samedi, juin 30, 2018
vendredi, juin 29, 2018
Homophobie : Une personne LGBT sur deux a déjà subi au moins une agression dans sa vie !
C'est à Paris que l'on recense le plus d'agressions homophobes, en premier lieu dans les établissements scolaires, les transports et la rue.
Plus d'une personne sur deux se définissant comme homosexuelle, bisexuelle ou transsexuelle, a été victime d'une agression à caractère homophobe au cours de sa vie, selon une étude de l'Ifop dévoilée ce mercredi 27 juin par France Info.
Au total, 53 % des LGBT (Lesbiennes, gays, bi, trans) ont fait l'objet d'agressions à caractère homophobe, précise cette enquête réalisée pour la Fondation Jean Jaurès et la Dilcrah (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT).
Parmi les faits répertoriés : Insultes (28%), attouchements ou caresses à caractère sexuel (24%), menaces de révéler l'orientation sexuelle à des proches, collègues ou voisins (18%), ou viol (11%). Selon cette enquête, l'écart entre les hommes et les femmes est faible face aux agissements.
Constat étonnant : C'est dans l'agglomération parisienne, qui abrite pourtant le quartier du Marais où sont concentrés la majorité des bars et boîtes de nuit gays, que se produisent le plus ces agissements, à la différence des milieux ruraux, moins concernés par ces agressions.
Des sanctions plus sévères pour les insultes : Les faits se produisent le plus souvent dans l'établissement scolaire, puis les transports ou la rue, vient ensuite le lieu de travail, au sein de la famille ou sur les réseaux sociaux, précise l'étude. A la question de savoir si les sanctions judiciaires doivent être aussi sévères pour des propos tels que " sale gouine " ou " sale pédé " que des propos racistes ( comme " sale noir ", " sale arabe " ) ou antisémite ( sale juif "), 87 % des personnes LGBT s'y disent favorables.
Ces résultats ont été présentés mercredi matin à Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes. L'étude a été réalisée par l'Ifop, avec un questionnaire en ligne du 23 mai au 6 juin 2018, auprès de 994 personnes homosexuelles, bisexuelles et transgenres, représentant soit un échantillon selon la méthode des quotas.
En mai, SOS Homophobie avait relevé que pour la deuxième année consécutive, le nombre d'actes homophobes avait augmenté en 2017.
jeudi, juin 28, 2018
Culture : Accusé de " propagande gay ", l’Opéra de Hongrie annule les représentations de Billy Elliot
Après une campagne médiatique homophobe, l’Opéra national de Hongrie a annoncé l’annulation d’une quinzaine de représentations de la comédie musicale Billy Elliot à Budapest.
Certains se sentent menacés dans leur virilité et leur hétérosexualité par un passage piéton ( dangereux, le passage piéton ), d’autres par une bouteille d’Evian. C’est maintenant au tour d’un gamin de 10 ans qui refuse de faire la boxe d’inquiéter les homophobes : en Hongrie, Billy Elliot fait peur.
Selon le site web d’actualités Magyar Idok ( qui soutient ouvertement le très conservateur Premier ministre Viktor Orban ), la production de la comédie musicale ferait en effet de la " propagande gay ". Écrit par la journaliste Zsofia N.Horvath, l’article ne cache pas son caractère homophobe. Elle explique : " Chacun peut voir que le garçon danse avec (un autre) petit garçon et non pas (avec des filles). Il y a une scène dans laquelle le garçon essaye de trouver des vêtements féminins avec son petit ami, et des lumières arc-en-ciel apparaissent derrière eux ".
Elle ajoute : " Comment est-il possible qu’une institution nationale telle que l’opéra aille à l’encontre des objectifs de l’Etat et se serve d’une performance faite pour les jeunes d’une dizaine d’années, les plus vulnérables, pour réaliser une telle propagande gay ? ".
Elle n’hésite pas à aller encore plus loin dans ses propos : " Le spectacle contrecarre l’objectif du gouvernement de produire davantage de bébés en faisant croire à des enfants qu’il est acceptable d’être homosexuel ". Elle conclut de manière glaçante : " Promouvoir l’homosexualité ne peut pas être un objectif dans une situation où la population vieillit et diminue et où notre nation est menacée par l’invasion étrangère ". Loin d’être une exception, d’autres médias pro gouvernement ont relayé l’information, condamnant un peu plus la comédie musicale.
L’adaptation du film éponyme de 2000 raconte l’histoire d’un garçon du nord de l’Angleterre qui, après sa furtive carrière de boxeur, préfère se consacrer à la danse classique. Ce film devenu culte pour des milliers de personnes ne contiendrait, selon le gouvernement hongrois, pas assez de virilité pour figurer à l’opéra.
Face à ces réactions, le directeur de l’opéra, Szilveszter Okovacs a annoncé dans un e-mail l’annulation des représentations. Il craindrait une chute des fréquentations dans son théâtre. Il a quand même souhaité s’expliquer sur le même support internet que la journaliste Zsofia N. Horvath, expliquant que " ce n’est pas parce que quelque chose qui fait indéniablement partie de la vie apparaît sur scène que cela signifie que nous en faisons la promotion ". Il ajoute que : " Be yourself " ( soit toi-même ), " be free " ( soit libre ) et " don’t be afraid "( n’aie pas peur ) est un principe général de notre culture. Cela vient de Jésus et c’était la devise du pape polonais Jean-Paul II ".
Loin d’être effrayé par cette réponse, le gouvernement nie l’existence de toute homophobie. À travers un communiqué du bureau international de communication du gouvernement hongrois adressé au Daily Beast, il explique que " les performances n’ont pas été annulées en raison des contentieux dans la presse [ de l’article homophobe ], mais du fait d’une baisse d’intérêt provoquée par les articles ". On préfère ça, au moins pour eux : il faudrait être bien insécure et pas très sûr de soi pour sentir son hétérosexualité menacée par un petit garçon qui veut mettre des chaussons de danse.
Faire pression semble avoir fonctionné : Suite à ces nombreuses insinuations homophobes, l’opéra national de Hongrie a dû annuler jeudi dernier la quinzaine de représentations prévue à Budapest.
mercredi, juin 27, 2018
LGBT : La République tchèque en faveur du mariage gay !
La République tchèque pourrait bien devenir le premier pays post-communiste à légaliser le mariage homosexuel.
Le gouvernement tchèque a annoncé vendredi son soutien à un projet d'amendement du Code civil visant à autoriser le mariage homosexuel. Si adopté, le texte ferait de la République tchèque le premier pays post-communiste à avoir une telle norme juridique.
Le cabinet a en même temps appelé dans un communiqué à un " débat au niveau de toute la société " sur ce " sujet sensible ". Proposé par un groupe de 46 députés représentant six de l'ensemble des neuf partis parlementaires, dont le mouvement ANO du Premier ministre Andrej Babis et le parti social-démocrate CSSD, le texte sera prochainement discuté à la Chambre des députés. Le projet n'a été appuyé par aucun élu du parti de droite conservatrice ODS, ni de l'extrême-droite SPD, ni des chrétiens-démocrates KDU-CSL.
Partenariat enregistré : " Le principe fondamental de cet amendement est d'offrir aux couples de même sexe et à leurs enfants la même dignité et la même protection de la vie familiale dont bénéficient déjà les époux et leurs enfants ", lit-on dans un rapport présenté par une député d'ANO, Radka Maxova.
" Nous avons l'occasion de devenir un premier pays post-communiste autorisant le mariage aux couples gay et lesbiens ", a de son côté constaté la militante Lucie Zachariasova de l'ONG " Nous sommes fair ", citée par l'agence CTK.
La République tchèque avait déjà autorisé en 2006 les homosexuels à vivre en partenariat enregistré, mais le mariage leur reste interdit jusqu'à présent. En cas d'adoption définitive par la Chambre des députés, l'amendement du Code civil autorisant les mariages homosexuels remplacerait la loi sur le partenariat enregistré.
mardi, juin 26, 2018
Société : La haine anti-LGBT, plus virulente en Outre-mer que dans l’Hexagone !
Un rapport parlementaire fait le constat que les violences et les discriminations à l’encontre de la communauté LGBT, sont " plus virulentes " en Outre-mer que dans l’Hexagone.
Un jeune homosexuel torturé en Guadeloupe, un autre jeune rejeté par sa famille à Mayotte, une femme licenciée pour avoir été vue embrassant sa compagne à La Réunion : dans les Outre-mer, la haine anti LGBT ( lesbiennes, gays, bi et trans ) est " plus virulente " que dans l’Hexagone.
Un rapport des députés Laurence Vanceneubrock-Mialon ( Allier ), Raphaël Gérard ( Charente-Maritime ) et Gabriel Serville (Guyane), fait le constat dans les Outre-mer " d’une haine anti-LGBT plus marquée " et " d’un rejet latent ", renforcés par " le poids de la famille, de la religion, des préjugés sexistes et de l’insularité ", dans des territoires où " l’anonymat n’existe pas " et où " la loi du silence domine ".
Un " constat cruel ", sur un sujet qui manque de données, que ce soit en matière de plaintes, d’agressions recensées, de témoignages de discriminations ou de chiffres sur les unions de même sexe, a expliqué Raphaël Gérard.
Il fait état de " multiples actes de violence en direction des personnes homosexuelles ", comme l’agression d’un jeune Guadeloupéen séquestré puis torturé pendant plusieurs jours en janvier 2016 par un groupe de jeunes à l’aide d’un fer à repasser.
Violences verbales et psychologiques : Le rapport raconte les insultes et humiliations vécues par les personnes qui affichent leur homosexualité, comme Julia, Réunionnaise licenciée pour avoir embrassé sa compagne sur le parking de son entreprise, ou ces hommes insultés sur internet en Guyane après que leur homosexualité a été révélée.
Les rapporteurs notent aussi " des violences intrafamiliales répandues " ( rupture des liens de filiation, interdits d’exprimer son homosexualité, menaces de mort ), avec une violence homophobe " culturellement admise " liée au poids de l’honneur, et " de fréquentes expulsions du domicile familial ", comme pour ce jeune Antillais, " expulsé par son père sous la menace d’un coutelas ", ou ce Mahorais rejeté par les siens pour avoir embrassé son petit ami.
La tolérance vis-à-vis de l’homosexualité est toujours conditionnée à son " invisibilité au sein des sociétés ultramarines ", constate le rapport, ce qui pousse les personnes LGBT à la clandestinité, et à un " exode vers l’Hexagone pour pouvoir vivre librement leur identité sexuelle ou de genre ".
Quelque chose qui appartiendrait à la civilisation blanche : Pour Laurence Vanceneubrock-Mialon, " le poids de la colonisation " peut expliquer cette haine. " Les sociétés précoloniales étaient plus ouvertes ", mais la colonisation et l’évangélisation ont " systématisé l’homophobie dans les sociétés ultramarines ".
Paradoxalement, dans ces territoires, l’homosexualité est aujourd’hui souvent " perçue comme une donnée culturelle exogène ", les populations caribéennes ou afro-descendantes l’imputant à " quelque chose qui appartiendrait à la " civilisation blanche ", notent les auteurs.
Ils mettent aussi en avant le poids de " l’insularité, de l’interconnaissance et de la rumeur ", et " la honte du regard des autres ". " Quand ils ont appris que j’étais homosexuel, j’étais quelqu’un de rejeté […] ", témoigne dans le rapport Julien, 42 ans. Ses parents ont aussi souffert : " ils ont eu beaucoup de : " ton enfant n’est pas normal […], tu n’es pas capable d’élever tes enfants " .
Les auteurs évoquent " de graves atteintes aux droits ", notamment sur le plan de la justice ( difficulté à porter plainte ), de la santé ou du droit d’asile, et des " formes insidieuses de discriminations " ( harcèlement à l’école, marginalisation, etc...).
Manque de soutien des élus : Ils constatent également " la faiblesse des associations ", souvent peu visibles voire inexistantes, et un " manque de soutien des élus et des collectivités locales ". " La teneur des discours de certains élus ou personnalités publiques en Outre-mer participe parfois à la légitimation de violences homophobes ", notent-ils.
En début de séance, le président de la délégation Olivier Serva, député LREM de Guadeloupe, qui lors de la campagne des législatives de 2012 avait eu des propos homophobes, a réitéré ses excuses, disant regretter " le mal que ses propos ont pu causer ".
Le rapport préconise notamment de " mieux documenter les LGBT phobies en Outre-mer ", " renforcer la prévention en milieu scolaire ", renforcer le tissu associatif local, sensibiliser le grand public et libérer la parole, via par exemple des lignes d’écoute locales. " Mais le chemin qui reste à faire est difficile tant les préjugés sont prégnants ", a reconnu Gabriel Serville.
lundi, juin 25, 2018
Tunisie: Une commission propose de vastes réformes sociétales !
Une commission tunisienne a proposé mercredi une panoplie de vastes réformes de société, parfois inédites dans le monde arabe, sur l'égalité dans l'héritage ou encore la dépénalisation de l'homosexualité, lançant des débats de fond dans un contexte politique tendu.
Cette " Commission des libertés individuelles et de l'égalité " (Colibe) a été créée en août 2017 par le président Béji Caïd Essebsi. Il avait alors chargé un panel d'experts de proposer des réformes pour mettre l'arsenal juridique en conformité avec la Constitution de 2014 sur ces sujets.
Après d'amples consultations, la Colibe a remis au président, le 8 juin, 230 pages de propositions modifiant notamment des principes inspirés du Coran.
Ces propositions, saluées par des défenseurs des droits de l'Homme, ont été qualifiées de " terrorisme intellectuel " par une fédération d'associations religieuses, tandis que des observateurs ont dit craindre leur instrumentalisation dans un contexte économique et politique tendu.
Bien-être individuel : Ces réformes visent à apporter " un bien-être à chaque individu ", en considérant que " la liberté est aussi importante que le pain ", a expliqué mercredi la présidente de la Colibe, Bochra Belhaj Hmida, militante des droits de l'Homme. Mais l'avocate a souligné que le rapport laissait les Tunisiens " débattre des questions de fond ".
Les auteurs ont prévu plusieurs alternatives pour les réformes les plus épineuses, notamment sur l'égalité dans l'héritage, une ligne rouge dans de nombreux pays musulmans.
Il privilégie une loi instaurant une égalité de principe entre frères et soeurs, fils et fille, père et mère et époux, qui laisse la possibilité pour celui qui le souhaite de répartir son patrimoine autrement.
Deux autres options sont évoquées: une égalité pour tous les rangs de parentèle ou, en cas de blocage, un statu-quo amélioré, garantissant au moins que les femmes qui le souhaitent puissent faire valoir l'égalité.
La législation tunisienne actuelle, qui s'appuie sur le Coran, stipule que les femmes n'héritent que de la moitié de ce qui revient aux hommes du même degré de parentèle, avec des possibilités d'y déroger.
Une autre question sensible, jamais discutée dans la sphère publique, est l'abolition du délai de viduité, imposé aux femmes divorcées ou veuves avant de se remarier.
La Colibe propose dans une première étape d'abolir ce délai dans deux cas : décès du mari avant consommation, ou sa disparition. La commission propose également " l'abolition totale " de la peine de mort, ou à défaut sa limitation aux seuls crimes ayant abouti à un décès.
Fins électorales : Elle préconise aussi de dépénaliser l'homosexualité en abolissant l'article 230, qui punit les pratiques homosexuelles, et de bannir le test anal souvent imposé lorsque des personnes présumées homosexuelles sont arrêtées au titre de cet article.
Si la Tunisie est traditionnellement perçue comme pionnière dans le monde arabe en matière de droits des femmes, la Colibe est vue comme le fruit de la volonté du président Essebsi de laisser une trace dans l'histoire. Il s'inscrit dans le sillage de son modèle Habib Bourguiba, premier président de la Tunisie indépendante, qui avait modernisé le statut de la femme.
Une trentaine d'ONG, dont la Ligue tunisienne des droits de l'Homme ou l'Association tunisienne des femmes démocrates, ont appelé le président à " faire droit aux espérances suscitées " par la Commission en " donnant suite à ses recommandations ".
Mais une coordination d'associations religieuses a protesté : Ces propositions constituent " un terrorisme intellectuel qui veut faire éradiquer l'identité tunisienne pour laisser notre peuple sans religion, sans identité et sans aucun repère ", a fustigé Sabri Abdelghani, imam et membre de cette coordination.
Déplorant des réformes " qui ont des fins électorales et veulent séduire l'Union européenne ", il a déclaré à l'AFP : " il y a des versets du Coran comme ceux relatifs à l'héritage et au délai de viduité qui ne peuvent être sujet à interprétation ".La lenteur du processus législatif et l'approche d'échéances électorales majeures risquent d'entraver des réformes.
" Ces propositions aussi bonnes et aussi progressistes soient-elles risquent d'être instrumentalisées par les conservateurs pour mobiliser leurs camps " dans la campagne des élections législatives et présidentielle de 2019, craint le politologue Hamza Meddeb. " En face, nous allons assister à une surenchère de l'anti-islamisme et du progressisme ".
dimanche, juin 24, 2018
Philippines : La Cour suprême examine la légalisation du mariage gay !
La Cour suprême des Philippines a commencé à examiner les arguments en faveur du mariage gay, première historique dans l'archipel à très grande majorité catholique.
La plus haute juridiction a été saisie par deux couples homosexuels qui se sont vu refuser le droit de se marier. Ils lui demandent d'abolir une loi de 1987 qui stipule que les mariages doivent être entre un homme et une femme.
" Quand le droit de se marier, une décision si personnelle, si intime et qui change tant la vie, est refusé aux personnes LGBT, l'Etat les prive de leur dignité ", a déclaré aux juges l'avocat Jesus Falcis, qui est également l'un des plaignants.
L'audience s'est ouverte mardi et l'affaire devrait traîner en longueur. Il a fallu à la Cour trois ans pour audiencer le dossier.
Mais d'après les spécialistes, la décision de la cour revêtira une grande importance.
" Le jugement sera historique car la Cour ne s'est jamais prononcée sur le sujet ", a déclaré à l'AFP Antonio La Vina, professeur de droit à l'Université des Philippines.
Avec le Vatican, les Philippines ( où 80% des 100 millions d'habitants sont catholiques ) sont le seul endroit au monde où le divorce est illégal.
L'avortement est également interdit, en grande partie à cause de l'influence de l'Eglise.
Les plaignants ont cependant trouvé un allié en la personne du président Rodrigo Duterte, qui a exprimé son soutien pour le mariage gay.
" Je suis pour le mariage entre personnes du même sexe. Le problème, c'est qu'il faut changer la loi, mais nous pouvons changer la loi ", a-t-il dit en décembre lors d'un rassemblement de la communauté LGBT.
Le président Duterte s'est heurté de front à l'Eglise qui critique sa guerre meurtrière contre le trafic de drogue.
En mai, les partisans du président à la Chambre des représentants ont approuvé la légalisation du divorce mais il est peu vraisemblable que le texte franchisse la rampe du Sénat.
Les dirigeants de l'Eglise sont vent debout contre la légalisation du divorce, du mariage gay et de l'avortement. L'Eglise a cependant perdu un long combat contre une loi sur la contraception et ses financements publics.
samedi, juin 23, 2018
Psycho : Les hommes fantasment plus sur les joueurs de foot que les femmes !
La Coupe du monde de foot, c'est du sport, du jeu, des prouesses techniques, mais aussi des muscles saillants et des fesses rebondies ! Discours de femmes footix, nous direz-vous ? Peut-être. Mais qu'on se le dise, les hommes aussi fantasment sur les footballeurs ! La preuve avec cette étude toute fraîche.
Il faut croire que les footballeurs mettent tout le monde d'accord : sous leur maillot, leurs corps d'athlètes alimentent les fantasmes des femmes comme ceux des hommes. Ceux des hommes surtout, d'ailleurs, si l'on en croit l'étude Ifop publiée sur Wyylde le Mag.
Regarder le physique des joueurs plutôt que leur jeu, un réflexe unisexe : Près d'un quart des Françaises hétéros et bi admettent regarder davantage le physique des joueurs plutôt que leur jeu. Mieux : chez les amatrices de foot, le score s'élève à 46% (après tout, pourquoi ne pas joindre l'agréable à l'agréable quand on regarde un match ? ) !
Mais le réseau social Wyylde ne s'est pas contenté d'interroger les femmes. Après tout, les hommes aussi peuvent baver d'envie sur les fesses d'Antoine Griezmann. Et pour cause, 31% des hommes homos et bi avouent admirer les corps plutôt que les gestes, dépassant leurs homologues féminines de 8 points. Et on parie que les hommes hétéros sont d'accord !
Autre donnée qui met en appétit : 33% des hommes interrogés déclarent avoir envie de caresser le torse et les fesses d'un joueur de foot, contre 15% des femmes.
Les joueurs de foot qui font le plus l'objet de fantasmes : Tous sexes et orientations sexuelles confondus, l'étude établit un classement des joueurs les plus sexy du mondial aux yeux des Français.e.s. Sans surprise, notre Grizou national arrive en tête (64%), juste devant le vénérable Cristiano Ronaldo (61%) et le très sexy Olivier Giroud (60%).
Chez les gays en revanche, Cristiano Ronaldo remporte tous les suffrages : 82% des hommes homos craquent pour lui avant de succomber au charme de Griezmann ou du Belge Eden Hazard.
vendredi, juin 22, 2018
jeudi, juin 21, 2018
Cinéma : Love, Simon, un film libérateur pour la jeunesse gay !
Sorti aux Etats-Unis en mars, Love, Simon est devenu un phénomène de société outre-Atlantique. Le film, qui raconte avec douceur le coming out d’un lycéen américain, a permis à de nombreux adolescents d’assumer à leur tour leur orientation sexuelle.
" Si un film pareil avait existé quand j’avais 15 ans, (...) les choses auraient été bien différentes ". Ce message dithyrambique a été posté par Xavier Dolan sur Instagram, le 18 mars dernier. Le cinéaste québécois de 29 ans, gay publiquement assumé, ne tarit pas d’éloges sur Love, Simon.
Le réalisateur de Mommy, très suivi sur les réseaux sociaux ( 632 000 abonnés sur Instagram et 266 000 followers sur Twitter ), ajoutait à juste titre : " Avec Love, Simon, une porte s’est ouverte " dans la représentation du coming out et de l’homosexualité au cinéma.
Adapté du best- seller Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens, de Becky Albertalli, psychologue et romancière américaine, publié en France en avril 2015 (Hachette Romans), le film de Greg Berlanti relate le parcours d’un adolescent qui dissimule son orientation sexuelle à ses proches jusqu’au jour où il tombe fou amoureux d’un inconnu de son lycée, avec lequel il communique en ligne.
Le plus souvent, les films traitant de l’homosexualité le font par le prisme de la souffrance ou du rejet. Ici, le sujet est abordé de manière positive. Tous les personnages accompagnent le héros avec bienveillance.
Une déferlante de coming out sur les réseaux sociaux : Depuis sa sortie aux Etats-Unis, le 16 mars, où il a déjà engrangé 40 millions de dollars de recettes pour un budget de 17 millions, Love, Simon s’est mué en phénomène sociétal, incitant de nombreux ados à sortir du placard. Jessica, une New-Yorkaise de 15 ans, fait partie des jeunes gens que le film a libérés. " Mon coeur battait fort pendant la projection. Il régnait dans la salle une atmosphère si chaleureuse qu’elle m’a donné envie de sortir de l’ombre ", confie-telle.
Même son de cloche pour Kai Faith, 17 ans, qui a communiqué sa joie de s’être " désenchaînée " sur son compte Twitter. Encore émue, elle raconte : " Je n’avais pas envie de garder ce secret plus longtemps. Je me suis dit que si j’emmenais mon père au cinéma, ça m’aiderait à briser la glace. A la sortie, il m’a dit qu’il le savait et qu’il était fier de moi. J’ai pu enfin respirer ".
Ces jolis témoignages ont touché l’auteure Becky Albertalli, sans pour autant l’étonner. " Je n’ai pas été surprise que des personnes se dévoilent après avoir vu Love, Simon, parce que j’avais déjà entendu des récits similaires de la part de mes lecteurs. C’est précieux et gratifiant de savoir que des adolescents ont pu se confier ".
Deux des comédiens du film, Keiynan Lonsdale, 26 ans, et Joey Pollari, 24 ans, ont eux aussi fait leur coming out, sur Internet, avant la sortie du long-métrage. Sur le plateau du célèbre talk-show d’EllenDeGeneres, Nick Robinson, qui incarne Simon à l’écran, a également raconté que son petit frère lui avait révélé son homosexualité au début du tournage.
" C’est une coïncidence, mais l’une des meilleures choses qui ait découlé de cette expérience, c’est que j’ai pu parler avec lui ".
Les célébrités en sont fans : La planète people a surfé sur la vague Love, Simon, y voyant un formidable outil de sensibilisation. Neil Patrick Harris, l’emblématique interprète de Barney dans la série How I Met Your Mother, a ainsi acheté, avec son mari, David Burtka, tous les tickets d’une séance ayant lieu dans sa ville de naissance, Albuquerque, afin d’y inviter un maximum de spectateurs. " C’est gratuit et c’est une chance idéale de découvrir ce film magnifique ", a-t-il écrit sur Instagram.
A Minneapolis, l’actrice Kristen Bell a, elle aussi, offert des centaines de places pour Love, Simon. Déclarant dans un post : " C’est un choc. (...) J’ai eu un gros coup de coeur pour ce film et je voudrais en partager l’amour ". Des vedettes comme Matt Bomer, de la série Tru Calling : Compte à rebours, ou l’humoriste et youtubeur Tyler Oakley, ont procédé de même.
Love, Simon sortira en France le 27 juin prochain. Aura-t-il le même effet sur le public français ? L’accueil qui lui a été réservé, le 20 avril dernier à Paris, lors de l’avant-première gratuite organisée par la 20th Century Fox au Grand Rex, porte à le croire.
Le blogueur cinéma Gabin Fontaine y était. " Il y avait un véritable sentiment de communion autour du film. Le public, majoritairement jeune, était prêt à applaudir à chaque scène-clé. Il y avait des fous rires communicatifs. C’était comme si nous soutenions tous Simon dans sa quête pour trouver l’identité de son amoureux. J’aimerais que ce film pousse les jeunes à avoir davantage confiance en eux ".
Love, Simon apportera du réconfort aux adolescents qui, en France, ne parviennent pas encore à s’extirper de la peur et de la honte.
De vrais bons sentiments : Rares sont les films qui abordent le coming out avec bienveillance, douceur et délicatesse. Love, Simon en fait partie. Grâce à une écriture sensible, qui scanne avec précision les fêlures et les aspirations du héros, le réalisateur Greg Berlanti adapte avec brio le roman à succès de Becky Albertalli. Et orchestre une douce symphonie d’amitié où aucun personnage secondaire n’est sacrifié.
Nick Robinson est irrésistible sous les traits du héros secrètement gay. Son parcours et sa quête d’amour, bouleversants, sont aussi ponctués d’humour.
Love, Simon, comédie dramatique de Greg Berlanti, Etats-Unis (1 h 50). Avec Nick Robinson, Katherine Langford... En salle le 27 juin.
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mercredi, juin 20, 2018
mardi, juin 19, 2018
lundi, juin 18, 2018
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