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dimanche, octobre 04, 2020

Pologne : Le nouveau ministre de l’Éducation compare les personnes LGBT aux nazis !

Suite à un remaniement ministériel, le nouveau ministre de l’Éducation et des Sciences en Pologne est un homme qui pense que les personnes LGBT + " ne sont pas égales aux gens normaux " et qui a comparé la communauté queer aux nazis.

Mercredi 30 septembre, le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a présenté son cabinet nouvellement remanié, donnant le poste de ministre de l’éducation et des sciences à Przemyslaw Czarnek.

En juin de cette année, Czarnek a déclaré dans une émission télévisée en direct : " Défendons la famille contre ce type de corruption, de dépravation, de comportement absolument immoral, défendons-nous contre l’idéologie LGBT + et finissons d’écouter cette idiotie sur les droits de l’homme ou l’égalité. Ces gens ne sont pas égaux aux gens normaux, terminons cette discussion " !

Dans la même émission, selon Nouvelles polonaises, il a ajouté : " Terminons la discussion sur ces abominations LGBT +, l'homosexualité, la bisexualité, les défilés de l’égalité "...

Czarnek, député du parti au pouvoir Law and Justice (PiS), a également comparé le fait d’être queer à être un nazi.

Il a déclaré : " Il ne fait aucun doute que l’idéologie LGBT + est née... de la même racine que le national-socialisme hitlérien allemand, qui était responsable de tout le mal de la Seconde Guerre mondiale ".

On estime que 10 à 15 000 hommes homosexuels ont été assassinés par les nazis pendant l’Holocauste...

vendredi, octobre 02, 2020

En savoir plus : Le " chemsex ", qu’est-ce que cette pratique dangereuse, mêlant sexe et drogue ?

Lors d'un rapport sexuel, certaines personnes consomment des drogues afin d'augmenter le désir, le plaisir et la durée de l'acte. Cette pratique est connue sous le nom de chemsex. Dangereuse pour la santé, elle entraîne des risques de dépendance, d'isolement ou encore d'overdose. 

En 2018, Christophe Michel, le compagnon de Jean-Luc Roméro, décédait d’une overdose après avoir consommé de la drogue lors d’un rapport sexuel. Deux ans après sa disparition, son mari se confie sur les conditions de son décès : "Beaucoup de jeunes et moins jeunes s'adonnent à la fois, à ce qu'on appelle les drogues de synthèse, et beaucoup dans la communauté gay font ce qu'on appelle du chemsex, c'est-à-dire avoir des relations sexuelles avec des drogues pour amplifier, à la fois les plaisirs, pour se libérer certainement. Et Christophe est mort dans ces conditions-là " révèle l'homme politique lors d’une interview accordée à LoopSider.

Chemsex : Des risques d'overdose et de dépendance ! En anglais, le chemsex est la contraction du mot " chemical " ( chimique ) et " sex ". Cette pratique se caractérise par la prise de drogues lors d’un rapport sexuel. Selon Sida Info Service.org, différents produits psychoactifs sont utilisés comme la cocaïne, la méthamphétamine, la kétamine, l'ecstasy, les cathinones ou le GHB. Cette prise de drogue s’accompagne souvent de médicaments qui favorisent l’érection, d’une forte consommation d’alcool et de poppers. 

D'après la plateforme Drogue Info Service.fr, le chemsex est davantage " pratiqué par les hommes ayant des relations avec les hommes, mais aussi dans les milieux libertins hétérosexuels ". Il vise à augmenter le plaisir, le désir, les sensations et le sentiment de se sentir plus performant à l’aide de drogues. À cause de la consommation de stupéfiants, les rapports sexuels durent plusieurs heures voire jours. 

Cette pratique sexuelle a des conséquences sur la santé. Le site Sida Info Service.org dévoile notamment les répercussions du chemsex sur l'équilibre mental et physique :

- Des dépendances
- Des risques d'abcès et de plaies
- La propagation d’Infections Sexuellement Transmissibles (IST), du VIH et de l’hépatite C
- Des pertes d’identité et de repères
- De l’isolement
- Du repli sur soi
- Des ruptures sentimentales, amicales et familiales
- Des problèmes de santé mentale
- Des idées suicidaires
- Des risques d’overdose

De nombreuses associations et groupes de paroles se mobilisent pour aider les "chemsexeurs" à sortir de leur addiction. Ils peuvent notamment contacter Sida Info Service.org ou vous rendre sur Drogues Info Service.fr pour rencontrer des addictologues, des sexologues ou des psychologues.

mercredi, septembre 09, 2020

Autriche : Les coronasceptiques s'en prennent au drapeau arc en ciel !

Lors d’une manif antimasque réunissant extrémistes de droite, conspirationnistes et antivaccins à Vienne, le public a applaudi l’amalgame haineux entre homosexualité et pédophilie.

Une manifestation des " querdenker ", l’hétéroclite coalition des coronasceptiques autrichiens, samedi à Vienne, a donné lieu à un appel à la haine contre les LGBTQ+. Sur l’estrade dressée devant quelque 400 participants, trois leaders ont déchiré un drapeau arc-en-ciel orné d’un cœur. " Ceux qui portent ce symbole soutiennent les abuseurs d’enfants ", a clamé Jenny Klaus, la pasionaria du mouvement, appelant à les exclure de la société.

Les " querdenker " ont ensuite expliqué que le cœur figurant sur la bannière déchirée était le signe de ralliement de réseaux pédophiles. Un logo ( mono-colore et sensiblement différent ) est décrit dans certaines théories circulant sur le Net, relève le site allemand Queer.de. Il est difficile de croire que cette version arc en ciel ait été choisie au hasard. Il semble plutôt un nouveau moyen de faire l’amalgame entre homosexualité et pédophilie. En tout cas, c’est comme tel que l’incident a été perçu dans les médias sociaux, entraînant un tollé au sein de la communauté LGBTQ+ viennoise et au-delà. 

Protestation : " C’est un acte symbolique qui est clairement contre nous et contre une société qui défend les droits de l’homme, le respect, l’acceptation et l’égalité. Nous ne pouvons pas et ne voulons pas accepter de tels actes dans notre ville ", a communiqué l’association LGBTQ+ HOSI Wien, notant toutefois la modeste affluence du rassemblement des coronasceptiques, surtout comparée au demi-million de participants à la Pride de la ville. Une manifestation " contre la haine " est prévue à l’initiative de la HOSI, des sociaux-démocrates et des Verts.

lundi, août 31, 2020

Cinema : Xavier Dolan dévoile trois nouveaux projets, dont un film d’horreur !

L'acteur, que l'on verra bientôt dans la libre adaptation de Xavier Giannoli des Illusions perdues de Balzac, travaille actuellement sur trois réalisations. Rien que ça.

Cette semaine, le cinéaste canadien extrêmement prolifique ( 8 films en 10 ans ) a déclaré, dans une interview accordée à i-D, travailler sur trois projets de réalisation à la fois. Après la sortie coup sur coup de Ma Vie avec John F. Donovan ( sa première expérience américaine ) et le plus intime Matthias et Maxime en 2019, Dolan reprend du service en tant que réalisateur. Entre temps, il a tourné un film en tant qu'acteur, interprétant le rôle de Raoul Nathan dans Comédie humaine aux côtés de Vincent Lacoste, Cécile de France, Gérard Depardieu, Jeanne Balibar et Benjamin Voisin que l'on connaît depuis le récent Eté 85 de François Ozon.

Trois Dolan pour le prix d'un : Le réalisateur de 31 ans prépare donc un drame social, une mini-série et, plus surprenant, un film d'horreur se situant au début du XIXème siècle. Mais, étant donné les circonstances, il va falloir attendre encore un peu car la crise sanitaire actuelle semble bien remettre ses projets à plus tard : 

" Je pense que notre tendance globale à aller voir les films au ciné a déjà été perturbée par l’arrivée du streaming. ( ... ) J’ai peur que les cinémas disparaissent. Ou persistent, mais deviennent simplement les lieux de diffusion des grands films de studios, avec tous les films indépendants et hybrides qui seraient relégués aux sites de streaming. Et c’est triste. Parce qu’au fond, personne ne fait des films pour les iPad. (... ) Mais tout de suite, ce j'espère, c’est que le monde aille mieux afin de pouvoir faire des films de la seule manière qui soit : main dans la main ".

lundi, août 24, 2020

Belgique : Sur l'application " Telegram ", un groupe glorifiait la chasse au homos !

La police belge enquête sur des vidéos de tabassage et des appels à la violence anti-LGBTQ+ partagés sur la messagerie Telegram.

Tout est parti d’une vidéo d’agression qui a émergé sur les réseaux sociaux flamands la semaine dernière. On y voit un garçon au sol, qui apparaît frappé à coups de poings et de pieds par deux ados encagoulés. Selon " Het Laatste Nieuws ", les images ont été tournées à Louvain et transmises à la police locale, qui a ouvert une enquête.

Or la séquence renvoyait à un groupe fort de quelque 600 membres sur l’app de messagerie Telegram : Criminal System. Son but : glorifier et encourager la violence contre les personnes LGBTQ+, notamment sous prétexte de " chasse aux pédophiles ". Des dizaines de vidéos y ont été partagées, en référence aux purges anti-gay en Tchétchénie. Certaines étaient tirées du Net, d’autres semblaient avoir été prises en Belgique, à Blankenberge, Roulers et Anvers.

Guet-apens : Plus grave encore, le groupe incitait ses membres à contacter des jeunes identifiés comme gays sur TikTok et Instagram pour les attirer dans des guet-apens. Des appels à la prudence ont été lancés au sein de la communauté LGBTQ+.

Peu après la publication de l’article par " Het Laatste Nieuws ", Telegram a toutefois fermé le groupe Criminal System.

L’affaire alimente le discours politique " anti-racaille " sur les réseaux sociaux belges. Les commentaires y mettent en cause des bandes de jeunes Tchétchènes et Marocains, faisant l’amalgame avec des incidents récents.

mardi, mai 26, 2020

US : Cette photo de manif homophobe et antisémite suscite l’effroi !

Alors que les États-Unis approchent les 100.000 morts du coronavirus, la photo d’une manif anti-confinement en Californie, où l’on aperçoit banderoles et slogans homophobes et antisémites, a choqué les internautes.

Depuis plusieurs semaines, des manifestations ont éclaté dans plusieurs États américains pour s’opposer aux mesures de confinement. Pourtant, les États-Unis approchent désormais les 100.000 décès dûs à la pandémie de Covid-19, ce qui en fait de loin le pays le plus frappé au monde. Mardi 12 mai, environ 200 personnes ont battu le pavé dans la ville de Huntington Beach, dans le comté d’Orange, notamment pour protester contre la fermeture des plages. 

Une photo de la manifestation a fait le tour des réseaux sociaux. On y voit, en fond, une banderole rouge néonazie avec une croix gammée et une photo d’Adolf Hitler, et, devant, un homme tenant une pancarte où l’on peut lire " Le Covid est faux et gay ". Le cliché a été partagé par l’activiste LGBT+ Adam Eli sur son compte Instagram et a reçu près de 7.000 mentions " j’aime ". 

Adam Eli a assorti la photo d’un commentaire puissant : " Une photo vaut un milliard de mots. Les personnes queers et les personnes juives ont l’obligation d’être solidaires avec toutes les personnes opprimées parce qu’un monde qui est moins homophobe sera moins raciste, transphobe, islamophobe, autoritaire, antisémite, xénophobe, misogyne etc ".

Dimanche 17 avril, dans une autre manifestation à Huntington Beach, l’organisatrice des marches, Lisa Collins, avait répondu aux questions du quotidien The Daily Pilot, implanté à Los Angeles. Tout en portant un drapeau libertarien autour du cou et une pancarte affirmant que le Covid-19 était un " test de fonctionnement du socialisme ", elle affirmait : " Il est temps que la Californie rouvre. Nous ne pouvons pas nous plaindre à propos des libertés qu’on nous enlève si nous ne montrons pas notre volonté d’agir ". 

lundi, mai 25, 2020

US : Cette Américaine a décidé d’attaquer en justice les homosexuels ( oui, tous ) !

Une habitante du Nebraska a déposé une plainte fédérale contre " les homosexuels ", citant abondamment la Bible et demandant au juge de déterminer si l’homosexualité est un " péché ".

Elle s’appelle Sylvia Ann Driskell, elle a 66 ans et réside dans l’État américain du Nebraska. Elle s’est réveillée un matin en se disant qu’elle allait déposer une plainte fédérale intitulée Driskell vs. Homosexuals dans laquelle elle poursuit " les homosexuels " en l’absence de précision, on suppose qu’il s’agit de la totalité des gays de la planète. Comme le relève le site d’information LGBT+ américain LGBTQ Nation, si la plainte, toujours consultable en ligne, remonte à 2015, elle a été abondamment commentée sur les réseaux sociaux ces derniers jours.

Dans sa plainte de sept pages, qu’elle a écrite elle-même à la main, elle se présente comme " ambassadrice du plaignant Dieu et de son fils Jésus-Christ ", tout simplement. Elle demande au tribunal de déterminer " si l’homosexualité est un péché ou pas un péché ". " Pourquoi les juges adoptent-ils des lois afin que les pécheurs puissent enfreindre les lois religieuses et morales ? " s’étonne-t-elle. Pour appuyer son argumentation, elle ne cite aucun texte juridique, préférant s’appuyer sur la Bible.

La loi ne connaît pas d’hérésie : Il est difficile de savoir de quoi elle accuse exactement les homosexuels, à part du fait de vivre dans le péché, qu’elle prend le soin de définir grâce au dictionnaire Webster comme " la volonté d’enfreindre la loi religieuse ou morale ". En revanche, il est clair que, pour elle, " l’homosexualité est un péché et eux, les homosexuels, savent que c’est un péché pour vivre leur vie d’homosexualité. Sinon, pourquoi se seraient-ils cachés dans le placard ? ". Une logique implacable...

Elle conclut en demandant au juge Gerrard du Nebraska de " se lever " contre l’homosexualité en la déclarant comme une " abomination " comme le fait l’Ancien Testament. Comme l’a relevé un internaute, ledit juge a, cinq jours après le dépôt de la plainte, répondu très sérieusement dans un document de deux pages :

" Une cour fédérale n’est pas un forum de débat ou de discours sur des questions théologiques ". Citant un arrêt de la Cour suprême, il ajoute : " La loi ne connaît pas d’hérésie, s’engage à ne soutenir aucun dogme ni les institutions d’aucun culte ". De plus, " aucun accusé n’a été identifié avec suffisamment de précision pour ouvrir une procédure ".