jeudi, avril 06, 2017

Game : Mass Effect , la saga qui fait évoluer la représentation LGBT dans les jeux vidéo !

C’est l’un des feuilletons un peu sinistres qui a agité les réseaux sociaux ces derniers jours : une employée d’Electronic Arts, insultée et menacée par des joueurs qui lui reprochent d’être responsable de toutes les tares du jeu Mass Effect Andromeda, sorti jeudi 23 mars sur PC, PlayStation 4 et Xbox One. 

Et tant pis si la femme en question, basée à Vancouver, n’a au final pas grand-chose à voir avec ce nouveau Mass Effect, développé par une filiale d’Electronic Arts (EA), Bioware Montréal : pour les joueurs proches du mouvement antiféministe Gamergate, tout est prétexte à s’en prendre, pêle-mêle, aux développeuses, à EA et, surtout, à Bioware. Car le studio canadien, responsable de certains des jeux de rôle les plus respectés des vingt dernières années, s’est rendu coupable d’un crime impardonnable à leurs yeux : mettre en scène quelques personnages gays et transgenres.

Des histoires secondaires, des romances : " Mass Effect, c’est pas des histoires de guerre : c’est des histoires de tolérance, d’acceptation, de courage et d’entraide ", résume Lisa Durel, administratrice d’un site de fans de la série, Mass Effect France. Selon elle, les aventures du (ou de la, selon le choix du joueur) Commandant Shepard, qui tente de sauver la galaxie contre une menace alien, sont tout sauf originales. Ni révolutionnaires. " Mais là où Bioware est très fort, c’est qu’ils arrivent à créer des histoires secondaires, des romances ".

Mass Effect Andromeda, le nouveau volet de la série, se déroule plusieurs siècles après la trilogie originelle. Les enjeux n’ont plus rien à voir, les personnages sont différents. Et pourtant, les joueurs attendent leurs aventures avec le même intérêt, car ce qui les intéresse est moins ce que raconte Bioware que la façon dont il le fait. 

" Quand tu rencontres un joueur de Mass Effect pour la première fois, le mec ou la meuf va te demander " qui est-ce que tu as romancé ? " , s’amuse Lisa. Comprendre : " Avec qui tu es sorti ? Avec qui tu as couché " ?

Societé post-homophobie : " On croit très fortement que la meilleure manière de raconter une histoire, c’est via les relations entre personnages, confirme Fabrice Condominas, producteur des deux derniers Mass Effect. Parce que nos jeux sont basés sur le choix, ça provoque une complexité énorme, mais c’est ce qui fait notre force. Dans l’industrie actuelle, c’est un peu de la folie " ! 

Ces histoires d’amitié, d’amour et de coucherie sur fond de fin du monde plaisent à beaucoup de joueurs, mais trouvent un écho particulier dans la communauté LGBTQIA (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, queers, intersexes et asexuels). Parce que le futur dépeint ici est celui d’une société post-homophobie, où l’humanité a dépassé depuis longtemps ses divisions.

Lire la suite

En corps et encore...

Garrett Clayton !

Lire est doux, relire est quelquefois plus doux encore...

mardi, avril 04, 2017

LGBT : Certains pays ont une stratégie intéressante pour changer les choses !

Dans 73 pays du monde, l'homosexualité est toujours un crime... Disney a annoncé le report de la sortie de son film La Belle et la Bête en Malaisie. La raison ? Ce pays d’Asie du sud-est a voulu couper une scène du film considérée comme " homosexuelle ".

Disney a refusé tout net. L’entreprise a préféré se passer de la Malaisie pour sortir sa dernière production. Ce litige rappelle que les homosexuels restent discriminés et privés de droits dans une partie du monde. Renato Sabbadini, directeur exécutif de l’ Ilga (Association internationale des lesbiennes, gays, bi, trans et intersexe), observe pourtant des améliorations notables pour les droits des gays.

Est-ce que la situation s’améliore pour les personnes homosexuelles dans le monde ?

Selon notre calcul, 73 pays considèrent toujours l’homosexualité comme un crime. Mais si on regarde les choses sur un intervalle de 10 ans, en 2006, ils étaient 93 états. Dans les 10 dernières années, une vingtaine de pays ont modifié leur loi et ne pénalisent plus l’homosexualité, c’est déjà une amélioration.

Dans l’amélioration générale, il y a un groupe de pays qui continue à renforcer leurs lois, en essayant même de les durcir. En Ouganda, par exemple, il existait déjà une loi contre les activités sexuelles entre personnes de même sexe, et ils ont rajouté des peines plus sévères. Au Nigeria aussi.

Comment expliquer que la législation dans des pays comme l’Ouganda reste si dure envers les homosexuels ?

Dans certains pays, les lois punissant l’homosexualité sont un vestige de l’époque coloniale, particulièrement pour les pays faisant partie de l’empire britannique comme l’Inde, la Malaisie, l’Ouganda, Singapour ou le Sri Lanka. Les Anglais, à l’époque de l’empire, ont introduit de nouvelles loi, qui criminalisaient les relations sexuelles entre personnes de même sexe.

Ces pays ont adopté ce Code pénal. Aujourd’hui, c’est devenu une question d’identité nationale, ce qui est paradoxal, car il s’agit dans beaucoup de cas de lois hérités du colonialisme.

Y a-t-il des améliorations notables dans certains pays ?

Oui, on observe deux exemples positifs en Namibie et au Mozambique. Ces deux pays ont une stratégie intéressante pour changer les choses. Il est trop difficile de réformer le Code pénal en posant directement la question de l’homosexualité, pour ne pas choquer la population. Alors, ils ont introduit des lois contre les discriminations dans le domaine du travail, par exemple. Cela entraîne des situations contradictoires avec le Code pénal. A la fin, c’est au pouvoir judiciaire qu’il revient de conseiller au gouvernement de modifier la loi en faveur des homosexuels.

Video : XX - Say something loving !

Matin silence déjà s'éveille...

Mission accomplished !

Tan Lines !

lundi, avril 03, 2017

Tunisie: Un documentaire inédit sur la violence homophobe !

Une ONG tunisienne de défense des droits des homosexuels, Shams, a mis en ligne le 28 mars 2017 un film inédit dans lequel des homosexuels témoignent des violences physiques et psychologiques dont ils font l’objet. L’association milite publiquement pour la dépénalisation de l’homosexualité dans le pays.

Intitulé Au pays de la démocratie naissante, le documentaire débute par des slogans de la révolte de 2011 : " Travail, liberté, dignité ". Pour l’organisation Shams, qui a réalisé le film, la pénalisation de l’homosexualité est indigne.

Tu es un animal sur lequel on effectue des essais : Tout au long du film, de jeunes homosexuels rapportent les violences physiques et psychologiques dont ils sont l'objet. Parmi eux, figurent deux des six étudiants de Kairouan (centre) condamnés fin 2015 à trois ans de prison et cinq ans d'interdiction de séjour dans cette ville pour homosexualité.

Dali et Haythem évoquent notamment le test anal subi peu après leur arrestation, menottés et immobilisés par des policiers. " Tu es un animal sur lequel on effectue des essais. (...) A ce point, tu perds ton humanité ", dit le second.

Appel au meurtre : Le documentaire insère un extrait d’un appel au meurtre lancé par un imam de Sfax (centre-est) contre les homosexuels. Il donne aussi la parole aux avocats des victimes. Plusieurs intervenants dénoncent l’attitude des médecins tout comme celle des autorités politiques, judiciaires et pénitentiaires. Les témoins, victimes d’homophobie, insistent sur leur situation de rupture avec les milieux familiaux, scolaires et professionnels. " Je suis fatigué ", conclut Badr, en pleurs.

Aucune abrogation de l'article 230 n'est à l'ordre du jour. Elle " n'aura pas lieu, je refuse cela ", a déclaré en octobre 2015 le président Béji Caïd Essebsi, lors d'un entretien avec une chaîne de télévision égyptienne.

Video : Au pays de la démocratie naissante !

Hollywood Boys !

Hot !

Très mâle, très bien...

dimanche, avril 02, 2017

LGBT : Gilbert Baker, le créateur du drapeau arc-en-ciel, symbole gay, est mort !

L'artiste américain, qui a inventé le drapeau aux huit couleurs devenu emblème de la cause homosexuelle, est décédé à l'âge de 65 ans. 

L'artiste américain Gilbert Baker, créateur du drapeau arc-en-ciel, devenu l'un des symboles de la fierté homosexuelle, est mort à l'âge de 65 ans, a annoncé vendredi 31 mars son compagnon, le militant Cleve Jones. 

Gilbert Baker avait inventé le célèbre drapeau aux huit, puis six couleurs, à l'occasion de la journée de la liberté homosexuelle en 1978, un événement qui a ensuite inspiré les marches de la Gay pride, qui sont devenues des institutions à travers le monde. 

L'ancien soldat, qui avait appris tout seul à coudre lorsqu'il avait une vingtaine d'années, s'était impliqué dans le mouvement homosexuel, lesbien, bisexuel et transsexuel (LGBT) naissant à San Francisco dans les années 1970. Il y était devenu un proche du militant des droits LGBT et politicien assassiné Harvey Milk. Gilbert Baker fut le premier homme ouvertement homosexuel à remporter une élection en Californie, en se faisant élire superviseur de San Francisco en 1977. 

" J'ai le cœur brisé. Mon plus cher ami au monde est parti. Gilbert a donné au monde le drapeau arc-en-ciel ; il m'a donné quarante ans d'amour et d'amitié ", a écrit Cleve Jones sur les réseaux sociaux. " Je ne peux m'arrêter de pleurer. Je t'aimerai pour toujours Gilbert Baker ". 

Il n'a pas révélé la cause du décès, mais selon le quotidien San Francisco Chronicle, l'artiste est mort pendant son sommeil à son domicile de New York, dans la nuit de jeudi à vendredi. 

Cleve Jones a invité ses amis de San Francisco à se rassembler pour une veillée sous un drapeau arc-en-ciel du quartier de Castro, où vit une large communauté LGBT. 

L'annonce de la disparition de Gilbert Baker a déclenché une avalanche d'hommages sur les réseaux sociaux. " Les arcs-en-ciel pleurent. Notre monde manque de couleurs sans toi, mon amour ", a twitté le réalisateur Dustin Lance Black, qui a gagné un Oscar pour le scénario du film " Milk " (2008, avec Sean Penn dans le rôle d'Harvey Milk) et qui a créé une série télévisée sur le mouvement LGBT, " When we rise ".

Source

Video : M.I.A. - P.O.W.A !

Camille Lacourt !

Un soir au musée !

La mousse tache...