samedi, novembre 30, 2019

Video : Zak Abel - Love Song !

A l'heure bleue où je dors, à l'heure bleue où tu pleures...

Toujours aussi flou de toi...

Video : Felix Jaehn ft. Calum Scott - Love on myself !

Sortir du cadre, ma vie suspendue...

Pietro Boselli !

Le sport développe la molécule du plaisir...

vendredi, novembre 29, 2019

Homophobie : Au Parlement européen, Raphaël Glucksmann s’attaque à la Pologne LGBTphobe !

Mercredi, au Parlement européen, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann s’est exprimé dans une diatribe contre la LGBTphobie, présente dans les pays de l’est et particulièrement sur le cas polonais.

" LGBT-free ". C’est comme ceci que se considèrent de nombreux commerces de Pologne grâce à des autocollants, collés sur leurs commerces, montrant le drapeau arc-en-ciel barré d’une croix noire avec comme slogan, " Strefa wolna od LGBT " ( comprenez " Zone sans LGBT " ). Ces autocollants et les discours qui les accompagnent participent au rejet, social et physique, des personnes LGBT dans un pays où les ultra-conservateurs sont particulièrement puissants.

C’est ce que le député européen Raphaël Glucksmann ( Place Publique ) a pointé du doigt, ce mercredi 27 novembre, au Parlement européen, à l’occasion d’une prise de parole du groupe transpartisan de défense des droits LGBTI au Parlement. " Allons nous accepter pareil retour de la haine sur notre continent ? Ou au contraire, allons nous tout faire pour renvoyer l’extrême droite à sa place, c’est à dire les poubelles de l’histoire européenne ? ", a demandé Raphaël Glucksmann à l’ensemble des députés.

" Là où vous interdirez les LGBTI, nous serons là. Là où vous vous en prendrez à des musulmans, à des Juifs, à des Roms, à n’importe quelle minorité, nous serons là ", a continué le député européen. " Partout où une personne devra baisser la tête en raison de ce qu’elle est, nous serons là ".

La croisade contre les LGBT+ : La Pologne continue de s’illustrer dans sa haine envers la communauté LGBT+. En juillet dernier, lors de la toute première Marche des Fiertés, la ville de Bialystok, à l’est du pays, avait été le théâtre de violentes contre-manifestations d’ultra-nationalistes. Le parti ultra-conservateur au pouvoir PiS ( Droit et Justice ) a même désigné la communauté LGBT+ comme une " menace nationale ".

Les élections législatives de Pologne, en octobre dernier, ont permis au parti de reconduire sa majorité. De nombreux députés européens ont donc pris la parole avant hier, avec Raphaël Glucksmann, pour dénoncer ces politiques discriminatoires et haineuses. La présidente de l’Intergroupe LGBTI a rappelé que ces prises de positions allaient à l’encontre même des législations européennes, et qu’il fallait que Bruxelles fasse davantage que " condamner "...

Video : Weezer - The end of the game !

Ma petite âme est sale, prends la nue dans tes bras...

Australie : Des poupées homoparentales pour Noël

En Australie, les supermarchés Kmart ont sorti pour Noël une nouvelle gamme de poupées. Avec deux papas, ou deux mamans.

" On joue au papa et au papa " ? Voici un jeu qui sera bientôt facilité par l’enseigne australienne Kmart, qui vient de mettre en vente des familles de poupées homoparentales.

Au rayons jouets et sur leur site internet, le magasin propose des boites de poupées avec deux mamans, ou deux papas. Dans le set, vous trouverez deux parents du même sexe donc, ainsi que deux enfants, un chien ou un chat, et des accessoires. Une façon de mettre en lumière les familles gays et lesbiennes auprès du grand public comme des enfants.

Cette démarche s’inscrit dans une prise de conscience générale sur la nécessité d’ouvrir les imaginaires et les possibles des enfants à travers les représentations inclusives et diversifiées, alors que le gouvernement français planche sur une charte pour une représentation mixte des jouets. En parallèle, le géant du jouet Mattel sort des poupées gender fluid, avec plus d’une centaine de looks possibles pour chaque poupée, des vêtements aux coupes de cheveux.

La démarche inclusive a rencontré un écho très positif sur les réseaux sociaux, même si certain·e·s lui reprochent de n’inclure que des personnes de couleur blanche. La marque Mattel, lors du lancement de ses poupées gender fluid en septembre dernier, avait donné le ton en n’oubliant personne.

Video : Burak Yeter - Friday Night !

Tout commence par un éblouissement...

Oups !

Comme une lumière abstraite sur la beauté du corps...

jeudi, novembre 28, 2019

mercredi, novembre 27, 2019

Cinema : Wonder Boy, un film sur Olivier Rousteing qui en dit long sur l'abandon !

Il n'est pas question que d'adoption dans le film documentaire sur le directeur artistique de Balmain, en salle ce mercredi 27 novembre.

À 34 ans, Olivier Rousteing dirige la maison Balmain d’une main de fer. C’est à lui qu’on doit le retour de l’enseigne comme l’une des plus influentes dans le milieu de la mode. Cette histoire, nous et ses quelque 5,5 millions d’abonnés sur Instagram, la connaissons par cœur. Celle sur la recherche de ses parents biologiques, beaucoup moins.

Né sous X, Olivier Rousteing est adopté par une famille bordelaise à l’âge d’un mois. Depuis, il a avancé dans la vie sans jamais connaître ses origines, sans jamais connaître les raisons de cet abandon. La vérité, il a voulu l’obtenir une première fois. À 16 ans, il contacte l’Aide sociale à l’enfance ( anciennement la DDASS, ndlr ) pour voir ce que contient son dossier. Mais en vain, il rebrousse chemin à la dernière minute.

Une image très forte dans les médias : La peur l’empêche d’entreprendre à nouveau les démarches, jusqu’au jour où il fait la rencontre d’Anissa Bonnefont. Élevée par sa mère biologique et le partenaire de celle-ci, elle a été abandonnée par son père à l’âge de 3 ans. En quête de réponses, elle part à sa recherche et le retrouve vingt ans plus tard. Elle convainc le couturier de renouer l’expérience et de se laisser filmer. Il accepte.

" Olivier a une image très forte dans les médias, raconte la trentenaire dans les notes d’intention. Ce qui m’intéressait, c’était de faire tomber les masques entre deux univers extrêmement contrastés. C’est la force du documentaire qui s’inscrit dans un temps long qui donne accès à cette intimité ".

Des pleurs, des éclats de rire. L’aventure dans laquelle se lance le créateur est éprouvante. Elle est surtout très émouvante et illustre bien toute l’émotion que suscite la recherche de ses parents biologiques. Anissa Bonnefont l’admet. Même si son expérience n’a pas nécessité mille et un coups de fil administratifs, " psychologiquement, on est dans la même démarche ", explique-t-elle.

Accepter son passé : Comme pour lui, l’abandon qu’elle a vécu a été lourd de conséquences. " Quand on se construit avec ce sentiment, on n’arrive pas à se dire qu’il va partir ", confie la réalisatrice. Petite, elle s’est souvent comparée aux autres enfants. Elle a longtemps cru qu’elle était bête et que c’est pour cette raison que son père était parti.

La même crise de confiance a frappé Olivier Rousteing. " Tant que je ne sais pas qui je suis, je ne pourrai pas m’aimer ", explique-t-il face à la caméra de la documentariste avant de se lancer dans l’aventure. Anissa Bonnefont précise : " On se dit que si l’on a été abandonné, c’est qu’on n’est pas aimé ".

Pendant de nombreuses années, la jeune femme qu’elle était a eu honte de cette histoire. Après un séjour aux États-Unis, où elle rencontre le père de ses enfants, elle se sent grandie. Elle voit les portes d’une nouvelle étape de sa vie s’ouvrir devant elle : l’âge adulte. " J’avais besoin d’accepter mon passé ", concède celle-ci.

Le choc de la réalité : Par l’intermédiaire de l’une de ses demi-sœurs, elle obtient le numéro de téléphone de son père biologique. Elle lui écrit, le rencontre. Une fois, puis deux. " C’était intense, et même très évident ", explique Anissa Bonnefont. Mais voilà, elle préfère s’arrêter là et ne plus le revoir. Elle a trouvé ce qu’elle cherchait, elle n’a pas besoin d’un deuxième père. Celui qui l’a élevée lui suffit.

Elle a d’ailleurs eu peur que sa démarche le blesse " Quand on est adopté, on a toutes et tous ce sentiment de culpabilité à vouloir chercher nos parents biologiques, explique-t-elle. Mais ce n’est pas un parent qu’on cherche, c’est une acceptation de ce qu’on est pour remettre les choses à leur place ".

Une scène du film est évocatrice. " Pendant ce tournage, il y a eu plusieurs souvenirs assez marquants, mais je pense tout particulièrement au moment de la découverte de l’adoption à l’ASE ", se souvient Olivier Rousteing. Il fond en larmes en apprenant l’histoire, l’âge et le poids de sa mère biologique. " Découvrir la réalité a été un choc " !

Pour Anissa Bonnefont, cette histoire est encore un poids. Mais elle n’est plus un secret. " J’ai deux pères, c’est ma réalité, constate-t-elle. Tout ça m’a permis d’en parler librement. Cette histoire que j’ai longtemps cachée n’en est plus une ". Depuis qu’elle l’a acceptée, la vie peut continuer.

Le film documentaire intitulé " Wonder Boy ". Réalisé par Anissa Bonnefont, est en salle dès ce mercredi 27 novembre !

Voir la bande annonce dans le billet ci-dessous...

Selfie !

Rien ne va plus quand les jeux sont faits...

Religion : Ils veulent briser le tabou de l’homosexualité dans l’Eglise !

Le colloque " Homosexualité, parlons-en ", organisé à Boulogne, vise notamment à aider les parents croyants à mieux accueillir l’homosexualité de leurs enfants.

Boulogne, samedi 23 novembre. Le deuxième colloque " Homosexualité, parlons-en " a rassemblé quelque deux cents participants à la maison des familles des Hauts-de-Seine.

Devant la standing-ovation, Yolande Fayet de la Tour ne peut contenir ses larmes. A l'issue du colloque " Homosexualité, parlons-en ", qu'elle a coorganisé avec le soutien du diocèse de Nanterre, les sourires sont au rendez-vous. " Il est très important de parler de l'homosexualité au sein de l'Eglise ", commente simplement une participante. " Quand l'homosexualité ne sera plus un sujet, on aura avancé ", complète une croyante.

Le deuxième colloque sur ce tabou de l'église a eu lieu samedi à la maison des familles du département, situé parvis Jean-Paul-II, à Boulogne. 200 personnes venues de 23 départements et trois pays différents y ont participé.

Des conférences, des groupes d'échanges mais aussi des témoignages de fidèles homosexuels étaient au programme de la journée. L'un des objectifs était d'aider les parents catholiques à accueillir l'homosexualité de leurs enfants. " C'est très violent pour les parents de voir leurs enfants stigmatisés à cause de leur orientation sexuelle comme ce fut le cas notamment lors de la Manif pour tous, explique Yolande Fayet de la Tour, psychologue de formation. Les homosexuels peuvent bénéficier de groupes de parole, d'associations ou de psychologues alors qu'il n'existe rien pour les parents ".

On ne tourne pas le dos à ses enfants : " Cette question est entrée dans ma vie lorsque deux de mes fils ont déclaré à mon époux et moi leur homosexualité, témoigne Catherine*, venue spécialement de Seine-Maritime. Le premier, aujourd'hui âgé de 31 ans, nous l'a annoncé il y a quatre ans et pour le deuxième de 26 ans, c'était l'année dernière. Cela nous a pris du temps pour digérer bien que nous étions directement dans l'acceptation. Nous nous sommes posé des questions sur la façon dont nous avons éduqué nos enfants. Nous avons aussi eu peur pour eux parce qu'on se dit qu'ils sont peut-être fragiles. On a essayé de comprendre mais en fin de compte, on ne tourne pas le dos à ses enfants ".

C'est pourquoi ce colloque revêt une importance particulière pour cette mère chrétienne pratiquante. Elle en a fait la promotion : " J'ai placé des tracts dans la paroisse de ma ville parce que je veux que tout le monde sache que l'Eglise parle de l'homosexualité. Je souhaite que mes enfants ne soient pas rejetés parce qu'ils sont homosexuels ".

*Le prénom a été modifié

Video : Lady Gaga - Scheiße !

Le sourire est encore plus beau avec un habit de soleil...

Oh la la !

L'esprit est libre, le corps est délicat...

mardi, novembre 26, 2019

Russie : Ils disent que mon enfant a été victime d’un crime parce qu’il a parlé à un gay !

Les protagonistes d’une vidéo qui invitait des enfants à dialoguer avec un jeune gay sont aux prises avec la justice russe, qui a lancé des poursuites pour " agression sexuelle sur mineurs ".

La BBC a diffusé hier un reportage sur les suites de l’enquête lancée par la justice russe contre les auteurs d’une vidéo où des enfants posaient des questions à un jeune homme gay. Ce programme de la chaîne YouTube Real Talk fait l’objet de poursuites pénales pour " agression sexuelle sur mineurs ".

L’affaire a démarré à la mi-septembre, quand le vice-président de la Douma, Piotr Tolstoï ( représentant le parti Russie Unie de Vladimir Poutine ), a saisi le Ministère de l’intérieur et l’autorité de surveillance des médias, qualifiant certaines vidéos " d’éthiquement inadmissibles ", notamment au vu de la loi réprimant depuis 2013 la " propagande " LGBT.

Bien qu’à aucun moment il n’ait été question de sexualité dans la vidéo incriminée, le Parquet de Moscou est allé bien plus loin, prétendant notamment que le but de l’émission était " d’exciter " sexuellement les enfants.

Menaces de mort incessantes : Plus de deux mois après, le jeune gay qui témoignait dans la vidéo déclare avoir " tout perdu " et être la cible de menaces de mort incessantes. Pourtant, Maksim Pankratov, 21 ans ( en photo en en-tête du billet ), ne regrette rien. " Pour moi c’était important, car toute ma vie j’ai été opprimé. Il fallait que je montre que je suis une personne normale ", a-t-il confié à la journaliste de la BBC.

La productrice de la vidéo, Viktoria Pich, s’est mise à l’abri à l’étranger dès qu’elle a été informée de l’ouverture d’une enquête pénale. " Le sol s’est dérobé sous mes pieds. On parle de 12 à 20 ans de prison ", explique-t-elle les larmes aux yeux. Les parents des enfants apparaissant dans la séquence ont eux reçu la visite des services sociaux et ont été convoqués pour des interrogatoires. " Ils pensent que mon fils a été victime d’un crime parce qu’il a parlé à une personne gay ", explique une maman, qui dit avoir l’impression de marcher " au bord d’un volcan ".

Accueil positif : Adaptation du format américain " Kids Meet ", Real Talk invitait des enfants à poser des questions à des " compagnons improbables " : de race différente, handicapé ou présentant une particularité physique. La vidéo consacrée à l’homosexualité, mise en ligne début septembre, aurait récolté 2 millions de vues, et une majorité écrasante de commentaires positifs, avec 80’000 likes et seulement 6000 dislikes. La chaîne est fermée depuis la fin octobre.

" C’était une surprise totale que la vidéo suscite l’intérêt des autorités ", a expliqué une source proche des producteurs de la vidéo au site Meduza. " Ils ont immédiatement commencé à harceler et terroriser les parents, les envoyant à différentes adresses, menaçant de leur retirer leurs enfants. Tout le monde est effrayé et angoissé. Il est clair que les autorités se fichent éperdument des droits des enfants ou de leurs parents. Les politiciens veulent juste faire un maximum de bruit avec cette histoire ".

Escalade de la répression : Dans un communiqué diffusé la semaine passée, Human Rights Watch s’inquiète d’une escalade de la répression d’État contre les LGBT russes. " Ce cas est un exemple particulièrement choquant de comment les autorités utilisent la loi sur la propagande gay comme un outil de discrimination et d’intimidation ", estime Kyle Knight, en charge des questions LGBT au sein de l’ONG internationale.

Je lui fermai la bouche d'un baiser derrière l'oreille...

L'absence et puis l'oubli...

US : Ce tweet du fils de Donald Trump a fait bondir les assos de lutte contre le VIH !

Le fils de Donald Trump a enflammé les réseaux sociaux le 23 novembre dernier en postant un commentaire sérophobe.

C’est une petite phrase qui choque. Le 23 novembre dernier, le fils du président des Etats-Unis, Donald Trump Jr., s’est fendu d’un tweet sérophobe, dénoncé par de nombreuses associations et internautes.

En réponse à un article de nos confrères de " Queerty " intitulé Ce que vous perdez en ne couchant pas avec des personnes séropositives, le principal intéressé a écrit : " Et bien, je peux penser à une chose ".

Cet article faisait déjà suite à une vague de commentaires sur un autre papier de " Queerty " où une personne séropositive sous traitement, qui ne transmet donc pas le VIH, racontait son histoire. Plusieurs internautes avaient alors répondu, invitant les personnes séronégatives à " prendre soin de leur santé " plutôt que de coucher avec des personnes vivant avec le VIH. Comme si c’était incompatible...

Avec son commentaire, le fils de Donald Trump semble dire qu’on peut " perdre " la vie en couchant avec des personnes séropositives. Un commentaire pour le moins irresponsable quand on sait qu’une personne sous traitement est indétectable et ne transmet plus le VIH. Par ailleurs, avoir le VIH n’équivaut plus, surtout dans des pays développés comme les Etats-Unis, à une sentence à mort.

" Votre commentaire est 100% du problème ( .. ) Est-ce que l’ignorance est tout ce que vous avez à offrir ? Vous êtes du mauvais côté ", a commenté sur Twitter l’activiste Javier Muñoz. Des actions et des discours...

Avec ce type de propos, le fils Trump semble sur la même ligne que son père, dont les actions dans la lutte contre le VIH semblent incohérentes et dangereuses. En juillet 2018, l’administration Trump avait envisagé de piocher dans les fonds dédiés à la lutte contre le VIH et le sida pour financer les milliers de lits dont auront besoin les enfants migrants détenus par l’administration aux frontières mexicaines.

Des actions bien loin des discours puisque, en février dernier, le président américain avait annoncé vouloir réduire le nombre de nouvelles contaminations de 75% en cinq ans et de 90% en dix ans, par rapport aux quelque 38.000 contaminations annuelles actuellement dans le pays.

Video : Flirty Dancing - Lullaby ( Paloma Faith ) !

Statue dentelle sur un ciel mou...

Même pâle, le jour se lève encore...

lundi, novembre 25, 2019

C'est comme un miroir, comme un bouche à bouche...

Oh la la !

Des confettis, je m'en fous...

Video : Landline ( Gay Farmer Helpline ) !

Je suis un homme de cro-mignon...

Je suis libertin, je suis une catin..

Je m'en veux tu vois...

dimanche, novembre 24, 2019

Société : Un livre et une expo dévoilent les secrets des pissotières !

Nommées vespasiennes en référence à l’empereur romain Vespasien qui, en imposant une taxe sur l’urine, fit faire un grand pas à l’hygiène et la salubrité publique, les premières pissotières débarquent à Paris en 1839. A une époque où il est d'usage de se soulager dans la ville, au petit bonheur la chance, elles signent alors une avancée hygiénique spectaculaire. En 1843, on en compte plus de 450 disséminées dans la capitale, du modèle de poche conçu pour une personne au conteneur pouvant accueillir jusqu’à 16 hommes en même temps.

" Je ne connais aucune ville dans laquelle il y ait autant de pissotières que Paris ", écrit en 1910 le sexologue Eugène Wilhelm dans son journal intime. Rapidement, les pissotières, aussi appelées " tasses " ( parce que certaines ont une forme de théière ), deviennent, en plus d’un lieu d’aisance, des espaces propices aux rencontres entre hommes, évidemment interdites à l’époque. Homos, bis, hétérosexuels curieux, voyous à la petite semaine, prostitués, voyeurs ou exhibitionnistes se retrouvent à la nuit tombée dans ces édifices de tôle corrodés par l’acidité de l’urine et des désinfectants.

Mais, rapidement, la réputation des pissotières pose problème : leur fréquentation par les homosexuels n’est plus tolérable, et dès les années 1960, leur disparition, votée par l’Assemblée Nationale, est actée. Petit à petit, les urinoirs disparaissent les uns après les autres, devenant des reliques antiques d’un Paris gay mythifié. En novembre 1981, la première pissotière JCDecaux, bijou de modernisme, inaugure une nouvelle ère de toilettes mixtes, payantes ( 1 franc de l’époque ), et débarrassées des étreintes homosexuelles. C’est cette histoire que raconte l’artiste, photographe et vidéaste Marc Martin dans Les Tasses ( éd. Agua ), un ouvrage magnifique où se mélangent perspectives historiques et LGBT, doublées de photos, de documents et de témoignages précieux.

LEUC : Comment est venue l’idée de ce livre ?

Marc Martin : En faisant une série de photos urbex. Parmi les endroits abandonnés que je photographiais, je me suis retrouvé dans des anciennes toilettes publiques, fermées au public depuis les années 1980. Les graffitis au dos des portes des cabines racontaient encore les fantasmes de toute une génération passée. Des traces urbaines vouées à disparaitre avec la démolition programmée de ces lieux-là.

Pourquoi avoir persévéré sur ce sujet des pissotières ?

Parce que, justement, personne ne s’était vraiment penché sur la sensualité générée par ces endroits. Parce que ce mode de rencontres souterrain a toujours été dénigré ou ignoré. Pour la plupart des gens, les chiottes publiques, c’est crade, ça pue, et pointer le rôle social qu’elles ont joué dans l’espace public, longtemps hostile à l’homosexualité, est un sujet qui m’a passionné, et ce, tant artistiquement qu'historiquement. L’idée n’était pas seulement de tordre le cou aux idées reçues, mais de revaloriser ces pratiques ancestrales pour démontrer que " faire les tasses " a aussi fait avancer l’Histoire. Quand bien même elles ne s’inscrivent pas aujourd’hui dans la mémoire convenable.

Tu expliques avoir connu les pissotières personnellement. Quels souvenirs en gardes-tu ?

C’est là où j’ai fait mes classes, où j’ai connu mes premiers émois à l’adolescence. J’habitais dans une petite ville de province, et j’avais beau savoir que j’étais attiré par les garçons, le plus compliqué était d'en rencontrer des comme moi. J’ai grandi à une époque où le réseau téléphonique n’existait pas, le minitel et Internet encore moins. La pissotière servait alors de phare et de point de départ à toutes sortes de relations. C’est une erreur de croire que " faire les tasses " voulait uniquement dire consommer sur place, honteusement. Si mes photos jouent avec les regards en coin, les gestes furtifs, c’est pour mieux balayer ces clichés-là.

Comment ces expériences t’ont défini en tant que gay ?

Là, tu touches du doigt une des caractéristiques des pissotières : il s’agissait d’endroits ambigus, dans l’espace public et donc ouverts à tous, et surtout gratuits. A la différence des saunas gays et des bars à cul. Entrer dans une tasse, c’était entrer en terrain neutre avec toujours l’alibi d’y être allé " juste pour pisser ", l’historien Rudi Bleys l’explique très bien dans l’entretien qui lui est consacré dans le livre. Le brassage social qui s’opérait là, c’est-à-dire le mélange des cultures, des générations, est un chapitre important de l'ouvrage. Les anciens m’ont avoué avoir trouvé à l'époque, dans les pissotières, beaucoup plus de chaleur humaine que dans certains lieux de convivialité dits gay.

Tu as eu du mal à publier le livre et à organiser une exposition en France. Par conséquent, tu t’es tourné vers Berlin, ville plus ouverte sur ce sujet. Quelles étaient les raisons invoquées par les institutions françaises pour refuser ton projet ?

Sans doute que le sujet ne leur semblait pas assez politiquement correct. Les tasses font tâche dans l’historiographie LGBT+, y compris pour une partie de la communauté. Et c’est justement là tout l’intérêt de mon travail : démontrer que ces édicules ( qui ont toujours eu sale réputation ) ont aussi permis à beaucoup d’hommes de s’émanciper. Il ne faut pas oublier que l’homosexualité n'a été dépénalisée en France qu’en 1981. Alors, si des hommes en quête de désirs trouvaient dans les pissotières un espace de liberté, il faut rendre hommage à leur courage, à leur détermination. Et arrêter de les dénigrer.

Les Allemands seraient donc plus " ouverts " sur le sujet que les Français ?

Oui, ils ont un rapport affectif à la subculture en général, aux thématiques en marge. Certaines de mes photos, pourtant très explicites, ont été montrées dans des institutions outre-Rhin. Le sexe, dans toute sa diversité, a sa place dans la vie culturelle et sociale là-bas. C’est aussi à Berlin que le premier musée gay a été créé. A Paris, il n’y a toujours pas de projet sérieux concernant le musée LGBT+. En matière de culture, dès que l’on touche aux questions de sexualités, le conservatisme est criant.

Finalement, le livre arrive en version française ( différente de la version allemande ), et est accompagné d’une exposition au Point Éphémère, à Paris. Dirais-tu que tu as policé ton discours afin d'exposer dans la capitale ?
 
L’intérêt d’un tel sujet, en marge du convenu, est justement de ne pas chercher à l’édulcorer. Quitte à se passer des structures classiques pour l’exposer. C’est ce que j’ai fait. Frank Lamy et Jean-Luc Verna m’ont présenté à David Dibilio du Point Ephémère, qui m'a aussitôt donné carte blanche. Le Point Ephémère est une ancienne friche industrielle, à deux pas d’un ancien lieu de drague à Stalingrad : il porte donc en lui ce genre de culture alternative. Quant au livre, je n’ai fait aucune concession non plus. J’explore tout, de Marcel Proust aux soupeurs, de l’hygiénisme aux glory holes, de la poésie de Verlaine aux archives de la police.

Comme la drague en plein air, les tasses sont aussi une manière d’occuper l’espace urbain et de le faire sien. Est-ce selon toi un aspect important de leur succès ?

L’intérêt de la drague dans les pissotières, comparé à d’autres endroits privés comme les bars à cul ou les saunas, est justement qu’elles se trouvaient dans l’espace public et qu’elles étaient des lieux ouverts à tout le monde, de tous bords, de toutes classes sociales, de toutes générations. La drague en plein air, historiquement, s’inscrit comme une résistance urbaine à la bienséance, à l’hétéronormativité. L’historien Rudi Bleys raconte très bien cette ambiguïté. La scénographie de mon exposition au Point Ephémère va jouer avec cette notion d’espace privé dans l’espace public.

Est-ce que les tasses ont laissé des empreintes dans la culture populaire ?

Oui partout, en peinture ( Pissaro, Béraud, même Picasso ) mais aussi en littérature (Jean Genet, Marcel Pagnol). J’ai même trouvé des traces de pissotières dans les vers de Verlaine et de Rimbaud. En photographie, on retrouve des références chez Brassaï, Man Ray, Cartier-Bresson, Doisneau. En chansons, chez Aristide Bruant ou encore Serge Gainsbourg ( " Tata teutonne, qui fait les tasses à tâtons ", extrait de l’album Rock Around the Bunker, en 1975 ). Mais rayon musique expérimentale, la Palme d’or revient à la compilation la Perversita, en 1979, dont une des chansons de dix minutes de long raconte d'une voix suave une promenade de tasses en tasses, à la recherche de pain imbibé d’urine, sur fond de new-wave minimaliste : La soupeuse, quel pied !

Donc oui, la vespasienne s’est immiscée partout, même dans la mode. Jean-Paul Gaultier m’a raconté que les cabines d’essayage de l’une de ses premières boutiques à Paris étaient des anciennes vespasiennes. Dans le livre, le musicologue Philippe Olivier m’a offert un superbe texte justement, qui fragilise les frontières entre la haute culture et les bas-fonds. Passionnant !

A l’époque de l’explosion des tasses, on ne pense qu’au besoin de pisser des hommes, et les femmes ont très peu de lieux pour se soulager. Cette forme de misogynie t’a-t-elle choqué ?

A ce sujet, et à juste titre, les femmes avaient très tôt revendiqué l´égalité des sexes, mais n´ont jamais été entendues. Les premiers urbanistes, au XIXe, devaient penser que ces dames ne sauraient uriner à l’extérieur de chez elles, leur assignant ainsi une fonction de passantes furtives dans la ville. Pour des raisons de sécurité et de bienséance invoquées, les quelques rares structures mixtes où les femmes pouvaient, elles aussi, céder aux besoins pressants, étaient des lieux payants, souvent gardés à l’intérieur des parcs et des grands magasins. Pisser en ville est restée une affaire de mecs, ce qui renvoie aux prémices du féminisme et au questionnement sur le genre. Il faudra attendre 2006 pour que la sanisette à Paris, mixte, soit accessible gratuitement.

Certaines personnes LGBT préfèreraient cacher cet aspect soi-disant " honteux " de l’homosexualité. Que leur réponds-tu ?

Oui, le sujet est tabou, y compris chez certains LGBT+. Beaucoup d’entre eux préfèreraient gommer ces histoires du passé. Moi, je lutte contre l’aseptisation de la culture gay, parce que la connaissance du passé donne des réponses à beaucoup de questions, même aux questions qui ne se posent pas. A ce propos, Gerard Koskovich, membre fondateur du musée LGBT+ de San Francisco, se positionne clairement à mes côtés. Dans ce projet, mon travail artistique est forcément politique. En cherchant à érotiser ces pratiques de l’ombre, j’éclaire un pan d’histoire inconvenable aux yeux de certains, incompatible avec leurs valeurs.

Ma philosophie personnelle de l’homosexualité est différente de la leur : je revendique ma marginalité, comme une réticence à notre époque puritaine et hygiénique. La transgression reste un moteur de ma créativité. Les activités détournées dans les pissotières avaient donc tout pour me plaire. J’espère avoir transmis ces vibrations dans mes photos. Les plus jeunes ne connaissent rien à ces histoires de tasses. Pour eux, draguer, c’est aller sur Grinder. Les toilettes publiques aujourd’hui ne sont absolument pas connectées à des lieux de rencontres potentielles. Ils vont tout découvrir de ce passé trouble.

Les Tasses, de Marc Martin, éd. Agua, 300 p., 58€, à paraître le 7 novembre.

Les Tasses - Toilettes publiques, affaires privées, exposition gratuite du 19 novembre au 1er décembre, de 13h à 20h, au Point Ephémère, 200 quai de Valmy, Paris Xe.

Je suis stoïque, mais plus pour longtemps...

Love !

Sur ma peau j'ai signé mes promesses, gravées à fleur de mots mes serments de jeunesse...

Médias : Canal+ va lancer Hello, une nouvelle chaîne gay !

Le groupe Canal+ lance Hello, une chaîne digitale dédiée à la création LGBTQ+ le 26 novembre...

Le groupe Canal+ a annoncé le lancement, à l’occasion des 25 ans de la " Nuit gay ", d’une chaîne digitale dédiée aux œuvres et créations LGBTQ+, européennes et internationales. Intitulée " Hello ", cette offre permanente sera disponible sur la plateforme MyCanal à partir du 26 novembre 2019, pour les abonnés Canal+. 

La chaîne s’adresse " à tous les passionnés de cinéma, de documentaires et de séries ", au public LGBTQ+ et " à tous ceux qui ont soif de nouveaux talents et de nouvelles œuvres ".

" Engagé depuis toujours contre les discriminations ", le groupe Canal+ annonce également qu’il signera prochainement la charte LGBT de l’association de professionnels " L’autre Cercle ". Le 26 novembre à 21H00, la nuit LBGTQ+ sur Canal+ mettra à l’honneur le film de Xavier Nolan " Ma vie avec John F. Donovan ", le documentaire de Denis Parrot " Coming out ", le court métrage de Thomas Ducastel " Monsieur " et la série " Pose " ( saisons 1 et 2, en intégralité ).

Source

Video : Seafret - Fall !

Tes faux départs sont toujours les mêmes...

Et dans un baillement avalerait le monde...

samedi, novembre 23, 2019

US : Un président américain gay, la question se pose avec l'ascension de Pete Buttigieg !

Encore inconnu en début d'année, le jeune Pete Buttigieg fait désormais partie du quatuor de tête pour la primaire démocrate, posant concrètement la question de savoir si les Américains sont prêts à élire un président ouvertement homosexuel.

Plusieurs pays européens ont porté au pouvoir des dirigeants gays, comme l'Islande, la Belgique, le Luxembourg ou l'Irlande.

Aux Etats-Unis, 43 présidents blancs, hétérosexuels supposés, s'étaient succédé jusqu'à l'élection de Barack Obama en 2008, première ouverture à la diversité raciale. Mais jamais de président homosexuel.

Quand Pete Buttigieg a annoncé en janvier qu'il s'apprêtait à être candidat à la présidentielle, personne ne connaissait cet ex-militaire de 37 ans, déployé en Afghanistan et maire de la petite ville de South Bend, dans l'Indiana, qu'il se targue d'avoir revitalisée.

Aujourd'hui, ce centriste qui s'affiche régulièrement en campagne aux côtés de son mari Chasten Buttigieg, qui a adopté son patronyme, s'est imposé dans le peloton de tête d'une course encore très ouverte.

Un sondage publié ce week-end le place largement en tête des intentions de vote dans l'Iowa, premier Etat à voter pour les primaires démocrates début février. Et les derniers sondages nationaux le placent quatrième, derrière trois septuagénaires bien plus expérimentés que lui, l'ancien vice-président Joe Biden et les sénateurs Bernie Sanders et Elizabeth Warren.

En quelques années, et surtout depuis la légalisation du mariage homosexuel en 2015, " le paysage pour les candidats LGBTQ a radicalement changé ", affirme la démocrate Annise Parker, présidente du Victory Fund, organisation américaine qui soutient les candidats homosexuels.

" Lors de mon élection, j'étais la première maire ouvertement gay d'une des 100 premières villes américaines ", rappelle cette lesbienne, qui a dirigé Houston entre 2010 et 2016.

" Aujourd'hui, nous en avons trois, ainsi que deux gouverneurs et deux sénatrices (...) Le nombre d'élus gays au plus haut niveau augmente très vite ".

762 élus LGBTQ : Le premier candidat ouvertement gay d'un grand parti à la présidentielle américaine fut Fred Karger, qui brigua l'investiture républicaine en 2012. Mais sa candidature ne décolla jamais. Il ne participa à aucun débat télévisé et reçut même des menaces de mort.

Une carte publiée par le Victory Fund recense aujourd'hui 762 élus LGBTQ de tous niveaux aux Etats-Unis, dans la quasi-totalité des Etats, à l'exception du Dakota du Sud et du Mississippi.

Un sondage Gallup de mai 2019 semble confirmer cette évolution : 76% des Américains ( et 83% des démocrates ) s'y disaient prêts à voter pour un candidat ouvertement homosexuel, trois fois plus qu'en 1978, quand la question fut posée pour la première fois.

Selon John Della Volpe, expert à l'Institut de politique de Harvard, les dernières études montrent que la plupart des électeurs, à commencer par les jeunes, se moquent de l'orientation sexuelle des candidats.

" Les enjeux sont si importants que les électeurs recherchent d'abord de l'intégrité, de l'authenticité " et " ne se focalisent pas sur l'âge, la race, le genre ou l'identité sexuelle ", dit-il. Et en termes d'intégrité et d'authenticité, être ouvertement gay est " une force ", selon lui. Pour Pete Buttigieg, en particulier, cela conforte " son récit de jeune qui s'est battu pour son identité ".

Une Amérique prête ? Mais des réticences demeurent... Dans des entretiens en juillet avec un échantillon d'électeurs démocrates noirs de Caroline du Nord, certains d'entre eux indiquaient être " mal à l'aise " avec son orientation sexuelle, selon une note ayant fuité dans les médias.

La plupart, selon ce document, semblaient néanmoins rassurés après l'avoir entendu : les discours de M. Buttigieg ne sont pas militants et il rate rarement une occasion de mentionner sa foi chrétienne.

Certains électeurs, comme TJ Thran, 25 ans, du New Hampshire, indiquaient récemment redouter que son homosexualité ne l'handicape s'il remportait les primaires et affrontait Donald Trump en novembre 2020.

Il n'est pas le seul : Un sondage indiquait fin octobre que 45% des électeurs considéraient que l'Amérique n'était " pas " ou " probablement pas " prête pour un président gay. Un argument qui pourrait peser lourd contre M. Buttigieg.

Pour l'instant, néanmoins, le jeune maire poursuit sa progression, grâce notamment à d'importances contributions financières, juste derrière celles de Bernie Sanders et Elizabeth Warren.

Une preuve qu'il séduit au-delà des riches donateurs d'Hollywood, où il a multiplié les soirées de récolte de fonds et où des célébrités comme Gwyneth Paltrow ou Barbra Streisand lui affichent leur soutien.

" Il fait déjà tomber les barrières ", se félicite Annise Parker. " Il montre qu'il est complètement Américain, complètement transparent sur ses relations avec son mari, et cela change le paysage pour tous ceux qui seront candidats après lui ".

Video : Miranda - Me Gustas Tanto !

Les maux au bout des lèvres...

Insondables sont les flots...

Video : Pomme - Anxiété !

C'est plein de chlore au fond de la piscine...

J'envie des mondes...

vendredi, novembre 22, 2019

Culture : L’expo Pierre et Gilles à la Philharmonie, 40 ans de liaison heureuse avec la musique !

Une exposition généreuse à la Philharmonie ( Cité de la Musique de Paris ) explore le lien profond et unique qui lie le duo Pierre et Gilles à la musique. Immanquable !

C’est une bulle sucrée. Un voyage merveilleux au pays de la pop culture auquel nous convient Pierre et Gilles jusqu’au 23 février 2020 à la Philharmonie de Paris. Dans les salles de la Cité de la Musique, aménagées comme de petits écrins de paillettes ou de velours rouges, on visite le résultat de quarante ans de liaisons heureuses entre le duo de plasticiens et la musique.

110 tableaux, clips, pochettes de disques et memorabilia issus de leur atelier et qui forment l’une des œuvres queers les plus passionnantes de notre époque. Des créations tour à tour sexy, kitsch, acidulées, touchantes, naïves et surtout follement gays ! L’exposition, sobrement intitulée " Pierre et Gilles, la fabrique des idoles ", est la plus conséquente consacrée au couple de créateurs à Paris depuis celle du Jeu de Paume en 2007 (Double Je).

Panthéon : On pourrait disserter longtemps sur les influences de Pierre Commoy et Gilles Blanchard ( les yéyés, Kenneth Anger, Andy Warhol, l’hindouisme, la mythologie, James Bidgood... ) ou sur leur descendance plus ou moins légitime ( David Lachappelle en tête ) mais ce qui compte, ici, c’est de se laisser gagner par l’euphorie que procure chacune de leurs images.

Dans ce dédale de portraits de stars aux allures de panthéon musical, se côtoient sans hiérarchie les idoles d’hier et d’aujourd’hui : Etienne Daho en marin tout droit sorti de " Querelle de Brest ", Madonna en geisha ( une des rares images qui ne fut pas réalisée dans le fameux studio du Près Saint Gervais ), Gainsbourg en père noël taulard, Boy George en Krishna, Marc Almond en buveur d’absinthe, Kylie Minogue en nonne... On croise également des talents issus de la nouvelle scène française comme une Clara Luciani pleurant des larmes de sang, Juliette Armanet en Jeanne d’Arc ou Eddy de Pretto en petit roi.

Soit plusieurs générations de musicien.ne.s réunies sous le signe du kitsch et qui reçoivent tous et toutes le même traitement de la part des plasticiens : toujours généreux. Jamais moqueur.

A l’heure de Photoshop et des filtres snapchat, le travail de Pierre et Gilles procède de l’orfèvrerie, de la dévotion la plus totale à l’égard de ces figures pop adorées. Au-delà même des clins d’oeil religieux très présents dans leurs œuvres, lorsqu’un artiste a la chance d’être " Pierre et Gill-isé ", il devient alors immortel, jeune et glorifié à jamais. Il entre dans le club très fermé des icônes sanctifieés par ces deux papes de la culture pop.

Mireille Mathieu et Jeff Stryker : De salle en salle, le visiteur peut apprécier l’évolution du travail et des techniques du duo. Du portrait sur fond rouge d’Iggy Pop, réalisé pour le magazine Façade en passant par ceux réalisés pour le groupe Mikado, jusqu’aux décors luxuriants des tableaux de Conchita Wurst ou de Stromae. Le couple a rarement cédé au numérique et son travail relève de la méticulosité la plus maniaque. Car la naissance d’une image de Pierre et Gilles exige plusieurs semaines de travail.

En son centre, l’exposition compte un joyau : un sublime portrait de Lio baptisé " la Madone au cœur blessé ". Une image bouleversante de beauté qui souligne le coté mélancolique de la chanteuse, un versant de sa personnalité que longtemps elle s’évertua à cacher au grand public.

Autre temps fort de cette expo magique, cet " autel de la musique " fait de bibelots, de photos des 2BE3 et d’une dédicace de Mireille Mathieu qui trône habituellement dans le salon du studio des artistes. Un monument au pied duquel on remarque une figurine à l’effigie de l’acteur porno Jeff Stryker que le duo avait immortalisé au temps de sa superbe. Ou encore cette salle entièrement dédiée à Sylvie Vartan, où l’on peut admirer six portraits de la chanteuse et même une reconstitution de la chambre d’adolescent de Pierre à l’époque où celui-ci était totalement " amoureux " de l’héroïne yéyé. Hommage en miroir, la chanteuse a accepté d’interpréter pour l’exposition une chanson inédite écrite par le canadien Pierre Lapointe. Car l’amour ne vaut que s’il est partagé.

Pierre et Gilles, la fabrique des idoles, du 20 novembre au 23 février à la Cité de la musique.

Détails et contacts : Here/Ici