vendredi, mars 31, 2017
jeudi, mars 30, 2017
US : l'enquête " Revenge porn " étendue à toute l'armée US et à des sites gay !
Portant d'abord sur un groupe Facebook de 30.000 Marines et des photos intimes de femmes, l'enquête militaire s'est étendue aux armées US de l'Air et de Terre, ainsi qu'à des Tumblr gays.
Le scandale du groupe Facebook de Marines américains qui partageait des photos intimes de femmes, militaires ou non, sans leur consentement, s'étend.
Outre le groupe Marines United, auquel appartenait 30.000 Marines, l'enquête s'étend doublement, rapporte " USA Today ".
Elle porte maintenant aussi sur des contenus diffusés sur des sites pornos gay, où des photos de militaires nus ou pratiquant des actes sexuels ont été partagées sans indication de consentement.
Sur certains sites Tumblr, des militaires apparaissent avec leurs noms visibles. Au moins un Marine n'était pas consentant pour que sa photo y figure, indique au quotidien un porte-parole du Corps des Marines. Et parmi les images pornographiques diffusées, figurent aussi, d'après leurs uniformes, des membres des armées de Terre, de l'Air et de la Navy.
Alors que l'affaire est partie de l'enquête d'un vétéran, Thomas Brennan, ancien Marine, les recherches vont donc maintenant au-delà de la Navy, et portent également sur l'armée de Terre, l'armée de l'Air et les garde-côtes.
Un groupe d'enquête interarmés a été constitué, a déclaré à "USA Today" MaryAnn Cummings, une porte-parole du Naval Criminal Investigative Service (NCIS) -- qui a mis plusieurs dizaines d'enquêteurs sur l'affaire.
Ce scandale aurait pu ne jamais éclater : le groupe Facebook était fermé, et seuls ses membres donc pouvaient voir les images partagées. Un vétéran, John Albert, l'a découvert en septembre 2016 et a été choqué, a-t-il raconté à BuzzFeed : "Je pensais que ça n'avait pas sa place dans un groupe de gens avec le label des Marines."
Le " revenge porn " touche 4% des internautes américains : Une sénatrice de New York, la démocrate Kirsten Gillibrand – qui avait vivement critiqué la gestion de l'affaire par le Corps des Marines, lors d'une audition au Sénat le 14 mars de son commandant, le général Robert Neller –, déclare à "USA Today" à propos de l'extension de l'enquête :
" Ce scandale n'est pas maîtrisé et le ministère de la Défense doit le traiter immédiatement. Le parlement doit demander des comptes à la chaîne de commandement pour savoir comment tant de membres du service, des femmes et des hommes à présent, ont pu être si facilement exploités.
Les commandants nous ont dit pendant des dizaines d'années qu'ils pouvaient traiter ces questions, et manifestement ils ne le peuvent pas. Le Congrès [le parlement américain] doit en prendre la responsabilité et faire son travail, et mettre du professionnalisme et des responsabilités dans le système de la justice militaire, qui a ignoré les prédateurs pendant bien trop longtemps ".
La faute des victimes : Un porte-parole du groupe Facebook supprimé, Marshall Chiles, a déclaré le 16 mars au Daily Beast que Marines United avait initialement été créé pour soutenir des Marines en difficulté, notamment pour empêcher des suicides. Selon lui, les hommes qui ont posté des photos de femmes cherchaient une " validation sociale ".
Il met en cause le recrutement de femmes dans l'armée, affirmant que ce genre de problème augmente " quand vous intégrez des femmes ". Une justification d'autant plus consternante que le scandale s'étend maintenant à des photos volées d'hommes.
Mais comme le relève le Daily Dot, cette excuse était déjà pratiquée il y a quatre ans par le futur chef des armées américaines Donald Trump :
" 26.000 agressions sexuelles non signalées dans l'armée, seulement 238 condamnations. À quoi s'attendaient ces génies quand ils ont mis des hommes et des femmes ensemble " ?
( 26,000 unreported sexual assults in the military-only 238 convictions. What did these geniuses expect when they put men & women together ? )
mercredi, mars 29, 2017
LGBT : La Gay Pride sera organisée le samedi 24 juin !
La Gay Pride sera organisée le samedi 24 juin à Paris mais son mot d'ordre ne sera décidé qu'après les élections...
Son mot d'ordre ne sera décidé qu'après les élections, a indiqué jeudi dans un communiqué l'Inter-LGBT, qui regroupe des associations lesbienne, gay, bi et trans.
La Marche de 2017 commémorera 40 ans de luttes mais sera également le premier grand temps fort de revendications et visibilité pour les personnes LGBT après les élections présidentielle et législatives.
Pour cette raison, le mot d'ordre sera défini après les résultats des élections", écrit l'Inter-LGBT dans son communiqué.
Le parcours de cette marche, qui rassemble chaque année des dizaines de milliers de personnes, dont des personnalités, dans une ambiance festive, n'est pas encore précisé.
mardi, mars 28, 2017
lundi, mars 27, 2017
dimanche, mars 26, 2017
Santé : #REVEndiquons 2017, AIDES entre en campagne !
Pour trancher avec la morosité de cette drôle de campagne, c’est le poing levé et à dos de licorne que AIDES décide de dévoiler son programme, un ensemble de 17 mesures concrètes pour en finir avec le sida et construire enfin "une société plus juste, plus inclusive et plus égalitaire ". A contre-courant ? Oui. Salutaire ? Indéniablement. Demandez le programme.
Il y a d’abord des chiffres… qu’il est toujours bon de rappeler : 37 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde, dont 153 000 en France. Parmi les 6 000 nouvelles contaminations diagnostiquées sur le territoire en 2015, 83 % concernent des gays, des personnes migrantes, des personnes usagères de drogues et des travailleurs et travailleuses du sexe, rappelle AIDES, dans un communiqué (22 mars). Il s’agit de "publics régulièrement discriminés, pénalisés, dont la précarité sociale ou administrative aggrave la vulnérabilité à l’épidémie. En cela, notre combat est d’abord un combat politique : un combat pour les droits des minorités, un combat pour transformer la société", explique l’association qui, à quelques semaines des élections présidentielle et législatives, lance sa campagne : " #REVEndiquons 2017 ", un ensemble de " 17 mesures pour faire reculer le sida et transformer la société ".
Trois axes forts et 17 propositions : Les propositions faites par les militantes et militants de AIDES visent à : Améliorer l’accès à la santé pour toutes et tous ; sanctuariser les droits de chacune et chacun et, soyons folles, en acquérir d’autres ; en finir avec les politiques répressives qui nuisent à la santé publique. Durant toute la campagne, les 1 500 militantes et militants de l’association iront à la rencontre des citoyennes et des citoyens partout en France pour faire vivre ce programme inédit. Distribué sur des actions de AIDES, sur les marchés, lors de réunions ou d’actions publiques, le programme " #REVEndiquons 2017 " est à la fois le vecteur des valeurs de l’association et de l’idéal social qu’elle souhaite atteindre. Pour cette campagne, la licorne a été choisie pour emblème, symbole du monde meilleur que nous voulons construire, et le poing levé pour rappeler que rien ne sera possible sans la détermination militante.
Contre la peur et le repli sur soi : " Parce que nous n’avons pas renoncé à imaginer un monde meilleur, un monde sans sida, notre détermination est intacte. Retrouvez-nous bientôt partout, près de chez vous et sur aides.org/2017 ", conclut le communiqué de AIDES. " Vaincre l’épidémie implique la construction d’une société où chacune, chacun pourra vivre avec fierté et dignité. Une société où les progrès de la médecine profiteront à toutes et tous de façon équitable, sans distinction de genre, d’origine, de pratiques ou d’orientation sexuelle", explique Aurélien Beaucamp, président de AIDES. Pour l’association, cette "société n’a rien d’une utopie, mais elle appelle des changements politiques majeurs. Des changements qui profiteront à toutes et tous ".
Source
samedi, mars 25, 2017
Politique : Un mouvement gay pro-Fillon va être lancé !
Soucieux de casser l'image du candidat de la droite, son équipe a donné un accord de principe mercredi à la formation d'un mouvement homosexuel en sa faveur.
Entre deux révélations fracassantes, on pouvait trouver cette semaine une information passée inaperçue dans Le Canard Enchaîné. Une nouvelle composante est en passe de venir s'ajouter au dispositif de campagne de François Fillon : un mouvement de soutien d'homosexuels pour la campagne du candidat de la droite est dans les tuyaux. Cette initiative sera confiée à Benoît-Olivier Boureau, banquier chez Rothschild et impliqué dans le comité de soutien parisien de la campagne de François Fillon. Contacté par LeFigaro, lui-même n'a pas donné suite à nos sollicitations jusqu'ici.
Il a en revanche pris contact avec Pierre Danon, à la tête du pôle de campagne société civile auprès de François Fillon. " Il m'a demandé si c'était bien à moi qu'il fallait s'adresser. J'ai répondu que je serai ravi d'accueillir cette initiative et de le publier si elle est solide et sérieuse, ce dont je ne doute pas ", confirmait au Figaro mercredi soir l'ex-patron de Numéricable, qui a notamment supervisé le rassemblement du Trocadéro. Le chef de file des Jeunes avec Fillon confirme la nouvelle. " C'est une très bonne chose, ça devrait permettre d'élargir notre audience, alors qu'on essaie de le faire passer pour un extrémiste en arguant de la radicalisation de sa campagne ", salue Cédric Rivet-Sow.
Côté " société civile " filloniste, la nouvelle est plutôt bien accueillie. " C'est vraiment bien ", s'enthousiasme Virginie Tellenne, alias Frigide Barjot, ex-égérie de la Manif pour Tous en 2013 et aujourd'hui présidente de l'Avenir pour Tous. Soutien de François Fillon, elle se revendique également sympathisante de la communauté homosexuelle. Une communauté au sein de laquelle certaines dents grincent. " J'en ai entendu parler. C'est en train de se faire, mais je n'ai pas eu les détails ", atteste, côté LR, Franck Riester. Le député, qui fut l'un des premiers cadres à droite à révéler son homosexualité, regrette la démarche : " Tout ce qui s'inscrit dans une démarche communautariste, ce n'est pas une bonne idée, je suis contre ".
Gaylib vent debout : Du côté du mouvement homosexuel de droite Gaylib, c'est carrément la froide révolte. " On pourrait croire à une blague. C'est consternant, pathétique, je n'ai pas de mots ", s'agace la présidente du mouvement Catherine Michaud, par ailleurs élue UDI. " Ça fait joli dans la vitrine, ça devait lui manquer ", assène-t-elle. " Je ne comprends pas qu'une personne homosexuelle puisse soutenir un candidat qui propose de hiérarchiser les familles et de conditionner la protection des enfants selon l'orientation sexuelle des parents ". " Je pense que la droite se trompe de priorité en voulant réécrire une partie de la loi Taubira, les Français sont passés à autre chose ", poursuit la centriste.
Le soutien de l'électorat homosexuel à François Fillon est loin d'être acquis, alors que le candidat a notamment promis de revenir sur le droit à l'adoption par les couples homosexuels, inscrit dans la loi Taubira. La montée en puissance dans le dispositif de campagne de Sens Commun, émanation politique de la Manif pour tous, n'a pas arrangé les choses.
Il a en revanche pris contact avec Pierre Danon, à la tête du pôle de campagne société civile auprès de François Fillon. " Il m'a demandé si c'était bien à moi qu'il fallait s'adresser. J'ai répondu que je serai ravi d'accueillir cette initiative et de le publier si elle est solide et sérieuse, ce dont je ne doute pas ", confirmait au Figaro mercredi soir l'ex-patron de Numéricable, qui a notamment supervisé le rassemblement du Trocadéro. Le chef de file des Jeunes avec Fillon confirme la nouvelle. " C'est une très bonne chose, ça devrait permettre d'élargir notre audience, alors qu'on essaie de le faire passer pour un extrémiste en arguant de la radicalisation de sa campagne ", salue Cédric Rivet-Sow.
Côté " société civile " filloniste, la nouvelle est plutôt bien accueillie. " C'est vraiment bien ", s'enthousiasme Virginie Tellenne, alias Frigide Barjot, ex-égérie de la Manif pour Tous en 2013 et aujourd'hui présidente de l'Avenir pour Tous. Soutien de François Fillon, elle se revendique également sympathisante de la communauté homosexuelle. Une communauté au sein de laquelle certaines dents grincent. " J'en ai entendu parler. C'est en train de se faire, mais je n'ai pas eu les détails ", atteste, côté LR, Franck Riester. Le député, qui fut l'un des premiers cadres à droite à révéler son homosexualité, regrette la démarche : " Tout ce qui s'inscrit dans une démarche communautariste, ce n'est pas une bonne idée, je suis contre ".
Gaylib vent debout : Du côté du mouvement homosexuel de droite Gaylib, c'est carrément la froide révolte. " On pourrait croire à une blague. C'est consternant, pathétique, je n'ai pas de mots ", s'agace la présidente du mouvement Catherine Michaud, par ailleurs élue UDI. " Ça fait joli dans la vitrine, ça devait lui manquer ", assène-t-elle. " Je ne comprends pas qu'une personne homosexuelle puisse soutenir un candidat qui propose de hiérarchiser les familles et de conditionner la protection des enfants selon l'orientation sexuelle des parents ". " Je pense que la droite se trompe de priorité en voulant réécrire une partie de la loi Taubira, les Français sont passés à autre chose ", poursuit la centriste.
Le soutien de l'électorat homosexuel à François Fillon est loin d'être acquis, alors que le candidat a notamment promis de revenir sur le droit à l'adoption par les couples homosexuels, inscrit dans la loi Taubira. La montée en puissance dans le dispositif de campagne de Sens Commun, émanation politique de la Manif pour tous, n'a pas arrangé les choses.
vendredi, mars 24, 2017
Internet : Pourquoi l'armée israélienne a-t-elle choisi un couple gay pour sa campagne ?
L’armée d’Israël a profité de la Journée de la famille pour poster sur Twitter une photo d’un couple gay. Un choix applaudi par certains, dénoncé par d’autres.
Chaque année en Israël, entre le 30 janvier et le 1er mars, a lieu la Journée de la famille, un moment privilégié pour célébrer l’amour mutuel que les membres de la famille se portent. Cette année, l’Armée de l’air d’Israël (IAF) s’est jointe aux célébrations en postant plusieurs photos de famille sur ses réseaux sociaux, notamment sur Twitter.
Parmi les nombreuses familles représentées, les internautes ont pu découvrir la photo d’Adir Gabbai et Dean, un couple gay avec leur chien. En légende, on pouvait lire : " C’est nous, nos familles, les gens derrière l’Armée de l’air d’Israël. Joyeuse Journée de la famille en Israël ". Cette initiative de Tsahal ( autre nom de l’Armée d’Israël ) n’est pas passée inaperçue et a suscité beaucoup de réactions sur Twitter.
L’Armée d’Israël communique : " C’est le post le plus émouvant que j’aie lu aujourd’hui. C’est une fierté que l’Armée de l’air publie ce post contre les préjugés ", s’enthousiasme une internaute. De nombreux commentaires homophobes ont aussi été postés. Ils n’ont pas tardé à faire réagir les personnes en charge de la gestion des réseaux sociaux de l’IAF, lesquels se sont fendus d’une réponse sans équivoque :
" Pour célébrer le jour de la famille, nous avons décidé de faire un projet avec toutes les familles qui servent dans l’Armée de l’air et parmi elles, il y en a des homosexuelles. Pour nous, elles sont toutes égales. Nous sommes tous une grande et même famille ".
Tsahal est connue pour son engagement en faveur des soldats LGBT. Ces dernières années, elle a autorisé ses membres à participer à la Pride de Jérusalem et a pris des mesures afin de mieux intégrer les soldats trans. Déjà en 2012, elle communiquait avec un couple gay sur les réseaux sociaux.
En revanche, beaucoup dénoncent la communication ciblée sur les sujets progressistes comme une tentative de manipulation en temps de guerre avec la Palestine. Pourquoi cet engouement des autorités israéliennes pour les droits LGBT ? Des associations et activistes dénoncent depuis plusieurs années " une stratégie délibérée de dissimulation de la violation persistante des droits humains des Palestiniens derrière une image de modernité " (Sarah Schulman). On appelle cela le pinkwashing, ou comment utiliser l’argument de la tolérance pour mieux détourner l’attention de l’opinion publique de l’occupation militaire, de la colonisation et même des " crimes de guerre " commis par l’armée israélienne dans la bande de Gaza ( selon un rapport des Nations-Unies ). Selon plusieurs journaux et organisations de défense des droits de l’homme, le Shin Bet ( les services secrets israéliens ) aurait ainsi forcé des gays palestiniens à lui fournir des renseignements, sous peine de voir leur vie privée révélée à leurs proches.
Du point de vue de sa législation concernant les droits des personnes LGBT, Israël fait figure d’exception dans la région : l’homosexualité y est légale ( comme en Turquie, en Irak, en Jordanie ou en Cisjordanie occupée ), les couples de même sexe peuvent adopter un enfant ou conclure une forme d’union civile ( mais pas de mariage, qui n’est que religieux en Israël ), les trans peuvent demander le changement d’état civil, les lesbiennes ont accès à la fécondation in vitro et les discriminations au travail sont explicitement bannies. Largement portée par des campagnes de communication régulières sur l’aspect gay-friendly de Tel-Aviv, puis désormais par de la communication institutionnelle sur les réseaux sociaux, le pays a vraisemblablement gagné sur l’image. Reste qu’elle ne peut pas tromper la vigilance quant au respect réel des droits humains, partout.
Source
jeudi, mars 23, 2017
mercredi, mars 22, 2017
mardi, mars 21, 2017
lundi, mars 20, 2017
En savoir plus : En Chine, l’homosexualité est toujours un tabou !
Il est difficile d’assumer son homosexualité en Chine, en 2017. En effet, selon une étude du Pew Research Center, seulement 21 % des Chinois la jugent acceptable. Sortir du placard peut ainsi avoir des conséquences professionnelles, sociales et familiales immenses. Mais cela n’a pas toujours été le cas.
Un rejet culturel toujours fort : En Chine, les LGBT sont encore loin d’être acceptés. Bien que l’homosexualité ait été décriminalisée en 1997, et retirée de la liste des maladies mentales en 2001, les LGBT continuent de subir d’énormes pressions familiales, professionnelles et sociales. Ainsi, il y a encore vingt ans, les gays et lesbiennes pouvaient être envoyés en camp de travail. Encore aujourd’hui, plusieurs cliniques proposent des " thérapies d’ajustement de la sexualité ", consistant à administrer des décharges électriques sur les parties génitales pour modifier l’orientation sexuelle des patients. Des pratiques barbares, souvent peu abordées et qui pourtant persistent.
Un véritable tabou : En effet, le sujet est encore largement tabou. À la télévision, toute représentation de l’homosexualité est interdite, le gouvernement considérant cette dernière comme " vulgaire " et " immorale ". Ainsi, les rares chercheurs à s’y intéresser sont poussés à s’installer hors des universités, comme Zhang Beichuan, l’un des précurseurs dans l’étude du VIH en Chine à la fin des années 1980, qui s’est depuis intéressé aux femmes hétérosexuelles mariées à des hommes gays : une situation fréquente en Chine.
Le phénomène des Tongqi : Appelées Tongqi, ces femmes seraient au nombre de 10 à 20 millions en Chine. Mariées souvent très jeunes – dans un pays où la cohabitation avant le mariage ne dure généralement que quelques mois, et où il est mal vu pour une femme d’être célibataire à l’âge de trente ans – elles ne savaient pas que leurs maris étaient gays avant de les épouser. Quant à leurs époux, c’est souvent sous pression familiale qu’ils ont du vivre dans le refoulement, dans un pays où seuls 18 % des Chinois homosexuels ont révélé leur orientation à leur famille selon l’ONG WorkForLGBT.
En effet, en Chine, il est souvent très difficile d’annoncer son homosexualité à sa famille, pour deux raisons principales. La première est que dans un pays d’enfants uniques, les parents attendent beaucoup de leur enfant, qui est le seul à même de leur donner des petits-enfants. La seconde est que le fossé culturel séparant les parents des jeunes mariés de leurs enfants est immense : la génération des parents – quinquagénaires ou sexagénaires – a grandi sous Mao, dans un contexte de répression particulièrement forte de l’homosexualité, passible d’emprisonnement voire de peine de mort dans certains cas. Au contraire, la génération des enfants en âge de se marier a quant à elle grandi dans un contexte d’occidentalisation, avec l’accès à internet et à une meilleure éducation sexuelle.
Engendrant des situations de grande détresse, la situation des Tongqi est aujourd’hui particulièrement critique et le suicide de Luo Hongling, une professeure de 31 ans mariée depuis seulement quelques mois, a levé le voile sur ce phénomène encore méconnu.
Une situation qui n’a pas toujours été ainsi : L’existence de ces phénomènes montre qu’en Chine, l’homosexualité est encore mal acceptée. Pourtant, cela n’a pas toujours été le cas. Dans la culture chinoise ancienne, le sujet pouvait être abordé. En effet, même si le modèle " traditionnel ", un homme avec une femme, domine largement le confucianisme, l’homosexualité n’y est pas considérée comme un péché au sens chrétien. Certaines divinités taoïstes sont même présentées en couples de même sexe, et plusieurs récits d’amours homosexuels nous sont parvenus, certains remontant au XVIIe siècle.
Une situation qui fait penser à celle de l’Occident, la Grèce antique admettant largement l’homosexualité, une tolérance qui s’est perdue avec l’essor du christianisme, mais qui, peu à peu, revient : mariage gay, meilleure visibilité, la situation progresse peu à peu en Occident. Elle s’améliore également en Chine : des bars gays existent maintenant dans la plupart des grandes villes, et une Gay Pride s’est tenue pour la première fois à Shanghai en 2009. Mais la situation demeure toujours compliquée, notamment dans les campagnes. Souhaitons donc qu’en Chine, les mentalités continuent d’évoluer, et peut-être qu’un jour les LGBT chinois disposeront, eux aussi, des mêmes droits à s’aimer.
Une situation qui fait penser à celle de l’Occident, la Grèce antique admettant largement l’homosexualité, une tolérance qui s’est perdue avec l’essor du christianisme, mais qui, peu à peu, revient : mariage gay, meilleure visibilité, la situation progresse peu à peu en Occident. Elle s’améliore également en Chine : des bars gays existent maintenant dans la plupart des grandes villes, et une Gay Pride s’est tenue pour la première fois à Shanghai en 2009. Mais la situation demeure toujours compliquée, notamment dans les campagnes. Souhaitons donc qu’en Chine, les mentalités continuent d’évoluer, et peut-être qu’un jour les LGBT chinois disposeront, eux aussi, des mêmes droits à s’aimer.
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