mardi, février 27, 2018

Fashion : Cette marque de costumes est vivement critiquée parce qu'elle met en scène des couples homosexuels

Un progressisme qui ne plaît pas à tout le monde. Depuis qu'elle a dévoilé sa collection printemps-été 2018, ce mardi 20 février, la marque de costumes néerlandaise Suitsupply est sous le feu des critiques. La raison ? Des gens n'apprécient pas qu'elle ait choisi des couples homosexuels dans sa dernière campagne publicitaire.

Cette dernière s'intitule " Find your perfect fit " ( en français, " trouvez votre coupe parfaite " ). La série de clichés montre des hommes qui se caressent, qui se tiennent les mains ou qui se regardent dans les yeux. L'une des photos met en scène deux mannequins en train de s'embrasser dans une pose lascive.

Même si beaucoup de personnes ont été très heureuses de découvrir ces clichés, pour les détracteurs de la marque, ça passe beaucoup moins. Des nombreux clients se sont sentis " offensés " par la campagne publicitaire et demandent même son retrait.

La campagne a été diffusée dans les 91 boutiques que compte la marque à travers le monde. Réputée pour ses costumes abordables, Suitsupply l'a aussi partagée sur les réseaux sociaux. D'après Business Insider, plus de 12.000 utilisateurs d'Instagram se sont désabonnés du compte de l'enseigne après la publication des clichés.

Le fondateur de la marque Fokke de Jong s'était exprimé avant le lancement de la campagne pour justifier son choix artistique : " L'attraction entre deux personnes fait partie intégrante de la publicité dans la mode." Même s'il évoque ne pas vouloir cibler commercialement la communauté gay, il juge que la mise en scène de l'attirance entre deux hommes est un parti pris pertinent pour l'image de l'enseigne.

Toutefois, ce dernier s'attendait parfaitement à recevoir des remarques de ce genre. " Nous pensons qu'il y a un potentiel à tirer d'un impact négatif, en particulier dans les pays où nous avons une présence significative, connus pour avoir des points de vue contrastés ", explique Fokke de Jong, qui souhaite à sa marque plus de diversité.

Ce n'est pas la première fois que Suitsupply fait réagir. Comme le rappelle la BBC, l'entreprise a été fortement critiquée, en 2016, pour des publicités jugées sexistes. On pouvait y voir des hommes en train de jouer sur des femmes géantes, à moitié habillées. Au mois d'avril 2010, on avait demandé à la marque de costumes de retirer des affiches " érotiques " de ses vitrines dans un centre commercial de Londres.

Il ne s'agit cependant pas de la première marque à afficher son soutien pour la cause homosexuelle. Récemment, l'enseigne de luxe britannique Burberry avait décliné son fameux motif tartan aux couleurs de l'arc-en-ciel, un symbole de la communauté LGBT, à l'occasion de la Fashion Week de Londres, qui s'est déroulée au mois de février.

La peur de naitre pas à la hauteur...

KJ Apa !

samedi, février 24, 2018

Société : Le mythe de la virilité n'a pas disparu, il a muté !

Les codes caricaturaux du " mâle alpha " ont laissé place à d'autres injonctions sociales pesant sur les hommes, peut-être plus pernicieuses.

Fin 2017, la philosophe Olivia Gazalé s’intéressait au mythe de la virilité dans un livre paru chez Robert Laffont. Elle y retrace de manière précise et détaillée les constructions sociales et culturelles liées aux injonctions qui pèsent sur les hommes, comme les historiens Alain Corbin, Jean‑Jacques Courtine et Georges Vigarelo s’y étaient intéressés en 2013 à travers les trois tomes de l'Histoire de la virilité.

L’originalité du propos de la philosophe est de montrer que les hommes auraient tout à perdre de la domination masculine et tout à gagner de la déconstruction des assignations sexuées qui pèsent sur eux –comme sur les femmes.

Si on peut se réjouir que paraisse cette stimulante réflexion sur le sujet, on sera plus circonspect sur la conclusion de la philosophe quant au déclin d’un " système viriarcal " qui serait pris à son propre piège. La virilité comme modèle normatif nourrit certes un certain malaise et certaines interrogations, mais on peut aussi penser que dans une société obsédée par la performance, l’usage de la virilité ne cesse de se réinventer et de se transformer, pour favoriser la légitimation d’une masculinité hégémonique sous des formes renouvelées.

La virilité, entre fascination et répulsion : Partons d’une définition simple, la virilité est un idéal. Un idéal de perfection, de performance et de courage, qui passe autant par des démonstrations corporelles que par des démonstrations verbales d’autorité et de pouvoir.

La virilité est porteuse d’un imaginaire qui fascine par sa manière de pousser aux limites certaines qualités attendues d’un homme. Le cinéma et la littérature regorgent de l’exploitation de ces mythes virils ( Indiana Jones, Rocky, Terminator ) mais aussi de leur caricature, nous rappelant que les figures les plus viriles ne sont pas nécessairement les plus désirables. 

En 2006, Riad Sattouf crée le désormais célèbre Pascal Brutal, " l’homme le plus viril du monde ". Le monde dans lequel vit ce héros est un univers imaginaire où Alain Madelin est président de la République, où le centre de Paris est interdit d’accès aux pauvres et où la Bretagne est indépendante.

À travers les cinq tomes de la série, on découvre un personnage sans cesse poussé par ses pulsions. Adidas Torsion 1992 visés aux pieds, gourmette en argent clinquante au poignet et petit bouc parfaitement taillé, Pascal Brutal est un fervent adepte de la baston et de la moto à grande vitesse. La musculation, qu’il pratique assidûment lui offre un physique avantageux lui permettant d’aligner les conquêtes féminines (et masculines).

Pascal Brutal est particulièrement à l’aise dans un environnement populaire duquel il est issu ( il est le fruit d’une union entre une ancienne teufeuse et un punk à chien ) autant que dans les sphères dirigeantes, à qui il lui arrive de prêter main-forte.

Même s’il ne possède pas le QI d’un astronaute, Pascal Brutal sait s’imposer. Rien ni personne ne lui résiste. " La virilité, c’est mon métier ", déclare-t-il. Mais derrière les facéties surréalistes du héros, Riad Sattouf dessine l’époque d’un trait à la fois provocateur et malin, démontrant avec brio par l’absurde, démolissant par le ridicule et la démesure les codes sociaux d’une société ultra-libérale où seuls les plus forts s’imposent, un monde dans lequel l’intelligence ne paie plus et où l’image prime sur les idées.

Si la caricature fonctionne ici si bien, c’est que les formes de virilisme incarnées par le héros ne correspondent plus à ce qui est attendu d’un comportement masculin dans le fonctionnement actuel de la société.

La revendication d'une masculinité plus " inclusive " : La représentation culturelle et médiatique d’une virilité excessive sert souvent, et malheureusement de manière beaucoup plus sérieuse, la stigmatisation des classes populaires ( les jeunes de banlieue, les rappeurs ou encore certains groupes ouvriers, comme les dockers décrits par Michel Pigenet ), tandis qu’au sein des classes supérieures, cette représentation prend généralement la forme d’une fascination teintée d’inquiétude –en particulier dans certaines professions comme chez les traders ou encore chez les leaders politiques. Donald Trump représente de manière exemplaire cette figure d’une masculinité ostentatoire, entre hétérosexualité conquérante et excès de violence.

Le fait que les propos et les actes de l’actuel président des États-Unis apparaissent à ce point en décalage avec l’époque témoigne d’un fonctionnement que l’on pensait dépassé. Les soupçons récurrents sur la santé mentale de Donald Trump témoignent bien du fait que cette virilité est jugée comme extra-ordinaire et donc dangereuse, précisément parce qu’elle semble ne pas pouvoir être maîtrisée. À l’inverse, certains leaders politiques n’hésitent pas à revendiquer une masculinité plus " inclusive ", compatible avec une exigence d’égalité entre les femmes et les hommes, la défense du droit des homosexuels, l’expression des émotions, etc.

On pense aux larmes de Justin Trudeau lors de son discours d’excuse envers la communauté homosexuelle ou encore à l’attention portée aux droits des femmes par Barack Obama, à contre-courant de la masculinité des " angry white men " décrits par le sociologue Michael Kimmel, qui ont conduit aux portes de la Maison-Blanche un président à leur image.

Il ne faut pas sous-estimer la résistance des groupes conservateurs menacés par cette " dévirilisation " de la société et/ou le regret qu’expriment certains ( ou certaines ) d’une disparition de la figure virile. Emmanuel Macron en a fait l’objet durant la campagne présidentielle : sa capacité à diriger l’armée a été mise en doute, faute de service militaire réalisé et suivant des rumeurs relatives à son orientation sexuelle. Pour autant, l’élection de l’actuel président français ne doit pas nous leurrer et cette apparente " neutralisation " ne signifie pas qu’hommes et femmes occupent des places égales, ni que la virilité ait perdu de sa valeur symbolique dans les coulisses du pouvoir.

Video : Cyprien - Lunaire !

J'ai puisé plus de lumières qu'il n'en faut pour voir...

Kellan Lutz !

Elle s'est dissoute dans l'éternité, eau...

lundi, février 19, 2018

Sport : Pourquoi il est si difficile pour un footballeur de faire son coming out !

Combien de gays murés dans le silence parmi les joueurs pros de la Ligue 1? À quelques mois de la diffusion du documentaire " Footballeur et homo, l’un n’empêche pas l’autre ", les footballeurs prêts à faire leur coming out manquent à l'appel.

Ce ne sera pas encore pour cette fois. En tournage depuis l’été dernier dans la France du football pour un documentaire sur l’homosexualité, Yoann Lemaire n’a pas recueilli LA confession qui briserait le dernier grand tabou du sport roi : le coming out d’un joueur en activité.

" Ce n’était de toute façon pas le but ", assure ce footballeur amateur des Ardennes qui s’est fait connaître en 2009 en racontant son coming out sportif dans un livre ( Je suis le seul joueur de foot homo… enfin j’étais ). " L’objectif du film, c’était surtout d’évoquer le sujet avec tous les acteurs du football français. Didier Deschamps, Laurent Blanc, Noël Le Graët ( le président de la FFF ), la Ligue de football professionnel… Ils ont tous accepté de parler, ce qui n’était pas le cas il y a encore quatre ans ".

Coming out hautement improbable : Intitulé Footballeur et homo, l’un n’empêche pas l’autre et coréalisé avec Michel Royer (Being W, Dans la peau de Jacques Chirac), le documentaire sera diffusé le 17 mai prochain, lors de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie.

France Télévisions et Canal Plus sont déjà intéressés. " Ce n’est pas dans ce film qu’on aura un coming out, mais je sens que l’on est à la bascule, poursuit en prophétisant Yoann Lemaire. Dans l’élite, le sujet est mûr et quelqu’un va finir par se lâcher " !

Il est permis d’en douter. Si le football professionnel ne semble plus aujourd’hui craindre d’évoquer l’homosexualité au nom des sacro-saints principes de tolérance et de respect de l’autre, l’hypothèse d’un coming out dans ses propres rangs reste hautement improbable.

Ancien international devenu consultant télé, Olivier Rouyer est toujours le seul footballeur professionnel français à avoir révélé publiquement son homosexualité, à 52 ans. C’était en 2008, dans les pages de L’Équipe Magazine, dix-huit ans après la fin de sa carrière de joueur. Un document unique en France en matière de coming out à crampons et qui est amené à le rester avant tout faute de représentants.

À écouter les uns et les autres, c’est en effet comme si ( Olivier Rouyer mis à part ) il n’y a pas et il n’y a jamais eu de footballeurs gays dans l’élite du football tricolore. " Je ne sais pas s’il y avait d’autres joueurs gays à mon époque, amorce Rouyer. En tout cas, moi, je n’en ai pas croisé au cours de ma carrière " ( soit tout de même plus de 400 matchs entre 1973 et 1986 ).

Actuel coprésident de l’UNFP, le syndicat des footballeurs professionnels, Sylvain Kastendeuch a vécu vingt saisons chez les pros entre 1982 et 2001 : un point de vue imprenable sur le foot français. " Je n’ai jamais entendu quelqu’un dans le milieu parler d’homosexualité, assène-t-il. C’est une démarche très personnelle et je ne sais pas si se confier à un vestiaire pourrait leur apporter quelque chose. Mais si un joueur décidait de faire son coming out, l’UNFP le soutiendrait ".

Sylvain Kastendeuch serait-il trop exposé pour parler librement du sujet ? Ex-attaquant de Rennes, Lorient et Bordeaux rentré en Guyane pour y finir sa carrière à 36 ans, Jean-Claude Darcheville a davantage le profil du bon client. " Des gays dans le foot ? Il y en a forcément, mais ils se cachent plus qu’ailleurs, juge-t-il de l’autre côté de l’océan. C’est un sport de machos. Ils ont intérêt à ne rien dire sinon ils pourraient s’exclure du groupe. Moi, ça ne me dérangerait pas d’avoir un partenaire gay du moment qu’il me respecte. Mais vous savez, déjà qu’on évite par pudeur d’évoquer les religions entre nous, alors l’homosexualité "...

Quelques rumeurs en Ligue 1 : À qui donc se confier si ce n’est à ses coéquipiers, dans le secret du vestiaire? À son agent, qui fait souvent office de second père ?

Christophe Hutteau est agent sportif depuis 1995. Ancien journaliste, il a géré plus d’une centaine de joueurs, dont Mathieu Valbuena. Mais, en vingt ans de carrière, aucun d’entre eux n’aurait abordé le sujet avec lui.

" Je n’ai jamais eu l’occasion de connaître un joueur gay, clame-t-il. Ça ne doit pas être facile à vivre au quotidien, à cause des clichés stupides qui persistent dans le monde du foot. C’est pour ça que je ne sais pas si je leur conseillerais de faire leur coming out. Par contre, pour les sponsors, ce ne serait pas un souci, car c’est une démarche tellement peu courante qu’il y aurait un énorme buzz autour. Après, savoir combien ils sont… Les rumeurs se comptent sur les doigts d’une main, alors qu’il y a un millier de joueurs pros en France ".

Les fameuses rumeurs sur les prétendus gays de la L1... Quelques noms, toujours les mêmes, reviennent avec insistance, sans aucun fondement sérieux. En gros, des beaux gosses qui restent célibataires après 25 ans, dans un milieu où le mariage et la paternité précoces sont la norme. Il est délicat de les contacter sur un sujet qui ne concerne que leur vie privée.

Folklore homophobe : Pour tenter d’expliquer la prétendue absence de joueurs gays dans l’élite, Jean-Luc Sassus, un ancien pro devenu agent de joueurs jusqu’à son décès en 2015, m’avait confié en 2013 que " les homosexuels sont des gens sensibles, alors que pour être un footballeur de haut niveau, il faut être dur ". Un cliché qui en dit long sur le folklore homophobe qui imprègne toujours, inconsciemment ou non, les pelouses.

Selon Pascal Brethes, l’ancien directeur du Paris Foot Gay ( une association de lutte contre l’homophobie dans le football dissoute en 2015 )," c’est difficile pour un gay d’assumer sa sexualité dans ce milieu très homophobe. Il y a une pression psychologique très forte. Résultat, quand on est jeune, on est plus fragile dans sa tête et on arrête le foot ". Et Pascal Brethes d’évoquer les nombreux témoignages désabusés qu’il reçoit sur internet, d’adolescents ou d’amateurs. Mais jamais de pros.

Le monde du foot serait-il plus homophobe que la moyenne? Selon une enquête réalisée en 2013 par le Paris Foot Gay, 50% des élèves de centre de formation et 40% des joueurs professionnels sondés anonymement avaient manifesté " une attitude négative ou très négative " envers les homosexuels, contre à peine 10% chez les sportifs du dimanche. En proie à un contexte hostile, les jeunes gays s’excluraient donc eux-mêmes des terrains, et c’est pour cette raison qu’ils se feraient si rares en bout de chaîne dans l’élite.

Effectifs très réduits : Dans la dernière étude quantitative de référence sur la sexualité des Français, intitulée " Contexte de la sexualité en France " et publiée en 2007 par l’Inserm, 1,1% des hommes interrogés se définissaient comme homosexuels et 1,6% déclaraient avoir eu une relation sexuelle avec un autre homme au cours des douze derniers mois. Avec le filtre de l’homophobie évoqué par Pascal Brethes, les gays se compteraient effectivement sur les doigts de la main en L1.

" Quand on étudie des pratiques discriminées, les chiffres sont forcément sous-évalués, prévient Nathalie Bajos, l’une des auteures de l’enquête de l’Inserm. Et il y a en plus une grande variabilité selon les caractéristiques sociales. L’âge, le niveau d’études et le lieu de vie vont déterminer sa capacité à se détacher des normes dominantes. Si on considère les 30-35 ans Bac+5 habitant à Paris, on sera plus proche des 10% de gays. Le milieu du foot étant un milieu populaire et très masculinisé, ils devraient être beaucoup moins nombreux ".

Dans ces conditions, identifier puis convaincre un footballeur gay de témoigner relève du miracle, d'autant plus si celui-ci est toujours en activité. De fait, les rares joueurs non retraités qui ont accepté en France d’évoquer leur homosexualité l’ont fait sous couvert d’anonymat.

Témoignages anonymes : Le premier à avoir recueilli leurs confidences fut le sociologue Dominique Bodin, en 2003, au prix d’un long travail d’approche. " J’avais d’abord contacté un athlète par le biais d’un ami commun qui ne vient pas du monde du sport, raconte le sociologue. Et puis sur le modèle du cheval de Troie, j’ai eu accès à d’autres sportifs, dont des footballeurs. Mais ça a pris du temps et j’ai dû m’engager à gommer toute mention de leur palmarès ".

En 2011, deux journalistes avaient eux aussi publié le témoignage anonyme d’une " star de la L1 " dans Sexe football club (éditions Fetjaine). Un joueur qui selon Jérôme Jessel, l’un des auteurs, pourrait faire son coming out à la fin de sa carrière. " Si c’est le cas, il fera bouger les lignes, assure-t-il. On oppose souvent homosexualité et virilité, alors que lui symbolise justement la virilité ".

Avec son mètre quatre-vingt dix et ses quatre-vingt dix kilos, Yoann Lemaire, qui s’est ironiquement autoproclamé " seul joueur de foot homo " chez les amateurs, n’a d’ailleurs pas non plus la silhouette gracile.

Tout occupé à passer en revue les effectifs de L1, on manque alors de passer à côté d’un dernier détail d’importance. Sur les 121 joueurs professionnels interrogés dans l’étude du Paris Foot Gay sur l’homophobie dans le football, deux n’avaient curieusement pas renseigné leur préférence sexuelle. Deux face à 119 hétérosexuels déclarés, soit 1,6% : un chiffre comparable avec l’enquête de l’Inserm.

Nous pouvons encore chercher longtemps l’homo invisible dans le football professionnel français, c’est sans doute lui qui nous trouvera le premier.

Dans le monde professionnel, les rares footballeurs " sortis du placard " se comptent sur les doigts de la main : le Britannique Justin Fashanu (1990), le Français Olivier Rouyer (2008), le Suédois Anton Hysén (2011), les Américains David Testo (2011) et Robbie Rogers (2013), et l’ancien international allemand Thomas Hitzlsperger en 2014, quatre mois après sa retraite sportive. Seulement deux d’entre eux étaient toujours en activité lors de leur coming out : Justin Fashanu et Anton Hysén, actuel joueur de 2e division suédoise.

Source

Video : Mystery of Love - Sufjan Stevens ( Call Me By Your Name ) !

D'avoir tant d'envies, moi j'ai un souffle au cœur...

dimanche, février 18, 2018

LBGT : Un magazine russe conseille aux petits garçons de taper les petites filles pour ne pas devenir gays !

Interrogés sur le harcèlement scolaire, des psychologues russes donnent aux parents des conseils sexistes et homophobes pour régler la situation.

Début février, Poutine renchérissait à une blague sur le viol sous les rires bien gras de milliardaires et autres économistes russes.

Il y a quelques jours, le Moscow Times gratifiait ses lecteurs d'une tribune du critique musical Artemy Troitsky présentant Harvey Weinstein comme la " victime " d'une campagne de calomnie, et la Russie comme l'un des derniers bastions chrétiens civilisés qui saurait résister au mouvement #MeToo...

Voilà maintenant que le magazine Schastlivye Roditeli ( " Parents heureux " ) publie dans ses pages de février les bons conseils de deux psychologues interrogés sur les réactions à avoir en cas de harcèlement subi à l'école... Et ça fait très peur.

Le sens de la virilité : La première psychologue pour enfants interrogée, Maria Vishnyakova, recommande aux parents d'encourager leurs enfants à partager leurs sentiments, et à tenter de faire comprendre à leurs harceleurs qu'ils les blessent, avant de leur demander d'arrêter.

Un conseil qui semble plutôt judicieux. Mais qui se conclut ainsi: il serait de bon ton que les pères apprennent à leur fils les meilleures techniques pour se défendre – " cela l'endurcira et lui donnera le sens de la virilité ".

En revanche, " si vous avez une fille, vous devriez immédiatement faire savoir à chacun de ses agresseurs que cette fille est sous votre protection et qu'ils ne peuvent pas se comporter ainsi ". Heureusement donc, que les filles ont les garçons pour veiller sur elles.

Préserver une sexualité " positive " : L'avis du deuxième psychologue, Evgeny Idzikovsky, est encore plus radical : il faut " agir en fonction des circonstances ", c'est-à-dire rendre coup pour coup.

Mais tout le monde ne doit pas se lancer à corps perdu dans la bataille :

" À partir du moment où une fille commence à se battre, elle cesse d'être une fille et devient une agresseuse. Et vous devez la frapper. C'est simplement la bonne chose à faire ".

La " bonne chose ", c'est de former les garçons à être des garçons. À cet égard, le plus grand danger qui les menace serait de blesser leur virilité sous les coups de leurs petites camarades féminines : si un garçon se trouvait attaqué par des " filles arrogantes ", il subirait " l'humiliation " de son sexe. Pis encore, Idzikovsky met en garde : " Cela pourrait influencer négativement son orientation sexuelle ". En d'autres termes : un garçon qui se laisserait battre par une fille sans riposter risquerait de devenir gay...
Que les filles restent entre filles, les garçons entre garçons et le sexisme sera bien gardé, semble donc conseiller Idzikovsky.

Video : Enrique Iglesias - EL BAÑO ft. Bad Bunny

Je manque ici de facéties...

Pietro Boselli !

Tellement de raisons de me perdre...

samedi, février 17, 2018

Malaisie : Un journal provoque un tollé en expliquant comment reconnaître les homosexuels !

Un article publié la semaine dernière dans un grand quotidien malaisien liste les signes distinctifs qui caractériseraient les homosexuels, suscitant le dégoût et la colère de la communauté LGBT.

Un mode d'emploi pour identifier les gays et lesbiennes. Voici ce qu'a publié l'un des principaux quotidiens malaisiens, le Sinar Harian, dans son édition de vendredi dernier, rapporte le Guardian. Le journal s'est attiré les foudres des défenseurs des droits de la communauté LGBT dans ce pays où l'homosexualité est illégale. Les activistes ont accusé les journalistes de mettre des vies en danger.

Barbe et musculation : L'article listait des signes distinctifs qui permettraient de " reconnaître " les personnes homosexuelles. Ainsi, selon le journal, les hommes gays aiment particulièrement porter des barbes, passent du temps à la salle de sport, non pas pour prendre soin de leur corps ou se dépenser, mais pour regarder les autres hommes, et portent des vêtements de marque. Quant aux lesbiennes, elles se prennent dans les bras entre elles, serrent la main des hommes et les rabaissent, toujours selon l'article.

La publication de cet article a provoqué un tollé chez les activistes luttant pour la défense de la communauté LGBT en Malaisie, pays où l'homosexualité est toujours punie par la loi, qui prévoit notamment une peine de vingt ans de prison, et où de nombreux crimes homophobes ont été récemment commis.

En 2017, un étudiant de 17 ans a ainsi été battu et brûlé à mort par des camarades de classe qui l'accusaient d'être homosexuel. Une femme transgenre de 27 ans a été attaquée au couteau et a reçu trois coups de feu, alors qu'elle faisait des courses chez un fleuriste.

En quoi un homosexuel met-il votre vie en danger ? Une situation qui a poussé l'activiste Arwind Kumar, qui est aussi une star des réseaux sociaux en Malaisie, à dénoncer l'article du Sinar Harian, qui selon lui peut menacer des vies.

" Il y a des problèmes bien plus importants dans ce pays qui nécessitent d'être abordés. Si vous voulez vraiment éduquer la société, alors expliquez lui à quoi ressemble un pédophile, un meurtrier, un kidnappeur, les gens qui mettent vraiment en danger les vies des autres. En quoi un homosexuel met-il votre vie en danger ? ", s'est-il insurgé, dans une vidéo postée sur la plateforme Youtube, déjà vue près de 40.000 fois.

Video : Calum Scott - You Are The Reason !

Comme dans un corridor, tu m'accules à tort...

Gratuitous distraction !

A la queue, comme tout le monde...

jeudi, février 15, 2018

Psycho : Grindr nous rend très malheureux, selon cette enquête !

C’est la plus célèbre appli de rencontre gay, et pourtant, à cause d’elle, nous serions au bout du rouleau. Telle est la conclusion d’une enquête réalisée par un mouvement techno-sceptique.

Ils travaillaient chez Google, Facebook, Mozilla Firefox ou NVIDIA. Ils sont maintenant intervenants de conférences TEDx mettant l’opinion en garde contre les nouvelles technologies de l’information et de la communication. 

Depuis 2014, le label Time Well Spent réuni autour de Tristan Harris, ancien " ingénieur philosophe ", démontre comment les GAFAs transforment nos aptitudes cognitives ( par exemple, comment le séquençage de l’information façon Snapchat perturbe la mesure de l’amitié chez les enfants ), endommagent la démocratie et fragilisent notre santé. Selon eux, " notre société est détournée par la techonologie " depuis que les cadors des télécoms s’acharnent à aspirer et commercialiser notre temps d’attention, invitant notre cerveau à se gaver de récompenses mutées en notifications bulles, à scroller et refresh frénétiquement, à se complaire dans le sensationnalisme.

Pour se détourner des scénarios façon Black Mirror, le think thank réfléchit donc à des téléphones plus respectueux de notre temps libre et distille quelques conseils pour le bien-être : supprimer les notifications parasites, passer son écran en nuances de gris, etc.

Musique et outils vs. réseau sociaux et applis de rencontre : Dernièrement, Time Well Spent s’est également associé à l’application Moment qui permet de chronométrer le temps passé sur chaque appli et de renseigner si celles-ci nous ont rendus heureux.se ou malheureux.se. En analysant les comportements de 200 000 utilisateur.rice.s d’iPhone en possession de Moment, il apparaît que nos compagnons de poche nous procurent inégalement du plaisir : les podcasts et les applis d’écoute musicale (Audible, Amazon Music, Spotify) ainsi que les applis relatives à l’organisation de sa vie quotidienne, comme son agenda ou la météo, rendraient heureux la quasi-totalité des personnes qui les consultent. Le GPS gratuit Waze ou l’appli de lecture Kindle figurent encore dans le Top 15 des applis qui donnent du baume au cœur.

Mais avec Grindr et son million d’hommes géolocalisés en temps réel, la bonne humeur fondrait comme neige au soleil. 77 % des personnes qui utilisent l’appli masquée ( on ignore leur pourcentage sur les 200 000 personnes de l’échantillon ) déclarent sortir tristes de l’application. Plus malheureux qu’après une partie de Candy Crush Saga, qu’une tournée sur Facebook ou Instagram. Même son concurrent Tinder, populaire chez les hétéros, n’impacte le moral " que " d’une moitié de ses utilisateurs.

Trop de temps, trop d’abus : Selon les instigateurs de l’enquête, ce score désastreux pourrait tenir de la durée qu’on passe les yeux vissés sur l’écran. Ainsi, passer 20 minutes sur Facebook regonfle le moral, mais y passer une heure nous enverrait au fond du trou. Or sur Grindr, on atteindrait une moyenne d’une heure de connexion par jour – plutôt deux heures même, selon The Advocate.

Sur le célèbre forum Reddit, plusieurs internautes abondent dans le sens de l’enquête, détaillant comment l’appli de rencontre les a déprimés et comment ils s’en sont finalement débarrassés.

Le diktat des muscles, le racisme décomplexé derrière des " préférences sexuelles ", les salutations agressives, le slut-shaming, la sérophohbie, la misogynie voire l’homophobie glissée derrière les " no fem ", et autres dérives bien connues des applis gays pourraient former une autre explication.

Video : Amsterdam, our first time !

Réaliser que la beauté est sidérale...

mardi, février 13, 2018

Sexe : Sucer, c’est tromper ? Y a-t-il une différence entre les couples homos et hétéros sur cette question là ? Où placer le curseur ?

Tromper ou ne pas tromper (ou se faire tromper !)…? Aller voir ailleurs ou rester fidèle…? Se laisser draguer ou mettre des barrières...? Tant de questions aux multiples réponses.

" Sucer, c’est (pas) tromper ", on a tous déjà entendu cette phrase, et on sait qu’on a tous plus ou moins notre avis sur la question. Mais est-ce la vraie question, concernant l’adultère ? Peut-être devrions-nous nous demander où placer le curseur… Car pour beaucoup, sucer, c’est tromper ! Ne nous le cachons pas.

En surface, la différence entre les couples homosexuels et hétérosexuels est flagrante. Les homosexuels sont en général beaucoup plus ouverts quant aux différentes formes de couples : fidèles, libres, échangistes etc. Il semblerait aussi qu’ils soient moins critiques face à la tromperie. Oh, une fois, ça peut arriver.

Il m’est en tout cas arrivé plus d’une fois de rencontrer des couples libres ( ou qui acceptaient un petit découchage de temps en temps ) chez les homos et chez les hétéros. Mais est-ce vraiment le cas, quand on creuse un peu ? Y a-t-il tant de différences que ça ? Ne serait-ce pas, en réalité, exactement la même chose partout ?

Il semblerait que ce soit le cas. Les couples homosexuels, ne se formalisant plus vraiment sur ce que la société attend d’eux, sont peut-être simplement moins discrets à ce niveau-là. Mais l’adultère, consenti ou non, existe bel et bien chez tout le monde.

L’image des homosexuels libres et sans barrières, qui couchent tous à droite à gauche, est de ce fait totalement erronée et se baserait alors seulement sur ces couples " moins discrets ", dirons-nous, qui n’en sont plus à un jugement près et qui n’en ont que faire de ce que diront leurs voisins (et qui ont bien raison !). Chose somme toute plus rare chez les couples hétérosexuels.

Les homosexuels et les hétérosexuels seraient donc, pour la plupart, très attachés à cette image du couple à deux où l’adultère n’est qu’une menace lointaine que l’on essaie de repousser quotidiennement, comme pourrait l’être la menace de la prise de poids sur laquelle on agit chaque jour à sa manière.

Dans ce cas, où placer le curseur, et quand est-ce que cette menace devient, justement, trop menaçante ?

Et c’est là que l’on rentre dans l’intime et que chaque couple, homo ou hétéro, est différent. Certains vous diront que n’importe quelle forme d’approche ou de flirt est le début de la fin, et qu’elle doit être bannie. D’autres vous raconteront que, dans un couple qui dure, cela fait du bien, parfois, de sortir et de se sentir désiré : alors laissons nous draguer, voire même peloter au détour d’un bar, mais sans jamais aller plus loin ! Mais alors, qu’est ce que ce " plus loin ", justement ?

Pour beaucoup, c’est l’acte sexuel ( mettons les choses au clair tout de suite : OUI, la pipe ou la branlette sont des actes sexuels, n’en déplaise à certains ) quand pour d’autres, c’est plus simplement l’intimité qui commence à se créer.

En effet, il est parfois difficile de se laisser draguer longuement par quelqu’un en soirée (moins dangereux) ou même au boulot (plus dangereux) sans rentrer dans une relation presque intime, où l’on commence à parler de choses que l’on ne partagerait normalement qu’avec son/sa cher(e) et tendre ou ses ami(e)s les plus proches. Pour beaucoup, cette relation aussi, c’est le début de la fin, car elle se développe dans un contexte particulier : celui de la drague !

Mais pour d’autres, coucher de temps en temps avec quelqu’un, sans parler de rentrer en mode " couple libre " non plus, n’est pas si dramatique. C’est vrai que les arguments tiennent la route : relâcher la pression du couple parfait, aller voir ailleurs pour mieux se rendre compte que l’on aime vraiment l’autre, créer de nouvelles expériences pour ne jamais se lasser de son couple etc.

Le risque ? Y prendre goût, vouloir que cela devienne une habitude (et donc vouloir un couple libre) sans que son autre ne le désire, voire même tomber sur cette personne qui, justement, remettra tout en question.

Sans parler des nombreux problèmes que cela peut poser dans le couple : faut-il être honnête et dire quand on est allé voir ailleurs ou tout taire, au risque de se faire des films sur son/sa chéri(e), justement…?

Bref, beaucoup de questions qui restent extrêmement délicates car on parle là d’une vision du couple fidèle dans lequel il peut arriver que l’on " trompe " l’autre. Finalement, un couple libre, totalement ouvert sur la question, aura sans aucun doute, sur le long terme, une relation plus stable et plus honnête.

Dernière alternative qui peut s’avérer intéressante pour ceux qui sont en couple depuis des années et qui pourraient parfois avoir une envie d’ailleurs mais, bien trop amoureux l’un de l’autre, et fidèles à leurs convictions, ne se le permettraient pas : le sauna.

Ces lieux de sensualité et de plaisir sont faits pour ! Il en existe des hétéros et des gays dans toutes les grandes villes de France. Beaucoup de couples y trouvent une alternative réjouissante pour se sentir désiré, relancer la vigueur de leurs ébats, renouer avec la confiance et la complicité qu’ils ont avec leur amour et repousser cette vieille menace de l’adultère. Pour ce faire, il faut bien évidemment y aller ensemble, et en avoir parlé au préalable. Y aller seul, en sortant du boulot, en faisant croire à votre ami(e) que vous êtes chez votre mère, en revient tout bonnement à tromper, à l’ancienne, avec bassesse.

Et le plan à trois ? Autre vaste question… Qui s’éloigne tout de même de celle posée au début, et qui rejoint finalement le principe, de loin, du couple libre.

Pour conclure, il y a donc autant de réponses que de possibilités de couples. C’est-à-dire des milliers. C’est donc à vous de voir où vous placez ce curseur, à vous de voir ce que vous acceptez et ce que vous n’acceptez pas. Surtout ne vous comparez pas, chaque couple est différent, et vos convictions n’ont pas à subir de honte ou de jugement. Le plus important est d’être en accord avec votre ami(e) et que tout le monde y trouve son compte. La solution ? La communication. Comme toujours.