lundi, août 03, 2020

US : Selon GLAAD, la visibilité LGBT+ au cinéma américain profite surtout aux hommes gays blancs

L’organisation américaine GLAAD vient de publier son huitième rapport sur la visibilité des personnages LGBT+ dans les films produits par les grands studios américains. Si les hommes gays représentent l’écrasante majorité de ces rôles, les personnages queers racisées ou trans sont les grands absents des histoires portées à l’écran.

A Hollywood, la représentation des personnes LGBT+ est monitorée avec précision. Chaque année, l’organisation américaine GLAAD publie un rapport sur la visibilité des personnages LGBT+ dans la production cinéma des majors américaines.

Elle vient de rendre public, ce jeudi 16 juillet, la 8e édition de son " Studio Responsibility Index ". Le rapport montre une représentation toujours en hausse des personnes d’hommes homosexuels. Mais les rôles de lesbiennes, bisexuel.le.s ou de personnes transgenres sont bien moins nombreux. Tout comme ceux de personnages queers racisés ou en situation de handicap.

Les hommes gays en force : Pour établir son rapport de 53 pages, GLAAD a analysé les représentations de 118 films produits par les 8 plus gros studios américains : Lionsgate, Paramount Pictures, Sony Pictures, STX Films, United Artists Releasing, Universal Pictures, Walt Disney Studios ainsi que la Warner Bros.

Sur ces 118 films, seuls 22 ( c’est-à-dire 18,6% ) incluent des personnages LGBT+. Parmi eux, des films comme Anna, Rocketman, À deux mètres de toi, Judy ou encore Last Christmas. En 2019, la représentation des personnages queers est en légère hausse comparée à l’année précédente (18,2% en 2018).

Sur ces 22 longs-métrages, 15 mettent en scène des personnages d’hommes gays, soit 68% de la production contre 55% en 2018. Seuls 8 films incluent des personnages de lesbiennes (36%) et seulement 3 des personnages bisexuels (soit 14 %).

Zéro personnage trans : L’un des gros point noir concerne la représentation des personnes trans. En 2019, aucun film de majors ne mettait en scène de rôles trans ou non-binaire. C’est la troisième année consécutive que les personnes trans sont ainsi totalement invisibilisées de la production cinématographique mainstream.

GLAAD brosse également un tableau sombre de la représentation des personnages queer racisés sur l’année 2019. Seuls 17 personnages répondant à ces critères sont présents à l’écran sur un total de 50 personnages. Ainsi ils ne représentent que 34% des rôles queers présents au cinéma. Une chute de 42 % comparé à 2018.

L’organisation américaine plaide pour qu’au moins la moitié des personnages LGBT+ soient racisés d’ici deux ans. " Le cinéma a le pouvoir d’éduquer, d’éclairer et de divertir le public du monde entier. Et dans le climat politique et culturel actuel, nous devons donner la priorité aux histoires LGBT+ ainsi qu’aux histoires de toutes les personnes marginalisées ", a insisté la présidente de GLAAD, Sarah Kate Ellis.

" Si les studios de cinéma veulent rester pertinents auprès du public d'aujourd'hui et rivaliser dans une industrie qui met l’accent sur la diversité et l’inclusion, alors ils doivent de toute urgence inverser la tendance à baisse de la représentation des femmes LGBT +, des personnes racisées, et remédier à l’absence totale de personnages trans ", poursuit Ellis.

Un " Bechdel test " queer : Le rapport, très détaillé, montre également que le temps accordé aux personnages queers varient énormément d’un film à l’autre. Seuls 9 des 22 fameux films leur accordent plus de 10 minutes de présence devant la caméra tandis que 28 des 50 personnages queers apparaissent moins de 3 minutes à l’écran. Quant aux autres, mieux vaut ne pas cligner des yeux, puisqu'ils sont présents moins d’une minute à l’écran. Des rôles si insignifiants que la plupart n’ont même pas de nom.

Enfin, le rapport passe les films au fameux test " Vito Russo ", l’équivalent queer du " Bechdel Test ", qui permet d’apprécier la qualité de représentation des rôles LGBT+.

Scandale, Sang froid, Rocketman, Charlie’s Angels, L’Incroyable Aventure de Bella ou l’excellent Booksmart ont tous passé le test des films proposant une représentation de qualité des personnages LGBT+. Par contre, les films de la galaxie Disney en prennent pour leurs grades : Avengers : Endgame, Frozen et Star Wars, épisode IX : L’Ascension de Skywalker se sont vus infliger un " Fail " par l’organisation pour sanctionner leur manque d’inclusivité ou la représentation prétexte. Il y a encore du boulot...

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Excommunié, j'ai les pieds et les poings liés...

Nous sommes nés mouillés, tout nus et affamés, ensuite les choses ont empiré...

LGBT : Un appel pressant de Human Rights Watch aux autorités marocaines !

Face à la situation " précaire " des personnes LGBTQ au Maroc, Human Rights Watch a lancé un appel pressant aux autorités du pays. L’organisation demande plus de justice pour les homosexuels.

Dans une publication intitulée " Où est la justice ? " pour les femmes transgenres marocaines ? ", Human Rights Watch dénonce les lois " homophobes " du Maroc et " la vie précaire des personnes LBGT au Maroc ", rapporte Morocco World News. S’inspirant du podcast AfroQueer intitulé " Une nuit à Marrakech ", HRW relève l’incapacité du gouvernement marocain à protéger les personnes queer et trans contre le harcèlement et la discrimination.

L’organisation relate l’histoire de Manal, une femme trans marocaine. Celle-ci avait demandé l’asile en Europe après une interpellation en 2019 à Marrakech. Son interpellation fait suite à un accident de voiture. " Lorsque la police est arrivée, ils ont arrêté Manal, l’ont harcelée à cause de son orientation sexuelle, puis ont révélé son identité en publiant des photos d’elle et une copie de sa carte d’identité en ligne, en violation des lois marocaines sur la confidentialité ", détaille HRW. Par la suite, elle a été non seulement victime de harcèlement mais a dû également affronter le rejet des membres de sa famille.

" Il y a beaucoup d’homosexuels au Maroc, mais ils doivent se cacher. Ils ne peuvent pas dire ouvertement Je suis gay, ils doivent cacher ce qu'ils sont ", fait savoir Manal. Au Maroc, l’homosexualité est sévèrement punie par la loi, notamment le code pénal en son article 489. Les contrevenants sont passibles d’une peine d’emprisonnement de six mois à plusieurs années et d’une amende de 120 dirhams (12 dollars) à 1 200 (120 dollars).

Video : Nothing But Thieves - Forever & Ever More !

Tu veux jouer à " Brokeback Mountain " avec moi ?

Le sourire du plombier !

dimanche, août 02, 2020

En savoir plus : A Marseille, les bars LGBT se battent pour leur survie !

Peu nombreux et assez discrets, dans la cité phocéenne, les lieux LGBT comptent sur la solidarité pour boucler la saison. Des notes d’électro envahissent la ville. Une soirée DJ sur un bateau, une terrasse qui s’étale sous les feuilles des arbres, un pique-nique organisé par un bar... A l’exception du gel hydroalcoolique distribué et du masque porté sur le coude, à Marseille on oublierait presque l’épidémie de Covid-19. Presque. Parce que les dettes se sont accumulées.

" En général l’été, on a beaucoup de touristes étrangers, raconte Charles, gérant du Play bar. Ce soir, ce ne sont que des habitués ". Un verre à la main, le regard au loin, il raconte les derniers mois, la fermeture, les pertes financières, l’envie de réouvrir, et la crainte du Covid-19. Mais sans terrasse ni extérieur, son bar est resté fermé jusqu’à fin juin ".

" Depuis, les clients sont vraiment au rendez-vous, le redémarrage est très bon, continue Charles. Beaucoup de gays viennent et consomment plus pour nous soutenir et nous permettre de garder la tête hors de l’eau. Y’a une vraie solidarité, ça fait chaud au cœur ! ".

Le bar dansant : A cette consommation solidaire s’ajoute celle d’un nouveau public : celui des boîtes de nuit. " On récupère une partie de cette clientèle ", explique Romain, fondateur du Pulse, un bar situé au cours Julien. " Aujourd'hui, on a des hétéros qui viennent prendre des verres en terrasse chez nous parce qu’on est ouverts jusqu’à 2h du matin ".

En trois ans, l’espace lounge à l’étage et sa piste de danse au rez-de-chaussée avaient trouvé leur public. Aujourd'hui, les lumières fluo et le DJ ont été remplacés par une enceinte qui lance de l’électro vers la terrasse. " J’ai obtenu des aides de l’Etat, mais clairement ça couvrait pas les frais, détaille-t-il. Personne n’a fait de cadeau. Ni les assurances, ni le bailleur. On va pas se mentir, j’ai été aidé par les commerçants du coin, par les voisins et par le coiffeur d’à côté. Ce sont eux, en partie, qui m’ont permis de passer ces derniers mois ". Car si son employé était au chômage partiel, lui comme gérant n’a pas pu se verser de salaire.

Le regard songeur, il décrit les difficultés de lancer un bar à Marseille. Entre les fermetures administratives parce que les voisins se plaignent du bruit, l’ambiance pas toujours très LGBT friendly et le Rainbow que l’on affiche peu en extérieur, sauf pendant la Pride. " Il y a une vraie demande pour des lieux gays à Marseille, et on fonctionne tous. J’espère juste que l’on ne reconfinera pas. Sinon, ça va être la catastrophe ".

Des clubs en difficulté : Car dans la ville de Jul et de l’OM, les bars gay ne sont pas nombreux. " La nuit a changé ces dernières années, explique Eric Seroul, président de la Pride Marseille. Aujourd'hui, il y a plus de soirées qu’avant mais moins de lieux attitrés gays ". Dans cette ville qu’il décrit comme " macho ", il rappelle la difficulté d’avoir une terrasse pour un bar gay. " Jusque dans les années 2000, les bars étaient plutôt cachés et on a souffert d’un manque d’établissements. Cela commence à changer un peu mais c’est long ".

Reste que, pour l’heure, côté boîte de nuit, seul un établissement est enregistré : le New Cancan, fermé pour cause de crise sanitaire depuis mars. Son co-gérant, Julien attend la réouverture avec impatience. " Partout on voit des fêtes privées, des bateaux qui partent pour la nuit, et nous on ne sait même pas si en septembre on pourra rouvrir ", peste Julien. Si les frais sont couverts par les aides étatiques, le manque à gagner est lui colossal : " On fait une grande majorité de notre chiffre d’affaires l’été. On réouvrira ça c’est sûr. Mais la question c’est quand ".

Avec son mari, Michel, il co-gère aussi L’Annexe, un bar gay situé aux Réformés. Ce samedi soir, à l’ombre des arbres, on y fête un anniversaire. Les chaises disposées en cercle resteront en place jusqu'à 22h, avant de s’entasser à l’intérieur du lieu, où un DJ prendra la relève. Et transformera, le temps d’une soirée, ce bar en boite de nuit.

" Ces lieux sont une vraie source d’oxygène pour beaucoup de personnes, raconte Eric Séroul. Il serait vraiment dommage de les voir disparaître ". " Sincèrement, la Pride ça va sauver la saison, ajoute Romain. Depuis le déconfinement il y a des habitués que l’on ne voit plus du tout. Entre la peur du virus et le côté populaire de Marseille, c’est compliqué pour beaucoup ". L’an passé pour la première fois de son histoire, Marseille avait affiché le Rainbow sur le fronton de la mairie centrale.

Depuis la ville a changé de mains. Jean-Claude Gaudin a laissé sa place à Michèle Rubirola, et beaucoup de gérants attendent désormais que cette initiative soit reconduite cette année. " On aimerait aussi vraiment marquer le coup, continue Eric Séroul, et illuminer un ou deux lieux emblématiques de Marseille pour montrer qu’on existe, qu’on persiste et qu’on résiste ".

Video : AaRON - Les rivières !

Poupée mâle !

Prenez garde à mes soldats de plomb, c'est eux qui vous tueront...

Video : After End - Bolness !

Bébé cas d'homme !

Slurps !

Vois ce miracle, car c'est bien le dernier qui s'offre encore à nous...

samedi, août 01, 2020

Video : Mahmood Ft. Sfera Ebbasta & Feid - Dorado !

Narcissus, angelus, hibiscus, crocus, focus, lapsus, consensus, argus, terminus...

Oups !

D'être tendu, n'ajoute rien au problème...

Culture : La Fondation Tom of Finland menacée par le Covid-19 !

Menacé par les conséquences de la pandémie de Covid-19, le temple érigé à la gloire du pape finlandais de l'homoérotisme est en difficulté financière. Pour traverser la crise, la fondation va devoir licencier du personnel et réduire ses ambitions.

En France ou à l’étranger, le Covid-19 va-t-il avoir la peau des lieux communautaires ou emblématiques de la communauté LGBT+ ? C’est à craindre. Dans un nouvel article, le LA magazine fait le tour des institutions de Los Angeles menacées par la pandémie et le confinement qu’elle entraîne. Parmi elles, la Tom Of Finland Foundation.

Cette maison, fondée du vivant de l’artiste par son amant et partenaire Durk Dehner, est non seulement un lieu de préservation du travail du dessinateur finlandais connu pour ses dessins de bikers ou de cow-boys aux tétons turgescents et aux sexes démesurés. Mais c’est aussi un lieu d’exposition et de résidence pour des artistes actuels. Malheureusement, aujourd’hui, les fonds viennent à manquer pour faire vivre l’établissement.

Licenciements : " Nous avons l’habitude de devoir resserrer les liens de nos bourses, mais nous allons devoir commencer à licencier des gens et réduire notre programmation et revenir à un niveau plus spartiate ", se lamente le cofondateur et président de la fondation dans le LA magazine. Car ce lieu important et libre de la culture gay, l’un des rares ouvertement consacrés à l’art et à la sexualité queer aux États-Unis, a peu de sources de revenus.

" Nous sommes une fondation éducative à but non lucratif dont la mission est de préserver et de promouvoir les arts érotiques, rappelle Durk Dehner. Le travail de Tom en est le véhicule principal. Tom of Finland, l’artiste, a certainement contribué à l’acceptation totale que l’amour gay est bon. Il a déménagé en Californie en 1980 et nous sommes devenus partenaires. Il est parti depuis 29 ans, mais il est resté dynamique et très vivant dans mon cœur et celui des fans du monde entier. La maison de Tom est un lieu vraiment magique ". Plus loin, le président décrit l’ambiance dans la Maison de Tom : " J’ai l’impression que nous sommes dans cet incroyable parc d’attractions, et tout est fermé. Nous avons une énorme collection d’art permanente de plusieurs milliers d’artistes, nous organisons une foire d’art chaque année et nous avons un programme d’artistes en résidence. En raison de restrictions, nous ne pouvons pas demander à nos bénévoles d’archiver des œuvres ici. Nous ne pouvons pas organiser de visites car les gens vivent ici et nous essayons de protéger leur santé ".

Centenaire en grande pompe annulé : Reprenant l’article du LA Times sur son compte instagram, l’établissement fait désormais appel à la générosité du public pour l’aider à traverser cette crise.

Un coup terrible pour la fondation qui s’apprêtait à célébrer en grande pompe le centenaire de la naissance de de Touko Valio Laaksonen, alias Tom of Finland. Plusieurs expositions à Londres, New York, Talin, Stockholm,Tokyo ou encore Berlin étaient prévues pour rendre hommage au dessinateur. Elles ont toutes été annulées.

Chris Mears !

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