jeudi, août 31, 2017

Inde : Un pas décisif vers la dépénalisation de l'homosexualité !

Dans un arrêt rendu il y quelques jours, la Cour suprême de New Delhi affirme le droit constitutionnel au respect de la vie privée. Un espoir pour des millions de gays indiens, qui attendent toujours l'abrogation de l'antique section 377 du Code pénal. 

La décision est prometteuse. C’est à l’unanimité que la Cour suprême indienne a confirmé que la vie privée était un droit fondamental, garanti par l’article 21 de la Constitution. La question était soumise à l’instance suprême alors que le gouvernement tente d’introduire des cartes d’identité controversées. Elles reposent sur un projet de fichier global des 1,3 milliards d’habitants du pays, l’Aadhaar, susceptible de relier une personne à son mode de vie ou à ses habitudes économiques et de consommation. 

Le fichier Aadhaar n’est pas le seul à être remis en cause par cet arrêt de la Cour suprême. Il pourrait aussi sonner enfin le glas de la section 377 du Code pénal indien, qui criminalise l’homosexualité et autres actes dits " contre-nature ". 

Suspendu, puis rétabli : Cet article de loi, rarement sinon jamais utilisé par les tribunaux depuis 20 ans, avait été suspendu en 2009 avant d’être rétabli quatre ans plus tard par cette même Cour suprême. Les juges avaient alors rejeté toute modification de la loi, considérant que la population homosexuelle était somme toute quantité négligeable. Dans ses attendus, la décision critique cet arrêt de 2013 : " Qu’une minuscule fraction de la population soit lesbienne, gay, bisexuelle ou transgenre n’est pas une base valable pour nier leur droit à la vie privée. Le but d’élever certains droits au rang de droits fondamentaux garantis est de protéger leur exercice du dédain des majorités, qu’elles soient législative ou populaire ".  

Video : Brandon Stansell - Dear John !

Kiss !

Moi comme j't'aimais, tu f'sais la planche sur le dos...

mardi, août 29, 2017

Homophobie : Un logiciel espion propose de découvrir si votre fils est gay !

Le commerce ne s'encombre pas toujours de morale ( euphémisme ) et parfois les arguments de vente sont tellement déplorables qu'ils frôlent l'illégalité. Une société éditrice de logiciel espion, qui déjà promet une action condamnable, s'honore dans un article de permettre aux parents suspicieux de connaître la sexualité de leurs enfants, et ainsi savoir s'ils sont homosexuels. Un texte aux accents homophobes, bourré de clichés et qui offrirait une solution efficace, alors que ce type de produit n'est vraiment pas fiable, ce qui est ici le moindre des maux.

Comment être certain que mon fils est gay : Repéré par l'association " L'amicale des jeunes du Refuge ", une association LGBT d'entraide et de solidarité qui lutte contre l'homophobie, le logiciel espion en question est édité par la société FireWorld Inc. L'article du site en question n'est qu'un texte parmi d'autres, mais se distingue du thème de la sécurité pour embrasser pleinement celui de l'espionnage, en jouant sur les appréhensions de parents qui se posent des questions sur la sexualité de leurs fils (et fils uniquement!).

Ambiance, le texte commence par " La priorité, c'est la famille ". Le ton est donné et la suite sera du même niveau, avec par exemple, ce paragraphe qui commence par :

" Comme vous le savez, de nombreux clichés circulent à propos des personnes gays. Par exemple, un stéréotype voudrait que ce soient des hommes maniérés, qui s'habillent très serré avec des couleurs vives. Ce genre d'élément n'est bien sûr absolument pas représentatif de la communauté des gays ".

Et qui se termine par :

" Toutefois, certains indices plus subtils peuvent faire pencher la balance du côté de l'arc-en-ciel multicolore. Ces indices doivent être pris avec hauteur, car ils ne sont en aucun cas une preuve formelle que votre fils soit en effet gay ".

Voici ces éléments :

- Son hygiène de vie est irréprochable (il se coiffe pendant des heures, il fait attention à ce qu'il porte, à son apparence...) !
- Il est d'une beauté certaine, mais vous ne l'avez jamais vu en compagnie d'une fille.
- Il est timide.
- Les sports communs tels le football ne l'intéressent pas. Il préfère en revanche la lecture, la culture, le théâtre. - Il s'est fait percer une boucle d'oreille à droite, ou un piercing à l'arcade, à la lèvre.
- Les chanteuses divas sont une de ses passions.
- Il n'a pas beaucoup d'amis garçons mais énormément d'amies filles.

Nous ne sommes pas en terre de subtilité et tout le reste est de cet acabit. Notons également la présence involontaire de l'acteur américain Colton Haynes qui est sorti du placard récemment, et qui sera certainement ravi d'apprendre que son image est utilisée sans autorisation pour la promotion d'un tel produit.

Nous avons demandé à Mehdi Alfa, président de l'Amicale des Jeunes du Refuge son sentiment sur cette affaire :

" Des théories fumeuses, des préjugés et des amalgames douteux qui prouvent encore une fois que l'homophobie a de bons jours devant elle. Drôle de procédé venant d'une entreprise vendant ce type de logiciel, prônant d'un côté la responsabilité dans l'utilisation de ce logiciel et d'un autre côté vantant l'espionnage des ados pour que des parents puissent outer leur enfant avec des techniques pernicieuses, voire malsaines, en toute illégalité et qui peut avoir des conséquences désastreuses sur la victime ".

Nous déclinons toute responsabilité : Fireworld sait très bien que le logiciel espion (spyware) est un logiciel prohibé, pour une utilisation autre que personnelle. Le site l'indique bien et à différents endroits, se dédouanant de toute responsabilité. Et c'est vrai : Utiliser un logiciel tiers pour espionner une tierce personne est illégal. Ce que le site ne dit pas en revanche, c'est que ces solutions ne fonctionnent pas toujours correctement et que les protocoles d'installation sont peu accessibles aux utilisateurs non expérimentés. 

Bien souvent, les logiciels espions sont des arnaques, de simples scrutateurs de navigateurs et keylogger qui ne fourniront au final que de maigres informations, pour un prix qui avoisine parfois la centaine d'euros. Et bien sûr, les remboursements sont à oublier...Et comme nous n'avons pas testé l'un des produits de Fireworld, nous ne pouvons pas lever les doutes sur la qualité des produits... 

Nous avons essayé de nous renseigner sur la société éditrice du logiciel. Aucun siège, aucune information comme les conditions de vente ne sont présentes sur le site, ni ailleurs d'ailleurs. Sur Paypal, la société qui facture se nomme Fwld Inc, société qui n'a apparemment pas d'existence légitime. 

Mais ne nous leurrons pas. Il y a peu de chances que ce secteur arrête de jouer sur les peurs et les fantasmes des utilisateurs ( Espionner ou contrôler un ordinateur à distance, espionner son conjoint, pirater facebook, aspirer des mots de passe...sont les requêtes les plus fréquentes et donc les thématiques les plus creusées ) et continuera forcément à développer cette paranoïa à travers des contenus, quitte à susciter une polémique qui se réglera par un escamotage ou par une décision juridique, mais sur ce dernier point il ne faudra pas retenir sa respiration...

Video : Colton Haynes kisses Charlie Carver on " Teen Wolf " !

Warwick Rowers !

Pietro Boselli !

Pas faire les choses à moitié...

dimanche, août 27, 2017

Cinema : " 120 battements par minute " parle aussi d'homosexualité, merci de ne pas l'oublier !

Grand Prix du jury à Cannes, le film de Robin Capillo est un magnifique objet de cinéma. Mais aussi un film gay et militant, et fier de l'être.

La presse est unanime : " 120 battements par minute ", primé à Cannes par un Grand Prix, est un chef d’œuvre. Le film, qui raconte les combats d’Act Up au début des années 1990 ainsi qu’une histoire d’amour entre deux garçons, dont l’un atteint du VIH, est une œuvre magnifique, d’une rare force. Mais c’est aussi un film gay. Et c’est important de le rappeler.

Comme souvent, j’écoutais France Info ce matin. " Il est 7 heures, votre bulletin d’information...", on parle d'abord de François Hollande, de Barcelone avant d'arriver à la critique du dernier film de Robin Campillo. Sans surprise, celui-ci est encensé par le journaliste. Problème, à quasiment aucun moment ( sauf dans un bout d’interview du réalisateur ) n’est fait mention de la communauté LGBT ou de l’homosexualité des personnages. Pire, la critique explique même que le film n’est pas " un manifeste gay ".

On passera sur la formulation malheureuse, parce qu’on ne voit pas trop ce que pourrait être un " manifeste gay ", comme il n’existe pas non plus de " manifeste hétéro ". On se gardera également d’être trop dur avec la critique de France Info, qui, contrainte par son format radio, était très courte. Mais cette formulation trahit un phénomène récurrent : la tentative de rendre moins gay (et donc dans l’idée, plus accessible au grand public) toute œuvre LGBT.

Cette idée de rassurer le public ( forcément perçu comme hétéro ), en lui expliquant que le film " n’est pas une histoire gay " ou " pas militant " mais avant tout une histoire d’amour, revient encore trop fréquemment parfois même chez des réalisateurs gays, comme Xavier Dolan. Comme s’il fallait rendre le sujet le plus neutre et lisse possible, histoire de ne pas effrayer le grand public.

Sauf que cette façon de faire oublie que le grand public n’a pas besoin que l’on parle de lui-même pour s’intéresser à un film. En exemple, " Moonlight ", film oscarisé et succès en France, malgré le fait que son sujet ( l’homosexualité dans une communauté afro-américaine ) soit bien éloigné du quotidien des Français.

" 120 battements par minute " est un film qui traite aussi d'homosexualité et de la culture gay et il faut le revendiquer. D’abord parce que l’œuvre traite d’une histoire majeure de la communauté LGBT française : l’épidémie du sida au début des années 1990 et le combat d’Act Up contre celle-ci. Vouloir sous jouer le côté gay du film serait le trahir, et trahir la volonté de Robin Campillo qui a milité chez Act Up : comme ses personnages, le film revendique le fait d’être gay et d’être militant.

Il y a bien une chose que le film montre clairement : la façon dont les pouvoirs publics ne voulaient pas entendre parler des homosexuels et du VIH dans les années 1990. Oui, Act Up se battait pour tous, mais d’abord pour " les pédés, trans, prostituées et toxicos ", populations les plus à risque face à la maladie. Laisser penser que le film parle de tout le monde, c’est faire injure aux personnes qui sont mortes parce que l’État français ne s’intéressait pas à elles à cause de leur sexualité.

N’oublions pas, non plus, à quel point il est rare de voir de grosses productions françaises (bien) traiter les questions LGBT. Ici, le film raconte l’histoire d’amour de Nathan (séronégatif) et Sean (séropositif). Au-delà de la question du VIH, on a rarement vu un tel couple à l’écran ainsi qu’une aussi belle (et réaliste) scène de sexe entre hommes. Et oui, cela fait un bien fou à une grande partie de la communauté LGBT française, en quête de représentation dans les médias.

L’œuvre de Robin Campillo est aussi l’occasion de mesurer le chemin parcouru depuis ces années-là : les médias traitent désormais largement des questions LGBT alors que la communauté peut vivre plus librement et ouvertement ses amours.

" 120 battements par minute " est un très beau film. Mais aussi un film important. Un film gay important, peuplé de folles, de personnes atteintes du VIH, de douleur, de militantisme, de scènes de sexe et d’amour entre garçons. Un film, comme l'explique Christophe Martet, qui montre tout, y compris "le sang, le sexe, le sperme, les larmes,". Merci de ne pas l'oublier. 

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.

Video : Alfie Arcuri - If They Only Knew !

Jamie Dornan !

mercredi, août 23, 2017

Santé : Chez les homosexuels français, les jeunes sont les plus touchés par le VIH !

153 000 personnes vivent avec le VIH en France, selon l’agence Santé publique France. Grâce aux traitements et à la prévention effectuée dans les années 90, l’épidémie est jugulée. Mais chez les jeunes homosexuels, le taux de contamination reste élevé. Partagés entre la crainte du virus et des pratiques à risques qui s’invitent dans leur vie sexuelle de plus en plus jeunes, ils n’ont pas bénéficié du même discours de prévention que leurs ainés. 

Dans cette grande pièce noire aux lumières tamisées, certains sont encore un peu gênés. En retrait, ils observent d’autres hommes s’étreindre et s’embrasser, voire plus, à deux ou à plusieurs. Des couples d’un soir se forment dans la " backroom " du Gibus, un club du XIe arrondissement parisien. Vers 6h du matin, ils sont de plus en plus à se diriger vers l’extérieur, l’esprit embrumé par l’alcool et autres substances. À l’entrée, le pot de préservatifs gratuits est quelque peu délaissé. 

Jad*, jeune homosexuel de 24 ans, hausse les épaules. “La moitié sont sous PrEP, ils n’en ont pas besoin.” Arrivée en France en 2016, la PrEP est un traitement préventif contre le VIH. Il consiste en la prise du médicament Truvada avant un rapport sexuel potentiellement à risque et la réalisation de dépistages réguliers. Une avancée saluée par les associations de lutte contre le VIH. Mais le virus reste un sujet d’inquiétude. 

" J’étais en soirée à Bruxelles, je suis rentré chez lui totalement arraché. Sur le moment, je voulais faire sans capote, enfin ça ne me dérangeait pas. Mais après, lorsque j’ai fais le test, je n’ai jamais été aussi angoissé de ma vie ", raconte Jad*. 

L’étudiant en journalisme parle de sa peur du VIH mais confie oublier le préservatif lorsqu’il est ivre. “Pour moi, la question est intimement liée aux soirées, donc au fait que je sois conscient ou pas“, résume-t-il. 

La population jeune et homosexuelle est particulièrement touchée par le virus. La situation serait même " extrêmement préoccupante” d’après l’étude Prevagay 2015, réalisée par l’agence Santé publique France, liée au ministère de la Santé, dans cinq villes françaises ( Paris, Montpellier, Lyon, Lille, Nice ). Basée sur un questionnaire auquel ont répondu des hommes gays et une enquête sur les lieux qu’ils fréquentent, Prevagay révèle que la prévalence du VIH chez les jeunes gays de moins de 30 ans atteint les 6%, " un niveau plus élevé que dans les autres villes européennes ".

Une culture de la sexualité différente : Marc Dixneuf, directeur général de l’association Aides l’assure, " les gays utilisent beaucoup plus le préservatif ". Selon lui, la présence plus forte du VIH chez les homosexuels que chez les hétérosexuels s’explique davantage par le nombre de leurs relations sexuelles, plus important, et par " une culture de la sexualité différente ". Multipartenariat, " fist fucking ", polyconsommation… ces pratiques se répandent chez les jeunes gays de plus en plus précocement. " Ils ont 240 fois plus de chances d’être confrontés au VIH dans leurs relations sexuelles que les hétéros ", observe Aurélien Beaucamp, président de Aides. 

" T’avales ", " j’ai envie de te défoncer now ". Des messages comme cela, Joseph*, jeune homosexuel de 22 ans en reçoit tout le temps lorsqu’il ouvre ses applications de rencontre. " Mes deux histoires d’amour ont commencé comme un vulgaire plan via Grindr donc je ne les diabolise pas ", explique-t-il. L’étude met en avant leur rôle. Elle sont plébiscitées par les jeunes homosexuels, 82% d’entre eux les utilisent. Ils délaissent les lieux de rencontre classiques où sont parfois présents des outils de dépistage, ou au moins, des préservatifs. Aurélien Beaucamp temporise : " ce n’est qu’un nouvel outil de rencontre, cela n’aggrave pas les choses ". 

Il a beau écumer les bars et les boites de nuits tous les week-ends, Joseph se protège " religieusement ". " J’ai une sexualité plutôt active et il m’arrive de coucher avec plusieurs personnes différentes dans la même journée ", explique-t-il. En moyenne, il estime avoir une quinzaine de rapports sexuels par mois. Conscient des risques, cet étudiant en lettres se fait dépister tous les deux mois, " c’est de rigueur lorsqu’on fréquente plusieurs personnes à la fois ", pointe-t-il. 

La prévention est délaissée : Très informé, Joseph n’est pas forcément le cas le plus courant. " Certains jeunes ignorent tout des IST ( infections sexuellement transmissibles ) ", alerte Marc Dixneuf. Aurélien Beaucamp acquiesce. Le président de Aides déplore un manque flagrant d’informations là où elle peut atteindre le plus grand nombre de jeunes. " Dans les années 90, la prévention vis à vis du VIH était faite à l’école, au collège. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas ", regrette-t-il. 

Récemment, la mairie de Paris a lancé une campagne pour devenir " la ville de l’amour sans sida ". L’objectif affiché est de ne plus avoir de nouvelles contaminations par le VIH en 2030. Ces affiches, présentes un peu partout, sur les abribus et dans le métro, Jad en rigole. " Ça ne sert à rien ", sourit-il. 

Aucune campagne de prévention ne l’a marqué. Ce qu’il retient, c’est le film de Kids de Larry Clark, " bien que ce soit sur les hétéros ". Dans cette oeuvre phare et controversée des années 90, on suit des adolescents en proie avec leurs émois sexuels sur lesquels plane l’ombre du VIH. 

J’avais peur de la marginalisation sociale : Si, comme le martèle Aurélien Beaucamp, on ne meurt plus à cause du VIH dès lors qu’on est traité, la stigmatisation reste, elle, bien réelle. 

" Le regard de la société n’a pas changé depuis les années 80. La question morale est omniprésente. On continue de dramatiser le VIH car il rapporte au sexuel. On montre toujours du doigt le séropositif car c’est forcément un détraqué ", analyse Aurélien Beaucamp. 

Jad confirme, " lorsque j’attendais le résultat de mon test, j’avais peur de la mort et de la marginalisation sociale ".

*Les prénoms ont été modifiés....

Source

Video : David Carreira - Lucia !

Il sait la douceur de mes reins qui oscillent...

Cody Christian !

Déjà abusé, désabusé...

mardi, août 22, 2017

En savoir plus : Voilà pourquoi Misterb&b, le Airbnb gay, est vraiment utile !

Créée en 2014, la start-up vient juste de lever des fonds aux États-Unis, alors que cela avait été difficile en France. Le site, loin d'être communautaire, répond à un vrai besoin de sécurité pour les voyageurs LGBT.

Pari réussi pour la start-up française Misterb&b, qui vient de lever 8,5 millions de dollars en début de semaine. La plateforme de location touristique à destination des voyageurs homosexuels, née il y a trois ans, n’avait pas réussi à récolter de fonds en France. L’idée est pourtant intéressante à bien des égards.

Tout a commencé quand les quatre fondateurs du site, François de Landes, Chris Sinton, Marc Dedonder et Matthieu Jost, sont partis d’un constat relativement simple : le risque, pour les voyageurs LGBT, de se faire mal accueillir, insulter voire agresser par leurs hôtes lors d’une location via Airbnb.

" Il y a six ans, j’ai réservé un appartement avec une chambre partagée à Barcelone, et quand je suis arrivé là-bas avec mon copain, notre hôte a très mal pris le fait qu’on était deux garçons à dormir dans le même lit," confie Matthieu Jost, le président de la plateforme à Mashable FR. " Sur le chemin du retour, j’ai dit à mon copain que je ne voulais plus jamais que ça arrive et surtout que ça n’arrive plus jamais à quelqu’un de ma communauté ".

Niveau interface utilisateur, Misterb&b ressemble comme à s'y méprendre à Airbnb. Barre de recherche, cartes de destination affichant les prix, commentaires des voyageurs… le système fonctionne comme ce que l'on attendrait d'un site de location classique.

La vraie différence, ici, c’est qu’un voyageur sait par avance que l’hôte qui l’accueillera pendant ses vacances n’aura pas de réactions ou d’attitudes homophobes. Et si des pays comme la France ou l’Espagne posent finalement peu de problèmes, d’autres, comme la Pologne ou la Russie, ne sont pas toujours très accueillants pour les personnes LGBT. Par exemple, l’Egypte, pays prisé par les touristes, est le théâtre d'aggressions homophobres régulières. En 2014, un homme s’était fait agresser simplement parce qu’il avait l’air " efféminé ".

Pour rappel, l’homosexualité est encore punie de prison dans 74 états et par la mort dans 13 autres. De nombreux sites donnent d’ailleurs des conseils aux voyageurs homosexuels quant aux destinations à éviter où les précautions à adopter. Lors d’un voyage en Ouganda, par exemple, utiliser Misterb&b permet au moins de s’assurer que l’on sera en sécurité chez soi.

Communautaire contre communautariste : Misterb&b est loin d’être le seul site de location communautaire. Une plateforme à destination des touristes musulmans, Muzbnb, ainsi qu’un site de location à destinations des noirs, Noirbnb, sont aussi en préparation.

Cela est loin d’être surprenant, tant les cas de discriminations sur Airbnb sont fréquents : un peu plus tôt cette année, une Américaine avait trainé en justice le site américain après s’être vu refuser l’accès à un logement en raison de ses origines asiatiques.

Comme l’expliquait le magazine Usbek & Rica, qui cite une étude de la Havard Business School, les plateformes collaboratives ont tendance à exacerber la discrimination : " non seulement les discriminations persistent sur les plateformes en ligne mais ces dernières pourraient même les exacerber ".

C'est la raison pour laquelle, la démarche n’a pas fait l’unanimité en France lors du lancement du site en 2014. Certains médias, et internautes, s’interrogeaient alors sur l’utilité du site et lui reprochaient d'être communautariste. À tort, selon Misterb&b.

" On nous a tout de suite accusés de communautarisme, alors que l’on est communautaire," souligne Matthieu Joust. " C’est-à-dire que l’on s’adresse à une communauté, mais que l’on est ouvert à tout le monde. On a aussi des filles hétéros qui voyagent avec Misterb&b parce qu’elles se sentent safe ".

Monde hétéronormatif : À lire les commentaires Facebook, par exemple sous cet article de Numerama, on remarque que certains ont peur de voir les différentes communautés qui font la société française, ne plus arriver à communiquer entre elles. Le même débat avait déjà secoué la presse française lors de l’organisation d’ateliers de réflexions non mixtes durant un festival afro-féministe à Paris. Comme si une table de réflexion, ou des vacances passées au sein de la communauté LGBT Ouzbek signifiaient forcément une fermeture sur soi-même et une incapacité à dialoguer avec les autres.

La critique oublie tout de même, dans le cas de la population LGBT, que celle-ci évolue dans un monde largement hétéronormatif. C’est le propre de n’importe quelle minorité : celle-ci, sans même le rechercher, est en contact direct avec les codes et la culture de la majorité.

Et c’est là que Misterb&b, en plus de s’assurer de la sécurité des voyageurs gays, devient aussi un moyen de rencontrer et de se rapprocher des membres de la communauté locale. Une expérience qui n’aurait pas forcément été possible par un autre biais.

" Misterb&b permet aussi à la communauté gay de se connecter dans la vie réelle, à travers le monde sans passer par une appli de rencontre, ce qui est rare, " explique Matthieu Jost. Un aspect réseau social qui plaît aux utilisateurs de la plateforme, à en croire les commentaires laissés sur le site.

Clientèle gay : Misterb&b reste perfectible... En naviguant sur le site, on découvre une limite. Que ce soit les hôtes, ou les voyageurs, la plupart sont des hommes gays. Les femmes, lesbiennes ou bisexuelles y sont très peu présentes. La question mérite pourtant d’être posée : si un hôte est prêt à accueillir un couple gay, pourquoi ne le serait-il pas pour un couple lesbien ?

" C’est une chose sur laquelle nous travaillons. Aujourd’hui c’est vrai que la plupart des fondateurs sont gays et que du coup on connait bien ce marché, " explique Matthieu Jost. L’équipe promet de travailler sur l’inclusivité, grâce aux 8,5 million de dollars débloqués cette semaine.

Video : Loïc Nottet - Mud Blood !

Me colle à la peau...

College Wrestling !

Roux doux, doux...

dimanche, août 20, 2017

LGBT : L'appli de rencontres gay Grindr lance son magazine en ligne !

Le média en ligne INTO s'adresse à la communauté LGBT âgée de 18 à 35 ans, le coeur de cible de l'application de rencontres. Il permet aussi à Grindr de capter des annonceurs jusque-là frileux.

Après le magazine de voyages de Airbnb, c'est au tour de l'application Grindr de faire le grand saut dans le monde des médias. Utilisée quotidiennement par plus de 3 millions de mobinautes dans le monde, l'une des plus importantes applications de rencontres gay vient de lancer INTO, son magazine en ligne. Ce site dirigé par un ancien journaliste du Guardian, Zack Stafford, veut s'adresser à l'ensemble de la communauté LGBT et plus particulièrement à la tranche des 18-35 ans, le coeur de cible de Grindr. " Grindr est leur application numéro un. Ils y passent plus de temps que sur Facebook ", explique à AdAge le rédacteur en chef. Chaque utilisateur de Grindr consulte l'application en moyenne 54 minutes par jour, selon AppAnnie.

Grindr a fait un premier essai en mars en lançant une version test de INTO sur son site Internet. Sous l'impulsion de Zack Stafford, recruté en mai, le magazine a gagné en ambition. Pas question de se contenter de sujets mode ou voyage. La version finale de INTO, qui compte sept journalistes dans sa rédaction, s'attaque aussi à des thématiques politiques et sociétales. " Nous avons remarqué qu'il y avait un vrai manque de médias pour les LGBT. Nous y avons vu une opportunité de toucher un jeune lectorat, et particulièrement les plus marginalisés, comme les transsexuels ", poursuit Zack Stafford. Si INTO est pour le moment un site Internet à part entière, il devrait prochainement intégrer l'application Grindr en tant qu'onglet.

Rassurer les annonceurs : Le magazine est aussi un moyen pour Grindr d'attirer de nouveaux annonceurs. La publicité existe dans l'application. Mais, pour une question d'image, de nombreuses marques ne souhaitent pas apparaître sur un service essentiellement utilisé pour des rencontres d'un soir. INTO et son contenu plus sage leur offre une porte d'entrée plus sûre pour toucher la jeune communauté homosexuelle. Le magazine compte parmi ses premiers annonceurs la chaîne FX et sa série American Horror Story ou la marque de glaces Halo Top. Pas moins de dix marques nationales ont déjà acheté des espaces publicitaires sur le site pour le mois de septembre.

Grindr affirme auprès des annonceurs que la communauté LGBT possède un pouvoir d'achat de près de 920 milliards de dollars aux États-Unis. " Il est essentiel pour les marques d'établir et de maintenir un lien fort avec cette communauté. Nous collaborons avec leurs agences pour les aider à concevoir des campagnes qui toucheront les millennials LGBT ", affirme Michele Tobin, vice-présidente de Tindr chargée des partenariats et de la publicité. Le magazine INTO propose pour le moment des espaces publicitaires classiques. Mais les contenus de marques vont bientôt faire leur apparition.

Source

Video : Dezenhun !

La danse des corps, l'amour à mort...

Oh la la !

Je m'évapore...

samedi, août 19, 2017

Homophobie : Même en France, les réfugiés tchétchènes gays craignent pour leur sécurité !

Persécutés en Tchétchénie, des demandeurs d'asile homosexuels viennent trouver refuge en France. Mais même une fois arrivés dans l'Hexagone, ils craignent encore des représailles de la partie la plus conservatrice de la communauté tchétchène
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" J'ai peur. Je ne sors jamais de chez moi ". En France depuis plusieurs semaines, Mourad* fait partie de ces homosexuels tchétchènes persécutés qui, après avoir rejoint Moscou avec l’aide clandestine du LGBT Network Russia, ont été exfiltrés vers d’autres pays. Accueilli avec un visa humanitaire, sa demande d’asile est en cours de traitement. Pour l’heure, en plus de la France, la Lituanie, l’Allemagne et le Canada prennent sous leur aile quelques-uns de ces réfugiés. Mais même une fois qu'ils sont arrivés dans l'Hexagone, les autorités et associations chargées de l’accompagnement de ces exfiltrés craignent que leur vie reste menacée, par des membres de la communauté tchétchène. " Les crimes dits d'honneur sont tolérés en Tchétchénie, voire encouragés par les autorités et la société ", rappelle Joël Deumier, président de SOS homophobie. En conséquence de quoi, Mourad est hébergé dans une ville de province dont la localisation est tenue secrète. Objectif : l’isoler de la communauté tchétchène de France, la plus importante au monde avec 68.000 membres et réputée comme particulièrement conservatrice.

L’alerte sur l’existence de prisons d’Etat officieuses pour homosexuels en Tchétchénie a été donnée début avril grâce aux révélations du journal indépendant russe Novaïa Gazeta. Le journal a alors dénoncé l’enfermement, les tortures et l’assassinat d’homosexuels de cette république du Caucase, membre de la Fédération de Russie et dirigée de main de fer par Ramzan Kadyrov. Lequel a déclaré pas plus tard que le 14 juillet, sur la chaîne américaine HBO : " Ils sont le diable. Il faut s'en débarrasser, ce ne sont pas des hommes ", appelant à " purifier notre sang ".

Dénoncées par un collègue ou un membre du " clan familial ", trahies par les répertoires téléphoniques et les réseaux sociaux, les victimes de ces arrestations se compteraient au nombre de 200. Et divers témoignages rapportent que beaucoup y ont laissé la vie. Mourad, lui, a été libéré grâce à la pitié d’un de ses geôliers. Pour quelques autres, une absence de preuves suffisantes, ou un moment d'inattention des gardes a permis de retrouver la liberté.

Agressions en Allemagne : Si aucune exaction visant spécifiquement un homosexuel tchétchène en France n'a été portée à ce jour à la connaissance de Marianne, " les menaces restent possibles, nous assure Victoria, chargée de la coordination avec le réseau LGBT Russian Network pour SOS homophobie. En Allemagne ou en Belgique, des violences entre Tchétchènes se sont déjà produites ". Depuis plusieurs mois à Berlin, un gang tchétchène d'une centaine de personnes sévit ainsi, revendiquant le statut de " police " de la communauté. Ses membres pourchassent les femmes et les hommes dont l'attitude est interprétée comme " déviante " au regard de l'adat, la loi coutumière tchétchène imposant un code de conduite traditionaliste. Comme le rapporte le journal berlinois Der Tagesspiegel, des passages à tabac ont été recensés par la police fédérale.

Fin 2016, un homme " non-tchétchène ", filmé discutant et flânant avec une femme de la communauté, s'est par exemple fait casser les dents à son domicile par une douzaine d'individus. Quelques mois plus tôt, en septembre, des photos nues d'une Berlinoise d'origine tchétchène ont été diffusées à tous ses contacts. Son oncle, ulcéré, a comploté avec ses parents pour l'envoyer en Tchétchénie se faire exécuter par sa famille. La police allemande est parvenue à intervenir quelques heures seulement avant que la victime n'embarque pour la Russie. Cette chasse aux sorcières s'est étendue aux gays en mai dernier. Signalé par le média russophone Meduza, un enregistrement vidéo contenant un appel au meurtre a été diffusé dans la communauté berlinoise via WhatsApp. Et il paraît aussi commencer à tourner en France depuis quelques semaines, selon nos informations.

S’attaquer aux soi-disant hommes : Dans cette vidéo que Marianne a pu consulter, trois images se succèdent : un logo semblable au drapeau tchétchène indépendantiste ; une phrase en russe appelant à s'abonner à une chaîne Youtube faisant l'apologie du terroriste tchétchène de l'Etat islamique Mohammed al-Chichani ( tué en 2016 par l'armée américaine ) ; et, lorsque l'auteur commence à s'exprimer, une image d'un homme masqué pointant une arme vers l'objectif . C'est sur cette dernière, fixe, que l'auteur procède dans sa langue natale à son appel au meurtre. " Ici, en Europe, nous avons des femmes avec un comportement compromettant, et des hommes avec une attitude féminine. Cela est très grave ".

L'auteur, qui affirme appartenir à un groupe " d'environ 80 personnes ", " jure sur le Coran " et " au nom d'Allah ", de s'attaquer aux " soi-disant hommes qui prétendent être hommes et Tchétchènes ". " Dès que nous en aurons l'occasion, nous réglerons leur compte ", menace-t-il. " Ne dites pas après qu'on ne vous a pas prévenus, et que vous n'étiez pas au courant. (...) Que Dieu nous remette sur la bonne voie ".

Politique du zéro risque : Que savent les acteurs français impliqués dans l’accueil des réfugiés de ce document ? " Je n'étais pas au courant mais on ne peut pas être surpris ", réagit Cécile Coudriou, vice-présidente d'Amnesty France. Les associations LGBT impliquées vont engager une plainte commune. Averti, François Croquette, ambassadeur français aux droits de l'Homme chargé du dossier pour l’Etat, a transmis l’enregistrement aux services du ministère de l’Intérieur. Mais l'ambassadeur nous certifie que " les éventuelles menaces de la part de membres de la communauté tchétchène ont été anticipées dès le départ ".

Le diplomate préfère notamment garder sur le sujet une certaine distance avec les associations tchétchènes de France. Certaines " se sont manifestées pour savoir si elles pouvaient aider, nous enregistrons mais pour l'instant, nous n'en avons pas besoin ", nous explique-t-il prudemment. " Nous appliquons la politique du zéro risque ", justifie-t-il, soulignant que l’accueil de ces hommes menacés dans leur pays a dû s’organiser dans l’urgence.

Des mesures d’isolement drastiques : En conséquence, associations et officiels cultivent le secret sur ces personnes exfiltrées. Rien sur leur nombre, ni les endroits où ils se trouvent. " Donner des détails personnels peut être dangereux pour eux ", indique Victoria. Ce qui est encore plus valable pour d’éventuelles réfugiées lesbiennes, doubles victimes potentielles des crimes d'honneur, dont les associations ne veulent rien dire.

Habituellement, les réfugiés en attente de réponse pour leur demande d’asile sont logés dans un Centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA). Mais la crainte qu'ils y croisent des compatriotes contraint les associations à trouver une autre solution : des volontaires russophones assurent donc l’hébergement. Pour la même raison, les réfugiés gays tchétchènes ne suivent pas de cours de français avec les autres. " Il faut donc leur trouver des professeurs de français volontaires pour des cours individuels ou avec des réfugiés LGBT d’autres pays ", poursuit Victoria.

Le premier réfugié, accueilli le 29 mai, suit même une procédure pour changer d’identité et franciser son nom. Une étape " indispensable ", selon le président de SOS homophobie. En attendant, " ils s’ennuient, ne font rien à part rester chez eux et attendre que leur demande d’asile soit traitée ", ajoute Guillaume Mélanie, qui a fondé Urgence Tchétchénie pour sensibiliser l’opinion publique, trouver un logement à ces exfiltrés et les accompagner au quotidien. Car leur isolement s’ajoute à la peur et aux traumatismes des sévices subis dans leur pays. Et l'association de lancer ce message aux éventuels membres de la diaspora tchétchène prêts à perpétuer ici les crimes commis par leur pays : " Si vous touchez à un seul cheveu des réfugiés homosexuels, vous aurez toute la France contre vous ".

*Le prénom a été changé à sa demande.


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Video : Craving You - Thomas Rhett feat Maren Morris ( Cover by Travis Atreo and Colton Haynes ) !

De mes rondeurs tu es K.O...

Mylène Farmer !


vendredi, août 18, 2017

Parfum : Fantasme et érotisme au coeur de " Pure XS ", le nouveau parfum de Paco Rabanne !

Après " XS " et " Black XS ", Paco Rabanne joue la carte de la provocation avec " Pure XS ", un parfum tout en contraste qui incarne l'érotisme, la puissance et le magnétisme. L'eau de toilette est à découvrir à compter du 28 août prochain dans le réseau sélectif.

Exit les parfums qui mettent en avant romantisme, élégance et charisme naturel, place à la provocation. Après Jean Paul Gaultier, qui a lancé son nouveau féminin " Scandal ", c'est au tour de Paco Rabanne de se démarquer avec le dernier-né de la gamme " XS ". Baptisé " Pure XS ", cet oriental frais incarne l'érotisme poussé à l'extrême et fantasmé. Paco Rabanne le définit comme un parfum " vibrant et magnétique traversé par un va-et-vient permanent entre le froid et le chaud, le doux et l'intense ".

La maison a fait appel aux nez Anne Flipo et Caroline Dumur pour concocter cette nouvelle fragrance. " L'enjeu était de traduire olfactivement la sensation d'une peau qui frissonne de désir et brûle de plaisir ", souligne Paco Rabanne. Le sillage s'ouvre sur des notes de gingembre presque glacées, de sève végétale et de thym, associées à des effluves de cannelle, de vanille et de myrrhe.

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Video : Lilian Renaud - Angels ( Cover Robbie Williams ) !

J'étais sur la route toute la sainte journée...