samedi, janvier 27, 2018

TV : Le film gay culte " My Beautiful Laundrette " va devenir une série américaine !

Alerte cinéphile : Le film britannique " My Beautiful Laundrette ", réalisé en 1985 par Stephen Frears ( The Queen, Florence Foster Jenkins ) et qui valut une nomination aux Oscars à Daniel Day-Lewis, va être adapté en série.

L’histoire ? Omar, jeune Pakistanais de la banlieue Sud de Londres, prend la gérance d’une vieille laverie appartenant à son oncle. Il est aidé par Johnny, qui devient son amant. Mais quand son cousin Salim blesse un membre de l’ancien gang de Johnny, une bagarre éclate… Une histoire rare de couple mixte qui a marqué les spectateurs depuis sa sortie. Culte pour de nombreux gays – et pas que pour la jolie scène d’amour -, cette histoire avait d’ailleurs déjà été adaptée au théâtre.

C’est le petit écran ( et nos tablettes ) qui accueilleront cette déclinaison imaginée par Kumail Nanjiani, acteur et humoriste pakistano-américain. Il coprésente l’émission de stand-up The Meltdown with Jonah and Kumail sur la chaîne Comedy Central. L’acteur connait bien le sujet des relations amoureuses entre personnes d’origines différentes, il en a même réalisé un film à succès, diffusé par la plateforme Amazon Prime. Dans The Big Sick, il raconte sa véritable histoire avec sa femme Emily V. Gordon, mais aussi les joies et difficultés d’immigrés sud-asiatiques de deuxième génération aux États-Unis. Une intrigue qui rappelle… My Beautiful Laundrette ! Aucune date n’a été annoncée pour le moment.

Considéré comme un allié de la communauté LGBT, le réalisateur s’était clairement opposé, en août 2017, au principe de faire des blagues transphobes, expliquant les conséquences que cela pouvait avoir dans la vie réelle...

C’est le studio Super Deluxe, qui s’est fait un nom en créant des vidéos irrévérencieuses destinées aux jeunes (un peu comme Golden Moustache en France), propriété du groupe américain Turner, qui produira ce projet. Super Deluxe diffuse déjà des projets sur Netflix, Facebook et Sundance Now, les nouveaux réseaux de distribution numérique de films. Dans leur catalogue, on trouve notamment des films LGBTfriendly, comme Bayard and me, un docu-court sur Bayard Rustin, activiste américain pour les droits civils et contre le racisme, très proche de Martin Luther King. Dans les années 80, il avait adopté son partenaire Walter Neagle afin de le protéger juridiquement, comme certains couples gays ont parfois été obligés de le faire.

C'est la solitude de l'espace qui résonne en nous...

mercredi, janvier 24, 2018

Société : Avec le parrainage de proximité, les gays peuvent participer à l'éducation d'un enfant !

En marge de l’adoption, simple ou plénière, de la PMA ou de la GPA, il existe une forme d’accompagnement de la vie d’un enfant prenant la forme d’un parrainage civil. De nombreuses associations ont pour mission de mettre en lien familles, enfants et potentiel·le·s marraines et parrains. Les LGBT, en couple ou non, sont souvent les bienvenu·e·s !

Il n’y a pas de modèle de famille, il y a DES familles. Parfois, certains parents ressentent l’envie d’accompagner un enfant, qu’il soit ou non le leur. D’autres le besoin d’être accompagné·e·s par d’autres adultes dans l’éducation de leur progéniture… Parfois, un oncle ou une tante prend ce rôle, ou un parrain, ou une marraine. Alors quand la vie n’en offre pas l’opportunité à l’intérieur des cellules familiales, des associations permettent à des parents avec enfants de rencontrer des " candidat·e·s " au rôle de parrain ou de marraine, extérieur·e·s à la famille : c’est ce que l’on appelle le parrainage de proximité.

Ce n’est pas, à la différence du parrainage humanitaire, un soutien à un enfant démuni qui habite dans un pays étranger, mais bien près de chez soi, en soutien familial. On crée un lien affectif pour aider un enfant à grandir, être pour lui un repère. Et certaines familles préfèrent parfois un gay ou un couple gay pour tenir ce rôle particulier. Nous avons demandé à Olivier Le Corre, membre du conseil d’administration de l’association " Un enfant, des parrains ", marié à un homme et parrain d’Anthony, de nous expliquer en quoi cela consiste.

Mon mari, notre filleul et moi : Olivier ne s’en cache pas, il a souffert du manque d’enfant. L’homme qui partage sa vie depuis plus de 10 ans n’avait pas envie de se lancer dans un processus d’adoption, et à l’approche de la quarantaine, il avait quelque peu abandonné son projet de paternité. Il se souvenait que son parrain de baptême avait lui-même accompagné des enfants placés et construit un lien très " paternel " avec eux. En faisant quelques recherches autour de Toulouse où il réside, il tombe sur l’association " Un enfant, des parrains ". Lorsqu’il demande s'il n’y a pas de problème particulier pour les couples " comme eux ", il apprend surpris que contre tout préjugé, certaines familles demandent même spécifiquement des couples d’hommes pour accompagner les enfants.

Certaines femmes seules n’ont pas envie de devoir affronter la rivalité d’une " deuxième maman ", elles veulent un référent masculin pour les accompagner et pour faire certaines activités avec leurs enfants, car certains parrains remplacent facilement les pères absents...

Avec son mari, Olivier a trouvé un équilibre grâce à Anthony, 11 ans, dont il est parrain depuis 3 ans. La mère d’Anthony l’élève seul et elle est parfois débordée avec ses trois autres enfants. Les deux hommes s’occupent du jeune garçon un week-end sur deux et à des occasions spécifiques :

" Il peut nous appeler dès qu’il y a un souci, on peut accompagner sa maman quand il y a une réunion à l’école, on est partis en voyage en Irlande… Il a sa chambre chez nous, il est chez lui, il a ses jouets. Je suis aussi devenu son parrain de baptême à sa demande. Ça se passe tellement bien qu’on fait partie de la famille. Sa maman a trois garçons parfois infernaux et on est un vrai support pour la famille entière. On a créé un vrai lien avec elle, on est très impliqués dans l’éducation. On accueille même son frère parfois. On sera toujours les parrains d’Anthony, même quand il se mariera et aura des enfants ".

Aujourd’hui, Olivier a décidé de s’engager dans l’association qui lui a permis de rencontrer Anthony et sa famille. Il participe à l’organisation de pique-niques et d’activités qui permettent, chaque trimestre, que des familles avec enfants rencontrent les potentiels parrains et marraines :

" On fait de la mise en relation entre les familles : il y a une majorité de demandes de mamans seules mais aussi des foyers pour ados. On trouve aussi des couples isolés qui veulent socialiser leurs enfants. On rencontre d’abord les parrains et marraines potentiel·le·s, puis en Comité d’administration on réfléchit avec quelle famille ça pourrait coller et ensuite on met en place les rencontres. Il y a une charte nationale du parrainage à signer, puis un petit contrat d’engagement, on fait un bilan quelques mois après le début du parrainage puis une nouvelle convention de parrainage renouvelable éventuellement. L’association fait le suivi pour être sûre que tout le monde est heureux de ce partenariat… Ce qui n’est pas toujours le cas, car c’est un engagement sur le long terme : 1 parrainage sur 3 ne va pas jusqu’au bout, à cause de la distance ou du feeling qui évolue...

Nous manquons de parrains et marraines : Le concept de " parrainage de proximité " est peu connu, mais quelques associations ( ci-dessous ) essaient de le rendre plus accessible, notamment en levant le tabou auprès des couples homos qui sont les bienvenus. Il faut dire que la demande est forte : " Il y a 50 enfants en attente dans la région toulousaine, en recherche de parrains sur le long terme, et seulement un vivier de 10 parrains/marraines, nous apprend Olivier. Mais c’est un vrai engagement qui n’est pas à prendre à la légère. Et les homos ont parfois peur de l’engagement, comme du jugement… Avec notre association, on réalise 20 parrainages par an et la plupart se passent très bien. Les enfants sont surtout des jeunes placés en foyer ou des ados étrangers qui veulent s’intégrer ".

" Un enfant, des parrains ", dont Olivier va briguer la présidence, œuvre au sein du réseau UNAPP pour la reconnaissance officielle du parrainage de proximité en France. Il souhaiterait que les associations comme la sienne soient de vraies interlocutrices au niveau de l’État et des organismes locaux comme les conseils départementaux, les CAF et les UDAF ( Union départementales des associations familiales ) afin de développer le parrainage de proximité. Le parrainage, comme un symbole supplémentaire que ce sont d’abord les liens d’affection entre les gens qui font les familles de cœur.

Pour se renseigner sur le parrainage et entamer un projet :

– Le réseau UNAPP (Union nationale des acteurs de parrainage de proximité) rassemble des acteurs du parrainage en France métropolitaine.

– L’UNAF, l’UNAPP, Parrains Par Mille, Grands parrains, France Parrainages et le Secours Catholique se sont réunis au sein du collectif " Tous Parrains " afin d’œuvrer ensemble à la promotion du parrainage et à son déploiement. Sur son site, une carte permet de voir les antennes de ces associations membres et de choisir les plus proches de chez vous.

– Si vous vivez en région toulousaine, contactez l’association d’Olivier Le Corre, " Un enfant, des parrains " : Here/Ici

Consultez le guide du parrainage d’enfants en pdf : Here/Ici

Le site servicepublic.fr ( informations légales et les formalités ) : Here/Ici

Video : Bruce Lee Lightsabers ( Scene Recreation )

Si je t'invente des lendemains qui chantent...

Gratuitous distraction !

Je suis si fragile, qu'on me tienne la main...

lundi, janvier 22, 2018

Témoignage : Je suis pédiatre, gay et parfois confronté à des parents homophobes !

Si affligeantes que puissent être les réactions de certains parents, je ne peux pas lutter contre si je ne les laisse pas les avoir.

Lorsque j’ai décroché mon premier emploi après avoir obtenu mon diplôme de pédiatre, j’ai arrêté de porter des boucles d’oreilles. À la fin de l’adolescence, je me suis fait un piercing, puis un autre à l’oreille gauche. J’ai porté des boucles d’oreilles tout le long de mes études de médecine sans que ça ne semble gêner personne et j’ai fait tous mes stages à New York, où je pense que les gens remarquaient à peine ce genre de détails et s’en moquaient pas mal.

Après mes études, j’ai été embauché dans un cabinet d’une petite ville du Maine et je me suis douté que les parents risqueraient bien plus de remarquer que le médecin de leur enfant portait des boucles d’oreilles et y verraient quelque chose à redire. Je ne me trompais pas.

Comme je l’avais toujours fait pendant mes études de médecine, je parlais ouvertement de mon homosexualité à mes collègues du Maine. Pourtant, quand je me présentais aux parents de mes patients, je n’abordais jamais cette partie de mon intimité. Je voulais que ce ne soit pas un sujet. Je ne me rappelle pas avoir été la cible d’une homophobie affirmée et si des parents ont été dérangés par l’idée que leur enfant soit suivi par un pédiatre gay, je n’en ai jamais été informé. ( Le père qui est arrivé à l’hôpital où je m’occupais de son enfant avec un T-shirt disant " Des seins et de la bière, Dieu merci je ne suis pas gay " a été la seule exception ".

La crainte d'avoir l'air gay : Récemment, j’ai pris contact avec d’autres membres du personnel soignant LGBTQ pour connaître leurs expériences. Tous m’ont dit adopter la même attitude que moi. Si en général, ils ne parlent pas de leur homosexualité avec des patients hétéros ou cisgenres, ils sont plus à même de s’ouvrir sur le sujet avec leurs patients appartenant à des minorités de genre ou sexuelles. Mais dans l’ensemble, c’est un non-sujet.

Il y a plusieurs années, il y a eu de gros changements dans ma vie. J’ai intégré un nouveau cabinet dans les quartiers nord de Boston et mon mari et moi avons adopté notre premier enfant. Même si j’avais peu de garanties quant à la possibilité de voir mon homosexualité acceptée par les parents de mon nouveau périmètre, j’ai moins craint de subir les potentiels préjugés à l’égard des personnes LGBTQ. Et puisque lors de mes consultations, les discussions portent sur beaucoup d’aspects de l’éducation des enfants qui ne sont pas strictement " médicales ", j’ai de plus en plus parlé de mes propres expériences, frustrations et convictions en tant que parent.

Je me souviens de la première fois que j’ai utilisé le mot " mari " pour évoquer la personne avec laquelle j’élève mes enfants, et je n’oublierai jamais que j’avais alors eu l’impression de sauter dans le vide. Mais chaque fois que je parlais de ma famille, cette appréhension diminuait peu à peu. Je ne peux pas dire que je n’hésite plus du tout, mais c’est vraiment mineur.

De même, je m’inquiète moins de savoir si j’ai l’air gay. Je suis moins attentif à mes gestes et aux inflexions de ma voix, même si je suis sans doute le seul à percevoir ce changement. Apparemment, je continue à moduler ma voix au téléphone : au cabinet, j’ai récemment pris un appel d’un écrivain qui se trouve être gay lui aussi et qui a éclaté de rire quand il a entendu le saut d’octave qu’a fait ma voix lorsque j’ai su que c’était lui au bout du fil. Donc, je pense que je continue encore un peu à permuter les codes. Tout cela continuerait à relever du domaine du non-sujet, où j’aimerais que cela reste, si je n’avais pas eu certaines interactions avec des parents.

Comment gérer les parents homophobes de mes patients : Il m’est arrivé que des parents se confient à moi à propos de la possibilité que leurs enfants deviennent LGBTQ. Alors que je les écoutais, j’ai pris conscience du fait qu’ils ne me parleraient sans doute pas si ouvertement s’ils savaient qu’ils s’adressaient à un homme gay. Une fois, un parent m’a fait part de sa consternation face à l’attitude tolérante adoptée par l’établissement scolaire de son enfant vis-à-vis des jeunes non hétérosexuels, qui pourrait l’inciter à s’identifier ainsi également. Une autre fois, un parent m’a raconté que son enfant jouait de façon non genrée et m’a dit que cela le rendrait très triste ( et son conjoint encore plus ) si c’était là un signe que l’enfant deviendrait gay ou trans en grandissant. 

Ce qui me touche dans ces interactions, ce n’est pas ce qu’elles révèlent du comportement de la population à l’égard des gays comme moi, même si c’est toujours démoralisant de voir que le chemin est encore long vers l’égalité pour les LGBTQ, y compris dans les coins les plus progressistes des États-Unis. Non, ce qui est important pour moi, en tant que médecin, c’est d’œuvrer au nom de mes patients. Si affligeantes que puissent être les réactions de certains parents, je ne peux pas lutter contre si je ne les laisse pas les avoir. En me présentant comme un interlocuteur neutre à l’écoute de leurs inquiétudes, je peux dissuader les parents d’essayer de changer leurs enfants LGBTQ, leur présenter des preuves de la douleur qu’ils leur infligent en niant qui ils sont, et devenir une référence pour toute la famille au fil du temps. 

Faire de mon homosexualité un non-sujet : Je refuse de cacher qui je suis. Je ne vais pas m’amuser à utiliser des périphrases pour parler de mon mari et tant pis si les inflexions de ma voix ou mes manières ne sont pas assez hétéro. Même si je ne porte plus jamais de boucles d’oreilles au travail ( de toute façon, mon mari me dit que les créoles en argent que j’aime porter me donnent un style des années 1990… ), je ne supporte pas l’idée de faire comme si j’étais quelqu’un d’autre. 

Mais mon objectif de faire en sorte que mon orientation sexuelle soit un non-sujet est plus important que jamais. En effet, en tant que pédiatre, je dois à la fois entendre les inquiétudes des parents et défendre les intérêts de mes patients. À ce titre, je dois donc être perçu comme capable de recevoir des avis très divers sur les personnes LGBTQ, même ceux qui me heurtent personnellement. Et il n’y a pas de honte à avoir à penser que je peux être plus utile à mes patients si je fais profil bas avec leurs parents.

Ma salive sent le chlore...

Hot !

Bienvenue chez moi...

dimanche, janvier 21, 2018

Suisse : Des baisers historiques pour que les homos puissent se marier !

En Suisse, où les couples gays et lesbiens ne peuvent s’unir que dans un partenariat civil, la principale association LGBT du pays a lancé une drôle de campagne en faveur du mariage pour tous.

L’année dernière, l’Autriche puis l’Allemagne ont rejoint les rangs des 14 pays européens autorisant le mariage pour les couples de même sexe. En France, l’avancée fêtera ce printemps ses 5 bougies. Au milieu de tout ça, la Suisse semble soudain à la traîne. Ses habitants ont voté l’autorisation des unions civiles pour les couples homos en 2005 et la loi est entrée en vigueur en 2007, offrant mêmes droits de succession, de pension et de réduction d’impôts qu’aux époux hétéros, mais sans résoudre tous les problèmes. Depuis le 1er janvier 2018, les couples gays et lesbiens du pays peuvent adopter l’enfant de leur conjoint.e, ce qui était jusqu’alors réservé aux couples hétéros, mais la procréation médicalement assistée reste l’apanage des couples mariés et donc ( pour le moment ) hétéros.

En 2013, les Verts ont soumis une initiative parlementaire pour légaliser le mariage, mais cinq ans plus tard, le Parlement suisse ne s’est toujours pas prononcé sur la question, et a même prolongé son délai de décision de deux ans. Pink Cross, la plus grande association LGBT du pays, a décidé de faire contre mauvaise fortune bon cœur, et concédé que cette attente lui permettrait de dialoguer avec la population. Et de demander conseil à l’antenne de Düsseldorf de la prestigieuse agence de communication TBWA pour l’aider à lancer une campagne d’appel aux dons.

Mignonne et friquée : D’après l’association, c’est en récoltant des fonds qu’elle pourra efficacement convaincre les politiques du pays, mener des actions de lobbying et peser sur l’opinion publique, certes déjà majoritairement acquise au mariage pour tous ( 7 personnes sur 10 selon un sondage de 2016 ). La campagne ne cache pas son objectif financier : des billets, plein de billets, mais pliés en deux pour donner lieu à des baisers imaginaires, factices mais historiques. Simple et efficace. " On veut montrer que le mariage pour tous est l’affaire de tous ", ajoute l’association.

Cette campagne sera affichée dans les rues de Berne et de Zurich, imprimée dans les journaux locaux et diffusée sur les réseaux sociaux. Le compte à rebours est lancé : le Parlement a jusqu’à l’été 2019 pour élaborer un projet de loi sur l’application du mariage pour tous dans toute la Suisse.

Ma bouche entière pourrait gagner la guerre...

Hot !

On a joué sur les mêmes accords...

samedi, janvier 20, 2018

Société : 89% des personnes LGBT se disent intégrées au travail, mais 30% constatent des discriminations !

Le sondage réalisé par l'Ifop pour l'association Autre cercle, spécialisée sur la question LGBT dans le monde du travail, montre aussi que 30% des lesbiennes, gays, transsexuels et bisexuels disent avoir déjà constaté des discriminations au travail.

Près de 89% des personnes lesbiennes, gays et bisexuelles, ainsi que 72% des personnes transsexuelles se sentent bien intégrées au sein de leur entreprise, selon une enquête menée par l'Ifop pour l'association spécialisée sur la question LGBT dans le monde du travail Autre cercle. Cependant, parmi les personnes interrogées, 30% des LGBT disent avoir déjà constaté des discriminations à l'égard de personnes homosexuelles dans le cadre de leur travail. Seuls 9% des hétérosexuels interrogés disent avoir déjà constaté de telles discriminations.

Selon l'étude, les principales discriminations subies par les personnes LGBT sont des moqueries de la part de collègues (60% des répondants LGBT), la mise à l'écart de la part de collègues (31%) et une inégalité dans le déroulement de la carrière (29%). Si 73% des personnes hétérosexuelles se disent " à l'aise " face à un ou une collègue gay ou lesbienne, 64% affirment être à l'aise face à un ou une collègue transgenre.

Affirmer son orientation sexuelle est plus difficile : Quand il s'agit de faire connaître son orientation sexuelle sur son lieu de travail, les hommes gays et bisexuels semblent plus à l'aise que les femmes pour le faire. 75% des hommes gays ou bisexuels se rendent visibles, contre 64% des femmes. Un signe, conclut l'étude, de " l'existence probable d'un double plafond de verre " dans le monde du travail pour les femmes lesbiennes et bisexuelles.

Afin de rester " invisible " au travail, 73% des LGBT évitent de parler de leur vie privée et 14% font croire qu'ils sont hétérosexuels. Ceux qui choisissent de ne pas faire connaître leur identité sexuelle dans leur entreprise considèrent à 49% que c'est une difficulté.

6 698 personnes ont été interrogées dans 41 organisations, dont 79% de personnes hétérosexuelles, 17% de LGBT, 54% de femmes, 45% d'hommes. Les répondants travaillent à 47% en Île-de-France, à 53% dans d'autres régions, ils sont à 91% en CDI, à 9% en CDD, travaillent à 62% dans le public et à 38% dans le privé.

Video : JAY-Z - Legacy !

Pietro Boselli !

vendredi, janvier 19, 2018

Société : L'Amérique latine et la longue marche vers le mariage gay !

La récente décision de la Cour interaméricaine des droits de l'homme, qui exhorte les pays du continent à reconnaître le mariage gay, marque une évolution majeure en Amérique latine, une région où les inégalités sont criantes pour les communautés LGBT.

La décision, rendue publique mardi, bien que non contraignante, permet " d'exercer une pression sur les législations qui n'ont pas été modifiées et qui nécessitent une rapide mise à niveau pour garantir les droits de toutes et de tous, quelle que soit leur orientation sexuelle ", déclare à l'AFP Silvia Augsburger, co-auteur de la loi sur le mariage homosexuel en Argentine, adoptée en 2010.

En répondant à une consultation du Costa Rica, cette institution qui émane de l'Organisation des Etats américains (OEA) a estimé que la protection doit aller au-delà des questions patrimoniales et prendre en compte " tous " les droits des couples hétérosexuels prévus par la loi de chaque Etat.

Cela comprend le droit à l'adoption, l'accès à la santé des conjoints et à la pension de réversion en cas de décès.

De tous les pays ayant signé la convention américaine des droits de l'homme ( Argentine, Barbade, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Equateur, El Salvador, Guatemala, Haïti, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Perou, Republique Dominicaine, Surinam et Uruguay ), seuls une poignée ont des lois sur le sujet.

L'Argentine (2010), l'Uruguay et le Brésil (2013), la Colombie (2016) et une partie du Mexique ( à partir de 2009 ) ont légalisé le mariage gay.

Décision historique : La recommandation de la CIDH " nous donne beaucoup d'espoir et est fondamentale pour le respect des droits de l'homme et la construction de sociétés justes et égalitaires ", déclare à l'AFP la militante Lol Kin Castañeda, la première à se marier au Mexique lors de l'adoption de la loi dans la capitale. 14 des 32 Etats mexicains ont suivi depuis.

Selon Rolando Jimenez, directeur du Mouvement d'intégration et de libération homosexuelle (Movilh) du Chili, la recommandation de la Cour " est historique " et " particulièrement importante " pour avancer sur le sujet dans ce pays, qui autorise depuis 2016 l'union civile, mais pas le mariage, entre personnes du même sexe qui n'ont pas le droit d'adopter, par exemple.

Ce type de résolutions sur des thèmes controversés a un fort impact dans l'imaginaire collectif, juge Maria Rachid, secrétaire générale de la Fédération argentine LGBT, qui a célébré cette décision.

La loi sur le mariage gay " a un effet culturel en tant qu'outil en faveur de l'égalité au quotidien, au travail, dans le domaine de la santé et de l'éducation, qui touche toutes les personnes ", fait-il valoir à l'AFP.

Etat contre Eglise : La Cour assure dans sa décision que certains Etats devront vaincre des difficultés institutionnelles pour étendre le droit au mariage aux couples homosexuels, reconnaissant que l'opposition se base le plus souvent sur des critères religieux.

Cependant, elle souligne le fait que " dans des sociétés démocratiques, une coexistence pacifique doit exister entre le séculier et le religieux ", sans interférence d'une sphère sur l'autre.

Au Pérou, pays conservateur où les nouveaux ministres prêtent serment à genoux face à un crucifix, une main sur la bible, le Parlement a rejeté plusieurs propositions de loi en faveur des unions homosexuelles.

Le président du Mouvement homosexuel de Lima, Christian Olivera confie à l'AFP que la décision de la Cour " ouvre les portes " dans ce pays où les trois quarts de la population sont catholiques et où les manifestations contre le mariage gay sont très suivies.

La Bolivie aussi aura fort à faire pour s'aligner sur le texte. Récemment, son Tribunal constitutionnel a rejeté en partie une loi sur le genre qui permet aux transsexuels et transgenres d'être reconnus avec leur nouvelle identité, en décidant que cela ne leur permettait pas pour autant de se marier.

Il en va de même au Venezuela, où une cinquantaine d'organisations ont rédigé en 2013 une proposition de loi sur le mariage homosexuel qui est toujours " au point mort ", raconte à l'AFP Quiteria Franco, coordinatrice de l'ONG Union affirmative.

Bien que ce pays ait quitté l'OEA, Quiteria Franco estime que le Venezuela devrait " être cohérent à chaque fois qu'il dit qu'il respecte les droits de l'homme et autoriser la modification de la législation ".

Video : Amour Éternel ( Court Métrage Gay ) !

D'où vient ta peur du néant, tes pleurs d'enfant...

Chat m'énerve !

Je peine à rire, je peine à croire...