mardi, décembre 04, 2018

US : La répartition des tâches ménagères est plus équitable dans les couples homos ( sauf quand ils ont des enfants ) !

Selon plusieurs sondages aux États-Unis, les couples de même sexe recréent une division des tâches inégalitaire quand ils deviennent parents.

Plusieurs études montrent que les couples de même sexe sont plus égalitaires en termes de partage des tâches ménagères, en partie car ils ne se conforment pas aux rôles typiquement assignés en fonction du genre. Mais aux États-Unis, de nouvelles données sur les couples homosexuels montrent que lorsqu'ils ont des enfants, ils retombent aussi dans une division du travail inégale, avec un parent qui gagne plus d'argent et un autre qui s'occupe plus des enfants et des tâches ménagères.

" Une fois que vous avez des enfants, il y a comme une pression pour que le couple retombe dans une division du travail typique, et on le voit maintenant même chez les couples de même sexe, explique le professeur de psychologie Robert-Jay Green. Les circonstances conspirent à recréer ces rôles traditionnels ".

Comme le résume Claire Cain Miller dans le New York Times, cela montre que ces rôles ne sont pas uniquement liés à des questions de genre; ils existent aussi parce que le monde du travail et la société américaines sont adaptées aux foyers avec un pourvoyeur principal de revenus. Mêmes dynamiques que chez les hétéros : Une étude qui compare deux sondages faits en 1975 et 2000 révèle que les couples hétérosexuels signalaient une plus grande égalité dans la division du travail domestique en 2000 par rapport à 1975. Pour les couples homosexuels, le mouvement était inverse : il y avait plus d'inégalité en 2000. Selon un des chercheurs, c'est probablement parce qu'en 2000, plus de couples homosexuels étaient mariés et avaient des enfants.

Dans son étude sur le sujet, la professeure de psychologie Abbie Goldberg a trouvé que les inégalités étaient moins fortes lorsque les deux partenaires avaient des horaires flexibles ou s'ils gagnaient assez pour embaucher de l'aide.

" La vérité est que les couples de même sexe sont confrontés aux mêmes dynamiques que les hétérosexuels. Les choses se passent bien mais ensuite, si vous avez un bébé ou adoptez un enfant, tout à coup il y a une énorme quantité de travail ". 

Ceci dit, les études montrent que même avec des rôles plus traditionnels, les membres de couples homosexuels ont généralement l'impression que la répartition du travail est équitable, ce qui n'est pas le cas dans les relations hétérosexuelles.

Certains couples disent que le fait que la répartition des tâches ne corresponde pas à des différences de genre, et aux attentes qui vont avec, rend les inégalités moins désagréables.

Interviewée par le New York Times, une femme au foyer en couple avec une autre femme explique pourquoi il lui est plus facile d'accepter sa position actuelle que lorsqu'elle était mariée à un homme.

" J'avais l'impression que c'était le rôle qu'on attendait de moi, et même si on vit dans une culture censée être plus égalitaire, ce n'est pas le cas, et on finit par en vouloir à l'homme. Maintenant, j'ai l'impression que c'est plutôt mon choix conscient ".

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dimanche, décembre 02, 2018

US : La liberté religieuse pourrait faire du mal aux LGBT+ !

Après le passage d'une loi permettant aux commerçants d'évoquer des " raisons religieuses " pour ne pas les servir, les minorités sexuelles d'Indiana se disent en moins bonne santé physique et mentale qu'avant.

En juin dernier, la Cour suprême américaine tranchait l'affaire du pâtissier hostile au mariage gay qui, en 2012, avait refusé de faire un gâteau pour un couple d'hommes, Charlie Craig et David Mullins. Fervent chrétien évangélique, Jack Phillips, installé à Denver (Colorado), avait argué que la liberté d'expression et la liberté religieuse lui en donnaient le droit. Si la Cour suprême n'a retenu que la liberté religieuse, cette décision pourrait détériorer la santé des minorités sexuelles dans tout le pays.

C'est en tout cas ce que laisse entendre une étude menée notamment par des chercheurs de l'université de Pittsburgh : dans les États où la liberté religieuse est particulièrement respectée d'un point de vue législatif, les personnes s'identifiant comme gays, lesbiennes, bisexuelles ou incertaines de leur orientation déclarent être en moins bonne santé que les hétérosexuels.

Augmentation du nombre de jours " en mauvaise santé " : En l'espèce, l'étude montre que le passage de la Religious Freedom Restoration Act en Indiana en 2015 ( une loi permettant entre autre aux commerçants d'invoquer des raisons religieuses pour ne pas servir telle ou telle personne ) s'est soldé par une détérioration significative de la santé physique et mentale des minorités sexuelles vivant dans l’État. Un changement mesuré par une augmentation du nombre de jours " en mauvaise santé " que plus de 5.000 personnes ont consignés en 2015 dans le cadre d'une grande enquête des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies.

Les chercheurs insistent bien sur le fait que leur étude ne permet d'établir qu'une corrélation, sans forcément de rapport de causalité, mais ils font cependant part de leur préoccupation.

" Si nous ne pouvons pas dire avec certitude ce qui a causé cette hausse significative des jours en mauvaise santé pour les personnes appartenant à des minorités sexuelles en Indiana, ce changement a coïncidé avec un débat public intense autour de l'adoption de la loi ", précise John R. Blosnich, auteur principal de l'étude. De fait, sur les vingt-et-un États étudiés par son équipe, c'est seulement dans l'Indiana que les minorités sexuelles font part d'une dégradation de leur santé sur la période concernée. Pour le premier trimestre de l'année ( soit avant le démarrage des débats ), les minorités sexuelles étaient 24,5% à estimer que leur santé avait été médiocre pendant quatorze jours ou plus du mois précédant le sondage. Lors du dernier trimestre " après le passage de la loi ", ce chiffre allait monter à 59,5%.

" À l'échelle de l’État, s'il y avait un autre facteur à l’œuvre, nous aurions dû observer la même hausse (…) chez les personnes hétérosexuelles et cela n'a pas été le cas ", ajoute Blosnich. " S'il y avait eu un facteur régional ou saisonnier, nous aurions dû observer la même augmentation (…) dans les États voisins de l'Ohio et de l'Illinois, et cela n'a pas été le cas non plus ".

Une étude cohérente avec d'autres travaux montrant que les minorités sexuelles ont davantage de problèmes de santé mentale, notamment de dépression et d'anxiété, que les hétérosexuels et que ces différences sont largement imputables à la discrimination, au harcèlement et à la stigmatisation qu'elles subissent. Ces personnes sont également exposées à un risque d'idées et de comportements suicidaires bien plus élevé.

Source

Video : Thylacine - The Road !

La chaleur de l'abandon, c'est comme une symphonie...

Tyler Posey !

Sur mon 31 pour un 5 à 7...