mardi, avril 25, 2017

Lire : Les princes et leurs amants ( Historia ) !

Est-il possible pour un homme de pouvoir assumer ouvertement son homosexualité ? Cette question, posée par Dominique Fernandez, de l’Académie française, ouvre le dossier qu’Historia consacre à quelques puissants - pharaons, empereurs, rois ou princes - et à leurs amants à travers les siècles.

Admise dans l’Antiquité, l’homosexualité et en particulier celle des grands, est tolérée avec plus ou moins de compréhension et de complaisance à travers les siècles. Si l’empereur Hadrien s’affiche avec son favori, Antinoüs tout comme Soliman le Magnifique, dixième sultan ottoman, avec l’ambitieux Ibrahim qu’il fera d’ailleurs assassiner, le roi d’Angleterre Edouard II va payer chèrement, quant à lui, ses penchants pour la gent masculine.

Egalement au sommaire de ce numéro, une étude édifiante sur l’essor du tourisme nazi en Europe par l’historien Lionel Richard, et des récits variés. Franck Ferrand fait revivre l’exploit de Charles Lindberg, la traversée de l’Atlantique le 21 mai 1927 ; Eric Tréguier s’est intéressé au cheval et à la façon dont ce noble animal a été utilisé par l’homme comme machine de guerre de l’Antiquité au XXe siècle ; Claire Bourhis-Mariotti rend hommage à Frederick Douglass, l’ancien esclave devenu abolitionniste, diplomate et millitant pour l’égalité des droits, et Olivier Tosseri nous emmène à Bourges, sur les pas des alchimistes.

Découvrez également, entre autres, dans la rubrique Memento, pourquoi le Collège de France se lance sur les traces de l’arche d’alliance et comment, en Normandie, près de Caen, le parc historique d’Ornavik transporte ses visiteurs à l’époque des Vikings. Dans leurs chroniques respectives, Emmanuel de Waresquiel s’intéresse à la mutation de nos sociétés occidentales qui ne veulent plus donner la mort, y compris aux animaux, et Guillaume Malaurie relaye l’injonction de l’éditeur Jean-Pierre Guéno qui dans son livre " Votons ! Ce que Jaurès, de Gaulle, Saint- Exupéry ont encore à dire aux Français déboussolés " (éd. Hugo) incite les électeurs à ne pas s’abstenir.

Historia : N° 845 en kiosque depuis le 20 avril 2017

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Freddie Woodward !

Oh la la !

Prendre l'air, respirer...

samedi, avril 22, 2017

Sport : Footballeurs gays, préparez-vous à des révélations !

Il est urgent de créer les conditions pour que les coming-out de joueurs gays puissent intervenir sereinement.

Le climat d'homophobie qui règne dans le monde du football interdit aujourd'hui à tout joueur, en particulier professionnel, de vivre sereinement et au grand jour son homosexualité. Pour rappel, l'enquête du Paris Foot Gay en 2013 révélait que 41% des joueurs de foot professionnel et 50% des jeunes joueurs en centres de formation déclarent des opinions hostiles aux homosexuels. Dans les tribunes, les chants et injures homophobes restent totalement banals et impunis et nous ne cessons de le dénoncer.

Dans ces conditions, envisager un coming-out pour un joueur de foot professionnel en activité relèverait en France de l'héroïsme. Cela impliquerait des retombées tellement hostiles et tellement lourdes de la part de ses coéquipiers, de ses sponsors et des supporters, que ce coming-out entraînerait sûrement la fin de sa carrière. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les rares coming-out concernent des joueurs de foot professionnel en fin de carrière ou retraités (Olivier Rouyer en France, Robbie Rogers aux USA, Thomas Hitzlsperger en Allemagne). 

Le collectif de lanceurs d'alerte Rouge Direct choisit aujourd'hui de s'adresser directement aux joueurs de football gays et les met en garde contre des risques de coming-out sauvages auxquels leur clandestinité les expose. L'affaire de la " sextape " de Mathieu Valbuena et les mises en examen qui l'accompagnent montrent que la sexualité et l'intimité peuvent aujourd'hui devenir facilement des sujets de pression et de chantage à l'heure des applications numériques et des vidéos à la portée du moindre smartphone. Les joueurs de football professionnel qui vivent clandestinement leur homosexualité du fait de leur notoriété et qui se voient contraints de recourir à des sites et applications de rencontres s'exposent à tout moment à des révélations sauvages sur leur sexualité et leur intimité. Avec " la preuve en images ".

Ces joueurs homosexuels s'exposent ainsi à des risques de pression, de déstabilisation et de chantages qui peuvent être utilisés contre eux. Peut-être est-ce d'ailleurs déjà le cas. Dans la perspective des Coupes du Monde de football en Russie (2018) ou au Qatar (2022), deux pays aux législations homophobes, ces risques sont redoutables. Les persécutions des gays actuellement en Tchétchénie (République constitutive de la Fédération de Russie) en sont la terrible illustration.Lors des JO de Rio en 2016, des athlètes du Village Olympique s'étaient déjà fait " pincer " sur des applications de rencontres gays et outer sauvagement. Cela doit servir de sérieux avertissement pour eux.

Il est urgent que le ministère des Sports et les instances du Foot s'attaquent enfin au fléau de l'homophobie dans le foot et créent ainsi les conditions pour que les coming-out de joueurs gays puissent intervenir sereinement, sans les exposer à de conséquences graves pour leur bien-être et leur carrière. L'inaction totale dont ils font preuve contribue à mettre ces joueurs de foots gays en danger. Et il est nécessaire aussi que les joueurs de foot eux-mêmes, qu'ils soient gays ou non, prennent leurs responsabilités et contribuent, publiquement ou non, à exiger que ces conditions favorables à leur coming-out ou à celui d'un co-équipier, soient mises en place. Dans leur propre intérêt mais aussi dans celui de toutes celles et tous ceux qui ne peuvent pas sereinement vivre comme ils sont, dans la pratique sportive ou ailleurs.

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Video : Diesel SS2017 - Campaign : Make love not walls !

Trouver enfin peut-être un écho...

En un silence impénétrable...

mercredi, avril 19, 2017

Cinema : Les Initiés, le film d’un double tabou !

Les Initiés sort en France aujourd'hui 19 avril, en partenariat avec Courrier international. Pour son premier long-métrage, le réalisateur sud-africain John Trengove explore un rituel d’initiation de l’ethnie xhosa. Et lance un débat salutaire sur l’homosexualité et la définition traditionnelle de la masculinité.

Un adulte prend sous sa houlette un jeune homme, s’efforce de le guider dans l’existence. Mais, au fil de leur périple commun, la dynamique s’inverse. L’élève se découvre professeur et, en chemin, normes sociales et idées reçues sont envoyées aux orties.

Un rituel d’initiation très secret : Cette variante somme toute classique du récit d’initiation, le réalisateur sud-africain John Trengove l’a faite sienne pour son premier long-métrage, qui sort en France aujourd'hui 19 avril. Les Initiés lève un double tabou. Non seulement il expose sur grand écran le très secret ulwaluko, un rituel d’initiation particulier aux Xhosas, le deuxième groupe ethnique du pays. Mais surtout il lance la question du rapport entre tradition et homosexualité dans une société où les attaques homophobes restent légion.

Précisons d’abord ce qu’est l’ulwaluko. La coutume xhosa veut que, sur le point de devenir des hommes, les jeunes soient emmenés à l’écart de la société pour être circoncis. Des initiateurs plus âgés veillent sur eux et s’assurent que leur verge cicatrise bien. À leur retour, les garçons ont changé de statut. " Un Xhosa non circoncis est une contradiction dans les termes car il n’est pas du tout considéré comme un homme mais comme un enfant ", écrivait Nelson Mandela, xhosa lui-même, dans son autobiographie Un long chemin vers la liberté (éd. Fayard, 1995, pour la traduction française).

Mais les initiés ne deviennent pas hommes indépendamment de leur orientation sexuelle : au retour de l’ulwaluko, on attend d’eux qu’ils se marient et procréent. Ainsi, " alors que l’homosexualité demeure la cible du dénigrement et des abus, à la fois en Afrique du Sud et à travers le continent africain, certaines traditions, telles que l’ulwaluko, font sûrement partie des pratiques les plus menaçantes pour l’estime de soi des jeunes hommes gays xhosas ", relevait en 2015 une étude publiée par deux psychologues d’East-London, une ville du Cap-Oriental. L’Afrique du Sud est pourtant l’un des rares pays africains à autoriser le mariage et l’adoption aux homosexuels.

Des hommes qui ne sont pas des hommes : Ce nœud de tensions a été une première fois exploré sous forme de roman : publié en 2009 par Thando Mgqolozana, A man who is not a man (L’homme qui n’est pas un homme, inédit en français) a connu un joli succès critique et contribué à amorcer le débat. L’ouvrage a inspiré à John Trengrove un premier court-métrage, The Goat (la chèvre), montré en 2016 à la Berlinale. Les Initiés en est le prolongement. Le film retrace les tourments de Xolani : homosexuel refoulé, ce manutentionnaire doit superviser l’initiation d’un jeune bourgeois de Johannesburg, une ville où les mœurs sont plus libres que dans le reste du pays. Cette mission va le contraindre à affronter la réalité de ses désirs.

Regardez la bande annonce : Here/Ici

Video : Stromae feat Maitre Gims & Orelsan - AVF (Cover by Arcadian) !

Henry Cavill !

Je suis pressé...

mardi, avril 18, 2017

Australie : Une pub encourage les homos à se tenir la main en public !

Une banque australienne s’est enhardie d’une campagne de pub qui encourage les homos à se tenir la main en public.

#HoldTight ! Si on ne comprend pas trop le rapport avec le monde de la finance ( mais plutôt avec l’opportunité marketing ), l’intention est louable. Utopique ? Certainement, vu la pression qui s’exerce encore et toujours sur les couples de même sexe dans la société. Et encore, en France ( ou en Australie ), nous ne sommes pas les moins bien lotis.

La vidéo intitulée #HoldTight ( Serre ma main en VF ) a précédé deux événements majeurs pour la communauté LGBT d’Océanie : le Mardi Gras de Sydney (la Marches des fiertés version Aussie) le 17 février dernier et le festival de la Gay Pride à Auckland, du 10 au 26 février.

La vidéo d’1 minute 30 montre des couples de même sexe se donnant naturellement la main, avant de se la lâcher à proximité d’autres personnes qui, pour certaines, les regardent avec insistance, presque avec défiance. Seul un dernier couple d’hommes résiste au jugement d’autrui, et alors que chacun semble être sur le point de lâcher la main de son partenaire, il ne fait que la serrer un peu plus fort.

Ces trop rares " PDA " (public demonstration of affection) peuvent-ils être encouragés par ce genre de campagne ? Le fait d’en parler montre qu’il y a un sujet, une discrimination dont tout le monde ne se rend pas compte, et même, en nous, LGBT, des limites à dépasser.

Terese Casu, à la tête du Mardi Gras a commenté l’initiative :

" C’est un geste simple et rempli d’amour que de tenir la main de sa moitié. Mais par peur de la discrimination et de réactions violentes, beaucoup de membres de la communauté ne se sentent pas en sécurité ".

Cette campagne  volontaire  de la part d’une entreprise comme cette banque australiennne, rappelle la réaction des Néerlandais suite à l’agression de deux jeunes homosexuels, qui posent main dans la main sur les réseaux sociaux depuis quelques semaines.

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Il nous faudra du courage...

Love !

Quel émoi devant ce moi qui semble frôler l'autre...

lundi, avril 17, 2017

TV : Les Engagés, la première série gay signée France !

Reportage, à Lyon, sur la fin de tournage de cette série racontant une histoire d'amour sur fond d'engagement et de luttes politiques.

Face caméra, deux garçons s’embrassent. Il est 8h45, nous sommes au Sun, le plus grand sauna gay d’Europe, planté derrière l’hôtel de ville de Lyon. Dans quelques heures, le tournage des Engagés, la première série gay de France Télévisions, sera terminé.

Le pitch : le jeune Hicham part retrouver Thibaut, militant d’une association gay dont il va découvrir les combats, les luttes de pouvoir, les chefs qui partent avec la caisse et le politicien " dans le placard ", directement inspiré par Renaud Donnedieu de Vabres qui, en 1999, avait défilé dans une manifestation anti-Pacs sur l’air de " les pédés au bûcher ". " Je ne pensais pas que cela pouvait revenir sur le devant de la scène ", confie, dépité, Sullivan Le Postec, scénariste et créateur de la série. Ancien militant, il porte le projet depuis plus de sept ans, après avoir été à la tête du Village, un site de référence sur les séries. Et de préciser que " Hicham s’investit dans la lutte homosexuelle car elle n’est pas communautariste mais communautaire ". Obstacle en sus : Hicham est arabe. Mehdi Meskar l’incarne avec " cette envie de débloquer quelque chose en lui pour se découvrir une identité sexuelle et politique ". Éric Pucheu fait de Thibaut un être contradictoire qui ne s’assume qu’en façade : " Il revendique des choses, mais c’est un peu fais ce que je dis, mais pas ce que je fais ". Les réalisateurs, Maxime Potherat et Jules Thenier, sont motivés par l’universalité du propos, et peu importe si les deux personnages sont homos.

Pour Astharté & Compagnie, qui produit déjà la série Vestiaires, la participation de France Télévisions est une fierté : " Être sur le service public a vraiment du sens. Et cela prouve quel bon usage on peut faire de la redevance ", affirme le producteur Baptiste Rinaldi. Et de constater qu’à tous les maillons de la chaîne de décision, ce sont des femmes qui ont soutenu le projet. " Les gars, vous ne pouvez pas laisser les filles porter à elles seules toute la diversité du monde ! " fulmine Sullivan. Nul doute que ce projet qui parle " de société, d’amour et de fêlures ", dixit Pucheu, fera date.

Dix épisodes bientôt diffusés sur studio 4 et tv5 monde.

Video : Star Wars : The Last Jedi ( Trailer ) !

Le saut de l'ange n'a pour moi rien d'étrange...