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vendredi, décembre 11, 2020

Tech : Grindr et d’autres applis de rencontres sont victimes d’une faille de sécurité sur Android !

Grindr, comme de nombreuses applications de drague, a été victime d'une faille de sécurité sur Android. L'application est régulièrement décriée pour sa gestion des données. 

Nouvelle faille de sécurité sur Grindr. Mais cette fois, elle ne concerne pas les utilisateurs d'iPhone, mais ceux d'Android. Une erreur permettait à des hackers d'accéder à des données sensibles des utilisateurs de nombreuses applications de drague. 

La semaine dernière, des chercheurs de Check Point, un institut de sécurité informatique, ont révélé que plusieurs applications de rencontre posaient problème. Parmi elles, Bumble, Grindr, ou encore OkCupid. Grindr a annoncé avoir réglé la faille de sécurité. 

Une faille réparée... chez certaines applis : " Nous remercions Check Point de nous avoir alertés. Le jour même, notre équipe a pu trouver une solution. Nous nous engageons à renforcer la sécurité de notre service et nous nous sommes associés avec une entreprise en pointe dans la sécurité pour simplifier et renforcer les différentes équipes de recherches pour signaler ces failles ", a déclaré le porte-parole de Grindr au Computer Weekly. 

Aviran Hazum, le directeur de l'équipe qui s'occupe de la recherche sur les smartphones, a estimé que des centaines de millions d'utilisateurs d'Android seraient concernés par la faille. " Si quelqu'un utilise cette vulnérabilité avec des intentions malveillantes, il peut accéder à des applications qui n'ont pas réglé le problème. Par exemple, la vulnérabilité permettrait de voler des identifications à deux facteurs, et ainsi avoir accès à des comptes bancaires ", a-t-il commenté. 

En octobre déjà, un utilisateur a remarqué qu'il était très simple de récupérer le mot de passe de n'importe quel utilisateur de Grindr en fouillant dans le code de l'application. Avec le mail associé au compte de l'internaute et un simple copier/coller, il pouvait changer le mot de passe. " L'une des techniques de hacking les plus basiques que je n'ai jamais vue ", disait-il. 

Une gestion des données dénoncée : Au-delà des failles de sécurité, la gestion des données sensibles par les applications de drague est centrale. En janvier dernier, un rapport relayé par le New York Times alertait l'Europe. Grindr et Tinder partageraient certaines informations concernant leurs utilisateurs avec des publicitaires. Selon les chercheurs, ces applications enfreindraient " systématiquement " la loi européenne. 

Grindr aurait transmis des codes pour suivre ses utilisateurs à des dizaines d'entreprises. Elles avaient donc accès au nom des utilisateurs sur l'appli, leur adresse IP, leur âge et de fait, leur orientation sexuelle. Mais, notamment lorsqu'on est dans le placard, on n'a pas envie de recevoir de publicités ciblées en fonction de notre orientation sexuelle. 

Une pub anti-PrEP : Quelques jours avant la journée mondiale de lutte contre le sida, Grindr a également été accusé de diffuser une publicité contre la PrEP. Cette publicité enjoignait les prepeurs de poursuivre en justice Gilead qui produit le Truvada. Le cabinet d'avocats en question leur promettait de gagner de l'argent en dénonçant les effets secondaires. Les militants de la lutte contre le VIH ont accusé l'application de dissuader les personnes LGBT+ de prendre la PrEP, pourtant capitale dans la lutte contre la pandémie. 

samedi, novembre 28, 2020

Sexe : Qui sont les hommes qui envoient des photos de pénis non sollicitées ?

Entre désir et dégradation, amour et haine, la ligne est fragile...

Qui sont ces hommes qui envoient des photos de leur pénis sans qu'on leur ait rien demandé ? Votre voisin, votre collègue, votre boulanger : sur un échantillon de plus de 1000 hommes hétérosexuels, 48% avaient transmis des dick pics non sollicitées. 

Le Journal of Sex Research a été enquêter : ce sont des hommes ( sans blagues ), très jeunes, présentant de hauts niveaux de narcissisme et de sexisme ( bienveillant et malveillant ). Ils sont aussi érotophobes : ils tiennent la sexualité pour quelque chose de dégradant et de négatif.

Pourquoi envoient-ils ces images ? D'abord pour créer une forme de communication : 43.6% de ces hommes espèrent recevoir des photos en retour, ou espèrent attirer de l'attention sexuelle ( ah, la naïveté). 32.5% sont en recherche de partenaires. 18% envoient ces images tout simplement pour le plaisir.

Ensuite, le tableau commence à se corser :

- 9% veulent du pouvoir et du contrôle. Ils aiment l'idée que l'autre n'ait pas consenti, que cette personne soit énervée - ils trouvent ça marrant.

- 6% ont des conflits d'enfance à régler : leurs parents les ont humiliés quand ils étaient nus ( et la dick pic permet de se sentir mieux ), mais ils peuvent aussi avoir la nostalgie d'une enfance où ils pouvaient gambader nus.

- 6% sont avant tout misogynes : il s'agit de punir les femmes, de leur montrer qu'elles sont méprisables.

Au niveau des réactions attendues, l'immense majorité cherche à produire de l'excitation sexuelle, puis vient le fait que l'autre se sente beau/belle et désirable. Mais il se mêle à ces " bons sentiments " des intentions beaucoup moins innocentes : l'envie de choquer, d'effrayer, de dégoûter, d'exaspérer, de culpabiliser ou d'humilier. ( Notez que ces contradictions peuvent habiter la même personne, au même moment )...

Que conclure de ce tableau ? Que nous sommes face à un phénomène complexe, mais surtout, qu'Internet et la dématérialisation nous permettent de révéler des envies, des traumatismes, des émotions, qui n'ont pas leur place hors-ligne. 5% des hommes interrogés s'étaient déjà exhibés publiquement, mais 20% par webcam ou via une nouvelle technologie. Internet ne pousse pas au délit. Mais Internet nous donne un endroit où nous pouvons commettre des mini-transgressions sexuelles. 

vendredi, novembre 27, 2020

LGTB : Find your gay competitor, l’appli qui unit par le sport !

Find your gay competitor ( FYGC ) voit le jour en juin dernier, grâce à deux amis, George Kardaras et Lambros Kostapappas. En l’espace de quatre mois, l’appli connaît un bon accueil auprès des sportifs LGBTQI+, professionnels ou non grâce à son accessibilité et sa facilité. Aujourd’hui, elle est disponible sur IOS et Android dans tous les pays du monde. Les créateurs nous en disent plus. 

LEUC : Pourquoi avez-vous choisi de nommer l’application Find your gay competitor ?

FYGC : Le sport, c’est le plaisir, le fair-play et se faire de nouveaux amis, mais c’est aussi faire de l’exercice, s’entraîner, trouver ses limites et enfin la compétition. Les athlètes LGBT + ne doivent pas avoir peur de la compétition et de montrer leurs compétences. L’application prend en compte le coming-out de chaque athlète (pro ou amateur) car il / elle / iel est un compétiteur, un modèle pour la communauté LGBT +.

Le mot " gay " dans le nom de notre application représente l’ensemble de la communauté LGBT +. Dans la nouvelle version bêta, vous aurez la possibilité de vous définir dans votre profil en tant qu’athlète masculin, féminin ou diversifié.

Comment est née l’idée de l’application ?

L’idée est née à Tel Aviv lors des Jeux de 2019 où George participait en tant que nageur pour la Grèce. Se promenant dans la ville, il a vu des gens faire du jogging et a souhaité pouvoir trouver un compagnon LGBT + local pour faire du jogging et voir la ville également.

Il a discuté avec Lampros de la nécessité d’une solution où les personnes LGBT + pourraient trouver d’autres personnes LGBT + pour faire du sport ensemble sans craindre d’être victimes d’intimidation. Et, ils ont tous deux conçu une application mobile pour résoudre ce problème.

Ce projet a-t-il répondu à une demande des personnes LGBTQI + du sport, professionnels ou non ?

Pour plusieurs raisons, oui. Pendant le confinement, nous avons réalisé un grand besoin de continuer à faire du sport. Comme les gymnases et les installations extérieures ont été fermés, nous avons ajusté notre solution d’application mobile pour fournir un " endroit " sûr où les personnes LGBT + trouvent leur partenaire sportif et continuent leurs entraînements.

Nous avons décidé qu’en plus d’aider les individus, notre application FYGC pourrait être un agrégateur pour unir les clubs sportifs et les entraîneurs personnels gays ou gay friendly. De cette façon, nous pourrons les aider à trouver des membres et des clients et à développer leur potentiel.

FYGC se consacre-t-elle uniquement aux conversations en ligne ? Ou des événements peuvent-ils se mettre en place ?

Pour le moment FYGC est dédié aux particuliers, les utilisateurs peuvent se renseigner sur les actualités sportives LGBTQI+. Mais, les clubs sportifs et les entraîneurs personnels seront prochainement inclus. En conséquence, les utilisateurs auront la possibilité de choisir parmi des partenaires sportifs individuels, des clubs sportifs ou de trouver un entraîneur personnel. Nous n’organisons pas d’événements, mais grâce à notre " Calendrier sportif ", les clubs et organisations sportifs LGBT + peuvent informer les utilisateurs de leurs événements à venir. Bien sûr, un chat est inclus, afin de planifier votre entraînement... 

Quel futur envisagez-vous pour FYGC ?

Nous allons mettre en place la fonctionnalité " Calendrier des sports ", afin de trier les matchs et les événements par type de sport, lieu, etc... De plus, nous prévoyons d’ajouter de nouvelles catégories de sport. Nous inclurons également un filtre Homme / Femme / Divers et une catégorie Sport Club.

Enfin, avez-vous un message pour encourager les personnes LGBTQI + à utiliser l’application ?

Téléchargez l’application, essayez-la et donnez-nous vos commentaires. Nous voulons rendre votre expérience d’entraînement sûre et efficace et vous aider à trouver de nouveaux partenaires sportifs. Ensemble, nous pouvons rendre le sport inclusif à nouveau ! 

L’info en plus : Find your gay competitor a le soutien de l’EGLSF ( European Gay and Lesbian Sports Foundation ), qui l’inclut dans sa newsletter ainsi que dans ses réseaux sociaux. L’appli est disponible sur IOS et Android. 

mardi, octobre 20, 2020

LGBT : Une énorme faille de sécurité sur Grindr permettrait d’accéder à n’importe quel compte !

Un geek français a découvert que l'on pouvait récupérer le contrôle de n'importe quel compte Grindr en renseignant simplement le mail associé. L'erreur serait réparée.

Il suffisait simplement du mail associé à votre compte Grindr pour en prendre possession. Le français Wassime Bouimadaghene a démontré qu'une vulnérabilité du site de Grindr permettait à de potentiels hackers de voler le compte d'utilisateurs... simplement en demandant un nouveau mot de passe.

Si le hacker a accès à l'adresse mail de sa victime, il n'a qu'à faire un simple copier/coller pour changer de mot de passe. Après une demande de réinitialisation, l'application envoie un mail automatique avec un URL pour le changer. Oui, mais le chercheur en cybersécurité a remarqué que l'URL en question doit être simplement retrouvée via le code de la page, sans protection particulière, explique 01net. Il semblerait que la faille de sécurité soit désormais réparée.

Des informations très sensibles : En prenant possession d'un compte sur Grindr, un hacker peut accéder à des informations particulièrement sensibles, comme par exemple, le statut sérologique, messages, orientation sexuelle mais aussi photos plus ou moins intimes. Et potentiellement faire chanter l'utilisateur.

" C'est l'une des techniques de hacking les plus basiques que j'aie jamais vue... Cette technique est très simple mais les conséquences sont potentiellement dévastatrices. C'est quelque chose qui doit être particulièrement pris au sérieux ", explique sur son site Troy Hunt, le créateur de " Have I been pwned ", un outil qui permet de savoir si son adresse ou son mot de passe a été compromis. 

Des failles régulières : Dans un premier temps, le chercheur français n'a pas été entendu par Grindr lorsqu'il a alerté l'application. Il a fallu que d'autres noms de la tech relaient l'information pour qu'elle soit corrigée. Cet événement alimente le procès en laxisme concernant la sécurité fait contre Grindr. L'année dernière, les données de géolocalisation de ses utilisateurs ont fuité au Royaume-Uni, une faille que Grindr aurait tardé à vouloir réparer. 

En novembre 2019, des employés alertaient sur les failles de sécurité et la manière dont la Chine exploitait les données récoltées. Le site a finalement été racheté en juin dernier par un fonds d'investissement américain pour la modique somme de 608,5 millions de dollars. 

dimanche, septembre 27, 2020

Médias : TikTok admet avoir censuré du contenu LGBT+ dans certains pays !

L'application TikTok a admis avoir restreint des hashtags LGBT+ sur sa plateforme dans plusieurs langues et régions du monde, telles que la Russie, l'Estonie ou la Bosnie. 

Le 8 septembre dernier, le groupe de réflexion australien Australian Strategic Policy Institute a publié un rapport révélant que l'application TikTok a limité du contenu sur des sujets politiques et sociaux, ce qui a impacté des utilisateur.trice.s du monde entier. 

En l’occurrence, les hashtags " gay ", " lesbienne " et " transgenre " ont été censurés en russe, estonien, bosniaque et arabe. Les termes " je suis gay " ou " je suis lesbienne " l'ont également été en russe, et " transition " en arabe. Les contenus liés au mouvement Black Lives Matter aux États-Unis ou à la situation des Ouïghour.e.s en Chine ont aussi été censurés. 

TikTok a utilisé le principe du " shadow ban ", qui est une forme de restriction " furtive " de contenu, construite de telle sorte que l'utilisateur.trice n'est pas conscient.e de la censure. 

vendredi, septembre 25, 2020

En savoir plus : 6 conseils utiles (et faciles) pour protéger ses nudes !

Afin d'éviter de reproduire ce que l'on appellera " l'incident Chris Evans " ou toute tentative de doxing, voici quelques conseils pour protéger au mieux vos photos persos.

Le week-end dernier, notre cher Captain America ( ou Chris Evans pour les intimes ) a partagé par mégarde une story Instagram, où l'on aperçoit dans l'aperçu de sa galerie photos... une dick pic. La sienne, supposément. Un moment gênant pour l'acteur qui aurait surtout pu être évité. En effet, contre ces moments d'inattention ou dans des cas plus graves de doxing ou de revenge porn, il existe plusieurs méthodes pour sécuriser au maximum ses nudes. Bien que le risque zéro n'existe pas, voici 6 étapes à suivre pour s'assurer que vos photos intimes sont en sûreté.

1 ) Protéger son smartphone : Bon, là, on attaque avec le b.a.-ba mais ça fait toujours du bien de le rappeler. Lorsqu'on a des fichiers qu'on préférerait garder cachés sur son mobile, mieux vaut s'assurer que ce dernier soit protégé par une quelconque méthode d'authentification. Reconnaissance faciale, lecture d'empreinte, glissement ou encore mot de passe numérique classique... les alternatives ne manquent pas. Bien que ça n'empêchera pas les hackers d'accéder à vos données à distance, cela évitera qu'un fouineur mal intentionné vienne mettre ses yeux là où il ne devrait pas être.

2 ) Éviter le Cloud : Encore aujourd'hui, on se rappelle de la fameuse fuite de nudes de célébrités, telles que Jennifer Lawrence ou Kate Upton, en 2014. Le point commun de tous ces fichiers piratés est qu'ils se trouvaient tous sur le iCloud d'Apple. Il y a donc ici une leçon à en tirer : en effet, lorsque l'on décide de conserver du contenu sensible, mieux vaut miser sur l'espace de stockage local du smartphone. Non pas que le Cloud ne soit pas sécurisé, il l'est, de manière générale. Il s'agit surtout de sauvegarder ses photos dénudées à un seul endroit : cela réduit la surface d'attaque si des hackers s'en prenaient à vous. Dans cette perspective, évitons d'ailleurs tout duplicata.

Quand bien même vous souhaiteriez stocker vos nudes sur votre Cloud personnel, veillez à bien sécuriser l'accès à celui-ci. " Le moins que vous puissiez faire pour optimiser votre cybersécurité est d'utiliser l'authentification à deux facteurs, explique Daniel Markuson, expert en confidentialité numérique chez NordVPN. Lorsqu'un internaute malveillant essaie de se connecter à un compte depuis un appareil inconnu, une demande d'accès est automatiquement envoyée à l'appareil initialement associé au compte concerné. Cette solution peut compromettre une cyberattaque avant même que celle-ci ne commence ".

3 ) Isoler ses photos : Chris Evans, cette étape est pour toi. L'erreur qu'a commise l'acteur, c'est surtout de laisser errer ses nudes dans sa galerie photos. Or, il existe différentes applications spécialement conçues pour stocker ce genre de contenu, à l'instar de Keepsafe Photo Vault. Disponible aussi bien sous iOS qu'Android, ce " coffre fort " permet de ranger des photos et vidéos à part, dans un album protégé par mot de passe ou bien par lecture d'empreinte. Les fichiers sont doublement cryptés, ce qui veut dire que seul le détenteur des documents peut les visualiser. Et bien entendu, un mot de passe n'ayant jamais été utilisé jusqu'alors est à privilégier. Le changer ponctuellement est aussi préconisé.

4 ). Surveiller les métadonnées : Pour la piqûre de rappel, dans notre récent guide pour réussir sa dick pic, on vous déconseillait d'inclure votre visage dans toute photo trop sexy. Mais ce qu'il faut savoir, c'est qu'il existe une autre façon de faire remonter un nude jusqu'à vous : les métadonnées. En effet, lorsqu'on prend une photo avec son smartphone, des données " cachées " sont enregistrées avec le fichier : cela comprend la date de capture de la photo, une légende... mais aussi le lieu où le cliché a été pris. Et si le lieu en question est votre domicile, il sera difficile de nier qu'un nude vous appartient.

Cela dit, pas de panique : il est possible d'empêcher votre smartphone d'enregistrer ces métadonnées, ou tout du moins celles renvoyant à votre géolocalisation. Sous iOS, il suffit d'aller à Confidentialité & Service de localisation & Appareil photo, puis sélectionner l'option " Jamais ". Pour ce qui est d'Android, il faut aller dans Applications & Appareil photo et désactiver votre position dans les autorisations. Attention néanmoins : cela ne supprimera pas les métadonnées des photos prises avant cette modification. Pour ça, il faudra idéalement passer par une application tierce qui se chargera d'effacer les métadonnées de toute image jugée sensible par vos soins.

5 ) Bien choisir son destinataire : Avant d'envoyer des nudes, on ne vous conseillera jamais assez d'avoir une confiance totale en votre destinataire. C'est rassurant et, forcément, ça limite le risque de voir vos photos olé olé atterrir sur la Toile. Mais parce qu'on ne peut jamais être sûr, on vous conseillera d'utiliser une application comme Snapchat pour l'envoi de nudes. Les photos envoyées sont éphémères et l'application vous avertit si votre destinataire réalise une capture d'écran de votre photo. En définitive : non, ça n'empêchera pas la personne en face de divulguer vos fichiers privés mais, au moins, vous saurez qui est en possession des fichiers en question. Et c'est déjà ça.

6 ) Assurer ses arrières : Dans l'éventualité que votre smartphone vous ait été dérobé ( avec vos nudes dedans, cela va sans dire ), il y a toujours une option. Avec Find My iPhone (pour iOS) et Find My Device (pour Android), il est possible de retracer votre mobile. Mais si vous craignez de ne jamais remettre la main dessus, cet outil permet de supprimer à distance toutes vos données personnelles. Pratique. *

lundi, août 10, 2020

Homophobie : Une application pour signaler les actes de violence contre les LGBT+ et adapter la prévention !

L'association Flag! lutte contre les discriminations à l'encontre de la communauté LGBT+. Elle a lancé en avril dernier une application pour signaler tout acte de violence.

Près de 90 jours après son lancement, l’application de l’association Flag!, basée à Paris, a un objectif précis : rendre visible les violences physiques ou verbales LGBTphobes, de sérophobie et de violences conjugales.

Des signalements anonymes : L’application gratuite, lancée par Flag!, une association créée en 2001 par des policiers pour lutter contre les discriminations à l’égard de la communauté LGBT+, remplit trois objectifs selon son président, Johan Cavirot :

" La première mission est de permettre aux victimes ou aux témoins de violences de faire un signalement anonymement. Elles seront ensuite orientées vers l’organisme le plus pertinent : Le Refuge pour les jeunes majeurs, le 119 pour les mineurs, Arrêtons les violences en cas de violences conjugales, etc "...

La réponse est immédiate, charge à la victime de contacter ou non ces structures. " Dans les grandes villes, les acteurs associatifs sont souvent connus mais dans les zones rurales ou Outre-Mer, c’est parfois plus compliqué de trouver le bon interlocuteur. C’est pour ces personnes isolées que ce système a été mis en place ", ajoute le président.

Adapter les politiques publiques : Ces signalements sont ensuite stockés et seront analysés par un comité scientifique, en partenariat avec la Fondation Jean Jaurès, pour cartographier les violences. " L’objectif est d’adapter les politiques locales face aux actes de violences recensés sur un territoire ", ajoute Johan Cavirot.

" Prenons l’exemple de Barbès ( 18ème arrondissement de Paris ) et du 16ème arrondissement de Paris. Dans le premier, la vie de quartier se fait dans la rue et les violences aussi, contrairement au second quartier où les violences sont plutôt intrafamiliales ".

La pertinence de mettre des policiers dans la rue n’est pas la même selon le territoire d’après le président de Flag!, " dans des zones où les violences s’opèrent à l’intérieur des foyers, la prévention dans le périmètre scolaire sera favorisée par exemple ", détaille-t-il. Des politiques publiques adaptées, un peu sur le modèle des " frappes chirurgicales ".

De la menace d'outing au refus de plainte : La première étude issue de ces données sortira dans un an en attendant, la deuxième phase du projet est déjà en cours. Elle consiste à externaliser l’application dans l’intranet d’entreprises, d’établissements scolaires ou encore d’institutions, pour des signalements internes.

" Le Conseil d’État va se doter à la rentrée de ce dispositif et nous sommes en pourparlers avec le ministère de l’Intérieur pour aider la parole à se libérer ".

" On a beaucoup entendu dire que Paris devient dangereux sans pouvoir ni quantifier, ni localiser précisément les faits ". Un constat que dresse également l’officier de liaison LGBT de la préfecture de police de Paris, Mickaël Bucheron. " Ce nouvel outil va nous aider à lutter contre les actes de violence contre la communauté LGBT+ ", complète Johan Cavirot.

Sur l’application, les signalements peuvent concerner des actes qui se sont déroulés sur un lieu physique ou en ligne. Les types d’actes qui peuvent être dénoncés peuvent être : l’injure, la menace d'outing ( révélation publique par un tiers de l’homosexualité d’une personne ), les attouchements sexuels ou encore un refus d’une plainte à caractère LGBTphobe.

Association Flag! : contact@flagasso.com ( Téléchargement de l’application gratuit sur Apple et Android ) !

dimanche, juin 21, 2020

En savoir plus : Grindr est redevenu américain, mais ses nouveaux propriétaires ne plaisent pas à tout le monde !

Les dirigeants du fonds d’investissement qui a racheté Grindr au mois de mars veulent faire de l’application un " lieu positif pour tous ". Mais ils sont hétérosexuels, et c’est difficile à comprendre pour certains...

L’opération a été conclue au mois de mars, en pleine pandémie de Covid-19, pour une somme de 608,5 millions de dollars. Jusqu’alors, les dirigeants de San Vicente Acquisition Partners, nouveau propriétaire à 98,59% de Grindr, l’application star des rencontres gays, étaient restés discrets. Lundi 15 juin, Jeff Bonforte, Rick Marini and Gary Hsueh, respectivement PDG, directeur de l’exploitation et directeur financier de San Vicente, sont sortis de l’ombre dans un article du magazine LGBT+ américain The Advocate.

Jeff Bonforte et Rick Marini, qui ont répondu aux questions de The Advocate, s’identifient comme hétérosexuels. Tous deux se sont construit un CV en béton à la Silicon Valley : Bonforte a été aux commandes de Yahoo! Mail, Messenger et Flickr ainsi que cinq start-ups qu’il a fondées. Qu’est-ce qui a motivé des hétéros à racheter Grindr ? Jeff Bonforte dit apprécier la façon dont l’application a " survécu et prospéré " à travers des temps tumultueux, sa base d’utilisateurs " fidèle " et croissante, et sa capacité à être une force positive dans le monde pour la communauté LGBT+.

Sécurité des données : Visé par de nombreuses critiques sur la sexualité des nouveaux actionnaires, l’homme d’affaires a répondu à The Advocate. " Je ne pense pas qu’il faille être gay pour souhaiter avoir une communauté LGBTQ forte, saine et sûre, confie-t-il. Et donc je pense que nous voyons le rôle de Grindr dans cela, et nous espérons que nous pourrons le faire avancer ". Résident du quartier du Castro à San Francisco, Bonforte dit avoir des " liens physiques étroits avec la communauté LGBTQ " ( sic ). Tous deux ont donné, en cumulé, 60.000 dollars à la Gay & Lesbian Alliance Against Defamation ( GLAAD ), association américaine de lutte contre les LGBTphobies dans les médias, en 2017.

Fondé en 2009 par l’entrepreneur des nouvelles technologies Joel Simkhai, ouvertement gay, Grindr est devenu en 2016 la propriété à 60% de Beijing Kunlun Tech, entreprise chinoise de jeux vidéo. Mais le gouvernement américain a vu d’un mauvais œil ce rachat et a fait part à la Chine de ses inquiétudes concernant la sécurisation des données des utilisateurs, notamment des militaires américains, qui pourraient faire l’objet de chantage, dans un contexte de tensions géopolitiques entre les deux pays. La sécurité des données sera un des enjeux centraux pour les propriétaires de Grindr, qui veulent faire de l’application un " lieu positif pour tous ".

lundi, juin 15, 2020

Santé : Grâce à cette appli, vous pouvez désormais renouveler votre PrEP en ligne !

Livi, une application de téléconsultation médicale, vient de lancer avec l’aide de Paris Sans Sida le renouvellement de la PrEP par téléconsultation. Une petite révolution, et notamment pour les patients de zones rurales.

Depuis le 18 mai dernier, le centre de santé digital Livi propose le renouvellement de la PrEP et le dépistage des IST par téléconsultation. Si l’ordonnance d’une première prise de PrEP est toujours réservée aux Hôpitaux et aux CeGIDD, des médecins généralistes inscrits à l’Ordre pourront désormais, en visioconférence, prescrire la petite pilule bleue qui prévient des infections au VIH.

Maxime Cauterman, Directeur médical de Livi, a répondu à quelques questions, et en a profité pour annoncer un partenariat inédit avec Paris Sans Sida, qui a notamment formé les médecins de l’application à cette forme de prévention parfois méconnue d’une partie du corps médical, et à la prise en charge des patients LGBT sans discriminations. Ils ont également été épaulés par le docteur Antoine Bachelard, du CeGIDD de l’hôpital Bichat.

LEUC : Livi propose désormais le renouvellement prep par téléconsultation. Quel est l’objectif ?

Maxime Cauterman : Depuis le lancement de Livi en France en septembre 2018, nous sommes engagés dans l’amélioration de l’accès à la prévention. En outre, nous avons de manière récurrente des demandes de patients sur les enjeux santé sexuelle, et notamment de dépistage. Nous nous sommes ainsi demandés si nous ne pouvions pas prendre une part plus active dans la lutte contre le VIH. Fidèles à notre projet médical, articulé autour de la qualité des soins, du renforcement de l’accès aux soins et à la prévention, nous avons travaillé pendant près d’un an pour proposer le renouvellement de la PrEP par téléconsultation. Alors que les premières prescriptions de PrEP doivent nécessairement être faites à l’hôpital ou en CeGIDD, seuls 12% des suivis se font en ville, entraînant des délais d’attente très longs pour une primo prescription. En offrant une possibilité nouvelle de suivi et de renouvellement, Livi permettra de libérer du temps médical pour que les hospitaliers puissent accueillir plus de personnes pour un premier rendez-vous.

" Tous les patients français, quel que soit leur lieu d’habitation, vont pouvoir accéder à un médecin capable de les accueillir pour des dépistages, des traitements d’IST, et le suivi de la PrEP " !

Selon vous, quel est l’intérêt de cette démarche ?

Grâce à cette démarche, tous les patients français, quel que soit leur lieu d’habitation, vont pouvoir accéder à un médecin capable de les accueillir pour des dépistages, des traitements d’IST, et le suivi de la PrEP. Nous sommes convaincus que la téléconsultation va faciliter la vie des PrEPeurs, en leur permettant d’accéder plus facilement au traitement, en se déplaçant uniquement pour obtenir la première prescription et réaliser les tests nécessaires au suivi biologique, et ce dans un respect absolu de la confidentialité de leurs informations. Le suivi médical pourra ensuite être réalisé par téléconsultation tous les trois mois, pour le renouvellement, qui sera l’occasion de faire le point avec le médecin et de poser toutes les questions nécessaires – des questions que les personnes ont souvent plus de mal à poser à leur médecin de famille.

Nous sommes convaincus que la téléconsultation correspond au profil des PrEPeurs français, qui sont le plus souvent des hommes (97%), d’une moyenne d’âge de 37 ans, qui résident dans des métropoles de plus de 200 000 habitants (72%) – donc une population jeune, dynamique et connectée. La téléconsultation leur permettra ainsi d’intégrer facilement le suivi PrEP dans leur quotidien, tout en bénéficiant d’un accompagnement par un médecin généraliste formé et compétent sur le sujet. Nous espérons aussi offrir un service de qualité aux personnes vivant en désert médical, et qui représentent les deux tiers de notre patientèle.

Comment avez vous convaincu les acteurs institutionnels de l’intérêt de cette démarche ?

Nous n’avons pas eu besoin de les convaincre. La réflexion était déjà bien installée dans de nombreux groupes de travail et projets associatifs. Les médecins qui connaissent et accueillent des personnes pour ce type de motif interagissent déjà beaucoup à distance avec eux en réalité.

L’innovation est très présente dans le champ de la lutte contre le sida, depuis ses origines. L’intérêt de la téléconsultation pour le dépistage est inscrit dans les dernières recommandations du Conseil National du sida, et certains services d’infectiologie parisiens cherchent à mobiliser de nouveaux leviers pour accueillir plus de patients. Santé Publique France a également étudié des modalités originales d’adressage des tests par courrier. Enfin, l’association " Vers Paris Sans sida ", créée à l’initiative de la ville de Paris et qui a notamment pour objectif d’arriver à zéro nouvelle contamination par le VIH à partir de 2030 à Paris et en Seine-Saint-Denis, a lancé énormément d’innovations telles que " Au labo sans ordo ".

Nous sommes d’ailleurs particulièrement fiers et heureux d’être officiellement en partenariat avec cette dernière pour travailler en commun sur les enjeux de santé sexuelle en téléconsultation. Elle porte des projets extrêmement intéressants et développe des actions de communication impactantes en santé sexuelle. Quand on sait que l’efficacité de la PrEP s’approche de 100 % à Paris, avec aucune infection des personnes suivies entre 2017 et 2018, selon les chiffres de l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) et de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), ce partenariat prend tout son sens pour faciliter la vie des personnes concernées.

Comment assurer un suivi aussi rigoureux qu’en CEGIDD ?

Premier point : il va de soi que nous assurons avant tout un suivi complémentaire. Il y a des choses que nous ne pouvons pas faire : nous avons décidé de ne pas prescrire les injections à domicile d’antibiotiques pour la syphilis du fait du trop grand risque de choc anaphylactique, et d’autres que nous devons faire ensemble – par exemple, les deuxièmes sérologies et l’inclusion éventuelle dans les files actives d’infectiologie en cas de suspicion de séroconversion.

Second point : nous avons l’habitude de travailler en partenariat avec d’autres structures de soins ainsi qu’avec des acteurs associatifs, et cela nous met d’emblée dans une logique d’excellence et de grande exigence. Nous avons bien entendu formé les médecins avec le concours de professionnels de santé et travailleurs sociaux réputés qui pratiquent dans le respect de protocoles très stricts.

S’il y a un souhait " d’alternance " chez les personnes, qui tantôt souhaiteront être suivis par téléconsultation et d’autres fois en présentiel. Nous pourrons ainsi clairement assurer cette première possibilité.

" Les PrEPeurs auront ainsi accès à une équipe médicale de qualité, sensible aux questions d’orientation sexuelle, d’identité de genre " !

La PreP est encore mal perçue par certains professionnels de santé, les médecins de LIVI sont-ils formés et volontaires ?

Notre équipe est encadrée et formée à ces enjeux, et notamment aux spécificités des personnes LGBTQI+ qui représentent la grande majorité des patients prenant la PrEP en France. Les médecins généralistes qui reçoivent des patients pour un renouvellement PrEP sont volontaires et formés à cette fin. Les PrEPeurs auront ainsi accès à une équipe médicale de qualité, sensible aux questions d’orientation sexuelle, d’identité de genre, avec laquelle les patients pourront parler en toute liberté de leurs pratiques sexuelles, de leurs modes de vie, et qui pourra les conseiller et les orienter selon leurs besoins et leurs attentes.

Le partenariat que nous avons engagé avec " Vers Paris Sans sida " nous a également permis de proposer aux médecins qui feront du renouvellement de PrEP d’échanger avec l’association pour garantir une prise en charge sans jugement ni tabou.

jeudi, juin 04, 2020

Tech : L'appli de rencontre gay Grindr renonce à sa fonction de tri par " origines ethniques " !

La plateforme supprimera dès la prochaine mise à jour son filtre " ethnicité ", en signe de solidarité avec le mouvement Black Lives Matter.

Grindr fait un pas en avant. L’application de rencontre gay va supprimer le filtre " ethnicité " de son application, a annoncé Grindr par un tweet. Ce filtre, qui existe depuis plusieurs années, a déjà fait l’objet de controverses. Il permettait à ses utilisateurs de payer pour éviter de voir apparaître les profils de certaines personnes, selon leurs " origines ethniques ". Le retrait de ce filtre a été plusieurs fois évoqué, mais Grindr n’avait jamais sauté le pas.

C’est désormais chose faite. Selon le message publié sur le compte Twitter de Grindr, cette décision aurait été prise en soutien aux manifestations qui dénoncent en ce moment le racisme et les violences policières depuis la mort de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans, décédé après qu’un policier blanc a plaqué son genou sur son cou pendant plus de 8 minutes.

" Nous ne resterons pas silencieux, et nous ne serons pas inactifs ", écrit Grindr dans son message. " Nous continuerons à combattre le racisme sur Grindr, par le dialogue avec notre communauté et en menant une politique de tolérance zéro concernant le racisme et les discours haineux sur notre plateforme. Dans le cadre de cet engagement, nous avons décidé de retirer le filtre ethnicité dès la prochaine mise à jour ".

Mais comme le note le média américain The Verge, cela ne signifie pas pour autant que les utilisateurs de Grindr vont commencer à rencontrer des personnes qui ne ressemblent pas physiquement à celles qu'ils voyaient apparaître auparavant. Car les algorithmes de ces services de dating sont très performants et apprennent des goûts de l’utilisateur pour lui proposer des profils similaires.

dimanche, avril 26, 2020

Homophobie : Une association lance une application de signalement des violences anti-LGBT !

Lancée par l’association Flag!, cette application permet aux utilisateurs de signaler des violences et d’orienter les victimes vers les structures appropriées !

C’était une année noire. En 2018, les forces de l’ordre avaient recensé 1.378 victimes d’infractions " anti-LGBT ", soit une hausse de 34,3 % par rapport à 2017, selon les chiffres communiqués à l'époque par le ministère de l’Intérieur. Mais leur nombre est probablement sous-évalué. En effet, nombreuses sont encore les victimes à ne pas oser aller déposer plainte, soit par appréhension, soit parce qu’elles sont conscientes des difficultés à d’obtenir la condamnation des auteurs. C’est ce constat qui a amené l’association Flag!, qui réunit des agents LGBT des ministères de l’Intérieur et de la Justice, à réfléchir à la création d’une application mobile permettant de signaler les actes de violences envers les personnes lesbiennes, gays, bi et trans.

Disponible depuis jeudi 24 avril pour les appareils Android, cette application conçue avec le soutien de la Dilcrah ( Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT ) permet aux utilisateurs de signaler des injures, des violences ou des dégradations, de les dater et de les localiser. " Ces informations vont ensuite permettre d’orienter la victime vers des interlocuteurs appropriés : si c’est un mineur, on lui conseillera d’appeler le 119 Enfance en danger. Si c’est un jeune majeur qui subit des violences familiales, on lui proposera de joindre le Refuge ou le Mag ( Mouvement d’Affirmation des jeunes Lesbiennes, Gais, Bi & Trans ) ", explique Johan Cavirot, le président de Flag!. Et si la situation le justifie, l’application suggérera un dépôt de plainte ou un signalement à la plateforme de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, par exemple.

Cartographie : Les utilisateurs n’entrent dans l’application que des informations générales : tranche d’âge, catégorie socioprofessionnelle, genre... L’utilisateur pourra ainsi, s’il le souhaite, rester anonyme. Les signalements reçus alimenteront aussi une cartographie dont le but est de permettre aux pouvoirs publics de développer des politiques publiques et des actions ciblées. " Nous avons besoin de savoir où sont localisées les LGBT-phobies afin de trouver des solutions adaptées avec nos partenaires. A Paris, par exemple, on ne fait pas de la prévention à Barbès comme on en fait dans le 16e ou dans le Marais. Ce n’est pas la même typologie de public ", souligne Johan Cavirot.

Un comité scientifique, en partenariat avec la fondation Jean Jaurès, sera chargé, tous les ans, en début d’année, d’établir " une vraie étude sociologique " sur la base de ces signalements, ajoute le président de cette association, créée en 2001 et comptant environ 600 membres. L’application sera disponible prochainement pour iPhone. Mais son lancement a été précipité " en raison des violences identifiées ces derniers jours ", indique Flag! dans un communiqué. " Beaucoup de jeunes vivent actuellement un enfer " parce qu’ils sont " confinés avec des parents homophobes ", a expliqué à Libération Marlène Schiappa.

Plan d’urgence : La secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, marraine de l’application lancée par Flag!, a d’ailleurs annoncé ce vendredi le lancement d’un " plan d’urgence ". 300.000 euros ont été débloqués " afin de financer 6.000 nuitées d’hôtel pendant le confinement " pour " permettre aux jeunes confrontés à de la violence homophobe d’être protégés ". Elle a également confirmé que les personnes LGBT en difficulté pouvaient donner l’alerte en pharmacie ou écrire un SMS au 114, comme cela est possible pour les femmes victimes de violences. Enfin, Marlène Schiappa assure être intervenue pour " accélérer " la réouverture de la permanence téléphonique de SOS Homophobie, " suspendue en raison de difficultés techniques ".

dimanche, mars 15, 2020

En savoir plus : Les applications de rencontres mettent en garde leurs utilisateurs contre le coronavirus !

Craignant un pic d’activité avec le coronavirus, les applis de drague mettent en garde leurs utilisateurs. Si les gens bossent de chez eux, les pauses pipi risquent de se transformer en pauses Grindr. C’est en tout cas ce que semblent penser les applications de rencontres gays, qui s’attendent à ce que les gens ( ne pouvant pas avoir d’activité sociale IRL ) se ruent sur les plateformes de dating. La plupart d’entre elles ont donc diffusé hier un message rappelant aux utilisateurs les précautions nécessaires pour éviter de contracter le virus, déclaré hier par l’OMS comme une pandémie, alors que le Covid-19 a déjà contaminé plus de 130.000 personnes à travers le monde, et causé plus de 5.000 morts.

Prenez soin de vous : C’est par exemple le cas d’Hornet qui a ajouté un message d’alerte pour tous ses utilisateurs. Selon l’appli, il vaut mieux que l’activité sociale se fasse " à distance ", rappelant que " le contact social nous aide à rester sain psychologiquement, et lutte contre l’ennui ". Chez Scruff et Grindr, on diffuse des messages de prévention rappelant les " gestes barrières " contre le virus, à savoir : se laver les mains régulièrement, au moins pendant 20 secondes avec du savon ou un gel hydroalcoolique, et particulièrement après avoir toussé ou éternué, et éviter de se toucher le visage sans s’être lavé les mains au préalable.

Sur Grindr, les utilisateurs du monde entier ont pu voir apparaître une note lors de leur dernière connexion, expliquant également que " certains membres de notre communauté sont plus stressés que d’autres pour une multitude de raisons. Prenez soin de votre santé mentale et soyez patients avec les gens autour de vous, aussi bien en ligne qu’hors ligne ".

Les gens vont se tourner vers les applis : Idem du côté de Tinder, l’appli de rencontres de plus en plus sollicitée par les personnes LGBT, après les différentes mises à jour permettant de choisir plus précisément son orientation sexuelle et son identité de genre. " Tinder est un chouette endroit pour se rencontrer. Même si nous voulons que vous continuiez à vous amuser, vous protéger du coronavirus est le plus important " a alerté l’application. Pour le co-fondateur de Hornet, Sean Howell, il est évident que le monde entier, en limitant les contacts physiques, va se tourner vers les applis. " Je pense que nous allons constater des hausses de traffic, comme pendant les mois d’hiver ", a-t-il déclaré à Reuters.

Lors de son allocution, Emmanuel Macron a encouragé les Français à limiter leurs déplacements et à ne pas rendre visite à leurs proches les plus âgés ou les plus fragiles. Il a également annoncé la fermeture des crèches, des écoles, et des universités jusqu'à nouvel ordre, pour éviter la propagation du virus, et les salariés qui le peuvent sont encouragés à faire du télétravail. S’il n’a rien dit de spécifique sur les rencontres sexuelles furtives, on peut lire entre les lignes, et vous déconseiller, évidemment, de multiplier les partenaires pendant quelque temps... Heureusement, certains sites porno sont en accès libre. Un petit lot de consolation.

lundi, mars 09, 2020

LGBT : Grindr bientôt vendu à des " investisseurs secrets " pour 608,5 millions de dollars !

La société chinoise de jeux vidéo Kunlun Tech Co Ltd, propriétaire de Grindr, s’apprête à vendre l’application de rencontre à un groupe " secret d’investisseurs ".

L’application de rencontre Grindr, actuellement sous pavillon chinois, s’apprête à changer de mains. C’est ce que vient de révéler l’agence Reuters ce vendredi 6 mars 2020. Une annonce qui intervient après que le gouvernement américain a intimé l’ordre à la société Kunlun Tech Co Ltd de se départir des actifs de la société qu’elle possède depuis 2016.

Protection de la vie privée : Cette vente est le dernier avatar d’un bras de fer économique entre les gouvernements américain et chinois. Il y a un an, le Comité des investissements étrangers aux États-Unis (CFIUS), avait exprimé sa crainte que des informations personnelles et sensibles sur des millions d’Américains, comme la géolocalisation, des échanges privés ou le statut sérologique des utilisateurs, ne tombent entre de mauvaises mains. Coincé, Kunlun a dû céder face aux pressions du CFIUS.

L’application redevient ainsi une propriété américaine. L’un des nouveaux investisseurs s’apprêtant à acquérir Grindr se nomme James Lu, un ancien dirigeant à la société chinoise Baidu. L’identité des autres investisseurs, réunis en consortium, sous la bannière de San Vicente Acquisitions, n’a pas encore été révélée. Le montant de l’accord final serait de 608,5 millions de dollars.

En 2016, la société Kunlun, l’un des principaux protagonistes du marché chinois du jeu vidéo mobile, avait acquis 60% des parts de Grindr pour la somme de 93 millions de dollars. A l’époque la CFIUS n’avait rien trouvé à redire.

En 2018, le géant chinois avait acheté le reste de la société américaine. Depuis, des inquiétudes ont commencé à se faire entendre. Dès son rachat, les sénateurs démocrates américains Edward Markey et Richard Blumenthal ont adressé une lettre à Grindr pour demander des réponses précises sur la façon dont l’application protégerait les données personnelles des utilisateurs sous son propriétaire chinois.

Revenus records pour 2019 : Grindr revendique plus de 4,5 millions d’utilisateurs actifs ( et passifs ) quotidiens dans le monde et se présente comme " la plus grande application de réseau social pour personnes gays, bi, transgenre et queer ". Dans un document publié auprès de la Bourse de Shenzhen Shenzhen Stock Exchange en janvier dernier, Grindr annonçait des revenus records pour l’année 2019 et un nombre d’utilisateurs toujours grandissant.

L’appli est pourtant régulièrement décriée. Chère, mal protégée, propice aux arnaques comme aux discriminations, addictive, réputée pour rendre ses utilisateurs malheureux et pour jouer un rôle central dans la pratique du chemsex, Grindr est désormais perçu plus comme un problème pour les personnes LGBT+ qu’une solution de rencontre.

lundi, mars 02, 2020

En savoir plus : Flag! lance une application pour signaler les actes LGBTphobes !

L’association de policiers et de policières LGBT+ Flag! va lancer prochainement une application pour faciliter les signalements d’actes homophobes. On pourra bientôt signaler les agressions LGBTphobes depuis son smartphone. C’est en tout cas ce que voudrait l’association de policiers LGBT+ Flag! en lançant sa propre application. Celle-ci devrait permettre aux victimes et aux témoins de LGBTphobies ou de sérophobie de faire un signalement anonyme.

Rendre le signalement facile : Comme le note l’association dans un communiqué publié sur le blog de la préfecture de police le 19 février, seulement 4% des victimes d’injures ou d’agressions LGBTphobes osent en parler, que ce soit en portant plainte ou en s’en ouvrant aux associations. 

L’application entend donc permettre aux victimes comme aux témoins d’insultes, d’agressions, de violences conjugales, ou de discriminations, de réaliser un signalement, qui sera daté et géolocalisé, pour dresser une cartographie des violences LGBTphobes et tenter d’enrayer la progression de celles-ci.

L’application, qui sera disponible dès le 28 mars sur l’Apple Store et le Google Play Store, doit également pouvoir accompagner la victime ayant effectué un signalement. Cette dernière sera orientée, selon sa volonté, sur un dépôt de plainte ou une pré-plainte en ligne, un signalement Pharos ( l’organisme qui centralise les signalements de contenus inappropriés ou illicites sur le web ), la plateforme des violences sexistes et sexuelles, ou des cellules d’écoute.

Lutte contre les LGBTphobies : La secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, en sera la marraine, et la préfecture de police a, selon le communiqué, été " associée à cette démarche, qui participe à la lutte contre les discriminations ".

L’application avait été annoncée en catimini, la semaine dernière, à l’occasion de l’annonce de la convention contre les violences LGBTphobes signée à Lyon mardi 11 février. Plusieurs associations LGBT, la préfecture de police, les villes de Lyon et Villeurbanne, des responsables de l’Académie s’étaient mis d’accord sur cinquante-deux propositions censées renforcer la sécurité des personnes LGBT à Lyon, et libérer la parole des victimes.

Masculin dessus comme dessous cherche homme sensible et doux de grand standing aimant les nouveautés...

mercredi, janvier 29, 2020

LGBT : Grindr pourrait être racheté par la famille Berlusconi !

Une startup milanaise, en partie détenue par trois des enfants de Silvio Berlusconi, pourrait devenir le prochain propriétaire de Grindr. Le gouvernement américain avait demandé à la société chinoise Kunlun de revendre l’application, pour des raisons de craintes sur la sécurité nationale des États-Unis.

La nouvelle, pour le moins étonnante, a fait grand bruit dans la presse italienne. Après avoir passé près de quatre ans sous pavillon chinois, l’appli star des rencontres gays pourrait se retrouver entre les mains de la famille du Cavaliere, ex-président du Conseil italien. En effet, le quotidien italien Il Messaggero rapportait mardi 21 janvier que Bending Spoons, une startup milanaise qui développe principalement des applications mobiles, s’apprêtait à faire une grosse offre pour racheter l’app californienne aux 27 millions d’utilisateurs revendiqués. Or, le groupe Bending Spoons compte parmi ses actionnaires H14, le fonds d’investissement de Barbara, Eleonora et Luigi Berlusconi, trois des cinq enfants de l’ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.

D’après le journal, la société a préparé un contrat proposant un rachat de l’application à hauteur de 260 millions de dollars, soit 234,5 millions d’euros. Une somme qui permettrait à la société chinoise Kunlun, actionnaire majoritaire de Grindr depuis 2016, de faire d’importants bénéfices sur l’opération. La famille Berlusconi est donc en bonne passe de devenir, en partie, le prochain propriétaire du réseau social au succès mondial dans la communauté gay.

Jeux de pouvoir : Par-delà les Alpes, Silvio Berlusconi ne s’est pas franchement faire connaître, sous sa présidence du moins, comme un ami des droits LGBT+. " Il vaut mieux avoir la passion des belles femmes qu’être gay ", déclarait-il en 2010 alors qu’il était aux prises avec un scandale sexuel impliquant une mineure. Longtemps opposé à l’ouverture de l’union civile aux couples de même sexe, dans un pays conservateur sous l’influence du Vatican, le Cavaliere a, semble-t-il, opéré une conversion tardive à l’égalité des droits. En juillet 2014, à l’occasion de la Marche des fiertés, il affirmait dans La Repubblica : " Le combat pour les droits civils des homosexuels est un combat qui devrait être de la responsabilité de tous dans un pays profondément moderne et démocratique ". Luigi Berlusconi avait lui-même fait l’objet de rumeurs sur sa prétendue homosexualité, ce qui avait passablement déplu à son père.

Les jeux de pouvoir qui entourent Grindr sont décidément fascinants. Pour rappel, Beijing Kunlun Tech Co était devenu en janvier 2016 actionnaire majoritaire de l’application en en rachetant 60 % des parts au multimillionnaire gay Joel Simkhai, avant de passer en 2018 à 100 % du capital. Mais l’année dernière, le gouvernement américain a exprimé des craintes sur une possible utilisation par la Chine des données des fonctionnaires américains dans une optique de " chantage ". Une menace, d’après Washington, pour la sécurité nationale. Risque véritable ou fantasme ? Quoi qu’il en soit, Kunlun a fini par céder, en mai 2019, à la demande du Comité d’investissement étranger, et a mis l’entreprise à vendre. Reste à savoir si le prochain propriétaire de l’appli prendra enfin à bras le corps le problème de l’utilisation des données privées.

lundi, décembre 09, 2019

En savoir plus : L’application Tik Tok limiterait le contenu des utilisateurs LGBT+ !

Le réseau social Tik Tok est accusé de limiter le contenu de " personnes vulnérables ", pour éviter le cyberharcèlement. Prévention ou censure ?

Début 2018, l’application chinoise TikTok est devenue la plus téléchargée dans le monde avant Instagram et Facebook, avec plus de 1,5 milliard de téléchargements à travers le monde. Particulièrement célèbre auprès des adolescents, TikTok se veut être une application qui encourage la créativité des utilisateurs à travers des vidéos.

Pourtant, comme le révèle le site web allemand, Netzpolitik.org, l’application aurait limité le contenu de certains utilisateurs ( principalement des comptes de militants LGBT+ ou des personnes handicapées ) dans une optique de " limiter le harcèlement ".

Des personnes vulnérables : La webzine allemand précise, en effet, que les règles de modération de l’application placent certains comptes comme " utilisateurs particuliers ". Ainsi le compte de certains de ces utilisateurs est placé sous le signe " risque 4 " : son contenu ne sera visible que dans leur pays natal. Pour d’autres, les mesures de l’application sont plus extrêmes. Lorsque leurs vidéos atteignent entre 6000 et 10 000 vues, leur compte est frappé du sceau " Auto R ". Par cette catégorisation, leur contenu n’apparaîtra plus dans la page " for you " ( page d’accueil qui regroupe toutes les vidéos susceptibles de plaire à l’utilisateur ).

Et là où le bât blesse, c’est que Netzpolitik.org a remarqué qu’un bon nombre de ces " personnes vulnérables " dont les vues étaient restreintes, montraient un drapeau arc en ciel dans leur biographie et s’identifiaient comme lesbienne, gay, trans ou non-binaire. Mais aussi des handicapés, ou des personnes grosses.

Interrogé par le média, TikTok se défend en prônant la prévention. Pour le réseau social, elles sont des " personnes vulnérables ", et " sujettes au harcèlement et à la cyberintimidation en raison de leur état physique ou mental ".

Une politique brutale : Une politique de modération qui interroge, même si elle semble pavée de bonnes intentions... Interrogé par Netzpolitik.org, TikTok a reconnu que cette approche était imparfaite. " Ce n’est pas une solution à long terme ", a assuré un porte-parole de la plateforme.

" En réponse à l’augmentation des cas de cyberharcèlement sur l’application, nous avons mis en place une politique brutale mais temporaire ", a poursuivi l’application auprès du site spécialisé The Verge. " L’intention était bonne mais l’approche était mauvaise et nous avons depuis longtemps changé ces règles en faveur de politiques anti-intimidation plus nuancées ".

Néanmoins Netzpolitik.org s’est procuré divers documents qui datent de septembre dernier et qui semblent montrer que ces politiques étaient encore en place à ce moment là, contrairement à ce qu’affirme l’application.

De nombreuses polémiques : Malgré l’énorme célébrité de l’application, celle-ci a été sujette à de nombreuses polémiques depuis son lancement en 2016. Elle avait notamment été accusée de collecter les données personnelles de mineurs. 40% des utilisateurs de TikTok dans le monde appartiennent à la tranche des 16-24 ans.

En septembre dernier, TikTok avait également été accusé de censurer les contenus LGBT+ dans les pays conservateurs ( notamment en Turquie ), malgré le fait que l’homosexualité soit légale dans ces pays, comme le révélait le Guardian.

Récemment, la vidéo d’une jeune américaine de 17 ans avait été censurée par l’application. L’utilisatrice dénonçait les conditions de vie des Ouighours emprisonnés en Chine. Une vidéo qui n’a évidemment pas plu aux autorités chinoises, qui nient catégoriquement toutes persécutions ou l’existence de camps de travail... Selon Pékin, il s’agirait de " centres de formation professionnelle ".