Affichage des articles dont le libellé est Black. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Black. Afficher tous les articles
dimanche, décembre 27, 2020
lundi, décembre 21, 2020
samedi, décembre 19, 2020
dimanche, décembre 13, 2020
samedi, décembre 05, 2020
vendredi, novembre 13, 2020
mardi, novembre 10, 2020
lundi, novembre 09, 2020
jeudi, novembre 05, 2020
mardi, novembre 03, 2020
Religion : Wilton Gregory, premier cardinal noir et pro-LGBT des Etats-Unis !
Quelques jours après le buzz de ses propos sur le mariage pour tous, le pape François a nommé de nouveaux cardinaux. Et parmi eux, Wilton Gregory. Et c'est, à bien des égards, une décision qui en dit long.
Les institutions de l'Eglise sont-elles en train d'opérer leur mue ? Treize nouveaux cardinaux ont été annoncés dimanche par le pape François, parmi lesquels Wilton Gregory, le premier archevêque noir des Etats-Unis à obtenir le chapeau rouge tant convoité. Lors d’une annonce surprise depuis son balcon, surplombant une place Saint Pierre bondée , le pape a déclaré que les ecclésiastiques seraient élevés au rang de cardinaux lors une cérémonie le 28 novembre prochain.
La nomination de Mgr Gregory, 72 ans, a été accueillie avec enthousiasme par les défenseurs des droits LGBTQ et les progressistes aux États-Unis. Il avait, dès 2014 rencontré des parents d'enfants LGBT, et leur avait témoigné son soutien dans une tribune publiée dans la presse locale, en affirmant que " l'Église doit accueillir tous ses enfants ". Une prise de position pas banale pour un membre de l'Eglise qui ne l'est pas moins, et dont la nomination semble être un message envoyé par le pape. " Cette nomination démontre clairement la volonté du pape François de remodeler les Eglises américaines " fait savoir Nicolas Senèze, journaliste et spécialiste du Vatican et du catholicisme.
Un exemple à suivre : L’archevêque, originaire du South Side du Chicago ( comme Michelle Obama ) s’est converti au catholicisme à l’adolescence. Il a été nommé archevêque de Washington le 4 avril 2010, jour anniversaire de l’assassinat de Martin Luther King en 1968. Tout un symbole. Pendant toute sa carrière, Mgr Gregory a milité afin de mettre fin aux scandales d’abus sexuels au sein de l’Église, prônant une approche de tolérance zéro vis-à-vis des coupables. Senèze affirme : " En nommant Mgr Gregory, le Pape désigne ce dernier comme un exemple à suivre pour les autres évêques ".
La désignation de Mgr Gregory marquerait donc un pas vers une Église plus tolérante. Les cardinaux sont des personnages importants dans l'Eglise catholique, puisqu'ils participent au conclave, et élisent le pape. " Avec cette refonte de l’Église catholique, le Pape envoie un message : les questions morales sont moins urgentes que les questions sexuelles. C'est un effort parmi d'autres et il y a d'autres nominations à faire ", affirme Senèze.
Un effort parmi d'autres : Maias pour les commentateurs du monde entier, ce choix serait même politique. Pour le quotidien italien La Repubblica, le pape a fait " le choix anti-Trump ". L’archevêque s’était en effet plusieurs fois opposé au président Donald Trump, notamment lors des manifestations qui ont secoué les États-Unis après la tuerie de George Floyd. Quand le président américain s’est rendu dans un sanctuaire dédié à Jean-Paul II à Washington au lendemain de la dispersion de manifestants pacifiques près de la Maison Blanche, le religieux a jugé l’attitude présidentielle " déconcertante et répréhensible ".
A quelques jours de l'élection présidentielle américaine, le choix du pape n'est pas anodin. Pour le spécialiste du Vatican, le choix d’un noir américain sensible à la justice raciale et aux questions LGBTQ porte un message politique, spécialement aux votants catholiques. Espérons que les Américains l'aient entendu...
mercredi, octobre 28, 2020
mardi, octobre 27, 2020
vendredi, octobre 09, 2020
dimanche, septembre 20, 2020
mardi, septembre 08, 2020
mercredi, juillet 22, 2020
samedi, juin 20, 2020
Sexe : Cette ex-pornstar gay dénonce les pratiques racistes du milieu du porno !
Dans le sillage du mouvement Black Lives Matter, Race Cooper a dénoncé les mécanismes racistes de l’industrie porno et appelle les studios à faire quelque chose.
Depuis la mort de George Floyd aux mains de la police le 25 mai dernier, le mouvement antiraciste Black Lives Matter connaît un regain d’intérêt salvateur. Grâce à lui, les langues se délient et bon nombre de personnes noires dénoncent les comportements discriminatoires qu’elles ont dû subir dans leur environnement de travail. C’est dans cette perspective-là que Race Cooper, un ancien acteur porno pour le studio Raging Stallion, a pris la parole dans les colonnes de PinkNews, condamnant le racisme systémique qui gangrène l’industrie du sexe.
Au fil de son interview, Race Cooper revient sur son arrivée dans le milieu, détaillant qu’il était en 2010 le seul employé noir à bosser à temps plein chez Raging Stallion. Il précise que les acteurs du studio étaient invités à noter leurs préférences raciales, c’est à dire le type d’hommes avec qui ils ne voulaient pas tourner. L’ex-pornstar souligne que ce racisme banalisé était " monnaie courante " dans le porno. Sans surprise donc, il souligne l’écart salarial entre les acteurs blancs et lui-même, se remémorant la fois où un acteur blanc novice qui n’avait jamais filmé une seule scène de sexe a été payé 200 dollars de plus que lui. Malheureusement, ça ne s’arrête pas là.
Entre discrimination et fétichisation : " On m’a fait sentir comme si je ne méritais pas de louange, de validation, comme si je valais moins que tous les acteurs blancs ", a-t-il confié. Au-delà de son expérience personnelle dans le porno, Race Cooper s’est aussi désolé de la façon dont les hommes noirs comme lui sont fétichisés, en témoigne la catégorie " big black cock " populaire sur les sites pour adultes.
" Quand on fétichise une personne, on déshumanise cette personne et on la voit comme une chose, explique l’ancienne pornstar. Les fétichismes comme le fist ou le sling n’ont rien à voir avec la race ou la couleur de peau. N’importe qui peut y participer. Mais quand ton fétichisme est un homme noir interchangeable, tu enlèves la composante humaine de la chose et tu le traites comme un objet en fonction de sa couleur de peau. ( … ) Un être humain avec une âme est réduit à un gode noir comme ceux qu’on achète et qu’on cache jusqu'à ce qu’on se sente seul et qu’on ait envie de sexe ".
L’heure des réparations : En prenant ainsi la parole sur ce sujet délicat, Race Cooper espère que d’autres vont suivre sa voie et que l’industrie pornographique va changer pour le mieux. Il aimerait, d’une part, que les studios en faute reconnaissent leurs erreurs et licencient les acteurs ayant tenu des propos racistes, comme ce fut le cas avec Billy Santoro dernièrement. Il estime également que le secteur du porno gay devrait avoir des directeurs de casting davantage impliqués dans la lutte contre le racisme et appelle en parallèle à moins de discrimination envers les pornstars séropositives.
Tim Valenti, PDG du studio Falcon/Naked Sword ( avec lequel Raging Stallion a fusionné il y a quelques années de ça ), s’est exprimé à ce sujet. " J’ai fait le nécessaire pour avoir plus de diversité au sein de nos modèles chez Falcon, répond-il. Bien qu’on ait fait quelques pas dans la bonne direction, on a évidemment beaucoup de travail devant nous ". Concrètement, il assure que les pornstars du studio n’auront jamais à préciser leurs éventuelles " préférences raciales ", mais il affirme également que tout acteur qui refusera de tourner avec un acteur à cause de sa couleur de peau ne sera pas embauché. " Bien qu’on ne puisse pas changer le passé, on peut le reconnaître et se promettre un meilleur avenir ", conclut-il.
dimanche, juin 14, 2020
Tribune : Ajoutons du noir aux couleurs de l'arc-en-ciel ( Une cinquantaine d'associations et personnalités LGBT+ s'engagent contre le racisme ) !
Des rassemblements ont eu lieu dans toute la France pour rendre hommage à George Floyd, tué par un policier blanc à Minneapolis. La mort de cet Afro-Américain laisse les signataires de cette tribune " abasourdis, indignés et révoltés ".
La mort de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans, à Minneapolis le 25 mai dernier, alors qu'un policier l'immobilisait avec un genou sur le cou, a suscité une vague d'indignation dans le monde entier. L'affaire rappelle la mort d'Eric Garner, un homme noir décédé en 2014 à New York après avoir été asphyxié lors de son arrestation par des policiers blancs. Lui aussi avait dit " Je ne peux pas respirer ", une phrase devenue un cri de ralliement du mouvement Black Lives Matter ( " La vie des Noirs compte " ). Les obsèques de George Floyd, dans une église du Texas mardi 9 juin, ont mêlé les hommages et les appels enflammés à s'attaquer, enfin, au racisme qui " blesse l'âme " de l'Amérique. Des rassemblements ont également eu lieu dans toute la France. Des associations et personnalités LGBT+ ont pris part à ces hommages pour dénoncer toutes les formes de racisme. Elles s'expriment ici librement.
Les images inacceptables enregistrées en plein jour à Minneapolis, d'un officier de police blanc, maintenant avec son genou sur le cou un homme noir à terre, jusqu'à son décès au bout de 8 minutes 46 secondes, seront-elles les dernières ? Nous sommes toutes et tous abasourdi·e·s, indigné·e·s, révolté·e·s. Pourtant, comme nous y invite l'ancien président Barack Obama, nous devons " canaliser notre colère légitime vers une action pacifique, durable et efficace ".
Les réactions partout dans le monde face à la mort de George Floyd traduisent un malaise plus profond et un rejet de toute forme de discrimination et de racisme, mais également une exigence de plus d'humanisme, d'égalité et de droits humains. En tant que personnes LGBT+, quelles que soient nos origines vraies ou supposées, notre couleur de peau, au-delà de nos identités de genre et de nos orientations sexuelles, nous savons combien il est difficile de revendiquer le droit d'être nous-mêmes et de dénoncer les discriminations, le harcèlement, ainsi que la violence dont nous sommes parfois l'objet.
Nous nous souvenons que deux femmes transgenres, Marsha P. Johnson et Silvia Rivera, ainsi qu'un drag king, Stormé DeLarverie, étaient aux avant-postes des émeutes de Stonewall, il y a 51 ans. Nous nous souvenons aussi que la première était noire, la deuxième latino et la troisième métisse.
Le temps est venu de nous mobiliser encore plus : Et en France ? Malgré une histoire différente et dans un contexte de manifestations, quatre ans après la mort d'Adama Traoré, nous affirmons que le racisme, ainsi que toutes formes d'inégalités et de discriminations, découlant de comportements individuels ou systémiques sont également inacceptables et contreviennent à notre idéal universaliste et républicain.
Et si malheureusement au sein de notre communauté LGBT+, nous constatons encore la faible représentation de toutes les minorités ( couleur de peau, origine ethnique avérée ou supposée… ) dans nos propres structures et organisations, nous avons progressé dans la convergence des luttes contre toutes les formes de discrimination. Si nous nous sommes engagé·e·s à être plus inclusif·ive·s et plus représentatif·ive·s de toutes les diversités de la société, le temps est venu de nous mobiliser plus encore aux côtés des antiracistes.
Alors concrètement, que proposons-nous ? Nous nous engageons à proposer, soutenir ou mener des actions diverses ( culturelles, éducatives, informatives... ) dans nos écosystèmes associatifs, professionnels et personnels, pour aider à la progression d'un idéal d'équité et d'égalité face à la loi dans une communauté plurielle. Souvenons-nous des paroles de Martin Luther King : " En fin de compte, nous nous souviendrons non pas des paroles de nos ennemis mais du silence de nos amis ". A l'instar d'un collectif de 75 associations LGBT+ aux Etats-Unis, prenons la parole, rejoignons le mouvement, agissons de manière engagée et pacifique pour lutter contre le racisme et toute forme de discrimination. Et vous aussi, ajoutez du noir aux couleurs de l'arc-en-ciel.
jeudi, mai 07, 2020
US : Deux prix Pulitzer remportés par des hommes gays noirs !
Jericho Brown et Michael R. Jackson, tous les deux noirs et homosexuels, ont respectivement remporté les prix Pulitzer de la poésie et de l’œuvre théâtrale.
Pour la première fois depuis la création du prestigieux prix Pulitzer en 1917, deux des gagnants annoncés sur la liste révélée lundi 4 mai sont des hommes ouvertement gays et noirs, comme le relève le magazine LGBT+ britannique Attitude. Le prix Pulitzer de la poésie a été décerné à Jericho Brown pour son recueil The Tradition, qui " propose des dissections personnelles et politiques des terreurs modernes, y compris des tueries de masse et du meurtre de citoyens non armés par la police ", détaille Attitude.
En 2014, dans son recueil The New Testament, le poète âgé de 44 ans, qui a reçu en 2011 une bourse du National Endowment for the Arts pour la poésie, abordait son expérience d’homme gay noir vivant aux États-Unis. " Je ne m’intéresse pas au rejet dû au fait d’être un poète noir gay, expliquait en 2016 au site de poésie Dive Dapper l’homme qui est aussi porteur du VIH. Je cherche à comprendre ce que le fait d’être un poète noir gay peut me permettre ".
Jamais dans mes rêves les plus fous : De son côté, le dramaturge Michael R. Jackson a décroché le prix Pulitzer de l’œuvre théâtrale, pour sa comédie musicale très remarquée A Strange Loop, dans les salles depuis septembre 2019. La pièce, première comédie musicale à remporter ce prix, est semi-autobiographique : l’Américain né à Detroit y dépeint le voyage d'Usher, un jeune écrivain gay, noir et en surpoids, dans un monde hétéronormé et blanc.
Le dramaturge, qui avait été nommé en 2018 parmi une trentaine d’écrivains noirs " de nos temps " par le New York Times, a réagi sur son compte Twitter avec beaucoup d’enthousiasme : " Jamais dans mes rêves les plus fous. JAMAIS. DANS. MES. RÊVES. LES. PLUS. FOUS. Merci à tous ceux qui m’ont soutenu dans mon cheminement vers un tel honneur incroyable. Je suis sûr que j’aurai plus à dire une fois que j’aurai repris mon souffle et regardé tous ces SMS et e-mails, mais pour l’instant, MERCI ".
Photo d'illustration : Michael R. Jackson
samedi, avril 25, 2020
Inscription à :
Articles (Atom)

















