mercredi, mars 06, 2013
Lire : " Superman est arabe " ou comment vaincre l’hyper mâle !
La poète et journaliste libanaise, Joumana Haddad, dénonce avec dérision la misogynie et le poids de la religion dans le monde arabe dans son essai " Superman est Arabe : de Dieu, du mariage, des machos et autres désastreuses inventions ". Entretien. C’est l’histoire d’une petite fille de 8 ou 9 ans qui découvre, chez ses cousins, une pile de magazines. En lisant ces revues, elle tombe follement amoureuse du héros, un jeune homme avec des lunettes, un peu gauche et distrait. Quand il se transforme en Superman, c’est pour elle, une grosse désillusion.
De cette déception, l’écrivain et poète libanaise Joumana Haddad en écrira un livre, " Superman est Arabe ". L’occasion pour elle de dénoncer le système patriarcal qui sévit dans le monde arabe et qui s’enracine dans les trois religions monothéistes. " Aujourd’hui, les gens ont plus besoin d’un Clark Kent que de Superman, explique-t-elle dans l’émission " L’entretien " de France 24. Surtout quand on vit dans un monde arabe ( comme moi ) où il y a beaucoup de chefs politiques, religieux qui sont convaincus d’être des super héros et qui s’octroient le droit de prendre des décisions à votre place ".
Le monothéisme est très mysogyne : Écrit avec la même verve que " J’ai tué Schéhérazade : confessions d'une femme en colère ", son précédent ouvrage ( paru en 2010 ), Joumana Haddad condamne les religions qui, selon elle, ont discriminé la femme dans la cellule familiale aussi bien que dans la vie sociale. " Le monothéisme est très misogyne ", affirme cette militante des droits de la femme, âgée de 43 ans.
La religion est coupable d’avoir favorisé le machisme en l’institutionnalisant, affirme-t-elle. " Il y a beaucoup de femmes qui sont patriarcales sinon plus que les hommes. Elles élèvent leurs enfants en leur inculquant des valeurs machistes, éduquent leurs filles pour qu’elles soient domptées, jolies, obéissantes et deviennent de parfaites mères de famille. Cela créé aussi des hommes misogynes ", ajoute-t-elle avant de s’insurger : " Il faut vaincre cette tendance de célébrer l’hyper mâle ! "...
À travers des confidences, elle prône avec un certain humour une société laïque et égalitaire en s’opposant à l’institution du mariage. " La laïcité est pour moi une condition nécessaire, bien que insuffisante, pour arriver à un vrai changement dans le monde arabe ", indique celle qui dit " préférer être menottée à son amant plutôt qu’être liée aux dogmes religieux ".
Un changement qui, selon elle, doit passer par l’affirmation progressive d’une " nouvelle masculinité " arabe, c’est-à-dire l’établissement d’un rapport radicalement différent entre l’homme et la femme, qui passe par le corps autant que par l'esprit.
mardi, mars 05, 2013
Société : En Suède, un couple élève son enfant sans révéler son sexe !
Quel est le sexe de Pop, cet enfant suédois de 6 ans, dont les parents ont choisi de ne pas révéler le sexe en l'inscrivant à l'école ? Depuis ses deux ans, le mystère n'a pas été percé. " Nous voulons que Pop grandisse librement, et non dans un moule d'un genre spécifique, ont raconté ses parents au quotidien Svenska Dagbladet qui a révélé l'affaire en 2009. C'est cruel de mettre au monde un enfant avec un timbre bleu ou rose sur le front. Aussi longtemps que " le genre " de Pop restera neutre, il ne sera pas influencé par la façon dont les gens traitent les garçons ou les filles ".
Plusieurs cas dans le monde : L'éducation est-elle trop sexuée dès le plus jeune âge ? Soutenue par quelques pédopsychiatres, la polémique débarque à peine en France, contre des comportements, des jouets et des couleurs qui seraient attribués d'office aux bambins, selon qu'ils naissent garçon ou fille. A l'extrême inverse en Suède, plusieurs crèches ont choisi d'appliquer " la théorie des genres ", une méthode qui vise à gommer les différences entre les garçons et les filles. Jusqu'à effacer les pronoms " il " et " elle " pour certains établissements.
Adeptes de cette théorie, les deux jeunes parents de Pop avaient décidé de travailler à mi-temps, pour pouvoir s'occuper de lui et ne pas l'envoyer à l'école maternelle. L'enfant, décrit comme " confiant et stable ", choisit lui-même ses habits. Parfois une robe, parfois un pantalon. Pour la coiffure, c'est également variable. " Pour moi, Pop n'est ni une fille ni un garçon, c'est seulement Pop ", expliquait sa mère en 2009. Un comportement qui rappelle celui d'un enfant star. Shiloh, la première fille biologique d'Angelina Jolie et de Brad Pitt est régulièrement photographiée par les paparazzi du monde entier, en total look de garçonnet, à la grande fierté de sa mère.
Le choix de ne pas communiquer l'identité sexuelle de Pop, voire même de l'effacer, s'inscrit comme une prise de position radicale, qui a fait des émules. En 2011, un couple canadien décidait de taire le sexe de son bébé, Storm. En Angleterre, Sasha, 5 ans, a appris en entrant à l'école en 2012 qu'il était un garçon.
Un débat de société : " De nombreux parents en Suède élèvent leurs enfants de façon aussi neutre que possible, dans le but de leur donner plus de possibilités, au lieu de les limiter ", souligne Mia Sjöström, la journaliste qui a révélé l'affaire. En France, un collectif contre le sexisme des jouets organise régulièrement des opérations commandos dans les magasins de jouets à la période de Noël. Eva Joli, candidate des Verts à la présidentielle rencontrait l'année dernière une crèche du 93, qui explorait la théorie des genres. En septembre, c'était au tour de Najat Vallaud-Belkacem, ministre pour le Droit des femmes, et de Dominique Bertinotti, ministre déléguée chargée de la Famille, de visiter cette crèche Bourdarias, à Saint-Ouen ( Seine-Saint-Denis ), où l'on ne fait pas la différence entre fillettes et garçonnets au nom du combat contre les " clichés ".
Le gouvernement, intéressé par cette lutte contre le sexisme dès le berceau, réfléchit à sa diffusion. Dominique Bertinotti projette même de faire évoluer la formation de tous les professionnels de la petite enfance pour les sensibiliser à la question. En plein débat sur le mariage pour tous, sur la disparition des termes " père " et " mère " au profit de " parent ", sur la proposition d'une députée PS de débaptiser l'école " maternelle ", pour le remplacer par celui de " petite école " ou " première école "... La question du genre déclenche les passions.
Source
lundi, mars 04, 2013
dimanche, mars 03, 2013
samedi, mars 02, 2013
vendredi, mars 01, 2013
Sexe : Pour booster sa sexualité, il faut... partir en voyage !
Voyager, c’est souvent bon pour le moral. Mais cela pourrait aussi avoir des répercussions sous la couette et dans sa vie de couple. Une étude menée par l'Association Américaine du Voyage ( US Travel Association ) montre que les couples qui voyagent à deux, sans enfant, sont plus susceptibles de durer.
Sexualité épanouie et grand amour : Lors d'un sondage téléphonique mené auprès de 1100 adultes, 83% des sondés disant voyager en couple reconnaissaient que leur histoire d'amour restait forte. Plus de trois quarts des personnes interrogées qui voyageaient en couple rapportaient une vie sexuelle épanouie.
Pour les couples qui ne partageaient pas les voyages à deux, ce chiffre tombait à 63%. Mais les voyages peuvent aussi représenter le test ultime d'un couple, surtout lorsque c'est la toute première fois que l'on part à deux.
Comment profiter d’un voyage en couple ?
Comment profiter d’un voyage en couple ?
Le site Gadling.com donne ainsi quelques conseils pour passer les meilleures vacances possibles. Il note qu'il est nécessaire de planifier une durée de voyage proportionnelle à l'âge du couple. Par exemple, les personnes qui ne sortent ensemble que depuis un mois ou deux devraient se contenter, pour commencer, d'une escapade d'un week-end.
Il est aussi recommandé de savoir garder son sens de l'humour en toutes occasions, d'organiser ses sorties et ses excursions à deux, sans oublier de passer un peu de temps séparés pendant le voyage. La psychologue Shauna Springer explique, dans un article de Psychology Today, que le fait de voyager seul peut aussi être un bon moyen de cimenter un couple, et prendre du recul par rapport à sa relation.
Le site spécialisé Budget Travel suggère quant à lui d'éviter les destinations surchargées de touristes qui pourraient ajouter du stress inutile pendant les vacances, ou encore de partir seul puis de retrouver sa moitié à mi-parcours pour partager les expériences respectives.
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