monde, qui sort en salles le 30 novembre — était flatté de recevoir l'appel. " J'ai dit : " C'est génial ". Et puis ce qui m'est passé par la tête, c'est combien c'était génial et excitant ", a-t-il dit. " Et puis je me suis dit : " J'ai atteint les sommets ". Je ne sais pas où aller à partir de là. J'ai tout fait, ça y est ". 

Johnson s'attend à se faire charrier par ses amis au sujet du titre. " Ça va venir. Je vois ça d'ici ", a dit l'ancien champion de lutte en riant. " Mais voilà le truc : ils me charrient, mais ils sont tous envieux ". 

Qu'est-ce qui rend Johnson sexy ? " C'est le genre de question qui m'attire des ennuis ", a-t-il dit en plaisantant. Sérieusement, il dit que le " sens de l'humour " est sans doute la chose la plus sexy chez lui. " Et c'est aussi ne pas essayer d'être sexy, et d'être juste cool et assuré dans ses films ", a dit l'acteur de Jumanji. " Je crois qu'avec beaucoup de mes fans, j'en suis arrivé à une relation très chouette, avec une ligne directe entre l'homme qu'ils connaissent dans la vie et celui qu'ils voient à l'écran ". 

Ça aide aussi qu'il soit beau. " Tout commence par la peau ", a-t-il dit en riant." On n'a qu'un seul visage ", a dit Johnson, 44 ans. " Il faut en prendre soin. Donc j'exfolie ".Johnson parlera davantage de son titre mardi dans The Ellen DeGeneres Show. Le numéro spécial de People sort vendredi.  

Video : Sting - I Can't Stop Thinking About You !

Tu viens chez moi...

Cody Christian !




De qui se moque t'on...

vendredi, novembre 18, 2016

People : Ricky Martin va se marier avec l'artiste Jwan Yosef !

Le chanteur portoricain Ricky Martin a profité de son passage dans l'émission The Ellen DeGeneres Show pour annoncer la grande nouvelle : ses fiançailles avec Jwan Yosef.

Après l'officialisation de sa relation, l'annonce des fiançailles. Sur le plateau de l'émission The Ellen DeGeneres Show, le chanteur portoricain Ricky Martin, 44 ans, a confessé qu'il avait demandé en mariage l'artiste londonien Jwan Yosef, 32 ans. L'interprète de " La Vida Loca " a admis qu'il avait été extrêmement " nerveux " lors de sa demande, n'osant pas lui poser directement la question. " Je lui ai dit : " je veux passer ma vie avec toi ", il m'a répondu " c'est ta façon de me demander en mariage ? ".

Un artiste syrien de 32 ans : Né en Syrie en 1983, Jwan Yosef, d'origine kurde, est parti très jeune de son pays d’origine pour la Suède. Après des études d'arts plastiques à Stockholm, il a débarqué à Londres, en 2011, pour devenir l'une des figures de l'art contemporain. Depuis qu’il a dévoilé son homosexualité en 2010, Ricky Martin a connu une relation solide avec l’homme d’affaires Carlos Gonzalez Abella, avec lequel il s'était fiancé. Ils ont élevé deux enfants ensemble, Valentino et Matteo. Le couple s’est séparé en 2014.

Ricky Martin a raconté sa rencontre avec Jwan Yosef comme un coup de foudre d'abord artistique - passionné d'art contemporain, Ricky Martin a voulu rencontrer l'artiste -, avant d'en tomber amoureux et de l'ajouter " à sa collection ".

Malgré toutes mes galères, je reste un homme debout...