vendredi, février 04, 2011
En savoir plus : Les hommes doivent-ils uriner assis ?
Bon nombre de femmes demandent à leur conjoint d'uriner assis. La pratique est plus courante qu'il n'y paraît, mais les arguments utilisés ne sont pas forcément fiables. Les hommes doivent-ils uriner assis pour préserver le calme dans leur foyer ? Les hommes doivent-ils faire pipi debout ou assis ? La question mérite d'être posée, puisqu'il s'agit d'une pratique répandue en Suisse alémanique. De l'autre côté de la Sarine, les femmes demandent à leur conjoint, plus souvent qu'on ne le croit, d'uriner assis pour une question de respect. Le nettoyage de la cuvette des toilettes restant encore trop souvent l'apanage de la gent féminine, " certaines filles exigent cela de leur compagnon ", explique Dominique Grisard, historienne spécialisée dans les genres.
La rumeur voudrait que le fait d'uriner assis aiderait à se prémunir du cancer de la prostate. Mais un médecin du CHUV rejette cette théorie fumeuse. " C’est du terrorisme anti-mâle d’exiger cela de son conjoint ( ... ) Les hommes ne doivent pas uriner assis. Ils sont faits pour faire pipi debout ", raconte-t-il à " L'Hebdo ". Techniquement, lorsqu'un homme urine assis, son urètre retient les gouttes de pipi qui stagnent dans le bulbe.
Historiquement et dans le monde entier : Plusieurs historiens en conviennent, dans toutes les cultures le rituel est immuable : les hommes ont de tout temps et en toutes conditions toujours uriné debout. Les hommes se mettant en position assise sont donc " dévirilisés " aux dires du journaliste Martin Monestier, auteur d'un livre sur les excréments. Dans " L'Hebdo " il assure même " qu'on peut s'asseoir dans un seul cas : lorsque l'on est unijambiste ". Le seul avantage d'une telle position serait de dissimuler le bruit du jet par pudeur...
jeudi, février 03, 2011
France : La presse gay et lesbienne est-elle en sursis ?

C'est une information qui est parue ce matin dans la lettre de l'Expansion, reprise par 20 Minutes ( version papier ) et d'autres sites comme Ozap par exemple. Têtu, magazine gay et lesbien pourrait bien se retrouver sans financements d'ici peu. Le magazine serait en effet sur le point d'être lâché par son principal investisseur, Pierre Bergé. Le magazine serait déficitaire depuis sa création et depuis 2010 près de 2 millions d'Euros auraient été perdus nous rapporte Ozap et les pertes continueraient de manière soutenue. Un véritable gouffre financier donc. Pierre Bergé a donc décidé de recapitaliser le magazine avant de le mettre en vente pour le rendre potentiellement viable...
Mais le magazine Têtu, principal magazine connu et reconnu gay et lesbien ( Préférence étant le second ) n'est pas le seul dans la tourmente. En effet, un autre site d'informations en ligne cette fois-ci Yagg ne serait pas en meilleure forme.
Ce dernier avait appelé ses lecteurs à soutenir le site et à faire des dons pour sauver Yagg. Ce qui a marché pour 2010 puisque le site n'a pas fermé. Mais ce dernier a relancé son appel pour 2011 en expliquant que le site n'était pas en très grande forme... La situation est donc toujours aussi préoccupante.
La presse dans son ensemble est touchée par la crise. La presse gay déjà marginale risque elle bien d'y rester si elle ne reçoit pas de soutiens ( surtout financiers ). Vers la mort de la presse gay donc ?
Pierre Berger souhaite donc condamner Têtu au final en coupant le magazine de fonds. Souhaitant se concentrer sur son nouvel investissement sûrement plus rentable lui, le journal Le Monde... Du côté de la rédaction de Têtu on ne souhaite pas commenter pour le moment ...
Que va t'il rester sur la toile... Les blogs gays ?
Source
En savoir plus : Petit guide touristique du mariage gay !

Pour le mariage homosexuel, la France a dit non. Mais d'autres ont quand même très envie de se dire oui : voici ma sélection des meilleures destinations pour se marier entre gay... Parce que la St Valentin n'est plus très loin. Le mariage homo, anticonstitutionnellement ! Les vieux Sages du Conseil Constitutionnel n'ont pas changé l'histoire le 28 janvier dernier, sur la question de l'établissement du mariage homosexuel. Bien au contraire, ils ont passé le débat comme une patate chaude et n'ont pas tranché sur le principe d'égalité devant la loi, remettant cette question aux politiques. Le débat est donc relancé, inlassablement.
Alors que la majorité des Français est favorable à 58% au mariage homosexuel, on ne peut toujours pas se marier en France quand on a le même sexe. Ainsi, en attendant que ce sujet torride reprenne de plus belle en période de préparation des élections présidentielles de 2012, ( on verra alors clairement quels candidats font les yeux doux à l'électorat très conservateur et d'extrême droite ) une question se pose : où se marier, quand on est gay ? Parce que si c'est comme le droit de vote à 18 ans, ou le vote des femmes, en matière de grands pas, depuis quelques décennies la France est gravement retardée. Et l'amour, parfois, ça n'attend pas.
Le mariage fun à l'espagnole : Depuis le 3 juillet 2005, après signature de la loi par le roi Juan Carlos le 2, le mariage entre toreros ou entre donas est permis. Devenu ainsi le 3ème pays d'Europe (après les Pays-Bas et la Belgique) à approuver le mariage gay, c'est une des destinations favorites pour se passer la bague au doigt en toute liberté : fiesta internationale à Barcelone, romantique cosy en Andalousie ou chic et cosmopolite à Madrid, l'ambiance promet d'être détendue et chaude.
Les + : C'est à deux heures de Paris, et y'a des low cost. Enfin, l'Espagne étant le premier pays à accepter l’adoption sans restriction, on peut repartir avec un enfant. Très sympa.
Les - : Le mariage ne sera pas valide en France. C'est vraiment que pour le symbole.
Le mariage sobre à la belge : En Belgique, le mariage entre homosexuels est autorisé depuis le 30 janvier 2003. Tout comme en Espagne, on peut aussi adopter légalement. Le plat pays est idéal pour un mariage express sobre, plurilingue et sans chichi : on mange des frites, boit des bières, et on remplace les dragées par le chocolat, discrètement et en toute élégance.
Les + : C'est à une heure de Paris, et on y parle le français : pratique.
Les - : Le mariage ne sera pas reconnu en France. Pas encore... Mais en attendant, comme Bruxelles est une ville européenne à seulement une heure de Paris, on peut donc s'y exiler pour y filer le parfait ménage. Vivre à Bruxelles ? Un vrai moins, du coup.
Le mariage " back to the roots " à Amsterdam : Bien sûr, y'a pas que l'herbe en Hollande, y'a aussi les tulipes, les harengs, et le progrès, puisque les Pays-Bas ont été le premier pays, en 2000, à autoriser le mariage gay et lesbien. Une nouvelle qui fait plaisir, si l'herbe n'a pas suffi.
Les + : Faites pas comme si vous saviez pas. On peut se marier entre homos et fumer : quand le jour du mariage devient un peu comme le jour de Noël.
Les - : Déjà, c'est incompréhensible le néerlandais. En plus, la filiation pour les enfants n'est pas automatique dans le mariage homosexuel, ce qui complique les choses. Enfin, pour ceux incapables de quitter définitivement leur douce France, non seulement le mariage ne sera pas légal en France, mais les cigarettes vertes franchement roulées non plus... Le retour d'Amsterdam nous brise ainsi doublement le cœur.
Le mariage décalé à Boston : Les Etats-Unis sont toujours aussi hétérogènes sur la question du mariage homosexuel : si en Californie, le loi peine encore à passer, dans le Massachusetts c'est tranquille en revanche. Se marier à Boston, ça fait très mariage " pro " genre Ally McBeal... On peut se marier après le boulot et filer pour l'happy-hour cocktails dans des bars d'hôtels. En même temps, malgré l'ambiance cravate, c'est décalé parce que... Quelle idée d'aller se marier à Boston, non ? Si vraiment les Etats-Unis vous charment, faites une croix sur Las Vegas, où ce n'est pas autorisé, et filez dire " oui " dans le Connecticut, le Vermont, l'Iowa ou encore accomplissez votre vieux fantasme : une photo de mariage d'amour devant la Maison-Blanche, dans la capitale fédérale à Washington.
Les + : Un mariage à l'américaine, c'est trop stylé, n'empêche.
Les - : c'est loin, ça coûte cher, c'est inn mais limite... Surtout que ça vaut rien en France. Au point où on en est, on peut aussi filer au Canada, où c'est légal depuis 2005.
Le mariage absurde à Mexico City : Vous ne pouvez pas vous marier au Mexique, mais dans la capitale apparemment, tout est possible, puisque depuis 2009 c'est autorisé. On se marie à Mexico City et on file le fêter ailleurs, mais en profil bas : pas question de faire les malins à Tijuana.
Les + : Mexico, c'est exotique quand même.
Les - : La capitale du Mexique, ce n'est pas le meilleur du pays. Quitte à faire un mariage exotique, autant aller à Buenos Aires pour un mariage glamour... Car en Argentine, non seulement c'est autorisé depuis juillet 2010, accordant les exacts mêmes droits, mais en plus, c'est pas seulement autorisé intra muros... On peut donc aller fièrement fêter son union de la Terre de Feu à Iguaçu sans complexe.
Le mariage africain : Gros scoop : depuis 2006, on peut se marier entre homos en Afrique du Sud. Premier pays d'Afrique et cinquième dans le classement mondial, il semblerait qu'après l'histoire houleuse de l'apartheid, pas question pour eux de paraître intolérants... Le pays se lâche, c'est bon ça.
Les + : Il fait chaud !
Les - : Ca fait un peu provo, d'aller en Afrique du Sud rien que pour se marier... Qui nous suivra ? Même pas la France, au final.
Le mariage du grand Nord : La Norvège ( en 2008 ), la Suède ( en 2009 ) et l'Islande ( en 2010, où la loi est entrée en vigueur un 27 juin, et le même jour la Première ministre du pays en a profité pour épouser sa compagne ) ont fait le grand saut. L'occasion pour ceux qui le désirent de s'offrir un mariage polaire, de porter une jolie fourrure, des imprimés mignons à la Ikéa et de manger des poissons frais, puis des patates.
Les + : Se marier en Europe du Nord, c'est ultra-esthétique. Et pas loin de chez nous.
Les - : On ne comprendra rien lors de la cérémonie, on aura froid, et on est mal si on n'aime pas le poisson. Puis arrivés en France, même combat : on a l'air d'un esquimau bizarre, et on n'est toujours pas légalement marié...
Les options de dernière minute: depuis l'année dernière, deux pays encore ont bravé notre grand interdit : la Slovaquie et le Portugal. Dans les deux cas, ce sont des pays idéaux pour se marier, ils sont plutôt bons marchés, hors des circuits touristiques classiques, et particulièrement folkloriques. On peut chialer sur du Fado, ou boire de la bière Pilsner au retour en France, quand on doit se rabattre misérablement sur un PACS même pas recensé. Enfin mention spécialement insolite pour Israël, où depuis le 21 novembre 2006, la Cour suprême d’Israël a ordonné au gouvernement de reconnaître des mariages de couples de même sexe célébrés au Canada... Allez comprendre : ça en fait des voyages, pour un mariage.
mercredi, février 02, 2011
Sexe : Un oeuf qui va vous faire fondre de plaisir !

Ben mon cochon... on pensait en avoir vu déjà beaucoup en matière de sex-toy mais celui-ci dépasse notre imagination, somme toute naïve : un oeuf immitant la moiteur du coït. Oui, une sorte de vagin portable ! Ces oeufs sont vendus par lot de six, comme dans les supermarchés. Quand monsieur a une petite envie, il fait comme avec les Kinder-surprise : il enlève l'emballage et il ouvre l'oeuf ( qui n'est pas en chocolat, on est d'accord ). A l'intérieur, on trouve un oeuf en silicone avec un petit trou.
Les parois internes de l'oeuf comporte des aspérités aux formes variées pour offrir de nombreuses sensations à l'utilisateur. L'un est décoré de petits cercles ( clicker ), l'autre de vague ( wavy ) et le dernier de mailles en forme de toile d'araignée ( spider ).
Il ne vous reste plus qu'à remplir votre oeuf de lubrifiant ( fourni avec l'oeuf surprise ) et d'enfiler le tout (à vous ensuite de faire le reste du boulot...). Ces oeufs Tenga sont en vente pour environ 30 euros le paquet de six.
Société : Plus sexy un verre d'alcool à la main ?

Les gens timides, on en trouve à tous les coins de rue, peu de gens se sentent directement à l'aise en société, rien de grave à cela. Hélas face aux visages inconnus, nombreux sont celles et ceux qui optent pour l'alcool pour se dérider. Un petit verre pour se relaxer, un autre pour se sentir à l'aise et encore quelques autres pour se débarrasser de toutes nos chaînes qui nous emprisonnent. Du coup, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, on se sent plus à l'aise, plus séduisant aussi...
Une étude australienne montre qu'un tiers des buveurs se sent mieux après quelques verres. 25% pensent que les autres les trouvent également plus attirants avec cette confiance en eux retrouvée.
Pourtant, la réalité risque d'en décevoir plus d'un: seuls 3% des femmes et 10% des hommes trouvent une personne ivre attirante. Il est clair que si vous avez l'haleine fétide, que vous avez du mal à articuler trois mots et que votre discours est incompréhensible, vous ne risquez pas de faire craquer grand monde.
Dans l'environnement professionnel, l'alcool semble aussi être une excellente façon d'éliminer les obstacles: 43% croient que l'alcool est nécessaire pour s'amuser entre collègues et pour se sentir appartenir au groupe. A nouveau, c'est la confiance en soi qui est pointée du doigt.
" Boire est un acte social ", explique le professeur australien Teeson. " L'alcool est vu comme une solution facile pour entamer la conversation, mais au final le résultat est inversé: avec la gueule de bois du lendemain, on culpabilise et on se dit qu'on est passé pour un idiot. Trop de gens se retrouvent coincés dans ce cercle vicieux : ils ont besoin d'alcool pour avoir du plaisir ".
Coup de gueule : Mettons un terme à l'homophobie d'Etat !

Par un hasard du calendrier judiciaire, deux décisions importantes concernant la manière dont notre société traite les lesbiennes et les gays ont été rendues le 28 janvier. D'une part, la cour d'assises de Créteil ( Val-de-Marne ) a condamné les quatre agresseurs de Bruno Wiel pour tentative d'homicide volontaire, actes de torture et de barbarie ( notamment le viol avec un bâton et les brûlures de cigarette ) avec la circonstance aggravante que les faits ont été commis en raison de l'homosexualité.
Les peines prononcées vont de seize à vingt ans de réclusion. Le procès a été remarquable, par la qualité du travail des policiers, du juge d'instruction et de l'audience devant la cour d'assises, où chacun a pu s'exprimer. Il est avéré que Bruno Wiel a été choisi parce que, au départ comme dans tous les crimes crapuleux, les auteurs s'en prennent à des victimes faibles ou supposées faibles : les femmes, les vieux et... les homosexuels, qui sont perçus, aux travers des poncifs habituels comme efféminés. Un gay, ce n'est pas un homme, c'est une femmelette, une tapette, il n'est pas rangé dans la catégorie homme mais assimilé à une femme, donc il est supposé faible. Une victime choisie donc en raison de cette supposée faiblesse, choisie parce que homosexuelle, choisie pour ce qu'elle est.
L'arrêt rendu par la cour d'assises marque un tournant dans la nécessaire répression des actes homophobes, mais il n'est toutefois pas suffisant pour stopper l'homophobie, car il n'arrête que les agresseurs de Bruno Wiel. Or il y a 3 millions d'homosexuel ( le ) s en France, qui sont, à tout moment, susceptibles d'être victimes de tels actes, car ils sont toujours, en 2011, considérés comme des " sous-citoyens ".
Cette situation perdurera tant qu'existera cette homophobie d'Etat, qui ne dit pas son nom : celle qui laisse perdurer les inégalités résultant de la loi, notamment en matière de mariage. C'est le sens de la décision QPC ( question prioritaire de constitutionnalité) rendue le même jour par le Conseil constitutionnel. En refusant aux homosexuel ( le ) s qui le désirent l'accès au mariage, l'Etat et ses institutions accréditent dans l'imaginaire collectif que les lesbiennes et les gays sont des citoyens de seconde zone : ils n'ont pas accès aux mêmes droits et aux mêmes devoirs, c'est donc qu'ils valent moins que les hétérosexuels, qu'ils sont inférieurs.
Le Conseil constitutionnel, qui était saisi de cette question dans le cadre de la nouvelle procédure de QPC, qui permet à tout citoyen, dans le cadre d'un procès, de demander à ce que la conformité d'une loi à la Constitution soit vérifiée, a raté une occasion historique d'entrer dans l'Histoire en mettant fin à cette inégalité. Plaidant devant lui, je lui ai demandé de mettre fin à la discrimination, qui résulte de la loi, et de dire et juger que cette loi ( deux articles du code civil ) était contraire à l'article 1er de la Déclaration des droits de l'homme, qui déclare que " tous les hommes naissent et demeurent égaux en droit ".
Je l'ai aussi invité à suivre l'exemple de la Cour suprême du Canada, qui en 2004 a jugé non conforme au principe d'égalité constitutionnel la loi canadienne définissant le mariage comme étant uniquement l'union d'une femme et d'un homme.
Le Conseil constitutionnel a rejeté la QPC. Il a botté en touche et renvoyé au législateur. Ce faisant, il prit une décision, qui n'est pas juridique, mais politique. Il a choisi de vider de sa substance la procédure de QPC, qui a toujours pour objet de vérifier la constitutionnalité d'une loi et dès lors ne peut concerner que le champ du législateur. S'il avait rendu une décision juridique, fondée sur la nouvelle procédure de QPC ( en constatant très simplement que l'article 1er de la Déclaration de 1789 était violé, les couples homo et hétéro sont dans une situation de fait similaire, ils doivent recevoir un traitement juridique similaire, à l'instar de ce qui existe dans neuf pays européens, qui ont ouvert le mariage ), alors il aurait fait reculer l'homophobie d'Etat et il aurait envoyé à la société française tout entière un symbole d'une force incroyable : tous les hommes sont égaux en droit, y compris s'ils sont homosexuels. Il est clair que désormais, selon le domaine de la QPC, le Conseil constitutionnel s'arrogera le droit de recevoir ou de rejeter la QPC en fonction de critères bien peu juridiques : il a encore du chemin à faire pour devenir une cour véritable Cour suprême.
Quoi qu'il en soit, il appartient désormais au législateur, c'est-à-dire aux femmes et aux hommes politiques, de changer la loi. Il est peu vraisemblable qu'une telle initiative puisse venir de l'UMP, majoritaire à l'Assemblée et au Sénat ( même si ce dernier peut basculer à gauche en septembre, encore qu'il faille pour cela choisir les bons candidats ). Il faudra donc attendre vraisemblablement l'échéance politique de 2012, car, si la gauche gagne la présidentielle, il sera mis fin à cette inégalité de droit, qui participe de l'homophobie.
En attendant cet hypothétique avènement, la Fondation Copernic a recueilli l'engagement de tous les partis de gauche d'ouvrir le mariage et l'adoption aux lesbiennes et aux gays ; elle entend désormais sans plus attendre lancer une grande campagne de mobilisation "Homos, hétéros, mêmes droits même loi", afin de mettre un terme à l'homophobie d'Etat.
Sport : Après des années de tourments, un cycliste écossais fait son coming out !

Le cycliste Graeme Obree a décidé de révéler son homosexualité lundi dans la presse. A 45 ans, il met ainsi fin à une longue et douloureuse bataille contre lui-même. " J'ai grandi dans l'idée qu'il valait mieux être mort que gay " confie-t-il. Surnommé l'Ecossais volant, Graeme Obree ( ci-contre ) vient de révéler son homosexualité hier dans les colonnes du Scottish Sun. Une première dans l'histoire du cyclisme masculin, qui ne s'est pas faite sans tourment si l'on en croit le témoignage douloureux de celui qui fut deux fois recordman le l'heure en 1993 et 1994, et deux fois champion du monde de poursuite en 1993 et 1995.
" Mieux vaut être mort que gay " : " J'ai été élevé par la génération de la guerre, ils ont grandi lorsqu'on mettait les gays en prison. Etre homosexuel était si impensable, que vous ne pouviez tout simplement pas être gay. Je n'avais aucune idée de cela, je me suis refermé sur moi " explique le sportif âgé désormais de 45 ans.
Marié, investi dans le sport, Graeme Obree refuse de regarder la réalité en face: " J'ai grandi avec l'idée qu'il valait mieux être mort que gay. Je dois avoir su que j'étais gay, mais c'était tellement inacceptable " confie-t-il. Mais ce refoulement est mortifère : Obree révèle qu'il a tenté deux fois de se suicider, en 1998 et en 2001. Cette même année, on lui diagnostique des troubles bipolaires. Il s'enfonce.
Un choc pour ses parents : Ce n'est que quelques années plus tard que le sportif parviendra à évoquer sa sexualité avec une psychologue. " Elle m'a expliqué que j'avais à peu près 13 ans d'âge émotionnel, tellement je m'étais emmuré ". En 2005, il se décide à faire son coming out auprès de sa famille. Un vrai choc pour ses parents : " cela a été difficile et il y a eu beaucoup de larmes. Ça n'a pas été évident. Mais la relation avec mes parents s'en est trouvée améliorée depuis ".
Il faudra encore cinq ans pour que Graem Obree, désormais divorcé, ne se décide a révélé publiquement son homosexualité, et rejoigne ainsi le club très fermé des athlètes qui ont osé faire leur coming out.
mardi, février 01, 2011
Sport : Amodio-Joubert, les deux font la paire !

Amodio-Joubert, les deux font la paire : Le Français Florent Amodio est devenu à 20 ans champion d'Europe, samedi à Berne. Son compatriote Brian Joubert, 7e après le programme court, est remonté à la 2e place à l'issue du programme libre. Deux médailles légèrement éclipsées par la victoire des " experts " en hand-ball ce dimanche. Le Tchèque Tomas Verner complète le podium. La France n'est pas près d'oublier la ville de Berne. Vendredi, les danseurs Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat montraient la voie en décrochant l'or dans l'épreuve de danse. Samedi, Florent Amodio leur a emboité le pas en devenant champion d'Europe pour sa première participation. A l'annonce des résultats, le jeune homme de 20 ans sautait dans les bras de son compatriote Brian Joubert, ( trop mignons, ndlr ) revenu de la 7e à la 2e place à l'issue du programme libre.
" C'était magique, a lâché Amodio, aux anges. C'était quelque chose de spécial pour moi de concourir pour une médaille. C'était très dur de patiner ce soir. J'ai fait deux, trois petites erreurs mais je suis dans l'ensemble vraiment heureux avec ce programme ( libre ). Le public a été grandiose, je n'arrivais même plus à entendre ma musique parfois ".
Véritable show-man, Amodio a réalisé un passage remarqué élaboré sur des musiques de Michael Jackson. N'hésitant pas à solliciter le public, il a pleinement mis à profit ses qualités de danseur-né qu'il puise dans ses origines brésiliennes. Né à Sebral, il a été adopté par des Français alors qu'il n'avait qu'un mois. Il a franchi un cap cette saison en choisissant de quitter son entraîneur de toujours, Bernard Glesser, qu'il l'a découvert à 4 ans, pour s'entraîner avec le Russe Nikolai Morozov. Un choix qu'il n'est pas près de regretter.
Joubert : "Je suis fier" ! Amodio, premier à l'issue du programme court, a terminé troisième du programme libre, qu'il a patiné avec la pression du favori, pour totaliser 226,86 points devant Joubert, premier du libre pour un total de 223,01 points. Le Tchèque Tomas Verner a pris la 3e place ( 222,60 ). " Je suis entré sans me poser de questions, a indiqué Joubert de son côté. Le plaisir est venu au fur et à mesure quand les éléments les plus difficiles étaient passés. Je suis vraiment content ".
Joubert a choisi cette saison de retourner avec l'entraîneur qui l'a formé dès l'âge de 5 ans, Véronique Guyon. Un retour aux sources bénéfique pour le N.1 Français, qui avait déjà décroché en Suisse la première médaille de sa carrière ( 2002 ) et qui a obtenu samedi sa 16e médaille internationale ( 6 mondiales, 10 européennes ). Mais l'argent helvète a sans doute la plus belle des saveurs pour Joubert, que nombre d'observateurs croyaient fini depuis sa débâcle aux JO 2010. " Je suis fier de ce que j'ai fait ce soir. Je sais que je suis dans le creux de la vague, pas au top de ma forme mais ça fait partie de la vie d'un sportif. Il faut s'en sortir et rebondir ", a poursuivi Joubert avant de conclure : " J'ai qu'une envie : revenir sur piste ! ".
Sexe : L’infidélité avec une personne de même sexe, plus facile à digérer pour les hommes que pour les femmes ?

La moitié des hommes pardonneraient à leur petites amies leur infidélité à condition que ce soit… avec une autre femme. A l’inverse, seule une femme sur cinq accepterait une liaison homosexuelle de la part de son petit copain. C’est ce que révèle une enquête menée à l’Université d’Austin aux Etats-Unis. Les hommes seraient deux fois plus susceptibles de continuer à sortir avec une fille qui les aurait trompé au cours d'une liaison homosexuelle que lors d'une liaison hétéro.
700 Étudiants interrogés : De jeunes chercheurs du département de psychologie de l’université d’Austin au Texas se sont intéressés aux nouvelles règles d’infidélité entre hommes et femmes. Pour ce faire, ils ont demandé à 700 étudiants d’imaginer qu’ils étaient engagés dans une relation amoureuse et sexuelle avec quelqu’un depuis trois mois. Ils leur ont ensuite demandé comment ils réagiraient à l’infidélité commise par ce partenaire imaginaire. Pour affiner les résultats, différents scénarios ont été imposés aux sondés: leur partenaire fictif pouvait les tromper avec une femme ou un homme, à deux ou en groupe, une fois ou à plusieurs reprises.
Uun hétéro aurait 79% de chance de se faire plaquer par sa copine s'il a une liaison homosexuelle : Selon cette étude, dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue " Personality and Individual Differences ", les hommes seraient deux fois plus susceptibles de continuer à sortir avec une fille qui les aurait trompés au cours d’une liaison homosexuelle qu’avec une fille qui les tromperait avec un autre homme. A l’inverse, les filles seraient plus tolérantes si leur petits amis couchaient avec une autre fille. Dans ce cas de figure, un hétéro aurait 28% de chance de continuer à sortir avec sa copine contre 79% de chance de se faire plaquer par cette dernière s’il avait une liaison homosexuelle. Pour autant, faut-il en conclure que pour les lesbiennes, c’est Disneyland ? Pas sûr.
Psychologie évolutionniste : Car pour la psychologue évolutionniste ( théorie selon laquelle nos pulsions de base resteraient stable dans le temps, ndlr ) et coauteure de l’étude, Jaime Confer, la tolérance des hommes pour les liaisons lesbiennes reposerait en réalité sur l’idée que ces dernières ne peuvent procréer ( sans l’homme, ndlr ). " Chez l’homme et la femme, différents types de repères activent un très fort mécanisme de jalousie. Pour les hommes, ce sont ceux qui menacent leur paternité ( dans le cas où leurs copines ont des relations avec un garçon et qu’elles pourraient le cas échéant procréer, ndlr ) et pour les femmes, ceux qui les menacent d’abandon ( lorsque leurs copains ont une histoires avec un garçon, elles se sentiraient mises à l’écart, ndlr ) ", explique Jaime Confer dans une interview à Reuters.
" Ces résultats sont d’autant plus remarquables que les sondages d’opinion montrent que les hommes ont une attitude plus négative envers l’homosexualité et ont tendance à être moins favorables aux droits civiques pour les couples de même sexe que les femmes ", notent les auteurs de l’étude. " Toutefois, cette tendance générale des hommes présentant une plus faible tolérance pour l’homosexualité que les femmes est inversée dans la situation où l’homosexualité est féminine ".
Une étude fumeuse ? : Enfin, les chercheurs ont demandé aux participants de relater les conséquences de leurs propres expériences d’infidélité dans la vraie vie. Les résultats sont similaires à ceux obtenus lors des scénarios imaginaires: les hommes seraient davantage susceptibles de plaquer leurs copines si celles-ci ont une aventure avec un autre homme plutôt qu’avec une fille. Autrement dit, pour parler crûment, la plupart des hommes éprouveront du dégoût à la vue de deux garçons en train de baiser et de l’excitation devant deux femmes en pleine action car celles-ci réveilleraient en eux leur instinct de procréateurs. Pour les femmes en revanche, c’est l’inverse: elles auraient moins tendance à pardonner à leurs copains une aventure homosexuelle parce que cela réveillerait en elles un sentiment d’abandon.
Vous avez dit fumeux ? C’est tout le problème de cette étude, elle donne l’impression que la science, n’ayant pas trouvé d’explication satisfaisante aux causes de l’infidélité, se rabat sur la psychologie évolutionniste. Les stéréotypes ont encore de beaux jours devant eux.
Et vous, qu’en pensez-vous ?
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