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lundi, novembre 02, 2020

Rugby : Dan Palmer, premier international australien à faire son coming out gay !

Un coming-out rare dans le sport professionnel qui vient en réaction aux propos homophobes de la star du rugby Israel Folau en 2019.

L’ancien pilier Dan Palmer est devenu vendredi le premier international de rugby australien à parler de son homosexualité, un coming-out rare dans le sport professionnel qui vient en réaction aux propos homophobes de la star du rugby Israel Folau en 2019. 

Dan Palmer, qui compte une seule sélection avec les Wallabies en 2012 contre l’Écosse, a décrit dans une chronique pour le Sydney Morning Herald des années de troubles émotionnels, dans un sport où l’homosexualité reste tabou. En 2009, l’ancien capitaine du pays de Galles Gareth Thomas était devenu le premier joueur de rugby de renom à se déclarer ouvertement gay.

" J’étais pris au piège d’un faux récit et je ne voyais aucune issue. De nombreuses nuits, je pleurais jusqu’à m’endormir et je prenais régulièrement un lourd cocktail d’opioïdes... Je rêvais de disparaître, de changer de nom et de recommencer ma vie ", a-t-il poursuivi, ajoutant qu’il n’était " pas exagéré de dire que ma propre mort aurait été préférable à la découverte de mon homosexualité ".

" La bataille était avant tout avec moi-même ", a livré Palmer, qui a assuré ne jamais s’être senti discriminé lorsqu’il jouait aux Waratahs ou aux Brumbies en Australie, dans le Super Rugby.

Palmer, âgé de 32 ans, avait été transféré en France en 2013 à Grenoble, où il n’a jamais pu y jouer à cause de blessures. Il a pris sa retraite en 2015. Désormais entraîneur dans le staff des Brumbies, Palmer a indiqué que les déclarations en 2019 de Folau, selon lequel " l’enfer attendait les homosexuels ", l’avaient poussé dans son choix.

" Plus la polémique Folau s’est prolongée, plus je me suis senti obligé de parler ", a déclaré Palmer, qui veut lutter contre " l’impact profond qu’il ( Folau ) a sans doute eu sur les enfants qui l’admiraient et qui luttent chaque jour pour comprendre leur sexualité ".

Folau, fervent chrétien évangélique, avait écrit en avril 2019 sur son compte Instagram : " Ivrognes, homosexuels, adultères, menteurs, fornicateurs, voleurs, athées, idolâtres, l’Enfer vous attend. Rugby : l’Australien Israel Folau, limogé pour propos homophobes, signe à Perpignan : Seul Jésus peut vous sauver ". Des propos qui avaient entraîné son licenciement en mai 2019, quelques mois avant la Coupe du monde. Considéré comme l’un des meilleurs arrières du monde, Folau, 73 sélections avec l’Australie, joue maintenant pour le club français de rugby à XIII des Dragons Catalans.

La chronique de Palmer a été applaudie en Australie, et l’actuel capitaine de la sélection Michael Hooper a salué un témoignage " fort " : " Je suis très heureux pour Dan. C’est un type formidable ".

mercredi, septembre 16, 2020

UK : Le rugbyman anglais Levi Davis fait son coming out bisexuel !

À 22 ans, Levi Davis a voulu parler ouvertement de sa bisexualité. Il est le premier joueur du Royaume-Uni à faire son coming out au début de sa carrière.

C'est le premier joueur professionnel britannique à faire son coming out. À tout juste 22 ans, Levi Davis a souhaité parler de sa bisexualité dans une interview au Mail on Sunday. Il raconte l'avoir annoncé à son équipe sur un coup de tête. " Jusqu'alors, je le gardais caché, mais je ne pouvais plus tenir le secret. Je devais leur dire, à tous et pas seulement à quelques uns. Je ne voulais pas que ça finisse en téléphone arabe ", témoigne le sportif.

Salut les gars : " Salut les gars, je voulais simplement vous dire quelque chose qui me bouffe de l'intérieur depuis quatre ans désormais. Je voudrais être franc et honnête avec vous, en tant qu'ami et coéquipier. Je suis bisexuel et c'est quelque chose que je sais depuis que j'ai 18 ans ", écrit-il sur la discussion WhatsApp de l'équipe de Bath. L'ailier ajoute en rigolant " je n'ai flashé sur aucun d'entre-vous... tout va bien ". Ses camarades de jeux l'ont encouragé. " Ensuite, ils ont commencé à blaguer amicalement. S'ils avaient été trop tendres, je me serais inquiété. Après tout, je suis un joueur de rugby ! ", raconte-t-il.

Le jeune joueur a fait une apparition dans X-factor avec un groupe de rugbymen Try Star. Il admet avoir gardé le silence " parce que je ressentais un sentiment de honte, comme si je n'étais pas normal ". Alors, il a " surcompensé " en multipliant les conquêtes féminines. " J'avais besoin d'être cet homme macho, que je suis encore, mais d'être dans le placard renforçait ce trait chez moi ", reconnaît-il. La situation l'a conduit à boire beaucoup, au point de mettre en cause ses exploits sportifs.

Je peux marcher dans la rue en prenant la main de la personne que j'aime : L'ancien international veut servir d'exemple pour les dizaines de joueurs, qui, comme lui, doivent cacher qui ils sont. C'est pourquoi il a voulu parler publiquement de sa bisexualité. " Heureusement, on peut parler plus ouvertement. J'aimerais que chacun ressente qu'il peut être qui il est et que c'est Ok pour tout le monde. Cacher qui vous êtes peut vous tuer, d'ailleurs, des gens en meurent ", confie-t-il à l'hebdomadaire britannique.

" Je ne sais pas ce qu'il va se passer mais à partir de maintenant, je peux marcher dans la rue en prenant la main de la personne que j'aime ", se félicite-t-il. Il conseille aux autres joueurs dans le placard de " déchirer le voile. Je me sens tellement libre désormais. Je suis très heureux que ce soit dit et que je peux enfin être moi-même". Avant lui, Gareth Thomas avait fait son coming out homo en 2009 alors qu'il venait d'arrêter sa carrière.

vendredi, avril 24, 2020

Sport : Accusé d’homophobie, le président de la Fédération fidjienne de rugby jette l’éponge !

Soutien du président sortant de World Rugby, Francis Kean, président de la Fédération fidjienne, est accusé de violences et d’homophobie.

Lundi 20 avril, World Rugby, l’organisme international qui supervise le rugby à XV et le rugby à sept, a annoncé d’après l’AFP qu’elle allait enquêter sur des accusations d’homophobie à l’encontre du président de la Fédération fidjienne, Francis Kean.

L’ancien militaire est l’un des principaux soutiens du président sortant de l’instance mondiale du rugby, Bill Beaumont, qui brigue un nouveau mandat.

Ce mardi, Francis Kean a décidé de jeter l’éponge et de ne pas se présenter de nouveau à la tête de la Fédération fidjienne. Ce week-end, l’hebdomadaire britannique Sunday Times a dévoilé deux rapports d’Amnesty International pointant du doigt les agissements de Francis Kean, reconnu coupable d’homicide involontaire en 2006. Le média s’est par ailleurs procuré des enregistrements sur lesquels on entend Francis Kean tenir un discours extrêmement homophobe.

Valeurs fortes de tolérance : " World Rugby note les accusations dans le (quotidien) britannique Sunday Times à l’encontre du président de la Fédération fidjienne Ratu Vilikesa Bulewa Francis Kean et les prend très au sérieux, a indiqué à l’AFP un porte-parole de World Rugby. Le rugby est un sport construit sur des valeurs fortes de tolérance et World Rugby ne tolérera sous aucune forme des attitudes insultantes ou discriminatoires, comme indiqué dans son règlement ".

Depuis plusieurs années, les instances du rugby s’efforcent de combattre l’homophobie. En 2019, l’Australien Israel Folau avait vu son contrat fédéral résilié après avoir affirmé publiquement que les homosexuels finiraient en enfer. Ce qui ne l’a pas empêché d’être recruté en France par les Dragons catalans à Perpignan. De son côté, la Ligue nationale de rugby a lancé fin février des actions de sensibilisation.

samedi, février 29, 2020

Homophobie : Le milieu du rugby professionnel se réveille !

Selon une étude, l’homosexualité dans le rugby est encore largement taboue. La Ligue Nationale de Rugby a annoncé des actions pour faire changer les mentalités.

LGBTphobies, violences sexuelles... Les prises de conscience se multiplient dans le milieu du sport. Et cette initiative de la Ligue Nationale de Rugby (LNR) en est un nouvel exemple. Dès cette année, l’association, qui a pour mission de gérer le secteur professionnel du rugby à XV, va mettre en place des actions de terrain. L’objectif : sensibiliser les 1.500 joueurs des clubs professionnels et centres de formation, ainsi que les présidents de club et les entraîneurs à travers des ateliers spécifiques.

L’homosexualité encore taboue : Il faut dire que l’étude commandée par la LNR, et réalisée par Oliver Wylman, est édifiante. Le cabinet de sondage a en effet interrogé 385 joueurs de rugby professionnel et membres des staffs des clubs sur leur perception de l’homosexualité dans le milieu du rugby. Sans surprise, le panel interrogé est constitué à majorité d’hommes ( 96%, face à 4% de femmes, majoritairement membres du staff ou de clubs amateurs affiliés. La Ligue Nationale de Rugby ne représente que des clubs professionnels et il n’y a aucun club professionnel féminin ). Et à la question " pensez-vous qu’il soit facile d’être un joueur de rugby homosexuel ? " 87% des sondés ont sans surprise répondu " non ".

Une majorité écrasante, qui transforme l’essai quand on lui demande s’il est facile de parler de son homosexualité dans le rugby. Là encore, 75% des sondés répondent par un non catégorique, et 18% ne se prononcent pas...

Le fait surprenant dans cette étude, c’est que pour 95% des personnes interrogées, le rugby est le sport qui symbolise le mieux le " vivre ensemble ". Pourtant, 62% des joueurs professionnels interrogés et 57% des étudiants des centres de formation ne se sentiraient pas à l’aise d’en parler aux membres de leur club. " Le rugby est encore très macho ", analyse l’un des répondants, quand un autre explique que " beaucoup de personnes restent très centrées sur la virilité du rugbyman et ne sont pas prêtes à l’entendre ".

" Pédé " ou " gouine " pour rigoler : Et c’est pour faire de son sport un vrai espace d’inclusivité que la Ligue Nationale de Rugby, consciente de ses faiblesses, a choisi de lancer l’opération #PlaquonsLHomophobie : " Le sport est un lieu d’éducation et d’expérimentation du vivre-ensemble, particulièrement le rugby qui fait de la différence une force collective. Ce qui marche sur un terrain et au sein d’une équipe marche aussi dans la société ou dans une entreprise. Avec beaucoup d’humilité et de détermination, nous voulons que les jeunes rugbymen deviennent des ambassadeurs de leur sport et du vivre-ensemble "» explique Paul Goze, Président de la LNR.

Mais le tabou de l’homosexualité des joueurs n’est pas le seul problème du milieu du rugby. A l’instar du football, qui a récemment provoqué de nombreuses polémiques suite à des chants et des banderoles homophobes dans les tribunes de plusieurs matchs, l’homophobie ordinaire semble aussi avoir sa place dans le rugby professionnel. 67% des personnes interrogées admettent en effet utiliser les termes " enculé ", " pédé " ou " gouine " pour rigoler dans des conversations avec leurs co-équipiers ou collègues. Et 11% d’entre eux avouent utiliser ces mots dans des moments d’énervement. Cela dit, 23% des personnes interrogées seulement disent avoir déjà été témoins de discriminations homophobes, que ce soit dans les tribunes, dans les vestiaires, sur le terrain ou sur les réseaux sociaux.

Un sport plus inclusif : La pédagogie semble donc être nécessaire. Et c’est ce qu’entend proposer le programme #PlaquonsLHomophobie, qui prévoit une trentaine d’ateliers à destination des présidents de club, des joueurs, des membres du staff et des rugbymen en formation. Une journée de championnat inclusive sera également organisée au mois de mai pour le TOP 14 et la PRO D2, et entièrement dédiée à la lutte contre l’homophobie. La Ligue entend aussi promouvoir la charte de lutte contre l’homophobie du ministère des Sports et mettre en place des partenariats avec des associations de rugby LGBT+, comme Les Coqs Festifs.

Cette démarche, soutenue par la Société Générale, devrait s’accompagner, dans les quatre années à venir, de programmes similaires en faveur du handicap, de l’égalité Homme-Femme, et de la lutte contre le racisme.

vendredi, janvier 31, 2020

Sport : Viré de la fédération australienne pour homophobie, ce rugbyman vient d’être recruté par un club français !

Le joueur de rugby Israel Folau, viré de la fédération australienne après plusieurs dérapages homophobes, a été recruté par un club perpignanais de rugby à 13. Et c’est un tollé général.

Tout va bien au pays du sport. Le rugbyman homophobe Israel Folau, licencié de la Fédération australienne de rugby après des propos homophobes répétés, jouera la saison prochaine dans le club de rubgy à 13 de Perpignan, Les Dragons Catalans. Le seul club qui ait accepté de lui ouvrir ses portes, après les refus des clubs du Top 14.

L’ex arrière-vedette du XV d’Australie s’était fait remarquer, à plusieurs reprises, pour des propos particulièrement violents à l’encontre des personnes homosexuelles. Le fervent chrétien, qui s’était opposé à la légalisation du mariage homosexuel dans son pays en 2017, avait déjà affirmé, en avril 2018, que " l’Enfer attendait les homosexuels " à moins qu’ils ne se " repentent de leurs péchés ". La Fédération australienne s’était alors désolidarisée de son joueur, mais sans pour autant le sanctionner. C’est en 2019 qu’une publication sur son compte Instagram a vraiment mis le feu aux poudres. Sur une affiche, on lisait le message suivant : " Ivrognes, homosexuels, adultères, menteurs, fornicateurs, voleurs, athées, idolâtres, l’Enfer vous attend. Repentez-vous ! Seul Jésus peut vous sauver ". La levée de bouclier mondiale lui avait valu d’être viré de la Fédération de Rugby australienne, et lâché par son sponsor, Asics.

Une nouvelle opportunité : Mais il semblerait que ces sanctions n’aient rien changé à la volonté du joueur de partager ses appels à la haine. En mai, il publiait sur Twitter, un lien vers une vidéo d’un évangéliste américain qui mettait en garde contre le mariage entre personnes du même sexe, affirmant notamment que " nous vivons à une époque de gloutonnerie sans précédent, d’inégalités galopantes, de perversions sexuelles indescriptibles ". Ce message est toujours disponible sur le réseau social. Plus récemment encore, il a affirmé que les incendies qui ravagent l’Australie étaient une punition divine pour avoir légalisé le mariage homosexuel.

Bernard Guasch, le président des Dragons Catalan, a évidemment tenté de justifier l’arrivée de cette nouvelle recrue problématique. " Nous voulons donner à Israel une nouvelle opportunité de briller sur les terrains. Nous n’approuvons et ne partageons pas les propos d’Israel fondés sur sa croyance religieuse sincère. Nous ne partageons ni ne tolérons ses opinions et nous sommes totalement attachés à ce que notre club et notre sport soient ouverts et accueillants pour tout le monde. Nous pensons que ce genre de propos ne devraient pas être exprimées publiquement, en particulier par un sportif de haut niveau. Toute transgression entraînera la résiliation immédiate du contrat d’Israel et une amende substantielle pour le club ".

La Super League " inquiète " : Ce recrutement incompréhensible a provoqué un ras-de-marée de mécontentement. Et en premier lieu, les autres clubs de la Super League, célèbre compétition de rugby à 13 qui rassemble les équipes de France, du Pays de Galles, d’Angleterre et du Canada. Les Wigan Warriors, l’une des équipes star du tournoi, a déjà annoncé qu’ils feraient de leur match contre les Dragons un " Jour des Fiertés ", réaffirmant leur soutien à la communauté LGBTQ.

L’ex-rugbyman anglais ouvertement homosexuel Gareth Thomas a également tweeté sa déception, et a annoncé qu’il ne regarderait jamais un match du joueur. " Folau tenait à sa liberté d’expression, alors tout ce que j’espère c’est que les joueurs et les fans aient droit à leur droit de réponse. Je ne le regarderai jamais jouer ".

Les réactions en cascade ont bien sûr fait réagir la Super League, qui dans un communiqué commun avec la Fédération anglaise de rugby à XIII, a exprimé son inquiétude et sa désapprobation. " Nous accordons une grande valeur à la réputation de notre sport et donnons la priorité à l’inclusion de la diversité. Nous déplorons les commentaires ( homophobes ) du joueur. Mais la responsabilité morale de faire signer un joueur revient aux clubs. La Super League n’a pas un droit de veto sur la signature de joueurs. Il y a cependant un fort sentiment que cette décision va détourner beaucoup de gens attachés à notre sport "...

Sur le site du club, Israel Folau assure qu’il ne fera " plus aucun commentaire public à ce sujet ", et affirme qu’il n’a " jamais eu l’intention de blesser qui que ce soit ". La ministre des sports, Roxane Maracineanu, n’a pas réagi à cette nomination.

mercredi, septembre 18, 2019

Rugby : La fédération australienne s'engage pour l'intégration de la communauté LGBT !

La Fédération australienne de rugby a dévoilé lundi ses projets pour encourager la participation de la communauté LGBT au sein du rugby national, trois mois après avoir limogé l'ailier superstar Israel Folau pour propos homophobes.

L'instance dirigeante du rugby australien (RA) a noué un partenariat avec les quatre organisations LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) les plus importantes du pays et l'International Gay Rugby, association mondiale de clubs de rugby gays, pour identifier les obstacles et proposer des solutions afin d'augmenter le nombre de joueurs LGBT dans les clubs.

" Nous souhaitons que le rugby soit un jeu que tous les Australiens et toutes les Australiennes puissent pratiquer, et ce sans considération de leur sexe, origine, religion, genre ou orientation sexuelle ", a expliqué dans un communiqué la directrice générale de la Fédération australienne Raelen Castle. "Ce partenariat est une étape décisive pour le rugby australien pour favoriser et préserver un environnement sain, accueillant et appréciable pour tous", a-t-elle ajouté.

L'accord prévoit des campagnes de sensibilisation au sein des clubs pour éduquer sur l'impact de l'homophobie sur la sécurité et le bien-être des joueurs et joueuses LGBT, quelques mois après que la Fédération a licencié sa star Israel Folau pour propos homophobes.

Lutter contre l'homophobie : Fervent chrétien évangélique de 30 ans, totalisant 73 sélections avec les Wallabies, Folau avait provoqué un tollé à la mi-avril après la publication d'un message sur son compte Instagram : " Ivrognes, homosexuels, adultères, menteurs, fornicateurs, voleurs, athées, idolâtres, l'Enfer vous attend. Repentez-vous! Seul Jésus peut vous sauver ".

La Fédération australienne (RA) avait, en réaction, décidé de résilier son contrat, ce que le joueur avait contesté. Mais la commission de discipline de la RA avait décidé fin mai de le limoger, mettant ainsi un terme à la carrière du joueur en Australie et avec les Wallabies.

Folau réfute la validité de son licenciement et avait annoncé le 1er août qu'il assignait la Fédération en justice pour " licenciement abusif ". Rugby Australia fait elle valoir que le renvoi de l'ailier australien est purement contractuel, expliquant que le joueur s'était engagé à ne plus dénigrer personne en raison de son orientation sexuelle après un premier scandale qu'il avait provoqué l'an dernier.

Un procès se tiendra en février 2020, à moins que les deux parties ne trouvent un accord d'ici là. Seuls quatre clubs LGBT ( Sydney Convicts, Melbourne Chargers, Brisbane Hustlers et Perth Rams ) participent actuellement aux championnats amateurs en Australie.

jeudi, avril 11, 2019

Sport : Récidiviste, Israel Folau de nouveau au cœur d’une polémique pour homophobie !

L’arrière international australien a fait parler de lui ce mercredi sur les réseaux sociaux. En cause, deux publications à caractère homophobe très polémiques, largement reprises et vivement critiquées. Et Folau n’en est pas à son coup d’essai.

Tout est parti d’un tweet. Reprenant une information concernant la Tasmanie et sa volonté de rendre facultative la mention du genre sur les certificats de naissance, l'arrière australien Israel Folau ( 30 ans, 73 sélections ) en appelait à la conversion en Jésus Christ des "si nombreuses personnes " que " le diable a aveuglées ". En bas du tweet, de nombreuses réactions et de vifs débats ont eu lieu sur le sujet.

Plus tard dans la matinée, l'arrière des Waratahs dérapait sérieusement sur son compte Instagram. Il promettait l'enfer aux " alcooliques, homosexuels, adultères, menteurs, fornicateurs, voleurs, athées et idôlatres ", conseillant de se repentir ; " seul Jésus sauve ".

Israel Folau n'est pas novice dans ce type de prise de position. Au printemps 2018, encore sur Instagram, il avait déjà prédit aux homosexuels " l'enfer... À moins qu'ils ne se repentent de leurs péchés et qu'ils se tournent vers Dieu ". Des propos qui avaient soulevé un tollé et contraint la présidente de la ARU (Fédération australienne de rugby) Raelene Castle à convoquer le joueur, sous la pression de plusieurs sponsors majeurs dont Qantas. Le joueur n'avait toutefois écopé d'aucune sanction disciplinaire, étant simplement sommé de se faire discret sur les réseaux sociaux.

" Nous sommes fiers du fait qu'il soit très croyant et qu'il soit prêt à défendre ce en quoi il croit, avait alors avancé Castle. Toutefois, le rugby australien défend une politique d'intégration qui nécessite un usage respectueux des réseaux sociaux ".

Avec ces nouveaux propos et la polémique qui suit, pas sûr que la Fédération australienne fasse preuve une nouvelle fois d'une telle clémence.

Source

samedi, février 11, 2017

Rugby : " Je ne voulais pas être gay ", confie l'arbitre Nigel Owens !

Le Gallois Nigel Owens a révélé lors d'un entretien accordé à la BBC avoir demandé à être chimiquement castré lorsqu'il s'est rendu compte qu'il était gay. Premier arbitre international à avoir fait son coming-out, celui qui a arbitré la finale de la Coupe du monde de rugby 2015 a également confié avoir voulu mettre fin à ses jours et souffert de boulimie.

Il est le premier arbitre ouvertement homosexuel à avoir officié au plus haut niveau. Nigel Owens, l'arbitre de la finale de la Coupe du monde de rugby 2015, a cependant toujours eu du mal à accepter son homosexualité.

M'accepter moi, tel que je suis : Nigel Owens, 45 ans, a fait son coming out en 2007 et a expliqué être tombé malade, souffrant de boulimie ou devenant accroc aux stéroïdes. " Je ne voulais pas être gay, j'ai demandé à mon docteur de me castrer chimiquement ", a même confié à la BBC celui qui est considéré comme l'un des meilleurs sifflets du monde.

" Arbitrer une finale de Coupe du monde entre l'Australie et la Nouvelle-Zélande, devant 85.000 personnes au stade et des millions de téléspectateurs, qui examinent la moindre de vos décisions, cela vous met une pression folle. Mais tout ça, ce n'était rien par rapport au fait de m'accepter moi, tel que je suis ", a précisé l'arbitre international depuis 2005.

Réussir à accepter qui j'étais m'a sauvé la vie : Celui qui a œuvré lors des Coupe du monde 2007, 2011 et 2015 a également avoué avoir tenté de se suicider en avalant un cocktail potentiellement létal de whisky et de paracétamol.

" Si vous n'êtes pas heureux de qui vous êtes, vous n'arriverez pas à devenir la meilleure version de vous-même ni à exceller dans ce que vous faites. Vous n'arriverez pas à apprécier la vie ", a confié le Gallois, qui a passé cinq jours à l'hôpital après sa tentative de suicide. " J'aurai tout fait pour être " normal " aux yeux des gens ", a ajouté Nigel Owens avant de conclure : " Réussir à accepter qui j'étais m'a sauvé la vie ".

dimanche, septembre 18, 2016

Sport : Être rugbyman (et) homosexuel, le dur combat pour s’assumer !

Il n’y a probablement pas meilleur reflet de la société que le sport, et le rugby n’échappe donc pas à tous les maux qui peuvent la ronger. Que la discrimination soit ethnique, religieuse ou sexuelle, elle oblige souvent l’athlète à jouer un rôle. Aussi, certains se battent pour aider les sportifs à s’assumer et à lutter notamment contre l’homophobie.

À l’image de Gareth Thomas, Nigel Owens ou Sam Stanley, rares personnalités du rugby à avoir révélé leur homosexualité, il faut du courage pour briser la loi du silence. Faire son coming-out nécessite de révéler un aspect de sa vie privée, ce qui est paradoxal. " Ce que font deux personnes dans une chambre à coucher ne nous regarde pas mais elles peuvent être jugées si elles sont homosexuelles. Certains le font pour s’aider à s’assumer ", explique Kamel. Originaire de la région lyonnaise, ce fan de rugby de 25 ans se bat via l’association " Combat Sport " pour " aider les sportifs homosexuels et bisexuels à s’en sortir ". Plus encore, il souhaite faire de la prévention dans les centres de formation et auprès des jeunes professionnels car " beaucoup abandonnent à cause de leur orientation sexuelle ".

Les homosexuels sont considérés comme faibles : S’il semble archaïque, le constat est bien le suivant… " Dans le sport, ce qui est important, c’est la performance et les homosexuels sont considérés comme des faibles. Si un joueur faisant son coming-out est moins performant, on va alors dire qu’il est faible et il risque de se faire insulter par les supporters adverses pour être déstabilisé ", regrette Kamel qui met en avant la brutalité des réseaux sociaux. " Personne ne réagit ! Beaucoup de sportifs homos se cachent, sont dans une bulle ou jouent un rôle ". Cet étudiant en comptabilité révèle que " certains font leur coming-out en privé, d’autres sortent avec des femmes pour être dans la normalité du groupe et ne pas être isolés mais certains ont même une couverture. Cela montre qu’ils ne sont pas très bien dans leur tête et leur corps. Ils ne sont plus eux-mêmes ".

L’histoire du club est aussi écrite par des homos : Autant de situations qu’il est nécessaire de rendre moins difficiles à vivre pour les concernés car " cela est plus ou moins accepté en fonction de la mentalité des vestiaires ". Justement, ce moment d’intimité où " les joueurs se font des confidences peut créer de la gêne ce qui pousse certains à prendre leur douche chez eux. Comment réagir quand il y a des blagues homos ? " En discuter est déjà une avancée face aux préjugés. " Il faut expliquer aux supporters et aux jeunes comment sont construits la société et un club. Tu as toutes les origines, toutes les confessions et toutes les orientations. Le sport est un lieu de rassemblement social donc l’histoire d’un club et son palmarès sont l’œuvre de tous. Je ne crois pas une seule seconde que tous les joueurs passés par un club sont hétéros ! "

Au rugby il y a moins de concurrence qu’au foot : Le rugby ne peut se défaire d’une image virile mais, paradoxalement, malgré l’étiquette de l’athlète fort et musclé, les coming-out existent. " Ce n’est pas une question de physique mais de concurrence ", avance Kamel. "Plus il y a de concurrence, plus il y a de rivalité, plus il y a de tension et plus il y a de discrimination ". Personne ne semble vouloir briser l’omerta dans le football mais le rugby n’est pas plus ouvert. Beaucoup de joueurs du milieu Fédéral avouent " avoir déjà eu une expérience homo mais se cachent. Ils sont gênés car souvent ils entendent des propos homophobes comme : " on n’est pas des pédés (sic) " !" Et le ballon rond a au moins le mérite d’en débattre comme à Lyon, Marseille ou Nantes. Il reste que " les éducateurs ne sont pas assez formés sur la prévention des discriminations ", relève Kamel.

Via l’association, un accompagnement est proposé aux sportifs puisqu’elle est en lien avec le psychologue du sport Anthony Mette (originaire de la région bordelaise, il a écrit " Les homos sortent du vestiaire " ). Cependant, " Combat Sport " est encore à la recherche d’un parrain et de bénévoles pour " faire de la prévention et aider dans le privé même si la finalité, c’est de trouver un sportif qui accepte de faire un coming-out pour faire avancer la cause ".

mercredi, octobre 28, 2015

People : Casey Conway, le beau gosse australien, ex-rugbyman, fait son coming out !

Après Tom Bosworth, Adam Rippon, Keegan Hirst, Sam Stanley, Matt Cage... Le monde du sport est à nouveau animé par un coming out salvateur.

Alors qu'un coming out est rarement facile à faire et à vivre, le sexy Casey Conway avait deux contraintes supplémentaires pour corser les choses : son environnement de travail (le club de rugby Sydney Roosters) et ses origines (il est aborigène). L'ex-joueur devenu mannequin et défenseur de la cause LGBT s'est ainsi expliqué sur la manière dont il a affronté les choses.

C'est en interview avec Australia's Special Broadcasting Service (SBS) que Casey Conway a fait part de son homosexualité. Venant de la petite ville de Bluff, le joueur a rejoint Sydney au bout de quelques années pour jouer au rugby de manière professionnelle. Une époque durant laquelle il n'était pas encore certain de son orientation sexuelle. Après l'avoir confié aux dirigeants de son club, il avait toutefois gardé le secret par rapport à ses coéquipiers et vivait donc " une double vie ".

" J'étais entre deux chaises alors ils se sont montrés prudents sur le sujet. Ils voulaient être certains que j'allais bien et que j'avais accès au soutien dont j'avais besoin, et ils étaient inquiets de l'image du club. (...) J'étais aussi entre deux chaises dans le monde gay et pour rencontrer des gens. Je faisais cela sous couverture et finalement est arrivé le moment où je devais juste accepter la chose. Je voulais plus que ce que j'avais... Il y avait beaucoup de racisme ordinaire. Les gens disaient des choses comme : Tu es canon pour un aborigène ou Je n'ai jamais été avec un homme noir. Je me disais, Tu sais que c'est pas un compliment ?," a-t-il expliqué.

Casey Conway a finalement attendu de quitter les Sydney Roosters, en 2005, pour le dire à ses coéquipiers qui se sont finalement montrés solidaires.

Aujourd'hui, le sportif est le visage des maillots de bain Sluggers (après avoir un temps été celui d'Aussiebum) et il travaille comme coordinateur pour une association de jeunes à but non lucratif à Queensland.

" Il y a dehors des jeunes qui entendent des commentaires comme ça et qui s'interrogent. Je sais ce que c'est que d'être dans un pays et penser : Oh merde, je pense que je suis gay. (...) J'ai bossé avec des gosses qui sont à la rue car ils ont été virés de chez eux quand ils ont dit qu'ils étaient gays. Ils ne souffrent pas seulement car ils n'ont pas de maison, mais aussi de l'état de leur santé mentale et d'un tas de questions ", a-t-il ajouté.

samedi, octobre 17, 2015

Sport : Gareth Thomas - Homo rugbyman !

Avec l’Anglais Jonny Wilkinson ou l’Irlandais Brian O’Driscoll, ce retraité est omniprésent pendant la Coupe du monde de rugby en tant que consultant de la chaîne britannique ITV. Le 26 septembre, Gareth Thomas était aux anges après la victoire épique des Gallois à Twickenham qui contribua à bouter l’Angleterre hors de sa compétition. L’ancien capitaine du XV du Poireau revient donc pour le cinquième week-end puisque les Dragons rouges affrontent l’Afrique du Sud en quarts de finale dans cette même enceinte, samedi 17 octobre.

Pendant les pauses, c’est encore lui qui apparaît dans le cadre d’une publicité pour un brasseur irlandais. " Chaque impact, chaque côte ­fêlée, chaque os brisé, cela n’était rien en comparaison des démons qui me tiraillaient ", raconte sa voix en off pendant que le rugbyman marche seul dans les couloirs du Millennium ­Stadium de Cardiff. Au moins, la pub n’est pas mensongère : Thomas a perdu huit dents, eu cinq fois le nez brisé et subi trois commotions cérébrales, plus un infarctus. " Au moment le plus sombre, poursuit-il, je me suis adressé à mes coéquipiers et leur ai dit que j’étais homosexuel. C’est la chose la plus difficile que j’ai jamais faite ".

Etrange réclame, mettant en scène une souffrance intime pour vendre de la stout. Mais pour Thomas, le plus important est d’affirmer que le combat continue, près de six ans après la stupeur qu’il provoqua dans le monde de l’Ovalie. En décembre 2009, le Daily Mail publiait un entretien vérité. Le colosse (1,93 m pour plus de 100 kg) y faisait son coming out !

jeudi, octobre 08, 2015

Sport : Trop de gens pensent encore que le rugby est un sport réservé aux hétéros !

Petit ou grand, mastodonte ou gringalet, chacun est censé avoir sa place dans une équipe de rugby. Mais être homo et aimer le ballon ovale n'est pas toujours une partie de plaisir.

Le ballon vole enfin de main en main. Après plusieurs tentatives infructueuses, l'exercice de passe-soutien finit par fonctionner. Rassemblés un samedi matin ensoleillé sur un terrain bosselé, une vingtaine de joueurs des Coqs festifs, club de rugby parisien, s'appliquent à courir comme des dératés, ballon ovale en main. " Ben tu vois, Christophe, quand tu veux, t'es pas plus con qu'un autre !" hurle " Captain Haribo ", coach et expert ès gueulantes.

Remontées de bretelles, équipement, plaquages et prise d'intervalles, rien ne distingue cette équipe de rugby d'une autre. Impossible de savoir qu'elle se revendique comme " gay friendly " et que deux tiers de ses membres sont homosexuels. Un club loin d'être isolé puisqu'une dizaine d'équipes similaires, comptant chacune entre 40 et 70 membres, ont vu le jour ces dernières années aux quatre coins de la France.

J'en ai pris plein la gueule : Des initiatives qui signifieraient que tous les autres clubs de rugby ne seraient pas gay friendly ? " Disons que, chez nous, un joueur peut parler de son copain sans craindre d'être jugé, explique Anja, le vice-président du club. On ne fait pas ça pour être entre nous, puisque des hétéros jouent dans l'équipe. On veut simplement prendre du plaisir à faire du sport, sans se cacher ".

Car assumer son homosexualité n'est pas toujours évident dans un vestiaire. " J'ai eu un problème, au tout début de l'existence des Coqs, raconte encore Anja. On n'était pas nombreux, alors une autre équipe nous a proposé de nous intégrer à leurs entraînements et de nous faire jouer. Ils ne savaient pas qu'on était presque tous gay. On n'osait pas en parler avec eux, et ils faisaient parfois des blagues sur les pédés. Quand leur entraîneur a su que j'étais homo, il ne m'a quasiment plus fait jouer, et j'en ai pris plein la gueule aux entraînements. On a vite arrêté de jouer avec eux ".

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