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dimanche, décembre 27, 2020
samedi, décembre 26, 2020
Job : Selon cette étude du Crédit Suisse, les entreprises LGBTfriendly ont de meilleurs résultats !
Une étude du Crédit Suisse démontre que les entreprises favorables aux personnes LGBT+ ont de meilleurs résultats que les autres. Une étude à partager, alors que les LGBT+ sont toujours discriminés au boulot.
Toutes les nouvelles positives sont bonnes à prendre. " Nous avons démontré que 350 entreprises LGBTfriendly ont de meilleurs résultats en termes financiers et de performance boursière " par rapport aux autres entreprises. Le Crédit Suisse l'affirme : avoir une approche inclusive dans sa boite, c'est bon pour les affaires. Malgré cela, les discriminations restent nombreuses.
L'étude met en avant l'importance d'être une entreprise favorable à l'avancée des droits des personnes LGBT+. Le Crédit Suisse remarque que les personnes LGBT+ dépensent plus d'argent dans les produits et services que les hétéros. Toutes les personnes LGBT+ réunies représentent 5.600 milliards de dollars de dépenses chaque année (oui, oui). " Si la communauté LGBT+ était une économie, elle serait la troisième plus importante au monde ", écrit le Crédit Suisse dans un communiqué.
Deux revenus mais pas d'enfants : Pour ces dirigeants d'entreprise, la règle qui concerne les personnes LGBT+, c'est PINK : "partner income no kids " ( deux revenus mais pas d'enfants ). Ce qui offre aux personnes LGBT+ un pouvoir d'achat plus fort. Bien évidemment, cette règle comporte de nombreuses exceptions. D'abord, les familles homoparentales sont heureusement plus nombreuses. L'étude oublie également que les personnes LGBT+ sont plus régulièrement victimes de précarité. Cette étude minimise les discriminations, que ce soit dans l'accès au prêts pour les personnes porteuses du VIH, que ce soit en terme d'avancement dans la carrière ou de difficultés à être recruté.
Malgré cela, l'analyse nuance et indique qu'une " politique d'entreprise pour l'égalité des personnes LGBT+ n'entraîne pas de fait une potentielle meilleure performance ". En revanche, une politique d'inclusion est un indicateur de la bonne santé financière de l'entreprise. Ces entreprises sont qualifiées de friendly lorsque des postes à responsabilités sont occupés par des managers ouvertement LGBT+. Mais ces boîtes doivent également être bien noté dans le baromètre de Human Rights Campaign.
Des politiques RH qui ont du mal à se voir : Sur 350 entreprises qui ont mis en place une politique d'inclusion ambitieuse, 27 ont des résultats au-dessus de la moyenne de rentabilité, 29 ont de bons résultats sur plusieurs critères et 22 ont des bénéfices et un cours de bourse supérieurs à la moyenne. Les entreprises de ce panel ont surperformé 7 années sur les 11 analysées. Dans un second panel, les 100 entreprises friendly de l'ESG Index montrent des résultats de 18% contre 12% pour les autres entreprises.
Malgré ces résultats positifs, être LGBT+ en entreprise reste, en 2020, difficile. Et les politiques de ressources humaines ont du mal à percoler partout dans l'entreprise. De fait, les personnes LGBT+ sont plus régulièrement malheureuses au travail. Seuls 43% des LGBT+ sont out auprès de tous leurs collègues, contre 54% en 2018, selon une étude du Boston Consulting Group. Plus de la moitié des personnes trans considèrent leur identité de genre comme un désavantage au travail. La Commission européenne fait ce triste constat : 19% des LGB, 35% des personnes trans et 32% des personnes intersexes se sont senties discriminées au travail au cours de l'année précédente.
jeudi, décembre 17, 2020
mercredi, décembre 09, 2020
Job : La Défenseure des droits alerte sur l’augmentation des discriminations au travail !
Dans un baromètre, la Défenseure des droits dresse un constat alarmant : seul un gay ou bi sur trois déclare n'avoir jamais été l'objet de discriminations au travail.
Malgré une prise de conscience de certains directeurs des ressources humaines, l'entreprise reste un lieu où se perpétuent les discriminations. Selon le dernier baromètre du Défenseur des droits publié ce mardi 1er décembre, 42% des personnes actives ont déclaré être témoin de discriminations au travail. Ce chiffre est en forte augmentation (+8%) et les personnes LGBT+ sont particulièrement concernées.
Une personne sur quatre (26%) pense que les personnes LGBT+ sont " souvent " ou " très souvent " discriminées en fonction de leur orientation sexuelle, selon les résultat du 13ème baromètre sur la perception des discriminations au travail. Ils sont 54% supplémentaires à penser que ces personnes sont discriminées " rarement " ou " parfois ". Au total, seuls 17% des sondés avancent que les LGBT+ ne sont " jamais " sujets de traitements défavorables. Lorsqu'on interroge les personnes concernées, ce chiffre grimpe. Pour quatre homos ou bis sur dix (39%) les discriminations liées à l'orientation sexuelle se produisent " souvent " ou " très souvent ". Seul un homme gay ou bi sur trois (30%) déclare n'avoir jamais été l'objet de propos homophobes au travail.
Les discriminations au travail en hausse : Au travail, les discriminations ( racisme, physique, genre... ) avaient tendance à baisser jusqu'en 2012. Malgré une meilleure visibilité, elles sont maintenant en augmentation. 42% des actifs déclarent avoir été témoin de discrimination au travail, contre 34% en 2012. Au travail, un actif sur trois (29%), dit avoir déjà été témoin d'un acte discriminatoire en raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre. Conséquence : seuls 43% des LGBT+ sont out auprès de tous leurs collègues (contre 54% en 2018), selon la dernière étude du Boston Consulting Group.
Les préjugés ont la vie dure. 17% des répondants déclarent être moins à l'aise avec un·e collègue transgenre, 12% si le collègue en question est atteint d'une maladie grave. Une petite lueur d'espoir, la parole semble s'être libérée. Seulement 5% des travailleurs discriminés déclaraient l'être en fonction de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. Ils sont maintenant 37% à citer ces critères comme étant facteur de discrimination. Et les salariés ne sont plus que 3% à se dire mal-à-l'aise à l'idée d'avoir un·e collègue homo.
Les sanctions rarement appliquées : En revanche, le baromètre constate que ces discriminations s'inscrivent dans le quotidien. Et les ressources humaines ne les prennent pas suffisamment en compte. Quand on leur demande comment les discriminations se manifestent, trois personnes victimes sur quatre (74%) disent l'être dans leur travail au quotidien. Une sur deux déclare avoir du mal à avancer dans sa carrière (56%). D'autant que les faits ne sont pas encore assez sanctionnés, alors même qu'ils sont rapportés à la direction ou à l'encadrement une fois sur deux (53%) !
Selon les sondés, seuls 9% des cas ont conduit à une sanction, une mutation ou au licenciement de l'auteur des discriminations. Seulement 18% des personnes discriminées déclarent avoir obtenu une réparation de leur préjudice. Régulièrement même, la dénonciation d'une discrimination se retourne contre la victime : une personne discriminée sur cinq (19%) a été licenciée ou n'a pas vu son contrat renouvelé.
Des chiffres " très préoccupants " : L'institution qualifie l'ensemble de ces chiffres de " très préoccupants ". " L'ampleur de ce phénomène rappelle l'importance pour les entreprises et les administrations de s'engager pleinement dans la lutte contre les discriminations au travers de plans annuels structurés et évalués périodiquement ", appelle Claire Hédon, à la tête de l'institution. Le document rappelle qu'il est de l'obligation de l'entreprise de protéger ses salariés des discriminations. Régulièrement, les DRH indiquent qu'au-delà du climat sain pour l'entreprise, la lutte contre les discriminations permet d'être un levier de performance. Pour bien travailler, il est nécessaire d'être à l'aise dans son environnement de travail. C'est encore malheureusement très loin d'être le cas partout.
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mardi, septembre 15, 2020
Job : L’inclusion des LGBT+ dans la tech, un " enjeu majeur " pour France Digitale !
Aujourd'hui, mardi 15 septembre se tient à Paris le France Digitale Day, la grande messe des startups en France. Parmi les questions qui seront évoquées : comment assurer une plus grande diversité dans l'écosystème tech en France ? Avec son programme jeunes talents, France Digitale tente d’y répondre.
Le constat est tristement connu : plus d’un tiers des LGBT+ considèrent qu’être out au travail serait un frein pour leur carrière. En conséquence, seulement un sur deux est visible dans son entourage professionnel. Les chiffres proviennent du baromètre 2018 du Boston Consulting Group (BCG), sur les perceptions et attentes des LGBT+ dans le monde professionnel. Parmi les entreprises qui semblent à la traîne sur ces sujets, on retrouve les grands groupes et les startups qui n’attirent que 19% des répondants LGBT+ au sondage.
Le France Digitale Day est la grand messe des startups en France, Antoine Chauffrut, en charge du programme jeune talents chez France Digitale, estime que la diversité est un des enjeux majeurs dans l’écosystème tech français aujourd’hui. Selon lui, la France est à la traîne sur ce sujet, par rapport à d’autres pays comme les Etats-Unis. " Dans les entreprises américaines, il y a des équipes entières en charge spécifiquement de la question de la diversité et de l’inclusion des personnes LGBT+, affirme-t-il. Dans nos grands groupes on ne connaît pas cela et c’est une des raisons pour lesquelles les LGBT+ ne se sentent pas toujours libres de parler de leur orientation sexuelle en entreprise ".
La France en retard sur les questions de diversité : Une disparité qu’a pu constater Matthieu Jost, fondateur de MisterB&B, une plateforme d’hébergement qui s’adresse aux LGBT+. " Lorsque j’ai voulu lancer ma startup, j’ai eu de gros problèmes pour lever des fonds en France, parce qu’on servait les marchés LGBT+, retrace-t-il. Je me souviens de conversations lunaires avec certains des plus gros fonds d’investissements français, qui louaient les autres plateformes d’hébergement mais accusaient la nôtre d’être un site d'escorting ". L’entrepreneur tente alors sa chance aux Etats-Unis. Quand il revient en France quelques mois plus tard, il a deux millions de dollars d’investissement en poche.
L’identité des personnes à l’origine de la création d’une startup est une des clés pour parvenir a une plus grande diversité, estime Antoine Chauffrut : " Quand on crée une petite structure, au départ on va s’entourer de personnes qu’on connait, qui proviennent donc sûrement du même milieu ou qui ont fait les mêmes études, donc qui nous ressemblent. Si la diversité n’est pas un sujet, cela va être compliqué à mettre en place, il faut réussir à dépasser cet entre-soi ".
Faire évoluer le recrutement : Et c’est sur ce point qu’Antoine Chauffrut tente d’aider les entreprises. Il a pris la tête du pôle jeunes talents de France Digitale depuis maintenant près de six mois. " L’idée est de mettre à disposition des startups des candidats auxquels elles n’auraient pas accès autrement ", explique-t-il. Le FDDay sera l’occasion pour ces profils plus variés d’aller à la rencontre d’entreprises qui cherchent à diversifier leur recrutement. LGBTech, association des travailleur.euse.s LGBT+ dans la tech, par exemple, a proposé à France Digitale une quarantaine de profils de jeunes talents.
Hors cette journée de rencontres, un recrutement plus varié passe également par une diffusion plus large des offres d’emploi, l’instauration de quotas, ou par un processus d’embauche qui s’attache davantage aux compétences évaluées qu’aux CV. Une des missions d’Antoine Chauffrut est de s’assurer que les entreprises qui ont déjà une culture de la diversité la fasse rayonner davantage, pour attirer les profils qui pourraient en bénéficier. " Il faut faire en sorte de valoriser leur côté inclusif dans leurs offres d’emploi, explique-t-il. Certaines startups choisissent de mettre en avant le fait de ne pas recruter sur CV, par exemple. D'autres annoncent carrément que la culture d’entreprise favorise la diversité etc ".
Selon Matthieu Jost, d’autres outils peuvent être mis en place, au sein des entreprises, pour assurer une meilleur inclusion des personnes LGBT. " Par exemple, les ressources humaines peuvent proposer des options monsieur-monsieur ou madame-madame quand il s’agit du ou de la conjointe dans les formulaires administratifs, illustre-t-il. Ou encore mettre en place un congé parental pour les hommes, mais cela n’existe pas beaucoup aujourd’hui en France ".
Former les équipes : Pour autant, Antoine Chauffrut est optimiste. " La diversité est un sujet de plus en plus présent dans les startups, estime-t-il. Du moins, davantage que dans les grands groupes. C’est peut-être lié à la moyenne d’âge dans les entreprises, les jeunes générations sont plus sensibilisées à ces questions ". Pourtant, le startupper en est persuadé : les entreprises ont tout à gagner à encourager une meilleure inclusion des personnes LGBT, mais aussi des personnes racisées ou venant de milieux sociaux moins favorisés. " Aujourd'hui, non seulement le manque de diversité peut avoir un véritable impact commercial, mais surtout on se rend compte que c’est beaucoup plus intéressant de travailler avec des personnes qui viennent de différents horizons ", argumente-t-il.
Enfin, et c’est probablement l’un des plus gros enjeux : il faut former l’écosystème tech sur ces thématiques là. " J’organise des journées de partage d’expériences, de tables rondes avec les DRH de startups et la diversité est un des sujets qui revient le plus souvent, assure Antoine Chauffrut. Plusieurs entreprises de mon réseau ont déjà mis en place des journées de sensibilisation et de formation des managers à ces questions. Mais cela prend du temps ".
En attendant, le sujet sera largement évoqué au cours du FDDay. Au programme : un stand pour le recrutement des talents étrangers, une scène avec plusieurs intervenants sur comment déconstruire un boys club et une conférence sur comment construire une équipe vraiment inclusive.
vendredi, août 14, 2020
jeudi, juillet 16, 2020
jeudi, mai 21, 2020
jeudi, mai 14, 2020
En savoir plus : Ces affiches d’une antenne de la #CGT ne passent pas, ( Homophobie, sexisme, BDSM, etc... ) !
Pour dénoncer une entente supposée entre la CFDT et le Medef, une antenne de la CGT ( Info’Com CGT ) a publié, ce weekend, deux affiches. L’une homophobe, l’autre sexiste. Avec en toile de fond, des clichés sur le BDSM.
Ce sont deux montages qui ont mis le feu aux poudres : sur le premier, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, est représenté avec un collier en cuir autour du cou. Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux est habillé d’une combinaison moulante avec une baguette souple en bois dans la main. Le titre " Sado et maso, une production MedefDT " vient compléter l’image.
Publiée ce weekend, cette affiche a tout de suite provoqué un tollé sur les réseaux sociaux. L’Info’com CGT a d’abord défendu son montage douteux. " Certains internautes interprètent cette affiche comme homophobe. Il n’en n’est rien. Nous rappelons que le sadomasochisme est une perversion sexuelle ( pratiquée par les hétérosexuels ou les homosexuels ) ".
Ras-le-bol : Une perversion sexuelle, donc. Du côté de SOS Homophobie, cette nouvelle attaque ne passe pas. " Ras-le-bol de ces attaques homophobes répétées, dénonce la co-présidente Véronique Godet. Une fois pour toute : détourner l’imagerie gay pour décrédibiliser une personne est LGBTphobe ". Elle décrit une sexualité gay qui est fantasmée, encore aujourd’hui, et qui serait forcément perverse. " Mais stop ! C’est faux. Le BDSM n’a rien de pervers ni de dégradant tant qu’il est pratiqué entre personnes consentantes ".
Car si l’affiche choque les personnes LGBT+, elle agace aussi les personnes qui pratiquent le BDSM. " Le principe même du BDSM c’est le consentement, rappelle Elia*, adepte depuis plusieurs années. Avant tout, on parle, on définit des limites, on dit ce que l’on veut et ce que l’on ne veut pas. Sans consentement, ce n’est pas du BDSM mais un viol ". Il raconte sa fatigue de voir cette pratique servir d’argument homophobe.
La CGT condamne : Face au tollé provoqué par cette affiche, l’Info’Com CGT a publié une seconde affiche où le président du Medef est remplacé par Muriel Pénicaud, ministre du Travail. " L’assimilation à un message homophobe est donc étranger à notre objectif ainsi qu’à nos valeurs ", continue l’Info’Com CGT sur Twitter. " Il n’y a vraiment qu’à la CGT que l’on ne comprend pas que le sexisme et l’homophobie jouent sur les mêmes cordes ", se désole Véronique Godet. " Dans les deux cas, l’idée est de décrédibiliser une personne en faisant croire que cette sexualité serait subie, non consentie et perverse ". Là encore, l’affiche sexiste est dénoncée.
Le siège de la CGT a donc réagi et condamné sans réserve ces affiches en demandant leur retrait. " Ce type de communication ne fait que décrédibiliser l’action syndicale. A la CGT, nous avons d’autres arguments que ceux-là, ceux de l’intérêt des travailleurs et de la justice sociale ". Après cette communication publique, la CGT explique qu’il s’agit d’une erreur d’un ou de plusieurs militants. " Chaque syndicat publie ses communiqués et ses affiches de façon autonome, sans relecture du siège, explique Nathalie Verdeil, secrétaire confédérale de la CGT. Mais rien n’excuse une telle campagne de dénigrement ".
Une branche problématique : Pêle-mêle, Nathalie Verdeil raconte que cette branche de la CGT est coutumière de ce type de provocations. D'ailleurs, sur leur site une campagne de mai 2017 jouait déjà sur ce registre. Un homme, censé être un député était attaché et tiré par sa cravate. " Et ce weekend, ils savaient très bien ce qu’ils faisaient, continue Nathalie Verdeil. D'ailleurs, il suffit de lire leurs tweets suivants et de regarder la deuxième affiche. Ils étaient conscients de ce qu’ils allaient engendrer et c’est pour cela qu’ils l’ont fait. Ce n’est pas tolérable ". Pour autant, la CGT n’entend pas prendre de sanction à l’encontre de ce ou ces militants.
" On ne fonctionne pas de cette manière ", se défend Nathalie Verdeil. Pas de plainte non plus du côté de SOS Homophobie, de la CFDT ou du Medef qui rétorquent tous que cette affiche a été retirée mais qu’ils resteront vigilants. Dans un communiqué l’Info’com CGT s’excuse du bout des lèvres et annonce " prendre un coup de fouet "... Contactés, ils ont refusé de répondre à nos questions.
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jeudi, mai 07, 2020
jeudi, avril 30, 2020
vendredi, avril 24, 2020
Société : Affirmer ne pas vouloir embaucher de personnes LGBT viole le droit de l'UE !
Affirmer publiquement ne pas vouloir embaucher de personnes LGBT est contraire au droit de l'Union européenne et peut justifier que la justice d'un Etat membre soit saisie d'une plainte, a estimé jeudi la Cour de justice de l'UE.
La juridiction établie à Luxembourg était interrogée sur ce point par la Cour de cassation italienne, dans le cadre d'un litige en Italie entre une association de défense des droits des personnes LGBT ( lesbiennes, gays, bis et trans ) et un avocat accusé d'homophobie.
Cet avocat, rappelle la CJUE dans un communiqué, avait déclaré dans une émission radiophonique ne pas vouloir recruter ni faire travailler de personnes homosexuelles dans son cabinet. Dès lors, l'association Avvocatura per i diritti LGBTI avait décidé de saisir la justice, considérant que les propos de l'avocat constituaient " une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle des travailleurs ".
L'avocat s'était défendu devant un tribunal italien en faisant valoir son droit à la liberté d'expression, et le fait que son propos était général et ne concernait aucun recrutement en cours. Mais il a été débouté, en première instance puis en appel, et a donc décidé d'un pourvoi en cassation.
La question préjudicielle posée par la Cour de cassation italienne à la CJUE portait sur l'interprétation d'un texte de l'UE datant de 2000 communément appelé " directive antidiscrimination " et traitant notamment des discriminations dans l'accès à l'emploi.
En définitive, souligne le communiqué, la Cour a jugé que " des déclarations homophobes constituent une discrimination en matière d’emploi et de travail lorsqu'elles sont prononcées par une personne " susceptible d'avoir " une influence déterminante sur la politique de recrutement d’un employeur ".
Dans un tel cas, est-il ajouté, le droit national d'un pays membre de l'UE " peut prévoir qu’une association a le droit d’agir en justice pour obtenir réparation des dommages, même si aucune personne lésée n’est identifiable ".
Concernant la liberté d'expression, la CJUE rappelle que ce " n'est pas un droit absolu et que son exercice peut comporter des limitations, à condition que celles-ci soient prévues par la loi et respectent (...) le principe de proportionnalité ". L'affaire va désormais revenir devant la justice italienne.
jeudi, avril 23, 2020
vendredi, avril 17, 2020
mardi, avril 07, 2020
Job : Comment s’habiller quand on fait du télétravail !
Ne laissez pas l’isolement social vous empêcher d’avoir un bon look ( ou au moins de changer de sous-vêtements ).
Si vous lisez ces lignes en faisant du télétravail ( ce qui est le cas pour beaucoup de gens en ce moment afin d’éviter que le COVID-19 se répande ) vous êtes probablement en jogging. La pandémie apporte un moment d’austérité émotionnelle et on peut facilement se dire qu’il est inutile de bien s’habiller et que ça pourrait même être une irresponsable démonstration de décadence, à l’image des patriciens romains qui organisaient des banquets alors que leur empire était en train de s’écrouler. Il est possible que vous vous sentiez si déprimé que le désir de porter des vêtements ou même d’avoir " l’air présentable " ait complètement disparu.
Peut-être que vous vous retrouvez à porter le plus vieux (et/ou sale) short de basket et t-shirt à votre disposition. Peut-être que vous ne vous habillez même plus et que vous portez le même t-shirt et caleçon que vous portiez allongé dans votre lit alors que vous êtes désormais assis dans votre lit.
Mais malgré tous vos instincts primaires : il ne faut pas faire ça. Il faut vous habiller. Encore mieux : vous pouvez même vous concocter un bon petit look.
Les politiques d’isolement social vont inévitablement mener à… l’isolement social. Jeudi matin, Vox a rapporté que le virus allait non seulement mener à une récession économique mais aussi à une sorte de récession sociale. Lors des trois dernières années, le tourment mondial a été mitigé par de sympathiques distractions ( voir des films, rendre visite à des amis, écouter des conférences, organiser des fêtes, aller voir des expos ) mais il semblerait que dans le futur proche, aucune de ces choses ne sera une option. Donc il faut vous accorder la moindre démonstration de dignité possible. Et la meilleure façon de le faire est probablement par les vêtements.
Vous n’avez pas nécessairement besoin de passer des heures à vous habiller ( ça fait un peu trop Blanche DuBois dans Un Tramway nommé désir ) mais les fans de fringues enfermés chez eux y trouveront probablement une forme de soulagement méditatif. Avant la pandémie, de nombreuses personnes s’habillaient déjà uniquement pour Instagram, peut-être qu’il est temps de les rejoindre !
Le mystérieux Vanilla Jellaba a supprimé son compte l’an dernier mais son layering audacieux et baroque de pièces Margiela et Comme des Garçons était un plaisir uniquement réservé à une audience digitale, jamais pour la rue. Moins expérimental mais pas moins joyeux, il y a Jan Roxin, un professeur berlinois ( et mannequin Balenciaga ! ) qui partage chaque jour des photos de ses tenues, de son survêtement cartoon à sa chemise inspirée par Matisse quand il a posé à côté de son vrai Matisse. Sur mes propres Instagram Stories, la photo de sa tenue est en train de devenir une sorte de petit acte de défiance, une expression d’élégance dans un moment de crise.
Le mystérieux Vanilla Jellaba a supprimé son compte l’an dernier mais son layering audacieux et baroque de pièces Margiela et Comme des Garçons était un plaisir uniquement réservé à une audience digitale, jamais pour la rue. Moins expérimental mais pas moins joyeux, il y a Jan Roxin, un professeur berlinois ( et mannequin Balenciaga ! ) qui partage chaque jour des photos de ses tenues, de son survêtement cartoon à sa chemise inspirée par Matisse quand il a posé à côté de son vrai Matisse. Sur mes propres Instagram Stories, la photo de sa tenue est en train de devenir une sorte de petit acte de défiance, une expression d’élégance dans un moment de crise.
Bon, tout le monde ne sera pas forcément apaisé par ce genre d’exubérance. Donc au minimum, il faut vous lever, prendre une douche ( ou un bain, pourquoi pas ? ) et mettre quelque chose dans lequel vous n’avez pas dormi. Même si vous passez d’un pyjama à un autre, cela devrait améliorer votre humeur ou au moins vous empêcher de vous sentir vraiment horrible. Il n’y a peut-être pas de meilleure petite merveille domestique que le survêtement ou pyjama accordé juste pour votre plaisir personnel. ( Le fondateur du chemisier Charvet, qui fait aussi des pyjamas, parle des pyjamas comme étant la forme ultime d’hédonisme : un acte de dédication totale au plaisir personnel ). C’est essentiel en une période comme celle-ci afin de maintenir un certain niveau de respect de soi et de dignité.
Une paire de chaussures d’intérieur vous fera aussi vous sentir différemment alors que vous préparez un conf' call en faisant un smoothie. Vous pourriez croire que vous avez choisi de vivre pieds nus mais en fait bon nombre d’entre nous ont tout simplement vu ça comme le moyen par défaut de ne pas amener la saleté des chaussures du dehors dans la maison. Des chaussures d’intérieur sont une nécessité pour l’homme qui chérit la vie dans son domicile. Comme nous tous désormais !
Maintenant que nos interactions avec le monde extérieur semblent destinées à être mises en pause, s’habiller devient une sorte de pouvoir transformatif. Pensez-y comme à un rituel qui marque une transition entre ce que vous portiez au lit et ce que vous portez pour vous asseoir sur le canapé. En ce moment, je porte un pyjama vichy Muji, des slippers Charvet dorés et une robe de chambre que j’a achetée à la boutique de souvenirs de l’ancien palais de la Princesse Diana. Est-ce que j’hésite à acheter ce bonnet de nuit Bode ou celui-ci plus traditionnel signé Peter Christian ? OUI. Vous pouvez faire comme moi ou essayer de toucher les étoiles et devenir le prochain Vanilla Jellaba. Votre placard est une huître dont vous êtes la perle.
mercredi, avril 01, 2020
Télétravail : Cette nouvelle fonctionnalité de Grindr risque de nuire à votre productivité !
En plein confinement, Grindr a lancé la version " desktop " de son application. Et compte bien mettre à mal tous vos efforts pour télétravailler.
Être confiné seul, ce n’est pas facile. Tous les moyens sont bons pour trouver un peu de réconfort. On fait la cuisine, on suit la routine fitness de Tom Daley, on joue à Animal Crossing, on revoit des séries queer cultes... Et on s’envoie des nudes. Si vous êtes nombreux à faire les grandes heures des sites de cam, plus nombreux encore sont ceux qui utilisent Grindr pour discuter, se chauffer et échanger des photos sexy. Et l’application de rencontres compte bien profiter de cette opportunité pour augmenter son nombre d’utilisateurs, et le temps qu’ils y passent.
L’application au masque jaune a en effet lancé, ce lundi 30 mars, la version desktop de son réseau social. Ceci permettra à chacun de se connecter depuis son ordinateur, et non plus uniquement depuis son mobile. Pour avertir de cette nouvelle fonctionnalité, le réseau social a envoyé un message à tous ses utilisateurs. " Vous travaillez à la maison ? Profitez en au maximum et essayez Grindr sur le web ".
Mode " bureau " : Pour se connecter, c’est comme pour la version web de Whatsapp. Une fois sur la version web de Grindr, un code QR apparaît. Il suffit ensuite de se rendre dans les paramètres de l’application mobile, de cliquer sur " Se connecter à Grindr Web " et de scanner le QR code sur votre écran d’ordinateur grâce à l’appareil photo de votre smartphone. Une fois connecté, l’application propose deux modes : un mode normal, qui ressemble à l’application que vous connaissez, et un mode " bureau " où les images des personnes connectées n’apparaissent pas, et où il faut passer sa souris sur les vignettes pour voir les images.
Vous pouvez également trier les profils qui ont ou non une photo de visage, et retrouver, comme sur l’application, les filtres d’âge, de position ou de " tribu ". Les fenêtres de tchat s’ouvrent en bas de l’écran, comme sur Messenger ou Google Hangouts, rendant l’utilisation très intuitive. Une innovation qui devrait plaire à de nombreux accros à l’appli, qui pourront se connecter au bureau sans se faire griller sur leur téléphone. Leurs patrons, en revanche, risquent de s’arracher les cheveux...
dimanche, mars 22, 2020
Job : Les personnes vivant avec le VIH peuvent se déclarer en arrêt maladie en cas de coronavirus !
Alors que le confinement quasi général de la population française est entré en vigueur mardi midi pour repousser la pandémie de coronavirus, l’assurance maladie a annoncé que les personnes atteintes du VIH pourraient demander un arrêt maladie.
Dans un communiqué de presse publié mardi 17 mars, la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) dresse une liste de " personnes dont l’état de santé conduit à les considérer comme présentant un risque de développer une forme sévère de la maladie ". Cette liste, qui intervient après l’annonce lundi soir des mesures de confinement quasi total pour repousser le Covid-19, dit nouveau coronavirus, s’appuie sur les " critères de vulnérabilité " établis par le Haut Conseil de la santé publique.
Aux côtés des femmes enceintes, des personnes atteintes de maladies respiratoires chroniques ( asthme, bronchite chronique... ), diabétiques ou encore obèses, on trouve les " personnes infectées par le VIH ". La Cnam poursuit : " Conformément aux décisions gouvernementales, ces personnes doivent impérativement rester à leur domicile, en arrêt de travail, si aucune solution de télétravail n’est envisageable ". Pour simplifier les démarches et ne pas encombrer les médecins de ville, la Cnam ouvre à ces personnes la possibilité d’obtenir un arrêt maladie, pour une durée initiale de 21 jours, via le site declare.ameli.fr.
Fake news : Depuis le début de l’épidémie, les liens supposés entre coronavirus et VIH ont fait couler beaucoup d’encre. Sur son site, l’association Aides liste ses " actions et recommandations " pour les personnes vivant avec le VIH pendant la pandémie de Covid-19. Tout comme les associations de lutte contre les LGBTphobies, Aides a dû fermer ses lieux d’accueil, mais continue d’informer le public. En effet, beaucoup de questions se posent et de nombreuses fake news circulent, comme l’idée que la PrEP protégerait du Covid-19.
L’association précise : " Dans la très grande majorité des cas, le coronavirus n’est pas plus dangereux pour une personne séropositive que pour un-e séronégatif-ve, si sa charge virale est indétectable, son taux de CD4 ( cellules ciblées par le VIH, ndlr ) est supérieur à 200/mm3, elle ne présente pas d’autre pathologie ". Avant d’ajouter plus loin : " Pourtant, il est de notre responsabilité collective de prendre toutes les précautions nécessaires afin de ne pas devenir vecteur de transmission pour les personnes les plus fragiles d’entre nous, dont font notamment partie les personnes immunodéprimées ".
jeudi, février 20, 2020
Job : Une personne LGBT+ sur quatre a été déjà agressée au travail !
D'après le nouveau baromètre de l’association L’Autre Cercle, un quart des salariés LGBT+ ont déjà subi une agression physique ou verbale au travail. Plus de la moitié ont déjà eu des pensées suicidaires.
C’est un chiffre déroutant. Une personne LGBT+ sur quatre dit avoir déjà subi, sur son lieu de travail, une agression physique ou verbale en raison de son orientation sexuelle ou de son identité de genre. C’est ce que montre le deuxième baromètre de l’association L’Autre Cercle, qui milite depuis 1998 pour un " monde professionnel épanouissant, inclusif et respectueux de toutes les personnes dans toute leur diversité quelle que soit leur orientation sexuelle ou identité de genre ", en partenariat avec France Télévisions et PwC.
Cette enquête, dont les résultats ont été dévoilés mercredi 12 février, a été réalisée en ligne par l’IFOP entre le 12 et le 14 avril 2019 auprès de 1.229 personnes LGBT+, puis entre le 4 et le 30 novembre sur un échantillon de 16.953 salariés et agents travaillant dans une des organisations signataires de la charte de l’engagement LGBT+ de L’Autre Cercle. Parmi les personnes sondées, 10 % disent avoir subi une agression physique ou sexuelle, et 11 % affirment avoir déjà été menacées d'outing.
Pensées suicidaires : Et, sur le lieu de travail aussi, les discriminations se cumulent... D’après le baromètre, 34 % des salariés " non blancs " disent avoir été visés par des LGBTphobies sur leur lieu de travail, et 40 % des LGBT + musulmans, contre 18 % de l’ensemble des salariés sondés. Qu’il s’agisse d’agressions physiques ou de LGBTphobie ordinaire, ces situations discriminatoires ont des conséquences dramatiques, puisque 53 % des salariés LGBT+ disent avoir eu, après des mots ou des agissements de ce type, des pensées suicidaires.
Pour échapper à ces agressions, certains préfèrent rester dans l’ombre. Le deuxième baromètre de L’Autre Cercle dévoile ainsi qu’une personne LGBT+ sur deux seulement est " visible " auprès de ses collègues de travail de même niveau hiérarchique, tandis que l’autre moitié cultive la discrétion quant à son orientation sexuelle ou son identité de genre. Même au sein des organisations signataires de la charte de l’engagement, initiée par L’Autre Cercle en 2012, seuls deux salariés LGBT+ sur trois sont " visibles " . Le chemin reste encore long.
samedi, janvier 25, 2020
samedi, décembre 28, 2019
Cambodge : Discrimination à l’embauche pour les personnes LGBT !
D'après une ONG cambodgienne de défense des droits de l'homme, 20% des personnes LGBTIQ au Cambodge subissent des discriminations à l'embauche.
Le Centre cambodgien pour les droits de l’homme (CCHR) a publié un rapport intitulé " le droit à la non discrimination sur la base de l’orientation sexuelle, identité et expression de genre et caractéristiques sexuelles dans l’emploi au Cambodge ". Celui-ci met en avant les difficultés rencontrées par les personnes LGBT ( lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, intersexuelles et queer ) à être acceptée dans le milieu professionnel.
Entre novembre et décembre 2018 le CCHR a entrepris de recueillir un maximum de témoignages sur les conditions dans lesquelles des personnes LGBT ont postulé à des emplois et travaillent. Avec cet objectif, des enquêteurs ont parcouru les provinces de Banteay Meanchey, Battambang, Kampong Chhnang, Kampot, Siem Reap, Preah Sihanouk et Phnom Penh en quête de témoignages.
Au total, 118 personnes ont été interrogées. Un cinquième des personnes interrogées ont déclaré avoir essuyé un refus à l’embauche en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. 65% des personnes refoulées lors d'entretiens ont indiqué que cela avait eu lieu à plusieurs reprises. 25% des personnes interrogées ont caché leur identité lors d’entretiens et plus de la moitié l’ont fait par peur de ne pas avoir le poste pour lequel ils avaient posé une candidature.
36% des personnes interrogées déclarent avoir été victimes de discrimination et d’intimidation (harcèlement verbal, injures) sur leur lieu de travail : 61% par des clients, 45 % par des collègues et 6% par leur employeur. Les entretiens ont confirmé une observation précédente, les choix du secteur de carrière pourraient résulter en partie de l'auto-limitation développée par les membres de la communauté LGBTIQ dans le contexte plus large de la discrimination sociale.
Autre constat, parmi les personnes qui ont déclaré que leur candidature avait été rejetée en raison de leur orientation sexuelle, plus de la moitié des répondants (66%) n'ont jamais signalé ou ne se sont plaints de discrimination. Les raisons les plus citées pour avoir gardé le silence sont qu’ils ne savaient pas à qui les signaler ou n'avaient aucun espoir de recevoir du soutien. Pour les répondants qui ont signalé ces refus d’emploi, la plupart des individus l’ont fait à leurs amis ou famille.
" Le gouvernement cambodgien doit prendre des mesures concrètes pour assurer l'égalité des personnes LGBTIQ avec le reste de la population, et afin de prévenir les discriminations contre ces groupes ", a déclaré Chak Sopheap, directrice du CCHR.
Selon le CCHR, le cadre juridique cambodgien ne contient aucune protection explicite contre la discrimination sur la base de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre, ni en général ni dans les dispositions spécifiquement liées à l'emploi. Le rapport recommande un changement dans la législation pour interdire les discriminations à l’embauche des personnes LGBT.
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