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jeudi, décembre 31, 2020
mardi, décembre 29, 2020
lundi, décembre 28, 2020
US : Le Noël le plus gay ( Les personnages LGBT plus que jamais à l'écran ) !
Quand l'agent de Jonathan Bennett l'a appelé pour lui parler d'un rôle principal dans un film de Noël, la première réaction de l'acteur a été : " Super, comment s'appelle la fille " ?
Même si Jonathan Bennett est ouvertement homosexuel, l'acteur de " Lolita malgré moi " est plus habitué à camper des personnages hétérosexuels, en particulier lorsqu'il s'agit d'un film de Noël, un genre souvent convenu et stéréotypé. " Il y a eu un blanc, et ils ont dit... (Jake ). J'en revenais pas ! " se souvient l'acteur en rigolant. " Ça faisait longtemps qu'on attendait cela," ajoute-t-il.
" The Christmas House ", sorti le mois dernier, est le premier film de Noël de la chaîne Hallmark à faire figurer un couple gay dans les rôles principaux. Le personnage de Jonathan Bennett, Brandon, et son mari Jake, joué par Brad Harder, tentent d'adopter un enfant.
Dans la hotte du Père Noël cette année, les films comprenant des histoires de couples homosexuels figurent pour la première fois en bonne place.
" J'imagine ce qu'aurait pensé mon ( moi ) plus jeune, assis à regarder un film avec des personnages qui me ressemblaient, dans des relations de couples comme celles que je souhaitais en grandissant. C'est juste tellement important ", salue Jonathan Bennett.
Avec Kristen Stewart : " Ma belle-famille, Noël, et moi ", avec la star hollywoodienne Kristen Stewart, a même battu des records en nombre de visionnages pour la plate-forme de streaming Hulu depuis sa sortie le 25 novembre.
Il raconte l'histoire d'un couple lesbien où l'une des femmes a des difficultés à révéler son homosexualité auprès de sa famille plutôt traditionnelle. Mackenzie Davis, Alison Brie, Aubrey Plaza, et Dan Levy partagent l'affiche avec la star de Twilight. La réalisatrice Clea DuVall, qui est lesbienne, a déclaré n'avoir " jamais vu sa propre expérience représentée " à l'écran dans des films de Noël, les personnages LGBTQ+, s'il y en a, étant habituellement relégués au second plan.
Produit par Sony et racheté par Hulu quand les cinémas sont restés fermés en raison de la pandémie, le film affirme être la première comédie romantique de Noël avec un couple homosexuel, produit par l'un des studios majeurs d'Hollywood.
La chaîne Lifetime a de son côté sorti ce mois-ci " The Christmas Setup ", tandis que la chaîne Paramount a diffusé " Dashing in December ". Deux téléfilms mettant en avant des idylles gays.
La représentation des personnes gays augmente à Hollywood ( en particulier à travers les nouvelles séries sur les plateformes de streaming ), mais les films de Noël, follement populaires malgré leurs scénarios prévisibles, étaient restés jusqu'à maintenant en-dehors de la dynamique.
L'année dernière, la chaîne Hallmark à l'orientation familiale, avait été vertement critiquée par les associations LGBTQ+ pour avoir cédé à la pression de groupes conservateurs et retiré des publicités pour une entreprise de mariage avec un couple homosexuel s'embrassant à l'autel.
La chaîne avait rediffusé les publicités et s'était excusée lorsque la vedette lesbienne de télévision Ellen DeGeneres avait tweeté : " On n'est pas presque en 2020 ? Vous êtes sérieux " ?
Submergée par l'émotion : Avec " The Christmas House ", Hallmark va bien plus loin. Même si l'histoire de Brandon et Jake n'est qu'une des trois relations entrecroisées dans le film, les deux personnages s'embrassent à l'écran avant les couples hétérosexuels.
" Quand nous avons tourné notre premier baiser, l'équipe de tournage était juste submergée par l'émotion, plus d'une larme a coulé ", a déclaré Brad Harder à l'AFP. " Est-ce qu'il était plus que temps ? Absolument. Mais je suis content que nous en soyons là. C'est vraiment fort ", souligne l'acteur. Selon lui, " Noël pour la communauté LGBTQ+ est une période particulièrement délicate ", surtout pour ceux dont les membres de la famille ne sont pas super tolérants.
Cette nouvelle tendance des films de Noël s'est attirée des commentaires élogieux de toute part. Jonathan Bennett a ainsi déclaré avoir reçu des " milliers de messages " de fans reconnaissants. De quoi en faire selon le site web de pop culture Decider, " le Noël le plus gay de l'histoire ".
dimanche, décembre 27, 2020
lundi, décembre 21, 2020
vendredi, décembre 18, 2020
US : Pete Buttigieg devient ministre des transports
Aux Etats-Unis, le président Joe Biden a nommé Pete Buttigieg comme ministre des transports, mardi 15 décembre. L’homme politique devient la première personnalité gay à avoir un poste à grande responsabilité.
Historique : Un jour après le vote favorable des grands électeurs à son élection, Joe Biden a désigné Pete Buttigieg comme ministre des transports américain, mardi 15 décembre. Cette annonce émane du compte officiel de la présidence. " South Bend était autrefois considérée comme l’une des villes mourantes d’Amérique. Aujourd’hui, c’est une plaque tournante de l’innovation et de la croissance de l’emploi ". a ainsi tweeté le compte officiel de transition de la présidence américaine pour justifier la nomination de l’homme politique. En cause, Joe Biden voit en Pete Buttigieg un " leader, patriote et solutionneur " qui sait parler à la nation. En conséquence, le nouveau ministre devient le premier homme politique ouvertement gay à accéder à un tel poste.
Dès le début de sa carrière, en 2007, Pete Buttigieg entend servir les intérêts des Etats-Unis. Pendant trois années, il est consultant au cabinet de conseil McKinsey & company. Entre-temps, l’homme politique intègre la United States Navy Reserve, dans laquelle il suit une formation de sept mois et aide dans le conflit avec l’Afghanistan (2013). En 2015, il fait son coming-out, révélant que sa foi chrétienne l’a fortement influencé dans ce choix, et devient la première personnalité out de l’Indiana. Puis, trois ans plus tard, Pete Buttigieg se marie avec Chasten Glezman. En 2019, alors maire de South Bend, l’homme politique fait la UNE du magazine Times. C’est une première. Cette année, il s’est lancé dans la course à la présidence américaine avant d’abandonner, au profit de Joe Biden. Un choix qui lui permet aujourd’hui d’accéder au gouvernement.
Une réelle avancée : Suivant cette nomination, Pete Buttigieg y a vu un honneur de pouvoir continuer à servir les Etats-Unis. " L’innovation dans le transport a aidé ma patrie, ça a propulsé notre pays. L’heure est maintenant à la construction d’infrastructures durables et modernes qui crée des millions d’emplois bien payés, qui revitalise l’économie et qui habilite tous les Américains à réussir ", a-t-il confié sur Twitter.
jeudi, décembre 17, 2020
US : Des organisations Anti-LGBT arrosées d'aides Covid !
Des " hate groups " ultraconservateurs ont bénéficié des largesses du gouvernement américain sous couvert de lutte contre la pandémie.
C’est un peu la touche finale d’un mandat Trump qui aura été aussi calamiteux pour les droits des LGBTQ+ américains que pour sa gestion du coronavirus. Une enquête de NBC News révèle que des groupes et entreprises qui luttent ouvertement contre l’égalité et la non-discrimination ont reçu une part significative des fonds d’aide mis en place pour soutenir les secteurs économiques frappés par les effets de la pandémie.
Selon le Southern Poverty Law Center (SPLC), sept entités catégorisées comme des hate groups ont reçu un montant total de 2,5 millions de dollars de prêts à fonds perdu. C’est l'American Family Association, qui mène une croisade contre le soi-disant " agenda homosexuel ", qui se taille la part du lion. Cet influent lobby lié à l’extrême droite religieuse, principalement connu pour ses campagnes de boycott agressives contre des entreprises gay-friendly, s’est vu octroyer 1,4 million à lui seul.
Un chèque de 428’000 dollars est allé à Liberty Counsel, une organisation de juristes qui avait plaidé en 2019 pour ne pas inclure le genre et l’orientation sexuelle dans les lois énumérant des motifs de lynchage. Parmi les autres bénéficiaires, on trouve aussi l’American College of Pediatricians, organisation pseudo-scientifique qui défend les " thérapies de conversion " et assimile l’homosexualité à la pédophilie.
Des groupes qui mettent en pièces le tissu démocratique : L’administration Trump " laisse des millions d’Américains et de petites entreprises souffrir, alors qu’elle soutient financièrement des groupes qui mettent en pièces le tissu de notre démocratie ", commente Cassie Miller, du SPLC.
La liste des bénéficiaires comprend également des écoles religieuses qui se sont illustrées par leur politiques homophobes et transphobes, notamment celle où enseigne la vice-Première dame Karen Pence ou celle qu’administrait la nouvelle juge de la Cour suprême, Amy Coney Barrett.
Les programmes d’aide fédérale sont aussi épinglés pour leur soutien massif aux industries les plus polluantes. Il s’élèverait à 10, voire 15 milliards de dollars, s’est vu octroyer 1,4 million à lui seul.
mercredi, décembre 16, 2020
Sport : Le champion de ski alpin Hig Roberts fait son coming out !
Hig Roberts, champion de ski américain vient de faire son coming out médiatique dans Out Magazine et le New York Times. Une première dans le ski alpin.
C'est le tout premier coming out de l'histoire du ski alpin professionnel. Hig Roberts, l'un des meilleurs skieurs américains actuellement, vient d'annoncer son homosexualité dans deux interviews publiées le même jour : une pour le magazine LGBT+ Out Magazine et une pour le généraliste New York Times. Il devient ainsi le premier skieur de l'équipe nationale et le premier skieur alpin à avoir participé aux championnats du monde à faire son coming out.
" Ne pas être out m'a enlevé beaucoup de joie dans la vie, regrette-t-il auprès de Out Magazine. Parfois, je me tenais sur le podium, avec des titres nationaux, et je me sentais quand même déprimé. J'étais hébété par l'angoisse que je ressentais. Je ne dormais pas, j'avais des crises d'angoisses, des moments d'extrême dépression. J'ai du cacher tout ça à mes équipiers et à mes coaches ".
Surcompensation : " Je ne savais pas comment faire exister l'homosexualité dans les espaces que j'aimais, et celui dans lequel je m'étais trouvé : le sport. Je n'étais pas sûr que ce que je ressentais était similaire à ce que je pensais être l'homosexualité à l'époque. C'est une des raisons qui m'ont poussé à faire mon coming out aujourd'hui, en tant qu'athlète. La visibilité des athlètes LGBTQ+ est très réduite. Il n'y a pas eu beaucoup de représentations, et notamment dans le ski alpin, un sport très masculin, agressif, et basé sur la force ".
C'est d'ailleurs à cause de la violence de la discipline que le skieur, plusieurs fois champion des Etats-Unis, a eu des difficultés à faire son coming out. Plus, jeune, il a beaucoup lutté pour se faire une place dans le sport. " J'étais le plus petit de mon équipe ", confie-t-il. " Ça a construit mon approche du sport, avec beaucoup de cran et de ténacité, parce que je devais faire mes preuves, compenser ma petite taille, le manque de dominance que j'avais sur le terrain de hockey ou la piste de ski ".
" J'ai développé des attitudes de surcompensation, et fait énormément d'efforts" pour être comme les autres, raconte-t-il. " Je ne pensais pas vraiment que je pouvais être gay et réussir dans un sport aussi masculin. Je me sentais piégé par une série de règles implicites de masculinité que le monde athlétique m'a apprise à un très jeune âge ".
Des JO difficiles : Mais le skieur confie également s'être senti " mis en sourdine " lors des Jeux Olympiques d'hiver à Pyeongchang, en 2018. Cette année là, 15 athlètes ouvertement LGBT+ participaient à la célèbre compétition. On comptait notamment Gus Kenworthy, le skieur acrobatique, Adam Rippon, le patineur. A l'époque, Guillaume Cizeron, qui a fait son coming out en 2020, n'était pas encore publiquement out. Et Hig Roberts, encore moins, puisque son équipe n'était même pas au courant.
" Les athlètes n'ont pas le droit de montrer le moindre engagement politique. On ne peut pas utiliser cette visibilité pour autre chose que le sport ", explique l'athlète. " Je devais seulement me sentir chanceux d'être là ". Il confie avoir entendu beaucoup d'homophobie ordinaire, " des choses qui ne me laissaient pas croire que je pouvais continuer ma carrière comme un homme gay identifié ", et a a craint de perdre ses sponsors.
A un an de la retraite, le skieur a donc décidé de mettre ses doutes dans le placard qui l'a longtemps retenu, et adresse un conseil aux athlètes LGBT+ : soyez heureux. " Je veux qu'il soit possible pour les athlètes et les plus jeunes qu'il y a des gens qui ressentent la même chose. C'est votre voyage, votre agenda, mais vous pouvez changer votre histoire. Et si vous avez peur de le faire, ça ne fait pas de vous un lâche. Vous n'êtes pas faible ".
mardi, décembre 15, 2020
mardi, novembre 24, 2020
US : Les juges nommés par Trump annulent l’interdiction de la thérapie de conversion en Floride !
Les juges nommés par Donald Trump ont annulé une interdiction des thérapies de conversion ( une pratique pseudo-scientifique dénoncée et démystifiée ) vendredi 20 novembre, qualifiant cette interdiction d'inconstitutionnelle ".
Les organisations médicales du monde entier ont largement rejeté le traitement comme traumatisant psychologiquement, en particulier pour les mineurs. En fait, l’American Academy of Paediatrics a mis en garde contre cela dès 1993. Ils ont dit que cela renforçait l’anxiété et la honte.
La 11e Cour d’appel de Floride s’est rangée du côté de deux thérapeutes qui ont cherché à faire valoir que les interdictions dans la ville de Boca Raton et du comté de Palm Beach violaient leurs droits à la liberté d’expression.
Comme rapporté par la NBC, les juges ont voté à 2-1 contre l’interdiction de la thérapie de conversion. Les deux juges sont nommés par Trump et sont membres de la Conservative Federalist Society.
Alors que la juge nommée par Obama, Barbara Martin, était en désaccord avec la majorité conservatrice, elle a plutôt souligné l’importance de protéger les jeunes LGBT + contre une " pratique thérapeutique néfaste ". En revanche, le juge de Britt Grant a déclaré que le premier amendement " ne permet pas aux communautés de déterminer comment leurs voisins peuvent être conseillés sur les questions d’orientation sexuelle ou de genre ".
En conséquence, les tribunaux ont favorisé les thérapeutes de conversion Robert Otto et Julie Hamilton dans une décision qui dissout effectivement les quelque 21 interdictions de pratique dans les villes et les comtés de Floride. Tous deux ont déclaré que leurs clients avaient souvent " des croyances religieuses sincèrement en conflit avec l’homosexualité ".
La thérapie de conversion est encore courante aux États-Unis : Également appelée thérapie réparatrice, cette pratique, qui existe depuis plus d’un siècle, a de nombreuses techniques. Le plus souvent, la thérapie par la parole.
Cependant, certains médecins qui pratiquent la thérapie sont connus pour utiliser des traitements de choc et induire des nausées associatives chez les patients, selon une étude de 2018 du Williams Institute of the School of Law de l’Université de Californie à Los Angeles. Malgré cette dénonciation et ce discrédit, la " thérapie " est restée courante dans certaines régions des États-Unis.
Bien que l’impact de la pratique soit incommensurable, environ 698 000 adultes LGBTI + aux États-Unis ont reçu une thérapie de conversion, selon des recherches.
dimanche, novembre 22, 2020
jeudi, novembre 19, 2020
US : À Las Vegas, les couples homosexuels pourront désormais se marier !
Le Nevada est le premier Etat américain à reconnaître et protéger le mariage homosexuel dans sa Constitution, à l'issue d'un référendum qui a recueilli plus de 62% de voix favorables. Les homosexuels pourront désormais se marier à Las Vegas, la capitale du mariage dans le monde.
Dix-huit ans après avoir réservé l'institution du mariage aux seuls couples hétérosexuels, les électeurs du Nevada se sont très majoritairement prononcés pour la suppression de cette mesure et l'inscription dans la Constitution de l'Etat de la reconnaissance des unions entre époux du même sexe.
Ce référendum, organisé en marge de l'élection présidentielle comme c'est l'usage aux Etats-Unis, a recueilli plus de 62% de voix favorables selon les résultats définitifs publiés ces derniers jours. Cette décision fait du Nevada ( ouest ) le premier Etat américain à reconnaître et protéger le mariage homosexuel dans sa Constitution, ont souligné les médias locaux.
La " question numéro 2 " demandait aux électeurs de dire s'ils souhaitaient supprimer une disposition, adoptée en 2002, stipulant que " seuls le mariage entre un homme et une femme peut être reconnu " dans le Nevada.
Les couples homosexuels avaient dû attendre fin 2014 et une décision de la Cour suprême, plus haute juridiction américaine, pour obtenir la reconnaissance de leur union ( au niveau fédéral seulement ) dans le Nevada et une trentaine d'autres Etats.
L'amendement fait en outre obligation au Nevada et à ses institutions de reconnaître et de traiter de la même manière tous les mariages, quel que soit le genre des individus qu'ils unissent. Pour les partisans de la mesure, il s'agit d'une garantie supplémentaire pour les homosexuels dans le cas où la Cour suprême, où les conservateurs bénéficient désormais d'une nette majorité, reviennent sur sa décision.
Le référendum établit toutefois le droit pour les organisations religieuses et les membres du clergé dans le Nevada de refuser de célébrer des mariages homosexuels, sans encourir de poursuites judiciaires.
vendredi, novembre 13, 2020
Pologne : Le parti conservateur et LGBTphobe inquiet après la victoire de Joe Biden !
Alliés fidèles de Donald Trump, les conservateurs nationalistes polonais ont du mal à reconnaître sa défaite et craignent les prises de position du président élu Joe Biden, volontiers critique des violations de l'État de droit en Pologne. Alors que le monde saluait la victoire du candidat démocrate Joe Biden, le président de la Pologne Andrzej Duda s’est borné, lui, à le féliciter samedi 7 novembre " pour une campagne présidentielle réussie ". Même figure de style que le Premier ministre hongrois Victor Orban.
" En attendant la nomination par le Collège électoral, la Pologne est déterminée à maintenir un partenariat stratégique PL-US de haut niveau et de haute qualité pour une alliance encore plus forte ", a-t-il ajouté dans son tweet. Andrzej Duda a semblé ainsi oublier qu’il y a quatre ans, il avait félicité Donald Trump pour sa victoire immédiatement après la publication des résultats.
La Pologne perd " un allié de poids sur la scène internationale " : La télévision publique TVP, considérée comme un véritable outil de propagande des populistes au pouvoir, continuait encore lundi de présenter sur son site internet Joe Biden comme un homme politique " que certains médias aux États-Unis ont qualifié de vainqueur de l’élection présidentielle ". Pendant le weekend, la TVP a cité abondamment les accusations de fraude émises par Donald Trump, ainsi que les médias russes.
" La TVP s’est engagée davantage que Fox News ", constate le politologue Marcin Zaborowski. Selon lui, les conservateurs polonais du Droit et Justice (PiS) " sont très malheureux d’avoir perdu un allié de tel poids sur la scène internationale ". " Isolé dans l’Union européenne, le PiS avait le confort d’être soutenu outre-Atlantique grâce à Trump ", explique-t-il à l’AFP.
Les liens entre les deux partenaires étaient très étroits : Depuis leur arrivée au pouvoir en 2015, les conservateurs du PiS ont misé sur de bonnes relations avec Washington, cherchant notamment avec succès à renforcer la présence militaire américaine sur le sol polonais, alors que leurs rapports avec l’UE ont été marqués par des tensions provoquées notamment par leurs réformes judiciaires controversées et par leur refus d’accueillir des migrants.
Fin juin, à quatre jours du premier tour du scrutin présidentiel en Pologne, Andrzej Duda, candidat à sa réélection, a rendu visite à M. Trump, lui aussi en campagne électorale. Le président américain n’a alors pas tari d’éloges sur son " ami " polonais, premier dirigeant étranger invité à la Maison Blanche depuis les mesures anti-Covid-19 aux États-Unis.
Le chef d’État polonais a quant à lui loué la politique de son homologue américain et n’a pas programmé une rencontre avec le candidat démocrate.
Joe Biden, critique des " zones sans LGBT " : Joe Biden sera sans aucun doute un partenaire plus difficile pour les conservateurs. En octobre, il avait provoqué l’ire de Varsovie en s’émouvant de " ce qui s’est passé, de la Biélorussie à la Pologne en passant par la Hongrie, et la montée des régimes totalitaires dans le monde ".
Plus tôt, il a également fortement critiqué la campagne des conservateurs polonais contre la communauté LGBT+. " Soyons clairs : les droits des LGBTQ+ sont des droits de l’Homme, et les " zones sans LGBT " n’ont pas lieu dans l’Union européenne ou partout dans le monde ", a-t-il déclaré en septembre.
Pour autant, selon le politologue Marcin Zaborowski, Joe Biden n’a aucune intention de miner les relations stratégiques entre les deux pays. " Ces relations peuvent rester fortes, et peut-être même devenir plus fortes. En fait, dans des domaines comme la politique à l’égard de l’espace post-soviétique, Varsovie peut constater qu’elle a plus en commun avec la Maison Blanche de Biden qu’avec celle de Trump ", explique-t-il.
L’ancien ambassadeur polonais aux États-Unis, Ryszard Schnepf, le confirme : " Les démocrates ont toujours été plus fermes vis-à-vis de la Russie que les conservateurs ". " Biden connait bien l’Europe, la comprend mieux que Donald Trump ", mais à la différence du président sortant, il ne mise pas uniquement sur la Pologne et la Hongrie dans ses relations avec l’Europe, explique-t-il à l’AFP.
" Même si aucun soldat américain ne sera retiré, la Pologne perdra son statut de partenaire privilégié, et aussi bien le PiS que le président Duda sont inquiets. Ils ne savent pas comment ils vont être traités par la nouvelle administration ", ajoute-t-il.
Lundi, comme pour souligner l’importance des liens transatlantiques, le président Duda a ratifié l’accord sur la présence des forces américaines en Pologne, finalisant ainsi l’initiative de l’administration Obama-Biden datant de 2009. Lors de son discours, le président polonais a soigneusement omis de prononcer aussi bien le nom Trump que Biden.
mercredi, novembre 11, 2020
Politique : Qui sont Ritchie Torres et Mondaire Jones, les premiers membres noirs et gays du Congrès américain ?
Pour la première fois dans l'histoire américaine, deux hommes noirs ouvertement homosexuels vont siéger au Congrès américain. Ritchie Torres et Mondaire Jones ont été élus lors du vote du 3 novembre dernier. Présentations.
Alors que les résultats de l'élection présidentielle se font toujours attendre, Ritchie Torres et Mondaire Jones, deux hommes noirs ouvertement homosexuels ont été élus pour siéger au Congrès américain. Une grande première dans l'histoire américaine. Mais qui sont-ils ?
Agé de 32 ans et élu avec 88% des voix face au candidat républicain Patrick Delices, Ritchie Torres est afro-latino. Il a remporté la primaire du Congrès dans son district ( New-York 15e ) au mois de juin où il était opposé à Ruben Diaz Senior. Selon The Grio, ce duel avait attiré l'attention nationale, Ruben Diaz ayant l'habitude de " tenir des propos homophobes ".
Une enfance dans des conditions difficiles : Né de parents afro-américains et portoricains le 12 mars 1988, Ritchie Torres a été élevé par sa mère dans le quartier du Bronx à New-York. Durant sa jeunesse, il est régulièrement hospitalisé pour des problèmes d'asthme à la suite du développement de moisissures dans l'appartement qu'il occupe avec sa maman, son frère jumeau et sa sœur. " J'ai été élevé par une mère célibataire qui a dû élever trois enfants au salaire minimum et j'ai vécu dans des conditions de moisissure et de vermine, de plomb et de fuites ", avait-il indiqué en faisant référence à son enfance.
Membre du conseil municipal de la ville depuis 2003, soit à l'âge de 25 ans, il a profité de son mandat pour défendre " le logement social, les droits des LGBT mais aussi une réforme de la police ", d'après L'Obs. Selon des propos rapportés par le journal français, le membre du parti démocrate avait indiqué : " La sécurité publique et la responsabilisation de la police ne sont pas incompatibles ".
Premier candidat homosexuel élu dans le Bronx : Premier candidat ouvertement homosexuel à être élu à des fonctions administratives dans le Bronx, le plus jeune membre du conseil municipal se voit attribuer la présidence de la commission liée au logement public. Il devient également chef adjoint de la majorité. Il a notamment aidé à ouvrir le premier refuge pour sans-abri pour les jeunes LGBTQ dans le Bronx. Il a également obtenu des fonds pour des centres pour personnes âgées afin de servir les personnes LGBTQ dans les cinq arrondissements de New York. En 2016, il a été délégué pour la campagne de Bernie Sanders en vue de l'élection présidentielle de cette même année.
Dans une interview accordée à Buzzfeed News le 27 octobre dernier, Ritchie Torres a parlé de sa lutte contre la dépression. " Cette question occupera une place politique importante ", a-t-il indiqué. Alors qu'il prétend être plus modéré qu'il n'a été décrit, il a déclaré que son objectif serait de " résoudre immédiatement les problèmes urgents pour le district sans adopter une approche tout ou rien ".
Passion pour les autres : De son côté, Mondaire Jones, en lice dans le 17e district de New-York, a mené sa campagne avec quatre objectifs : une réforme de la justice pénale, un système de santé à payeur unique, augmenter le salaire minimum national de 15 dollars et la mise en œuvre du Green New Deal. Dans la course pour son district de New-York, Mondaine Jones a pu notamment compter sur le soutien de ce dernier, aujourd'hui sénateur.
Agé de 33 ans et diplômé de Université de Stanford et de la Harvard Law School, Mondaire Jones a travaillé pour l'administration de Barack Obama au sein du ministère de la Justice. Plus récemment, il occupait un poste d'avocat au département juridique du comté de Westchester.
Celui qui a grandit avec ses grands-parents après que sa mère soit tombée malade, a déclaré lors d'une interview avec The Advocate au mois de juin être " passionné par le fait d'aider les autres ". En 2020, à l'occasion du 50e anniversaire de la première marche des fiertés, celui qui a annoncé son homosexualité à l'âge de 25 ans a été désigné par le magazine Queerty, parmi les cinquante héros menant la nation vers l'égalité, l'acceptation et la dignité pour tous.
Des modèles pour l'avenir : Comme le rappelle The Grio, les victoires historiques de Mondaire Jones et Ritchie Torres se sont déroulées dans un contexte de troubles civils et d'indignations vertueuses. Ils sont des modèles de possibilités pour de nombreux jeunes homosexuels noirs intéressés par la politique, mais qui ont souvent entendu dire qu'il était impossible de travailler dans ce type d'institutions.
" Bien que nous ne sachions toujours pas si Biden ou Trump remporteront la victoire, les victoires historiques de Torres et Jones rappellent que les homosexuels noirs ouvrent la voie en secouant un système politique souvent conçu pour garder beaucoup d'entre nous hors des positions de pouvoir ", note Preston Michum, écrivain, conférencier et professeur adjoint de droit au Georgetown University Law Center. Des modèles d'espoir pour ceux qui ont connu la santé mentale, l'insécurité du logement et les gens de la classe ouvrière. Des modèles pour ceux à qui on a souvent dit que la noirceur et la " queerness " n'avaient pas leur place en politique. Des héros, quoi.
mardi, novembre 10, 2020
US : Le long chemin de Joe Biden vers la défense des LGBTQ+ !
Sur le " Don’t Ask Don’t Tell ", le sida ou le mariage pour tous, le prochain président des États-Unis s’est longtemps aligné sur des positions conservatrices et frileuses avant de devenir un champion de l’égalité.
Les États-Unis connaissent enfin le nom de leur prochain président : Joe Biden. Sa victoire, proclamée avant hier après-midi, a donné lieu à des scènes de liesse dans les grandes villes américaines, où l’on a pu voir flotter de nombreux drapeaux arc-en-ciel. Un soutien LGBTQ+ auquel le président élu n’a pas manqué de rendre hommage dans son discours le soir même, en mentionnant les " gays, straight et trans " parmi les membres de la coalition qui l’a porté au pouvoir. À cette occasion, il s’est engagé à faire passer l’Equality Act, vaste plan anti-discriminations, dans les 100 jours.
Si la campagne de Biden a été saluée comme la plus inclusive de l’histoire américaine, les médias LGBTQ+ comme PinkNews rappellent toutefois que ce vétéran de la politique n’a pas toujours été un allié. Depuis son élection au Sénat en 1979, il avait plusieurs fois objecté à la présence d’homosexuels dans les forces armées. En 1994, il avait ainsi soutenu la doctrine du Don’t Ask Don’t Tell, qui avait mis sur la touche des milliers de militaires et employés civils.
Toujours au cours des années 1990, le sénateur du Delaware avait également voté pour l’interdiction d’entrée sur le territoire US des étrangers porteurs du VIH, ainsi que contre la reconnaissance légale de la cohabitation de personnes de même sexe, en pleine hécatombe du sida.
Ralliement tardif : Biden n’a pas non plus été un pionnier du mariage égalitaire, ce que l’équipe de campagne de Trump a rappelé avec une certaine hypocrisie. En 1996, il avait voté en faveur du Defence of Marriage Act, visant à renforcer la définition strictement hétérosexuelle du mariage. Une position que le sénateur a maintenue jusqu’à son accession à la vice-présidence, aux côtés de Barack Obama, en 2008, alors que plusieurs États légiféraient. Ce n’est que quatre ans plus tard qu’il a annoncé son ralliement à un mariage égalitaire sur le plan fédéral, prélude au ralliement du président Obama. Le droit a finalement été établi au niveau national par un arrêt de la Cour suprême en 2015.
" Il y a de bonnes raisons de penser que c’est grâce à ( Joe Biden ) qu’on a accéléré les choses à la Maison-Blanche sur le dossier du mariage, il faut lui reconnaître cela ", explique Pete Buttigieg, son ancien rival aux primaires démocrates et aujourd’hui membre de son équipe de transition. Le vice-président de Barack Obama a aussi témoigné de son soutien aux droits des trans, jusque là largement ignoré par la Maison-Blanche.
Interrogé sur ce revirement qui a fait de Biden, en 2012, un champion de la cause LGBTQ+, l’intéressé a plusieurs fois rapporté une anecdote de jeunesse. Adolescent, il avait vu deux hommes s’embrasser. Son père lui avait simplement expliqué : " Joey, c’est simple, ils s’aiment ".
dimanche, novembre 08, 2020
US : Le Nevada établit dans sa Constitution le droit des couples homosexuels à se marier !
Les électeurs du Nevada ont révoqué une interdiction du mariage homosexuel vieille de 18 ans, faisant du Nevada le premier État à consacrer le droit des couples homosexuels à se marier dans sa Constitution. La question 2 sur le bulletin de vote du Nevada demandait aux citoyens s’ils soutenaient un amendement reconnaissant le mariage " entre couples, quel que soit leur sexe ".
Avec plus des trois quarts des voix comptées à compter de ce jeudi, 62% ont voté en faveur de l’amendement contre 38% contre, selon les autorités locales.
" L'Amendement sur le mariage pour tous a également demandé si les organisations religieuses et le clergé conservent le droit de refuser de célébrer un mariage. Cela fait du bien que nous laissions les électeurs décider ", a déclaré le président d’Egalité Nevada Chris Davin à NBC News. " Ce sont les gens qui ont décidé, pas les juges ou les législateurs. C’était la démocratie directe, voilà comment tout devrait être ".
Lors d’un référendum électoral en 2002, la Constitution du Nevada a été à l’origine modifiée pour définir le mariage comme étant l'union d'un un homme et une femme. En 2015 il y eut la décision historique de la Cour suprême des États-Unis, connue sous le nom d’affaire Obergefell c. Hodges, par laquelle les interdictions du mariage homosexuel dans tout le pays ont été annulées.
Le Nevada est l’un des 30 États au moins à avoir adopté un amendement constitutionnel interdisant le mariage homosexuel. Le premier était Hawaï en 1998 et depuis lors, l’opinion publique a radicalement changé. 70% des Américains soutiennent désormais le droit des couples homosexuels de se marier, selon une enquête du Public Religion Research Institute.
vendredi, novembre 06, 2020
Cinema : Le créateur de " Six Feet Under " explore l’homosexualité dans les années 70 avec " Uncle Frank " !
Suite à l'arrêt brutal après une seule saison de sa série Here and Now, Alan Ball se tourne vers le cinéma avec un long-métrage. Paul Bettany campe ici un homme gay contraint de renouer avec sa famille homophobe en 1973.
S'il y a quelqu'un qui se fascine pour les histoires de deuil et de famille, c'est bien Alan Ball. Ce scénariste nous l'a bien prouvé à travers cinq saisons stellaires de Six Feet Under. Près de 15 ans après la fin de sa série culte, il s'empare à nouveau de ces sujets pour Uncle Frank.
Récompensé par le Prix du Public de la ville de Deauville lors de la dernière édition du festival, ce long-métrage sera disponible à compter du 25 novembre prochain sur Amazon Prime Video outre-Atlantique. Une sortie française doit encore être confirmée par la plateforme, puisqu'il est possible que le film sorte dans les salles de cinéma.
Back to the 70's : L'action de Uncle Frank se déroule à l'aube des années 70. Beth, une adolescente désireuse de quitter sa campagne natale, se rend à New York. C'est là-bas que vit Frank, son oncle, un professeur de littérature. Mais une fois sur place, elle réalise que son cher tonton ne vit pas seul : Frank cohabite avec Wally, son petit ami jusqu'ici inconnu aux bataillons. Après la mort du patriarche de leur famille, Frank et Beth, accompagnés de Wally, doivent rentrer au bercail pour les funérailles. Et malgré un road trip distrayant où les trois se rapprochent comme jamais, les traumatismes passés ne sont pas loin de ressurgir.
Bien connu des fans de Marvel pour son rôle de Vision dans la saga des Avengers, Paul Bettany incarnera ici l'oncle Frank tandis que Peter Macdissi ( Six Feet Under, tiens tiens ) jouera son amoureux déjanté Wally. Le rôle de Beth a été confié à la jeune mais talentueuse Sophia Lillis, croisée aussi bien dans le remake de Ça que dans la série queer tristement annulée I Am Not Okay with This. Également au casting, on retrouvera Margo Martindale ( The Americans ), Lois Smith ( True Blood ) ou encore Judy Greer ( Kidding ).
Alan Ball, valeur sûre : Alan Ball est l'un des créateurs LGBTQ+ les plus emblématiques des États-Unis. En plus de Six Feet Under, il a été le showrunner de True Blood, la série vampirique plutôt queer avec Anna Paquin, et Here and Now, qui a malheureusement fait un bide après une seule et unique saison sur HBO. Uncle Frank est le deuxième film qu'il réalise pour le cinéma, de longues années après Nothing Is Private paru en 2007.
jeudi, novembre 05, 2020
US : Vague historique de victoires des personnes LGBT+ !
Les candidats LGBT+ ont remporté plusieurs victoires importantes lors des élections de mardi aux Etats-Unis, comme Sarah McBride qui est devenue la première personne ouvertement transgenre à remporter un siège au Sénat, montrent les premiers résultats.
Selon des estimations, au moins 35 des 574 candidats LGBT+ inscrits pour cette élection ( un record ) auraient décroché mercredi matin un siège au Congrès, Ritchie Torres devenant le premier afro-latino homosexuel et Mondaire Jones le premier noir gay à y siéger.
" Les victoires de ce soir pour les personnes LGBTQ de couleur et les Américains transgenres à travers le pays sont historiques et attendues depuis longtemps ", a souligné dans un communiqué Sarah Kate Ellis, présidente de l'organisation GLAAD qui défend les droits des personnes LGBT+ ( lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, queers, intersexes et asexuelles ).
" Leurs victoires représentent un bond en avant pour l'acceptation des LGBTQ et une demande pour plus de progrès et d'égalité soulignée ici même par leur présence", a-t-elle ajouté.
Un sondage de sortie des urnes de l'institut Edison Research suggère que les personnes LGBT+ représentent 7% du total de l'électorat américain en 2020, soit davantage que les 4,5% estimés dans la population adulte du pays. Elles représentaient 6% de l'électorat en 2018, lors des élections de mi-mandat, et 5% lors de la présidentielle de 2016.
" Au cours des trois dernières élections, la part des électeurs LGBTQ n'a cessé d'augmenter, renforçant notre communauté comme une circonscription électorale en croissance que les responsables politiques doivent courtiser ", observe Alphonso David, le président de Human Rights Campaign, un groupe de défense des LGBT, cité dans un communiqué. " Nos problèmes comptent, nos votes comptent et les responsables politiques du pays en ont pris note ", ajoute-t-il.
Sarah McBride, qui a remporté un siège de sénatrice dans l'Etat du Delaware, écrit pour sa part sur Twitter que sa victoire " montre à un enfant LGBTQ que notre démocratie est assez grande pour lui aussi ".
mardi, novembre 03, 2020
Religion : Wilton Gregory, premier cardinal noir et pro-LGBT des Etats-Unis !
Quelques jours après le buzz de ses propos sur le mariage pour tous, le pape François a nommé de nouveaux cardinaux. Et parmi eux, Wilton Gregory. Et c'est, à bien des égards, une décision qui en dit long.
Les institutions de l'Eglise sont-elles en train d'opérer leur mue ? Treize nouveaux cardinaux ont été annoncés dimanche par le pape François, parmi lesquels Wilton Gregory, le premier archevêque noir des Etats-Unis à obtenir le chapeau rouge tant convoité. Lors d’une annonce surprise depuis son balcon, surplombant une place Saint Pierre bondée , le pape a déclaré que les ecclésiastiques seraient élevés au rang de cardinaux lors une cérémonie le 28 novembre prochain.
La nomination de Mgr Gregory, 72 ans, a été accueillie avec enthousiasme par les défenseurs des droits LGBTQ et les progressistes aux États-Unis. Il avait, dès 2014 rencontré des parents d'enfants LGBT, et leur avait témoigné son soutien dans une tribune publiée dans la presse locale, en affirmant que " l'Église doit accueillir tous ses enfants ". Une prise de position pas banale pour un membre de l'Eglise qui ne l'est pas moins, et dont la nomination semble être un message envoyé par le pape. " Cette nomination démontre clairement la volonté du pape François de remodeler les Eglises américaines " fait savoir Nicolas Senèze, journaliste et spécialiste du Vatican et du catholicisme.
Un exemple à suivre : L’archevêque, originaire du South Side du Chicago ( comme Michelle Obama ) s’est converti au catholicisme à l’adolescence. Il a été nommé archevêque de Washington le 4 avril 2010, jour anniversaire de l’assassinat de Martin Luther King en 1968. Tout un symbole. Pendant toute sa carrière, Mgr Gregory a milité afin de mettre fin aux scandales d’abus sexuels au sein de l’Église, prônant une approche de tolérance zéro vis-à-vis des coupables. Senèze affirme : " En nommant Mgr Gregory, le Pape désigne ce dernier comme un exemple à suivre pour les autres évêques ".
La désignation de Mgr Gregory marquerait donc un pas vers une Église plus tolérante. Les cardinaux sont des personnages importants dans l'Eglise catholique, puisqu'ils participent au conclave, et élisent le pape. " Avec cette refonte de l’Église catholique, le Pape envoie un message : les questions morales sont moins urgentes que les questions sexuelles. C'est un effort parmi d'autres et il y a d'autres nominations à faire ", affirme Senèze.
Un effort parmi d'autres : Maias pour les commentateurs du monde entier, ce choix serait même politique. Pour le quotidien italien La Repubblica, le pape a fait " le choix anti-Trump ". L’archevêque s’était en effet plusieurs fois opposé au président Donald Trump, notamment lors des manifestations qui ont secoué les États-Unis après la tuerie de George Floyd. Quand le président américain s’est rendu dans un sanctuaire dédié à Jean-Paul II à Washington au lendemain de la dispersion de manifestants pacifiques près de la Maison Blanche, le religieux a jugé l’attitude présidentielle " déconcertante et répréhensible ".
A quelques jours de l'élection présidentielle américaine, le choix du pape n'est pas anodin. Pour le spécialiste du Vatican, le choix d’un noir américain sensible à la justice raciale et aux questions LGBTQ porte un message politique, spécialement aux votants catholiques. Espérons que les Américains l'aient entendu...
lundi, novembre 02, 2020
US : L’avocat de Donald Trump a participé à faire reculer les droits LGBT+ en Europe !
L'avocat de Donald Trump a soutenu les restrictions polonaises sur l’avortement et les " zones sans LGBT+". Un soutien juridique financé par des organisations chrétiennes et ultra conservatrices américaines.
C’est une information révélée mardi par le média indépendant Open Democracy. Des organisations, pour la plupart chrétiennes, ultra conservatrices américaines ont dépensé 270 millions de dollars depuis 2007 dont 90 millions en Europe ( plus que dans n’importe quelle autre région ) pour faire reculer les droits LGBT+ et les droits des femmes sur le vieux continent. Parmi celles-ci, le Centre américain pour le droit et la justice (ACJL) dont l'avocat en chef Jay Sekulow, est également l'un des avocats personnels de Donald Trump.
Celui qui a défendu le président américain lors de son procès en destitution a en outre créé en 1997 l'antenne européenne de l'ACJL ( le Centre européen pour le droit et la justice - ECJL ) basée à Strasbourg. Un choix qui ne doit rien au hasard puisque la ville accueille le Parlement Européen ainsi que la Cour Européenne des droits de l'Homme ( CEDH ). Pratique pour la pratique d'un lobbying en faveur, par exemple, des mesures anti-avortement polonaises.
Un lobbying juridique qui fonctionne : En effet, Jay Sekulow et l'ECJL ont rédigé un argumentaire en date du 16 octobre à l'adresse de la Cour Constitutionnelle polonaise dans lequel ils défendent " la protection de la vie humaine prénatale ". On peut par exemple y lire, que les Etats européens ont pour charge de définir le " point de départ du droit à la vie ". Par conséquent, selon l'organisation, la CEDH " n'a jamais estimé que le fœtus n'était pas une personne ". Des arguments qui ont permis de légitimer la décision de la cour polonaise.
Cette dernière a interdit le jeudi 22 octobre l’IVG en cas de malformation grave du fœtus. Une décision conforme au souhait du parti au pouvoir Droit et Justice (PiS), formation ultra-conservatrice et nationaliste, et à celui de l'association de Jay Sekulow. Les femmes polonaises, qui depuis sont descendues par milliers dans les rues afin de protester, ne peuvent désormais avorter qu’en cas de viol, d’inceste ou de danger vital pour la mère. Interrogé par Open Democracy, Neil Datta, en charge du forum européen pour les droits sexuels et reproductifs, dénonce une " croisade contre les femmes et les droits LGBT ".
Le droit pour s'attaquer aux droits LGBT+ : Par le passé, l'ACJL s'est en outre opposée à l'adoption par des couples gays et a soutenu des médecins refusant des services aux femmes et aux personnes LGBT+. Jay Sekulow et son organisation ont aussi défendu les villes polonaises se déclarant " zones sans LGBT+ ". D'après ses registres financiers, cette dernière a dépensé 14 millions de dollars en Europe.
Par ailleurs, l'ACJL n'est pas partie seule en croisade. Au total, 28 organisations chrétiennes aux pratiques similaires ont été identifiées par Open Democracy. A l'image de l'Alliance pour la défense des libertés (ADF) dont les liens avec l'administration Trump sont avérés. Puisqu'elle compte parmi ses membres d'anciens collaborateurs du président américain. Sa branche internationale " a déposé des dossiers juridiques contre le mariage homosexuel en Italie et a soutenu les boulangers chrétiens d'Irlande du Nord qui ont refusé de servir les couples homosexuels ", relate Reuters.
Elle s'est également opposée à l'adoption par des couples homosexuels en Autriche et a opéré en France contre les femmes transsexuelles cherchant à changer légalement de sexe. Là aussi le lobbying s'illustre par le dépôt d'arguments dans des affaires judicaires, cette fois-ci devant la Cour européenne des droits de l'homme.
Des " victoires " à la CEDH : Au cours des dernières années, l’ACJL et l’ADF sont intervenues dans des dizaines de dossiers judiciaires européens. Dans son rapport annuel en 2019, ADF s’est par exemple félicitée d’avoir remporté 18 affaires devant la CEDH sur des questions similaires à la législation polonaise en matière d’avortement. Des " victoires " qui ont un coût, puisqu'elle a dépensé 15 millions de dollars en Europe depuis 2007.
Outre des arguments dénoncés par le Conseil de l’Europe comme de graves " violations des droits de l’homme ", Neil Datta met en garde les institutions continentales face à ces organisations qui tentent " de saper la démocratie, le libéralisme et les droits de l’homme ". Des activités qui sont à l’image de leur travail outre-Atlantique. Elles devraient notamment jouer un rôle après la nomination d’Amy Coney Barrett à la Cour suprême américaine...
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