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dimanche, novembre 29, 2020

Santé : Un Français sur deux ne se protège pas systématiquement du VIH avec un nouveau partenaire !

Une étude Harris Interractive met en évidence le manque d'information sur le VIH dans la population générale. Les Français connaissent mal les outils de prévention, ce qui renforce la sérophobie

Si les progrès dans la lutte contre le VIH permettent d'abandonner la capote grâce à la PrEP ou le TasP, l'information reste l'angle mort de la lutte contre le virus. C'est ce que rappelle une étude Harris Interactive conduite pour Gilead ( le labo qui commercialise le Truvada ). Les chiffres sont impressionnants : 82% des hétéros disent courir un faible risque de contracter le VIH. Chez les hommes gays et les bis, ce chiffre baisse à 63%. Résultat, un Français sur deux ne se protège pas systématiquement lors d'un rapport avec un nouveau partenaire. 

La prévention au sein de la communauté LGBT+, le travail acharné des associations, porte ses fruits : les nouvelles contaminations au VIH diminuent chez les HSH. À tel point qu'en 2018, les nouvelles contaminations après un rapport sexuel concernaient 56% des hétéros. Et le manque d'information est criant : un Français sur quatre (27%) pense que le VIH se transmet par le baiser. Un sur trois (36%) pense qu'une piqûre de moustique peut le transmettre. Une fois pour toutes, le VIH ne se transmet ni par la salive, ni la toux, ni la sueur, ni les piqûres d'insectes. 

Indétectable = intransmissible : Pire encore, la règle indétectable = intransmissible est loin ( mais alors très loin ) d'être entrée dans les mœurs des Français. 84% des Français interrogés pensent qu'ils courent un risque de contracter le VIH en ayant une relation sexuelle non protégée avec une PPVIH ( personne porteuse ) qui suit un traitement. Rappelons-le, une personne sous traitement ne transmet pas le virus. D'ailleurs, une personne sous traitement a une espérance de vie équivalente à la population générale ( même légèrement plus élevée ). 

Plus grave, seulement un Français sur deux se protège systématiquement lors d'un rapport avec un nouveau partenaire. C'est un sur trois (30%) chez les plus de 50 ans et un peu moins de un sur deux (43%) chez les 15-24 ans. " On a observé depuis quelques années un certain relâchement, en particulier chez les jeunes et aussi, plus récemment chez les plus de 50 ans ", remarque Gérard Mermet, sociologue chargée de l'étude, dans un communiqué. 

Une sérophobie largement présente : Malgré ce manque de prudence, les Français font toujours porter la culpabilité du virus aux PPVIH : 65% des sondés se disent " gênés " à l'idée d'avoir un rendez-vous amoureux avec une PPVIH. 62% disent qu'elles ont été " imprudentes " lors de leur contamination. Les idées reçues sont telles que 25% des Français trouvent " gênant " de travailler avec une personne porteuse du VIH. 

En matière de dépistage au sein de la population générale, seuls 51% des Français déclarent s'être déjà fait dépister pour le VIH au cours de leur vie. Pour rappel, chez les HSH multipartenaires, le dépistage est préconisé tous les trois mois ou tous les 10 partenaires. Les associations de lutte contre le VIH regrettent que le dépistage, s'il est gratuit, n'est pas toujours facile d'accès : les horaires des CeGIDD sont contraints, et les établissements sont parfois éloignés. 

*Enquête réalisée par Harris Interactive, mise en place et analysée par Francoscopie auprès de 2.225 personnes de la population générale en septembre 2020. Parmi les personnes interrogées, environ 10% des hommes s'identifiaient comme homosexuels, bi ou pan et 5% des femmes s'identifiaient comme homo, bi ou pan. 

dimanche, juin 14, 2020

Pologne : Le premier couple gay apparaît à la télévision !

Un premier couple gay a fait son apparition dans une pub de la télévision polonaise, lundi 8 juin. Les deux hommes ont promu des préservatifs pour la marque Durex.

Historique : Le premier couple gay polonais est apparu dans une publicité pour la chaîne TVP, lundi 8 juin. Pour la marque Durex, il a ainsi fait la promotion de préservatifs. Les auteurs de la campagne de pub ont salué un " moment historique à la télévision polonaise ". " Nous croyons qu’en commençant par ça, nous changerons pour le meilleur, pas seulement la sphère physique, mais aussi les sphères mentales et émotionnelles de beaucoup de relations ", a exprimé Durex dans un communiqué. La marque de préservatifs prévoit de diffuser son spot en Lituanie, Slovaquie et République Tchèque.

Pendant quelques secondes, le couple se trouve dans une salle de bain. Les deux hommes se coupent les cheveux, avant de s’embrasser et d’attraper un préservatif. L’action a été d’autant plus symbolique que l’un d’entre eux a, pendant neuf ans, travaillé pour la chaîne de télévision en question, avant d’être licencié à cause de son homosexualité. Certains spectateurs ont soutenu l’action de Durex, pendant que d’autres ont pointé un coup de communication.

Un couple déjà mobilisé : Depuis le début de la COVID-19, le couple de Youtubeurs, Jakub et Dawid, distribue des masques dans les " zones LGBTQI+ libres " polonaises. Le 20 avril dernier, les deux hommes ont fait le tour de Gdańsk, Gdynia et Sopot. Ils avaient fait face à quelques altercations, mais la plupart des personnes ont salué la bienveillance dans leurs actions. 

Le 25 mai, le couple a réitéré sa mobilisation à Mordy, Trzebieszów et Biała Podlaska et en est ressorti heureux. " Voir autant de personnes avec des masques arc-en-ciel sur leurs visages et dans ces aires vaut absolument le coup ( de l’avoir fait ) ", ont-ils exprimé, ce jour-là. Les deux hommes ont écoulé la quasi intégralité des 200 exemplaires conçus. " Le prêtre serait triste, nous sommes heureux ", ont-ils tous deux dit, à l’époque.

Les vidéos de Jakub & Dawid sont à découvrir sur Youtube : Here/Ici

Regardez la vidéo de la publicité Durex en question dans le billet ci-dessous !

Video : Un couple gay dans une publicité Durex ( głośni w łóżku ) !

vendredi, avril 03, 2020

En savoir plus : Vers une " pénurie mondiale " de préservatifs à cause du coronavirus ?

Le principal producteur de préservatifs, installé en Malaisie, a dû fermer en partie ses usines le temps du confinement. Il s’inquiète d’une " pénurie mondiale " à venir.

C’est la panique dans le monde du latex. Vendredi 27 mars, le plus gros producteur au monde de préservatifs, Karex Berhad, installé en Malaisie, a annoncé à l’agence Reuters, citée par The Guardian, qu’il avait dû arrêter ses activités en raison des mesures de confinement contre la propagation du coronavirus. " Il faudra du temps pour relancer les usines et nous aurons du mal à répondre à la demande avec la moitié de nos capacités ", a déclaré le président-directeur général du groupe Miah Kiat Goh.

Et les conséquences pourraient être dramatiques pour l’industrie mondiale du préservatif : Karex Berhad en produit en effet un sur cinq, dans ses trois usines. À l’heure actuelle, l’entreprise malaisienne évalue déjà à 100 millions de préservatifs de manque à gagner. Ceux-ci sont généralement distribués par des marques aussi renommées que Durex, mais aussi par le National Health Service, le système de santé britannique, ou encore le Fonds des Nations unies pour la population.

Incertitudes : La production a en partie repris vendredi grâce à une exemption de la part du régime malaisien pour les " industries critiques ", mais les usines de Karex Berhad ne tournent qu’à 50 % de leurs capacités. Le PDG de l’entreprise craint une " pénurie mondiale " de préservatifs à venir. Une perspective d’autant plus inquiétante que Miah Kiat Goh anticipe une hausse de la demande, à une période où " à l’heure actuelle, les gens ne prévoient probablement pas d’avoir d’enfant, il y a trop d’incertitudes ".

Qu’en est-il des principales marques vendues en France ? " L’entreprise est parvenue en fin de semaine à relancer une production pour les marques Durex, mais avec la moitié du personnel ", expliquait lundi Le Parisien. Contactés, Durex ni Manix n’ont pour l’heure répondu. Rappelons toutefois que, dès le 16 mars, un médecin indiquait que " les recommandations sont d’éviter tout contact sexuel dans les semaines voire mois qui viennent, éviter les sites et les applications de rencontres ".

vendredi, janvier 10, 2020

Santé : Le premier contraceptif masculin pourrait être disponible dans six mois !

Conçu en Inde, le produit a été testé cliniquement et les résultats sont très encourageants...

Plus de cinquante ans après l'arrivée de la pilule contraceptive féminine, les hommes n'ont encore guère d'autre choix que le préservatif ou la vasectomie. Alors que la pilule masculine est toujours à l'étude, une injection contraceptive mise au point en Inde pourrait être disponible au premier semestre 2020 : une première à l'échelle mondiale.

Ce moyen de contraception consiste en l'injection d'un polymère appelé styrène anhydride maléique directement dans les testicules. Développée dans les années 1970, cette solution inhibe la production de sperme pendant treize ans, avant de perdre progressivement de son efficacité.

" Le produit est prêt, il ne manque plus que l'approbation finale du contrôleur général des médicaments ( d'Inde ), a déclaré à l'Hindustan Times le docteur RS Sharma, scientifique au Conseil indien de la recherche médicale. Il peut en toute sécurité être appelé le premier contraceptif masculin au monde ". Il faudra tout de même attendre six mois minimum pour que tous les voyants soient au vert et que le produit puisse être fabriqué.

Aucun effet secondaire : Le docteur Sharma a ajouté que les tests sur ce médicament étaient terminés, " y compris les essais cliniques prolongés en phase 3 effectués sur 303 candidats ", dont le taux de réussite a atteint 97,3%. En comparaison aux autres contraceptifs masculins, celui-ci n'entraînerait aucun effet secondaire, souligne le scientifique.

" Nous examinons tous les aspects du produit, en particulier les bonnes pratiques de fabrication, pour qu'il n'y ait aucun problème du point de vue de la qualité ", a précisé VG Somani, contrôleur général des médicaments en Inde.

Les femmes disposent aujourd'hui d'un large panel de moyens pour contrôler leur fertilité, mais elles devront encore patienter avant de partager ce fardeau avec la gent masculine : la pilule pour hommes ne devrait pas arriver avant une dizaine d'années.

Dans ce contexte, de plus en plus d'hommes se tournent vers la vasectomie. En France, la pratique a augmenté entre 2010 et 2018. Malgré cette hausse très significative, les champions du monde restent les Britanniques, avec près de 21% des hommes vasectomisés en 2008.

Chaque année, on compterait plus de quatre-vingts millions de grossesses non désirées dans le monde, selon l'Organisation mondiale de la santé. Le développement des moyens de contraception masculine constitue donc un enjeu majeur.

mardi, octobre 08, 2019

Fashion : Saint-Laurent lance une gamme de préservatifs !

En pleine Fashion-Week, la maison de mode Saint-Laurent vient de lancer ses préservatifs haute-couture, accompagnés par une campagne de pub... brûlante.

Le sexe protégé n’est pas la seule affaire du Ministère de la Santé. Les couturiers en font également la promotion. Après Alexander Wang et sa collaboration avec la marque Trojan, pour sortir une gamme de préservatifs sous le hashtag #ProtectYourWang en 2018, c’est au tour de Saint-Laurent de s’y mettre.

Des préservatifs haute-couture : Certifiés CE, les préservatifs ne diffèrent pas des autres vendus en sex-shop ou en pharmacie, si ce n’est l’emballage peut-être. Plusieurs habillages sont disponibles : zébré, léopard, noir , doré ou encore à damiers. Très Saint-Laurent, il y en a pour tous les goûts.

Disponible seulement en boutique : Pour avoir la chance de batifoler avec ces condoms haut de gamme, il faudra vous rendre à Paris. En effet, ils seront exclusivement vendus à la boutique Saint-Laurent Rive Droite au 213 de la rue Saint-Honoré dans le 1er arrondissement. Ils sont vendus au prix de 2 euros.

Saint-Laurent et la folie des accessoires : Depuis que Saint-Laurent a pris ses quartiers Rive Droite, la maison de couture se plaît à proposer de nombreux accessoires peu communs tels que des briquets ou des écouteurs. En août 2017, en association avec la marque Wilson, des raquettes de tennis à damiers noir et blanc étaient vendues pour 495€. Pour tout propriétaire de chien (ou pas), il est également possible que votre animal se promène avec style : Saint-Laurent propose plusieurs laisses et harnais.

dimanche, août 18, 2019

Santé : Des pénuries de préservatifs gratuits inquiètent les associations !

Obligées de faire des choix, plusieurs associations alertent des conséquences sur les actions de prévention et certaines populations.

Fin novembre 2018, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, annonçait le remboursement partiel des préservatifs masculins Eden, des laboratoires Majorelle. Délivrés sur ordonnance, ces préservatifs sont pris en charge par l'assurance maladie à 60% du coût. Depuis mars dernier, une seconde marque, Sortez Couverts, est elle aussi remboursable sur prescription médicale.

L'initiative gouvernementale insistait, dans un communiqué, sur les " 6.000 nouveaux cas de séropositivité découverts chaque année ". Le communiqué précisait que " cette mesure ne se substitue aucunement à la mise à disposition de préservatifs gratuits par les pouvoirs publics ( plus de cinq millions de préservatifs ). L'accès large sur le territoire et au plus près des publics clés reste un impératif ".

Cet été, le Planning familial soulève pourtant une inquiétude. Il commence à s'alarmer d'un début de pénurie de préservatifs gratuits dans certains départements. Une préoccupation que l'association souhaite partager, notamment à travers une plateforme d'appels à témoignages, afin d'évaluer l'ampleur de la problématique sur les territoires.

Nommée " Capotes on est à sec ! " et accompagnée du hashtag #niquesanspanique, la plateforme souhaite recueillir des paroles d'associations, mais également du secteur professionnel ( infirmerie scolaire, travail social ) et de bénéficiaires, qui ne trouveraient plus cet outil de prévention gratuitement.

" L'idée est de rassembler un maximum de témoignages et de les faire remonter aux politiques. On ne lâchera pas là-dessus ", assène un membre du bureau national du Planning familial.

La distribution verticale des préservatifs gratuits diffère d'une région à une autre. Elle comprend des pochettes dites préservatifs duo standards et préservatifs duo XL, avec préservatifs masculins et dosette de gel, des préservatifs féminins et des préservatifs en vrac tailles standard et XL.

Médicaliser la sexualité : Santé Publique France, établissement public sous la tutelle du ministère de la Santé, distribue chaque année environ cinq millions de préservatifs masculins et 360.000 préservatifs féminins à l'Agence régionale de santé (ARS) pour un budget annuel de 850.000 euros, selon les chiffres de Santé Publique France. À noter que l'institution diffuse ces matériels de prévention " au titre de la prévention du VIH et autres IST ".

C'est ensuite l'ARS elle-même qui va parfois dispatcher ces préservatifs aux acteurs locaux ( plannings familiaux et autres associations ). Dans certaines régions, l'ARS délègue cette distribution aux Instances régionales de l'éducation et de promotion de la santé (IREPS).

Sarah Durocher observe " une baisse assez régulière de préservatifs gratuits. Ce sont d'abord des plus petites associations souvent de lutte contre le sida, qui nous ont interpellés. Elles avaient de moins en moins accès à ces préservatifs gratuits "...

Un problème qui semble surtout s'installer en région, moins palpable à Paris, où l'association Paris sans sida effectue un important travail de prévention, conjointement avec la municipalité.

Si le Planning familial s'est montré très prudent à l'annonce des préservatifs remboursés, " ré-médicaliser la sexualité, on sait bien que ça ne fonctionne pas " !, appuie Sarah Durocher, il s'alarme aujourd'hui d'une possible corrélation entre cette nouvelle mesure et la baisse de dotations des préservatifs gratuits.

Des choix insupportables : En Auvergne-Rhône Alpes, cet amaigrissement du chiffre de préservatifs gratuits affole les associations. Véronique Dalemans, coordinatrice régionale du Planning, interpelle sur la ruralité de la région et les dégâts qu'une pénurie pourrait engendrer : " Il ne faut pas oublier que c'est un territoire rural, composé à 80% de montagnes. En dehors des villes, les gens ont très peu accès à des distributeurs ou des lieux qui ont des préservatifs. Il y a un défaut de mobilité... Si nous ne pouvons plus en distribuer, que se passera t-il " ? Une baisse qui, de plus, se confronte à une demande en hausse.

Dans cette région, le Planning familial est présent dans neuf départements sur douze, soit une quarantaine de lieux. Ce qui représente 160.000 personnes, dont environ 45.000 scolaires. " Alors forcément, on distribue beaucoup. Et on ne cesse d'alerter tout le monde sur cette baisse ". D'autant que sur ces neuf lieux, " trois sont juste des établissements d'information, donc dépendant du gratuit. Les autres, qui sont des centres de planification, sont gérés par le département, qui va donc financer, en partie, les contraceptifs ".

Les chiffres, eux, sont sans appel. En Isère, la dotation a été divisée par deux, passant de 30.000 à 15.000. Cécile Bruzzese, conseillère conjugale au Planning de Clermont Ferrand, indique avoir reçu 3.000 préservatifs, contre 15.000 auparavant. Pour une prochaine demande en...2020. " On sera donc dans l'obligation d'en acheter nous-mêmes, de mettre ça dans notre dossier de financement. Or en parallèle, nos subventions sont en baisse "...

Alors certaines associations font des choix, insupportables pour elles et leurs missions de prévention : " Il y a des plannings familiaux qui ne distribuent plus aux scolaires lors des interventions "...

Un paradoxe qui agace Sarah Durocher. " On ne peut pas faire des campagnes de prévention et en même temps ne pas distribuer de préservatifs dans les lieux de prévention ! On va être obligé d'empiéter sur un budget déjà fragile... Peut-être peut-on envisager une mobilisation collective des associations " ?

En attendant, la récente plateforme, ouverte depuis le 14 juin, accueille les premiers inquiets. Ainsi, Aurélien*, bénévole au Planning familial de Tours, indique " qu'il est difficile de prévoir des animations sur la réduction des risques, car nous devons limiter le stock de préservatifs à cause d'un gros manque ".

Annaëlle*, infirmière scolaire dans la région nantaise, indique ne pas avoir reçu son habituelle commande du 1er décembre ( journée mondiale de lutte contre le VIH ). " La demande des élèves était très présente et je n'ai pu y répondre, cela m'a mise en difficulté ".

Tout comme sa collègue Sonia*, qui confie à la plateforme son désarroi face à " des enseignants de SVT qui ne peuvent plus faire leur action de prévention faute de préservatifs. L'ARS n'en donne plus " !

Laurine*, quant à elle, explique que sa situation économique ne lui permet plus d'en acheter et s'inquiète " de devoir un jour renoncer à ces outils, à mes droits en santé sexuelle ".

Dans un Point d'accueil et d'écoute jeunes (PAEJ) de la région Occitanie, qui reçoit beaucoup de jeunes en situation précaire, Elisabeth* s'insurge de la réponse de l'ARS, qui lui dit d'attendre 2020 pour la prochaine commande. " Je suis en colère car mon association n'a pas les moyens d'en acheter. On a l'impression que bientôt les jeunes auront un carnet de dix tickets par mois pour aller chercher leurs capotes " !

Alors quels sont les critères de Santé Publique France en matière de répartition ? Léo Calzetta, coordinateur du Centre régional d'information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes (CRIPS) de l'IREPS Auvergne-Rhône Alpes, qui s'occupe de la distribution sur ce territoire, indique que trois critères sont pris en compte pour l'arbitrage des dotations régionales : la démographie, le taux de découvertes VIH dans la région et les volumes commandés en 2016 et 2017.

La région Auvergne-Rhône Alpes reçoit ainsi 425.000 préservatifs, dont 318.000 duos et 107.000 en vrac. Un chiffre pas si conséquent " quand vous voyez la superficie de la région et les demandes " souligne Cécile Bruzzese.

" Au final, l'ARS a une marge de manœuvre assez limitée, résume Léo Calzetta. La responsabilité est bien au fournisseur, c'est-à-dire l'État, via Santé Publique France. C'est effectivement une situation délicate. L'IREPS, qui distribue sur la région Auvergne-Rhône Alpes, est le dernier arbitrage. Donc quand nous établissons un refus, ce n'est jamais de gaieté de cœur ".

Dans la région Grand Est aussi, le problème commence à se faire sentir. Ici, l'ARS a fait le choix de co-gérer la distribution avec la Coordination régionale de lutte contre le VIH (COREVIH).

Anne Misbach, coordinatrice COREVIH, insiste sur la nécessité d'avoir " une politique volontariste. Si on s'en tient seulement à la dotation de Santé Publique France, on ne peut pas couvrir nos besoins à l'année. Alors la COREVIH finance le surplus nécessaire, avec l'accord de l'ARS ".

La région, grande comme deux fois la Belgique, reçoit environ 100.000 préservatifs, dont 35.000 en vrac. " On a fourni les prides, avec 15.000 préservatifs. On voit donc bien que ce chiffre n'est pas suffisant. On finit alors par mettre en place des critères d'arbitrage, donc d'exclusion ". Un contresens total pour cette professionnelle. " On nous demande de continuer à faire la promotion des capotes mais à côté de ça la dotation de l'État est insuffisante " !

Les jeunes, mis de côté : Au-delà de ces inquiétudes de chiffres, un questionnement lié au facteur humain se profile. Auparavant, ces dotations de préservatifs gratuits par Santé Publique France étaient à destination de deux publics principaux. Les publics dits " vulnérables ", migrants, travailleurs et travailleuses du sexe, détenus, consommateurs de drogues, et le public " jeune ", notamment en lien avec le premier rapport sexuel. Or, Santé Publique France paraît avoir recentré sur les publics vulnérables.

" Il semblerait que le public jeune soit passé à la trappe ! ", remarque Cécile Bruzzese, du Planning de Clermont Ferrand. Un second objectif qui aurait disparu quasiment en même temps que l'arrivée du préservatif remboursé, notent les professionnel·es.

Contactée, Santé Publique France assure que " les objectifs n'ont pas été modifiés. Il s'agit bien de promouvoir l'utilisation du préservatif auprès des jeunes et d'assurer son accès aux populations très exposées et/ou en grande difficulté sociale ".

En revanche, l'Agence nationale de santé publique indique bien que " le budget annuel est réparti entre les régions " mais que " cette répartition a été revue en 2018 ( la précédente datant de 2005 ) ".

Cette nouvelle distribution régionale est-elle à l'origine de ce début de pénurie ? Nul doute que les associations et les bénéficiaires sauront continuer à alerter.

* Les prénoms ont été changés.

jeudi, mai 23, 2019

Santé : Une entreprise lance un " préservatif à consentement " qui ne peut s’ouvrir qu’à deux !

Vérifier le consentement à l'aide d'un préservatif, c'est l'idée surprenante d'une société argentine.

" S'il ne dit pas oui, c’est non ". Voici le slogan d’un moyen de contraception unique en son genre : un " préservatif à consentement ". Baptisé " Plaisir consenti ", ce produit a été créé par la société argentine Tulipàn, spécialisée dans la vente de sextoys, dans un but précis : lutter contre les violences sexuelles.

Comment ça marche ? Le préservatif se situe à l’intérieur d’une petite boîte, sur laquelle il y a 8 boutons. Pour que la boîte s’ouvre, tous les boutons doivent être pressés en même temps. Une manœuvre que l’on ne peut pas réaliser seul. Les deux partenaires doivent donc effectuer ce geste ensemble, ce qui permet de vérifier le consentement.

Des préservatifs bientôt commercialisés : " Tulipán a toujours parlé de plaisir sans danger, mais pour cette campagne, nous avons compris que nous devions parler de la chose la plus importante qui soit dans chaque relation sexuelle : le plaisir n'est possible que si vous donnez votre consentement au préalable ", a déclaré au site Insider Joaquin Campins, de l'agence de publicité BBDO, qui s’occupe de promouvoir ce préservatif.

Des échantillons de ce moyen de contraception ont été distribués gratuitement dans les bars de Buenos Aires et ont été bien accueillis. La société devrait donc commercialiser ces préservatifs au cours de l’année.

Source

mardi, avril 19, 2016

Prévention : Des " super-préservatifs " créés à partir d’une plante australienne !

En Australie, un ingrédient extrait d’une herbe de l’arrière-pays, le spinitex, permet de fabriquer les préservatifs les plus fins et les plus solides jamais conçus. 

Longtemps utilisé par les chasseurs aborigènes pour façonner leurs lances, le spinifex est une herbe hérissée qui pousse dans l’outback, au-delà du bush. 

Observant la durabilité étonnante des fibres de la plante, des scientifiques de l’Université de Queensland en Australie, ont pensé à employer ladite plante pour concevoir des préservatifs plus résistants. En ce sens, ils ont demandé à une usine de leur fabriquer, à partir du spinifex, la matière première permettant de concevoir des " super-préservatifs ". 

Darren Martin, spécialiste en bio-ingénierie et en nanotechnologie à l’Université de Queensland, explique que cette " plante est super dure et a évolué pour survivre à des conditions extrêmement chaudes " qui " ajouté au latex peut produire les préservatifs les plus fins et les plus forts au monde ". 

Spinifex dans l’outback : D’après le chercheur de l’Université de Queensland, la résistance à la pression se verrait augmentée de 20%, et les risques d’éclatement diminués de 40% ! Cette découverte pourrait ainsi aboutir à la production de préservatifs 30% plus fins que ce qui est actuellement proposé par le marché, ce qui correspondrait à l’épaisseur d’un cheveu humain. 

Une innovation qui n’a pas échappé aux leaders de l’industrie des moyens contraceptifs, qui cherchent toujours à réduire au maximum les réticences des consommateurs devant le port du préservatif. En 2014, Pink News révélait en effet que 70% des jeunes hommes gay préféraient le sexe sans préservatif. D’après l’étude, 94% de ces individus déclaraient même qu’ils étaient plus enclins à avoir des rapports sexuels non protégés lorsque partenaire était un beau mec. 

Avec une épaisseur réduite et une résistance accrue, les " super-préservatifs " devraient procurer à leurs utilisateurs une sensation de ne rien porter, mais aussi réduire les risques de contracter une IST à cause d’un " accident de capote ".

vendredi, avril 08, 2016

Cinema : Notre société ne doit plus accepter que le taux de suicide chez les jeunes homos soit aussi élevé !

Dans " La sociologue et l’ourson ", en salles ce mercredi, Irène Théry, combattante pour les droits des personnes LBGT, est suivie à la trace par deux documentaristes : Etienne Chaillou et son fils Mathias. L’occasion de découvrir, avec un mélange d’images vraies et de marionnettes, les longs et épuisants mois de lutte acharnée qui ont précédé la promulgation de la loi pour le mariage pour tous. Rencontre avec une femme bienveillante et d’une rare humanité.
Dès les prémices de la loi pour le mariage homosexuel, vous étiez là, présente et active auprès des politiques. Qu'est-ce qu'une sociologue apporte de plus précieux au débat public sur cette question ? 

Il y a trente ans, aucun homo ne revendiquait le mariage. Il y a 20 ans, personne n’imaginait qu’un enfant puisse avoir deux pères ou deux mères ! Je crois que mon apport principal de sociologue est très exactement là : donner à voir le changement de toute une société, et l’expliquer en replaçant le mariage homosexuel au sein de la grande métamorphose de la famille qui s’est engagée depuis les années 1960-1970. 

Y a-t-il une bonne façon d'aborder le sujet de l'homosexualité avec un enfant ? 

La meilleure façon est d’être simple, direct et rassurant. Il faut déjà ne pas cacher l’homosexualité, comme on faisait autrefois, comme si c’était une " honte ". Au contraire, l’enfant doit comprendre que c’est une façon possible de vivre l’amour. Mes petites-filles, dès 6 ou 7 ans, se sont posées des questions. Nous leur disions : " Oui, une femme peut tomber amoureuse d’une femme. Oui, un enfant peut avoir deux papas… ". Et d’ailleurs, elles le voient bien… Elles connaissent des familles homoparentales et, pour elles, c’est juste " normal ".

Les manifestations pour et contre le mariage pour tous ont souvent compté dans leur cortège des enfants. Ce qui a été décrié par plusieurs voix...Jugez-vous leur présence appropriée ? 

Qu’on emmène ses enfants dans des manifestations sur la famille me paraît au fond assez logique. Ce que j’ai trouvé choquant, c’est lorsque les enfants étaient manifestement instrumentalisés. Dans la " Manif pour tous ", certains répétaient des slogans qu’ils ne comprenaient pas et des propos souvent très homophobes. Et ce sont des enfants, lors d’une de ces manifestations en rose et bleu, qui ont tendu des bananes à Christiane Taubira. C’est vraiment une honte. 

Le sujet devrait-il être abordé dans les écoles afin d'éviter la mise au banc de certains élèves ? 

Oui, l’école a incontestablement un rôle à jouer. On sait à quel point les enfants et ados peuvent être durs les uns avec les autres. Il faut créer un climat de confiance, qui permette surtout aux jeunes qui sont en butte à des insultes ou des violences de le dire à leurs camarades, à leurs profs, au CPE… Notre société ne doit plus accepter que le taux de suicide chez les jeunes filles et garçons homos soit aussi élevé. Et puis il faut réfléchir sur le fond, expliquer le changement de la famille, l’homoparentalité. Le cinéma peut être important ici. Les premiers spectateurs de La sociologue et l’ourson sont des adultes, mais ils adorent ses qualités pédagogiques. 

Frigide Barjot et vous entretenez des rapports très tendues. A-t-elle été votre principale ennemie sur la question du mariage gay ? 

C’est vrai, je lui en ai voulu d’avoir alimenté l’homophobie comme elle l’a fait, tout en prétendant qu’elle aimait les homos… Mais je n’ai pas d’animosité personnelle contre elle. N’oublions pas qu’elle a été virée du jour au lendemain par les secteurs les plus intégristes de la " Manif pour tous ", quand ils n’ont plus eu besoin de son personnage très médiatique et de son art consommé de la communication. Elle est loin d’être la pire.

mardi, décembre 29, 2015

Sexe : 6 erreurs à ne pas commettre avec le préservatif !

Environ 18% de la population adulte n’utilise pas le préservatif correctement. 

Découvrez pourquoi. Maintenant que vous êtes adulte, vous pensez maîtriser parfaitement l’étape du préservatif. Les appréhensions et la timidité de l’adolescence ont laissé place à des gestes assurés. 

Pourtant, d’après les estimations des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) américains, près de 18% de la population commet encore des erreurs. Et à l’âge adulte, nous ne sommes pas plus à l’abri des conséquences d’une mauvaise protection qu’à l’adolescence. Pour être certain de limiter les grossesses indésirables et les infections sexuellement transmissibles, voici un rappel des erreurs à éviter : Trop tôt ou trop tard : Non, ce n’est pas un mythe, le liquide pré-séminal est tout aussi " efficace " que le sperme. Même sans éjaculation, les partenaires sont à risque de grossesse et de maladies. Alors inutile d’attendre : dès que vous êtes prêt, enfilez un préservatif.

Et même si cela vous semble logique, évitez de l’enlever trop tôt. Des chercheurs de l’université d’Indiana estiment qu’entre 13,6% et 44,7% des personnes enlèvent le préservatif avant la fin du rapport, explique le site américain Health.

Vérifier avant : Même si au moment fatidique ce n’est pas notre priorité, n’oubliez pas de vérifier l’aspect du préservatif avant de passer à l’action. Si l’emballage a été endommagé et si le préservatif est décoloré, mal lubrifié, fragile ou abîmé, prenez-en un autre. Et bien sûr, vérifiez régulièrement la date de péremption.

Choisir la bonne taille : Parmi les différentes tailles disponibles, assurez-vous de trouver celle qui vous convient le mieux. Même si la tentation de flatter son ego est grande, il vaut mieux être réaliste. Si le préservatif est trop serré, il risque de se casser. S’il est trop large, il peut glisser pendant le rapport sexuel.

Oublier le sexe oral On ne peut pas tomber enceinte en pratiquant le sexe oral, mais on reste à risque d’infection. Les hommes doivent donc garder leur préservatif lors d’une fellation, et les femmes peuvent en utiliser un, en le coupant sur le côté et en le dépliant comme un carré, pour protéger leur partenaire. Pensez à choisir des préservatifs non lubrifiés pour faciliter cette " opération ".

Un mauvais stockage : Le pire endroit où garder un préservatif est…le portefeuille. Les mouvements de friction et les plis peuvent user et perforer l’emballage. Et si vous gardez votre portefeuille dans votre poche, la chaleur de votre corps peut également l’abîmer. Gardez vos préservatifs dans la boîte à gants de votre voiture ou dans le tiroir de la table de nuit, à l’abri de l’humidité, de la chaleur et de la lumière.

L’oubli : On ne le répètera jamais assez : le préservatif est essentiel. Dès que vous rentrez en contact intime avec une personne, il faut l’utiliser. Amusez-vous à tester les différents types disponibles sur le marché, mais n’oubliez jamais d’en avoir sur vous au moment nécessaire.

vendredi, septembre 25, 2015

Sexe : Ces préservatifs changent de couleur en présence d'une infection !

Trois adolescents britanniques ont mis au point des préservatifs intelligents qui changent de couleur après un rapport sexuel, s'ils ont été en contact avec une bactérie. Ces jeunes-là ne sont pas totalement innocents et c'est une bonne chose.

À seulement 13 et 14 ans, Daanyaal Ali, Muaz Nawaz et Chirag Shah, trois élèves britanniques de la Isaac Newton Academy à Ilford dans l'Essex, ont mis au point un préservatif  "caméléon " qui permet de détecter la présence de MST, après un rapport sexuel.

Discret et sans douleur : Le " S.T.Eye " (L'œil ST, jeu de mot sur la prononciation anglaise de STI : sexually transmitted infections) est destiné à déceler sans douleur et sans l'intervention invasive d'un médecin, des infections sexuelles comme les chlamydia et la syphilis.

Leur invention a reçu le prix " Santé " des TeenTech Awards. Ce concours, ouvert aux élèves britanniques de 11 à 18 ans, récompense des inventions simples, destinées à simplifier ou à améliorer le quotidien.

Comment ça marche : Le préservatif " S.T.EYE " est recouvert sur sa face externe, celle en contact avec le ou la partenaire, de molécules qui changent de couleur lorsqu'elles se retrouvent en présence d'une bactérie ou d'une infection.

Le préservatif devient vert pour la chlamydia, jaune pour l'herpès, mauve pour le virus du papillome humain (VPH) et bleu pour la syphilis.

" Nous avons créé le S.T. Eye pour améliorer le dépistage des IST pour les générations futures " a expliqué Daanyaal Ali, l'un des trois inventeurs. Grâce à leur trouvaille, les trois adolescents ont remporté une invitation au Palais de Buckingham, où ils recevront une prime de 1 000 livres, soit environ 1 400 euros.

Bientôt sur le marché ?

Le préservatif " S.T.EYE " n’est pour l’instant qu’à l’étape de prototype, mais l’idée pourrait bien être exploitée dans un avenir proche. Le site des TeenTech précise que les trois élèves ont déjà été approchés par un fabricant de préservatif.

Une brillante innovation à garder... à l'œil.

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mardi, juin 09, 2015

Sexe : Le préservatif du futur sera peut être autolubrifiant avec Viagra intégré !

La fondation Bill et Melinda Gates vient d'accorder une bourse de 100.000 dollars à une équipe de chercheurs australiens pour développer le préservatif du futur. Très fin, résistant et agrémenté de petites doses de viagra, il pourrait séduire les plus récalcitrants.

La contraception masculine est en passe de changer. En Australie, des chercheurs de l'Université de Wollongong ont mis au point une capote multifonctionnelle. Selon les scientifiques, qui travaillent sur ce projet depuis bientôt un an, ce nouveau genre de préservatif, composé à 95% d'un hydrogel biodégradable, n'aurait que des qualités. Outre le matériau " seconde peau ", il serait capable de s'auto-lubrifier et de diffuser du Viagra pour faciliter la pénétration. Il serait également très fin et ultra-résistant, idéal pour éviter les crevaisons intempestives.

L'objectif: éviter les allergies au latex, améliorer les sensations sexuelles tout en offrant une meilleure protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) comme le VIH. " Nous réalisons des tests pour observer les réactions du cerveau et voir s'il trouve ça vraiment mieux que le latex ", a expliqué Robert Gorkjin, l'ingénieur en charge des recherches. " Plus vous rendez les préservatifs agréables, plus les gens auront envie de les utiliser ", a-t-il ajouté.

Le projet d'un tel produit est né dans l'esprit de Bill Gates au début de l'année 2013. L'ancien patron de Microsoft avait pour idée d'obtenir un préservatif simple d'utilisation, performant et qui apporterait satisfaction aux partenaires afin d'encourager son utilisation lors des rapports. A cette époque, sa fondation avait lancé un appel à projet pour développer le préservatif du futur avec à la clé un chèque de 100.000 dollars.

Grâce au projet des chercheurs australiens, cette somme, qui leur est revenue, va pouvoir leur permettre de poursuivre leurs recherches. Pour le moment, le préservatif du futur est encore à la phase test. Les scientifiques vont désormais tenter de prouver que ce condom apporte plus de satisfaction que celui en latex. Pour ce, ils vont étudier dans les prochains mois les cerveaux de plusieurs couples pendant un rapport sexuel grâce à l'imagerie cérébrale (IRM fonctionnelle).

vendredi, décembre 26, 2014

Sexe : Un étudiant sur trois ne porte jamais de préservatif !

Selon un nouveau sondage dévoilé par la Smerep, une mutuelle étudiante, un tiers des étudiants ne porte jamais de préservatif. Un chiffre qui a de quoi alarmer.

Un étudiant sur trois ne porte jamais de préservatif : Le préservatif n’a pas la cote chez les jeunes. Effectivement, près d’un étudiant sur trois déclare ne jamais utiliser de préservatif. Et la même proportion révèle ne pas se faire dépister en cas de changement de partenaire.

Comme le précise Europe 1 : Ce relâchement de la vigilance des jeunes face à l'épidémie de sida a été pointé vendredi par une étude réalisée par la Smerep, une mutuelle étudiante. Réalisée en ligne sur un échantillon de 500 étudiants de toute la France et de 700 étudiants d'Ile-de-France, les résultats s’inscrivent dans la continuité de l’enquête menée l’année précédente mais avec une légère hausse. En effet, en 2013, 30% des étudiants déclaraient ne jamais porter de préservatifs, en 2014, ils sont 33%. Les raisons invoquées : la diminution du plaisir, se protéger seulement au début d'une relation et faire confiance à son partenaire.

Un tiers des étudiants n'utilise jamais de préservatif : De nombreux jeunes voient le préservatif comme une protection de début de relation. Plus inquiétant encore, chez les étudiants, il y aurait une forme de banalisation du sida. Certains jeunes ne sont pas suffisamment informés des risques. La " Génération Sida ", qui a débuté sa vie sexuelle dans les années noires de la maladie ( entre 1981 et 1995 ), a bénéficié plus longtemps que les jeunes d'aujourd'hui de campagnes de prévention et d'une visibilité de l'épidémie plus importante, explique Yaëlle Amsellem-Mainguy, chargée d'études et de recherche à l'Injep, l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire.

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lundi, juin 09, 2014

Gadget : La capote du futur - Un petit chapeau au lieu d'une longue chaussette !

Un inventeur américain propose de remplacer le bon vieux préservatif par un capuchon adhésif. Il cherche des financements pour ce projet... qui fait débat.

Charlie Powell en est sûr, il va révolutionner la contraception et la prévention des infections sexuelles. Cet inventeur californien lance, ce samedi 1er juin sur le site de financement participatif IndieGogo, une collecte de fonds pour son Galactic Cap. Il ne faut pas s’arrêter à ce nom assez ringard, comme la vidéo qui explique le fonctionnement du dispositif.

Celui-ci comprend deux parties: une base adhésive – un film de polyuréthane qui s’applique sur le haut du gland, et qui peut être porté plusieurs heures, voire plusieurs jours. Sur cette base vient se coller le capuchon doté d’un réservoir. Ce dernier prendrait au piège l’éjaculation tout en minimisant l’impact sur la sensibilité du pénis pendant le rapport sexuel, puisqu’une partie du gland et la hampe ne seraient pas couverts de latex.

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mardi, juillet 09, 2013

Sexe : Le préservatif vous fait débander ? Rendez-le ludique !

La Fondation Gates souhaite financer la révolution du préservatif. Son objectif : des capotes qui préservent les sensations ( voire les augmentent ) pour lutter contre les grossesses non désirées et le sida. Mais, en attendant cette nouvelle génération, que faire pour rendre le préservatif désirable ? Réponse avec le docteur Ronald Virag, auteur d’" Érection, mode d’emploi ":

Comment faire en sorte que le préservatif procure de l'envie plutôt que d'être un " tue-l'amour " ? Le préservatif reste, pour l’homme, le moyen le plus sûr et le moins onéreux de se protéger des MST et d’éviter d’enfanter quand on ne le souhaite pas. Le choix de proposer de financer la recherche pour l’améliorer, voire le revaloriser, est loin d’être anecdotique : il y a une défiance certaine vis-à-vis de la capote, vécue comme une gêne, un obstacle à une sexualité harmonieuse. La preuve, on s’en débarrasse dès qu’on peut – ou on l’oublie dangereusement.

Le principal reproche que les hommes font au préservatif masculin, c’est la perte de l’érection au moment où il faut en vêtir son pénis. Que se passe-t-il alors ? C’est une question de réaction chimique. Rappelons-nous que, pour qu’un homme bande, il faut que soit annulé le message chimique qui maintient la verge au repos en permanence. Ce message est sous la dépendance du système nerveux sympathique, dont le médiateur est une amine, sœur jumelle de l’adrénaline.

La capote, un " tue-l’érection " : Au comble de l’excitation et du désir, notre homme secrète une quantité importante d’adrénaline qui peut contrecarrer l’érection, laquelle se nourrit heureusement d’autres réactifs la favorisant et l’entretenant. La pose du préservatif, élément perturbateur, produit alors un surcroît de ces catécholamines nocives pour la bandaison. Souvent, juste au moment où on est au cœur de l’action, une augmentation d’adrénaline, et patatras : l’homme perd son érection.

Si cela se reproduit, il vivra la capote comme un " tue-l’érection ", s’en méfiera voire refusera d’en porter. Ceci est d’autant plus fréquent chez les personnes plus âgées qui, après une séparation, un veuvage, se remettent sur le marché et doivent réapprendre à avoir une activité sexuelle avec un préservatif.

Deuxième élément : le préservatif revient à mettre une sorte de barrière entre la personne que l’on désire beaucoup et soi-même, quelque chose qui empêche la fusion complète entre les corps dénudés. Barrière autant psychologique que physique. Le préservatif est alors pour eux synonyme de diminution de la sensibilité et du plaisir sexuel.

Support d'un phallus à jamais performant : Il est loin pourtant de n’avoir que des effets négatifs ou purement préventifs : il peut être un adjuvant dans la lutte contre l’éjaculation prématurée, emmagasinant un onguent diminuant l’hypersensibilité du gland, réputée être le pourvoyeur de nombreuses fêtes inachevées.

Pas étonnant alors que l’on pense à améliorer les préservatifs, en utilisant ce que les technologies modernes apportent en matière de textile, de biochimie, voire de micro-informatique. Le préservatif pourrait devenir le support d’un phallus à jamais performant.

Hosannah inscrit dans le culte de la performance qui a cours dans nos sociétés occidentales. On veut la fermière et l’argent du beurre : protection et plaisir optimum sans aucune contrainte. On est loin des étuis contraceptifs utilisés par les Égyptiens et qui remonteraient à 6000 ans avant J.-C. Et du "gant de Vénus", comme l’appelait Shakespeare.

Savoir rire pendant le sexe : En attendant les améliorations des préservatifs, il est toujours possible de modifier son rapport aux capotes. En l’intégrant dans le jeu érotique, on retire au préservatif son aspect anxiogène, et le pic d’adrénaline qui va avec. Un peu comme la prostituée au grand cœur incarnée par Julia Roberts le fait dans " Pretty Woman " quand elle sort de son sac un lot de préservatifs de toutes les couleurs et demande lequel Richard Gere préfère !

Le sexe, ce n’est pas les travaux forcés, il faut aussi savoir en rire. Avoir un maximum de protection, c’est important, mais il ne faut pas pour autant percevoir le préservatif uniquement comme le symbole du côté dangereux du sexe – et ce d’autant qu’il préserve avant tout de grossesses non désirées et de MST, dont le sida. L'objectif : faire en sorte qu’il soit à la fois présent pour un maximum de protection et invisible.

En faire non seulement un objet ludique coloré, avec du goût, créateur de sensations nouvelles ; et, pourquoi pas, avec l’argent de Melinda et Bill Gates, le porte-avion de nouvelles thérapeutiques !

mercredi, mai 11, 2011

Sexe : Nouveau - les préservatifs Durex sont plus fins qu’un cheveu !

Mais où s’arrêteront-elles ? Les marques de préservatifs ne manquent pas d’imagination pour procurer de plus en plus de plaisir à leurs utilisateurs. Préservatifs nervurés, parfumés, chauffants... Les possibilités ne manquent pas pour varier et maximiser ces plaisirs. Après le RealFeel, préservatif conçu pour avoir l’impression de... ne pas avoir de préservatif, Durex innove en ce printemps 2011 avec les préservatifs Feeling Advanced.

Le plaisir en toute sécurité : Quoi de neuf sous le latex vous demandez-vous sans doute ? L’épaisseur du préservatif. Ou plutôt sa non épaisseur, justement. Durex annonce en effet que les nouveaux Feeling Advanced sont " jusqu’à deux fois plus fins qu’un cheveu " ! Plus fin ne veut pas dire plus fragile, Durex précisant bien que sa nouvelle création " garantit un niveau élevé de sécurité ". Plus de plaisir et toujours autant de sécurité : Durex ne ménage en tout cas pas ses efforts pour réinventer le préservatif.

Préservatifs Durex Feeling Advanced : 8,50 euros la boîte de 12