samedi, août 31, 2019

Société : Axa France concrétise son engagement en faveur des LGBT+ !

Depuis quatre ans, la compagnie d’assurances s’évertue à transformer en actions son discours de soutien envers la communauté LGBT+. Derrière cette volonté récente mais significative : Éric Lemaire, directeur de la communication.

L’énergie d’Éric Lemaire ressemble à celle d’un professeur de sport, d’un entraîneur qui vous encouragerait à courir plus loin avec bienveillance, humour, et surtout sans paternalisme. Une sincérité, troublante pour un communiquant, se dégage de sa voix tantôt curieuse, tantôt passionnée. Ce qui le " fait vibrer " ? Les enjeux de responsabilité sociale de l’entreprise.

L’inclusion des personnes LGBT+ n’est entrée que récemment dans le champ d’action d’AXA France, groupe d’assurances pour lequel il travaille depuis 29 ans et dont il est directeur de la communication et de la responsabilité sociale d’entreprise depuis 16 ans. Éric Lemaire souhaite faire évoluer l’entreprise en même temps que la population française dans toute sa pluralité. " En tant qu’assureurs, il est de notre devoir d’être en lien avec la société pour mieux la protéger ", affirme-t-il. AXA, groupe international apparaissant depuis dix ans dans le classement d’Interbrand des leaders du secteur, assure 6,3 millions de clients en France.

La diversité favorise la créativité : Dans le secteur du care, les revendications sociales renvoient à l’essence des missions des entreprises. Elles représentent aussi un précieux indicateur de marché. L’intérêt d’AXA pour les droits et l’inclusion des personnes LGBT+ a commencé au début des années 2010, aux États-Unis. " AXA Equitable Holdings ( une filiale américaine du groupe, ndlr ) a été la première compagnie d’assurance à participer à la Pride de New York ", rappelle Éric Lemaire. Depuis 2014, l’entreprise sponsorise l’événement. " Lors de la mise en place de notre système informatique interne pour animer des communautés, la première créée à Equitable était celle de collaborateurs LGBT+ ", détaille-t-il.

En 2012, AXA France affichait une charte de qualité de vie au travail où la direction rappelait que tous les propos et les actes discriminatoires étaient à bannir. L’entreprise a aussi été la première société française à mettre en place les CV anonymes, en janvier 2005, et les a maintenus. " La lutte contre les discriminations est avant tout une question de respect, mais aussi de performance. Elle permet aux collaborateurs de se sentir mieux. La diversité favorise aussi la créativité des équipes ", soutient le directeur de la communication.

40.000 euros pour Le Refuge : En 2006, AXA France crée une cellule d’écoute et une adresse e-mail destinées aux employés victimes ou témoins de discriminations. " La sensibilisation à la lutte contre les discriminations se fait à tous les niveaux, souligne-t-il. Nous abordons ces sujets dans des formations spécifiques pour les recruteurs et les managers, et nous avons proposé à tous les collaborateurs d’AXA, soit 15 000 personnes, une formation en e-learning sur ce sujet ".

Leur soutien à la cause arc-en-ciel a été ouvertement énoncé en 2015. Deux ans après la loi du mariage pour tous, l’entreprise signe la charte d’engagement LGBT+ de L’Autre Cercle. Un tournant symbolique : " Quand vous signez un document officiel en public, cela fait comprendre aux collaborateurs que dans l’entreprise tout le monde doit être respecté ".

La même année, Atout cœur, l’association d’AXA, est contactée par Le Refuge . Cette dernière, reconnue d’utilité publique en 2011, soutient les jeunes adultes LGBT+ victimes de discriminations ou en situation de rupture familiale. Leur partenariat débute par des visites et des jeux organisés en 2015 et 2017. Cette collaboration ponctuelle s’est transformée en 2018 en soutien économique d’une autre ampleur. AXA a participé à hauteur de 25.000 euros à l’achat d’un appartement tremplin à Paris pour permettre à l’association d’héberger plus de jeunes. L’entreprise a augmenté sa dotation en 2019 à 40.000 euros.

Il n’y a rien de plus fort que les exemples : Éric Lemaire a connu des jeunes en situation de rupture familiale à cause de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, lors de ses anciennes permanences d’adjoint au maire. Démocrate-chrétien et également ancien assistant parlementaire, il a été élu à la commune normande de Mont- Saint-Aignan pendant plus de treize ans.

L’an dernier, au gala du Refuge, Éric Lemaire a eu la surprise d’entendre un des salariés d’AXA expliquer que son emploi l’avait aidé à retrouver une stabilité. " Tous les témoignages étaient extrêmement émouvants. Nous étions tous très émus ", se rappelle-t-il. C’est aussi par Le Refuge qu’il a été mis au courant des Gay Games, organisés à Paris en août 2018, et auxquels un groupe de salariés d’AXA a participé. Il s’est rendu compte que le salarié qui avait témoigné pour Le Refuge faisait aussi partie d’une équipe gagnante à la pétanque des Gay Games.

" Je crois qu’il n’y a rien de plus fort que les exemples ", maintient Éric Lemaire. Il cite aussi son directeur de la communication interne, Benjamin Cluzel, gay et père de deux jeunes enfants avec son conjoint. Les congés parentaux sont respectés pour les couples homosexuels comme hétérosexuels. Dans le cas de Benjamin Cluzel, il a pu prendre quatre semaines de congés paternité pour accueillir son second enfant. " Son témoignage nous prouve que c’est possible ".

Un appel au rassemblement : Au-delà des exemples individuels, les salariés d’Axa France n’ont pas de groupe ou de syndicat LGBT+. " J’aimerais qu’ils en aient un, et qu’il y ait encore d’autres témoignages, appelle Éric Lemaire. J’ai adopté moi-même un enfant, et c’est comme ça que nous avons su comment améliorer les conditions salariales pour s’adapter aux besoins des collaborateurs qui adoptent. C’est la preuve par l’exemple. Bien sûr, je sais qu’il y a des personnes LGBT+ au sein d’Axa qui ne souhaitent pas faire leur coming out, et c’est la liberté de chacun de le faire ou non ", tempère-t-il.

Il se rappelle avec enthousiasme le forum interne de la diversité et de l’inclusion que le Comité Diversité de l’entreprise avait organisé l’an passé : " Nous avions un stand LGBT+. Beaucoup de monde s’était déplacé, deux membres du comité exécutif étaient là. Je peux vous dire que ça avait de la gueule. Nous tirons de nos efforts d’inclusion une grande fierté en interne. On a tous un intérêt à accueillir plus de diversité et nous avons beaucoup à apprendre des collaborateurs LGBT+ ".

Video : Maluma ft. Zion & Lennox - Extrañándote !

J'ai le trac, tout m'assomme...

Cinema : Kevin Feige donne des détails sur le premier super-héros gay du MCU dans " Les Éternels " !

Les Éternels vont inclure le premier super-héros de la communauté LGBTQ+ et Kevin Feige vous donne des détails.

Il va y avoir du changement chez Marvel Studios, qui s'applique à intégrer plus de diversité dans le MCU, notamment en créant le premier super-héros LGBTQ+ de la franchise dans Les Éternels. 

Une petite révolution à l'échelle de ce genre cinématographique, qui ne marque que le début de cette prise de conscience, comme l'appelle certains internautes. Jusqu'ici, nous n'en savions que très peu sur le personnage, des rumeurs ayant couru sur le fait qu'il s'agisse d'Hercule, d'autres d'Ikaris, joué par Richard Madden. Si Kevin Feige n'a toujours pas révélé le " qui ", il a tout de même donné quelques détails sur sa situation dans l'émission Good Morning America !

Après avoir dévoilé le rôle de Kit Harington ( Game Of Thrones ) et Gemma Chan ( Captain Marvel ), qui joueront Black Knight et Sersi, il a confié que le premier super-héros gay du MCU : " Est marié et a une famille et cela fait partie de ce qu’il est ". Depuis cette déclaration, c'est la ruée sur les réseaux sociaux, tout le monde y allant de sa supposition sur l'identité de ce personnage. Si Dane Whitman est supposé avoir une relation amoureuse avec Sersi, les scénaristes ont peut-être changé d'avis au dernier moment. 

Mais qui que ce soit, ce détail ne changera pas l'intrigue de fond, il la renforcera simplement, lui donnant plus de réalisme, en collant au maximum à la société d'aujourd'hui.

Video : Mickael Carreira ft Lexa - Diz Que Não !

Désabusé, déjà abusé...

Tout est question de choix...

vendredi, août 30, 2019

Video : Lost Frequencies ft. Sandro Cavazza - Beautiful Life !

De la croupe aux lèvres...

Slurps !

Il n'y a plus rien à faire pour nous...

Homophobie : Déjà 1 match de foot sur 4 sous enquête !

Suite à l’interruption inédite en France d’un match de L2 pour des chants homophobes, la LFP semble décidée à prendre le fléau à bras-le-corps. Pas moins de 18 rencontres, toutes compétitions confondues, ont fait l’objet d’un rapport depuis le coup d’envoi de la saison.

La commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) examinera les dossiers des matchs de Ligue 1, Ligue 2 et Coupe de la Ligue, pour lesquels des chants injurieux et/ou homophobes ont été consignés dans les rapports d’après match.

Même s’il paraît illusoire de vouloir tenter d’éradiquer un fléau devenu la norme dans les stades du monde entier ou presque, la LFP semble décidée à prendre le problème à bras-le-corps, puisque selon France Inter ce sont déjà pas moins de 18 des 73 rencontres disputées, toutes compétitions confondues, depuis le début de la saison en France, qui ont fait l’objet d’un rapport. Là où la saison passée seulement deux dossiers pour des cas d’homophobie avaient été rapportés et donné lieu à des sanctions.

Si le match de Ligue 2 entre Nancy et Le Mans restera comme la première rencontre jamais interrompue dans l’Hexagone pour des chants à caractère homophobe, la Ligue n’a pas souhaité communiquer les autres rencontres qui ont fait l’objet d’un rapport pour des insultes soit à l’adversaire, à l’arbitre ou à la Ligue. Le panel de sanctions est large entre un retrait de points, une amende, la fermeture de tribune ou le huis clos.

Source

Video : Joyce Jonathan & Lola Dubini - Mon héroïne !

Dustin Lance Black !

Tu précipites, moi je prends mon temps...

jeudi, août 29, 2019

US : L'équipe de Trump veut légaliser la discrimination anti-gays au travail !

La loi américaine ne prévoit pas l'interdiction de licencier une personne en raison de son orientation sexuelle.

Vendredi 16 août 2019, le ministère de la Justice américain a demandé à la Cour suprême, la plus haute instance des États-Unis en la matière, de créer un précédent qui permettrait aux employeurs de renvoyer un·e salarié·e au motif qu'elle ou il est une personne transgenre.

Une semaine plus tard, l'administration Trump s'en est à nouveau pris à la communauté LGBT+, en visant cette fois les homosexuel·les. Via un mémoire d'amicus curiae remis le vendredi 23 août, elle a demandé à la Cour suprême d'autoriser la discrimination anti-gay au travail.

Le document porte sur les affaires de Gerald Bostock et Donald Zarda, qui ont tous deux affirmé avoir été licenciés en raison de leur orientation sexuelle. Le premier a perdu son procès ; le second l'a gagné.

En écho à ces deux cas, l'avocat général Noel Francisco a argué qu'il devrait être légal, selon la législation américaine, de licencier une personne en raison de sa sexualité.

Débat juridique : Les arguments du ministère de la Justice s'appuient sur le titre VII du Civil Rights Act de 1964, qui interdit la discrimination dans l'emploi fondée sur le sexe, la race, la couleur, la religion ou l'origine nationale et qui a été invoqué dans les deux affaires précitées.

En 2014, le gouvernement démocrate de Barack Obama soutenait une interprétation large du dispositif de 1964, qui intègre l'orientation sexuelle. Pourtant, rien de tel n'a jamais été ajouté noir sur blanc au texte, et l'équipe de Donald Trump a décidé de prendre le contre-pied.

Selon le ministère de la Justice, cette loi ne couvre pas la sexualité ; il soutient que " l'interdiction de la discrimination fondée sur le sexe prévue au titre VII n'interdit pas la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle ".

En établissant effectivement une distinction entre le sexe et l'identité sexuelle, le mémoire vise à exclure cette dernière des protections prévues par le titre VII. " Le traitement défavorable d'un employé gay ou d'une employée lesbienne en tant que tel n'est pas la conséquence du sexe de cette personne ", peut-on lire.

Alors que plusieurs organisations LGBT+ se battent pour que les discriminations liées à la sexualité entrent dans le cadre de ce texte, l'administration Trump entend légaliser cette différence de traitement.

" Une telle décision serait désastreuse, reléguant les personnes LGBTQ de tout le pays à un statut de citoyen de seconde classe, a déclaré James Esseks, directeur du projet LGBT & HIV de l'American Civil Liberties Union. La communauté LGBTQ a mené un combat trop long et trop dur pour faire machine arrière maintenant, et nous comptons sur les juges pour ne pas revenir sur ce progrès acquis de haute lutte ".

Video : GIMS & Sting - Reste !

Si t'es pas là, je m'isole...

Brokeback Mountain !

Je cherche encore le premier jour...

En savoir plus : Lettre ouverte aux créateurs et aux usagers du jeu " Actif ou Passif " !

Le comédien Félix Maritaud est scandalisé après la découverte de l’existence du jeu " Actif ou passif ", version " gay " de " Blanc Manger Coco ". Dans une lettre ouverte, il interpelle ses créateurs.

Les blagues sont loin de faire rire tout le monde. Le jeu d’apéro " Actif ou Passif ", " premier jeu gay fait par des gays " selon son site internet, est au coeur d’une polémique après des stories simultanées, mardi 27 août sur Instagram, de Kiddy Smile, Leslie Barbara Butch et d’autres utilisateurs du réseau social. Les deux artistes et activistes queer se sont notamment émus de plusieurs cartes du jeu, inspiré du célèbre jeu " Blanc Manger Coco ". Le principe ? Remplir un texte à trou avec des propositions souvent décalées figurant sur les cartes que l’on a en main.

Si l’humour politiquement incorrect du jeu original avait fait son succès, sa retranscription dans une version " gay " fait grincer des dents.

Ainsi, on peut trouver sur certaines cartes du jeu ( comme en attestent les captures d’écran des deux artistes ) des morceaux de phrases comme : " Etre réfugié afghan et devoir démontrer à la France que tu es gay pour rester ", ou d’autres comme " prévoir un voyage culturel en Tchétchénie ", mais aussi " sucer le lait des seins d’un chubby " ( homme à forte corpulence, ndlr ). Autre exemple : " une capote testée par des Thaïlandais séropositifs " ou encore " baiser dans les chiottes du Pulse à Orlando " ( la boîte de nuit gay tristement célèbre pour avoir été le lieu d’un attentat faisant plus de 50 morts, le 12 juin 2016, ndlr ).

Le coup de gueule de Félix Maritaud : Le comédien ouvertement homosexuel Félix Maritaud, que l’on a pu voir incarner un militant d’Act-up dans " 120 battements par minutes " puis un prostitué dans " Sauvage ", nous a fait part de son émotion à la suite de la découverte des cartes à jouer, et nous a transmis ce texte, qu’il a écrit et que nous publions tel quel :

Comment osez-vous : " Comment osez-vous, vous héritiers de dizaines de luttes, comment osez-vous, vous, fils des morts pour nos droits, comment osez vous, vous, enculés autorisés, mâles blancs privilégiés, comment osez-vous, vous pédés assimilés, comment osez-vous, vous marcheurs lobotomisés, comment osez-vous " ?

" Comment osez vous rire de l’extermination d’homosexuels en Tchétchénie en sirotant un cocktail entre amis, comment osez-vous mépriser la classe et la bravoure de réfugiés humiliés et forcés par des systèmes que vous soutenez, comment osez-vous stigmatiser encore ces corps qui ne sont pas les vôtres, comment osez-vous vous détendre sur de si horribles notes. Comment osez-vous " ?

" Comment osez-vous porter les couleurs de notre communauté, comment osez-vous vous dire gays ? Comment osez-vous vendre un produit annihilant nos luttes, comment osez-vous dénier les combats existants, comment osez-vous accepter les horreurs de nos systèmes, comment osez-vous vous en gargariser ? Comment osez-vous plaisanter de la misère, comment osez-vous à ce point vous aveugler, comment osez-vous nier l’existence de nos colères alors que beaucoup d’entre elles restent encore étouffées " ? 

 " Comment osez-vous profiter de vos privilèges, et montrer l’indécence de votre manque de respect ?  Comment osez-vous proclamer vos fiertés sans concevoir que tout n’est pas gagné "  ? Comment osez-vous vous regarder dans le miroir ? Comment osez-vous vous faire enculer ? Comment osez-vous jouir le soir " ?

" Comment osez-vous être des pédés " ?

Video : Blas Cantó - Si te vas !

Mais où va le monde...

Oh c'est beau, quand c'est vu d'en haut...

mercredi, août 28, 2019

Internet : Les publicités ciblées de Facebook, un danger pour les LGBT !

Dans certains pays, le moindre like peut être retenu contre vous !

Le ciblage par Facebook n'est pas seulement intrusif : il peut être dangereux. Une équipe de recherche de l'université de Madrid vient d'étudier la façon dont les personnes LGBT sont étiquetées par le réseau social, ce qui pourrait mettre dans une situation plus que délicate les citoyens et citoyennes de pays pratiquant des politiques homophobes.

L'orientation sexuelle fait partie des éléments épinglés par Facebook dans le but de nous proposer des publicités adaptées, tout comme les origines ou les opinions politiques. D'après l'étude madrilène relayée par New Scientist, deux tiers des utilisateurs et utilisatrices feraient l'objet d'au moins un de ces ciblages, ce qui représente environ 20% de la population mondiale.

Dans le cas de l'Arabie Saoudite, l'équipe a établi qu'en février dernier, 540.000 personnes étaient pointées par Facebook comme sympathisantes de la cause homosexuelle. En août, le chiffre était monté à environ 940.000. Sur l'ensemble des 197 pays observés par les chercheurs et chercheuses madrilènes, environ 4,2 millions de personnes seraient ainsi étiquetées dans des pays où l'homosexualité est aujourd'hui encore illégale.

Appâter à coups de rabais : Comment ces personnes pourraient-elles êtres ciblées par les autorités ? Il n'y a hélas rien de plus simple : en utilisant les outils proposés par Facebook, qui permettent aux marques de cibler au mieux les utilisateurs et utilisatrices qui verront leurs publicités, il semble tout à fait possible pour un pays de collecter des informations cruciales sur ses citoyen·nes, et d'obtenir ainsi la preuve que telle ou telle personne est bel et bien homosexuelle.

Aucun cas avéré n'a pour l'instant été détecté, mais le groupe de recherche mené par Ángel Cuevas Rumín met cependant en garde contre les dérives liées à Facebook, où des bons de réduction peuvent par exemple être proposés à celles et ceux qui fourniraient davantage d'informations personnelles. Idéal pour obtenir l'adresse de personnes enfreignant la loi de leur pays.

Contacté par New Scientist, Facebook se défend en affirmant que " le ciblage autorisé dans les publicités se base sur l'intérêt des personnes pour certaines thématiques, pas sur leurs caractéristiques personnelles ". Les porte-parole du réseau social ajoutent qu'en outre, il est actuellement impossible de proposer une publicité qui ne soit destinée qu'aux personnes homosexuelles, et que plus de 5.000 options de ciblage ont récemment été supprimées afin d'éviter toute discrimination.

Facebook évolue actuellement dans une zone grise, explique l'article de New Scientist, si bien que même les expert·es en protection des données ont du mal à déterminer si certaines pratiques respectent la loi ou non. En jouant consciemment avec les règles, la société de Mark Zuckerberg pourrait bien mettre un grand nombre de citoyens et citoyennes en danger dans des pays où personne ne leur veut de bien.

Video : Avril Lavigne - I feeel in love with the devil

Retour à Ithaque...

Cute !

Si cela vous sock...

Santé : Tout savoir sur l’érection au masculin !

Provoquée par un important afflux de sang dans la verge, l’érection masculine est la réponse du corps au désir sexuel. Mais qu’en est-il de l’érection matinale ? Et quels facteurs peuvent fragiliser ce phénomène naturel ?

On ne l’évoque pas si souvent, mais le point de départ d’une érection n’est autre que… le cerveau. La vue, le parfum, le toucher… tous ces sens stimulent l’hypothalamus. Glande cérébrale dont l’activité va déclencher la sécrétion de dopamine, véritable hormone du plaisir.

Ce mécanisme neurologique déclenche le relâchement des muscles sur les parois des artères du pénis. En se dilatant, ces dernières accueillent l’afflux de sang au niveau des corps caverneux. En se gonflant, ces tissus spongieux atteignent leur dimension et leur raideur maximale.

L’érection matinale, si elle peut déclencher des plaisirs matinaux, n’est pas directement activée par un phénomène d’excitation. Il s’agit en fait d’un processus physiologique provoqué par le relâchement des organes pelviens en phase paradoxale du sommeil. Ce mécanisme est possible grâce à la mise en veille du locus coeruleus ( centre nerveux dans le cerveau responsable de l’érection, ndlr ) à ce moment de la nuit.

Le stress, l’appréhension ou la fatigue physique et morale peuvent nettement impacter l’érection masculine. Des médicaments comme les bêtabloquants, des problèmes de santé (maladies cardiovasculaires, diabète…) peuvent aussi la fragiliser. Tout comme le surpoids, la sédentarité et le tabac. L’excès d’alcool réduit la production de cette hormone chez l’homme et inhibe le réflexe d’érection.

Video : Greyson Chance - White roses !

Fendre la lune, baisers d'épine et de plume...

Un soir au musée !

Je voudrais t'immerger dans un silence...

mardi, août 27, 2019

Témoignage : Pour Édouard, gay et chef scout, la défense de l’égalité et des droits LGBT n’est pas une idéologie !

Cet étudiant de 21 ans a décidé de se confier à propos de son coming-out au sein de l’organisation catholique. Loin, très loin des clichés sur les scouts.

Tout est parti, pour Edouard Bailhache, de la visite du ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer aux scouts de France, lors d’un jamboree national ( le nom des rassemblements ) à Jambville, fin juillet. Dans une lettre adressée au ministre, l’organisation évoque alors cinq thématiques lui tenant à coeur, dont l’environnement, le harcèlement scolaire. Parmi elles, une nouvelle venue : la cause LGBT.

Un thème sulfureux qui n’a pas tardé à faire réagir la branche la plus conservatrice de l’Église, suivie par quelques médias de droite, dont le mensuel L’Incorrect, insinuant, dans un éditorial daté du 3 août ( " Les scouts de France soutiennent-ils la cause LGBT ? " ) qu’un lobby sévissait au sein de l’organisation.

Dans un retweet, Xavier Malle, l’évêque de Gap, se plaint alors : " Triste que l’idéologie LGBT soit présente dans ce beau rassemblement des scouts et guides de France ". C’est ce moment que choisit Édouard, chef scout homosexuel de 21 ans, pour intervenir : " La défense de l’égalité et des droits LGBT n’est pas une idéologie, Monseigneur ! ", rétorque-t-il au prélat.

Depuis, il a fait son coming-out public, est reparti en camp d’été à Jambville et s’est fait harceler sur les réseaux sociaux. Il a donc décidé de parler afin de pas rester coincé entre deux fantasmes. À savoir : d’un côte, ceux qui pensent que les scouts sont passéistes et anachroniques, et n’accepteraient jamais un homme gay dans leurs rangs. De l’autre, ceux qui, effrayés par la modernité, sont incapables d’admettre, sans crier au lobby, que des parcours de vie différents sont possibles au sein de l’institution.

Première expérience à 14 ans : " Le paradoxe, c’est que ça s’est toujours bien mieux passé au sein des scouts que dans ma famille biologique ", attaque d’emblée Édouard au sujet de son coming-out et de son orientation sexuelle. Même en devenant chef, cela ne m’a jamais posé aucun problème. Je ne l’affiche pas particulièrement, mais lorsque vous passez plusieurs semaines en camp, il y a forcément des moments où, entre chefs et cheftaines, on partage des éléments de sa vie personnelle ".

Issu d’une famille plutôt aisée, catholique de droite, Édouard a pourtant intégré les scouts plutôt tardivement, contre l’avis de ses parents. " Ils n’étaient pas pro-scouts, mais mon meilleur ami l’était, alors à 14 ans je l’ai suivi ". C’est d’ailleurs à cet âge-là qu’il connaîtra sa première expérience amoureuse avec un autre garçon, lui aussi issu du scoutisme.

S’il n’a pas renié sa famille politique ( ex-adhérent à l’UMP, il dit désormais être de centre-droit ), il a laissé parler son engagement personnel lorsqu’il a répondu aux conservateurs à propos de la présence d’un lobby. Étudiant à Strasbourg, Édouard travaille également pour François Mandil, délégué national pour la communication des scouts de France. Qui l’a promptement " lâché " à la suite de la polémique. M. Mandil a en effet affirmé qu’Édouard " parl[ait] en son nom propre et ne représent[ait] pas le mouvement ".

Ce qui est certain, c’est que les LGBT+ issus des scouts ne sont pas organisés : " Personne ne le revendique, ce n’est ni un choix ni une conviction politique (…) Y voir la présence d’un lobby est un peu stupide, et on ne va pas militer pour que qui que ce soit devienne homo, je ne verrais vraiment pas l’intérêt ", explique Édouard Bailhache. Puis, plus généralement, concernant l’organisation catholique, " les scouts de France n’ont pas de position officielle et homogène, il y a des gens de droite et de gauche, nous étions déjà en désaccord au sujet du mariage pour tous, c’est la même chose sur la PMA ou la GPA ". Les courants seraient donc nombreux au sein du mouvement.

L’Église catholique fait ce qu’elle veut : Prenant à contre-pied à la fois les opinions de l’Église et celles des anticléricaux, Édouard fustige les extrêmes. " L’Église catholique fait ce qu’elle veut, si elle a envie de se prononcer en fonction de ses valeurs, qu’elle le fasse. Les scouts sont simplement une association ayant pour but d’éduquer les jeunes, et cette éducation populaire concerne aussi bien le vivre-ensemble que l’environnement, les thématiques liées au genre ou la sexualité ". Sans a priori, et de manière beaucoup plus progressiste que semblent le croire ses détracteurs. " Les relations avec les jeunes sont des relations privilégiées, ils peuvent se confier s’ils en ont envie, cela permet en fait de grandir de façon plus bienveillante ".

Finalement, la société française ne serait-elle pas davantage " scoutophobe " qu’homophobe ? " Quand je suis devenu chef, j’appréhendais d’aborder le sujet de ma sexualité, surtout que ça s’était mal passé chez moi. En plus, on entend des histoires d’éducateurs homos dénoncés par leurs pairs, le scoutisme français a aussi connu des affaires de pédophilie, donc on a peur que les gens fassent l’amalgame ".

Mais au fil du temps, Édouard se rend compte qu’il n’est pas seul, prend confiance, fait même des rencontres au cours de camps. " Il arrive souvent que des couples hétérosexuels se forment pendant les camps, les gens se rencontrent et se marient, leurs enfants deviennent ensuite scouts. Il est probable que dans plusieurs années, des couples homoparentaux et leurs enfants seront chez les scouts ", conclut-il, plein d’espoir.

" Peut-on avoir des responsabilités officielles dans un mouvement catholique et prôner des options aussi contraires à l’enseignement de l’Église " ?, se demandait, début août dans son article homophobe, le journal L’Incorrect. S’il devient impossible d’enseigner la doctrine catholique dans un mouvement catholique, par souci de plaire au monde et conformisme intellectuel, mieux vaut fermer boutique et renoncer à former la jeunesse. L’avenir jugera cruellement tous ceux qui se sont rendus complices d’une telle lâcheté. Personnellement, je ne serais pas la même personne aujourd’hui si je n’étais pas devenu scout...

L’avenir a d’ores et déjà jugé : les enfants vont très bien...

Video : Taylor Swift - Lover !

Sortir du placard...

Sweet !

Plus de classe, si tout est chaste...

Bosnie : Les organisateurs de la Gay Pride de Sarajevo appelés à renoncer !

Un parti politique au pouvoir dans le canton de Sarajevo a appelé vendredi les organisateurs d'une Gay Pride prévue en septembre dans la capitale bosnienne à y renoncer pour des raisons de sécurité.

Prévue le 8 septembre, elle devrait être la première Marche des fiertés à Sarajevo, où des participants à un festival gay avaient été agressés en 2008 et 2014 par des islamistes radicaux et des hooligans. Les organisateurs estiment que le climat s'est amélioré depuis. Le parti de centre droit, " Narod i Pravda " ( Peuple et Justice ), un des piliers du gouvernement cantonal, affirme dans un communiqué que " la très grande partie des citoyens de Sarajevo sont contre la marche car elle est contraire aux valeurs traditionnelles et à leurs sentiments religieux ".

" Nous sommes pour l'Etat de droit, la tolérance et la cohabitation de toutes les différences, mais nous sommes contre l'organisation des manifestations qui ne vont pas améliorer, mais peuvent, au contraire, détériorer la situation sécuritaire à Sarajevo ", affirme un responsable de ce parti, Ibrahim Kerla, cité dans le communiqué.

Sarajevo est la dernière capitale dans les Balkans occidentaux qui n'a pas encore organisé la Marche des fiertés. C'est une ville dont plus de 80% des 340.000 habitants sont musulmans. Après l'annonce de la Gay Pride, en avril, le principal parti politique bosniaque musulman ( SDA, opposition dans le canton ) avait aussitôt appelé les organisateurs et les autorités cantonales à " renoncer " à la manifestation. Une élue de ce parti à l'assemblée cantonale, Samra Cosovic Hajdarevic, avait écrit sur les réseaux sociaux qu'elle souhaitait " que des gens pareils soient isolés et mis le plus loin possible de nos enfants et de notre société ". Ses propos avaient été vivement dénoncés par la Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe. Cependant, beaucoup de personnalités, des artistes, des intellectuels et des écrivains ont publiquement soutenu l'organisation de la marche.

Le canton de Sarajevo est dirigé depuis les élections d'octobre 2018 par un gouvernement composé de partis idéologiquement différents. Son Premier ministre, Edin Forto, est issu de " Nasa Stranka " ( " Notre parti ", gauche libérale ), un parti multiethnique relativement jeune. Les Bosniaques (musulmans) représentent 50% des 3,5 millions d'habitants de la Bosnie. Près d'un tiers (31%) de la population est constitué de Serbes (orthodoxes) et 15% de Croates (catholiques).

Source

Video : Entre mecs ( La drague ) !

Sur mon 31, pour un 5 à 7...

Hot !

Histoire de fesses !

lundi, août 26, 2019

Birmanie : Appels à dépénaliser l'homosexualité après le suicide d'un jeune homme !

La Commission nationale des droits de l’homme est une nouvelle fois sous le feu des critiques dans le pays. La semaine dernière, elle a rendu son rapport sur le suicide d‘un jeune homosexuel birman. Un drame qui avait suscité l’indignation de la communauté LGBT du pays.

Si ce rapport de la Commission des droits de l’homme en Birmanie est critiqué, c'est parce qu’après plusieurs semaines d'enquête, la Commission est arrivée à la conclusion suivante : si le jeune birman s’est suicidé, c’est parce qu’il était " faible mentalement ".

Selon ses membres, personne ne peut donc en être tenu responsable. Une conclusion qui surprend, car avant de mourir, le Birman de 26 ans a laissé un message sur le réseau social Facebook : il a raconté le harcèlement qu’il a subi, ses collègues le forçant notamment à révéler au grand jour son homosexualité.

Pourtant, la Commission des droits de l’homme rejette la faute sur la victime, les organisations LGBT demandent donc à ce que l’ensemble du rapport ( dont ses recommandations ) soit rendu public.

Les critiques contre cette Commission sont fréquentes en Birmanie : La Commission a été créée pour protéger les droits de l’homme des citoyens en 2011, lorsque la junte militaire s’est dissoute et que le général Thein Sein a été nommé président. L’an dernier, elle a reçu plus de 3 000 plaintes, selon son président, principalement pour des problèmes d’expropriations de terres.

Dans une interview au journal Eleven, il explique que le travail est plus compliqué dans les zones de conflit, car les membres de la Commission n’ont pas toujours le droit de se rendre sur place.

Sauf que selon plusieurs associations, la Commission ne veut pas enquêter sur les crimes commis par les militaires. En mai, dans l’État de l’Arakan où une guérilla combat l’armée, plusieurs villageois ont été arrêtés par la police. Six d’entre eux ont été tués par balle pendant leur détention.

Selon la version des militaires, ceux-ci ont tiré pour se défendre. Une version répétée par la Commission des droits de l’homme avant même d'enquêter sur le terrain. Elle y est allée depuis, mais ses conclusions n’ont pas été rendues publiques.

En septembre, le mandat de plusieurs de ses membres prend fin : Ce sera l’occasion de réformer cette Commission, c’est en tout cas l’appel de plusieurs organisations de défense des droits de l’homme. Réformer son fonctionnement et notamment la sélection de ses membres, un processus qui manque de transparence.

Deux d’entre eux sont des anciens de l’armée birmane, par exemple. Un problème, puisque les militaires sont responsables d’une grande partie des violations des droits de l’homme dans le pays. Les associations demandent aussi plus de pouvoir pour cette Commission.

Pour l’instant, cette dernière enquête puis envoie ses recommandations aux ministères concernés, mais la Commission n’a pas de pouvoir d’action si ses demandes restent lettre morte.

Video : 5 Seconds of Summer - Teeth !

Ecrire liberté sur le bord d'une plage, c'est déjà avoir la liberté de l'écrire...

Le petit ramoneur...

Cinema : Heath Ledger détestait les blagues homophobes sur " Le Secret de Brokeback Mountain " !

Heath Ledger détestait qu’on se moque de l’intrigue et des personnages du Secret de Brokeback Mountain, révèle son compagnon de jeu Jake Gyllenhaal. 

Le long-métrage d’Ang Lee sorti en 2006, qui a remporté trois Oscars ( meilleur réalisateur, meilleur scénario et meilleure musique ), a trop souvent été résumé à un film de " cowboys gays ", ce qui avait le don d’énerver Ledger : " Heath ne plaisantait jamais avec ça. Si quelqu’un faisait une blague sur le film, il répondait : Non, ça parle d’amour .

Il était incroyablement sérieux sur les enjeux politiques qui entouraient le film quand il est sorti ", se souvient Gyllenhaal dans une interview accordée au Today Show. " Souvent, les gens voulaient s’amuser et faire des vannes, et il était très véhément. Il refusait qu’on tourne tout ça en dérision ".

Lors d’une conférence de presse au moment de la sortie du film, Ledger avait d’ailleurs été on ne peut plus clair : " Il va falloir accepter que ce sont deux hommes. On montre que l’amour entre deux hommes est aussi fort et pur que l’amour hétérosexuel. Et si vous ne n’arrivez pas à le comprendre, n’allez simplement pas voir le film. On s’en fiche. Gérez ça en privé. Ne le criez pas sur les toits. On ne veut pas connaître votre avis ".

Video : Trey Pearson - Hey Jesus !

J'ai dans mon ciel des tonnes de célestes, je m'accroche aux ailes et tombe l'ange Gabriel...

dimanche, août 25, 2019

Music : Le chanteur italien gay Mahmood décroche un tube en Italie, en Espagne, en Grèce et en Suisse, avec " Soldi " ( Eurovision 2019 ) !

Il était l'un des favoris de la dernière compétition de l'Eurovision 2019, celle qui a vu triompher le néerlandais Duncan Laurence avec " Arcade ", le 18 mai à Tel-Aviv, en Israël. Les bookmakers ne s'y sont pas trompés, puisque l'italien Mahmood a terminé sa course sur la seconde marche avec " Soldi " ( là où notre représentant Bilal Hassani a dû se contenter de la 16ème place ).

Depuis, si Duncan Laurence n'a pas décollé dans les " charts " au-delà de son pays, c'est son outsider italien qui s'impose, notamment dans le cœur des européens : en Italie bien sûr (où son titre devient le morceau italien le plus écouté de tous les temps sur Spotify, avec plus de 100 millions de streams ), mais aussi en Suisse, en Espagne et en Grèce, où le single " Soldi " a été certifié disque de platine. En France, il n'a pas encore dépassé la 105ème place.

Mahmood est né à Milan, d'origine égyptienne. Il est arabe, gay, fait de la pop marocaine et agace l'actuel ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini. Alessandro Mahmood ( par ailleurs lauréat de la 69ème édition du Festival de San Remo, en février dernier ) évoque avec " Soldi " une histoire très personnelle, dans laquelle il revient sur sa famille déchirée et la quête de son identité. Il confie que c'est l’argent qui a poussé son père à partir et à abandonner sa famille. " Waladi waladi habibi, ta’aleena " ( " mon fils, mon fils chéri, viens ici " ) chante-il en arabe à la fin de sa chanson, se remémorant les quelques mots que lui disait son père lorsqu’il était enfant. 

Comme Bilal Hassani, Mahmood a lui aussi eu droit à son lot d’insultes de la part de la fachosphère italienne sur les réseaux sociaux. S’il affirme ouvertement être homosexuel, il ne ressent cependant pas le besoin de le déclarer. " Dire je suis gay ne mène nulle part, sinon à parler de soi-même. Si nous continuons avec ces distinctions, l’homosexualité ne sera jamais perçue comme normale, ce qu’elle est " confie-t-il à " Vanity Fair " au sujet de son coming-out.

Le succès de Mahmood dépasse le simple cadre du concours. Son premier album " Gioventù bruciata " est arrivé à la première place des " charts " italiens, mais a aussi fait son apparition dans les classements estoniens, islandais, espagnols ou suédois. Profitant de ce succès, le chanteur de 26 ans annonce une tournée européenne : huit dates, dont un passage parisien au Café de la Danse, le 28 octobre prochain.

Source

Video : Mahmood - Soldi !

De qui smoke-t-on...

Oh la la !

Attention, c'est d'ange heureux...

Hot !

samedi, août 24, 2019

Société : Le Conseil d’État demande la naturalisation de deux enfants nés de GPA, une première !

Le Conseil d’État a annulé une décision du ministère de l’Intérieur, qui avait accepté de naturaliser un homme d’origine australienne, mais refusait de le faire pour ses deux enfants conçus par GPA.

C’est une décision importante. Dans un arrêt rendu le 31 juillet dernier, le Conseil d’Etat a annulé un décret du ministère de l’Intérieur qui refusait la naturalisation de deux enfants au motif qu’ils ont été conçus par GPA à l’étranger, une pratique prohibée dans l’Hexagone. Une " première en France ", s’est réjouie l’avocate Caroline Mécary.

Pour comprendre cette histoire, il faut remonter au mois de juin 2015. Alexandre D*, un homme de nationalité australienne, fait une demande de naturalisation afin d’obtenir la nationalité française. Au titre de l’article 22-1 du Code civil, il demande également " le bénéfice de l’effet collectif " au profit de son premier enfant conçu par GPA aux États-Unis, puis, en cours d’instruction, de son deuxième enfant.

Cet article prévoit notamment que " l’enfant mineur dont l’un des deux parents acquiert la nationalité française, devient français de plein droit s’il a la même résidence habituelle que ce parent ou s’il réside alternativement avec ce parent dans le cas de séparation ou divorce ".

Une forme de punition : Le ministère de l’Intérieur naturalise Alexandre D. par décret en avril 2017, mais sans mention des deux enfants. Pour Caroline Mécary, ça n’est ni plus ni moins qu’une " forme de punition ". " Toutes les procédures que les couples doivent entreprendre sont des procédures qu’on les contraint à faire pour les punir d’avoir eu recours à une GPA ", estime l’avocate.

Et d’ajouter : " À chaque fois que l’on saisit le juge administratif pour ce type de décisions, elles sont annulées. Le ministère de l’Intérieur ne peut pas l’ignorer ".

Quelques jours plus tard, le père de famille et son époux réclament l’annulation de ce décret auprès du ministère de l’Intérieur " pour excès de pouvoir ". Une demande rejetée. Ils décident alors de saisir le Conseil d’Etat, qui vient donc de se prononcer.

Dans son arrêt, la plus haute juridiction administrative justifie sa décision d’annuler la décision du ministre de l’Intérieur au motif que l’acte de naissance américain des deux enfants stipule bien qu’Alexandre D. et son époux sont les parents légaux de deux enfants et qu’ils résident en France avec eux.

" L’effet qui s’attache, au bénéfice des enfants mineurs (…) à l’acquisition de la nationalité française par l’un des parents est subordonné notamment à la preuve de l’existence d’un lien de filiation avec ce parent, susceptible de produire légalement des effets en France ", juge le Conseil d’État.

Avant de compléter : " Si le ministre chargé des naturalisations pouvait, dans l’exercice du large pouvoir d’appréciation dont il dispose en la matière, refuser de faire droit à la demande de naturalisation d’Alexandre D. en prenant en considération la circonstance que celui-ci avait eu recours à la gestation pour le compte d’autrui, prohibée en France par les dispositions citées ci-dessus du code civil, une telle circonstance ne pouvait en revanche, alors qu’il n’est pas soutenu que les actes d’état civil des deux enfants, établis selon la loi applicable aux faits dans l’État du Colorado, seraient entachés de fraude ou ne seraient pas conformes à cette loi, conduire à priver ces enfants de l’effet qui s’attache en principe, en vertu de l’article 22-1 du code civil, à la décision de naturaliser Alexandre D.

Une décision " très importante " : Pour Caroline Mécary, " cette décision a une portée très importante en ce qu’elle dit à toutes les juridictions administratives qu’un acte de naissance étranger d’un enfant conçu par GPA est valable, même s’il n’est pas transcrit ", assure Caroline Mécary.

Dans son arrêt, le Conseil d’État demande au Premier ministre de modifier le décret du 25 avril 2017 pour y porter les noms de deux enfants ou, à défaut, de réexaminer la demande d’Alexandre D. dans un délai d’un mois. L’État devra également verser une somme de 3.000 euros aux époux, au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Video : Notre enfant a deux papas et vous allez voir que notre famille est aussi normale que la vôtre ( Témoignage ) !

Faudra lui dire qu'il m'a appris à être un homme...

Oups !

LGBT : Le court-métrage contre l’homophobie d’un lycéen de 18 ans rencontre un succès inattendu !

À Digoin, en Saône-et-Loire, Théodore Tomasz, un lycéen de 18 ans, a réalisé un court-métrage traitant de l’homophobie en milieu scolaire. En trois mois, la vidéo a récolté plus d’un million de vues sur YouTube.

Au printemps dernier, le jeune Théodore Tomasz réalisait son tout premier court-métrage : " Par un regard " Aujourd’hui, la vidéo triomphe sur YouTube, avec plus d’un million de vues en trois mois.

Le court-métrage, qui dure 22 minutes, a été tourné au lycée Camille Claudel à Digoin, dans le département de la Saône-et-Loire. À travers le regard de plusieurs adolescents gays, Théodore montre à quel point il est compliqué de vivre son homosexualité en milieu scolaire et dans la société.

L’homophobie ne devrait plus exister, le sexisme non plus : Interrogé par France 3 Bourgogne-Franche Comté, le jeune réalisateur est fier de son travail et du message transmis à travers ses images. 

" J’ai besoin de m’exprimer sur des sujets qui ne me semblent plus du tout normaux aujourd’hui. L’homophobie ne devrait plus exister, le sexisme non plus, toutes ces discriminations sont totalement ridicules ", raconte t-il.

Une seconde partie à venir : Théodore ne compte apparemment pas s’arrêter là. Une deuxième partie doit suivre, dont le tournage commencera à la fin du mois d’août pour une sortie prévue en octobre prochain. Le teaser de " Par un regard 2 " est déjà disponible sur Youtube.

Selon le dernier rapport de SOS Homophobie, les violences à caractère LGBTphobes ont augmenté de 15% en 2018 par rapport à l’année précédente. 5% de ces violences se déroulent en milieu scolaire et 10% dans l’entourage familial.

Regardez la vidéo dans le billet ci-dessous !

Video : " Par un regard ", de Théodore Tomasz !

Tout son être qui se tord, souriant de douleur...

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