samedi, octobre 31, 2020

EU : " Zones sans LGBT " en Pologne, le Conseil de l'Europe lance une enquête !

Le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe va mener, les 2 et 3 novembre 2020, une mission d’enquête à distance sur la situation des personnes LGBT+ en Pologne. 

L’Europe continue sa pression sur la Pologne concernant les " zones sans idéologie LGBT ". Le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe va mener, les 2 et 3 novembre 2020, une mission d’enquête à distance sur la situation des personnes LGBT+ en Pologne, faisant suite à une demande de membres du Parlement polonais au sujet des attaques et de la discrimination croissantes à l’encontre des personnes LGBTI+. 

Rencontres à distance : Concrètement, la délégation de cinq personnes va tenir des réunions en ligne, avec diverses autorités polonaises, parmi lesquelles : Hanna Gill-Piątek, Coordinatrice de l’Intergroupe parlementaire sur les villes ; Krzysztof Śmiszek, Président de l’Intergroupe parlementaire sur l’égalité des droits pour la communauté LGBT+ ; Adam Bodnar, Commissaire aux droits de l’homme ; Anna Schmidt-Rodziewicz, Plénipotentiaire du Gouvernement pour l’égalité de traitement, du ministère de la Famille, du Travail et de la Politique sociale ; et le député Robert Biedroń, fondateur de la Campagne contre l’homophobie (KPH).

Des rencontres virtuelles sont aussi programmées avec des représentant.e.s des autorités locales et régionales, tels que Rafał Trzaskowski, maire de Varsovie, Nina Gabryś, Présidente du Conseil de Cracovie pour l’égalité de traitement, Witold Kozlowski, maréchal de la voïvodie de Petite-Pologne, Jaroslaw Stawiarski, maréchal de la voïvodie de Lublin, Paweł Okrasa, maire de Wieluń, Zygmunt Frankiewicz, Président de l’Association des villes de Pologne, et Olgierd Geblewicz, Président du Bureau exécutif de l’Union des provinces de Pologne.

Des représentants de plusieurs ONG, notamment Lambda Warsawa, l’Association pour la Marche pour l’égalité de Lublin, Love Does Not Exclude, Tęczowy Białystok, Trans-Fuzja et Atlas nienawiści ont également été invités à rencontrer la délégation.

Sur le site du Conseil de l’Europe, on trouve la composition de cette délégation : La délégation sera composée de Gabriele Neff (Allemagne, GILD), Présidente de la commission des questions d’actualité, des corapporteurs Andrew Boff (Royaume-Uni, CRE) et Yoomi Renström (Suède, SOC/G/PD) et du Directeur du Congrès Rafael Benitez, ainsi que de Fourat Ben Chikha (Belgique, SOC), Rapporteur de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe sur les questions relatives aux personnes LGBT, et Robert Davidson, expert de l’Université d’Amsterdam pour le Congrès.

À la suite de cette enquête, le Congrès devrait rédiger un rapport sur " le rôle et les responsabilités des autorités locales dans la protection des personnes LGBTI+ ".

Plus de 100 municipalités, en particulier dans le sud-est de la Pologne, se sont déclarées une " zone sans idéologie LGBT ". Le Conseil de l’Europe, basé à Strasbourg, en France, est responsable, entre autres, de la protection et du respect des droits de l’homme dans ses 48 Etats membres.

L'être se monacale...

Urgence Homophobie !

Épuisé par tant d'efforts, tu l'aimes encore...

EU : La France demande à l'Union européenne de faire plus et plus vite sur les droits des LGBT !

Selon l’Agence européenne des droits fondamentaux, 43 % des personnes LGBT vivant dans l’UE se sont " senties discriminées au moins une fois dans les douze derniers mois " ! 

L'Europe peut mieux faire. La France a appelé ce mardi l’Union européenne à " agir plus vite et plus fort " contre les discriminations dont sont victimes les personnes LGBT ( lesbiennes, gays, bisexuels, trans ) en Europe. Leur situation " est aujourd’hui encore une source de vive préoccupation ", écrivent la ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Elisabeth Moreno, et le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune, dans une lettre à la Commission européenne.

Selon l’Agence européenne des droits fondamentaux, 43 % des personnes LGBT vivant dans l’UE se sont " senties discriminées au moins une fois dans les douze derniers mois ", soulignent-ils dans ce courrier adressé à la vice-présidente de la Commission Vera Jourova, chargée des Valeurs et de la Transparence, et aux commissaires européens à l’Egalité et à la Justice, Helena Dalli et Didier Reynders.

C’est l’idée même de liberté et d’égalité qui est en jeu : Les " zones sans idéologie LGBT " décrétées dans plusieurs villes de Pologne sont " autant d’atteintes intolérables aux droits fondamentaux et aux valeurs que défend l’Union ", relèvent-ils encore. " Il faut que cela cesse ( ... ) Il faut agir plus vite et plus fort ( ... ) Nous avons une obligation d’agir parce que c’est l’idée même de liberté et d’égalité qui est en jeu ", insistent les deux ministres tout en saluant " l’engagement sans ambiguïté " de la Commission européenne sur ces questions.

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a fustigé lors de son premier discours sur l’état de l’Union en septembre les " zones sans LGBT " et annoncé son intention de renforcer les droits des couples homoparentaux dans l’UE. En juillet, l’UE avait refusé des subventions européennes à six villes polonaises pour avoir adopté des résolutions sur de telles zones.

La Pologne dans le collimateur de Bruxelles : Le gouvernement français demande d’ajouter à la liste des infractions de l’UE " toutes les formes de crimes de haine et de discours de haine, fondés sur l’origine, la religion, le genre, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre ". En septembre, le Parlement européen a aussi alerté sur les atteintes aux droits des personnes LGBT en Pologne.

Avant le scrutin présidentiel de juillet, les conservateurs au pouvoir dans ce pays profondément catholique ont volontiers usé d’une rhétorique anti-LGBT. Le président Andrzej Duda, qui a été réélu, avait comparé " l’idéologie LGBT " au " néo-bolchévisme ". La Pologne est déjà dans le collimateur de Bruxelles pour ses réformes de la justice, condamnées à plusieurs reprises pour atteinte à l’indépendance des juges.

Elle est sous le coup d’une procédure déclenchée en décembre 2017 pour risque de " violation grave " des valeurs de l’UE, qui peut en théorie mener à des sanctions mais qui en pratique n’avance pas.

Video : Vianney : Beau-papa !

Il lui dit à demi-mot, qu'il l'aime et qu'il l'adore...

What's up !

Ton goût du revers n'a rien de pervers...

vendredi, octobre 30, 2020

Sport : Le gymnaste olympique Danell Leyva a fait son coming-out, et il explique pourquoi !

Après avoir dévoilé sur Twitter sa bisexualité et sa pansexualité, au début du mois, le gymnaste américain Danell Leyva s'est confié au site Olympic Channel. Il revient sur son coming out, et sur ce qui l'a retenu, toutes ces années. 

" Je sais depuis longtemps que je ne suis pas hétéro ", commence à écrire Danell Leyva, sur Twitter le 11 octobre dernier. À l'occasion de la journée nationale du coming out aux Etats-Unis, ce gymnaste de haut niveau âgé de 28 ans publie une série de cinq tweets dans laquelle il s’exprime sur son orientation sexuelle. " Mais pour des raisons très personnelles, j’ai toujours rejeté ce côté de moi. Plus tôt cette année, j’ai finalement compris que je suis bi et pan ( j’essaie toujours de comprendre cet aspect ) ". Il précise également avoir réalisé ne pas être attiré par les hommes cisgenres.

Une orientation qu'il a longtemps rejetée : Bien qu’il ait d’abord pensé à faire son coming out en juin dernier, les actualités liées au mouvement Black Lives Matter ont fait reculer sa décision. Jusqu’à ce dimanche 11 octobre et ce thread sur Twitter. Une quinzaine de jours plus tard, celui qui a participé aux Jeux olympiques de Rio et de Londres, lors desquels il a glané trois médailles ( deux en argent et une en bronze ), s’est confié au site Olympic Channel.

Si Danell évoque les raisons qui l’ont poussé à faire son coming out, il explique aussi pourquoi il l’a fait aussi tard. Son premier obstacle ? Les stéréotypes sur les gymnastes, trop souvent considérés comme homosexuels. " Je ne voulais pas donner aux gens la satisfaction d'avoir raison " explique l'athlète. " Ce ne sont pas des gens qui essaient de nous aider à comprendre notre sexualité, mais des gens qui nous pointent du doigt, et qui ne nous font pas nous sentir bien ".

Originaire de Cardenas, à Cuba, il a longtemps rejeté le fait de ne pas être hétérosexuel, " à cause de la façon dont nous sommes tous élevés. Surtout dans une famille hispanique ".

Un message pour encourager à s'assumer pleinement : Félicité par ses coéquipières de la sélection américaine comme Simone Biles, Aly Raisman et Laurie Hernandez, le champion du monde 2011 de barres parallèles, à Tokyo, s’est également réjoui des réactions que son message avait suscités.

" Je ne pensais pas que ça allait exploser comme ça, a-t-il confié à Olympic Channel. Dans le post, j'ai dit que j'essayais toujours de savoir si j'étais bi ou pan. C'était bien d'avoir des réponses comme : Vous n'avez pas à l'étiqueter. Vous n'êtes pas obligé d'être simplement une chose. C'est une chose fluide, en constante évolution, vous n'avez pas à vous en soucier ".

Avec 230 000 abonnés sur Instagram et plus de 50 000 followers sur Twitter, Danell Leyva espère montrer la voie. " Si j’arrive à aider une personne à être assez courageuse pour s’assumer pleinement, alors j'ai l'impression que mon message a été utile ". Tout en ayant l’espoir de " vivre un jour dans un monde où la sexualité est aussi hors de propos que de savoir si l’on est droitier ou gaucher ".

Quand il montait chez moi, la première fois...

Sweet !

On ne doit pas plus exhiber sa culture que ses biceps...

Irlande du Nord : Egalité totale du mariage pour tous, enfin !

C’est une bonne nouvelle, l’Irlande du Nord a enfin obtenu la pleine et totale égalité du mariage pour tou.te.s après qu’une loi a été modifiée pour permettre la conversion des partenariats civils en mariages. 

C’est une nouvelle victoire pour la communauté LGBT+ de l’Irlande du Nord. La loi à Westminster a été mise à jour le jeudi 22 octobre dernier et permettra désormais aux couples LGBT+ de convertir leurs partenariats civils en mariages. Cette nouvelle loi entrera en vigueur à partir du 7 décembre.

Cette décision vient clore la dernière étape du long cheminement qu’a été d’obtenir l’égalité totale du mariage pour tous dans le pays. 

D’après le média LGBT+ Attitude, la modification de la loi, qui a été introduite par Robin Walker, le ministre de l’Irlande du Nord, fait suite à la légalisation du mariage civil pour tous le 13 janvier 2020 et du mariage religieux pour tous le 1er septembre 2020.

Cette grande décision marque l’achèvement d’une longue campagne et une bataille de plusieurs années menées par des militants LGBT+ pour que le mariage soit complètement autorisé et légal pour tout le monde et dans toutes les régions du territoire.

Convertir le partenariat en mariage : Les couples LGBT+ qui sont actuellement en partenariat civil auront une période maximale de trois ans pour le convertir en mariage. Les frais administratifs seront nuls pour la première année de mise en application de cette nouvelle loi.

Patrick Corrigan, le directeur d’Amnesty International pour l’Irlande du Nord, a déclaré : " C’est une grande journée de fête. Nous nous sommes battus pour changer la loi afin qu’elle chérisse tous les couples et toutes les familles de la même manière et maintenant nous y sommes parvenus, d’abord avec le mariage civil, puis le mariage religieux et enfin, avec la conversion au partenariat civil. Nous tenons à remercier tous nos partisans à Westminster et Stormont, y compris les ministres et les fonctionnaires, qui nous ont aidés à apporter ce changement. Et à tous les couples, à leurs familles, à leurs amis et à l’ensemble de la communauté d’Irlande du Nord qui ont donné un élan imparable à cette campagne. Cette victoire est à vous " ! 

Video : Amir - Ma lumière !

Qu'on soit des monts de Saturne...

Un soir au musée !

C'est pour ça qu'aujourd'hui je suis fatigué, c'est pour ça qu'aujourd'hui je voudrais crier...

jeudi, octobre 29, 2020

LGBT : Le président vénézuélien prêt à ouvrir le mariage à tous les couples après les propos du pape !

Au lendemain des propos tenus par le pape sur l’union civile des couples de même sexe, l'homme fort du Venezuela Nicolas Maduro envisagerait une légalisation du mariage pour tous dans son pays. 

Les propos du pape François, tenus dans un documentaire la semaine dernière sur l’union civile des couples homosexuels ont plus d'impact que prévu. Si certains ont levé les sourcils de surprise et de scepticisme, ce n’est pas le cas de Nicolas Maduro, président controversé du Venezuela. 

" J’ai des amis et des connaissances qui sont très heureux du discours tenu par le pape hier " aurait, selon Reuters, lancé le leader vénézuélien lors d’un évènement tenu aux cotés des cadres du Parti Socialiste, au pouvoir depuis 1999.

Nicolas Maduro aurait comme volonté de faire voter la légalisation du mariage pour tous au Venezuela, en s’appuyant sur les mots du souverain pontife. Pour rappel, le Venezuela est un pays où la religion catholique est majoritaire un peu moins de neuf habitants sur dix pratiquants du rite romain ( affilié au Vatican ) selon le Pew Research Center. Cette demande progressiste de Nicolas Maduro a cependant des desseins politiques puisque les prochaines élections législatives du pays se tiendront le 6 décembre.

Contexte politique tendu : A l’heure actuelle, l’Assemblée du pays est aux mains de l’opposition et celle-ci appelle d’ores et déjà au boycott de la future élection qui redonnerait la majorité au parti de Maduro. Pour rappel, la situation reste tendue au Venezuela depuis la dernière élection présidentielle en 2018. Soutenue par les Etats-Unis, l’opposition a toujours contesté la légitimité du scrutin et la victoire de Maduro, au pouvoir depuis la mort d'Hugo Chavez, en 2013. La crise du coronavirus a permis au chef d'Etat de renforcer sa main mise sur les institutions du pays, et de s'assurer, selon les commentateurs, une victoire aux législatives.

Difficile à croire toutefois que ce chef d'Etat ( qui a poussé des milliers de LGBT+ opposés à son régime à l'exil ) rende légal le mariage pour les couples de même sexe. Si par miracle, il le faisait, le Venezuela serait le neuvième pays à l’autoriser sur le continent américain. Les autres pays étant le Brésil, l’Uruguay, l’Argentine, les Etats-Unis, le Canada, la Colombie, l’Equateur et plus récemment le Costa-Rica.

Video : Ariana Grande - positions !

A vous peut-être, je dirai tout...

Love !

Épuisé par tant d'efforts, tu l'aimes encore...

Cinema : Le garçon qui rêvait de devenir miss !

Avec Miss, Ruben Alves offre une comédie française aussi touchante qu'intelligente. En salle depuis le mercredi 21 octobre au cinéma...

Attendu à l'origine le 4 mars 2020 dernier, Miss a dû subir les conséquences de l'épidémie de coronavirus. Les spectateurs pourront donc découvrir le film de Ruben Alves réunissant la révélation Alexandre Wetter, les comédiens de la série Dix pour Cent, Stéfi Celma et Thibault de Montalembert ainsi que les habituées des comédies, Isabelle Nanty et Pascale Arbillot. Si la drôle et étonnante comédie Forte avec Melha Bedia était finalement sortie sur Amazon Prime, le film Miss a quant à lui choisi d'attendre la réouverture des cinémas. L'occasion pour le public de découvrir une création originale, réinterprétant le sujet ô combien vaste de l'acceptation de soi (et de l'autre).

Ce thème a notamment imprégné certaines comédies ces derniers mois, à commencer par Forte que l'on évoquait plus haut mais aussi l'impeccable Tout Simplement Noir, porté par Jean-Pascal Zadi. A la question de la place des minorités afro-françaises succède ici avec Miss, celle des femmes mais surtout celle des femmes naviguant finalement entre les genres. Au travers du personnage d'Alexandre Wetter (Alex) et de Thibault de Montalembert (Lola), se pose la question de cette minorité, parfois sous représentée à l'écran. Leurs difficultés, leurs émotions et leur tiraillement seront souvent mis en lumière, toutefois pour dévoiler des personnages courageux et inédits.

L'interprétation de ce duo et leur dynamique sont d'ailleurs l'un des points forts du film, Lola servant de confidente à Alex, et poussant cette dernière à concourir aux sélections de Miss France. Leur solidarité dans le long-métrage ( bien qu'elle sera mise à rude épreuve ) contrastera avec l'expérience d'Alex durant les formations, révélant toute la brutalité de ce monde jugé superficiel. Néanmoins, l'intelligence de l'écriture de Ruben Alves réside aussi dans ce détail précis. En prenant pour contexte le célèbre concours de beauté français, le réalisateur parvient tout de même à livrer un film féministe.

A travers ce biais et les coulisses de cette formation, le film aborde les différents visages de la femme. Celle que la société voudrait qu'elle soit à travers la lauréate du concours et ses dauphines, la représentation de la mère, rôle notamment porté par Isabelle Nanty mais aussi une facette moins glamour au travers de la prostitution, des insultes et remarques sexistes subies par Lola ou Alex. Si le personnage de cette dernière sera d'ailleurs le catalyseur de toutes ces oppositions et de ce mélange, Miss signe ici un film paradoxal dans lequel le concours Miss France, perçu désormais comme un carcan sociétal et sexiste est en réalité une manière pour une femme de s'émanciper. Tout en complexité mais non sans humour, le long-métrage de Ruben Alves apparaît donc comme une création intelligente, juste et drôle. Tout en apportant son propre regard sur l'acceptation de l'autre, de soi et de la féminité, le cinéaste signe un film empli d'une grande liberté, qui saura finalement vous faire rire autant que réfléchir !

Video : Miss, la Bande annonce !

Du temps, du temps qu'il te faut...

Pour s'ouvrir les veines, il faut avoir un jacuzzi...

mercredi, octobre 28, 2020

En savoir plus : L’armée allemande reconnaît avoir discriminé les homosexuels pendant des décennies

L'armée allemande reconnaît avoir discriminé les homosexuels entre 1955 et 2000. Une loi doit réhabiliter des militaires rejetés. " Je présente mes excuses aux personnes concernées ", a déclaré la ministre de la Défense. 

Un mea culpa de l'armée extrêmement rare. Annegret Kramp Karrenbauer, la ministre des Armées allemande tient à réparer une faute historique : entre 1955 et 2000, les homosexuels ont été massivement discriminés. Une loi doit être annoncée prochainement pour réhabiliter ces militaires. " Le comportement de l'armée en matière d'homosexualité a été mauvais. Je regrette beaucoup cette pratique et présente mes excuses aux personnes concernées ", déclarait la ministre en septembre. 

Entre 1955 et 1969, l'homosexualité entraînait systématiquement l'expulsion des soldats. Combien ? Aucun chiffre n'a été dévoilé, mais un rapport du lieutenant-colonel Klaus Storkmann rapporte 60 témoignages. Parmi eux, cité par La Croix, celui de Dierk Koch. Aujourd'hui âgé de 77 ans, il s'engage en 1962 alors qu'il n'a que 18 ans.

Du jour au lendemain, sans abri ni moyen financier : Deux ans plus tard, il est convoqué par son supérieur. " Il n’a pas prononcé le mot d’homosexualité mais m’a annoncé que l’armée ne pouvait pas envoyer à travers le monde un soldat impliqué dans une telle chose. Je me suis retrouvé du jour du lendemain sans abri, sans moyen financier et dégradé de la Bundeswehr ", raconte-t-il dans le quotidien catholique.

Ces témoignages de discriminations sont nombreux. Chris raconte à la Deutsche Welle que des examens médicaux forcés étaient couramment pratiqués. Lui a quitté l'armée en 1992 après avoir été " examiné " lorsqu'il a évoqué son homosexualité.

Des discriminations jusqu'en 2000 : En 1970, les discriminations n'étaient plus systématiques mais elles ont duré au moins jusqu'en juillet 2000, date à laquelle la Cour constitutionnelle a rendu une décision qui fait jurisprudence, raconte La Croix. " Les soldats étaient recalés aux examens d'officiers. En gros, vous aviez le droit d'être soldat, mais pas de faire carrière. Cette situation a fait peser une énorme pression sur ces hommes qui ont caché leur homosexualité. Il aura fallu une génération pour arriver à ces changements ", explique Klaus Storkmann.

La loi que la ministre doit annoncer prochainement doit comporter une réhabilitation formelle des soldats qui ont été poursuivis en justice parce qu'homosexuels. Mais aussi une compensation financière à ceux qui ont été licenciés pour cette raison. " Il sera impossible de trouver chaque victime de discrimination à une échelle historique. Nous ne pouvons pas corriger toutes les injustices ", a regretté Annegret Kramp-Karrenbauer.

La crainte reste présente : " Aujourd'hui encore, la Bundeswehr n'est pas exempte de discrimination, nous sommes sur la bonne voie ", a reconnu la ministre. Pour le président de l'association LGBT+ QueerBw, " beaucoup de choses ont changé ", mais " il n'est pas toujours facile de faire remonter les plaintes. La crainte reste présente. Les soldats se demandent encore si leur homosexualité nuira à leur carrière ". D'autant que parmi les 200 généraux de l'armée, aucun n'est ouvertement homosexuel.

Pas d’existence, mais vivre ma transparence...

Oups !

Confidence sur divan, on se psychanalyse...

Video : Tim Dup - Pertusato

Un autre moi, une autre voix sans que l'un chasse l'autre...

What's up !

On peut être au fond du trou, s’il reste de l’amour, on s’en sort toujours...

mardi, octobre 27, 2020

Religion : Il ne faudrait pas que l’union civile se fasse au détriment du mariage, estime l’association David et Jonathan !

Le vice-président de l'association David et Jonathan, Cyrille de Compiègne, réagit à la proposition du pape d'ouvrir une " union civile " pour les couples de même sexe. Il salue " une prise de position forte " mais ne croit pas à une évolution de la doctrine. 

Dans un documentaire, le pape appelle à une " union civile " pour les couples homosexuels. Cette position tranche avec les positions de l'Église catholique qui considère les homos comme " intrinsèquement désordonnés ". C'est la première fois qu'un pape se prononce pour une telle reconnaissance.

Mais le pape reste fermement opposé à l'ouverture du mariage. Dans un livre publié en 2017, il rappelait encore que selon lui " le mariage, c'est un homme et une femme ". Cyrille de Compiègne, vice-président de l'association catholique David et Jonathan salue l'exemple donné par le pape mais ne croit pas à un changement de doctrine. Entretien. 

LEUC : Comment avez-vous reçu ces propos du pape ? 

Cyrille de Compiègne : C'est un bonne nouvelle. Le pape a déjà eu des prises de parole d'ouverture et de bienveillance des personnes LGBT+, mais ici, c'est une prise de position forte. Il ne s'agit pas d'accueillir simplement les personnes, mais les couples homos. François dit qu'en tant que catholique, on peut être en faveur de l'union civile.

Dans des pays, notamment africains, où l'Église soutient des législations qui pénalisent encore l'homosexualité ou qui refusent de protéger les personnes LGBT+, cette phrase du pape est très forte. On dépasse la parole bienveillante d'ouverture, c'est une prise de position.

Mais il y a une réserve forte du contexte. En tant qu'archevêque de Buenos Aires, il était en faveur de l'union civile dans une démarche d'aller contre le mariage qui doit être selon lui réservé aux couples hétérosexuels. Il ne faudrait pas que l'union civile se fasse au détriment de notre revendication du mariage.

Est-ce qu'on doit s'attendre à un changement de doctrine qui, rappelons-le, considère les homosexuels comme " intrinsèquement désordonnés " ?

C'est une prise de position personnelle et non un changement de doctrine officiel. Sur le plan doctrinal, les choses sont très bloquées, c'est un sujet de clivage très fort. François veut montrer l'exemple en prenant une posture bienveillante. Il fait avancer les sujets par le bas plutôt que par la doctrine. 

D'autant qu'il ne décide pas tout seul. La Congrégation pour la doctrine de la foi ne souhaite pas revenir sur l'enseignement. Le catéchisme comporte encore des propos homophobes qui ne correspondent pas à la réalité des personnes LGBT+.

C'est un jeu de rapport de pouvoirs complexes, le pape n'est pas libre de faire ce qu'il veut. Il a une autorité spirituelle forte, mais ses pouvoirs sont limités.

" On nous signale encore des refus de sacrements : de baptêmes ou d'obsèques "...

Vous anticipez un avant et un après cette déclaration ?

On l'espère. Cela donne une légitimité pour faire bouger les choses. On est régulièrement interpellé pour des cas de discrimination dans les paroisses. Cela se traduit par des formes de rejet, quelqu'un qui se sent mal à l'aise parce que le curé est remplacé par quelqu'un de conservateur. Plus rarement mais de façon très grave, on nous signale des refus de sacrements : de baptêmes ou d'obsèques.

Il y a une réalité très diverse au sein de l'Église : Le discours n'est pas tenu de la même manière partout. Certains évêques prônent l'abstinence pour les personnes homosexuelles, et les accusent de vivre dans le péché. À l'inverse, des jésuites proposent un accompagnement de la foi sans se soucier de votre orientation amoureuse. Certains acceptent même que les couples de même sexe participent à des retraites spirituelles. 

Video : Julien Doré - Nous !

Passe moi le ciel...

Oh la la !

Cul sur la selle, pensées au ciel...

Religion : Le pape nomme Olivier de Germay à la tête du diocèse de Lyon, un habitué des déclarations hostiles aux personnes LGBT+ !

Le pape nomme un ultra-conservateur pour remplacer Barbarin, démissionnaire après l'affaire Preynat. A de nombreuses reprises, il a tenu des propos hostiles aux personnes LGBT+. 

Un pas en avant et deux pas en arrière. Après avoir défendu l'idée d'une union civile pour les couples de même sexe, le Pape François nomme un archevêque ultraconservateur pour remplacer Philippe Barbarin. Prônant les " thérapies de conversion ", ce prélat est un habitué des sorties homophobes et transphobes.

Le Vatican a annoncé la nomination d'Olivier de Germay, à la tête du diocèse de Lyon, le plus prestigieux du pays avec Paris. Jusqu'alors, il était en poste à Ajaccio depuis 2012. C'est un officier de carrière, un parachutiste qui remplacera Mgr Barbarin, évincé après ses démêlés judiciaires dans l'affaire Preynat. Les catholiques LGBT+ ont de quoi s'étrangler.

Chacun peut choisir son orientation sexuelle : Bien loin de prôner l'union civile pour les couples homos, Olivier de Germay a battu le pavé avec la Manif pour tous. En 2012, il déclarait : " Le mariage fondé sur l'union d'un homme et d'une femme est une des institutions de base de la société. La famille est la cellule de base, le fondement de notre société. Il est dangereux de toucher à ce socle, sans un véritable débat public ".

À propos de l'identité sexuelle ou de genre, là encore, de Germay aime faire les amalgames douteux : " Chacun peut donc choisir son orientation sexuelle ( hétéro, homo, bi, trans, etc. ) indépendamment de son sexe. Il sera par conséquent interdit ( car considéré comme de l'embrigadement = de donner à un garçon des repères éducatifs masculins et à une petite fille des repères éducatifs féminins. Ce serait aller contre une liberté individuelle toute puissante revendiquant son affranchissement vis-à-vis de la nature... ", écrivait-il en 2013 dans La Croix.

Les homosexuels ? Des tordus : En 2012, il part en vrille lors d'un entretien avec Corse Net Infos " Si vous êtes dans une société où l'homosexualité est banalisée, normalisée, alors il y a une perte totale des repères ", disait-il. À propos de l'idée d'avoir des fidèles homos, il disait : " Bien sûr qu’une personne homosexuelle peut appartenir à notre communauté. On est tous des tordus quelque part. Toutefois l’Eglise lui demandera d’avoir une vie chaste et de suivre un chemin de conversion ".

Le mot conversion n'est évidemment pas utilisé par hasard. Pour rappel, les prétendues " thérapies de conversion " sont en passe d'être interdites en France car " elles prennent une ampleur inquiétante ", selon le rapport de la députée Laurence Vanceneubrock-Mialon. Parmi les victimes interrogées, certaines ont traversé des dépressions, ont fait face à des troubles de la personnalité voire des idées suicidaires.

Homosexualité et pédophilie : Toujours dans Corse Info Net, il associe homosexualité et pédophilie. " L’Église nous invite à demander aux jeunes homosexuels au séminaire de ne pas poursuivre. (...) Les récentes affaires douloureuses de pédophilie ont causé énormément d’émois et de tort et l’Eglise souhaite éviter autant que faire se peut les dérives en son sein ".

À Libération, une source de l'archevêché de Lyon fait cette confidence : " Olivier de Germay a beaucoup changé. Il ne ferait plus ce genre de déclarations ". Mais le mal est fait. Et les excuses se font toujours attendre.

Pourtant, sous la tutelle invisible d’un dieu, le héros déshérité s’enivre de soleil...

Hot !

On rêve trop souvent les yeux fermés, il faut plutôt rêver les yeux ouverts...

lundi, octobre 26, 2020

Santé : Les délivrances de PrEP en chute libre depuis le début de l’épidémie de Covid-19 !

La PrEP pâtit de l'épidémie de coronavirus. La délivrance du traitement préventif contre le VIH est en diminution de 36% par rapport aux attentes. Le secteur associatif peine à mobiliser. 

Les répercussions de la crise sanitaire sont innombrables. Depuis le début de l'épidémie de Covid-19, on constate une forte baisse de délivrances de PrEP : elles sont en baisse de 36% par rapport aux projections fixées selon un communiqué de l'APM. Et la lutte contre le VIH peine à sortir du confinement... La situation n'est pas encore alarmante, mais elle pourrait rapidement le devenir.

Fin mars, 3.000 traitements étaient prescrits contre 5.500 avant le confinement. Après le confinement, soit entre le 11 mai et le 13 septembre, on constate une baisse de 19% des délivrances de PrEP par rapport à ce qui était attendu.

Cela représente un déficit de 27 435 délivrances de PrEP par rapport à ce qui était escompté. Du temps perdu dans la lutte contre le VIH. Car les nouveaux PrePeurs étaient, avant le confinement, en hausse de 32% par rapport aux chiffres observés en 2019. Mais une chute de 47% par rapport à 2019 a été constatée pendant le confinement.

Baisse de l'activité des CeGIDD : Une partie de cette diminution s'explique par la reconduction automatique des ordonnances pendant le confinement. Mais on remarque également une forte baisse des demandes de prescriptions. Plusieurs raisons expliquent ces chiffres. Selon les assos, de nombreuses personnes ont repoussé leur passage à l'hôpital de peur d'être contaminées par le virus. D'autant que les prises de rendez-vous n'étaient pas considérées comme prioritaires. " Les infectiologues ont été particulièrement mobilisés sur le Covid-19. En parallèle, on a pu voir une baisse importante de l'activité des CeGIDD ( les centres d'information, de diagnostic et de dépistages gratuits, ndlr ) ", indique Aurélien Beaucamp, président de Aides.

Le plus souvent, c'est lors de ces dépistages que les médecins peuvent informer sur la PrEP. Certes, depuis le déconfinement, l'activité a repris, mais les horaires d'ouverture restent bien souvent restreints. " C'est compliqué d'aller se faire dépister après le travail. Or, tester le plus grand nombre, ça fonctionne pour faire baisser les nouvelles contaminations ", insiste le président de l'association.

Une campagne de sensibilisation nécessaire : Actuellement, une expérimentation est en cours pour pouvoir se faire dépister gratuitement et sans ordonnance dans les laboratoires d'analyse. Mais une fois encore " les laboratoires sont entièrement mobilisés sur le coronavirus. C'est impensable de leur demander de tester à échelle massive pour le VIH ".

Un décret se fait également toujours attendre pour que les médecins de ville puissent prescrire la PrEP en première intention ( aujourd'hui, ils ne peuvent que renouveler une ordonnance ). Ce décret, actuellement examiné par le Conseil d'État, devrait être publié d'ici la fin de l'année, " sous réserve d’aléas dûs à la crise Covid ", souligne une source ministérielle.

Alors, pendant le confinement, Aides a multiplié les autotest envoyés par courrier. Une solution qui ne permet malheureusement pas de toucher un public éloigné de la sensibilisation au VIH. Aides souhaite que le gouvernement mette en place une campagne grand public de sensibilisation. " Il ne faudrait pas qu'une épidémie en cache une autre. C'est aujourd'hui très compliqué de mobiliser sur un autre thème que le Covid. La santé publique ne peut pas reposer uniquement sur les associations. Il faut sensibiliser car on est bien en deçà de l'objectif de 40.000 personnes qui prennent la PrEP ", insiste-t-il. 

Video : Mylène Farmer - Le Tour 96 c'était ça !

Je lui demande si l'amour est tendre...

Oh la la !

Gracieux et callipyge, de tous les culs, le tien leur fait vraiment la pige...

UK : Londres va recenser sa population LGBT !

Pour la première fois, le recensement officiel de 2021-2022 au Royaume-Uni intégrera l’orientation sexuelle et l’identité de genre. 

" Quelle est votre orientation sexuelle et votre identité de genre ? " L’Office national des statistiques britannique, l’ONS, s’apprête à poser, pour la première fois, ces questions lors du recensement en Angleterre et au Pays de Galles l’an prochain, ainsi qu’en Écosse l’année suivante. Elles seront adressées aux personnes de plus de 16 ans et facultatives. 

L’objectif, pour les autorités, est de disposer, au niveau des territoires, d’une photographie précise de la population LGBT. " Sans données robustes sur sa taille aux niveau national et local, les décideurs opèrent dans le vide, sans connaître l’ampleur et la nature des désavantages que les personnes subissent en terme de santé, d’éducation, d'emploi et de logement ", explique Iain Bell, de l’ONS, à The Observer. 

Obligatoire, le recensement britannique est effectué tous les dix ans. Il recoupe des données socio-économiques comme le revenu, le logement, l’emploi, mais aussi l’identité ethnique des résidents. Quant à l’orientation sexuelle, elle fait l’objet d’enquêtes de l’ONS depuis plusieurs années. Sur la base d’un échantillon large de plusieurs centaines de milliers de ménages, la population gay, lesbienne ou bisexuelle du pays a ainsi été estimée en 2018 à un peu plus de 2% – un pourcentage inférieur à celui produit par des instituts de sondages comme YouGov (environ 7%). 

Combler le " manque de visibilité " : Loin de susciter des craintes sur la protection de la vie privée, l’intégration de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre dans le recensement officiel est bien accueillie par l’ONG Stonewall. Pour cette organisation de défense des droits LGBTQ+, elle permettra de combler le " manque de visibilité de cette population ". Recueillir des données sur les communautés LGBT au Royaume-Uni est une étape vitale vers la construction d’une société où ces personnes sont vraiment acceptées, partout et par tout le monde, estime Nancy Kelley, directrice exécutive. 

Video : Mylène Farmer - Timeless 2013, c'était ça !

Par un plafond d'albâtre et des lampes d'argent tombe une lumière mate, que tout absorbe, sauf les doigts et le sein de nacre de cet éphèbe...

Sweet !

Noyer son chagrin dans le grain de sa chair, voilà ce qu'il attend...

dimanche, octobre 25, 2020

Politique : La Nouvelle-Zélande a élu le Parlement le plus gay du monde !

Le nouveau Parlement néo-zélandais comporte 11 députés ouvertement homosexuels sur 120. Le parti travailliste exulte après avoir remporté une large majorité progressiste. 

C'est un triomphe électoral pour Jacinda Ardern. Une vague arc-en-ciel historique au Parlement. La Première ministre de la Nouvelle-Zélande a obtenu une majorité confortable de 64 sièges sur 120 au Parlement. Avec quatre homosexuels supplémentaires, le pays compte désormais 11 parlementaires ouvertement gays. 

9% des députés néo-zélandais sont donc ouvertement homos, ce qui en fait l'assemblée la plus gay au monde. Elle détrône le Royaume-Uni qui compte 7% de parlementaires homosexuels ( 45 sur 650 députés ), note Advocate. Parmi les 11 députés LGBT+, Grant Robertson est également ministre des Finances.

" Les chiffres comptent. On a besoin de visibilité et d'être perçus comme efficaces. Et si on devient le parlement le plus gay au monde, c'est super ", s'enthousiasme Louisa Wall, une députée travailliste à The Australian.

" Un grand nombre d'habitués du Parlement ( âgés, blanc, mâles ) sont partis mais ils ont surtout été remplacés par des candidats beaucoup plus divers : des Maoris, des Polynésiens et issus d'autres ethnies. La moitié des candidats travaillistes étaient des femmes. Le parti travailliste et les Verts représentent le nouveau visage de la Nouvelle-Zélande au Parlement ", analyse Paul Spoonley, professeur à l'Université de Massey à The Independant.

Une majorité pour des réformes : D'autant que la majorité compte plancher sur l'avancée des droits des personnes LGBT+. En 2017, Jacinda Ardern ( Parti Travailliste ) avait promis le " changement " après neuf années de pouvoir conservateur. Mais elle a été entravée par une alliance qu'elle a dû former avec le Parti Populiste de droite pour obtenir la majorité. Dimanche dernier, son parti a triomphé avec 49,1% des voix. Le Parti National a lui obtenu 26,8% des suffrages.

Pendant la campagne, Jacinda Ardern a promis de mettre un terme aux prétendues thérapies de conversion. " Je m'engage à interdire les thérapies de conversion en Nouvelle-Zélande. Cela ne devrait pas être possible dans une Nouvelle-Zélande moderne ", annonçait-elle à Gay Express. Elle s'est aussi engagée à faire passer une loi pour faciliter le changement d'état civil des personnes trans.

Première PM à défiler lors d'une Pride : Dans le monde entier, cette ancienne policière estampillée de centre-gauche, renforce sa stature d'icône progressiste. En 2018, elle est devenue la première cheffe de gouvernement en Nouvelle-Zélande à marcher lors de la Pride de Auckland. " Cela envoie un message clair que la Nouvelle-Zélande est proactive dans la lutte pour le respect des droits de la communauté LGBT+ et que c'est le moment pour que d'autres pays embrayent le pas ", expliquait alors au Guardian, Shaughan Woodcock, organisateur de la Marche.

Fixement, le ciel se tord...

Love !