lundi, avril 30, 2018

Music : Pourquoi la pop n’a jamais été aussi LGBT friendly !

Aujourd'hui une nouvelle génération d'artistes LGBT assume librement sa sexualité. Avec des morceaux simples et engagés, elle questionne en douceur les normes imposées par la société aux femmes et aux hommes. Des modèles positifs pour les jeunes qui les écoutent.

Normaliser l’homosexualité : Hayley Kiyoko, Sam Smith, Troye Sivan ou Kehlani " banalisent " les relations homosexuelles, explique le journaliste de France Info, Yann Bertrand. " Il est aujourd’hui banal d’être homosexuel, d’aimer un garçon ou une fille, au moins dans le monde occidental. La posture de ces artistes permet au public qui les écoute de se sentir mieux, de vivre d’une autre manière sa sexualité ", souligne-t-il.

Ces artistes font partie d’une " nouvelle génération de jeunes qui ont grandi dans une société différente de celle de leurs parents " relève le sociologue Colin Giraud, maître de conférences à l'université Paris-Nanterre. " Etre gay est une plus-value qui colore l’identité artistique de ces chanteurs, ce n’est pas un élément marketing ", ajoute-t-il. Nous sommes ainsi à une époque plus ouverte, du côté du monde occidental, où l'Australien Troye Sivan peut librement faire son coming-out sur Youtube à l’âge de 18 ans.

Si les chanteurs d'aujourd'hui sont libres d'expérimenter avec leur musique et leur sexualité, c'est grâce à des pionniers et notamment un homme qui répondait au doux nom de… Ziggy. " Le côté militant de la pop, le fait de pouvoir bousculer les codes et les genres, tout cela provient de David Bowie ", explique avec enthousiasme la journaliste de France Inter, Rebecca Manzoni.

Des hommes queer et fiers : D'autres artistes, comme Frank Ocean, n'écrivent pas forcément une chanson sous le seul prisme des questions LGBT. Avec le titre Chanel, il balance par petites touches des éléments banals liés à sa bisexualité. Comme le fait que son mec est ainsi " beau comme une fille " mais qu'il a aussi " des histoires de bastons à raconter ". Issu du collectif hip-hop californien Odd Future, l’auteur-compositeur-interprète de 30 ans insuffle avec douceur une dose de " queerness " dans un monde dominé par l’hétérosexualité. Une méthode efficace qui permet de faire changer calmement les esprits. De manière étonnante, l’ex-One Direction Harry Styles semble suivre le même chemin.

Lors de ses derniers concerts, il a ainsi joué un titre inédit, Medicine, écrit deux ans auparavant. Contant l’histoire d’une soirée où tout le monde est un peu trop saoul, il balance au cours du second couplet " Les garçons et les filles sont là / Je m’amuse avec lui / Et ça ne me gêne pas ". Contrairement à Katy Perry, Harry Styles ne fait pas de l’homosexualité un truc d’un soir, mais affirme qu’il est libre dans sa sexualité, pouvant à la fois sortir avec une fille comme avec un garçon.

Pourquoi la nouvelle chanson d’Harry Styles est une avancée pour les bisexuels fans de musique, le Guardian note ainsi que le jeune homme de 24 ans a toujours été un allié de la communauté LGBT " de manière subtile et moins subtile ". Si Harry Styles refuse d’être labellisé hétéro, gay ou bi – il a dit au Sun que c'est une chose " qu'il n'a pas envie d'expliquer à propos de lui-même " – , il porte aussi un drapeau arc-en-ciel lors de ses concerts, adopte un style queer à la Bowie ou répond " Je crois en l’égalité pour tous " à une Eglise baptiste du Kansas qui critiquait son boys band.

Or, pour un homme, " il a souvent été plus compliqué que pour les chanteuses de jouer avec les frontières du genre, car cela met plus directement en doute son identité sexuelle dans une société où il doit être fort, viril et visiblement sortir avec des femmes ", indique Sébastien Chauvin. Il est donc d’autant plus remarquable que Frank Ocean ou Harry Styles arrivent aujourd’hui à aborder leur bisexualité sans choquer leur public.

Une subtile backroom : Si certains artistes sont nuancés dans l’écriture de leurs morceaux, d’autres, comme Troye Sivan, s’affirment de plus en plus, quitte à donner à leur homosexualité une place prégnante dans leurs morceaux. Le jeune Australien de 22 ans qui proposait, il y a quelques années, une histoire d’amour tragique en trois actes avec les morceaux Wild, Fools et Talk Me Down, va plus loin dans ses nouvelles chansons.

Dans le clip de son nouveau single, My My My ! , Troye Sivan, les cheveux désormais blond platine, se déhanche sensuellement et sans retenue dans un bâtiment désaffecté, dans la rue, mais également dans un sous-sol qui a des airs de backroom. Entouré d’hommes beaux et sexy, le jeune youtubeur représente avec pudeur ces lieux historiques de la culture homosexuelle. Aucun bisou ou acte sexuel ne sont montrés. Seulement des torses musclés et transpirants. Une manière de faire connaître avec subtilité à son public, à la fois homo et hétéro, des éléments culturels gays.

En ne cachant pas leur homosexualité, ces artistes LGBT incarnent des " modèles positifs de réussite " pour leurs jeunes fans, relève Colin Giraud. Ils cassent " le lien entre homosexualité et malheur qui pouvait être fait dans le passé ", ajoute-t-il.

Petit nouveau dans le monde de la musique, Eddy de Pretto n’en a pas moins bouleversé les codes établis. Avec Kid, ce garçon de 24 ans issu de la banlieue démonte en quelques phrases les injonctions qui sont imposées aux hommes : " Tu seras viril mon kid / Je ne veux voir aucune larme glisser sur cette gueule héroïque / Tu seras viril mon kid / Je ne veux voir aucune once féminine ".

Les artistes LGBT, en soufflant un vent de " queerness " sur la musique, offrent également une réflexion nécessaire sur des problématiques plus larges comme celle du genre. Cet ovni de la musique française explique ainsi au média Antidote : " Quand je parle de genre ou de virilité abusive dans mes chansons, cela entre tout de suite en opposition avec cette notion du mâle ultra-virilisé que l’on a dans nos sociétés, cet homme qui est avant tout une épaule pour le reste du foyer. Selon moi, cette vision est archaïque et ne correspond en rien à ma conception de la virilité. C’est pourquoi je tente de la déconstruire ".

Avant lui, c’est Héloïse Letissier, alias Christine And The Queens, qui a été une des pionnières dans le questionnement du genre. Son look androgyne, sa manière d'affirmer, avec fierté, " Je suis un homme maintenant ", dans sa chanson It, sont autant de clins d'œil à Ziggy Stardust.

Elle semble notamment partager avec David Bowie son goût pour la transformation, voulant désormais se faire appeler " Chris " et arborant une coupe à la garçonne sur les affiches de son prochain concert.

Fille, garçon, hétéro, homo, bi et autre... La pop n'a jamais été aussi traversée par des artistes avides de questionner la sexualité et de s'affirmer tels qu'ils sont. Que ce soit Chris(tine and the Queens) ou Olly Alexander, avec son groupe Years and Years, de nouveaux projets musicaux repoussant encore plus les frontières du genre semblent sur le point d'arriver très prochainement.

Video : Etienne Daho - Le jardin !

Donner ici un sens à ma vie...

dimanche, avril 29, 2018

Société : Le mariage gay légalisé dans plus de 25 pays !

Le mariage homosexuel, célébré depuis cinq ans en France, est aujourd'hui reconnu dans près d'une trentaine de pays, dont seize en Europe.

En Europe, les pionniers : Les Pays-Bas sont, en avril 2001, le tout premier pays à légaliser le mariage homosexuel. Depuis, quinze pays européens leur ont emboîté le pas : Belgique, Espagne, Norvège, Suède, Portugal, Islande, Danemark, France, Royaume-Uni ( sauf l'Irlande du Nord qui n'accepte que le " partenariat civil " ), Luxembourg, Irlande, Finlande, Malte, Allemagne et enfin l'Autriche qui doit ouvrir le mariage aux couples homosexuels au plus tard en 2019, suite à une décision de la Cour constitutionnelle.

Dans plusieurs de ces pays, le mariage avait été précédé par l'union civile homosexuelle -qui accorde moins de droits-, le pionnier ayant été le Danemark en 1989. L'union civile reste le seul statut autorisé pour les couples homosexuels en Hongrie, République tchèque, Croatie, Grèce, Chypre, Suisse et Italie.

Les Slovènes, qui reconnaissent une union civile, ont rejeté en 2015 par référendum le mariage gay.

L'Estonie est devenue en octobre 2014 la première république ex-soviétique à accorder l'union civile aux homosexuels.

Plusieurs pays d'Europe de l'Ouest autorisent également l'adoption conjointe par les couples de même sexe, dans le cadre du mariage ou de l'union civile : Pays-Bas (dès 2001), Danemark, Suède, Espagne, Belgique, France, Royaume-Uni, Allemagne. D'autres, comme la Finlande et la Slovénie, autorisent les homosexuels à adopter uniquement les enfants de leur conjoint.

En progression dans les Amériques : Le Canada a légalisé le mariage homosexuel dès juin 2005. Les adoptions y sont également autorisées. Aux Etats-Unis, il faut attendre juin 2015 pour que la Cour suprême légalise le mariage gay dans tout le pays alors que 14 Etats sur 50 l'interdisaient. Le dernier Etat à autoriser l'adoption l'a fait en 2016.

En Amérique latine, quatre pays permettent de telles unions : l'Argentine depuis juillet 2010, l'Uruguay, le Brésil et enfin la Colombie en 2016. Les adoptions y sont partout autorisées.

Au Chili, qui comme le Costa-Rica reconnaît une forme d'union, un projet de loi autorisant le mariage et l'adoption a été déposé fin août 2017.

La ville de Mexico avait été, dès 2007, la première en Amérique latine à autoriser les unions civiles entre personnes du même sexe, avant de légaliser le mariage en 2009. Près de la moitié des 32 Etats mexicains ont suivi depuis.

A contre-courant, à Haïti, le Sénat a voté en août 2017 une proposition de loi interdisant le mariage gay et la promotion de l'homosexualité, texte qui doit encore passer devant les députés.

Des exceptions en Afrique et en Asie : Sur un continent africain où une trentaine de pays interdisent l'homosexualité, l'Afrique du Sud se démarque, ayant légalisé depuis 2006 mariage gay et adoption.

Au Moyen-Orient, très répressif, Israël constitue une timide exception. Sans être illégal, le mariage gay n'y est pas possible, faute d'institution habilitée à le prononcer, mais est reconnu quand il a été contracté à l'étranger. Les couples de même sexe ont le droit d'adopter mais se heurtent à l'ambiguïté de la loi, que le gouvernement s'est engagé mi-septembre à modifier.

A Taïwan, la Cour constitutionnelle a rendu en mai 2017 un arrêt historique en faveur du mariage gay, qui va permettre à l'île de devenir, dans les deux ans, le premier territoire asiatique à légaliser les unions entre personnes du même sexe.

La Nouvelle-Zélande a légalisé le mariage homosexuel en 2013 ainsi que les adoptions, alors que l'Australie n'a autorisé de telles unions qu'en décembre 2017, par un vote du Parlement. Les adoptions homoparentales sont également autorisées.

Y a des matins comme ça...

Le mariage gay dans le monde !

Il est l'ange pour moi, je lui dis tout bas...

jeudi, avril 26, 2018

Société : Cinq ans après, le mariage gay est entré dans les moeurs !

Cinq ans après son adoption dans un climat électrique, le mariage gay n'est plus combattu par les opposants défendant la famille traditionnelle, désormais mobilisés contre l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, en raison d'inquiétudes bioéthiques. 

" La loi sur le mariage pour tous est aussi importante que celle sur l'IVG ou l'abolition de la peine de mort ", se félicite Joël Deumier, président de SOS Homophobie.

Mais son adoption s'est faite dans la douleur : pendant plusieurs mois, plus d'un million de personnes au total ont déferlé dans les rues, menées entre autres par la Manif pour Tous, le Printemps français ou Civitas ; à l'Assemblée nationale les débats furent houleux.

"On ne s'attendait pas à avoir une opposition aussi importante ", reconnaît auprès de l'AFP l'ancien député PS et rapporteur du texte, Erwann Binet.

" J'ai très mal vécu ces débats ", confie à l'AFP Emmanuelle, 36 ans, qui s'est mariée avec sa compagne en 2015. " Le plus compliqué c'était d'entendre des enfants dire qu'on n'était pas normaux. On mettait toujours en exergue cette notion de dépravation ", se souvient-elle.

Près de 40.000 couples homosexuels se sont dit " oui " depuis le 23 avril 2013, date du vote de la loi portée par la ministre de la Justice d'alors, Christiane Taubira. Environ 7.000 mariages entre personnes de même sexe sont célébrés chaque année, soit 3 % du total des mariages, un chiffre stable depuis 2015 après un pic en 2014 (10.522).

" C'est entré dans les moeurs. On s'étonne de moins en moins d'un mariage entre deux hommes ou deux femmes ", se félicite Clémence Zamora-Cruz, porte-parole de l'Inter-LGBT (lesbiennes, gay, bi, trans).

Désormais, rares sont les personnalités politiques de premier plan à souhaiter son abrogation, à l'exception de Marine Le Pen. Même le patron des Républicains Laurent Wauquiez, participant assidu aux manifestations contre le texte, a déclaré en septembre ne plus souhaiter l'abroger.

Ces choix politiques épousent les dynamiques de l'opinion. En septembre 2016, 62 % des Français se disaient défavorables à l'abrogation de la loi, selon le dernier sondage réalisé sur la question par l'Ifop.

" Une partie de la population qui était opposée a fini par se rallier, soit par résignation, soit par légitimisme, une fois la loi votée ", explique Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l'Ifop.

Le mariage gay " n'est plus le sujet aujourd'hui, car il n'est plus en débat ", convient la présidente de la Manif pour tous Ludovine de la Rochère, qui continue, pour sa part, de souhaiter " son abrogation sans rétroactivité ".

Son mouvement consacre désormais toute son énergie à s'opposer à l'ouverture de la Procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes. Promise puis abandonnée par François Hollande, la mesure est actuellement débattue dans le cadre des États généraux de la bioéthique.

" Le mariage pour tous a préparé la filiation pour tous. (...) Deux femmes ne peuvent pas fonder une famille. Avec la PMA, on prive l'enfant de père. C'est une injustice ", estime Ludovine de la Rochère.

Les réunions publiques, organisées dans toute la France depuis janvier, ont vu affluer de nombreux ex-opposants au mariage homosexuel venus faire entendre leurs voix, au grand dam des associations LGBT. La Manif pour tous " essaie de se refaire une santé sur le dos des personnes homosexuelles et des familles homoparentales ", dénonce Joël Deumier.

" Il n'y a pas de militantisme chez les participants, ils sont dans la réflexion. Leur préoccupation est très forte ", rétorque Ludovine de la Rochère, qui " ne saurait dire combien parmi eux sont sympathisants ou militants de la Manif pour tous ".

" On a l'impression que ces débats n'ont fait qu'alimenter à nouveau la haine contre les personnes LGBT ", juge Clémence Zamora-Cruz, s'appuyant sur une série récente d'agressions homophobes. En février, deux couples homosexuels ont été agressés à Dieppe et Pontoise. En mars, un couple gay a été insulté dans un supermarché de Rueil-Malmaison, en région parisienne.

Selon le rapport 2017 de SOS Homophobie, 212 agressions physiques à caractère homophobe ont été recensées en 2016 en France, soit une hausse de 20 %. " Si le mariage gay est entré dans les moeurs, cela ne signifie pas qu'il n'y a plus d'homophobie en France et qu'il n'y a plus de combats à mener ", conclut Joël Deumier.


Source

Video : Kendji Girac - Maria Maria !

Joe Jonas !

mercredi, avril 25, 2018

Indonésie : Cachez moi cet homosexuel que je ne saurais voir.!

La province d’Aceh, l’un des endroits les plus répressifs du monde sur l’homosexualité, a décidé d’écouter les recommandations de l’ONU et de faire un pas en avant… Ou en arrière… Tout dépend du point de vue.

Les homosexuels, jusqu’à présent violemment battus et lynchés publiquement dans la province d’Aceh, à l’ouest de l'Indonésie, ne le seront plus ! Ou presque.

En effet, une nouvelle loi vient de passer : les homosexuels ne seront donc plus battus et lynchés publiquement. Comprenez que la peine restera la même, mais ne sera plus exécutée sur la place publique.

Il est difficile de dire s’il s’agit là d’une avancée, certes minime, ou bien d’une grande hypocrisie pour faire taire ceux qui demandent depuis des années à cette province indonésienne qui applique la Charia de respecter les droits humains. D’autant plus que les journalistes et les adultes qui le voudraient pourraient toujours assister à la sentence qui peut s’élever aujourd’hui à 100 coups de fouet et une peine de prison.

Rappelons que l’homosexualité n’est pas illégale de façon nationale, en Indonésie, mais peut l’être en fonction des provinces.

Matthieu Charneau !

David Beckham !

Si tu veux encore de moi...

vendredi, avril 20, 2018

People : Le mannequin Zander Hodgson fait son coming out... en vidéo !

" Je ne crois pas qu'il y ait beaucoup d'opportunités pour des hommes gays de jouer des rôles d'hétéros ", déplore Zander Hodgson. Le mannequin et aspirant acteur de 27 ans espère changer la donne. Pour cela, il fait son coming out, en vidéo !

La vie sentimentale et la sexualité des stars fascinent leurs nombreux fans ! Zander Hodgson annonce une nouvelle importante aux siens. Le jeune acteur et mannequin fait son coming out en vidéo.

C'est aux plus de 2 000 abonnés de son compte YouTube que Zander s'est confié. Le beau blond de 27 ans y a mis en ligne une vidéo intitulée " Zander's IMPORTANT MESSAGE " ( " Le message important de Zander " en français ), dans laquelle il fait son coming out : " Je voulais dire à tout le monde que je suis gay "!

" C'est quelque chose que je trouvais important à faire pour mon propre développement, pour moi même, pour ne pas avoir honte, pour être plus proche des autres ", explique le jeune Britannique résidant à Los Angeles. Il poursuit : " Je voulais aussi faire cette vidéo, parce que quand je pense à tous les enfants qu'on harcèle ou qui luttent avec leur sexualité, y compris des ados et des adultes, je veux que vous sachiez que vous n'êtes pas seuls ".

Son homosexualité, Zander Hodgson en a évidemment parlé à sa famille. " La majorité de ma famille l'a acceptée et m'aime quoi qu'il arrive ", déclare le modèle. Zander a tout de même réfléchi avant de franchir le pas publiquement, de peur que l'industrie du cinéma, dans laquelle il souhaite exercer en tant qu'acteur, ne le rejette.

" Il y a peu d'acteurs gays en activité et de ma génération auxquels je peux m'identifier. Je ne crois pas qu'il y ait beaucoup d'opportunités pour des hommes gays de jouer des rôles d'hétéros," déclare le jeune homme, avant d'ajouter : " Bien que j'aime regarder des films sur des relations homos avec des personnages joués par des acteurs hétéros, je me demande de plus en plus pourquoi des acteurs hétéros ont ces rôles alors qu'il y a tant de comédiens gays " ? 

Zander Hodgson espère bien changer la donne !

 Regardez la vidéo : Here/Ici

Video : Years & Years - Sanctify !

Il n'en reste qu'un bleu noir...

Sweet !

Ca va faire mâle...

jeudi, avril 19, 2018

Trinidad-et-Tobago : L'homosexualité masculine en passe d'être décriminalisée !

Un pas de plus vers l'égalité à Trinidad et Tobago, ce petit Etat insulaire des Caraïbes au large du Venezuela. Jeudi, la Cour suprême de ce pays du Commonwealth a en effet jugé que l'interdiction des relations entre hommes ( et plus particulièrement les lois punissant la sodomie ) était " inconstitutionnelle, illégale, nulle, vide, invalide et sans effets ", ont rapporté plusieurs médias.

A l'initiative de l'offensive judiciaire contre cette loi punissant de 25 ans de prison les relations entre hommes gays depuis la période coloniale, l'activiste LGBTQ Jason Jones s'est félicité de cette décision, forcément historique dans les Caraïbes. 

" Victoire ! Merci pour tous vos messages de soutien ! Nous l'avons fait ! Nous sommes désormais égaux ! ", a tweeté le militant trinidadien. 

La décision finale des juges suprêmes est attendue pour le mois de juillet. 

Chat alors !

Sous ma peau, j'ai L.A. en overdose...

mercredi, avril 18, 2018

People : Menacée de chantage, Conchita Wurst révèle sa séropositivité !

La célèbre drag-queen autrichienne, qui a remporté le concours de l'Eurovision en 2014, a annoncé sur les réseaux sociaux sa séropositivité.

Véritable icône LGBT, Conchita Wurst a révélé sa séropositivité dans un post Instagram. " Il est temps de me libérer d'une épée de Damoclès : je suis séropositif depuis plusieurs années ", écrit-elle en légende d'un cliché publié dimanche 15 avril. Une annonce qui intervient alors que Conchita Wurst était la cible de menaces de la part d'un ancien petit ami.

" Cette information ne regarde pas le public, mais un ex-petit ami menace de la révéler. Je ne donnerai à personne le droit de m'effrayer et d’influer sur ma vie, poursuit l'artiste. Les informations sur ma séropositivité sont peut-être neuves pour vous, mais mon statut de séropositif ne l’est pas. Ma santé est bonne et je suis plus fort, motivé et libre que jamais ". 

Dans sa longue déclaration sur le réseau social, Conchita Wurst explique recevoir un traitement contre le VIH depuis de nombreuses années, et que ses taux étaient maintenant quasi-indétectables. Rappelons que le VIH est traité avec des médicaments qui réduisent la charge virale suffisamment pour que le patient ne puisse plus transmettre le virus.

Avec cette annonce, Conchita Wurst entend " donner du courage aux personnes contaminées par le VIH et contribuer à la lutte contre la stigmatisation " des personnes atteintes.

Video : Comment mieux comprendre ton chat !

D'être tendu n'ajoute rien au problème...

Chris Hemsworth !

Roux doux doux...

vendredi, avril 13, 2018

Société : Les couples homosexuels vivent moins souvent sous le même toit que les hétéros !

Comment vivent-ils leur conjugalité ? Et quelles relations entretiennent-ils avec leur famille ? Le sociologue Wilfried Rault, chercheur à l’Institut national des études statistiques (Ined), s’est penché sur les modes de vie des personnes homosexuelles.

Jusqu’au début des années 2000, les enquêtes statistiques ne prenaient pas en compte certaines réalités sociales, dont celles des couples de même sexe. Il a fallu attendre 2011 et l’enquête Famille et logements menée par l'Insee, pour que le sujet puisse être clairement abordé statistiquement. Le sociologue Wilfried Rault, chercheur à l’Institut national des études démographiques (Ined) a exploité les données disponibles et mis en lumière le fait que l’homosexualité a des incidences particulières sur les modes de vie (1).

Stigmatisation : Il révèle notamment que, proportionnellement, les couples homosexuels sont plus nombreux à ne pas vivre sous le même toit. Entre 15 et 16 % des gays et des lesbiennes en couple de 18 à 75 ans se disent en couple sans cohabiter. Ils ne sont que 4 % chez les couples hétérosexuels.

En cause ? "  L’homosexualité peut rendre la conjugalité cohabitante plus difficile, parce qu’elle est visible et exposée à des formes de stigmatisations  ", explique Wilfried Rault. Et ce, même si la reconnaissance juridique et sociale des couples de même sexe progresse. Avant le pacs et le mariage, la conjugalité "  n’était pas forcément un horizon possible, voire pensable pour les personnes gays et lesbiennes  ".

Ainsi les couples de même sexe sont " moins soumis à la norme conjugale ", qui veut que l’on vive sous le même toit.

D’autres éléments sociodémographiques éclairent aussi cette réalité : Comme les couples non-cohabitants en général, les personnes en couple de même sexe disposent en moyenne de davantage de ressources financières qui leur permettent d’assumer deux logements différents.

Plus largement, elles ont en moyenne un niveau d’études élevé, comme si le fait d’avoir des ressources économiques et culturelles permettait ou facilitait le fait de vivre une situation de couple minoritaire.

"  À origines sociales similaires, leur niveau de diplôme est plus élevé, précise le chercheur. Le fait d’appartenir à une minorité sexuelle favorise probablement les mobilités sociales, notamment par les études car cela peut être une ressource pour mieux vivre, par ailleurs, une différence ou anticiper de possibles discriminations  ".

Une certaine distance avec la famille : L’étude de Wilfried Rault a, par ailleurs, révélé que les homosexuels entretenaient des relations particulières avec leur famille. "  Dès les années 1980, on a constaté qu’elles connaissaient d’importantes mobilités géographiques et vivaient plus souvent à distance de leurs parents que les hétérosexuels, comme pour mieux vivre une sexualité minoritaire et parfois encline à un rejet ".

Cette distance est plus significative chez les hommes que chez les femmes. Mais cela ne témoigne pas forcément d’un éloignement relationnel. On observe toutefois que les ruptures relationnelles sont plus nombreuses.

Autre élément remarquable : le " tropisme parisien ". Nombre de personnes gays et lesbiennes ont tendance à rejoindre la région parisienne. " C’est particulièrement vrai chez les hommes ". On peut supposer qu’ils y trouvent à la fois l’anonymat, la possibilité d’évoluer dans des endroits où les opportunités de rencontres de partenaires sont beaucoup plus nombreuses, notamment dans des lieux gays ou lesbiens.

Mais, précise Wilfried Rault, " ces spécificités, avec le temps, vont sans doute s’atténuer, en même temps que s’impose une meilleure acceptation de l’homosexualité par la société ".

(1) Son étude fait partie de l’ouvrage "  La famille à distance. Mobilités, territoires et liens familiaux  ", chez Ined éditions.

Et s'accrocher encore à nos chimères...

Some after school !

jeudi, avril 12, 2018

Sexe : Fidèle ou pas, telle est la question !

Vous avez déjà trompé ou été trompé ? Si " oui ", alors vous faites partie de la majorité des gays, selon la récente enquête menée par le magazine " FS " auprès de ses lecteurs en Grande-Bretagne.

Quelle valeur accorde-t-on à la fidélité au sein du couple, pour autant qu’elle en soit une ? Sous couvert de mensonges, trahisons et de vengeances, l’infidélité sexuelle est une recette infaillible de la presse people depuis qu’elle existe, adaptée plus tard à la téléréalité. Mais qu’en est-il dans la vraie vie des gays ? Contextuellement et contrairement à nos amis hétéros dont le schéma type reste celui de la famille classique, la plupart des homosexuels vivent leurs histoires d’amour sans le joug de cette "  construction sociale ". En conséquence, on pourrait croire que l’infidélité dans un couple gay est moins taboue ou dramatisée. Mais est-ce réellement le cas en dehors de l’humour entre potes au coin d’un bar ?

Pour en découdre avec la question, le magazine " FS " a mené son enquête auprès d’un échantillon assez large pour représenter au mieux la population. Ils sont très exactement 961 hommes gays et bisexuels à avoir joué le jeu de la vérité, dont les résultats ( édifiants ) sont révélés dans l’édition du mois de février 2018 du magazine. La première question étant " où commence l’infidélité ? ", les participants ont établi une échelle en répondant à des critères précis ( voir ci-dessous ). En résumé, 79% considèrent le sexe anal comme l’ultime trahison, suivis de près par 76% considérant la fellation et 74% la masturbation mutuelle comme une infidélité. Pour 66%, embrasser c’est tromper et 18% se sentent trahis par un simple flirt en dehors de leur couple.

Les chiffres : A la question " Avez-vous déjà été trompé par un partenaire ? ", une grosse majorité a répondu oui sans hésiter, soit 58%. 25% ont répondu par la négative pendant que 17% ne sont pas certains. Inversement, 52%, plus de la moitié également, a avoué avoir déjà été infidèle dans une relation, contre 46% assurant le contraire et 7% " amnésiques " qui disent ne pas savoir. 45% des infidèles relatent avoir été découverts par leur partenaire officiel, la même proportion affirmant le contraire et encore, 10% d’incertains.

Une autre question intéressante de l’enquête portant sur les maladies sexuellement transmissibles (MST) révèle que 17% des infidèles en ont contracté une lors d’un écart contre 79% confirmant l’inverse et 4% qui ne savent pas. 39% disent avoir informé leur partenaire dans le premier cas, pendant que 61% préfèrent garder la MST contractée secrète, au risque de la transmettre à leur partenaire, et d’autres éventuellement. Inquiétant constat poussant à la réflexion de la transparence et l’honnêteté au sein du couple. Surtout, ce résultat démontre l’importance de passer régulièrement des tests de dépistage, au moins deux fois par année.

Des années 70 aux années 2000 : L’enquête de " FS " fait écho à une autre étude réalisée par l’université de San Francisco en 1975 et en 2000 sur 6 864 individus. En comparaison aux années 70, très libres et surtout avant la tragique épidémie du SIDA survenue au début des années 80, les années 2000 montrent une nette chute de l’infidélité sexuelle chez les couples gays. 83% des hommes homosexuels et 28% des lesbiennes avouaient des aventures extraconjugales en 1975, alors que 25 ans plus tard, ils n’étaient respectivement plus que 59% et 8% dans le même cas. Entre-temps, la tentation des applications de drague et la dédramatisation généralisée ( à tort ) autour du virus VIH montrent que ces chiffres augmenteraient à nouveau actuellement.

Le sociologue Arnaud Lerch, co-auteur avec Sébastien Chauvin de l’ouvrage Sociologie de l’homosexualité paru en 2013 dans la collection " Repères " ( éd. La Découverte ), expose dans une interview au blog Rencontre Extraconjugales en 2014 que l’infidélité sexuelle des gays remonte à la nuit des temps. " Dans la Grèce Antique, l’éducation et les pratiques sexuelles se faisaient entre hommes, mais ce n’était pas le cas dans tous les pays. En France par exemple, l’homosexualité n’a été dépénalisée qu’en 1982. Jusque là, vivre cachés était donc le seul moyen de vivre son homosexualité durant des siècles, contraignant ainsi les habitudes des gays à vivre l’amour entre hommes de façon anonyme ", observe-t-il. Nuançant le propos entre les couples vivant en province et dans des grandes villes, où le milieu gay est pourvu de nombreux lieux de rencontres d’une nuit (saunas, hammams, backrooms), il souligne l’importance des sites et des apps de rencontres, autant d’outils à portée de main encourageant certains à l’infidélité.

En guise d’épilogue, s’il n’y a rien de plus amoral que la moralité, retenons ici l’importance de ne pas mettre la vie de son partenaire en danger en gardant pour soi le secret d’une maladie sexuellement transmissible.

L’infidélité, selon les lecteurs de " FS ", c’est… 

79% sexe anal 
76% fellation 
74% masturbation 
68% ne pas respecter les règles d’une relation ouverte 
66% embrasser 
62% intimité émotionnelle avec une autre personne 
55% utiliser une application de drague 
43% échanger des photos sexuelles 
34% envoyer des messages privés 
18% flirter